Pour entreprendre le virage des médias sociaux

Virage 2.0 Virage 2.0

ambassadeurs

0

Marketing d’influence : Pour en finir avec le «score social»

posted by Raymond Morin on Mercredi, avril 9th 2014

Par Raymond Morin

Vers une plus grande personnalisation de l’offre

imgres-11Les derniers mois ont été particulièrement fertiles dans les médias sociaux. Les fusions et les acquisitions d’entreprises se sont multipliées, apportant une plus grande profondeur aux principaux joueurs de l’industrie. Celle de Klout, le «standard de la mesure d’influence», par Lithium Technologies aura assurément un très gros impact sur le marketing dans les médias sociaux.

Avec cette acquisition, Lithium Technologies fait converger les informations mensuelles de plus de 100 millions de consommateurs, avec la banque de données de plus de 500 millions de d’utilisateurs touchés par l’outil de mesure d’influence dans les médias sociaux. En effet, la liste des données personnelles disponibles via les plateformes sociales recensées par l’algorithme de Klout est impressionnante.  Seulement sur Facebook et LinkedIn, Klout extrait une quinzaine de données fournies par l’utilisateur pour calculer son «score social». L’outil accède également à nos données sur Twitter, Instagram, Google+, FourSquare, YouTube, WordPress, Flickr, Yammer, Bing et Last.fm. Avec l’apport des données de Klout, Lithium est donc en mesure d’établir un portait très précis des centres d’intérêts des consommateurs, et ainsi de mieux guider les marques dans leurs campagnes. Est-ce à l’avantage du consommateur? (lire aussi : What Does Klout Know About You, de Jim Dougherty sur LeadersWest)

Doit-on craindre le profilage commercial?

imgres-12Avec un accès aussi ciblé d’informations personnelles sur les consommateurs, doit-on craindre le profilage commercial? La question a été soulevée récemment à l’émission de Bazzo, à Télé-Québec, avec Jacques Nantel, professeur titulaire au HEC Montréal, et Jean-Hugues Roy, professeur à l’École des médias de l’UQAM. (voir aussi : Doit-on craindre le profilage commercial, sur Bazzo TV). Un débat pertinent, certes, et tout à fait justifié, qui mérite largement qu’on y porte attention. Toutefois, si la situation présente une certaine menace pour la confidentialité des consommateurs, elle offre aussi plusieurs avantages.

Le profilage commercial ne représente pas que des désavantages.  Il permet notamment aux marques de mieux cibler les intérêts des clients potentiels, et de ne leur proposer que des contenus et des publicités qui peuvent les concerner.  Avant Lithium, Apple avait également adopté cette tangente avec l’acquisition de Topsy en 2013. Et, d’autres entreprises comme Traackr, Appinions et Augure, avaient choisies de privilégier l’analyse contextuelle de l’influence dans les médias sociaux avant le ¨scoring social¨, qui n’est finalement que la pointe de l’iceberg, qu’un aperçu du véritable capital social d’un influenceur dans les médias sociaux. Avec l’acquisition de Klout, Lithium confirme cette tendance, comme l’explique Azeem Azhar, le CEO de PeerIndex dans son récent billet sur LinkedIn, en relatant son entrevue avec Joe Fernandez, le fondateur de Klout : Why Lithium Bought Klout – Social Depth. Il en ressort finalement que c’est le consommateur qui en profitera le plus.

Faire ressortir les ambassadeurs potentiels parmi les utilisateurs

images-16Pour les marques, ce virage présente donc plusieurs avantages.  En ciblant davantage les intérêts des clients, cette nouvelle approche du marketing d’influence permet non seulement de leur proposer des contenus appropriés, mais aussi de découvrir plus facilement les ambassadeurs potentiels parmi tous les utilisateurs.

En pouvant cibler aussi précisément les centres d’intérêts des utilisateurs, les marques peuvent déterminer plus facilement quel type de promotion sera susceptible d’intéresser leurs clients.  D’ailleurs, de plus en plus d’entreprises et d’organisations choisissent d’ailleurs d’offrir des programmes de récompenses et des expériences exclusives aux utilisateurs les plus fidèles, plutôt que d’investir en publicités.  En misant sur la qualité de l’expérience de l’utilisateur, les marques répondent ainsi aux nouvelles attentes des consomm’acteurs que sont devenus les consommateurs branchés de la Génération C.

En les impliquant dès le début du processus, par exemple comme bêta testeurs de nouveaux produits ou services, ou en leur offrant des périodes d’essais et des produits promotionnels (perks), les marques dénichent ainsi plus facilement les ambassadeurs potentiels à travers tous leurs utilisateurs. D’une certaine façon, cette nouvelle approche démontre une volonté des marques de se rapprocher de leur clientèle, et de leur remettre le pouvoir d’achat entre les mains. Les marques apprennent davantage de leurs clients, et ce sont les deux parties qui en bénéficient en bout de ligne.

Si l’on doit bien évidemment demeurer vigilant quant à la manipulation, la confidentialité et la sécurité des informations personnelles des consommateurs, on ne doit pas non plus négliger les avantages qu’ils peuvent en retirer. Les utilisateurs, particulièrement chez les nouvelles générations, hyper-informés, se révèlent dorénavant des consomm’acteurs en puissance ; ce sont eux qui sont devenus les véritables influenceurs dans les médias sociaux. Toutes les récentes études le confirment ; les utilisateurs se fient davantage aux contenus et aux recommandations de leurs pairs, qu’à toutes autres formes de publicités ou de sollicitations commerciales.

Alors, même s’il s’avère que l’information c’est le pouvoir, comme Marshall McLuhan l’avançait lui-même, il y a cinquante ans, il ajoutait aussi : «Nous façonnons nous-mêmes nos outils, et ceux-ci, à leur tour, nous façonnent».  À nous d’y voir!

Que pensez-vous de l’acquisition de Klout par Lithium? Croyez-vous qu’il s’agit d’un avancement pour la nouvelle science du marketing d’influence? Est-ce que ça profitera aux consommateurs? Partagez votre opinion, et commentez cet article.

Lire et voir aussi :

Klout Redesign & New Partnership, de Jenny Wittman sur Cision Navigator

Stop Scoring Influence, Start Creating Influence Paths, de Danny Brown sur Influence Marketing

How Will Lithium Technologies Benefit From Klout, via FoxBusiness Video

Understanding Klout as a Brokerage Business, de Lucy Leiderman, sur The Next Web

The Millenials Trust User-Generated Content 50% Than Other Media, de Max Knoblauch, sur Mashable

 

 

4

La pyramide d’influence dans les médias sociaux

posted by Raymond Morin on Dimanche, février 16th 2014

Par Raymond Morin  (MaJ: 16 février 2014) 

La hiérarchie des besoins à l’ère numérique

Depuis 1943, la théorie de la pyramide hiérarchique des besoins de Maslow a été largement exploitée, notamment pour mieux comprendre le comportement des consommateurs, mais aussi, plus récemment, pour décrire l’évolution des utilisateurs sur Internet.  (voir : Maslow’s Hierarchy of Needs via SMTT – Social Media TICS’s and Training) À mon tour, je vous propose une nouvelle version, inspirée des plus récentes déclinaisons Web 2.0, et de diverses recherches (Rogers, AIMIA), et qui établit un parallèle entre l’évolution des utilisateurs (à gauche), et celle des influenceurs (à droite). À l’ère numérique, cette nouvelle pyramide de l’influence dans les médias sociaux permet d’identifier à quel moment, dans la courbe d’adoption et de maturité des médias sociaux, les influenceurs se démarquent, et que les ambassadeurs (ou les détracteurs) se révèleront parmi les utilisateurs.

Recommencer en bas de l’échelle

Infographie par Maximize Social Business

Infographie par Maximize Social Business

Avec les médias sociaux, le premier enjeu qui attend les professionnels et les organisations est de revoir complètement leur approche, pour répondre aux attentes de leur clientèle.

Pour parvenir à se tailler une place dans les médias sociaux, ils doivent revoir leur positionnement à la base, et rebâtir leur réputation en ligne en développant une nouvelle identité numérique, solide et efficace, à travers les réseaux sociaux en réponse aux besoins de leur clientèle.

Les professionnels, les entreprises et les organisations doivent d’abord apprendre à naviguer en toute sécurité dans un nouvel écosystème, où chaque geste posé, chaque action constitue une forme d’empreinte digitale, où chaque code, mots ou paroles émises contribuent à son ADN numérique. Par la suite, puisqu’aujourd’hui les consommateurs ne se réfèrent plus qu’aux recommandations de leurs pairs et au ¨bouche-à-oreille¨ dans l’acte d’achat, les entreprises et les marques doivent adopter une nouvelle approche davantage orientée vers le marketing d’influence et la qualité de relation qu’ils parviendront à établir avec eux.

Selon le contexte d’une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux, ce ne sont pas tous les types d’influenceurs qui pourront répondre aux besoins spécifiques de l’entreprise. Il faut donc pouvoir identifier à quel moment les leaders de notre communauté se démarquent, et affirment leur influence dans les différents médias sociaux. La pyramide des besoins de Maslow peut nous aider à mieux comprendre l’évolution des utilisateurs et des influenceurs à travers leur progression dans les médias sociaux

1 – Découvrir un nouvel écosystème

Que ce soit sur Facebook, LinkedIn, ou sur Twitter, au début, les premières expériences s’apparentent aux premiers jours de l’éducation pré-scolaire. Ça ressemble à un jardin d’enfants qui apprennent, pour la première fois à voler de leurs propres ailes, et à se faire une place dans la vie.

imgres-1

Les premiers jours, chacun reste dans son coin, écoute et regarde ce qui se passe. Peu à peu, au fur et à mesure qu’on se sécurise, on découvre un nouvel environnement, et assimile les nouvelles règles à suivre. Les plus timides hésitent avant de se mêler au groupe, tandis que les meneurs vont déjà essayer tous les nouveaux jouets, et commencer à faire des plans pour les prochains jours.

