Pour entreprendre le virage des médias sociaux

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L’influence grandissante des ambassadeurs en entreprises

Par Raymond Morin (publié le 31 octobre 2014)

En 2014, les notions d’influenceurs et ambassadeurs dans les médias sociaux se sont trouvées plus que jamais au centre des préoccupations des entreprises et des marques. À défaut de pouvoir compter sur l’impact du marketing traditionnel pour rejoindre la clientèle, les agences de marketing et de relations publiques ont commencé à faire appel aux influenceurs et aux ambassadeurs, dans l’espoir de susciter le ¨bouche-à-oreille¨ et d’obtenir les recommandations.

6-Social-Media-Influencers-or-Ambassadors-V2-copyDéfinir le rôle des ambassadeurs en entreprises

Au fil des expériences, deux grandes tendances se détachent dans le marketing d’influence dans les médias sociaux. D’un côté, le capital social des influenceurs, mesuré par des algorithmes, demeure très relatif, et ne peut s’appliquer que dans un contexte favorable aux objectifs d’une campagne. L’impact des influenceurs s’avère donc forcément limité. À l’inverse, un nombre grandissant de professionnels et d’entreprises se tourne progressivement vers les ambassadeurs en entreprises qui représentent un meilleur potentiel. Mais, leur rôle reste encore à définir.

Depuis un peu plus d’un an, on observe ce phénomène se développer dans plusieurs organisations. Plusieurs spécialistes s’y sont penchés, et de nombreux articles ont été rédigés, pour analyser et décrire la valeur réelle des ambassadeurs en entreprises. J’ai moi-même écris quelques billets sur le sujet, et j’y consacre tout un chapitre dans mon nouvel ouvrage (Génération C et l’influence des consommateurs branchés). Récemment, Neal (Schaffer) et PeopleLinx ont aussi publiés un e-book très intéressant : Social Marketing : How To Build an Employee Advocacy Program ; un guide complet qui explique comment bâtir un programme d’ambassadeurs en entreprises efficace sur LinkedIn et Twitter. (Lire aussi : Social Media Influencers or Ambassadors : How To Identify Them ?) (pour lire la suite)

Comment la révolution des médias sociaux profite à la Génération C

Par Raymond Morin (publié le 8 octobre 2014)

imgres-3Depuis vingt ans, on compare la révolution d’Internet et des médias sociaux à celle de l’imprimerie de Gutenberg.  L’invention de l’imprimerie typographique, à l’aube de la Renaissance, a ouvert la porte à une plus grande démocratisation de l’information, et la diffusion des idées. Cinq cent ans plus tard,  Internet et les médias sociaux ont pavé la voie d’une révolution sociale et économique encore plus importante qui touche tous les aspects de la vie.  L’humanité est définitivement passée à l’ère numérique.

Les natifs numériques aux commandes d’une nouvelle économie

Plusieurs auteurs et chercheurs se sont penchés sur l’émergence des nouvelles technologies de communications, d’Internet et des médias sociaux, pour mieux comprendre comment la société s’est transformée au cours du siècle dernier.  Avant l’invention de Gutenberg, la ¨connaissance¨ était soigneusement consignée par écrit, et préservée par les moines, pour éviter qu’elle ne se perde avec les générations.  La plus grande circulation de l’information a sonné le glas à l’ère de l’encyclopédisme médiéval.  Un peu de la même façon que les TIC, Internet et les médias sociaux annoncent la mutation profonde des médias conventionnels avec l’arrivée des nouvelles générations de ¨natifs numériques¨.Ces ¨natifs numériques¨, qu’on retrouve parmi les nouvelles générations Y (1979 – 1994) et Z (1995 – 2000), représente la première génération ayant grandi et évolué au rythme des grands changements numériques, avec les supports digitaux, les jeux vidéos, les ordinateurs et les téléphones cellulaires. Avec ces nouvelles technologies, qui sont devenues pratiquement des extensions de leur personnalité ; ils traitent et consomment l’information différemment. (pour lire la suite)

«Dessine-moi un POEM» : Définir les médias d’influence

par Raymond Morin (publié le 3 Octobre 2014)

