Pour entreprendre le virage des médias sociaux

Virage 2.0 Virage 2.0

2011 juillet

2

ENTREPRENDRE 2.0 – LA REVOLUTION DU MOBILE

posted by Raymond Morin on Jeudi, juillet 21st 2011

ENTREPRENDRE 2.0 :

LA RÉVOLUTION MONDIALE DU MOBILE

De toutes les technologies émergentes des dernières années, la téléphonie mobile demeure celle qui suscite encore le plus vif intérêt de la part des professionnels et des entreprises. Plusieurs visionnaires du Web, dont Steve Jobs (CEO Apple) lui-même, vont jusqu’à prédire que les applications et les plateformes mobiles remplaceront bientôt l’utilisation des ordinateurs personnels.

  

LE MARCHÉ DU MOBILE : UNE EXPANSION FULGURANTE !

Le succès phénoménal des applications mobiles et des appareils portables (téléphones cellulaires ou intelligents, tablettes numériques, lecteurs portables) auprès des utilisateurs a pavé la voie à une véritable révolution sociale et économique. Dans le monde, on compte déjà plus de 5,3 milliards d’abonnés mobiles, et on prévoit qu’en 2015, ce chiffre dépassera plus de 7,5 milliards d’utilisateurs.

Ce succès a également ouvert la porte à une relance de certaines technologies qui tardaient à percer sur le Net, il y a quelques années, comme la géolocalisation (GPS), les codes QR et le m-couponing, et qui connaissent désormais un regain de popularité auprès des marketeurs. D’autre part, cette effervescence a aussi permit de développer de nouvelles technologies, comme le NFC (Near Field Communication) qui soutient le paiement mobile, et l’infonuagique (cloud computing) qui favorise l’échange entre utilisateurs.

Cette popularité grandissante a entraîné une mouvance massive des annonceurs vers les nouveaux médias sociaux. En 2010, les dépenses publicitaires pour les applications mobiles ont littéralement explosées, et on prévoit qu’elles vont quadrupler d’ici 2015 pour atteindre plus de 25 milliards de dollars. Devant ce phénomène, les agences de publicité et de marketing doivent changer leur fusil d’épaule, et réorienter leurs objectifs. Dorénavant, pour répondre aux attentes des annonceurs, elles doivent développer de nouvelles approches, davantage axées sur la qualité de l’expérience-utilisateur, le positionnement efficace dans les médias sociaux (inbound), les échanges (conversation) et les contenus (diffusion).

 

LES TÉLÉPHONES INTELLIGENTS ET LES TABLETTES NUMÉRIQUES DOMINENT LE MARCHÉ

À chaque jour, de nouvelles statistiques émergent dans les médias, venant souligner les records de ventes des téléphones intelligents et des tablettes numériques. Au moment d’écrire ces lignes, Apple venait d’annoncer des ventes record de 20,34 millions de iPhone et de 9,25 millions de iPad en un seul trimestre. Aujourd’hui, au Canada, un individu sur trois possède un téléphone intelligent, et plus de la moitié de la Génération Y (18-34 ans) s’y retrouvent régulièrement, selon l’ACTS (Association Canadienne des Télécommunications Sans-fil). Près de 60% des utilisateurs de smartphones canadiens téléchargent en moyenne une douzaine d’applications, tandis que 22 % s’en servent pour effectuer des transactions bancaires ou des paiements mobiles. Selon le CEFRIO, la téléphonie mobile a aussi connut un essor important au Québec en 2010 ; une croissance de 19%, dont 17% provenait de l’utilisation de téléphones intelligents ou de tablettes numériques. La geolocalisation (Foursquare), la recherche via les principaux moteurs, l’envoi de courriels et les réseaux sociaux figurent en tête de liste de l’utilisation desmobinautes québécois.

En 2011, aux USA, l’utilisation des applications mobiles a dépassé celle du Web pour les utilisateurs de téléphones intelligents, passant de 66% en décembre 2010 à plus de 81% en juin 2011, contrairement à 70% et 74% pour la même période l’accès au réseau Internet. Plus de 200 millions de visionnements sur YouTube à partir de lecteurs mobiles, tandis qu’on dénombre déjà plus de 100 millions d’abonnements à l’application de Twitter Mobile.