À ce niveau de la pyramide, les utilisateurs utilisent déjà le courriel et effectuent leurs premières recherches sur Google et Wikipedia, tandis que les influenceurs s’ouvrent des comptes sur les principaux réseaux sociaux, et réfléchissent déjà à la stratégie qu’ils déploieront pour se démarquer.

2 – Sortir de sa zone de confort

Au primaire, déjà la situation a beaucoup changée.  On réalise vite qu’on vient d’entrer dans le territoire des ¨grands¨, et que ça comporte aussi quelques risques. Loin du nid, on se laisse souvent intimider par les plus vieux dans la cour d’école, et instinctivement, on se rapproche de ceux qui nous ressemblent le plus.  Quelques-uns de nos premiers amis de la maternelle auront suivis, et plusieurs nouveaux copains s’ajouteront au groupe.

C’est au deuxième niveau de la pyramide que commence à se bâtir l’identité numérique. Tandis que les utilisateurs s’ouvrent une première page Facebook et cherchent à se protéger des pourriels et des logiciels malveillants, les influenceurs s’assurent de sécuriser leur réseaux et établissent leur politique d’utilisation des médias sociaux. À ce niveau, les motivations professionnelles des influenceurs commencent déjà à s’affirmer, alors que la majorité des utilisateurs continuent d’avoir une approche essentiellement ludique des réseaux sociaux.

3 – La transition de l’adolescence 

Au secondaire, la transition de l’adolescence se fait sentir à tous les instants. En même temps, la vie nous offres une multitude de nouvelles opportunités.  On cherche à s’affirmer davantage dans notre communauté, et on prend souvent l’initiative d’émettre son opinion et d’engager la conversation. Une phase qui se traduira le plus souvent par le partage et le réseautage.

images-3

C’est au troisième niveau de la pyramide que les influenceurs se démarquent vraiment, et qu’ils commencent à mesurer leur capital social. Les utilisateurs, qui continuent de naviguer ludiquement à travers les réseaux sociaux, s’ouvrent quant à eux un compte YouTube et commencent à ¨ tweeter ¨ pour partager leurs découvertes. Tandis que les influenceurs, qui ont déjà mis en ligne leur propre blogue, collaborent aussi à différentes plateformes et participent à divers forums et sessions de clavardage en ligne.  C’est le stade de la polyvalence.

4 – Commencer à faire sa niche dans sa communauté

Après le secondaire, plusieurs gradueront au collège avant de passer à l’université. Tandis que d’autres choisiront de ne pas poursuivre leurs études, et d’aller directement sur le marché du travail.  Ceux qui poursuivront auront gagné en confiance, et se seront donnés des objectifs précis.  À ce stade, le réseautage s’avère la grande priorité, et l’estime de soi et des autres deviennent l’objectif principal.

Au quatrième niveau de la pyramide des médias sociaux, les utilisateurs se retrouvent à un niveau d’influence comparable à celui des professionnels. Ils ont commencé à affirmer leur présence en publiant sur Instagram et les nouvelles plateformes, et clavardent allègrement avec leurs pairs. Leurs opinions commencent à compter pour les marques et les entreprises. Certains découvrent leur pouvoir d’influence, et n’hésitent pas à l’exercer. De leur côté, les influenceurs professionnels continuent d’affirmer leur autorité en publiant en ligne leurs ouvrages, et en proposant des podcasts.  À ce niveau, leur influence est déjà largement reconnue, et leur niche est déjà faite.

5 – La réalisation de soi-même et les collaborations

images-5

À l’université, c’est l’anti-chambre des ligues majeures. Les carrières se dessinent plus précisément, les projets de collaboration se mettent en branle, et on s’affaire à préparer sa maîtrise. Au cinquième et dernier niveau de la pyramide d’influence dans les médias sociaux, les utilisateurs s’accomplissent déjà, et exercent pleinement leur pouvoir d’influence en publiant blogues et commentaires sur les réseaux sociaux, tandis que les influenceurs donnent régulièrement des conférences et des ateliers de formations aux organisations.

En graduant, ambassadeurs et influenceurs auront atteint le plus haut niveau d’influence dans les médias sociaux.  Les médias solliciteront alors régulièrement leurs avis sur les grandes tendances, et les ouvrages publiés par les leaders d’opinion seront analysés à l’université.  Et, les propositions de collaborations afflueront.a dernière étape avant d’atteindre et de réaliser ses objectifs.

Avec le leadership viennent aussi les responsabilités

C’est à ce niveau de la pyramide que viennent les responsabilités sociales des influenceurs et ambassadeurs.  Ceux qui parviennent à ce leadership ont démontré leur influence tout au cours de leur progression dans les médias sociaux, en publiant des contenus de qualité et en s’engageant auprès de leur communauté.  Ils ont suscités des attentes auxquelles ils devront continuer par la suite de répondre. Or, à ce stade-ci, leur plus grande responsabilité sociale sera de redonner à la communauté, de transmettre leur savoir et leurs connaissances, et de partager leurs compétences. C’est à ce moment qu’ils auront vraiment réalisé leur mission.

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que les influenceurs ont une responsabilité sociale? Quelle relation entretenez-vous avec les influenceurs de votre communauté? N’hésitez pas à partager vos opinions et commentaires avec nos lecteurs.

 

 

0

Génération C : La clé de l’influence dans les médias sociaux ?

posted by Raymond Morin on Vendredi, janvier 17th 2014

Par Raymond Morin

Au début de l’année, un journaliste du magazine français Marketing m’a contacté pour me proposer une entrevue sur l’influence dans les médias sociaux, en commençant par me demander ce que je pensais des outils de mesure comme Klout, Kred et PeerIndex.  Je lui ai simplement répondu que le marketing d’influence dans les médias sociaux est une nouvelle science beaucoup plus complexe que les algorithmes de ces outils,  et que je ne pouvais me limiter à ce sujet. Ça m’a amené à revisiter quelques-uns de mes billets publiés durant l’année, pour en faire finalement une synthèse, qui résume assez bien mon point de vue sur la question.

icebergs-still-threaten-ships-100-years-after-titanic_1Le capital social n’est que le volet visible de l’influence dans les médias sociaux

Le capital social d’un individu, déterminé par les divers outils d’analyse et de mesure d’influence ne représente que la partie visible de son influence dans les médias sociaux. Le marketing d’influence dans les médias sociaux est une nouvelle science beaucoup plus vaste, qui commence à peine à émerger.

C’est un nouveau champ de savoirs et de  compétences, qui se développe en accéléré, et qui dépasse nos schèmes d’apprentissage. C’est un tout nouvel écosystème qui ne se limite seulement à l’analyse et la mesure du capital social (social scoring), mais qui implique plutôt une nouvelle approche relationnelle entre les entreprises et les consommateurs branchés de la Génération C.

Au cours des prochaines années, le pouvoir économique de ces consomm’acteurs continuera de dynamiser les médias sociaux, et le marketing d’influence s’intègrera de plus en plus dans les stratégies d’entreprise. Avec l’arrivée des nouvelles générations, les milieux de travail s’adapteront graduellement aux médias sociaux, et les formations en optimisation révèleront un ¨must¨, au fur et à mesure que les entreprises miseront davantage sur leurs ressources.  (lire aussi : Et si la tendance se maintient… 2014 – Le jour d’après !)

Il n’existe pas de recette-miracle

Pour les entreprises et les professionnels, il n’existe pas de ¨posture stratégique¨ idéale ou de meilleures pratiques en matière de marketing d’influence dans les médias sociaux.  Chaque nouvelle planification stratégique doit être développée en fonction des objectifs spécifiques d’une campagne. Et, comme chaque campagne est unique, elle oriente la stratégie et les choix des outils.

imgres

Les outils analytiques et les algorithmes de mesure d’influence, comme Klout et Kred, se sont beaucoup améliorés au fil des années.  Leurs applications permettent aujourd’hui de mesurer efficacement l’activité dans les principaux réseaux sociaux, et d’obtenir un ¨score¨ basé sur la réponse des utilisateurs. Pour certaines campagnes, axées davantage sur un impact de masse, les influenceurs qui ressortent de ces listes peuvent se révéler tout à fait pertinents.  Mais, pour des campagnes plus ciblées, ces outils s’avèrent insuffisants.

Plusieurs autres outils de mesure de l’influence dans les médias sociaux peuvent aussi être combinés (comme Empire Avenue, Social Bro ou Twtrland). Ça dépend toujours du contexte de la campagne. La bonne combinaison de ces outils, selon les objectifs de votre campagne, vous permettra d’identifier principalement les influenceurs de votre réseau, ou des communautés ciblées.  Cependant, pour débusquer les ambassadeurs du lot, vous devrez utiliser d’autres outils de mesure d’influence, axés sur des algorithmes d’analyse plus contextuelle,  comme Traackr,  qui font davantage ressortir la pertinence du contexte et des contenus. (Lire aussi : Traackr, et l’influence contextuelle – Si le contenu est roi, le contexte est la reine !) 