Pour se démarquer à l’ère des médias sociaux, les entreprises doivent orienter leurs stratégies vers des campagnes de marketing d’influence et de contenus en ligne, et viser à se positionner elles-mêmes parmi les influenceurs dans leur secteur. Puisque les publicités traditionnelles n’ont plus d’impact et que les recommandations de pair-à-pair règnent, il leur faut miser sur la qualité de leurs contenus pour rejoindre les nouveaux consomm’acteurs de la Génération C.  Les marques deviennent en quelques sortes des médias, et les entrepreneurs doivent désormais penser comme des éditeurs Web.  La réussite de leurs campagnes de marketing reposera en grande partie sur la pertinence et la variété des canaux qu’ils utiliseront pour atteindre leur audience.  De plus en plus, les spécialistes du marketing Web se tournent vers des campagnes multi-canaux, et adoptent le nouvel acronyme POEM.

Quand la marque devient un POEM

P.O.E.M.C’est en 2009, sur le blogue de Forrester Research, que Sean Corcoran, a soulevé l’importance de varier les canaux pour rejoindre la clientèle-cible à l’ère des médias sociaux, en définissant le concept de POEM : ¨Defining Earned, Owned and Paid Media¨.  Il défend la valeur du concept sur la base des avantages complémentaires qu’en retirent les marques en combinant les trois niveaux d’exposition dans les médias (nouveaux et traditionnels), les médias payés (Paid Media), les médias corporatifs (Owned Media) et les médias sociaux (Earned Media) :

Médias payés (Paid Media) : Même si la publicité traditionnelle n’a plus autant d’impact à travers les médias sociaux, les espaces publicitaires payants ne sont pas complètement disparus, et rejoignent encore une certaine clientèle (10 à 15 % selon les différentes études).  Ces espaces médiatiques, payés ou commandités, peuvent prendre différentes formes (espaces, recherches), et être intégrées de diverses manières à travers les nouveaux médias et les médias conventionnels (imprimés, radio et TV).  Ce volet jouera principalement le rôle de catalyseur pour les deux autres volets. (pour lire la suite)

Le Plan culturel numérique du Québec : comme au temps du FAI!

par Raymond Morin (publié le 1er Octobre 2014)

Depuis hier, avec le dépôt du Plan culturel numérique du Québec, on a enfin la réponse du gouvernement sur la table. Avec ce plan, le gouvernement s’attend probablement à faire d’une pierre deux coups. Il répond (timidement) aux requêtes incessantes de l’industrie numérique, et offre un programme complet à Hélène David, la nouvelle ministre de la Culture et des Communications qui pourra surfer sur la vague pour les trois prochaines années pour calmer le secteur des arts et de la culture qui crie famine.  Mais, on est encore bien loin d’un véritable plan de développement économique industriel. 

Une réponse plutôt timide au Groupe des 13 étonnés

imagesIl s’est pratiquement passé deux ans entre le dépôt du premier manifeste du ¨Groupe des 13 étonnés¨ (en novembre 2012, suite aux élections provinciales), avant que le plan culturel numérique du Québec ne soit définitivement lancé. Et, dans les grandes lignes, il s’agit principalement du plan proposé par le gouvernement précédent, bonifié d’une maigre enveloppe de 10 millions $ supplémentaires, destinés aux entreprises et aux organisations par le biais de diverses sociétés gouvernementales. On peut reconnaître les efforts de défrichage du comité (d’ailleurs composé de personnes que j’admire et que je respecte beaucoup), mais avec la rapidité des changements à l’ère numérique, c’était malheureusement trop peu.  Les mesures adoptées dans le nouveau plan stratégique du gouvernement ne retiennent finalement que des miettes des propositions initiales des 13 étonnés.  Alors, peut-on vraiment considérer un investissement de 10 millions $ (sur 110 millions $) sur trois ans, comme un investissement qui aura des retombées significatives et agira comme levier économique de l’industrie culturelle?  Je ne crois pas.  Et, si l’on considère l’investissement de 150 millions $ accordé récemment pour supporter quelques projets d’exploration pétrolière en Gaspésie et aux Îles d’Anticosti, 10 millions $ ne représente par grand chose.  La balance de l’enveloppe accordée au plan culturel numérique (100 millions $) était déjà prévu dans le Plan québécois des infrastructures (PQI). (pour lire la suite)

GÉNÉRATION C : Comprendre l’ABC du XYZ

par Raymond Morin (publié le 12 septembre 2014)

Lorsque j’ai adopté le virage du World Wide Web, en 1994, je venais également de fonder une famille. J’étais dans la mi-trentaine, et je travaillais à mon compte comme consultant en financement et en stratégie de développement pour des entreprises en démarrage. Depuis quelques années, j’entrevoyais la révolution majeure qui se dessinait avec le Web pour les entreprises et les professionnels.  Maintenant, avec deux jeunes enfants, je me questionnais aussi sur l’impact qu’allaient avoir les nouvelles technologies sur tous les aspects de notre vie de famille, et sur leur évolution.

