Pour entreprendre le virage des médias sociaux

Virage 2.0 Virage 2.0

2010 juin

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Le Web 2.0 en milieu de travail

posted by Raymond Morin on Jeudi, juin 17th 2010

 

ETUDE CLEARSWIFT : LE WEB 2.0 EN MILIEU DE TRAVAIL

 

En avril dernier, la firme britannique Clearswift a publié les résultats d’une étude très intéressante sur l’utilisation du Web 2.0 en milieu de travail. Plus de 1 600 répondants (chefs d’entreprises et employés de bureau) de Grande-Bretagne, mais également des USA, d’Allemagne et d’Australie ont participé à ce sondage réalisé entre janvier et février 2010. Ce rapport, intitulé Web 2.0 at the Workplace, confirme l’adoption massive du web collaboratif et des médias sociaux par les entreprises anglophones.

UN FORT TAUX DE SATISFACTION DES NOUVELLES ENTREPRISES 2.0

 Les statistiques recensées à travers le sondage révèlent que les employeurs qui ont pris le virage 2.0 s’enthousiasment face au potentiel du Web 2.0, et que les employés se montrent d’autant plus heureux et motivés au travail lorsqu’ils peuvent utiliser ces nouveaux outils au boulot. Plus de la moitié des dirigeants interrogés (52 %) soutiennent que le web collaboratif va représenter un enjeu critique dans le succès futur de leur entreprise.  Les avantages que les chefs d’entreprises retirent du Web 2.0 se déclinent de plusieurs façons parmi les répondants :

·      augmente la visibilité de la marque (91 %)

·      génère de nouvelles affaires (89 %)

·      améliore la productivité des employés (88 %)

Selon leurs propres expériences, les chefs d’entreprises observent également plusieurs retombées positives de leur utilisation du Web 2.0 en milieu de travail. Près de la moitié (47 %) des dirigeants croient que l’utilisation des outils du web collaboratif et des médias sociaux favorise un meilleur climat au travail et une plus grande motivation des employés :

·      employés plus heureux et motivés (47 %)

·      meilleures communications avec les clients (41 %)

·      communications plus ouvertes à l’interne (39 %)

·      employés en confiance et valorisé (37 %)

·      meilleures relations entre les employés (37 %)

·      employés plus productifs (29 %)

·      coûts réduits (22 %)

·      innovations et nouveaux produits/services (21 %)

·      augmentation des revenus (11 %)

Dans la foulée, une grande majorité de ces nouvelles entreprises 2.0 (65 %) souhaitent pousser plus loin l’expérience du web collaboratif. L’étude vient également confirmer la tendance d’adoption des médias sociaux par les professionnels et les nouveaux entrepreneurs. Cependant, il reste toujours à convaincre l’autre tiers (35 %) qui hésitent encore à prendre le virage 2.0, et limitent l’accès aux employés.

DES UTILISATEURS 2.0 ENCORE À ÉDUQUER

 Les résultats du sondage de Clearswift révèlent aussi quelques zones plus ombragées. Même si près de deux dirigeants sur trois (65 %) jugent que l’utilisation des médias sociaux favorise une meilleure productivité des employés, seulement 43 % des employés interrogés répondent la même chose. En fait, 66 % des employés de bureau, qui ont répondu au sondage, reconnaissent devoir faire des heures supplémentaires, ou travailler sur l’heure du lunch, pour rattraper les retards occasionnés dans leur ouvrage par leur usage personnel du courriel et des réseaux sociaux au boulot… En revanche, 33 % des répondants se déclarent heureux d’utiliser son propre réseau social au bénéfice de l’entreprise, ce qui suggère une nouvelle approche plus équitable de la part des utilisateurs-employés.

Néanmoins, ça laisse aussi entendre que la méfiance de certaines entreprises plus frileuses face aux médias sociaux est peut-être aussi justifiée, du moins en partie… Ou, à l’inverse, que la confiance des nouveaux entrepreneurs 2.0 n’est peut-être pas tout à fait méritée ! Mais surtout, qu’avant qu’on puisse profiter pleinement de tout le potentiel du web collaboration en milieu de travail, les utilisateurs eux-mêmes (ceux des générations X et Y) devront démontrer un peu plus de maturité, et apprendre à se servir plus judicieusement de ces nouveaux outils.