Connaître ses objectifs et choisir le bon type d’influenceurs

Comme je le décrivais dans une chronique précédente, au départ, il est essentiel de déterminer d’abord quel type d’influenceur peut le mieux répondre aux objectifs d’une campagne de marketing d’influence.

On peut regrouper les influenceurs en deux principales catégories :

-       les macro-influenceurs : qui comprend les célébrités et les vedettes (qui ressortent dans les listes de Klout et Kred), mais aussi les leaders d’opinion, les spécialistes et les découvreurs de tendances, qui profitent de larges audiences.

-       les micro-influenceurs : qui regroupe les réseauteurs, les diffuseurs et grands utilisateurs, qui émergent et exercent un pouvoir d’influence au sein de communautés respectables

C’est parmi les micro-influenceurs qu’on retrouvent les ambassadeurs, ces influenceurs spontanés qui se révèleront les meilleurs avocats d’une marque ou d’une organisation.  On peut aussi les regrouper en deux principales catégories :

-       les employés et les collaborateurs : Ils se trouvent au sein même des entreprises et des organisations, et sont trop souvent inexploités

-       les clients et les utilisateurs : Ce sont les consommateurs branchés de la Génération C, ceux qui peuvent exercer, à tout moment, le véritable pouvoir d’influence sur les marques et les entreprises

(lire aussi : Comment reconnaître les ambassadeurs dans les médias sociaux)

imgres-3L’influence dans les médias sociaux se bâtit sur les relations

Dans une brillante étude de cas, qui décrit les résultats d’une campagne qu’il a appuyé pour l’organisme Amachi, Mark Schaefer démontre très bien comment l’influence dans les médias repose d’abord et avant tout sur la qualité des relations qu’on parvient à y établir.

Aujourd’hui, les consommateurs profitent du pouvoir que leur apportent les nouvelles technologies pour exercer une influence indéniable sur les marques et les organisations.  Ils exigent désormais d’être entendus à tout moment, et qu’on réponde à leurs moindres attentes. Par le biais des médias sociaux, ils sont devenus des consomm’acteurs, qui tiennent à s’impliquer dans chacune des étapes du processus. Ils exercent leur influence pour obtenir la plus grande satisfaction, et se révèlent finalement les véritables influenceurs des médias sociaux, forçant les marques et les entreprises à s’adapter. Les cas d’utilisateurs et consommateurs qui ont fait pliés les grandes marques, à la suite de plaintes sur les réseaux sociaux, se multiplient, et se révèlent une véritable hantise pour plusieurs entreprises.

Au cours des prochaines années, si elles veulent combler le fossé qui continue de s’élargir entre eux et les consommateurs, les entreprises et les marketeurs devront cesser de se baser uniquement sur le ¨score social¨ des individus pour déterminer la valeur de leur influence dans les médias sociaux. Et, plutôt apprendre à mieux comprendre ce qui motive la Génération C (des baby-boomers à la Génération Z), pour développer des relations personnalisées, basées sur une confiance mutuelle axée sur les valeurs de la communauté et la pertinence des contenus partagés. Car, ce sont eux qui détiennent probablement la clé de l’influence dans les médias sociaux. (lire aussi : Les cinq C du marketing d’influence dans les médias sociaux).

Et vous, que pensez-vous des outils de mesure d’influence et du «social scoring» en 2014 ? Quels outils utilisez-vous ? Partagez vos commentaires et vos opinions avec nos lecteurs ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

0

Comment reconnaître les ambassadeurs dans les médias sociaux

posted by Raymond Morin on Mardi, octobre 29th 2013

Par Raymond Morin

Une question de contexte, de contenus et de synchronicité 

cropped-SynchroniCityAujourd’hui, avec l’omniprésence des plateformes sociales et des technologies mobiles, les entreprises et les organisations investissent davantage dans des campagnes de marketing d’influence dans les médias sociaux. Le pouvoir d’influence des consommateurs les a forcé à adapter leur approche, et à miser davantage sur l’impact des recommandations de pair-à-pair, et l’aspect viral du ¨bouche-à-oreille¨ pour rejoindre leur clientèle. 

Un des premiers enjeux des professionnels du marketing consiste donc à identifier les influenceurs potentiels au sein de leur communauté, et à reconnaître, parmi eux, ceux qui se révèleront les meilleurs ambassadeurs.

Dans mes deux derniers articles sur Virage 2.0, j’identifiais les principales typologies d’influenceurs que l’on retrouvent généralement sur les différentes plateformes sociales, et les cinq conditions essentielles de l’influence dans les médias sociaux (Lire aussi : Influenceurs et ambassadeurs : Savoir faire la différence et Les cinq ¨C¨ du marketing d’influence dans les médias sociaux).  Deux premiers volets d’une analyse contextuelle, qui permettent seulement d’identifier les influenceurs et les experts des médias sociaux de son secteur d’activités, en se basant uniquement sur leur capital social.

Pour développer une campagne efficace de marketing d’influence dans les médias sociaux, les marketeurs ne peuvent plus se fier seulement sur le rayonnement et la portée des influenceurs. Ils doivent plutôt chercher à identifier parmi eux les meilleurs ambassadeurs, pour installer un contexte favorable et développer une relation de confiance avec les utilisateurs-consommateurs. Les influenceurs doivent devenir une courroie de transmission, un levier du message, pas seulement l’amplificateur.

Les trois principaux niveaux d’influence dans les médias sociaux

images

Dans un premier temps, les entreprises doivent donc déterminer, selon les paramètres et les objectifs spécifiques, quel niveau d’influenceurs ou d’ambassadeurs il conviendra de privilégier. Et, valider par la suite que ceux-ci répondent aux quatre volets contextuels du phénomène d’influence dans les médias sociaux.

Le premier niveau d’influenceur qui retient le plus l’attention des marketeurs est évidemment celui des influenceurs-vedettes. Ils profitent généralement d’une très large audience. On y retrouve des étoiles du monde du sport, des personnalités publiques ou des vedettes des médias ou du show-business. Commandités, ils accepteront d’agir comme porte-paroles promotionnels.  L’impact potentiel de ces influenceurs-vedettes repose essentiellement sur la portée de leur popularité (reach) et l’amplification (résonance) de leur message dans les réseaux sociaux, et ne peut finalement répondre qu’à des objectifs d’audience et d’achalandage.

Au deuxième niveau, l’équipe de marketing peut se tourner vers les experts des médias sociaux, qui offrent déjà un plus grand potentiel de conversion auprès des différentes clientèles. Ces leaders d’opinion font déjà figure d’autorité et de référence dans leurs communautés, et leur réputation est largement répandue dans les réseaux sociaux. Le plus souvent, il s’agit de journalistes et de chroniqueurs spécialisés, ou de professionnels passionnés, issus de tous les secteurs d’activités, qui se sont forgés une certaine crédibilité par une présence sociale active et des contenus pertinents. Naturellement, dans leurs interventions pour la marque, ces ¨ambassadeurs professionnels¨ veilleront d’abord à préserver leur propre crédibilité.  Pour obtenir leur entière collaboration, les entreprises devront donc d’abord mériter leur confiance.

Finalement, les marques qui espèrent profiter pleinement des retombées d’une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux, devront aussi porter une attention spéciale aux ¨ambassadeurs spontanés¨. On ne doit surtout pas négliger cette catégorie d’influenceurs potentiels, au contraire. Selon les plus récentes études de Nielsen, 92 % des utilisateurs-consommateurs se fient en premier lieu sur les recommandations de leurs pairs avant de prendre leur décision.

Sur les réseaux sociaux, ce sont les utilisateurs précoces (early adopters), ces utilisateurs en puissance (power users), qui s’empressent à la moindre occasion de partager spontanément leurs avis à leurs communautés. Il s’agit souvent d’un ami, d’un membre de la famille, ou simplement d’une connaissance qui va recommander le produit (ou le service) parce qu’il l’a lui-même essayé et adopté.  Et, c’est souvent au sein même de leur personnel et de leur organisation (parmi les employés dédiés et les clients satisfaits) que les entreprises retrouveront leurs plus ardents défenseurs dans les médias sociaux.  Cependant, parce que leur pouvoir d’influence demeure spontané, ces ambassadeurs naturels demeurent plus difficilement reconnaissables et identifiables parmi tous les utilisateurs.

Les quatre volets contextuels du marketing d’influence

imgres

Pour mieux comprendre la valeur des ambassadeurs, l’entreprise doit analyser les quatre volets contextuels du marketing d’influence dans les médias sociaux. Dans le processus d’influence, l’utilisateur-consommateur cherche à priori à répondre à un besoin personnel (un produit ou un service dont il souhaite profiter à court ou à moyen terme). Pour s’assurer de prendre la meilleure décision, et de faire le meilleur choix, il effectue ses propres recherches, et sollicite l’avis de son entourage. D’emblée, il est disposé à se laisser influencer par ceux à qui il accorde sa confiance (les pairs), et à ceux dont il reconnaît l’autorité de le faire (les experts des médias sociaux).

Une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux reposera donc sur un contexte favorable qui doit s’établir entre deux individus (l’influenceur et l’influencé). Ce contexte, essentiel au phénomène d’influence, repose sur la synchronicité de quatre volets qui doivent correspondre au moment opportun (timing) aux objectifs spécifiques d’une campagne (intents), tant au niveau de l’audience visée et de la présence sociale (locations) de l’influenceur, que de l’expertise et des contenus (topics) exploités pour y parvenir.