Les Echo-Boomers et les jeunes boomers : plus proches qu’on peut le penser

The_Bureau_textDepuis le début des années 90, on observait déjà divers changements chez les nouvelles générations à cause de leur utilisation grandissante des nouvelles technologies.  Mark Prensky, auteur et conférencier réputé, commentait régulièrement ces changements qu’il observait chez ses étudiants à l’université. Il remarquait d’importants changements chez les jeunes de sa classe au fur et à mesure qu’ils se familiarisaient avec les nouvelles technologies. Leurs rapports avec la recherche, l’acquisition et l’assimilation de l’information et des connaissances se transformaient. Dans son ouvrage, «Digital Natives, Digital Immigrants», il décrivait la génération suivante (celle née après 1994 et l’avènement du World Wide Web) comme la toute première génération de l’ère numérique, ayant grandi et évolué depuis le berceau avec le Web, les jeux vidéo, les téléphones cellulaires et les supports numériques.  (Voir Génération C – Le règne des consommateurs branchés).

C’était il y a vingt ans.  Et, bien qu’ils ne soient pas nés directement avec une télécommande de jeux vidéo dans les mains, Justin et Félix furent néanmoins plongés très tôt dans l’univers des nouvelles technologies.  Dans ce contexte, même s’ils faisaient partie des dernières cohortes de la génération Y, ils se rapprochaient davantage de la nouvelle génération Z.  Aujourd’hui, ils se retrouvent entre les deux générations, dans une sorte de zone tampon du choc des générations ; une micro-génération que l’on nomme les Echo-Boomers. On leur colle cette étiquette parce que leur situation actuelle apparaît un peu comme le reflet ou l’écho (en accéléré) de ce qu’ont vécus bien avant eux les jeunes boomers de la fin des années 50, début des années 60. Comme les Echo-Boomers, les jeunes boomers se sont retrouvés plongés dans d’importantes révolutions sociales et technologiques. Les nouvelles technologies de communications, notamment la télévision, ouvraient la porte à la mondialisation de l’économie et fournissaient un accès privilégié à l’information. (Pour lire la suite)

Bloguer et bâtir son influence dans les médias sociaux

Par Raymond Morin (Publié le 11 août 2014)

Se démarquer de la mêlée et affirmer son autorité

imgresLorsque j’explique à mes clients qu’ils devront commencer créer des contenus originaux et publier régulièrement un blogue pour leur campagne de marketing d’influence, je rencontre généralement beaucoup de résistance.  Tant du côté des responsables que de la direction, toutes les excuses sont bonnes, en commençant par le manque de temps et de ressources à l’interne.  Après tout, les entrepreneurs et les professionnels ne sont pas là pour passer leur temps à écrire, et à chacun son métier, me réplique-t-on la plupart du temps !

Pourtant, un blogue corporatif (ou professionnel) demeure un élément essentiel pour la réussite d’une campagne de marketing d’influence. Bloguer se révèle encore le moyen le plus sûr et plus efficace de se démarquer de la mêlée, et d’affirmer son autorité de leader dans son secteur. Il y a plusieurs raisons de commencer à bloguer professionnellement, et autant de trucs et astuces pour y parvenir sans que ça devienne une sinécure.  Pour certains, ça peut même devenir une activité très lucrative. (Pour lire la suite)

Génération C ou le règne des consomm’acteurs

Par Raymond Morin (Publié le 07 août 2014)

Une nouvelle chronique sur Virage 2.0

Raymond_Morin_WebJe suis heureux de vous présenter aujourd’hui cette nouvelle chronique mensuelle sur la Génération C.  À chaque mois, vous y retrouverez un condensé de différentes sections de mon nouvel ouvrage intitulé : «Génération C et l’influence des consommateurs dans les médias sociaux»

Préfacé par Neal Schaffer (devenu mon mentor et ami), ce nouveau guide de références est le résultat de plus de quatre ans de recherches et de lectures, d’expériences personnelles et professionnelles, d’entrevues et de discussions avec des entrepreneurs et des spécialistes, sur l’influence grandissante des ¨consomm’acteurs¨ dans les réseaux sociaux.

