Pour entreprendre le virage des médias sociaux

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2010 avril

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La revanche de la Génération A

posted by Raymond Morin on Jeudi, avril 15th 2010

 

      La revanche de la Génération A

Le week-end dernier, quelques rencontres faites au hasard m’ont démontré, une fois de plus, que les médias sociaux rejoignent dorénavant toutes les couches de la société, y compris celle des aînés. Tandis que les observateurs mettent désormais le focus sur l’arrivée des natifs du Web sur le marché du travail, les séniors numériques (55 ans et plus) se manifestent de plus en plus nombreux sur la Toile.

Cette nouvelle Génération A (A pour aînés), qu’on désigne aussi comme les zoomers (re : Moses Znaimer avec le magazine Zoomer), regroupe en fait les nombreux baby-boomers (nés entre 1947 et 1964) qui ont su s’adapter aux nouveaux outils du Web, ou qui entreprennent de le faire. Souvent retraités, ou semi-retraités, ils bénéficient d’un pouvoir d’achat appréciable qui leur permet de privilégier la qualité de leur expérience de vie au détriment du reste. Ils ont définitivement adopté un style de vie urbaine, et profitent pleinement de leur temps libre. Aussi, malgré toutes les craintes qu’ils éprouvaient au départ, ils sont de plus en plus en plus nombreux à adhérer au réseau Internet, et à y trouver de nombreux avantages.

Vendredi, 9 avril 2010 – 17 h. à 19 h. Hôtel de ville de Saint-Gabriel-de-Brandon

Tout d’abord, vendredi soir au vernissage de la peintre Magalie Comeau, j’ai rencontré plusieurs personnalités de la région qui n’ont cessé de me jaser de Facebook et de Twitter. De la candidate du PLC dans Berthier-Maskinongé, madame Francine Gaudet, qui s’enthousiasmait devant toutes les possibilités du Web 2.0 pour sa prochaine campagne. Au maire de la petite municipalité de La Visitation-de-l’Île-Dupas, en poste depuis trente ans, m. Maurice Désy, qui s’avouait dépassé par l’informatique, tout en reconnaissant devoir faire installer de la fibre optique sur son territoire pour répondre à la demande d’Internet haute-vitesse. Sans oublier la jeune peintre, Magalie, que je vais accompagner virtuellement à travers sa nouvelle incursion dans les médias sociaux pendant qu’elle sera au Pavillon du Canada à Shangai. Une fantastique aventure que je me ferai un plaisir de vous faire suivre à travers son nouveau blogue.

Samedi, 10 avril 2010 – 14 h. 30 Rives du Lac Hénault (Mandeville, QC)

Le lendemain après-midi, tandis que je croquais des images du paysage dans le sous-bois, sur les rives du Lac Hénault, nous avons rencontré notre charmant voisin Albert. Soixante-sept ans bien sonnés, il nous expliquait, les yeux tout pétillants, à quel point il appréciait grandement l’arrivée d’Internet haute-vitesse dans la région. Dorénavant, grâce à Skype, il pouvait communiquer à tous les soirs avec sa fille qui s’était exilée aux USA pour un long voyage. Désormais, ils pouvaient échanger instantanément photos, vidéos et musiques, et ainsi voir évoluer sa petite-fille chérie durant leur périple. Il nous racontait aussi fièrement comment, dorénavant il dénichait les meilleurs «deals» grâce à Internet. Comment il venait justement de s’équiper d’une caméra HD pour beaucoup moins cher, chez un détaillant de la région qu’il avait découvert sur le Web. Puis, il nous révélait timidement s’être inscrit sur un site de réseautage social dans l’espoir de faire de nouvelles rencontres et combler un peu sa solitude… Bref, maintenant qu’il profitait des nombreux avantages des outils du Web 2.0, il n’allait plus pouvoir s’en passer.

Aussi, après ces quelques rencontres, je suis revenu en ville, convaincu plus que jamais qu’il fallait aussi considérer cette catégorie d’âge dans notre approche. Dans le blogue du CEFRIO, (dernière mise à jour 3 février 2010) Annick Desforges décrit très bien l’importance de la Génération A : « Le Québec compte désormais un million d’aînés internautes réguliers et 475 000 occasionnels. En d’autres mots, presque la moitié (48 %) des Québécois de 55 ans et plus naviguent tous les jours sur Internet… c’est de toute évidence celui pour lequel on observe le plus fort taux de croissance (35 %) depuis ces deux dernières années.»