Le rapport «Web 2.0 at the Workplace 2010», est disponible en format PDF (8 pages) sur le site de Clearswift. Il fournit d’autres statistiques très intéressantes qui permettent d’approfondir encore davantage le phénomène de l’intégration des médias sociaux en milieu de travail. C’est le premier rapport d’une série de trois qui seront vraisemblablement mis en ligne au cours des prochaines semaines.  À suivre…

 

 

 

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Les entrepreneurs à l’ère des réseaux sociaux

posted by Raymond Morin on Vendredi, juin 11th 2010

«COMMENT ENTREPRENDRE LE VIRAGE 2.0»

par Raymond Morin

LES ENTREPRENEURS À L’ÈRE DES RÉSEAUX SOCIAUX

Alors que Facebook affiche plus de 400 millions d’inscriptions, et que Twitter annonce plus de 2 milliards de messages par mois, et enregistre plus de 135 000 nouvelles inscriptions par jour, les entrepreneurs et les professionnels admettent enfin qu’il ne s’agit pas d’un phénomène passager. Avec de tels chiffres d’achalandage, pas étonnant que pour un chef de PME sur trois, les sites de réseautage social se révèlent la porte d’entrée naturelle vers le Web 2.0.

En effet, pour la plupart, les sites de réseautage social ne représentent ni plus ni moins qu’une nouvelle plateforme populaire pour lancer de nouvelles stratégies de marketing et de ventes. Cependant, d’autres entrepreneurs, de plus en plus nombreux, vont y trouver de nouvelles opportunités de tisser de nouvelles relations d’affaires. Ceux-là vont plutôt opter pour un site de réseautage social professionnel comme LinkedIn (qui compte plus de 65 millions d’inscriptions).

Bien sûr, il ne suffit pas de s’afficher dans les médias sociaux pour en tirer automatiquement des bénéfices. Au-delà de la visibilité et des considérations de marketing et de ventes, les nombreuses applications proposées dans divers réseaux sociaux offrent dorénavant une plus grande panoplie de possibilités pour les PME et les professionnels.

Les six degrés de séparation des individus

Par définition, le réseautage social met en relation des individus qui partagent des intérêts communs. Il repose sur le principe établi que les contacts de nos contacts peuvent aussi devenir nos contacts, et venir enrichir notre propre réseau. Ce principe illustre bien la théorie des six degrés de séparation. Cette théorie, popularisée par le psychologue américain Stanley Milgram à la fin des années 60, soutient que sur la planète, chaque individu peut se trouver relié à n’importe quel autre par le biais d’une chaîne de relations qui comprendrait, au plus, cinq autres maillons. Aussi, grâce aux sites de réseautage social en ligne et aux applications qui les soutiennent, les internautes réduisent cet écart qui les sépare des autres individus partout dans le monde.

Selon certains spécialistes, l’immense popularité des sites de réseautage social auprès des internautes s’explique aussi par le fait qu’ils répondent aux véritables attentes des internautes. Trois objectifs majeurs des nouveaux utilisateurs consommateurs de la Génération C (avec les natifs numériques en tête) correspondent à des besoins fondamentaux énoncés dans la théorie de la Pyramide des besoins de Maslow :

·      permettre l’accomplissement personnel par l’expression de soi ;

·      favoriser la socialisation et répondent au besoin relationnel ;

·      encourager l’estime des autres et la communication.

L’entrepreneur, comme le professionnel, qui veut profiter de la plateforme des réseaux sociaux doit tenir compte de ces impératifs. Il doit s’assurer, dès le premier instant, d’apporter une valeur ajoutée intéressante à l’expérience de l’internaute s’il veut capter son attention, et acquérir une certaine notoriété auprès de la nouvelle communauté d’internautes. Le succès d’une démarche dans les réseaux sociaux dépend essentiellement de la qualité des contributions et des contacts que l’on apporte à la communauté. Sans cet apport, le lien de confiance n’existe pas et le réseautage social s’avère vain et inefficace.

Choisir les sites de réseautage social qui correspondent à votre entreprise

Pour l’entreprise, comme pour le professionnel, les caractéristiques des réseaux sociaux en ligne peuvent être exploitées de diverses manières, et répondre à de multiples besoins. Le professionnel, ou l’entrepreneur, doit d’abord définir clairement ses objectifs, et savoir bien évaluer la pertinence de chacune des plateformes de réseautage avant d’y investir.

Qu’il s’agisse d’un site « grand public » (ou communautaire), ou d’un réseau social professionnel (RSP), les applications proposées peuvent permettre, notamment, de :

·      présenter une nouvelle vitrine corporative animée de contenus enrichis ;

·      déployer de nouvelles stratégies de marketing ;

·      lancer de nouvelles campagnes de publicités et de ventes ;

·      développer de nouvelles relations d’affaires ;

·      recruter du nouveau personnel spécialisé ;

·      entretenir de nouvelles collaborations professionnelles ;

·      améliorer les communications avec la clientèle et les fournisseurs ;

·      organiser des événements et en faire la promotion.