Les champs d’expertises : Les champs d’expertises de l’influenceur, et les contenus exploités durant la campagne, doivent correspondre au centre d’intérêts de l’influencé, et répondre à ses attentes.  La pertinence des interventions de l’influenceur joue un rôle prédominant dans le contexte d’une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux.

imgres-2Les intentions : La relation de confiance qui doit d’abord se développer entre l’entreprise et l’ambassadeur potentiel reposera sur des intentions mutuelles partagées. Par la suite, ce même contexte relationnel favorable pourra plus facilement s’établir à son tour entre l’ambassadeur et le consommateur.

La proximité : L’environnement social de l’influenceur doit correspondre à celui du consommateur.  Il peut s’agir du contexte géographique (ville, pays), du secteur d’activités, ou tout simplement des plateformes sociales où peuvent se retrouver l’influenceur et l’influencé.  L’influenceur doit se placer au même niveau que le consommateur.

La synchronicité : Le contexte temporel est primordial dans l’équation. Dans un premier temps, et la relation entre l’entreprise et l’ambassadeur doit se développer au moment opportun. L’expert des médias sociaux d’un secteur ne l’était peut-être pas nécessairement un an plus tôt. De la même manière, la relation qui se développera entre l’ambassadeur et le consommateur devra répondre à une certaine synchronicité.

Aujourd’hui, pour valider le contexte d’une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux, les entreprises et leur équipe de marketing/médias sociaux peuvent compter sur de nouveaux moteurs de recherches et de nouvelles applications Web, comme celles développées par Traackr et Appinions (et Augure en Europe). (lire aussi : 4 Ways Context Impacts Online Influence, and Why You Should Care… d’Evy Wilkins sur le blogue de Traackr)

Toutefois, s’il est possible d’effectuer une analyse plus contextuelle avec ces outils, et d’estimer la valeur des influenceurs dans le cadre d’une campagne, il demeurera toujours plus difficile de déterminer le moment propice pour entreprendre la conversation. Dans un prochain article, j’expliquerai comment on peut aussi se servir de la pyramide de hiérarchie des besoins de Maslow 2.0, et de la courbe d’adoption et de maturité des influenceurs, pour y arriver.

En attendant, je vous invite à poursuivre le débat, et à partager votre point de vue avec nos lecteurs. Selon votre expérience professionnelle, y a-t-il d’autres volets d’analyse contextuelle qu’une entreprise ou une organisation doit considérer dans une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux ?

 

 

 

 

 

3

Influenceurs et ambassadeurs : savoir faire la différence

posted by Raymond Morin on Samedi, août 31st 2013

Comment reconnaître les influenceurs et les ambassadeurs

par Raymond Morin

Récemment, un nouveau rapport de Pew Research démontrait que, pour la première fois, les médias sociaux ont définitivement déclassés les autres médias. Selon cette étude, l’effet viral du ¨bouche-à-oreille¨ et des recommandations de pair-à-pair a désormais plus d’impact auprès des utilisateurs et des consommateurs que la publicité traditionnelle. Ces nouvelles récentes statistiques viennent corroborer celles d’un rapport précédent de Nielsen, publié en avril 2012, qui révélait que 92% des utilisateurs vont se fier aux recommandations des ambassadeurs avant celles des influenceurs, et de toute autre forme de publicité. (lire : Advocates or Influencers : Which Are More Important to your Brand Marketing Success, de Jure Klepic, sur Huffington Post Business)

Social_Influence_HeadUn des premiers enjeux pour les professionnels et les chefs d’entreprises sur le Web est donc d’identifier les utilisateurs susceptibles d’influencer, favorablement ou non, le processus de décision de leurs pairs. Les professionnels du marketing et les entreprises l’ont compris, et intègrent dorénavant les notions de marketing d’influence et de contenus dans leurs planifications stratégiques. Toutefois, le marketing d’influence dans les médias sociaux s’avère une nouvelle science beaucoup plus complexe, qui ne repose pas uniquement sur des algorithmes de mesure et des listes d’influenceurs.

Pour identifier les influenceurs et les ambassadeurs, il convient d’abord d’analyser son propre réseau et de dresser le portrait ¨médias sociaux¨ de son organisation. Ensuite, de reconnaître les spécialistes  et les experts de la communauté parmi les cinq principaux types d’influenceurs qu’on rencontre dans les réseaux sociaux.

1 – Identifier les ambassadeurs potentiels à travers son réseau

Les premiers, et plus fidèles, ambassadeurs d’une marque se retrouvent souvent parmi les employés, les fournisseurs, les partenaires et les collaborateurs de l’entreprise. Puisqu’ils se trouvent en première ligne, ils sont les premiers à bénéficier du succès et la réussite sociale de l’entreprise. Sa bonne réputation devient alors une première source de motivation.

Pour identifier ces ambassadeurs potentiels, les professionnels du marketing doivent d’abord dresser le portrait ¨médias sociaux¨ de leur réseau, et déterminer le niveau de maturité d’utilisation des principaux intervenants (employés et directions, partenaires et collaborateurs, fournisseurs et distributeurs), de même que l’état du parc informatique (équipements, logiciels, applications).

Parallèlement, les professionnels et les entreprises sur le Web doivent porter une attention constante aux utilisateurs, et à la clientèle. Observateurs privilégiés, l’impact des consomm’acteurs (connected consumers) reste inconnu et insoupçonné jusqu’à ce qu’un élément déclencheur motive leur intervention ; ils deviennent alors soit les ambassadeurs idéaux, ou les pires détracteurs de la marque ou de la campagne. Ce sont des passionnés. (Lire aussi : Marketing d’influence – Quand l’utilisateur devient ambassadeur)

2 – Reconnaître les cinq types d’influenceurs des médias sociaux

Les cinq types d'influenceurs

Les cinq types d’influenceurs

Dans un article publié l’année dernière sur le site de l’agence Intelegia, (et repris en anglais sur la plateforme de Social Media Today), je proposais une première liste de cinq types d’influenceurs des médias sociaux.  Cette liste correspond aux cinq principaux types d’influenceurs que l’on peut rencontrer à travers les différentes plateformes. Cette liste s’inscrit parfaitement dans la courbe d’adoption des médias sociaux :

Les utilisateurs (social butterfly) : Le premier, et le plus important, bassin d’ambassadeurs potentiels.  Ce sont les utilisateurs de première ligne, parmi lesquels on peut retrouver les employés, les partenaires et les collaborateurs, et les clients satisfaits, ou insatisfaits.  Ils restent des observateurs silencieux jusqu’à ce qu’une expérience, heureuse ou non, les incitent à s’exprimer.  Même si, à première vue, leur réseau n’est pas aussi important que celui des autres types d’influenceurs, l’impact de leurs recommandations ou de leurs plaintes ne doit pas être négligé.

Les diffuseurs  (reporter) : Les reporters du Web et des médias sociaux, ceux qui vont relayer et amplifier le message à travers leur important réseau.  Ceux qui partagent le plus souvent les nouvelles et les contenus pertinents dans les réseaux sociaux, ce sont généralement les autres blogueurs, les chroniqueurs et journalistes spécialisés, mais aussi les curateurs de contenus et les éditeurs Web. Leur notoriété publique augmente considérablement leur portée, et l’impact (positif ou négatif) de leurs avis et recommandations.

Les réseauteurs (networker) : Possèdent généralement les plus grosses listes de contacts. Ce sont ceux qu’on retrouvent généralement sur toutes les plateformes, qui connaissent tout le monde, et que tout le monde connaît. Les gestionnaires de communauté et les CCO (Content Chief Officer), mais également, les super-utilisateurs toujours à l’affût de contenus pertinents et de qualité pour leur propre auditoire. L’étendue et la portée de leurs multiples réseaux augmentent d’autant plus l’importance de leurs recommandations.

Les branchés (trendsetter) : Les branchés sont les pionniers du Web, les premiers à découvrir les nouvelles tendances, à tester les nouveaux produits et services, les nouvelles plateformes et les nouvelles technologies. Leur expertise, largement diffusée, se révèle souvent une des sources privilégiées des utilisateurs, et des autres types d’influenceurs. Ils deviennent, en quelques sortes, les ¨hubs¨ de leur secteur, et s’avèrent des références incontournables.

Les leaders d’opinion (thought leader) : Les premiers visionnaires, les experts du marketing et des médias sociaux. Ceux qui influencent les autres types d’influenceurs dans leur démarche. La pertinence de leurs ouvrages, l’autorité qu’on leur reconnaît dans le secteur, et souvent leur charisme naturel, en font des leaders d’opinion (thought leaders). Ils présentent régulièrement des conférences, et leurs écrits sont souvent cités en référence.

À quel type d’influenceur vous identifiez-vous? 

Si cette liste se limite aux cinq principales catégories, c’est que ces principaux types d’influenceurs correspondent aussi, à mon avis, aux cinq ¨C¨ des médias sociaux et du marketing d’influence, tout comme à la courbe d’adoption des utilisateurs.  D’autres éléments importants qu’il faut, selon moi, prendre en considération pour bien identifier les influenceurs dans son réseau, et faire la différence avec les ambassadeurs qu’on retrouve parmi les employés et collaborateurs ou les meilleurs clients.