Avec cette nouvelle chronique, je vous offre donc de partager à chaque mois, un extrait de ce livre sur la Génération C des consommateurs branchés, et qui sera disponible en ligne dès cet automne aussi en anglais et en espagnol. (Pour lire la suite)

Génération C : L’influence des consommateurs branchés

Par Raymond Morin (Publié le 29 juin 2014)

Un nouveau guide pour les entrepreneurs à l’ère numérique

(Image : Maximize Social Business)

(Image : Maximize Social Business)

(MaJ: 7 août 2014) Au début, lorsque j’ai amorcé la rédaction de mon nouveau livre : «GÉNÉRATION C et l’influence des consommateurs branchés», je n’aurais jamais cru que j’allais y mettre autant de temps. Endossé par Neal Schaffer (mon mentor, devenu un ami), qui m’a fait l’honneur de signer ma préface, ce nouveau guide de références est le résultat de plus de cinq ans de recherches et de lectures, d’entrevues et de discussions, avec d’autres spécialistes, sur l’influence grandissante des «consomm’acteurs» sur les réseaux sociaux.

La longue gestation d’un nouvel ouvrage spécialisé sur la Génération C

C’est en avril 2009, je publiais mes deux premiers billets sur le sujet, sur Blogspot : «L’identité numérique à l’ère de l’égocasting» et «Le Web 2.0 et le pouvoir de la Génération C». Deux premiers articles qui annonçaient déjà le ton du nouvel ouvrage que je vous présente enfin aujourd’hui.  Toutefois, ce n’est qu’au printemps 2010, pour la sortie de mon livre «Comment entreprendre le virage 2.0», lorsque que j’ai transféré mes billets sur WordPress, que j’ai ouvert un compte Twitter pour relayer mes nouvelles.  Au début, j’ai commencé par présenter quelques extraits de mon livre, et par diffuser les liens vers la trentaine d’entrevues réalisées dans les médias, avant de publier de nouveaux articles sur l’influence dans les médias sociaux et la nouvelle Génération C. (Pour lire la suite)

¨Le business du digital¨ : la vision de 58 experts

Par Raymond Morin (Publié le 29 juin 2014)

Un nouvel ouvrage publié aux Éditions Kawa

BusinessDigitalÀ l’automne dernier, j’ai été approché par Franck Prime, le PDG de One Place Events, pour participer à un de ses événements ; Web2Business, qui se déroulait en janvier à Paris.  À défaut de pouvoir y être en personne, il m’a proposer de participer à l’ouvrage collectif qu’il entendait réaliser avec ses partenaires des Éditions Kawa :¨Le business du digital¨.  Un livre qui allait paraître au printemps 2014, en mai, et réunissant plusieurs autres blogueurs français, avec qui j’ai eu le plaisir d’échanger assez souvent, comme Camille Jourdain, Anthony Rochand, Cyril Bladier, Olivier Andrieu, Florent Hernandez, Jean-François Ruiz, Yann Gourvennec, Eric Delcroix et Jeremy Benmoussa.  Je n’ai donc pas hésité, d’autant plus que j’étais, semble-t-il, le seul spécialiste québécois invité au panel.La vision d’une soixantaine de spécialistes des médias sociaux

Préfacé par David Abiker, ¨Le business du digital¨ est un ouvrage qui regroupe les témoignages de près d’une soixantaine de spécialistes et d’experts du Web et des médias sociaux de la francophonie ; des influenceurs, des chefs d’entreprises, des spécialistes du marketing, et des journalistes «qui parlent de leurs réussites, leurs fautes, leurs envies, leur vision du passé et celle du futur», comme l’explique Camille Jourdain dans sa revue du livre.

Dans IT Espresso, Franck Prime décrit les grandes lignes qui ressortent de l’ouvrage : «Le livre aborde bien entendu toutes les grandes tendances du moment dans la technologie, le marketing ou le management et permet de se faire une vision de l’état de l’art actuel dans le secteur numérique.  Mais, c’est également l’occasion de découvrir les points de vue de vrais entrepreneurs, de vrais influenceurs, de véritables décideurs, de gens qui se battent pour concrétiser leurs rêves.» (Pour lire la suite)

Votre projet 2.0 : Cet été, une formation dans votre salon !