Le professionnel, ou l’entrepreneur, doit donc d’abord définir clairement ses objectifs pour ensuite bien évaluer la pertinence d’une plateforme plutôt qu’une autre.

A) Les sites de réseautage social communautaires

La vocation première des sites de réseautage social « grand public » ou communautaires, repose principalement sur le divertissement et le partage de contenus enrichis (liens, images, fichiers audio et vidéo). Depuis quelques années, divers réseaux sociaux populaires offrent aussi certaines fonctionnalités plus spécifiques, bien qu’encore sommaires, destinées aux entrepreneurs et aux professionnels. 

Cependant, au-delà de ces considérations de marketing et de ventes, certaines entreprises s’en servent aussi pour améliorer les communications au sein de leur organisation, ou l’utilisent pour recruter du nouveau personnel ou de nouveaux collaborateurs. D’autres créent de nouvelles communautés d’intérêts pour appuyer la promotion d’événements ou de nouveaux produits. 

B) Les sites de réseautage social professionnel (RSP)

Parce qu’ils sont exclusivement dédiés aux professionnels, les sites RSP présentent souvent un intérêt plus naturel pour les entrepreneurs. Pour de nombreux professionnels et plusieurs petites et moyennes entreprises, les sites de réseautage social professionnel constituent régulièrement la plateforme privilégiée pour entreprendre le virage Web 2.0. Certains sites, comme LinkedIn (65 millions) ou Viadeo (30 millions) affichent un achalandage qui n’a rien à envier aux réseaux sociaux communautaires populaires.

Les réseaux sociaux professionnels se concentrent sur des outils qui favorisent la mise en relation et sur le référencement des autres membres. Ils reposent principalement sur la qualité des listes de contacts, et leur potentiel de relations. Les entreprises peuvent mettre en ligne des offres d’emploi et trouver rapidement les profils qui correspondent parmi tous les membres. De la même manière, ils peuvent lancer et recevoir des appels de soumissions à travers leur liste de contacts.

De plus en plus d’entreprises cherchent également à appliquer une notion de marché social. Ils mettent alors en ligne de nouveaux réseaux professionnels privés, strictement dédiés à une marque ou à un secteur de services. Plusieurs organisations profitent déjà des réseaux sociaux professionnels pour s’afficher et diffuser leur marque (ou leur message) à des clientèles très spécifiques (comme ce fut le cas, par exemple, lors des élections présidentielles aux USA en 2008).

C) Les réseaux sociaux professionnels internes (RSPI)

Pour certaines grandes entreprises, la confidentialité des informations s’avère souvent un obstacle majeur à l’utilisation des réseaux sociaux, tant « grand public » que professionnels. Par souci de préserver l’intégrité et la sécurité de leur image de marque, certains entrepreneurs interdisent l’accès aux sites de réseautage social externe à leurs employés à cause des mesures de sécurité inadéquates du site. Ces entreprises optent alors pour la création d’un réseau social privé, ou fermé, qui évoluera uniquement dans le réseau Intranet de l’entreprise. Un nouvelle plateforme, intégrée au réseau Intranet, combinant les applications collaboratives des sites de réseautage social ouverts (communautaires et RSP) dans l’unique but d’améliorer les méthodes de travail et de collaboration.

En cernant précisément ses besoins, l’entrepreneur peut plus facilement identifier les applications les plus pertinentes parmi tous les sites de réseautage social. Selon son secteur d’activités, il peut décider d’assurer une présence parallèle, à la fois dans les réseaux sociaux communautaires et professionnels. Une stratégie qui implique nécessairement plus de temps à y consacrer, mais qui permet d’intégrer des contenus multimédias (liens, images et sons), qui viennent continuellement enrichir son profil dans les réseaux communautaires. Du coup, il peut référer (avec liens) ses nouveaux contenus multimédia à travers ses profils affichés dans les sites RSP, et générer lui-même autant de rétroliens vers son profil dans les sites communautaires.

Extrait du livre «Comment entreprendre le virage 2.0», par Raymond Morin. Publié en mars 2010, aux Éditions Transcontinental (Collection Entreprendre), en collaboration avec la Fondation de l’entrepreneurship du Québec.

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Développer son identité numérique

posted by Raymond Morin on Mercredi, juin 9th 2010

«COMMENT ENTREPRENDRE LE VIRAGE 2.0»

par Raymond Morin

DÉVELOPPER SON IDENTITÉ NUMÉRIQUE

Pour les entrepreneurs et les professionnels qui adoptent le virage du Web 2.0, la gestion de l’identité numérique doit figurer parmi les premières priorités. L’identité numérique d’une entreprise ou d’une organisation s’avère la plupart du temps la fondation sur laquelle va finalement reposer le succès d’une opération SMO.

