Pour entreprendre le virage des médias sociaux

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TENDANCES 2011 – Reseaux sociaux et influenceurs du Web

posted by Raymond Morin on Dimanche, février 6th 2011




TENDANCES 2011 : RÉSEAUX SOCIAUX ET INFLUENCEURS DU WEB

LA QUÊTE IDENTITAIRE À TRAVERS LES RÉSEAUX SOCIAUX

Au cours des prochaines années, les réseaux sociaux, les téléphones intelligents, les tablettes numériques et les lecteurs portables s'imposeront définitivement dans notre quotidien. En nous permettant d’améliorer plusieurs aspects de notre vie, du travail à la maison, des loisirs à la connaissance (ou la formation), ces nouveaux outils technologiques deviendront très vite indispensables. À l'échelle mondiale, l'économie bascule vers le e-commerce et les nouvelles applications du Web 2.0 s'avèrent désormais des outils de révolutions sociales.

  Plus que jamais, l’influence du Web se fait sentir dans chacune des sphères de la société. À l’échelle mondiale, les rouages de l’économie capitaliste et marchande se trouvent confrontés à de nouveaux paradigmes qui changent les règles. Grâce aux nouvelles applications des médias sociaux, les utilisateurs d’Internet se révèlent désormais les nouveaux acteurs de la scène économique ; des consomm’acteurs qui ne se contentent plus seulement d’accéder à l’information, mais qui imposent dorénavant d'interagir avec les contenus, avec les marques et les produits. 

À travers les réseaux sociaux, les nouveaux utilisateurs de la Génération C (ne pas confondre avec la génération Z ou natifs numériques – Voir TrendWatchingdictent leurs propres préférences. Grâce aux nouveaux outils du Web 2.0, ils deviennent leur propre diffuseur ; c’est l’ère de l’égocasting, de l’autoexpression et de la quête identitaire.

LA NOTION DES INFLUENCEURS DU WEB

Avec l’émergence du mobile et des nouvelles applications, Internet passe d’un mode ludique à une utilisation pratique et stratégique qui s’inscrit dorénavant dans un cadre professionnel. Cependant, la surabondance d’informations freine encore trop souvent l’adoption des médias sociaux par les entreprises. C’est dans ce contexte qu’interviennent les influenceurs du Web, qui deviennent alors les nouveaux canaux par lequel les marketeurs et les responsables de marque (branding) tenteront de rejoindre leur clientèle.

Les nouveaux paradigmes qu’amènent les médias sociaux imposent aussi une révision en profondeur des stratégies de marketing. Désormais, pour espérer rejoindre leurs clientèles, les marketeurs devront adopter une approche plus conversationnelle, et proposer une expérience de marque de qualité avant de penser à vendre le produit. Il leur faudra oublier les techniques traditionnelles de marketing (push ou outbound marketing), et plutôt chercher à se positionner efficacement (inbound marketing) là où les nouveaux consomm’acteurs pourront les trouver, à savoir dans les médias sociaux. Pour les entreprises qui veulent se démarquer dans les réseaux sociaux les contenus deviennent alors un enjeu majeur.

 Aussi, au sujet de l'importance que vont prendre les réseaux sociaux et les contenus enrichis en 2011, je vous propose de lire le compte-rendu d'une récente étude du GlobalWebIndex, parue dans le site de SocialTimes.com : «2011 : Welcome to the Age of Social Entertainment».Dans la même veine, je vous suggère aussi de consulter deux excellentes analyses typologiques des internautes de @cdeniaud (Cedric Deniaud, de la firme The Persuaders) : Les typologies des interactions avec une marque sur les médias sociaux et Les six typologies d’internautes

L’IMPORTANCE D’ADOPTER UN OUTIL DE MESURE EFFICACE

Dans ce contexte, la mesure du degré d’influence des blogueurs et micro-blogueurs s’avère cruciale, tant pour les marketeurs et les responsables de marque que pour les influenceurs eux-mêmes. D’ailleurs, depuis quelques mois, le sujet alimente les discussions de plusieurs influenceurs, tandis que les start-ups se multiplient pour fournir aux entreprises des outils de mesure efficaces.