Cependant, il ne faut pas perdre de vue qu’un influenceur exerce aussi son influence dans un contexte spécifique, et unique, et qu’il ne se révèle finalement un influenceur que dans sa propre niche. Personne ne peut se prétendre spécialiste (et encore moins influenceur) dans tous les domaines.  Il existe donc une multitude d’autres types d’influenceurs que l’on peut rencontrer à travers les réseaux sociaux selon le créneau et la niche spécifique qui nous intéresse.

À ce sujet, le débat demeure ouvert. Et, les avis divergent beaucoup au sujet des types d’influenceurs du Web et des médias sociaux. La première matrice d’influence de Klout répertoriait pas moins de 16 types différents d’influenceurs parmi ses utilisateurs. Au début de l’année, Traackr a mit des visages sur 10 types d’influenceurs différents, avec une excellente infographie d’Eva Papadimitriou : The Many Faces of Influence. On y retrouve plusieurs des plus importants spécialistes des médias sociaux et du marketing de la planète, dont mon mentor, Neal Schaffer. Tandis, que plus récemment, RaynForest, qui vient aussi de lancer le TOP 10 Influencer Marketing Awards, proposait 14 types différents d’influenceurs avec une autre infographie. : The Future of Marketing and the 14 types of influencers.

Quoiqu’il en soit, pour les professionnels et les entreprises du Web et des médias sociaux, un des premiers enjeux demeure d’identifier et de différencier les ambassadeurs et les influenceurs en fonction de ses propres critères. Il existe plusieurs listes de types d’influenceurs parmi les utilisateurs d’un réseau ou d’une plateforme sociale. Il faut savoir les différencier.

Qu’en pensez-vous ? Quels types d’influenceurs et d’ambassadeurs reconnaissez-vous dans les réseaux sociaux? À quel type d’influenceur vous identifiez-vous? Partagez vos commentaires avec nos lecteurs.

2

TOP 25 – Influenceurs Generation C

posted by Raymond Morin on Dimanche, mars 24th 2013

Une première liste d'influenceurs personnalisée, avec Traackr  

Par Raymond Morin

La véritable valeur du «social scoring» en 2013

Comme je l’écrivais récemment sur [Naro] Minded, les agences de marketing commencent à adopter massivement la notion d’influence, et l’intègrent de plus en plus dans leurs budgets. Ce nouveau marché a littéralement explosé au cours des dernières années, et si la tendance se maintient, on continuera de voir émerger de nouvelles applications pour mesurer l’influence dans les médias sociaux. Cependant, les agences de marketing ont aussi très vite compris que l’influence dans les médias sociaux n’est pas un concours de popularité, et ne se limite pas au capital social des influenceurs.

imgresDans son récent billet, Reflections on Social Media Power and Influence, Mark Schaefer décrit très bien la valeur du «social scoring» en 2013 : «Un indicateur de la capacité relative d’un individu à créer du contenu qui suscite les réactions et le partage en ligne. Rien de plus, rien de moins… Comme les notes de crédit, le «score social» reste imparfait, et n’est pas nécessairement un bon indicateur du comportement à venir. Toutefois, ces indicateurs demeurent utiles. Dans le contexte actuel, combien de carrières dépendent dorénavant de la capacité des individus à produire et positionner efficacement du contenu sur le Web?» (Lire aussi Et si on remettait la mesure d’influence dans le bon contexte, sur [Naro] Minded)

Le pouvoir des recommandations, et l’effet viral du «bouche-à-oreille»

Aujourd’hui, les consommateurs branchés de la Génération C forcent les agences de marketing à adopter de nouvelles approches de marketing et de vente. Les plus récentes études démontrent que près de 9 utilisateurs sur 10 ne se fient plus qu’aux recommandations de leurs pairs (proches et amis), et se laissent influencer par l’effet viral du «bouche-à-oreille» au moment de passer à l’acte d’achat. Parmi tous les utilisateurs de leur communauté d’intérêts, les professionnels et les entreprises doivent donc chercher à identifier ceux qui se révèleront les influenceurs.

imgres-7Comme je l’écrivais dans mon billet sur [Naro] Minded, pour bien saisir l’impact du marketing d’influence, on doit donc considérer la situation à la fois sous l’angle de l’influenceur (l’expert), et celui de l’influencé (le consommateur et ambassadeur potentiel). Mais, pour bien comprendre le rôle de chacun (qui influence qui), on doit aussi s’interroger sur les intentions des deux parties, et déterminer le degré de réceptivité de l’un par rapport à l’autre. On doit se questionner sur la pertinence des contenus de l’influenceur, et se demander de quelles manières ces contenus peuvent répondre aux attentes de l’influencé.

Pour que s’établisse une relation d’influence, et que cette relation s’avère profitable pour les deux parties, un certain niveau de confiance et d’engagement doit cependant exister entre les deux.  Et, ce rapport dépend d’une série de facteurs contextuels qui vont au-delà de la mesure d’influence.  Le niveau de popularité, la réputation de l’influenceur, le contexte professionnel, la situation géographique et démographique, et le moment (timing) de la conversation peuvent jouer un rôle déterminant sur la réceptivité et la disposition de l’influencé. (Lire aussi : 4 ways context impacts online influence… and why you should care, par Evy Wilkins sur le blogue de Traackr)

TOP 25 – Influenceurs GÉNÉRATION C : une première liste personnalisée

Comme je l’écrivais aussi dans un autre billet, au risque de me répéter, aujourd’hui les entreprises peuvent compter sur de nouveaux outils de mesure d’influence contextuelle, comme Appinions, eCairns Conversation, eValue et Traackr.  

Contrairement aux listes d’influenceurs qui résultent des outils populaires comme Klout, Kred et PeerIndex, qui permettent d’établir le capital social d’un influenceur, les listes créées avec ces applications payantes permettent d’approfondir encore davantage l’analyse des influenceurs, et d’aller au-delà du «score social» en étudiant davantage la pertinence de leurs contenus. (lire aussi Traackr et l’influence contextuelle sur [Naro] Minded)

TRAACKR LOGOJe vous propose donc de consulter une première liste d’influenceurs personnalisée, que j’ai montée avec l’outil de Traackr pour en tester les différentes fonctionnalités. Il s’agit d’une toute première liste d’influenceurs des médias sociaux, qui écrivent et bloguent régulièrement autour du thème de la nouvelle génération de consommateurs branchés ; les consomm’acteurs de la Génération C. Un sujet sur lequel je blogue aussi régulièrement, et sur lequel je prépare actuellement un ouvrage.

Comme mon objectif initial était d’identifier les autres influenceurs sur le sujet, je me suis volontairement retiré de la liste. Pour épurer la liste encore davantage, j’ai aussi exclus manuellement les blogueurs qui relaient continuellement les mêmes contenus, ou qui ne publient que sporadiquement sur le sujet, ou par le biais d’outils de curation et de publication automatisés comme Paper.li, ou Scoop.it. Et, finalement, tous les autres blogueurs dont la pertinence des contenus ne relève que d’un seul mot-clé dans la liste initiale de recherche.

En bout de ligne, ça m’a donné une liste où on retrouve plusieurs des plus importants influenceurs des médias sociaux, dont Brian Solis (Altimeter Group), Eric Savitz (Forbes Magazine), Lauren Goode (AllThingsD), Ingrid Lunden (TechCrunch), Estelle Metayer (UBISOFT), Mitch Joel (TwistImage), Charles Horton (The Guardians UK), Susan Gunelius (KeySplash Creative), et mon ami et mentor Neal Schaffer (WindMill Networking), que je suis heureux de retrouver en tête de liste. Autant d’expert(e)s des médias sociaux qui alimentent et influencent régulièrement ma réflexion sur la Génération, et le pouvoir du marketing d’influence.

En terminant, je tiens à remercier Liane Blanchette, Evy Wilkins, Nicolas Chabot, et toute l’équipe de Traackr, qui m’ont aimablement aidés à peaufiner cette liste, et qui m’ont préparés le widget qui vous permet de suivre son évolution en temps réel, et d’accéder aux différentes fonctionnalités de l’outil. Je vous invite donc, à votre tour, à la commenter, et à proposer de nouveaux mots-clés pour l’améliorer.

Voici donc la toute nouvelle liste : TOP 25 Influenceurs – Génération C, telle que produite et propulsée par Traackr : 

(Note éditoriale : Cet article est une adaptation, en partie, d’un autre billet publié sur [Naro] Minded, et n’est pas commandité par Traackr d’aucune manière.  Les propos et les opinions émises n’engagent que son auteur.)

1

Marketing d’influence : Quand l’utilisateur devient ambassadeur

posted by Raymond Morin on Samedi, février 16th 2013

Par Raymond Morin

L'icône de «l'excellence à l'américaine»!

Depuis la fondation de la Cadillac Automobile Company, à Detroit en 1902, la célèbre marque s’est imposée comme la référence de l’ingénierie automobile, et le symbole de la réussite sociale. Son nom, comme son logo, se sont inscrits dans l’imaginaire populaire comme des icônes de «l’excellence à l’américaine».

LogoCadillacAvec la marque Cadillac, General Motors a su bâtir un branding de leadership et d’autorité qui ne s’est jamais démenti. Depuis plus d’un siècle, Cadillac figure comme marque leader parmi les constructeurs automobiles. Pour les consommateurs, c'est le symbole de la qualité. «We don’t just make luxury cars. We make Cadillacs» .