À lire : Marketing-Mobile.ca : Tendances du mobile au Canada

À lire : Dramatic changes in the Canadian Smartphones landscape are abound, par Knowlton Thomas, dans @techvibes 

LE TOP 10 DES UTILISATIONS DES TÉLÉPHONES INTELLIGENTS

Une autre infographie, réalisée par Techvibes, à partir de statistiques compilées par Comscore, StatsCan, Quorus Consulting, ACTS et Cisco, établit le TOP 10 des utilisations de téléphones intelligents :

·      messages SMS (65%)

·      la prise de photos (49%),

·      l’utilisation des applications mobiles (41%),

·      l’accès aux nouvelles (35%),

·      la navigation sur Internet (33%),

·      l’utilisation de services de courriel (30%),

·      les jeux vidéo (27%) 

·      la météo (23%)

·      la capture de vidéo (20%)

·     l’écoute de musique (19%)

  

Quant à eux, les chefs d’entreprises comme les professionnels, y trouvent d’autres intérêts. Selon la même étude, les dirigeants de PME et les entrepreneurs indépendants interrogés déclarent que l’utilisation des applications mobiles leur permet notamment :

·      d’accroître leur productivité (42%)

·      de réduire la paperasserie (39%)

·      d’augmenter leurs revenus (37%)

À lire : The Mobile Revolution in Canada (INFOGRAPHIC), par  Knowlton Thomas, dans @techvibes

 

POUR LES ENTREPRISES : APPLICATIONS MOBILES OU SITES ADAPTÉS ?

Or, même s’il apparaît clairement que les applications mobiles gagnent du terrain, au détriment de l’accès à Internet, le débat persiste toujours entre les spécialistes des médias sociaux et les marketeurs. Doit-on recommander aux entreprises et aux professionnels d’opter pour le développement d’applications mobiles, et de délaisser leur site ou blogue officiel ? Ou de maximiser au contraire sur une nouvelle plateforme web adaptée aux conditions du mobile ?

À mon avis, il est difficile de trancher. Chacun des aspects présente des avantages qui méritent de s’inscrire dans une planification stratégique sur le Web. Même si les entreprises, comme les professionnels de tous les secteurs, doivent dorénavant penser à intégrer le mobile, Internet et les médias sociaux à un même niveau dans leur contexte professionnel, les blogues et les sites corporatifs, en autant qu’ils soient bien adaptés à la situation, resteront toujours la pierre angulaire du succès sur le Net. Parce que c’est toujours à travers ces plateformes personnalisées, et contrôlées, qu’il sera possible de bien gérer son identité numérique et son personal branding…

Qu’en pensez-vous?Exprimez et partagez vos commentaires en ligne, ou écrivez-moi àraymondmorin58@gmail.com.  Au plaisir de vous lire.

 

 

 

 

 

0

ENTREPRENDRE 2.0 : GENERATION C

posted by Raymond Morin on Jeudi, juillet 14th 2011

ENTREPRENDRE 2.0

GENERATION C : POUR REMETTRE LES PENDULES À L’HEURE !

   L’UTILISATEUR AU CENTRE DES ENJEUX DU WEB SOCIAL

Depuis l’avénement du World Wide Web dans le grand public, durant les années 90, le réseau Internet s’est très vite imposé dans toutes les facettes de notre vie quotidienne. Des loisirs à l’éducation, de la maison au travail, le Web et les nouveaux outils de la technologie se sont rapidement révélés incontournables à notre bon fonctionnement dans la société d’aujourd’hui. À l’aube de l’ère numérique et du nouveau millénaire, l’utilisateur a vite appris à maîtriser ces nouvelles technologies pour les mettre à son service.

Moins d’une décennie plus tard, l’émergence fulgurante des médias sociaux est venu confirmé le positionnement privilégié de l’utilisateur dans le nouvel échiquier. Profitant de l’abondance d’informations et de contenus qu’offre le réseau, l’utilisateur jusqu’alors passif est subitement devenu l’acteur principal d’une nouvelle économie non-marchande. Grâce à cette accessibilité, pratiquement sans limites, que lui apporte les médias sociaux, ce nouveau consomm’acteur peut désormais décider de tout ce qu’il consultera, consommera, commentera et recommandera à ses pairs.  Il se révèle en quelques sortes le créateur et le diffuseur de sa propre chaine de contenus. Des médias de masse (broadcasting), on est vite passé à l’égocasting (ou diffusion de niche) avec les médias sociaux. C’est l’ère de la Génération C qui s’amorce.