 Après Klout et Empire Avenuequi sont rapidement devenus très populaires, voilà Peerindex, TraackrTwitter Grader, Score.ly et TweetRank, pour n’en nommer que quelques-unes. Et, on attend toujours que Twitter Analytics soit enfin disponible. Bref, la notion d'influenceurs du Web prends définitivement de l'importance dans le contexte de la monétisation des contenus. Dans un prochain billet, je vous commenterai le résultat de mes expériences personnelles sur ces différentes plateformes. Pour le moment, mon attention se porte sur les améliorations à apporter au palmarès actuel. Alors, si vous avez des suggestions, je vous invite à nous les transmettre. J'attends vos suggestions sur ma page de groupe Facebook : Influenceurs Web au Québec

DES ALGORITHMES QUI RESTENT ENCORE À DÉVELOPPER

Chacune de ces start-ups, axées sur la mesure d’influence, propose un algorithme différent qui calcule à la fois le poids des réseaux de contacts (d’abonnés ou d’amis), l’amplification des messages, l’engagement et la fréquence des échanges sur les réseaux sociaux. Toutefois, aucun de ces outils de mesure ne fait l’unanimité car la réelle influence reste difficilement mesurable. À part quelques coefficients plus facilement quantifiables, les autres moyens de mesurer l’influence reposent davantage sur des aspects plus subjectifs, comme la proximité, l’expertise, la crédibilité, la confiance et le style.

Malgré tout, en novembre, j’ai eu l’idée de mettre en ligne un premier TOP 100 des influenceurs du Web au Québec. En choisissant de baser mon palmarès sur les résultats du Klout Scorej’ai opté pour l’outil de mesure qui m’apparaissait le plus fiable et le plus complet, tout en sachant très bien qu’il ne pouvait couvrir tous les aspects. Depuis quelques semaines, la compagnie californienne semble vouloir me donner raison de lui avoir fait confiance. Actuellement, Klout expérimente des algorithmes reliés à d’autres réseaux sociaux, dont Facebook, et bientôt LinkedIn, et elle vient de lever 8,5 millions de $US en financement pour développer une liste d'influenceurs. De toutes évidences, il y a donc un très grand intérêt du côté de ce nouvel outil de mesure. 

Ça me semblait donc un bon point de départ pour susciter un premier intérêt et amorcer la discussion. Effectivement, tout en animant le débat, cela m’aura permis de faire la connaissance de plusieurs blogueurs et blogueuses fort intéressant(e)s, et du coup, d’élargir mes sources d’informations pertinentes.

MATIÈRES À TWEETER – SPÉCIAL INFLUENCEURS

Alors, pour vous permettre de patienter jusqu'à la prochaine mise en ligne d'un TOP 100 des influenceurs du Web au Québec amélioré, en février, je vous propose quelques pistes de réflexions sur la notion d’influence à travers les médias sociaux. Plusieurs spécialistes se sont récemment penchés sur le sujet, et plus particulièrement la pertinence de l’outil de mesure de Klout.Tout d’abord, pour ceux qui ne sont pas encore familiers avec le Klout Score, voici quelques explications d’experts :Klout : Social Media Online Scoring and Brand Influencer Marketingsur le blogue du The Chris Voss Show (en anglais). Et, sur celui de Priximmo, en français : Klout : outil d’analyse d’influence sur Twitter, facebook… 

Globalement, la plupart de ces experts s’entendent pour dire qu’il s’agit d’un outil valable bien que partiel, et qu’il y a une dizaine de critères qu’on doit considérer pour établir la véritable influence des spécialistes sur le Web.  C’est le cas, notamment de Laurent Colin (@Laurentec) (merci à @JeanBoileau), qui dresse Les 10 piliers de l’influence sur Internet

 Au début, en novembre dernier, c’est l’américain Mark Schaefer qui m’a donné l’idée d’explorer davantage la notion des influenceurs du Web, et convaincu d’y aller avec Klout : Get Ready, Social scoring will change your life.  Dernièrement, le président de l’agence de marketing interactif d’Atlanta MLT Creative  Billy Mitchell, répliquait à son collègue avec un autre point de vue intéressant dans un article paru sur le site de B2Bbloggers.com : Who Cares About Your Klout? Do You? Par la suite, ça a donné des échanges sur Twitter très constructifs entre les deux spécialistes.