Lauréat du prestigieux prix annuel du «Meilleur véhicule routier en Amérique du Nord», décerné par le North American International Auto Show (NAIAS) en janvier dernier, la nouvelle Cadillac ATS continue d’accumuler les prix et les récompenses, (lire aussi : La Cadillac ATS 2013 accumule les honneurs, par Luc Gagné, sur Sympatico.ca Autos)

Une série Web-télé et une campagne multi-plateformes axée sur l'expérience

En juillet 2012, General Motors a décidé d'innover, et de sortir des sentiers battus. Pour lancer son nouveau modèle de berline à propulsion, la Cadillac ATS, GM s’est attaqué directement au marché international des européennes, d’Audi, BMW et Mercedez-Benz, en voulant démontrer la fiabilité du véhicule à toutes épreuves, et le plaisir de conduite qu'il offre dans toutes les conditions. 

Pour réaliser la campagne Web-télé «Cadillac ATS à l’épreuve du monde»General Motors a fait appel au commentateur Ross Thomas, et au conducteur professionnel Derek Hill, pour aller tester le véhicule sur les routes les plus difficiles du monde. Avec toute l’équipe de tournage, ils se sont rendus en Patagonie, aux fins fonds de l’Argentine, dans le désert aride du Maroc, dans les montagnes rocheuses de la Chine, et dans les rues de Monaco pour tourner des séquences vidéo enlevantes.

La bande-annonce de la série de quatre épisodes, réalisée par le cinéaste Joe Berlinger et le spécialiste de la vidéo automobile, Jeff Zwart, fut d’abord présentée sur le site officiel de Cadillac, quelques jours avant le début des Jeux Olympiques de Londres. Avant d'être diffusée en grande pompe sur la chaîne YouTube de l'entreprise, et les principaux réseaux de télévision, durant la cérémonie d'ouverture.

Dès le départ de la campagne, l'entreprise a adopté une stratégie de multi-plateformes pour faire la promotion de la nouvelle Cadillac ATS dans les médias et sur le Web. Après un déploiement sur les principales plateformes sociales (Facebook, Google+, Twitter) et sites de partages de fichiers photos (Pinterest, Instagram), GM a continué d'alimenter régulièrement la série de 4 épisodes WebTV sur sa chaîne YouTube, qui affiche déjà plus de 63 000 abonnés, et près de 12 millions de vues. 

Miser sur le marketing d'influence pour amplifier le message

Parallèlement à sa campagne Web-télé, General Motors a également voulut pousser l'expérience «sociale» plus loin en la portant au niveau des utilisateurs. En s'associant à Klout pour identifier les influenceurs des médias sociaux (affichant un score social de plus de 60), pour leur proposer un essai routier de 3 jours de la Cadillac ATS, GM a misé sur le marketing d'influence et une campagne d'ambassadeurs pour prolonger la diffusion le message. 

Convaincu de la qualité optimale de conduite de sa nouvelle berline sportive de luxe, General Motors n'a pas hésité non plus à jouer la carte de l'«expérience extrême» en proposant aux participants de s'inscrire aussi à la Cadillac Vacademy, au Spring Mountain Motorsports Ranch. On peut parier que l'apprentissage et les essais routiers des «acamédicien(ne)s» fera l'objet d'une nouvelle série Web-télé.

N'osant pas aller jusqu'à m'inscrire à ces cours, je n'ai quand même pas su résister à la tentation de participer à cette promotion spéciale «Klout Perks» lorsqu'on me l'a proposée. N'ayant aucune aspiration à devenir chroniqueur-automobile, et n'étant pas un «gars de char», j'ai sauté sur l'occasion de vivre une expérience de conduite hors-pair, et de tester la valeur «sociale» de ces campagnes de marketing d'influence. 

Mon expérience «sociale» avec la Cadillac ATS 2013

Mon expérience «sociale» avec l’essai routier de la nouvelle Cadillac ATS 2013 m’a permis de constater que la réputation de la marque n’est pas surfaite. La qualité du service est à la hauteur, et les responsables de la campagne «Cadillac ATS vs The World» semblent avoir très bien compris la notion d’ambassadeurs vs influenceurs, et que ce qui peut motiver les utilisateurs à devenir des ambassadeurs ne peut pas se monnayer, ni se commanditer. La véritable valeur de leur engagement reposera justement sur leur indépendance et leur authenticité. (Lire aussi : Social Media Influencers vs Social Media Ambassadors – What Is Their True Value ?). Lorsqu’elle m’a remis les clés, après m’avoir expliqué les principales fonctionnalités, la représentante m’a tout simplement souhaité une belle expérience. Aucun autre engagement ; juste apprécier et partager l’expérience! 

Et, même si je n’ai jamais été un «gars de char», j’en ai profité pleinement, et surtout, j’en ai fais profiter à mon entourage. À commencer par mon beau-père, atteint d’Alzheimer, qui s’est mis à rayonner à nouveau lorsque je lui ai proposé une ballade. Il y avait bien longtemps qu’on ne lui avait pas vu les yeux aussi brillants. Et, mon beau-frère qui a vécu l’expérience dont il a rêvé toute sa vie. Le lendemain, il dînait avec un copain qui veut changer d’automobile. De quoi ont-ils discuté ce jour-là croyez vous? 

Photo : Cadillac.com

Mais, comme je le mentionnais, je n’ai jamais eu aucune prétention à devenir un chroniqueur-automobile, et mes connaissances de la mécanique se limitent à déceler des bruits suspects sous le capot, ou à reconnaître les voyants d’alerte qui s’allument sur le tableau de bord. Mon beau-frère m’a d’ailleurs servi de pilote d’essai. Je le remercie à mon tour pour avoir su me faire apprécier la tenue de route impeccable et les différentes caractéristiques qui font de la Cadillac un véhicule aussi convoité. Durant la randonnée, c'est lui qui est devenu l'influenceur. 

Pendant ce temps, je me suis plutôt amusé à découvrir les différentes fonctionnalités du système d’infodivertissement CUE (pour Cadillac User Experience). Il permet notamment de synchroniser son iPhone, et de recevoir ou de placer des appels en mains-libres à partir de sa liste de contacts. On peut également consulter une carte routière, activée par un système GPS efficace, et qui peut se pincer et s’agrandir de façon tactile. À partir de l’écran, on peut aussi sélectionner la radio HD, et répartir les haut-parleurs aux quatre coins de l’habitacle, activer le lecteur CD intégrer, et actionner les commandes système de climatisation. On peut également sélectionner les commandes vocales, et lorsqu’on fait marche arrière, l’image de la caméra de recul occupe automatiquement l’écran.  De plus, le tableau de bord est également muni d’entrées USB qui permettent de connecter d’autres appareils.

Mais, comme plusieurs chroniqueurs le déplorent, le système CUE n’est pas encore tout à fait au point. L’écran tactile ne répond très bien, et il comprend tellement de fonctionnalités et de gadgets qu’il faudrait passer plusieurs heures à feuilleter le manuel pour tout explorer.

Photo : Auto123.comLaissons la parole aux vrais experts

Aussi, pour le mot de la fin, pour le bénéfice des vrais amateurs, je laisserai la parole aux vrais experts, deux chroniqueurs-auto qui sont de véritables influenceurs dans le domaine de l’automobile ; les pilotes Carl Nadeau, de ZTélé, et Justin Pitchard, du magazine Auto 123.  Les deux s’entendent pour accorder de très bonnes notes à la Cadillac ATS 2013, mais Carl Nadeau se montre un peu plus sévère avec une appréciation générale de 70%. Je vous laisse donc juger par vous-mêmes. Mais, le mieux est encore de l’essayer vous-mêmes. En attendant, bonne lecture! (Lire aussi : Essai routier de la Cadillac ATS 2013, par Carl Nadeau, de Z Télé, et Essai routier de la Cadillac ATS 2013, par Justin Pritchard, de Auto 123)

Et, pour retrouver les véritables influenceurs (francophones) des médias sociaux dans le domaine de l'automobile au Québec, je vous invite à consulter le nouveau TOP 20 – Blogueurs/chroniqueurs (automobile) Québec sur SocialMedia Billboard. 

 

 

1

Marketing d’influence – L’experience «sociale» de Cadillac

posted by Raymond Morin on Dimanche, février 10th 2013

Par Raymond Morin

(Note: Ce billet n'est pas payé, ni commandité. Les propos et les opinions exprimés n'impliquent que son auteur.)  

L'icône de «l'excellence à l'américaine»!

Depuis la fondation de la Cadillac Automobile Company, à Detroit en 1902, la célèbre marque s’est imposée comme la référence de l’ingénierie automobile, et le symbole de la réussite sociale. Son nom, comme son logo, se sont inscrits dans l’imaginaire populaire comme des icônes de «l’excellence à l’américaine».

LogoCadillacAvec la marque Cadillac, General Motors a su bâtir un branding de leadership et d’autorité qui ne s’est jamais démenti. Depuis plus d’un siècle, Cadillac figure comme marque leader parmi les constructeurs automobiles. Pour les consommateurs, c'est le symbole de la qualité. «We don’t just make luxury cars. We make Cadillacs» .

Lauréat du prestigieux prix annuel du «Meilleur véhicule routier en Amérique du Nord», décerné par le North American International Auto Show (NAIAS) en janvier dernier, la nouvelle Cadillac ATS continue d’accumuler les prix et les récompenses, (lire aussi : La Cadillac ATS 2013 accumule les honneurs, par Luc Gagné, sur Sympatico.ca Autos)

Une série Web-télé et une campagne multi-plateformes axée sur l'expérience

En juillet 2012, General Motors a décidé d'innover, et de sortir des sentiers battus. Pour lancer son nouveau modèle de berline à propulsion, la Cadillac ATS, GM s’est attaqué directement au marché international des européennes, d’Audi, BMW et Mercedez-Benz, en voulant démontrer la fiabilité du véhicule à toutes épreuves, et le plaisir de conduite qu'il offre dans toutes les conditions. 