  THE RISE OF GENERATION C – STRATEGY+BUSINESS

Dans un excellent article de Strategy+Business, paru récemment : The Rise of Generation C, Roman Friedrich, Michael Peterson et Alan Koster, associés de Booz&Co. décrivent très bien le phénomène. Dans cet important dossier de près de 5 pages, (repris en français dans la récente édition du magazine Premium) les auteurs prennent l’exemple fictif d’un jeune de 20 ans, en 2020, pour décrire les principales tendances à observer au cours des prochaines années auprès des jeunes de sa génération.

À travers une série de statistiques projetées jusqu’en 2020, les auteurs font la démonstration de l’impact de ces nouveaux consommateurs connectés sur l’évolution du Web social. Et, comment ces nouveaux utilisateurs viendront bouleverser le monde du travail, et influencer des secteurs économiques majeurs tels les télécommunications, le commerce au détail et l’industrie du voyage.

En s’appuyant sur différentes études, ils avancent qu’en 2020, 6 milliards de personnes auront un cellulaire, soit près de 80% de la population mondiale, et 4,7 milliards auront accès à Internet, principalement au moyen d’appareils mobiles.  Que le Web, comme source d’informations, prendra une place encore plus importante, et que le trafic sur Internet sera multiplié par dix avant 2013.  En «visionnaires», les auteurs vont jusqu’à prédire que d’ici 2020, la moitié des employés des grandes sociétés travailleront en équipes virtuelles formées de personnes vivant un peu partout dans le monde. 

En somme, The Rise of Generation C reste un très bon article, dont je n’hésiterais pas à recommander la lecture pour quiconque veut se faire une meilleure idée de la nouvelle génération d’utilisateurs d’Internet et des médias sociaux. D’ailleurs, ce mois-ci, il est repris en français dans la nouvelle édition du magazine Premium : Tout sur la Génération C, et commenté par Yanick Bédard, directeur des opérations interactives chez Sid Lee.

  GENERATION C VS NATIFS NUMÉRIQUES

Cependant, même si leur article décrit bien les tendances observées auprès de la nouvelle génération, les auteurs semblent confondre  la notion de Génération C avec celle des natifs numériques, nés après 1990.

Au Québec, le CEFRIO (Centre francophone d’informatisation des organisations) semble adopter la même fausse piste en opposant sa vision de la Génération C à celle plus courante de la Génération Y. Pourtant, dans leur analyse, les responsables de l’organisme de recherches québécois associent les comportements de cette génération à ceux des natifs numériques (qu’ils désignent plutôt comme les enfants du millénaire, nés après 1999)… !!!??? 

Cependant, même s’il confond les natifs numériques avec la Génération C (ou Y ?), le CEFRIO a néanmoins le mérite de faire avancer la réflexion, et d’organiser un colloque annuel sur la nouvelle génération d’utilisateurs du web social, dont le premier avait lieu en octobre 2009. De plus, le CEFRIO a commencé à publier les résultats de son enquête sur la Génération C, sous forme de fascicule Web de 16 pages. Le premier fut publié en janvier 2011 : GENERATION C : Les «C» en tant que citoyens !.

Néanmoins, une certaine confusion semble s’être installée au sujet de la Génération C et des natifs numériques. Et, je réalise à mon grand dam, que j’y ai probablement contribué moi aussi, d’une certaine manière, en mêlant les deux notions dans les premières pages de mon livre Comment entreprendre le virage 2.0 (pp. 18-19). Alors, comme il n’est jamais trop tard pour faire amende honorable, et signaler ce qu’on croit sincèrement être une erreur (même de bonne foi), je vais tenter de remettre les pendules à l’heure.  

 GÉNÉRATION C ET NATIFS NUMÉRIQUES : UN PEU D’HISTOIRE

«No, this is not about a new niche generation of youngsters born between 1988 and 1993.»

En fait, la notion de Generation C est apparue en février 2004, puis en décembre 2006, dans une série de billets de l’équipe du webzine américain Trendwatching.com. Dès le départ, les rédacteurs du magazine ont insistés sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle génération sociologique, mais plutôt d’une nouvelle communauté d’intérêts ; celle des utilisateurs du Web 2.0 et des médias sociaux.

À travers ses observations, l’équipe du Trendwatching a vite relevé l’importance des contenus générés par les utilisateurs dans le nouvel écosystème des médias sociaux. On y soulignait le rapport entre les contenus diffusés sur le Net, et les principaux centres d’intérêts alors observés chez les utilisateurs ; créativité, contenus, contrôle, convivialité… mais aussi «cash» et célébrité. Cette nouvelle approche générationnelle fut aussi vite adoptée par l’ensemble de la communauté internationale du World Wide Web.