Et, pour terminer, dans la même veine critique, je vous suggère deux autres articles aussi très intéressants à lire à propos de Klout. Des retweets de @palalonde et @etiennechabot et @VeilleSMO : RT@palalonde : Can Klout Really Measure Influence ?, de Jason Keath, via @SocialFresh et RT @etiennechabot RT @VeilleSMO: Why Influencer Marketing Is a Dangerous Fad http://bit.ly/g3Gdmp de Gary Lee, /via @Mashable #influenceurs

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TOP 25 – INFLUENCEURS DU WEB AU QUÉBEC – rév. 30 nov. 2010

posted by Raymond Morin on Mercredi, décembre 1st 2010

TOP 25 – LES INFLUENCEURS DU WEB AU QUÉBEC – révision 30 nov. 2010

DES RÉACTIONS EN CHAÎNE

Vendredi dernier, la mise en ligne du TOP 100 des influenceurs du Web au Québec m'a valut plusieurs commentaires, certains positifs, mais aussi quelques-uns plus acerbes. Certains spécialistes des médias sociaux se sont tout d'abord objectés du manque de rigueur des algorithmes d'évaluation proposés par Klout, et même Empire Avenue. Soulevant, avec justesse, que certains critères se basent encore trop sur un rapport quantitatif (le poids des followers engagés), au détriment d'une analyse qualitative comme il se devrait, ils ont remis en question la pertinence d'une telle liste. Déclarant qu'une telle démarche de hiérarchisation s'avérait futile (voire même «So 1.0!»), mes détracteurs n'avaient cependant aucune autre méthode de calcul à proposer. 

ÉVALUER LA VALEUR DES INFLUENCEURS?

Je n'ai jamais prétendu que les méthodes de mesure de Klout (basée sur 35 variables), ni même celle d'Empire Avenue, étaient parfaites. Au contraire, à travers mes plus récents billets, je défends plutôt le point de vue contraire, en soutenant qu'il n'existe pas de méthode infaillible pour évaluer, et déterminer, qui peut, ou non, prétendre être un expert des médias sociaux (Voir billet : Il n'existe pas d'experts en médias sociaux). Le Web social est en pleine effervescence avec les réseaux qui se multiplient, et les outils technologiques qui évoluent à une vitesse folle. Personne ne peut prétendre maîtriser parfaitement chacun des aspects, sinon que de pouvoir partager ses observations. 

Or, depuis un certain temps, on voit se profiler une tendance lourde de monétisation des influenceurs du Web par les marketeurs et les responsables de marques. Est-ce qu'on devra attendre qu'ils nous imposent leur propre liste, basée uniquement sur le nombre de followers, de tweets et autres rumeurs dans la blogosphère? 

L'ALGORITHME DU KLOUT SCORE

 Alors, à défaut qu'on nous propose la méthode idéale, je me suis fié sur les résultats de l'algorithme de Klout pour dresser une liste des 100 influenceurs du Web au Québec. On peut très bien les critiquer, et je vous invite à le faire en vous adressant directement aux responsables du site. Ça ne pourra qu'améliorer encore davantage l'algorithme… 

Or, en une semaine, ce même algorithme a joué à mon avantage. Depuis la publication de ma première liste, ma cote d'influenceur est passée de 49 à 57… résultats Klout score à l'appui (voir RaymondMorinV2), me faisant passer de la 49ième position, à la 23ième!!!??? À priori, est-ce que ça prouve que je suis devenu pour autant un expert des médias sociaux? Absolument pas! 