Pour réaliser la campagne Web-télé «Cadillac ATS à l’épreuve du monde»General Motors a fait appel au commentateur Ross Thomas, et au conducteur professionnel Derek Hill, pour aller tester le véhicule sur les routes les plus difficiles du monde. Avec toute l’équipe de tournage, ils se sont rendus en Patagonie, aux fins fonds de l’Argentine, dans le désert aride du Maroc, dans les montagnes rocheuses de la Chine, et dans les rues de Monaco pour tourner des séquences vidéo enlevantes.

La bande-annonce de la série de quatre épisodes, réalisée par le cinéaste Joe Berlinger et le spécialiste de la vidéo automobile, Jeff Zwart, fut d’abord présentée sur le site officiel de Cadillac, quelques jours avant le début des Jeux Olympiques de Londres. Avant d'être diffusée en grande pompe sur la chaîne YouTube de l'entreprise, et les principaux réseaux de télévision, durant la cérémonie d'ouverture.

Dès le départ de la campagne, l'entreprise a adopté une stratégie de multi-plateformes pour faire la promotion de la nouvelle Cadillac ATS dans les médias et sur le Web. Après un déploiement sur les principales plateformes sociales (Facebook, Google+, Twitter) et sites de partages de fichiers photos (Pinterest, Instagram), GM a continué d'alimenter régulièrement la série de 4 épisodes WebTV sur sa chaîne YouTube, qui affiche déjà plus de 63 000 abonnés, et près de 12 millions de vues. 

Miser sur le marketing d'influence pour amplifier le message

Parallèlement à sa campagne Web-télé, General Motors a également voulut pousser l'expérience «sociale» plus loin en la portant au niveau des utilisateurs. En s'associant à Klout pour identifier les influenceurs des médias sociaux (affichant un score social de plus de 60), pour leur proposer un essai routier de 3 jours de la Cadillac ATS, GM a misé sur le marketing d'influence et une campagne d'ambassadeurs pour prolonger la diffusion le message. 

Convaincu de la qualité optimale de conduite de sa nouvelle berline sportive de luxe, General Motors n'a pas hésité non plus à jouer la carte de l'«expérience extrême» en proposant aux participants de s'inscrire aussi à la Cadillac Vacademy, au Spring Mountain Motorsports Ranch. On peut parier que l'apprentissage et les essais routiers des «acamédicien(ne)s» fera l'objet d'une nouvelle série Web-télé.

N'osant pas aller jusqu'à m'inscrire à ces cours, je n'ai quand même pas su résister à la tentation de participer à cette promotion spéciale «Klout Perks» lorsqu'on me l'a proposée. N'ayant aucune aspiration à devenir chroniqueur-automobile, et n'étant pas un «gars de char», j'ai sauté sur l'occasion de vivre une expérience de conduite hors-pair, et de tester la valeur «sociale» de ces campagnes de marketing d'influence. 

Et, j'ai pu constater que la qualité du service est à la hauteur de la réputation de Cadillac. Les responsables de la campagne semblent avoir très bien compris que ce qui motive vraiment les utilisateurs-influenceurs à devenir des ambassadeurs ne peut se monnayer, ni se commanditer. La véritable valeur de leur engagement repose justement sur leur indépendance et leur authenticité (Lire aussi : Social Media Influencers vs Social Media Ambassadors – What Is Their True Value ?).

Dans un prochain billet, je vous partagerai mes commentaires l'expérience «sociale» que j’ai vécu, gracieuseté de General Motors et Klout. Je vous parlerai aussi du système d'infodivertissement CUE de la nouvelle Cadillac ATS, et surtout, je vous raconterai comment j’ai fais plusieurs heureux durant ces trois jours.  À suivre !


 

 

 

  

 

6

2013 – L’année du marketing d’influence et de la Génération C

posted by Raymond Morin on Lundi, décembre 17th 2012

L’heure des bilans

Personne ne peut prédire l'avenir ; ni les scientifiques, ni même les Mayas, qui ont pourtant inventé le langage de calcul binaire. À l’aube de 2013, une seule certitude persiste ; notre vie numérique continuera de s’accélérer.

Heureusement, la période des Fêtes nous impose une pause. Ça nous permet de faire le bilan de l’année qui s’achève, et d’en tirer les leçons qui s’imposent pour celle qui s’annonce. À ce chapitre, l’omniprésence des nouvelles technologies mobiles et des médias sociaux, et leur impact grandissant sur tous les aspects de notre vie, furent certes l’un des points marquants de l’année. 

Le début du règne de la Génération C

 À l’ère numérique, Internet et les médias sociaux ne peuvent plus être considérés comme des phénomènes passagers et sans conséquences.  Au cours des derniers mois, le formidable pouvoir de diffusion du Web a joué un rôle clé dans plusieurs changements majeurs de la société, tant au niveau social que politique et économique. L’évolution des nouvelles technologies mobiles a accéléré le processus de transformation de notre société de consommation.

D’utilisateurs passifs, et jusqu’alors plutôt ludiques, les consommateurs branchés de la Génération C ont vite réalisé le pouvoir d’influence qu’ils peuvent dorénavant exercer à travers les médias sociaux. Tout au long de l’année, on a observé une plus grande maturité s’installer chez les utilisateurs. Ils sont parvenus à s’imposer comme des consomm’acteurs, exigeant de s’impliquer dans tous les aspects de la chaîne.

Les organisations et les entreprises commencent à reconnaître l’importance de ces changements, et à intégrer les nouvelles technologies d’Internet et des médias sociaux dans leurs opérations de communications et de marketing. Les professionnels de plusieurs secteurs se tournent désormais vers les réseaux sociaux pour rejoindre leur clientèle. 

Aussi, en 2013, on peut s’attendre à connaître une nouvelle révolution du e-commerce, marquée par le début d’une nouvelle ère ; celle du marketing d’influence et de la Génération C.

13 tendances majeures qui annoncent l’ère du marketing d’influence

En 2012, plusieurs changements importants ont été observés dans l’industrie naissante des médias sociaux. Des tendances qui ont émergées rapidement, suivant l’évolution accélérée des technologies mobiles et des applications qui se sont multipliées. Les consommateurs branchés se sont aussi vite emparés de ces nouveaux outils pour installer leur nouveau pouvoir d’influence.

Parmi toutes ces tendances fortes, qui ont émergées durant l’année, l’importance qu’a occupé le marketing d’influence dans les médias sociaux est déterminante, et marquera une nouvelle ère du marketing Web. Voici 13 tendances majeures du marketing d’influence qu’il faudra surveiller en 2013, tant du côté des consommacteurs (prosumers) que des marques et des entreprises :

 1 – Le règne des consommateurs branchés de la Génération C se confirme. Au cours des prochains mois, le pouvoir d’influence qu’exerce la nouvelle Génération C va s’imposer dans l’économie d’Internet, et changer radicalement la façon de faire des affaires. (voir aussi sur WindMill Networking : Generation C : Prosumers and Maturialism.)

2 – Le marketing d’influence s’inscrit de plus en plus dans les budgets d’entreprises. Les marketeurs et les chefs d’entreprises (CEO) commencent à comprendre l’impact des nouveaux influenceurs de la Générations C, et intègreront davantage ce volet dans leurs campagnes de marketing. (voir BusinessesGrow : Six Hot Trends in Social Influence Marketing)

3 – Les marketeurs recrutent les ambassadeurs chez les utilisateurs. Les marques recherchent dorénavant de nouvelles façons d’engager les utilisateurs de première ligne (Power Users) dans leurs campagnes pour en faire des ambassadeurs. En 2013, la notion d’ambassadeurs vs influenceurs continuera d’alimenter le débat. (voir aussi sur WindMill Networking : Social Media Influencers vs Ambassadors. What Is Their True Value?)