Aujourd’hui, grâce à leur connexion Internet, les nouveaux utilisateurs contrôlent désormais les contenus qu’ils consulteront, et choisiront de partager avec leur communauté. En pouvant diffuser de la sorte leurs propres contenus, dans une approche toujours plus facile et conviviale, ils expriment enfin librement, sans contraintes, leur propre créativité, et se rapprochent de leur moment de gloire et de célébrité. Dans ce contexte, la notion Génération C englobe l’ensemble des utilisateurs des nouveaux outils du Web 2.0 et des médias sociaux, de 15 à 75 ans. Aussi, on ne saurait la confondre plus longtemps avec les natifs numériques.

  LES NATIFS NUMÉRIQUES OU ENFANTS DU MILLÉNAIRE

C’est en octobre 2001, au tournant du siècle, que Mark Prensky a amené l’idée d’une nouvelle génération entièrement issue de l’ère numérique. C’est dans un article intitulé Digital Natives, Digital Immigrants , paru dans le journal On The Horizon (MCB University Press, Vol. 9 No. 5), qu’il a d’abord lancé son concept, en se basant sur sa propre expérience de professeur à l’université.

Dans son ouvrage, Digital Natives, Digital Immigrants, Prensky faisait allusion aux jeunes nés dans les années 90 (1994-…), tout de suite après la Génération Y (1979-1993). Ces enfants du millénaire qui auront grandis et évolués avec les supports numériques (CD/DVD), les jeux vidéo, le téléphone cellulaire et Internet. Une nouvelle génération multi-fonctionnelle que les américains appellent plutôt la Generation Z ou Net Generation, une génération qui aura vécu son adolescence durant les premières années du nouveau millénaire, avant d’aller à l’université ou d’opter pour le marché du travail.

Finalement, ce n'est que quelques années plus tard, que le magazine Trendwatching s’est penché sur le phénomène de la nouvelle génération d’utilisateurs du Web, pour déterminer que plusieurs traits de comportements similaires pouvaient néanmoins relier les natifs et les migrants numériques.  C’est cette observation qui a donné naissance au concept de Génération C, bien après celui des natifs numériques. En fait, les natifs ne représentent que la pointe de l’iceberg ; la Génération C regroupe un nombre toujours grandissant de migrants numériques qui proviennent des générations précédentes.

Or, si l’on souhaite continuer de faire avancer la réflexion sur la nouvelle génération, pour toujours mieux comprendre les nouveaux paradigmes qui l’animent, il faudra d’abord que l’on remette les pendules à l’heure. Et, que l’on cesse de confondre les notions…

Qu’en pensez-vous ? Exprimez votre opinion, et partagez vos commentaires. 

 

 

 

 

 

 

 

 

0

ENTREPRENDRE 2.0

posted by Raymond Morin on Samedi, juillet 2nd 2011

ENTREPRENDRE 2.0 :

SOCIAL MEDIA REVOLUTION : LE PORTRAIT DU WEB 2.0

Au cours des prochaines années, les médias sociaux et le web mobile continueront d’occuper les pôles principaux du monde des affaires et de la politique. Pour les entrepreneurs indépendants et les professionnels, comme pour les chefs de PME et les dirigeants d’organismes, la question n’est plus de savoir si l’on doit prendre le virage vers le Web 2.0 et les médias sociaux, mais plutôt par où doit-on commencer pour en bénéficier pleinement?

Et, pourtant, la plupart des décideurs demeurent encore frileux à l’idée d’adopter les médias sociaux dans un contexte professionnel. Pour plusieurs, la sécurité des données et de l’identité numérique sur Internet représente un obstacle majeur, tandis que pour d’autres c’est la gestion des commentaires qui embête.

Aussi, pour le professionnel du Web, il y a toujours une certaine évangélisation à faire avant de convaincre le client et de le convertir. C’est avec cette idée que je commence chacune de mes présentations avec le clip vidéo de Social Media Revolution, de Equalman Productions (Erik Qualman @equalman).