Sinon, que cette liste démontre deux choses :

* qu'avec des contenus qui rejoignent les utilisateurs, intégrés dans une planification stratégique bien orchestrée, il est possible de créer un buzz efficace autour d'une marque, ou d'un produit, en se servant des médias sociaux. Même pour un professionnel…

* quoiqu'on en dise, les listes et les palmarès auront toujours la cote, et suscitent toujours la curiosité. Surtout de ceux qui s'y trouvent… ou non…

TOP 25 – LISTE DES INFLUENCEURS DU WEB AU QUÉBEC (francophones)

Alors, tout juste avant de quitter pour deux semaines de vacances bien méritées, je vous propose, une récente révision du classement du TOP 50 (en date du 30 novembre 2010), en deux tranches, en commençant par le TOP 25. 

Tout d'abord, en une semaine, il y a eu d'importants mouvements dans le sélect TOP 25 : notamment, avec martinlessard, qui passe de la 24ième à la 12ième, et e_veilleur, qui saute de la 12ième à la 8ième. Sans oublier le Network de guglielminetti qui passe de 74 à 97…!!! 

Vous remarquerez également l'entrée dans le sélect TOP 25 de Mariejugag, joplam et Cindyrivard. Bienvenue!

NOTE : Vous excuserez le mauvais alignement des colonnes ; je n'ai pas encore reçu d'offre d'un programmeur HTML/CSS pour m'aider à régler ce problème. ;-(

KLOUT SCORE – 30 NOVEMBRE 2010 

 

Nom d'utilisateur                  Klout score True reach Amplification Network

 

1 guglielminetti                  75                 180            84                     97

2 michelleblanc                 66                 4K              53                     70

3 laurentlasalle                    65                 411            47                     72

4 bdescary                          65                 13K            41                     71

5 PhilippeMartin                64                  2K              44                     75

6 patdion                             64                  2K              47                     70

7 ginades                            62                  2K              44                     68

8 e_veilleur                         62                  325            43                     68

9 NicolasRoberge             62                   2K             48                     66

10 DanyPaquin                  62                   911           48                     66

11 PierreLucLemay           62                  1K              45                     67

12 martinlessard                61                   502           41                     68

13 MarioAsselin                 61                   2K             45                     66

14 Mariejugag                    60                   2K            45                     66

15 JeanBoileau                  60                   453           44                     66

16 KimAuclair                     60                   968           43                     66

17 joplam                              60                   16              39                     66

18 DominicDesbiens        60                   267           45                      65

19 DominicArpin                  60                  19K            41                     62

20 LucDupont                     59                  2K              35                     64

21 guillaumebrunet           58                  384            38                     84

22 AlexBoileau                   58                  14              39                     63

23 RaymondMorinV2        57                  26              33                     67

24 Cindyrivard                    57                  767            39                     64

25 NathalieCollard            57                  657            37                     63

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Billet : Il n’y a pas d’experts en médias sociaux

posted by Raymond Morin on Lundi, novembre 15th 2010

BILLET

«IL N’Y A PAS D’EXPERTS EN MÉDIAS SOCIAUX» – DIXIT TIM BAKER

Au cours des dernières semaines, la profession de consultant en médias sociaux en a fait jaser plusieurs. En 2012, les entreprises auront plus que doublé leurs investissements dans les médias sociaux, représentant un nouveau marché de plus de 840 millions de dollars1. On comprend que certains se montrent plutôt chatouilleux sur la question. 

  Aussi, en feuilletant l’encart du Salon du Livre de Montréal (dans La Presse du Week-end), j’ai eu la surprise de découvrir que mon éditeur offre des «consultations gratuites» avec ses «auteurs-experts» durant les séances de dédicaces auxquelles je participerai… Je ne m’attendais pas à ça, et je vous avoue que ça suscite un certain malaise. Ce n'est pas tant pour la consultation gratuite que pour l'appellation d'«expert»…

Soyons clairs, je n’ai jamais prétendu être un «expert» des médias sociaux, bien au contraire. Par ailleurs, je ne connais encore personne qui puisse vraiment prétendre à ce titre. Comme la plupart des internautes actifs, je surfe d’une découverte à l’autre, et j’expérimente d’une application à l’autre. À la vitesse accélérée qu’émergent les nouvelles applications et les nouveaux outils du Web, il faudrait effectuer une veille technologique de 24 heures sur 24 pour rester sur la vague.

