Tweets et retweets : Dis-moi qui tu retweetes, et je te dirai qui tu es !
TWEETS ET RETWEETS – Dis-moi qui tu retweetes, et je te dirai qui tu es! – JUIN 2010
Tout a débuté avec une citation d’entrevue reprise par Alain McKenna dans le journal Les Affaires (27 mars-3 avril 2010) : «Être sur Twitter pour y être, cela ne sert à rien». Au cours de la discussion, j’expliquais au journaliste pourquoi je n’étais pas encore actif sur le fameux réseau. Personnellement, je n’y voyais encore aucune réelle utilité. Mais, avec la sortie de mon livre, j’allais peut-être y trouver des applications plus pertinentes.
Aujourd’hui, après avoir expérimenté ce nouvel outil pendant quelques mois, je dois me rendre à l’évidence ; j’y ai finalement trouvé plusieurs avantages. Tout d’abord, pour moi, comme une grande majorité de professionnels du micro-blogging, Twitter est devenu une excellente source d’informations, vivante et dynamique, continuellement animée et renouvelée en temps réel par ses utilisateurs. Hormis le fait qu’il soit trop souvent victime de son succès, et tombe hors-service à tout moment, Twitter s’avère désormais un rendez-vous quotidien.
Un peu plus de trois mois après mes débuts sur Twitter, je compte près de 230 (227) abonnés, près de 400 abonnements (397), et mes tweets apparaissent sur 15 listes. Je considère ça déjà pas mal pour un début. Depuis le 26 mars, j’ai publié pas moins de 255 tweets pour une moyenne de 2,38 tweets par jour. Ça m’apparaît dans la moyenne, mais encore bien loin de celle des influenceurs. Au rythme où ils publient des tweets, on comprend vite pourquoi ils comptent autant de followers. Ce n’est pas ce que je vise nécessairement, mais il n’était pas question non plus d’être sur Twitter juste pour y être…
Il faut dire aussi que je n’ai pas encore eu l’occasion d’expérimenter pour moi-même tout le potentiel de Twitter en RH ou en service à la clientèle, comme je l’ai fais pour mes clients. Mais, pour le moment, je m’estime pleinement satisfait des échanges d’informations, toujours pertinentes, que ça me permet de glaner à gauche et à droite. Et, plusieurs autres tweeteurs plus expérimentés y voient aussi de multiples autres applications que je n’ai pas eu la chance d’expérimenter. Pour les plus littéraires, c’est même devenu une nouvelle forme d’art ; la nanolittérature, ou la twittérature. Alors, il me reste encore beaucoup à découvrir avec ce nouveau réseau social.
Cependant, je garde aussi certaines réserves face à ce nouvel outil. Parce qu’il faut se limiter à 140 caractères, on doit aller à l’essentiel, et le message doit se trouver dans le titre. Ça limite forcément les conversations et les échanges, et rend pratiquement impossible, du moins à mes yeux, toute forme plus avancée de collaboration. À cause de ces limites inhérentes, Twitter est peut-être condamné à demeurer un média social incomplet et imparfait.
En juin, dans la foulée de mon exploration sur Twitter, j’ai voulu adopter un rythme encore plus soutenu également sur les autres réseaux sociaux. Il y eut tout d’abord Foursquare, que j’ai pu tester davantage durant mes vacances. Avec la montée du mobile marketing, du m-couponing et de la géolocalisation, il y a plusieurs secteurs d’activités qui pourront vite profiter de ce nouvel outil. Et, je voulais en explorer davantage de ce côté avant de m’y lancer. Cependant, ça m’a également amené à publier plusieurs check-in sans grand intérêt pour mes followers sur Twitter, et mes autres profils de réseaux sociaux (Facebook et LinkedIn). Puis, en découvrant l’outil Tweetdeck (en version bêta), j’arrive aussi à gérer plus facilement ma présence à travers les nouveaux médias sociaux.
Au début, j’ai commencé à me servir de Twitter comme fil RSS pour annoncer la publication de nouveaux billets, ou d’extraits de mon livre «Comment entreprendre le virage 2.0» sur mon blogue-portefolio ou sur SCRIBD. Puis, j’ai voulu partager mes découvertes avec mes abonnés, à qui j’ai souvent retweeté des liens et des infos que je trouvais judicieuses et pertinentes. Et, c’est lorsque certains influenceurs se sont mis à retweeter les liens vers mes tweets que j’ai saisi toute l’importance des retweets dans la dynamique de Twitter.
Le 7 juin dernier, Alexandre Poncier, un expert français reconnu pour sa vision du Web 2.0 en entreprises, a sélectionné mon plus récent billet, intitulé «Dresser le portrait Web 2.0 de l’entreprise» parmi les 10 meilleurs billets de la semaine. Par la suite, il a suffit qu’une autre tweeteuse influente au Québec, Kim Auclair, choisisse de retweeter le message de @aponcier parmi ses propres abonnés, pour que ça génère plus de 280 visites sur mon site durant la journée, dont 250 visiteurs uniques, et plus de 400 pages lues. Même si ça me positionne encore bien loin des véritables influenceurs (en 2430ième position… selon MonTwop 1000), ça m’aura permis d’élargir mon réseau professionnel dans le reste du Canada et à l’étranger. Spécialement de la France, d’où proviennent plus de 56 % des visites sur mon site… et quelques invitations.
Alors, comme il aura suffit de quelques retweets, et que la saison estivale se prête davantage aux plaisirs extérieurs et aux vacances, j’ai donc pensé vous donner congé de nouveaux billets, et, de vous faire partager plutôt mes tweets et retweets du mois de juin. Au cours des prochaines parutions, en 140 caractères maximums, vous pourrez donc consulter plus d’une trentaine de liens et de tweets sélectionnés, provenant des influenceurs et tweeteurs les plus actifs. Une façon de retourner l’ascenseur. Il y en a sûrement quelques-uns qui sauront aussi vous intéresser. Dis-moi qui tu retweetes, et je te dirai qui tu es… ! Cela fait aussi partie de la dynamique de Twitter…
Comment entreprendre le virage 2.0 