Pour entreprendre le virage des médias sociaux

Virage 2.0 Virage 2.0

Profil : Medias et show-business

«There's No Business Like Show Business» : 25 ans dans le train du show business

1976 – 1983 : L'école de la radio et la presse spécialisée

À la fin de mes études en Lettres modernes au Cégep de Sherbrooke en 1979, marquées par mon implication dans la radio étudiante, j'ai tout de suite voulu sauter dans le feu de l'action. Profitant de l'opportunité d'amorcer une carrière professionnelle comme animateur-DJ à la nouvelle station de radio CIMO-FM (106,1), à Magog, j'y ai développé plusieurs compétences qui me servent encore aujourd'hui. J'y ai conçu et animé plusieurs émissions de premier-plan dont Cimosaïque, un émission style «talk-show», au cours de laquelle j'ai réalisé plus de 200 entrevues de personnalités politiques, sociales et culturelles.

Durant ces premières années de carrière, j'ai cherché à diversifier mes expériences. J'ai également travaillé au service de l'information de CKSH-TV à Sherbrooke comme reporter, et collaboré à quelques publications spécialisées dans le monde de la musique et du «show-business» (Pop-Rock, Quebec Rock, Radio-Activité). C'est aussi durant cette période que j'ai fais la connaissance des principaux imprésarios et agents de promotion des compagnies de disques au Québec. Aujourd'hui, plusieurs dirigent les opérations des plus importantes maisons de disques et agences d'imprésarios au pays.

1984 – 1991 : L'appel du «show-business»

Au milieu des années 80, j'ai voulu poursuivre ma formation en communications et développer de nouveaux horizons. J'ai laissé mon poste d'animateur en Estrie, et je me suis inscris à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) en scénarisation cinématographique, dans le programme de baccalauréat en communications. J'y ai réalisé quelques clips vidéo que je mettrai peut-être un jour en ligne…

Cependant, même si cette nouvelle incursion dans le monde des nouvelles communications présentait de nombreux avantages, l'appel de la musique et du «show-business» repris vite le dessus. À l'automne 85, je me lançai dans l'aventure du 5ième anniversaire d'auto-gestion du Café Campus, d'abord comme DJ, puis comme nouveaux producteur de spectacles. Comme je bénéficiais d'un très large réseau de contacts dans l'industrie du disque et du spectacle, j'ai participé à la relance de la vocation spectacles du Café Campus. 

Par la suite, pendant près de cinq ans, cette expérience m'a donné l'opportunité d'organiser et de diriger, pour diverses agences, les tournées de plusieurs artistes pop-rock du Québec (Starmania 86, Madame, Véronique Béliveau, Claude Dubois, Lucien Francoeur, Plume Latraverse, Gerry Boulet, The Buzz Band (ex-Offenbach), Luc DeLarochellière).  

C'est à cette époque que j'ai aussi commencé à collaborer plus activement au «trade magazine» Radio-Activité, qui compilait à l'époque les ventes de disques chez les détaillants du Québec, et les palmarès des différents stations de radio de la province. Par la suite, ce fut pour la recherche et la compilation des données du premier Bottin de la musique au Québec, paru d'abord en 1987-1988, puis en réédition en 1991-1992. Parallèlement aux opérations de Radio-Activité, j'ai collaboré à la mise sur pied d'un nouveau magazine consacré à l'industrie du spectacle au Québec ; le Tour-Activité, et publié pendant un peu plus d'une année près de 150 numéros.

1992 – 1999 : Le choc du nouveau millénaire

Au tournant des années 90, avec l'organisation du Radio-Activité/Tour-Activité, j'ai aussi supervisé la production des premiers événements des Rencontres Québec/France de l'industrie du disque et de la radio, dont le Showcase annuel de la relève, présenté aux directeurs de programmes des stations de radio de la province durant le week-end du Gala de l'ADISQ. Par la suite, le Ministère de la Culture et des Communications m'a confié le mandat de réaliser une étude industrielle sur la diffusion de spectacles de variété dans la région du Grand Montréal, tout en contribuant à la mise en place d'un nouveau programme d'aide aux diffuseurs ; la campagne des Bons-Spectacles en 1993-1994.