À travers un montage dynamique, ce clip-vidéo de @equalman révèle chacun des plus récents chiffres-clé sur l’impact des différents réseaux sociaux dans le monde. En quelques minutes, il permet de d’obtenir un portrait global de médias sociaux et du web mobile. Parce qu’il s’avère une véritable référence en matière de statistiques récentes,Social Media Revolution devient un outil privilégié pour tout professionnel du Web, qu’il soit évangélisateur du Web 2.0 et des médias sociaux en entreprises ou non. 

  LA RÉVOLUTION DU WEB MOBILE

Les professionnels de tous les secteurs, les entrepreneurs indépendants et les chefs de PME doivent dorénavant placer les médias sociaux et les nouveaux outils du Web mobile en tête de liste de leurs priorités.

L’évolution extrêmement rapide de la téléphonie mobile et des téléphones intelligents a favorisé une explosion extraordinaire des communications sans-fil et d’Internet. En 2010, les applications mobiles ont connu un succès commercial sans précédent, et on a vu apparaître une multitude de nouvelles technologies adaptées auxsmartphones et à la téléphonie IP. Dans la même foulée, la popularité grandissante des tablettes tactiles et des lecteurs portables vient contribuer à l’amplification du phénomène qui s’avère finalement la principale tendance lourde pour les prochaines années.

Cette révolution du mobile a ouvert la porte à l’essor d’autres applications développées depuis déjà quelques années, comme les codes QR, la géolocalisation et le m-couponing, qui connaissent une popularité grandissante auprès des utilisateurs. Et, au cours des prochaines années, grâce au progrès réalisés avec le système de communication en champ proche (NFC – Near Field Communication) et l’authentification biométrique, le paiement mobile permettra aux utilisateurs de s’affirmer définitivement comme de véritables consomm’acteurs.

Lire : The Mobile Revolution in Canada, Knowlton Thomas, dans Techvibes.

  LE VÉRITABLE IMPACT DE LA NOUVELLE GÉNÉRATION C ET L’EGOCASTING

L’évolution des technologies mobiles a également entrainé une migration massive vers les réseaux sociaux, qui ont profité du boom d’Internet pour s’imposer à tous les niveaux de notre vie quotidienne, de la maison aux loisirs, en passant par l’éducation, la santé et le travail. Cette importante mouvance s’est faite au détriment des médias traditionnels, abandonnés par leur auditoire. Du coup, les annonceurs se sont vus obligés de modifier en profondeur leur stratégie de marketing, et de socialiser davantage leurs marques. Les technologies mobiles placent dorénavant l’utilisateur au premier plan. Dorénavant, c’est le consomm’acteur qui s’impose aux marques et aux entreprises par le biais des réseaux sociaux.

Lire : Facebook and Twitter will soon replace all websites dans SocialMediaToday.com

Lire : S’approprier les marques dans The Economist (Courrier International Hors-Série)

Profitant de l’accessibilité grandissante du réseau et de la flexibilité du Web mobile et des médias sociaux, le nouvel utilisateur d’Internet tient dorénavant les rênes d’une nouvelle économie non-marchande. Il détient désormais le pouvoir de décider non seulement du moyen (média), mais surtout du produit ou service (contenu) qu’il va adopter, et consommer en bout de ligne, au moment qu’il aura décidé, en fonction de ses propres besoins, de ses préférences.

À l’encontre des médias traditionnels (diffusion de masse ou broadcasting) c’est le phénomène de l’égocasting qui se révèle à travers les médias sociaux. L’importance que prennent dorénavant les contenus générés par les utilisateurs oblige les diffuseurs à réviser complètement leurs stratégies de diffusion.

Dans le même sens, l’explosion des réseaux sociaux et du Web mobile, entraine également de  profonds changements dans les stratégies de marketing des entreprises et des organisations. Confrontés à cette nouvelle génération de consomm’acteurs (Génération C), qui impose ses attentes, les marketeurs doivent dorénavant adopter de nouvelles approches. La très grande accessibilité (aux produits et services) qu’apportent les nouveaux outils du Web 2.0 vient complètement bouleverser les règles du marketing traditionnel.