Par Raymond Morin (Publié le 9 juin 2014)

Rencontrer les professionnels et les chefs d’entreprises dans leur environnement

Photos : Groupe NH Photographes

Photos : Groupe NH Photographes

Cet été, j’ai envie de faire les choses différemment ! J’ai envie d’aller me promener, et de revisiter quelques-uns des plus beaux coins de pays. Le Québec regorge de sites formidables et de villes animées, spécialement durant la saison estivale.  Et, comme je viens d’achever la rédaction de mon nouvel ouvrage (après tant d’années !) : «Génération C : L’influence des consommateurs branchés !», je peux enfin souffler un peu, et m’offrir quelques jours de détente.  Alors, avant de reprendre le collier à la rentrée, à l’automne, j’éprouve le besoin de me ressourcer, de rencontrer et d’échanger avec d’autres passionnés comme moi qui veulent innover dans leur secteur d’activités, via les médias sociaux.

Au cours des quatre dernières années, j’ai donné plusieurs conférences et animé des ateliers de formation en médias sociaux  pour diverses entreprises et organisations.  J’y ai fais la connaissance de personnes formidables, et à chaque occasion, les conversations passionnantes et enrichissantes auraient pu se poursuivre encore de longues heures.  À leur contact, j’en ai appris beaucoup sur la situation des professionnels et des chefs d’entreprises en région.  J’ai envie de revivre cette expérience, mais dans un contexte estival et convivial, avant la sortie de mon ouvrage à l’automne, et le lancement de nouveaux projets passionnants. (Pour lire la suite)

Génération C : Cinq générations d’Internautes au Québec

Par Raymond Morin (Publié le 2 juin 2014)

Une étude NETendances du CEFRIO

CefrioAu Québec, le CEFRIO (Centre facilitant la recherche et l’innovation dans les organisations, à l’aide des technologies de l’information et de la communication (TIC)), regroupant près de 150 membres universitaires, gouvernementaux et du secteur privé, et 80 chercheurs associés et invités, vient de publier cinq fiches très intéressantes sur la Génération C, les consommateurs branchés, de la génération Y à la génération des aînés.

Ces fiches «générations numériques» apportent un éclairage très actuel sur les habitudes d’utilisation du Web et des médias sociaux à travers les différentes générations d’internautes québécois.  On y retrouve notamment des données très intéressantes sur l’usage des réseaux sociaux, de la consommation en ligne et sur les moyens qu’utilisent les différentes générations pour s’informer et suivre l’actualité. Aux Etats-Unis, la firme Pew Research Internet Project mène aussi, depuis quelques années, des études semblables pour le marché américain. Mais l’enquête NETendances du CEFRIO, réalisée avec la collaboration de BIP (Bureau d’interviewers professionnels) dresse un portrait détaillé des grandes tendances observées au Québec qu’il vaut la peine d’examiner de plus près. Les cinq fiches peuvent être téléchargées en format PDF sur le site du CEFRIO. (Pour lire la suite)

Les trois grands défis du marketing d’influence

Par Raymond Morin (Publié le 30 mai 2014)

Une étude d’Augure France

Au début de l’année, j’ai été approché par la firme de communications et de marketing digital Augure, en France, pour participer à une étude sur le marketing d’influence.  Cette vaste étude, réalisée auprès de plus de 600 professionnels du marketing et des communications dans le monde, a permis de cibler les principaux enjeux des entreprises et des organisations face au marketing d’influence dans les médias sociaux.

defi-marketing-influence-686x182Dans un article paru en février, Arnaud Roy fait ressortir les statistiques les plus probantes de l’étude, et identifie les trois grands défis qui attendent les attendent les entreprises et les organisations qui adoptent le marketing d’influence dans leurs campagnes :

61 % : identifier les influenceurs pertinents pour leurs marques et leurs campagnes,

56 % : attirer l’attention et développer une relation durable avec les influenceurs,

44 % : mesurer et évaluer le ROI des actions de marketing d’influence,

Les résultats diffèrent selon la langue et le type d’entreprises. Par exemple, pour le marché anglophone (71 % des répondants), le retour sur l’investissement demeure le principal défi. Il sera donc intéressant de comparer aussi les résultats selon les marchés. 39 % des répondants sont dans des marchés hispanophones, 32 % dans des marchés francophones et 29 % dans des marchés anglophones ou d’autres pays. (Pour lire la suite)