L’identité numérique d’un utilisateur réunit l’ensemble des empreintes, ou des traces, laissées à chaque connexion au réseau. Ce sont principalement les adresses IP et les autres authentifiants (nom d’utilisateur et mot de passe) que l’internaute utilise, et qui s’enregistrent automatique à chacune de ses visites dans le réseau. Pour une entreprise ou un professionnel, l’identité numérique représente encore davantage puisqu’il s’agit de l’image de marque (branding) qui sera véhiculée à travers les médias sociaux.

Source : FredCavazza.net

Frédéric Cavazza, un spécialiste du Web 2.0 en entreprise, décrit très bien la cartographie de l’identité numérique, et on peut facilement visualiser ce que tout ça peut représenter comme travail de gestion.

En fait, l’identité numérique d’une entreprise ou d’un professionnel peut se décliner de plusieurs manières et comprendre plusieurs volets, dont :

·      ses coordonnées numériques (adresse IP)

·      ses authentifiants (nom d’utilisateur et code d’accès)

·      ses interventions dans les réseaux sociaux

·      les commentaires qu’il reçoit sur les blogues

·      ses achats et ses transactions commerciales

·      ses contributions dans les communautés d’intérêts

·      ses contenus multimédia dans les sites de partage

Dès le départ, l’entrepreneur devra donc parfaitement bien planifier son intervention, de manière à éviter quelques écueils malheureusement trop courants. Que son utilisation des médias sociaux ne se révèle pas trop rapidement chronophage (time consumer), sans pour autant obtenir les résultats escomptés. Qu'une gestion déficiente de l'identité numérique ne s'avère nuisible, voire dommageable pour l'image de marque. Que l'étanchéité de la sécurité puisse être percée, et que les données soient piratées.

Chacune des interventions en ligne d’une entreprise, ou de son représentant, constitue autant d’empreintes laissées derrière, qui contribuent à installer une certaine réputation dans le réseau.  L’entrepreneur ou le professionnel qui souhaite profiter des médias sociaux devra donc s’assurer, dès le départ, que son plan SMO va d’abord définir clairement les paramètres de son identité numérique en couvrant tous les aspects. 

A) La gestion de l’identité numérique

La seule gestion quotidienne de l’identité numérique peut s’avérer particulièrement chronophage (time-consuming) si elle n’est pas convenablement planifiée. Au début, dans votre virage Web 2.0, limitez-vous à un certain nombre d’heures par semaine (de 5 à 10 heures maximums). Après un certain temps (2 à 3 mois, selon le plan), vous constatez que vous n’y arrivez pas et que ça vous demande plus de temps, revoyez vos attentes, et réviser votre plan. L’important pour obtenir des résultats concluants est d’assurer une certaine régularité dans vos publications, de manière à favoriser la consultation des utilisateurs qui planifient eux-mêmes leur utilisation des médias sociaux de la même façon.

B) L’image de marque

Pour se démarquer à travers les médias sociaux, l’entrepreneur doit rivaliser d’originalité et proposer des contenus intéressants, qui viennent enrichir l’expérience des utilisateurs. En pleine ère numérique, à la vitesse où circule l’information via Internet, l’impact et la popularité des nouvelles plateformes sociales ne se prêtent plus aux tentatives. La moindre bévue, le moindre faux pas, peuvent avoir des conséquences désastreuses sur l’image de marque. Comme il faudra revoir le branding pour l’adapter pour les différents médias sociaux, il conviendra peut-être aussi d’envisager une refonte du site Web officiel (de l’entreprise ou du professionnel).

C) Le niveau de sécurité

Pour éviter que votre image de marque ne soit usurpée et utilisée frauduleusement, déterminez d’avance d’une liste d’authentifiants, ainsi que certaines règles de sécurité que vous devrez imposer aux utilisateurs. N’hésitez pas à faire appel à un expert en sécurité informatique pour vous assurer d’un niveau de sécurité générale élevé à l’intérieur de votre propre réseau, et que les paramètres de votre identité numérique (authentifiants, mots de passe) soient inviolables. L’expert en sécurité numérique pourra aussi participer à la mise en place d’une stratégie de surveillance de votre identité numérique, pour éviter la diffamation ou l’usurpation. 