Cependant, il ne faut pas confondre Generation C (utilisateurs du Web 2.0 et des médias sociaux) avec les natifs numériques (nés entre 1994- 2010). J’y reviendrai dans un nouveau billet…

Lire : Generation C dans Trendwatching

LE MARKETING CONVERSATIONNEL : UN VIRAGE À 180 DEGRÉS POUR LES AGENCES

En décembre 2010, les dernières statistiques dénombraient plus de 255 millions de sites Web à travers la vaste toile d’Internet. Du nombre, on estime qu’un peu plus du 2/3 sont des sites commerciaux ou professionnels. Or, pour parvenir à se démarquer de cette masse d’informations, de produits et de services disponibles via Internet, les entrepreneurs et les dirigeants d’organisations ne peuvent plus se contenter d’y avoir seulement une vitrine. Il faut savoir développer sa niche, son créneau, et se positionner efficacement, là où la clientèle se trouve dorénavant, de manière à ce qu’elle nous trouve le moment voulu. Avant de s’adresser au client-potentiel, il convient d’offrir d’abord de partager une expérience enrichissante. Avant d’atteindre la raison du consomm’acteur, il faut viser l’émotion…

Dans les agences de marketing, pour faire face à ce virage à 180 obligé, les marketeurs se voient forcés d’adopter de nouvelles approches : on parle désormais de inbound marketing et de storytelling, de marketing de contenus ou de marketing conversationnel, et le placement de produits devient vite une des nouvelles avenues exploitées par les annonceurs sur le Web. Les contenus prennent le pas sur la marque ou le produit, et deviennent le centre des stratégies de marketing. Chez les entrepreneurs indépendants, on commence enfin à considérer que le ROI (Return On Investment) des médias sociaux se traduira par le fait qu’ils seront encore actifs dans 5 ans…

Lire : Inbound Marketing vs Outbound Marketing dans HubSpot

 Avec l’egocasting et les contenus générés par les utilisateurs (CGU), de nouvelles approches de vente et de sollicitation s’imposent donc aux marketeurs. À chaque minute, 48 heures de vidéos générées par les utilisateurs sont téléchargées sur YouTube. Sur TripAdvisor, plus de 45 millions de visiteurs uniques partagent près de 40 millions de critiques et opinions. Wikipedia publie plus de 15 millions d’articles dont plus de 78% proviennent d’utilisateurs non-anglophones.  Plus de 200 millions de blogues sont diffusés dans la blogosphère.

Or, dans ce contexte, les contenus générés par les utilisateurs (CGU) ont une incidence directe sur le succès des marques (produit/service). Plus du tiers des blogueurs (34%) publient régulièrement leurs opinions sur les marques, les produits et les services. Profitant de l’instantanéité des communications sur Internet, les recommandations de pair-à-pair (P2P) s’avèrent aujourd’hui le premier incitatif d’achat ; 90% des consommateurs vont d’abord privilégier les recommandations de leurs pairs, tandis que seulement 14% se fient encore aux publicités. Seulement 18% des campagnes télévisuelles traditionnelles génèrent des résultats (ROI) positifs. En 2010, 24 des 25 plus grands médias imprimés et journaux encaissaient déjà une chute dramatique de leur tirage à cause de la migration massive du public vers les réseaux sociaux. À l’inverse, plus de 60 millions de nouveaux statuts sont publiés à chaque jour sur Facebook, et ça ne cesse de s’accroître.

«We no longer search for the news, the news finds us. We will no longer search for products and services, they will find us via social media» souligne Erik Qualman (@equalman) dans le vidéo Social Media Revolution.

  ENTREPRENDRE 2.O : UNE NOUVELLE CHRONIQUE À SUIVRE

Au cours des prochaines semaines, je vous propose donc de suivre une nouvelle chronique : ENTREPRENDRE 2.0. Constituées de courts extraits de chacun des chapitres de mon prochain livre : Entreprendre 2.0 : Comment profiter des nouveaux outils des médias sociaux, en cours de rédaction, ces chroniques vous permettront de suivre l’évolution des nouvelles applications des réseaux sociaux, du web mobile et des nouvelles tendances du web marketing.

À travers une série de courts billets, je vous ferai régulièrement partager le fruit de mes recherches sur la Toile, qu’il s’agisse des médias sociaux et du Web mobile, ou encore plus largement de la culture numérique. Vous y trouverez régulièrement les meilleurs articles provenant des sources les plus réputées en matière de médias sociaux et de web marketing à travers le monde. Au fil des semaines, vous y retrouverez les statistiques les plus récentes sur l’évolution du marché du web mobile et des réseaux sociaux provenant des organismes et des institutions les plus qualifiées. Et, vous pourrez profiter des conseils judicieux des spécialistes les plus renommés du web social et des médias sociaux.

Je vous invite donc à nous suivre, à commenter et à partager tous les contenus de ces chroniques avec votre propre réseau.  Bonne lecture et bons échanges!