 4 – Après les «mamans blogueuses», voici les «marraines professionnelles sans enfants». Après les «mamans blogueuses», qui ont grandement influencés les entreprises au cours des dernières années, voici venir les «marraines professionnelles sans enfants» (PANK), indépendantes, branchées et fortunées. (Voir Savvy Auntie : Professional Aunt No Kids)

5 – L’Internet de l’objet et les technologies mobiles favorisent l’offre personnalisée. Les consommateurs branchés de la Génération C prennent encore plus d’importance avec le phénomène de l’Internet de l’objet et des technologies mobiles, qui permettent d’enregistrer tout ce qu’un utilisateur fait. De cette manière, l’évolution des technologies de géolocalisation et du paiement mobile favorisera l’offre personnalisée des commerçants. (voir RF1 – L’internet des objets – Le nouvel eldorado du numérique)

6 – Les entreprises et les professionnels adoptent le rôle d’éditeurs de contenus Web. Grâce aux nouvelles technologies de diffusion et d’automation, les entreprises intègrent mieux les différentes stratégies de marketing de contenus, et adoptent plus facilement le rôle d’éditeur de contenus Web qui leur permet de s’affirmer dans les réseaux sociaux. En 2013, on verra l’émergence d’une nouveau métier ; celui de chef des contenus (Chief Content Officer) (voir aussi sur Virage 2.0 : Curation de contenus – Penser comme un éditeur Web)

 7 – La notion de partage s’impose dans la nouvelle économie des médias sociaux. Parallèlement, l’influence de la Génération C force aussi une nouvelle approche plus sociale des entreprises, basée sur des valeurs plus équitables de partage. La consommation responsable, l’échange équitable et le financement social s’inscrivent dans les nouvelles habitudes des consommateurs. Dans cette nouvelle économie non-marchande, les entreprises devront dorénavant apprendre à donner avant de recevoir. (voir The Week : The Sharing Economy – The Next Big Business Trend)

8 – Les marques apprivoisent les médias sociaux, et se tournent davantage vers leur service à la clientèle. Les entreprises maîtrisent plus facilement les nouvelles technologies d’Internet et des médias sociaux, et comprennent mieux leur position face à la Génération C des consommateurs branchés. Pour assurer leur leadership, ils visent l’amélioration de leur système de gestion du service à la clientèle (Customer Relationship Management System). (voir aussi sur WindMill Networking : Generation C – Where The Customer Finally Becomes The King)

9 – Des récompenses offertes aux utilisateurs en puissance (Power Users). Pour susciter l’engagement des influenceurs, les entreprises invitent désormais les utilisateurs en puissance à devenir des consommateurs de première ligne (presumers), en leur offrant des récompenses pour leur contribution. Avec les programmes de Klout (et Wahooly), ce phénomène prendra encore plus d’ampleur en 2013. (Voir Venture Beat : How Wahooly (and Klout) Are Going To Turn Your Klout Score in Cash…)

10 – Le score social se révèle un critère de recrutement et d’embauche pour les DRH et les universités. L’influence dans les médias sociaux, et le score social, deviennent de nouveaux critères de recrutement et d’embauche pour les DRH des grandes marques. La nouvelle science du marketing d’influence commence à être enseignée dans les universités, et le score social deviendra la nouvelle monnaie d’échange des médias sociaux. (voir BusinessesGrow : Florida State University Class Using Klout to Determine Student Grades)

 11 – Les outils de mesure d’influence ciblent l’engagement des utilisateurs. Avec de nouveaux outils comme Traackr, et Appinions, les outils de mesure d’influence dans les médias sociaux s’affûtent, et ciblent désormais l’engagement et l’influence contextuelle des utilisateurs. Les principaux joueurs emboîtent le pas, et placent les contenus des utilisateurs à l’avant-plan. (voir Appinions : Influence Marketing News – Don’t Take This Out Of Context)

12 – Les TOP listes d’influenceurs prennent de la valeur pour les marketeurs.  Parce qu’elles permettent d’identifier plus précisément les influenceurs, selon des secteurs d’activités spécifiques, les TOP listes s’avèrent de plus en plus populaires auprès des marketeurs. Les listes ciblées se révèleront le St-Graal des marques qui n’hésiteront pas à les monnayer. (voir aussi sur Virage 2.0 : Social Media Billboard – Des listes d’influenceurs par secteurs)

13 – Gagner la confiance des utilisateurs : l’enjeu majeur des entreprises. Les organisations et les marques accordent une plus grande importance à leur e-réputation, et apprendront à mieux gérer les situations de crise dans les médias sociaux, tout en faisant preuve de plus de transparence. Les entreprises réalisent que les marques ne leur appartiennent plus, et que la confiance des utilisateurs se révèle leur principal enjeu pour les prochains mois. (voir TED : Rachel Botsman – The Currency of the New Economy Is Trust)

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que le marketing d’influence annonce une ère nouvelle du marketing Web? Partagez votre opinion et commentez cet article.

Lire aussi :

Sur WindMill Networking :

The Future of Social Media in 2013 : Six Points to Consider, par Jessica Rogers

Three Trends To Consider for Your 2013 Video Strategy, par Jayson Duncan

Social Media for IT Professionals : 7 Trends To Follow, par Neal Schaffer

Sur WebMetricsGuru :

2013 Predictions And Heralding in Imminent Change, par Marshall Sponder

Sur SmartInsights :

Digital Marketing Trends 2013, par Dave Chaffey

Sur B2B Marketing Insider :

The 2013 Marketing Predictions Post : Content Marketing and Social Business, par Michael Brenner

Sur Business2Community :

25 Marketing Predictions for 2013 from Exact Target (Infographic), par Kyle Lacy

Sur iMEDIA Connection :

Social Media Takes Flight in 2013 : 13 Trends (Infographic), par Winnie Brignac Hart

 

 

 

 

1

Le marketing d’influence : une nouvelle science à développer!

posted by Raymond Morin on Mardi, août 14th 2012

Une place toujours plus grande à trouver pour les utilisateurs

Depuis 2009, et l’émergence fulgurante de Klout, la notion d’influence a beaucoup évolué. L’approche des «early adopters» est aussi vite passée d’une analyse quantitative (comme Klout et les autres outils de mesures actuellement accessibles) vers des métriques plus qualitatives (basées davantage sur les réalisations). Du coup, l’importance du «score social» a prit beaucoup moins d’importance dans le débat, et l’intérêt s’est aussitôt tourné vers la recommandation des ambassadeurs, qui représente une plus grande valeur pour les marques (lire : Influenceurs ou ambassadeurs – Quelle est la vraie valeur ?).

Or, à l’aube de nouvelles modifications dans l’algorithme de Klout, qui affecteront probablement le «score» de la plupart des influenceurs de l’heure (donc leur rapport avec les marques), on peut s’attendre à ce que les utilisateurs occupent une place encore plus importante dans l’échiquier.

Six grandes tendances du marketing d’influence sociale

Mark Schaefer à Fox News La science du marketing d’influence dans les médias sociaux continue d’évoluer. Et, l’attention des observateurs se tourne désormais vers de nouvelles métriques, davantage axées sur les réelles valeurs d’influence comme l’engagement et la confiance des utilisateurs. Dans un récent billet sur BusinessesGrow.com : Six Hot Trends In Social Marketing Influence, Mark Schaefer décrit six grandes tendances observées à travers les médias sociaux :

1 – La notion d’influence dans les médias sociaux sort enfin du stade expérimental, pour s’inscrire progressivement dans les budgets de campagnes de marketing des agences.

2 – L’influence sociale descend dans la rue ; les petites entreprises et les commerçants profitent enfin des programmes de récompenses et de fidélisation mis en place (perks) par les outils de mesure.

3 – Le marketing d’influence reste encore une toute nouvelle science, mais il prendra de plus en plus de place dans les préoccupations des professionnels, qui continueront de débattre et d’échanger sur les meilleures pratiques.

4 – Les outils de mesure tendent à intégrer davantage les recommandations des pairs parmi leurs métriques, et cherchent encore le moyen de faire passer ces échanges et interactions en ligne vers une conversion de consommateur

5 – De nouveaux outils de mesure (comme Appinions, de l’Université Cornell) placent dorénavant l’influence dans les médias sociaux en contexte, et se tournent vers des métriques d’analyse des sentiments des utilisateurs.

6 – De plus en plus d’entreprises intègrent désormais les mesures d’influence à l’interne, notamment pour récompenser les meilleurs ambassadeurs de la marque parmi leurs employés (comme PepsiCo).

Six tendances majeures observées dans l’industrie par les experts, et qui démontrent bien que le marketing d’influence prendra de plus en plus d’importance dans les stratégies des marques et des agences.

Huit étapes pour (re)gagner la confiance de la nouvelle Génération C

Cependant, dans le contexte actuel des médias sociaux, il faudra également suivre de près l’impact grandissant des nouveaux consommateurs branchés de la Génération C. (lire La Génération C – Le pouvoir des utilisateurs).

Profitant allègrement du formidable pouvoir viral de leurs recommandations pour imposer de nouvelles règles économiques, les utilisateurs de la Génération C obligent désormais les marques à adopter de nouvelles approches plus sociales que commerciales. Ils se révèlent en quelques sortes les véritables influenceurs des médias sociaux.

Dorénavant, pour obtenir l’engagement de ces nouveaux consomm’acteurs, les entreprises et les commerçants doivent d’abord gagner (ou regagner) leur confiance. Dans une infographie relayée par @DR4WARD (Dr. William J. Ward) sur son blogue, Mark Smiciklas (Intersection1, à Vancouver) rappelle les 8 étapes incontournables pour bâtir (ou rebâtir) la confiance de son réseau : The Path of Building Online Trust – 8 Steps to Build Social and Online Trust :

1 – Communiquez honnêtement et admettez vos erreurs.

2 – N’utilisez jamais les informations personnelles de vos interlocuteurs.

3 -  Ne brisez jamais les engagements que vous prenez.

4 – Assurez vous de répondre rapidement à toute situation.

5 – Faites preuve d’intégrité dans votre approche.

6 – Démontrez une éthique irréprochable dans votre marketing.

7 – Adoptez une charte d’utilisation ouverte et transparente.

8 – Instaurez un historique d’actions positives avec vos abonnés.

Huit étapes simples, mais inéluctables, que les entrepreneurs devront apprendre à mettre en pratique pour (re)gagner la confiance des consommateurs en ligne.

Que pensez-vous de cet article? Participez au débat, et partagez votre opinion. Quelles tendances prendra la nouvelle science du marketing d’influence ? Ces huit règles suffisent-elles à (re)bâtir la confiance des consommateurs ? Faites-nous connaître vos idées à ce sujet.