Après cette expérience particulièrement fructueuse, j'ai fondé ma propre maison de productions de disques et spectacles ; AlmalgaMusique, pour lancer la carrière du groupe BleuNoir. Quelques années plus tard, je participais à la mise sur pied d'une nouvelle agence de «performing arts», avec MCM Gestions Artistiques, et des artistes réputés comme la soprano Natalie Choquette, le guitariste flamenco Michael Laucke, le bandonéoniste Romulo Larrea et la chanteuse-interprète Renée Claude, et ses spectacles-hommage à Clémence Desrochers, Léo Ferré et Georges Brassens.

À l'aube du nouveau millénaire, les nouveaux médias et Internet émergeaient en force dans le grand public, et allaient changer définitivement la face de l'industrie du disque et du spectacle. À la même période, on m'a invité à donner des ateliers à l'École Musitechnic sur les nouveaux modes de financement pour les artistes de la relève. On m'a alors proposé le projet de développer un premier réseau social entièrement consacré à l'industrie de la musique. Ce fut un des premiers projets soumis et accepté par le nouveau Fonds de l'Autoroute de l'Information du Gouvernement du Québec en 1995. 

2000 – 2007 : Internet et la scénarisation interactive

Durant les années 2000, tandis que j'avais définitivement entrepris le virage des nouvelles technologies comme consultant Web/médias sociaux, j'ai continué de collaborer avec plusieurs relations dans l'industrie du disque et du spectacle, en leur partageant mes compétences dans les nouveaux médias sociaux. 

Après quelques participations à des panels de discussion aux ateliers de l'ADISQ, j'ai vite retrouvé la passion de la musique et du «show-business». J'ai alors commencé à enseigner l'organisation et le financement de tournées à l'École du Show-Business à Montréal. Puis, NOVEM Productions (disques/spectacles et télévision) m'a alors proposé de superviser la mise en place d'une nouvelle agence de spectacles pour les nouveaux artistes de ses étiquettes de disques (Natasha St-Pier, Lulu Hughes, Mathieu Gaudet, Ima, Annie Major-Matte, SoWhat). 

Deux ans plus tard, NOVEM changea de direction, et concentra ses activités exclusivement dans la production d'émissions et de films pour la télévision. Je me suis alors tourné vers la scénarisation interactive, en acceptant un mandat avec l'agence mBiance pour différentes émissions de télévision, notamment pour l'émission «Ça manque à ma culture» qui garda l'affiche à Télé-Québec durant 2 saisons. 

2008 – … : Consultation en stratégies de marketing et de contenus Web/médias sociaux

Depuis 2008, je me consacre davantage à la recherche et à la rédaction d'articles et d'ouvrages spécialisés. Après avoir publié un premier livre intitulé «Culture Web à la portée des PME» en 2001 avec les Éditions du Groupe Électrogène (Le Lien Multimédia), j'ai lancé un nouvel ouvrage sur les médias sociaux en 2010, avec les Éditions Transcontinental, en collaboration avec la Fondation de l'Entrepreneurship du Québec : «Comment entreprendre le virage 2.0». (voir Section Publications/Entrevues média)

Après la sortie de cet ouvrage au printemps 2010, j'ai continué de collaborer avec une dizaine de maisons de disques et de producteurs de spectacles à titre de consultant en développement de stratégies de marketing et de contenus Web/médias sociaux. Tout en préparant la sortie d'un troisième ouvrage consacré aux professionnels et aux entreprises dans les médias sociaiux : «Les clés du marketing d'influence et de la Génération C» qui sortira au printemps 2013, en français, avec traduction anglaise et espagnole avant la fin de l'année.