 En fait, le seul titre que j’ose revendiquer est celui d’auteur, observateur et vulgarisateur des médias sociaux. Paru récemment dans le journal Les Affaires (13 au 19 nov. 2010), le billet de Martine Turenne résume d'ailleurs parfaitement mon point de vue à ce sujet. La journaliste y cite Tim Baker (CEO FD Kinesis) qui affirme «Il n’y a pas d’experts en médias sociaux». Un avis que semblent partager plusieurs spécialistes ; ce n’est qu’après 15-20 ans d’expériences sur le terrain, en première ligne, que l’on pourrait vraiment déterminer  si un professionnel a atteint un certain niveau d’expertise. Et, pourtant, même s'il n'a jamais enseigné à l'université, ça n'aura jamais empêché le Prof Séguin de faire rayonner les sciences auprès d'un très large public…

 

Personnellement, j’ai choisi de laisser ce débat aux autres. Même si j’œuvre dans ce domaine depuis plus d’une génération, j’ai toujours opté pour une approche généraliste, avec une vision élargie, à 360 degrés, du phénomène social qu’est vite devenu Internet. Et, si je me fie aux commentaires reçus, c’est ce que semblent aussi rechercher une grande majorité d’entrepreneurs indépendants et de dirigeants de PME. Avant d’embarquer dans le train, et de se tourner vers les experts et les spécialistes, ils veulent d’abord se faire une meilleure idée des enjeux, et se dresser un portrait plus global du phénomène, pour ensuite mieux prendre les décisions qui s’imposeront.

 

Depuis le début, en évoluant à travers la faune des pseudo gurus, et autres papesses du Web 2.0, je me suis toujours considéré à part, un peu comme un électron libre qui ne se rattache à aucune école. Aujourd'hui encore, je préfère intervenir en tant que communicateur-vulgarisateur de la nouvelle science du Web, un peu à l’instar du prof, qui n'aura toujours cherché qu’à transmettre sa passion aux intéresssé(e)s.

Dans l'écosystème du Web, je me considère comme un observateur privilégié des médias sociaux et de la culture numérique, qui témoigne de ses propres expériences, pour tenter de cerner les meilleures pratiques du Web en entreprises. Un peu comme un pharmacien, ou un médecin généraliste, à qui on va demander de diagnostiquer une situation, et de prescrire une solution, avant de référer le cas à un spécialiste, pour un traitement plus en profondeur si nécessaire.

 En utilisant un langage simple, et facile à comprendre, je cherche à synthétiser et vulgariser les nouvelles notions du Web 2.0 et des médias sociaux, pour aider les entrepreneurs à mieux saisir les enjeux de l’ère numérique. M’adressant autant au travailleurs autonomes qu’aux chefs d’entreprises ou d’organisations, je décris les nouvelles applications du Web dans un contexte professionnel, qui dépasse largement l’aspect ludique des réseaux sociaux. Avec des mises en situation et des exemples concrets, je m’efforce d’apporter une vision globale du phénomène des médias sociaux. C’est ce qui ressort toujours de mes ouvrages.

 Avec mon premier livre ; «Culture Web à la portée des PME»2, je décrivais les avantages qu’apportaient déjà les premiers outils du Web, il y a près d'une dizaine d'années. Une décennie plus tard, je poursuis dans la même veine en décrivant les nouvelles applications du Web 2.0 en entreprises, avec le nouveau guide «Comment entreprendre le virage 2.0»3. Dans le même esprit, mon prochain bouquin, qui paraîtra au printemps 2011, traitera notamment des nouveaux outils émergents du Web 2.0, et des nouvelles tendances du marketing avec le web mobile.