Un peu partout dans le  monde, d’autres études confirment la tendance du virage Web 2.0 des aînés et des baby-boomers. Accenture souligne notamment que lorsqu’il s’agit de créer un nouveau blogue, d’utiliser Twitter ou de s’inscrire à un site de réseautage social, les 45-55 ans prennent le virage 2.0 à un taux 20 fois supérieur aux 18-24 ans. Tandis que l’Institut de recherche américain Pew vient de publier une analyse qui démontre que les baby-boomers ont massivement adopté le numérique ; ils regroupent désormais 34 % des internautes (contre 28 % en 2000) et génèrent près du tiers (32 %) du trafic contre un peu moins du quart (24 %) il y a dix ans.

On ne peut plus négliger la présence des aînés de la Génération A à travers les médias sociaux. Au cours des prochaines années, ils prendront une place toujours plus importante, et exigeront des contenus et des services mieux adaptés à leurs besoins. Les entreprises et leurs agences interactives devront dorénavant considérer ce nouveau paradigme dans leur approche du Web 2.0.

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Savoir profiter des nouveaux outils du Web

posted by Raymond Morin on Jeudi, avril 1st 2010

                                                      SAVOIR PROFITER DES NOUVEAUX OUTILS DU WEB !

Ce matin, je lisais le signet de Chantal Guy (La Presse), Essentielle superficialité, dans lequel elle commente l’arrivée imminente du iPad. Elle y soulève l’importance de la nature exhibitionniste de l’homme qui se révèle à travers des plateformes comme Facebook et Twitter… et, elle remet en question la survie de notre rapport affectif au livre-objet… au détriment du véritable lien social qui s’établit chez les amoureux du livre.

Sa réflexion m’a ramené à l’entrevue réalisée la veille à CHOI-FM (Le Retour de Radio X) avec Danny Houle et Marie Lefebvre. L’animatrice s’inquiétait justement de la qualité de nos relations interpersonnelles à cause du phénomène des médias sociaux. Je lui ai alors rétorqué qu’au contraire, si on parvient à dépasser l’utilisation ludique et à découvrir leurs véritables vertus, ces nouveaux outils du Web 2.0 peuvent nous permettre d’améliorer nos conditions de vie, et du coup, ses relations.

Durant la promotion du livre Comment entreprendre le virage 2.0, j’ai réalisé une trentaine d’entrevues avec les médias. Et, à chaque fois, j’ai pu constater à quel point les nouveaux réseaux sociaux apparaissent encore nébuleux pour la plupart, et ce malgré leur énorme popularité. En même temps, j’ai aussi observé une profonde volonté des gens de s’y retrouver, et de mieux comprendre ces nouveaux outils du Web pour enfin pouvoir en profiter.

La promotion de mon ouvrage s’achève, et l’attachée de presse (Marie Marsolais) de mon éditeur (Éditions Transcontinental, en collaboration avec La Fondation de l’entrepreneurship) a accomplit un travail vraiment extraordinaire. Toutes ces entrevues, et les conférences auxquelles j’ai participé m’ont permis de confirmer la pertinence de mon ouvrage. Et l’importance d’apporter une vision élargie, à 360 degrés, pour débroussailler le phénomène.

Suite au tourbillon des entrevues avec les médias, c’est avec fierté que je me joins à l’agence d’interaction Phéromone. J’y poursuivrai la mission que je me suis donné avec mon livre Comment entreprendre le virage 2.0. Je suis vraiment comblé, et très enthousiaste, de me retrouver dans un contexte de travail où l’humain se retrouve au centre des préoccupations. Je vais partager le quotidien d’une formidable équipe de professionnel(le)s qui partagent la même vision du Web 2.0 et des médias sociaux.

Au cours des prochaines semaines, nous vous annoncerons une première série de conférences et d’ateliers de formations publiques. Ouvertes aux travailleurs autonomes, aux professionnels et aux PME qui n’ont qu’une ou deux personnes à former, ces séances publiques de formation sur les réseaux sociaux permettront aux participants de mieux comprendre comment on élabore une stratégie de communication efficace dans l’univers du Web 2.0. Pour finalement tirer profit des nouveaux médias sociaux… au-delà de la superficialité!