Les neuf sphères d’influence de la Génération C 

Par Raymond Morin (Publié le 20 mai 2014)

1984_IngsocÀ première vue, après deux décennies, le rêve utopique du World Wide Web et des médias sociaux semble s’essouffler. C’est du moins ce qu’on peut observer lorsqu’on jette un regard sur la situation actuelle. Big Brother revient hanter nos mémoires, et menace notre identité numérique. La surabondance d’informations et le maelstrom des nouvelles technologies nous placent devant une forme de ¨choc des contenus¨ et de ¨darwinisme numérique¨, où tout évolue trop vite pour nous.

Toutefois, en regardant aussi l’avers de la médaille, ce nouvel écosystème numérique n’est peut-être pas si catastrophique qu’il en a l’air.  Au-delà de cette «dystopie orwellienne», les nouvelles technologies et Internet nous fournissent les moyens pour mieux nous accomplir et nous réaliser en tant qu’individu et consommateur.  Aujourd’hui, grâce aux nouvelles technologies, nous pouvons exercer ensemble, et individuellement, un pouvoir indéniable sur les marques et les organisations.  Un formidable pouvoir d’influence, dont nous ne pouvions même pas soupçonner l’existence il y a encore quelques années, et qui s’étend aujourd’hui à plusieurs facettes de notre existence. C’est le formidable pouvoir d’influence des consomm’acteurs ; les consommateurs connectés de la Génération C, des baby-boomers à la génération Z. (lire aussi Génération C : Comprendre l’ABC du XYZ!) (Pour lire la suite)

Les clients d’abord : 4 façons d’impliquer ses ambassadeurs 

Par Raymond Morin (publié le 14 mai 2014)

Entrevue avec Benoit Simard, VP Marketing Affaires chez TELUS Québec

BenoitSimardTELUSAu fil des quinze dernières années, les nouvelles technologies du Web et des médias sociaux ont radicalement transformés la relation marque-client. Aujourd’hui, grâce aux applications de son téléphone mobile intelligent et à sa connexion Internet, le consommateur branché de la Génération C est devenu un consomm’acteur en puissance, capable  d’exercer un véritable pouvoir économique d’influence sur les marques. 

C’est ce qu’à très bien compris la direction de TELUS en 2009 lorsqu’elle a prit le virage client, en introduisant son programme «Les clients d’abord». C’est ce qu’expliquait François Gratton, PDG de TELUS Québec, dans une entrevue accordée à La Presse : «On a décidé d’inverser la pyramide en donnant à nos employés de première ligne, ceux qui font directement affaires avec la clientèle, les clés de l’entreprise». (Lire aussi : François Gratton, PDG de TELUS Québec – Un secret bien gardé, de Jean-Philippe Décarie, dans La Presse Affaires)

1 – Remettre les clés de l’entreprise au personnel

Cependant, le premier défi qui attendait TELUS, en instaurant le programme Les clients d’abord, furent de faire endosser et adopter cette nouvelle culture d’entreprise par le personnel et les collaborateurs.  La façon la plus logique fut de les impliquer dès le départ dans les décisions stratégiques. En anglais, on utilise le terme empowerment, tandis que dans la langue de Molière, plusieurs termes sont acceptés ; habilitation, capacitation, pouvoir-faire et autonomisation sont souvent employés, que l’on se trouve d’un côté ou de l’autre de l’Atlantique. C’est d’ailleurs un terme qui reviendra souvent dans l’entrevue que m’a accordé Benoît Simard, VP Marketing Affaires. Quoiqu’il en soit, la définition reste la même dans les deux langues ; c’est l’octroi du pouvoir aux individus et aux groupes pour agir sur les conditions sociales, économiques, politiques ou écologiques qu’ils subissent. Dans le marché B2B, pour les entreprises, c’est d’accepter de remettre ses clés aux employés. À l’ère numérique, c’est le nouveau paradigme imposé par les consommateurs branchés de la Génération C. (Pour lire la suite)

La montée des ambassadeurs et influenceurs en entreprises

Par Raymond Morin (publié le 25 avril 2014)

Les influenceurs des médias sociaux s’intègrent désormais dans les stratégies de marketing

Infographie - Étude sur le statut du marketing d'influence, par Augure Communications

Infographie – Étude sur le statut du marketing d’influence, par Augure Communications

En 2014, la plupart des experts et des études commanditées par les agences de recherche, placent le marketing de contenus et d’influence parmi les principales priorités des dirigeants d’entreprises.  Un peu, partout dans le monde, les spécialistes et blogueurs s’entendent sur l’importance du marketing de contenus et d’influence dans les médias sociaux pour les organisations.