Au cours des quinze dernières années, entre les deux ouvrages, je n’ai jamais cessé d’accompagner de nombreux entrepreneurs et nombreuses organisations dans leur virage vers le Web social (ou communautaire). Aujourd’hui, les ateliers de formation d’initiation ou d’optimisation des médias sociaux que je propose aux professionnels, tout comme les sessions de coaching plus personnalisés que j’offre aux entrepreneurs, sont développés autour de ces nouvelles notions, et véhiculées à travers mes ouvrages et mes écrits.

  

Ce qui me motive vraiment, c'est de pouvoir partager mes observations ; celles d'un internaute à l'affût, d'un consomm'acteur avisé, qui scrute continuellement la toile à la recherche du meilleur plan. Les observations d'un professionnel des médias sociaux et de la culture numérique qui cherche sans cesse à mieux comprendre les nouvelles applications du Web, dans un contexte pratique. Celles d'un explorateur, d'un chercheur, en quête perpétuelle des meilleures pratiques des médias sociaux et de la nouvelle science d'Internet. Celles d'un véritable passionné des nouveaux médias qui n'aspire, en bout de ligne, qu'à partager aussi souvent que possible ses découvertes au plus grand nombre de professionnels.

Alors, en terminant, je vous souhaite une bonne lecture de mes Tweets et retweets d’automne (1ère partie), et je vous invite à venir me rencontrer au Salon du Livre de Montréal, le vendredi 19 novembre :

-       de 18 h. 30 à 19 h.30 : au kiosque 466 (Éditions Transcontinental), pour une séance de dédicaces

-       de 19 h. 30 à 19 h.55 : à la Grande Place, pour une table ronde : Médias sociaux : les nouveaux outils émergents du Web 2.0, avec Dominic Arpin et Patrick Dion. Une discussion animée par Bruno Guglielminetti.

Au plaisir de vous y rencontrer,

Raymond Morin

1 -  Selon une récente étude du Winterberry Group.

2 –  Paru en septembre 2001, aux Éditions du Groupe Électrogène (Le Lien Multimédia))

3 – Paru en mars 2010, aux Éditions Transcontinental (Collection Entreprendre), en collaboration avec la Fondation de l’entrepreneurship du Québec.

 

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Dresser le portrait Web 2.0 de l’entreprise

posted by Raymond Morin on Vendredi, juin 4th 2010

«COMMENT ENTREPRENDRE LE VIRAGE 2.0»

par Raymond Morin

L'optimisation des médias sociaux : dresser le portrait Web 2.0 de l'entreprise

L’émergence phénoménale des sites de réseautage social (Facebook, MySpace), de partage de fichiers (YouTube, FlickR) et de micro-blogging (Twitter) retient définitivement l’attention des professionnels et des entrepreneurs de tout acabit. On cherche à mieux comprendre les médias sociaux pour en profiter dorénavant dans un contexte professionnel. On parle désormais d’optimisation des médias sociaux (Social Media Optimization ou SMO).

Toutefois, si une entreprise ou une organisation souhaite intégrer certaines de ces applications, elle devra d’abord réévaluer la manière qu’elle exploite déjà le commerce électronique à travers son site, comment elle exploite le marketing viral, le courrier électronique et le référencement qui sont à la base du Web en entreprise. Il devra s’interroger également sur son identité numérique, et revisiter l’image de marque qu’il voudra véhiculer à travers les médias sociaux.

Pour plusieurs entrepreneurs, l’optimisation des médias sociaux va d’abord se traduire par une nouvelle technique de référencement naturel qui leur permettra d’atteindre leur premier objectif de positionnement dans le réseau. Dans un premier temps, c’est souvent par le biais d’une nouvelle visibilité qu’ils escomptent réaliser un retour sur leur investissement. Ils souhaitent susciter de nouvelles opportunités d’affaires, voire même en réalisant de nouvelles ventes. Une première démarche qui s’inscrit dans une approche de marketing traditionnel qui atteint cependant très vite ses limites auprès de la nouvelle génération d’utilisateurs.