 

L’importance d’ajouter des contenus enrichis

Hormis ces trois points, il faut toujours se rappeler que la principale clé du succès d’une présence dans les sites de réseautage social ou dans les blogues se trouve dans la qualité des interventions et des contributions des utilisateurs. Or, dès le départ, vous devrez apporter une attention particulière aux contenus que vous voulez diffuser. La pertinence et la qualité de vos contenus constitueront la pierre angulaire de votre image de marque dans le réseau (votre identité numérique, ou e-réputation). Chacun des éléments de contenu doit donc être stratégiquement planifié, conçu et réalisé, en fonction de cette réalité.  Il faut miser sur le potentiel des contenus multimédia pour redéfinir et actualiser son image de marque.

Ces contenus enrichis doivent être à la fois intéressants pour l’utilisateur, et structurés de manière à répondre aux paramètres des engins de recherche. Par exemple, il est inutile de s’embarquer dans un blogue, ou d’ouvrir une page de réseautage social, si on ne parvient pas à se démarquer. On doit s’assurer également de pouvoir réactualiser aussi souvent que possible le référencement des pages, en ajoutant régulièrement de nouveaux contenus, ce qui permet d’obtenir un positionnement plus durable dans les listes de groupes du site. Il faudra donc que l’entrepreneur s’assure de la parfaite étanchéité de la sécurité de son identité numérique, qu’elle corresponde en tous points à son image de marque, et surtout, qu’il soit en mesure de l’animer sans s’y perdre. Car, il n’y a rien de pire pour son image que d’amorcer une présence dans le Web sans s’y impliquer…

 

Extrait du livre «Comment entreprendre le virage 2.0», par Raymond Morin. Publié en mars 2010, aux Éditions Transcontinental (Collection Entreprendre), en collaboration avec la Fondation de l’entrepreneurship du Québec.

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Dresser le portrait Web 2.0 de l’entreprise

posted by Raymond Morin on Vendredi, juin 4th 2010

«COMMENT ENTREPRENDRE LE VIRAGE 2.0»

par Raymond Morin

L'optimisation des médias sociaux : dresser le portrait Web 2.0 de l'entreprise

L’émergence phénoménale des sites de réseautage social (Facebook, MySpace), de partage de fichiers (YouTube, FlickR) et de micro-blogging (Twitter) retient définitivement l’attention des professionnels et des entrepreneurs de tout acabit. On cherche à mieux comprendre les médias sociaux pour en profiter dorénavant dans un contexte professionnel. On parle désormais d’optimisation des médias sociaux (Social Media Optimization ou SMO).

Toutefois, si une entreprise ou une organisation souhaite intégrer certaines de ces applications, elle devra d’abord réévaluer la manière qu’elle exploite déjà le commerce électronique à travers son site, comment elle exploite le marketing viral, le courrier électronique et le référencement qui sont à la base du Web en entreprise. Il devra s’interroger également sur son identité numérique, et revisiter l’image de marque qu’il voudra véhiculer à travers les médias sociaux.

Pour plusieurs entrepreneurs, l’optimisation des médias sociaux va d’abord se traduire par une nouvelle technique de référencement naturel qui leur permettra d’atteindre leur premier objectif de positionnement dans le réseau. Dans un premier temps, c’est souvent par le biais d’une nouvelle visibilité qu’ils escomptent réaliser un retour sur leur investissement. Ils souhaitent susciter de nouvelles opportunités d’affaires, voire même en réalisant de nouvelles ventes. Une première démarche qui s’inscrit dans une approche de marketing traditionnel qui atteint cependant très vite ses limites auprès de la nouvelle génération d’utilisateurs.

Le plein potentiel de l’entreprise 2.0 ne se limite pas à des opérations de référencement s’inscrivant dans des stratégies traditionnelles de marketing et de ventes basées sur l’approche conventionnelle. Plusieurs entrepreneurs et de nombreux professionnels exploitent déjà avec succès les possibilités du web collaboratif, en les appliquant pour leur service à la clientèle ou à travers leur gestion des ressources humaines. Si on veut pleinement apprécier le potentiel du Web 2.0 au sein d’une entreprise, on doit reconsidérer les objectifs de retour sur investissement (ROI) sous un nouvel angle, davantage axé sur de nouvelles méthodes de travail et de collaboration, car les bénéfices qu’on peut retirer des médias sociaux et du Web 2.0 ne se chiffrent pas toujours en argent sonnant.