(MaJ – 27 avril 2014) – Puisque la publicité et les médias traditionnels ne rejoignent plus les consommateurs, les entreprises et les marques décident de devenir eux-mêmes leur propre média, et planifient désormais leur présence dans les réseaux sociaux comme des éditeurs Web. Pour se démarquer du flot incessant de contenus et d’informations, et retenir l’attention de leur clientèle, les entreprises doivent faire preuve de créativité et miser sur la qualité de l’expérience des utilisateurs. Les organisations doivent donc adopter de nouvelles approches d’affaires, en valorisant l’implication des employés et le service à la clientèle.  Souhaitant obtenir les recommandations des leaders dans les médias sociaux, les entreprises intègrent davantage les notions du marketing d’influence dans leurs campagnes de communications et de relations publiques. Et, depuis quelques temps, on voit émerger deux nouveaux types d’influenceurs, qui occupent cependant des rôles très différents ; les ambassadeurs en entreprises (Office Influencers), et les influenceurs – reporters (Social Media Influencer Reporters) (Pour lire la suite) 

Marketing d’influence : Pour en finir avec le score social!

Par Raymond Morin (publié le 9 avril 2014)

Klout et Lithium : Vers une plus grande personnalisation de l’offre

imgres-11Les derniers mois ont été particulièrement fertiles dans les médias sociaux. Les fusions et les acquisitions d’entreprises se sont multipliées, apportant une plus grande profondeur aux principaux joueurs de l’industrie. Celle de Klout, le «standard de la mesure d’influence», par Lithium Technologies aura assurément un très gros impact sur le marketing dans les médias sociaux.

Avec cette acquisition, Lithium Technologies fait converger les informations mensuelles de plus de 100 millions de consommateurs, avec la banque de données de plus de 500 millions de d’utilisateurs touchés par l’outil de mesure d’influence dans les médias sociaux. En effet, la liste des données personnelles disponibles via les plateformes sociales recensées par l’algorithme de Klout est impressionnante.  Seulement sur Facebook et LinkedIn, Klout extrait une quinzaine de données fournies par l’utilisateur pour calculer son «score social». L’outil accède également à nos données sur Twitter, Instagram, Google+, FourSquare, YouTube, WordPress, Flickr, Yammer, Bing et Last.fm. Avec l’apport des données de Klout, Lithium est donc en mesure d’établir un portait très précis des centres d’intérêts des consommateurs, et ainsi de mieux guider les marques dans leurs campagnes. Est-ce à l’avantage du consommateur? (Pour lire la suite)

Une approche stratégique des médias sociaux

Par Raymond Morin (publié le 30 mars 2014)

Convivium 2014 - MPI Montréal-Québec #1Une présentation en quatre volets : de la pré-production aux retombées

En novembre dernier, lorsqu’on m’a approché pour participer au Convivium 2014, j’ai accepté l’invitation avec enthousiasme. Pour moi, c’est toujours un plaisir renouvelé que de séjourner dans le confort luxueux du Château Montebello, et ce sera pour moi une nouvelle occasion de revivre plusieurs beaux moments d’une vie antérieure. Ce sera aussi pour moi une autre opportunité de revenir sur quelques-unes des plus belles expériences de ma première carrière.  Ça deviendra un peu comme des retrouvailles !

Car, avant de prendre le virage du Web et des médias sociaux, dès le milieu des années 90, j’ai moi-même travaillé dans le secteur de la production et de la promotion de spectacles et d’événements, le merveilleux monde du «showbusiness», pendant plus d’une dizaine d’années. J’y ai connu de nombreuses expériences excitantes et mémorables qu’il me fera plaisir de partager les participants. En m’appuyant sur des cas vécus, je pourrai échanger plus facilement avec eux, et comprendre encore davantage de quelles façons les médias sociaux peuvent répondre à leurs besoins.  Durant ma présentation sur l’approche stratégique des médias sociaux, j’effectuerai un survol des nombreuses possibilités qu’offrent les nouvelles technologies et les plateformes sociales aux organisateurs et promoteurs de congrès et de réunions.  Divisée en quatre volets, ma présentation suivra chacune des étapes d’un événement ; de la pré-production aux retombées finales. (Pour lire la suite)

Marketing d’influence : Comment publier comme un pro !