Le plein potentiel de l’entreprise 2.0 ne se limite pas à des opérations de référencement s’inscrivant dans des stratégies traditionnelles de marketing et de ventes basées sur l’approche conventionnelle. Plusieurs entrepreneurs et de nombreux professionnels exploitent déjà avec succès les possibilités du web collaboratif, en les appliquant pour leur service à la clientèle ou à travers leur gestion des ressources humaines. Si on veut pleinement apprécier le potentiel du Web 2.0 au sein d’une entreprise, on doit reconsidérer les objectifs de retour sur investissement (ROI) sous un nouvel angle, davantage axé sur de nouvelles méthodes de travail et de collaboration, car les bénéfices qu’on peut retirer des médias sociaux et du Web 2.0 ne se chiffrent pas toujours en argent sonnant.

DÉFINISSEZ D’ABORD VOTRE POTENTIEL WEB 2.0

L’élaboration et le déploiement d’un plan SMO nécessitent une certaine réorganisation du processus d’opérations d’une entreprise. L’entrepreneur ou le professionnel qui opte pour une nouvelle stratégie axée vers les médias sociaux doit considérer l’importance d’une préparation adéquate. Un plan d’optimisation des médias sociaux impliquera une réorganisation en profondeur des ressources humaines, et une redéfinition des objectifs corporatifs. Il trouvera bien sûr de nombreux avantages aux applications du Web 2.0 en entreprise, mais il devra se préparer à des changements de méthodes de travail et de collaboration.

La première étape d’une bonne préparation au virage du Web 2.0 consiste à identifier les éléments clé, sur lesquels on pourra  compter, au sein de son entreprise. Du coup, ça permettra également de cerner plus rapidement les réticences que l’on risque de rencontrer dans le processus de changement. Pour dresser le portrait Web 2.0 de votre organisation, déterminez d’abord l’importance qu’y occupent les natifs numériques. Puisqu’ils seront en première ligne des changements, ils s’avèrent la pierre angulaire d’un virage réussi vers l’entreprise 2.0.

Voici deux opérations simples pour établir le portait de la situation :

A – Établissez l’inventaire de votre personnel, ou de vos collaborateurs, en commençant par identifier les natifs numériques, c’est-à-dire tous ceux de moins de 25 ans. Puisqu’ils savent mieux que quiconque exploiter les nouvelles applications du Web 2.0, placez-les dès le départ au centre des changements. Tout au long du processus, assurez-vous de considérer leur opinion. Ils constitueront les éléments clé de votre succès dans les médias sociaux. Sur la même liste, regroupez ensuite le reste de votre personnel selon les générations (X, Y) auxquelles ils appartiennent. Pour chacune de ces sous-catégories, vous pourrez alors mieux identifier les migrants numériques (early adopters), qui viendront éventuellement contribuer aussi au projet. Enfin, parmi les baby-boomers de votre personnel cadre ou de vos principaux collaborateurs, identifiez ceux qui participeront également.

B – Demandez-leur de spécifier quelles applications Web 2.0 ils utilisent eux-mêmes le plus souvent, et de vous décrire de quelles façons elles améliorent leur qualité de vie. Comment ils croient que les applications du Web 2.0 et les médias sociaux viendront améliorer leurs méthodes de travail et de collaboration. Ces révélations permettront de mieux cerner leurs attentes face au phénomène du web collaboratif, et de mieux comprendre les motivations des utilisateurs.

En identifiant dès le départ les joueurs clés au sein de vos ressources humaines ou de vos collaborateurs, il vous sera alors beaucoup plus facile d’intégrer plus tard de nouvelles pratiques et de nouvelles solutions technologiques. Ce premier état des lieux permettra de mieux cibler les forces et les faiblesses de votre organisation, avant qu’elle n’amorce définitivement son virage vers l’entreprise 2.0. Une phase de préparation qui vous permettra de cibler encore plus clairement les services et départements de votre entreprise, ou de votre organisation, qui mériteront une attention plus particulière dans votre plan SMO.