DÉFINISSEZ D’ABORD VOTRE POTENTIEL WEB 2.0

L’élaboration et le déploiement d’un plan SMO nécessitent une certaine réorganisation du processus d’opérations d’une entreprise. L’entrepreneur ou le professionnel qui opte pour une nouvelle stratégie axée vers les médias sociaux doit considérer l’importance d’une préparation adéquate. Un plan d’optimisation des médias sociaux impliquera une réorganisation en profondeur des ressources humaines, et une redéfinition des objectifs corporatifs. Il trouvera bien sûr de nombreux avantages aux applications du Web 2.0 en entreprise, mais il devra se préparer à des changements de méthodes de travail et de collaboration.

La première étape d’une bonne préparation au virage du Web 2.0 consiste à identifier les éléments clé, sur lesquels on pourra  compter, au sein de son entreprise. Du coup, ça permettra également de cerner plus rapidement les réticences que l’on risque de rencontrer dans le processus de changement. Pour dresser le portrait Web 2.0 de votre organisation, déterminez d’abord l’importance qu’y occupent les natifs numériques. Puisqu’ils seront en première ligne des changements, ils s’avèrent la pierre angulaire d’un virage réussi vers l’entreprise 2.0.

Voici deux opérations simples pour établir le portait de la situation :

A – Établissez l’inventaire de votre personnel, ou de vos collaborateurs, en commençant par identifier les natifs numériques, c’est-à-dire tous ceux de moins de 25 ans. Puisqu’ils savent mieux que quiconque exploiter les nouvelles applications du Web 2.0, placez-les dès le départ au centre des changements. Tout au long du processus, assurez-vous de considérer leur opinion. Ils constitueront les éléments clé de votre succès dans les médias sociaux. Sur la même liste, regroupez ensuite le reste de votre personnel selon les générations (X, Y) auxquelles ils appartiennent. Pour chacune de ces sous-catégories, vous pourrez alors mieux identifier les migrants numériques (early adopters), qui viendront éventuellement contribuer aussi au projet. Enfin, parmi les baby-boomers de votre personnel cadre ou de vos principaux collaborateurs, identifiez ceux qui participeront également.

B – Demandez-leur de spécifier quelles applications Web 2.0 ils utilisent eux-mêmes le plus souvent, et de vous décrire de quelles façons elles améliorent leur qualité de vie. Comment ils croient que les applications du Web 2.0 et les médias sociaux viendront améliorer leurs méthodes de travail et de collaboration. Ces révélations permettront de mieux cerner leurs attentes face au phénomène du web collaboratif, et de mieux comprendre les motivations des utilisateurs.

En identifiant dès le départ les joueurs clés au sein de vos ressources humaines ou de vos collaborateurs, il vous sera alors beaucoup plus facile d’intégrer plus tard de nouvelles pratiques et de nouvelles solutions technologiques. Ce premier état des lieux permettra de mieux cibler les forces et les faiblesses de votre organisation, avant qu’elle n’amorce définitivement son virage vers l’entreprise 2.0. Une phase de préparation qui vous permettra de cibler encore plus clairement les services et départements de votre entreprise, ou de votre organisation, qui mériteront une attention plus particulière dans votre plan SMO.

Extrait du livre «Comment entreprendre le virage 2.0», par Raymond Morin. Paru aux Éditions Transcontinental (Collection Entreprendre), en collaboration avec la Fondation de l’entrepreneurship du Québec.

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TENDANCES 2011 – Médias sociaux et Web 2.0

posted by Raymond Morin on Jeudi, juin 3rd 2010

  

10 TENDANCES À SURVEILLER À TRAVERS LES MÉDIAS SOCIAUX ET LE WEB 2.0

Comme il fallait s’y attendre, les médias sociaux et le Web collaboratif prennent une place majeure dans le classement du numéro spécial du Courrier International : Slow ou fast? 100 tendances pour 2011. Parmi toutes les tendances annoncées par l’équipe du bookzine français, j’en ai retenu dix qui m’apparaissent plus particulièrement pertinentes dans le contexte actuel.  Un  palmarès Top 10 auquel j’ai rajouté deux tendances plus loufoques observées à travers la presse internationale, telles que relatées par le magazine. À prendre avec un certain grain de sel, ou une certaine pointe d’humour… Et, vous n’y apprendrez peut-être pas grand chose, surtout, si l’on considère que les principales tendances semblent revenir d’année en année.