Par Raymond Morin (publié le 10 mars 2014)

GRILLE DE PUBLICATIONUne grille de publication dans les médias sociaux facile à personnaliser

Les résultats d’une récente étude de Balihoo, dévoilée par eMarketer (via Robert Caruso @fondalo) démontre que 78% des marques locales accordent de l’importance aux médias sociaux. En même temps, seulement 25% des répondants entendent y mettre leur priorité en 2014. En d’autres termes, pour la plupart des chefs d’entreprises et de PME, les réseaux sociaux demeurent encore un mal ¨nécessaire¨ qu’on affronte à reculons, comme une visite chez le dentiste qu’on reporte continuellement.

Malgré l’évidence devant laquelle ils se retrouvent, les entreprises hésitent encore à prendre le virage d’Internet et des médias sociaux. Ils réalisent l’importance d’assurer une présence sur les plateformes sociales s’ils veulent rejoindre à nouveau leur clientèle, mais ne veulent pas s’impliquer personnellement. Et ils comprennent, que pour se démarquer, ils devront compter sur des contenus de qualités, mais ne savent pas par où commencer.  Mais, ils enregistrent surtout qu’il leur faudra rebâtir leur réputation à partir du bas de l’échelle, et reconstruire leur réseau d’influence dans les réseaux sociaux avant de reprendre leur part de marché. (Pour lire la suite)

 La pyramide d’influence dans les médias sociaux 

Par Raymond Morin (publié le 29 janvier 2014 – Nouvelle MaJ: 16 février 2014)

Infographie par Maximize Social Business

Infographie par Maximize Social Business

La hiérarchie des besoins à l’ère numérique

Depuis 1943, la théorie de la pyramide hiérarchique des besoins de Maslow a été largement exploitée, notamment pour mieux comprendre le comportement des consommateurs, mais aussi, plus récemment, pour décrire l’évolution des utilisateurs sur Internet.  (voir : Maslow’s Hierarchy of Needs via SMTT – Social Media TICS’s and Training) À mon tour, je vous propose une nouvelle version, inspirée des plus récentes déclinaisons Web 2.0, et de diverses recherches (Rogers, AIMIA), et qui établit un parallèle entre l’évolution des utilisateurs (à gauche), et celle des influenceurs (à droite).

Recommencer en bas de l’échelle

À l’ère numérique, cette nouvelle pyramide de l’influence dans les médias sociaux permet d’identifier à quel moment, dans la courbe d’adoption et de maturité des médias sociaux, les influenceurs se démarquent, et que les ambassadeurs (ou les détracteurs) se révèleront parmi les utilisateurs.Avec les médias sociaux, le premier enjeu qui attend les professionnels et les organisations est de revoir complètement leur approche, pour répondre aux attentes de leur clientèle. Pour parvenir à se tailler une place dans les médias sociaux, ils doivent revoir leur positionnement à la base, et rebâtir leur réputation en ligne en développant une nouvelle identité numérique, solide et efficace, à travers les réseaux sociaux en réponse aux besoins de leur clientèle. (Pour lire la suite)

Génération C : La clé de l’influence dans les médias sociaux?

Par Raymond Morin (publié le 17 janvier 2014)

icebergs-still-threaten-ships-100-years-after-titanic_1Au début de l’année, un journaliste du magazine français Marketing m’a contacté pour me proposer une entrevue sur l’influence dans les médias sociaux, en commençant par me demander ce que je pensais des outils de mesure comme Klout, Kred et PeerIndex. 

Je lui ai simplement répondu que le marketing d’influence dans les médias sociaux est une nouvelle science beaucoup plus complexe que les algorithmes de ces outils,  et que je ne pouvais me limiter à ce sujet. 

Le capital social d’un individu, déterminé par les divers outils d’analyse et de mesure d’influence ne représente que la partie visible de son influence dans les médias sociaux. Le marketing d’influence dans les médias sociaux est une nouvelle science beaucoup plus vaste, qui commence à peine à émerger.  (Pour lire la suite)