Extrait du livre «Comment entreprendre le virage 2.0», par Raymond Morin. Paru aux Éditions Transcontinental (Collection Entreprendre), en collaboration avec la Fondation de l’entrepreneurship du Québec.

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Être sur Twitter pour y être, cela ne sert à rien

posted by Raymond Morin on Vendredi, mars 26th 2010

« ÊTRE SUR TWITTER POUR Y ÊTRE, CELA NE SERT À RIEN »

C'est avec cette citation qu'Alain McKenna, du Journal Les Affaires, coiffe le résumé de mon entrevue. À travers tout l'intérêt que ça suscite déjà chez les entrepreneurs et les professionnels, je m'attends aussi que ça soulève un certain tollé de la part de plusieurs collègues qui ne jurent plus que par Twitter…

Quoiqu'il en soit, je persiste et signe… Mais, entendons-nous bien, je ne dénigre nullement ces applications. Au contraire, j'y consacre autant d'importance que pour chacun des nouveaux outils du Web 2.0. Je dis simplement qu'il faut savoir choisir les médias sociaux qui répondent vraiment aux besoins des entreprises et des professionnels. Et, qu'il n'est pas nécessaire d'être partout à la fois pour bénéficier des avantages des nouveaux outils.

Jusqu'à la sortie de mon ouvrage au début du mois, j'avais volontairement limité mon intervention en ligne à un rôle de recherche et d'analyse. Sinon, pour certaines plateformes, pourtant très populaires comme la blogosphère et le micro-blogage, j'ai tout simplement choisi d'emprunter la courbe naturelle d'adoption des médias sociaux. Écouter d'abord ce qu'il s'y échange et s'y dit, et relever les meilleures pratiques avant de m'y lancer moi-même. Considérant qu'un blogue ne doit pas se limiter à de la plogue, j'ai préféré attendre d'avoir enfin de la matière (des contenus) pour échanger et converser sur des sujets d'intérêts. 

Durant l'entrevue, Alain McKenna a soulevé plusieurs points que les autres journalistes n'ont pas abordés. En me permettant de m'exprimer davantage sur certains sujets traités dans l'ouvrage, il m'a fournit sans le savoir le fil conducteur de mon premier blogue. 

Aussi, au cours des prochaines semaines, à l'instar de cette première citation, je continuerai d'alimenter régulièrement ce nouvel espace de blogue avec des extraits d'autres entrevues que j'ai réalisées avec les médias (radio, télé et imprimés) durant la promotion du livre. 

En souhaitant donc susciter de nouveaux échanges, et animer des débats d'idées constructifs, je vous invite à me partager vos commentaires. 

(pour consulter l’article d’Alain McKenna sur le site Les Affaires.com)

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Comment entreprendre le virage 2.0

posted by Raymond Morin on Mercredi, février 17th 2010

En première ligne du Web 2.0 en entreprises, « Comment entreprendre le virage 2.0 » propose une vision globale des médias sociaux et de leurs applications dans un contexte professionnel.

S’adressant autant aux travailleurs autonomes et aux professionnels de tous les secteurs, qu’aux dirigeants d’organismes et aux chefs de petites, moyennes et grandes entreprises, « Comment entreprendre le virage 2.0 » présente chacune des applications les plus utilisées en milieu de travail.

Dans un langage simple, concis, « Comment entreprendre le virage 2.0 » suggère des premières pistes de solutions pour

* Trouver les médias sociaux qui conviennent à votre entreprise

* Implanter les meilleures applications collaboratives

* Profiter des nouveaux outils du Web

Sur ce nouvel espace Web, au fil de l’inspiration et de mes recherches sur le Web, je vous présenterai des billets courts sur les enjeux de la nouvelle génération C et de la culture numérique en entreprises. Vous pourrez également accéder aux archives de mes billets et articles précédents sur les nouvelles méthodes de négociations, de travail et de collaboration.

Je vous invite donc à faire de cette nouvelle page Web une plate-forme d’échanges