1 – L’égocasting émergera définitivement en puissance

Dans un de ses récents bulletins, le CEFRIO soulignait la forte hausse de l’adoption du Web 2.0 avec près de 40 % des adultes québécois qui fréquente un site de réseautage social. Ce qu’il faut surtout noter c’est l’augmentation vertigineuse des podcasts de plus de 108 % par rapport à l’année dernière. Avec YouTube qui vient d’annoncer avoir franchi le cap des 2 milliards de clips visionnés par jour, les contenus générés par les utilisateurs et l’égocasting continueront d’occuper une place prépondérante dans l’écosystème des médias sociaux. D’autant plus qu’avec l’émergence des téléphones intelligents, des lecteurs portables et des tablettes numériques les utilisateurs voudront continuer d’alimenter leurs contenus. Dans son numéro spécial, le Courrier International reprend un extrait du New York Times, de Manohla Dargis, qui relève aussi cette tendance des cinéastes indépendants à utiliser le Web pour se rapprocher de leur clientèle : Distribuer soi-même son film (4)

2 – Le Web 2.0 continuera de dominer la scène

 Pendant toute l’année, les réseaux sociaux vont continuer d’occuper une part très importante dans la mouvance vers le Web 2.0. Pendant que Facebook claironne avoir dépassé Google comme source d’information auprès des internautes, le quotidien britannique Financial Times publie les résultats d’une étude réalisée par la société Hitwise. Une étude qui démontre effectivement que le nombre d’internautes qui visitent les sites d’information américains depuis les réseaux sociaux est plus élevé que ceux qui le font via un agrégateur de contenus comme Google Actualités. Mais, Google n’a certainement pas dit son dernier mot… Dans le numéro spécial du Courrier International : S’informer en société (70)

3 – L’identité numérique demeurera un enjeu majeur

   

Face aux controverses soulevées par leurs mesures défaillantes de sécurité des informations, plus de 30 000 abonnés de Facebook ont récemment fermés leur compte.  Et, après quelques temps, la plupart des usagers de Twitter continuent de se désintéresser.  Selon The American Prospect, Tumblr représente peut-être le site alternatif qui pourrait damer le pion aux deux géants : il permet de poster du texte, des photos, de la vidéo, de la musique, des liens, tout en préservant l’anonymat. De plus sa fonction de micro-blog ne se limite pas à 140 caractères contrairement à Twitter. Dans le numéro spécial du Courrier International : Ouvrir un tumblelog (85)

4 – La réorganisation du travail par les médias sociaux va primer

 Les médias sociaux connaissent une popularité sans cesse grandissante, et après les entreprises, c’est au tour des organisations et des gouvernances de vouloir prendre le virage 2.0. À tous les niveaux, on cherche à réorganiser les processus de travail à travers l’utilisation des médias sociaux. Après le succès d’Obama sur Twitter durant la campagne électorale, tous les politiciens espèrent trouver le moyen de l’imiter. Avec toute la pression qu’exerce le président Dimitri Medvedev sur la bureaucratie russe pour qu’ils adoptent les nouveaux outils du Web 2.0, cette tendance va aussi continuer de s’étendre dans les sénats. Et, de plus d’organisations se tourneront vers de la formation en médias sociaux pour mieux comprendre les rouages des médias sociaux avant de s’y plonger. Dans le numéro spécial du Courrier International, un extrait de l’article de Alexeï Eriomenko dans le Gazeta.RU : Entrer dans l’ère d’Internet de gré ou de force (62)

5 – Le Speed Dating Resources et Chatroulette feront encore plus d’adeptes en RH

 Dans un autre article du New York Times, le journaliste Nick Bilton insiste beaucoup sur le phénomène de Chatroulette, ce nouveau réseau social, créé par un jeune russe de 17 ans du nom d’Andrei Ternovski. Un monde où vous vous retrouvez connecté par webcam à une série d’inconnus triés au hasard dans le monde entier. Comme il n’y a pas d’identifiants, ni d’enregistrement, le Chatroulette permet de naviguer relativement incognito ce qui semble jouer beaucoup dans sa popularité. Récemment, la compagnie Altran s’est inspirée du phénomène pour lancer son Jobroulette.  Il y a fortes chances que d’autres entreprises l’imitent… Dans le numéro spécial du Courrier International : Surfer incognito sur le Web (58)

6 – Les géants du Web continueront de se faire la lutte pour se positionner

  Alors qu’Apple a vendu 2 millions de iPad en moins de 60 jours, et que Steve Jobs annonce sur son Twitter que la compagnie d’en écouler 1 à toutes les 3 secondes, les marchés boursiers annoncent la société vient de dépasser Microsoft en terme de valeurs.  Mais, à l’instar de Google et Facebook, le combat des titans va se poursuivre, et, peut-être, finalement rapporter aux utilisateurs. Après qu’on eut aussi annoncé que le iPad représentait un formidable gaspillage de matière non-recyclables, et que les employés qui travaillent dans les usines de Taïwan pour fabriquer les iPhone se suicident à un taux alarmant, on annonce enfin une bonne nouvelle : il sera dorénavant possible de recharger son téléphone intelligent à l’énergie solaire… Dans le numéro spécial du Courrier International : Recharger son téléphone au soleil (36)

7 – L’intelligence collective se trouvera au centre des enjeux des grandes sociétés

 Le magazine britannique Wallpaper s’est enthousiasmé par le Gapminder.com, un site qui recense des volumes de données astronomiques pour les convertir en statistiques. L’extrait repris par l’équipe du Courrier International mentionne aussi que grâce au logiciel Trendalyzer (racheté par Google pour l’outil Google Data Public Explorer lancé en mars 2010), les graphiques permettent de comprendre en un coup d’œil différents phénomènes à l’échelle planétaire. Comme Wikipedia (dixit Jimmy Wales en entrevue avec Branchez-Vous) ne semble pas avoir l’intention de s’orienter vers le web sémantique, ni de profiter de l’intelligence collective des utilisateurs, il faudra voir ce que réserve Google Wave. Dans le numéro spécial de Courrier International : Des statistiques intelligentes (91)

8 – Le SARC MARK et l’interrobang réinventeront la façon d’écrire sur le Web

    

Après l’arrobas (que vient d’ailleurs d’acquérir le MoMA de New-York) et les smileys, voici le Sarc Mark et l’interrobang qui font leur apparition dans la nouvelle ponctuation de l’ère numérique. Selon le Boston Globe, l’interrobang se situerait entre le point d’interrogation et d’exclamation, tandis que pour le quotidien britannique The Guardian, le Sarc Mark (une boucle avec un point au milieu) serait appelé à devenir le nouveau symbole pouvant marquer le sarcasme et l’ironie dans la ponctuation du Web. Même à Genève, le quotidien Le Temps souligne que la barre oblique (le slash) tend à remplacer le point virgule auprès des écrivains… Dans le numéro spécial du Courrier International, on y consacre toute une page : Réinventer la ponctuation (88)

9 – La cyberdépendance fera son son entrée dans le DMS

  Même si aujourd’hui, la portée des médias sociaux dépasse dorénavant celle de la pornographie sur Internet, la cyberdépendance continuera malgré tout de faire des ravages. Tandis que les jeux vidéo porno envahissent les centres commerciaux de Hô Chi Minh-Ville (VietNamNet Bridge), on se penche dorénavant sur l’étude de la science du web pour mieux comprendre les changements de comportements qui découlent de l’usage des médias socaiux. On ne parle plus désormais que de cyberdépendance sexuelle, mais de net compulsion, de surcharge informationnelle et d’addiction à l’ordi. Et en 2012, la cyberdépendance fera son entrée officielle dans le DMS (Diagnostic and Statistics Manual of Mental Disorders). Dans le numéro spécial du Courrier International : Soigner son addiction au Web (100)

10 – Le mouvement slow tisse tranquillement sa toile

  L’équipe du bookzine français a volontairement choisit de coiffer la couverture de son numéro spécial sur les tendances par le titre frappant : Slow ou fast?. Dans leur recensement au sujet du mouvement slow, ils relèvent d’abord un article de Dario Pappalardo, dans La Repubblica (Rome, où est né également le mouvement Slow Food), qui souligne le travail à contre-courant de la librairie en ligne Slowbookfarm. Mais l’équipe éditoriale va plus loin en relevant aussi d’autres observations intéressantes, dont celle du National Day of Unplugging qui s’est déroulée le 19 mars dernier à New York (New York Times), à l’initiative du collectif Reboot ; des professionnels des communications de confession juive. Dans le numéro spécial du Courrier International, plusieurs mentions : Le slow book part en guerre contre le best-seller (7), Ralentir le flux d’information (11), Déconnecter pour un jour (12))

 Et, puisqu’il faut bien s’en amuser, pour terminer cette première liste, parmi les tendances plus loufoques observées par les journalistes du Courrier International, vous en trouverez quelques-unes qui vous soutireront peut-être un sourire, dont celles-ci :

-       faire twitter son chien (69) (du Los Angeles Time)

-       un téléphone qui reproduit vos gestes (86) (du Popular Science)

 Pour alimenter les discussions autour de la piscine, ou à la plage, en sirotant un caïpirinha (cachaça) brésilien ou un makkolli, un alcool de riz traditionnel à l’aspect laiteux servi en Corée… 

Inspiré du numéro spécial avril-mai-juin 2010 Courrier International : Slow ou fast ? 100 tendances pour 2011 – Dépôt légal Avril 2010 ISSN 1 169 114X

Site Web : www.courrierinternational.com