Une nouvelle vague de travailleurs autonomes
UNE NOUVELLE VAGUE D’ENTREPRENEURS INDÉPENDANTS
Selon une récente étude de Services Kelly, la récession économique explique la nouvelle vague de travailleurs autonomes que l’on observe partout au pays. Selon Karin French, VP et directrice générale des opérations canadiennes de l’organisme, les nombreuses pertes d’emploi poussent les professionnels à se réinventer comme entrepreneurs indépendants, pigistes et consultants.
L’enquête, réalisée auprès de plus de 15 000 canadiens, démontre que c’est au Québec (24 % des répondants) que se trouve la plus forte concentration de travailleurs autonomes, devant l’Ontario (21 %) et l’Alberta (20 %). Et, que c’est dans les Maritimes, au Nouveau-Brunswick (16 %) et en Nouvelle-Écosse (13 %), que la culture entrepreneuriale semble la moins répandue. 
L’Indice Kelly sur la main-d’œuvre mondiale révèle aussi que c’est parmi les baby-boomers (26 %) que l’on compte actuellement le plus grand nombre d’entrepreneurs indépendants (ou agents libres), suivis de la Génération X (21 %) et de la Génération Y (18 %). Par contre, au niveau des intentions, c’est tout le contraire : 22 % des répondants des Y souhaitent démarrer leur propre entreprise, contre seulement 16 % des X (30-47 ans) et 13 % des baby-boomers (48-65 ans). Comme il fallait s’y attendre, les trois principaux facteurs d’hésitation sont l’incertitude reliée au revenu, le risque d’échec et l’absence d’aide.
Bien sûr, on est encore loin d’une culture entrepreneuriale généralisée, mais on peut déjà se réjouir que près d’un répondant sur cinq (18 %) songe sérieusement à prendre sa carrière en main, et à opter pour le défi entrepreneurial et le travail autonome. Et, si l’on ajoute ceux qui dirigent déjà leur propre entreprise (21 %), c’est près de deux répondants sur cinq qui s’est engagé dans le virage de l’entrepreneurship. Plusieurs facteurs positifs ressortent donc de l’Indice Kelly.
D’ailleurs, le fait que le Québec regroupe la plus forte concentration de nouveaux entrepreneurs indépendants, n’est sûrement pas étranger aux efforts de certains dirigeants d’organismes comme Marc Dutil avec l’École d’entrepreneurship de Beauce, Michel Bundock avec le Groupement des chefs d’entreprise du Québec et Mario Girard de la Fondation de l’entrepreneurship du Québec. Chacune de ces organisations québécoises contribue à valoriser la culture entrepreneuriale, notamment en supportant la relève de la Génération Y. Dans le même sens, je pense aussi aux activités de sensibilisation à l’entrepreneuriat jeunesse du Réseau des Carrefours Jeunesse-Emploi du Québec (RCJEQ), comme à celles de la Coopérative d’entrepreneurs ruraux émergents (CERE), et de l’Association des collèges communautaires du Canada (ACCC). Chacun de ces programmes mérite aussi pleinement d’être souligné et encouragé.
On peut aussi se réjouir de constater que pour ces organismes, la nouvelle culture entrepreneuriale s’inscrit désormais à travers l’apprentissage des médias sociaux. Au cours des dernières semaines, chacune de ces organisations québécoises m’a clairement démontré son enthousiasme et sa détermination à entrer dans la nouvelle ère numérique, en mettant de l’avant plusieurs activités destinées à la relève, et plus particulièrement à la nouvelle Génération Y. Aussi, que ce soit par le biais de mon nouvel ouvrage, ou par les formations prévues, je serai ravi de les accompagner pour entreprendre le virage 2.0 avec assurance…
La revanche de la Génération A
La revanche de la Génération A
Le week-end dernier, quelques rencontres faites au hasard m’ont démontré, une fois de plus, que les médias sociaux rejoignent dorénavant toutes les couches de la société, y compris celle des aînés. Tandis que les observateurs mettent désormais le focus sur l’arrivée des natifs du Web sur le marché du travail, les séniors numériques (55 ans et plus) se manifestent de plus en plus nombreux sur la Toile.
Cette nouvelle Génération A (A pour aînés), qu’on désigne aussi comme les zoomers (re : Moses Znaimer avec le magazine Zoomer), regroupe en fait les nombreux baby-boomers (nés entre 1947 et 1964) qui ont su s’adapter aux nouveaux outils du Web, ou qui entreprennent de le faire. Souvent retraités, ou semi-retraités, ils bénéficient d’un pouvoir d’achat appréciable qui leur permet de privilégier la qualité de leur expérience de vie au détriment du reste. Ils ont définitivement adopté un style de vie urbaine, et profitent pleinement de leur temps libre. Aussi, malgré toutes les craintes qu’ils éprouvaient au départ, ils sont de plus en plus en plus nombreux à adhérer au réseau Internet, et à y trouver de nombreux avantages.
Vendredi, 9 avril 2010 – 17 h. à 19 h. Hôtel de ville de Saint-Gabriel-de-Brandon
Tout d’abord, vendredi soir au vernissage de la peintre Magalie Comeau, j’ai rencontré plusieurs personnalités de la région qui n’ont cessé de me jaser de Facebook et de Twitter. De la candidate du PLC dans Berthier-Maskinongé, madame Francine Gaudet, qui s’enthousiasmait devant toutes les possibilités du Web 2.0 pour sa prochaine campagne. Au maire de la petite municipalité de La Visitation-de-l’Île-Dupas, en poste depuis trente ans, m. Maurice Désy, qui s’avouait dépassé par l’informatique, tout en reconnaissant devoir faire installer de la fibre optique sur son territoire pour répondre à la demande d’Internet haute-vitesse. Sans oublier la jeune peintre, Magalie, que je vais accompagner virtuellement à travers sa nouvelle incursion dans les médias sociaux pendant qu’elle sera au Pavillon du Canada à Shangai. Une fantastique aventure que je me ferai un plaisir de vous faire suivre à travers son nouveau blogue.
Samedi, 10 avril 2010 – 14 h. 30 Rives du Lac Hénault (Mandeville, QC)
Le lendemain après-midi, tandis que je croquais des images du paysage dans le sous-bois, sur les rives du Lac Hénault, nous avons rencontré notre charmant voisin Albert. Soixante-sept ans bien sonnés, il nous expliquait, les yeux tout pétillants, à quel point il appréciait grandement l’arrivée d’Internet haute-vitesse dans la région. Dorénavant, grâce à Skype, il pouvait communiquer à tous les soirs avec sa fille qui s’était exilée aux USA pour un long voyage. Désormais, ils pouvaient échanger instantanément photos, vidéos et musiques, et ainsi voir évoluer sa petite-fille chérie durant leur périple. Il nous racontait aussi fièrement comment, dorénavant il dénichait les meilleurs «deals» grâce à Internet. Comment il venait justement de s’équiper d’une caméra HD pour beaucoup moins cher, chez un détaillant de la région qu’il avait découvert sur le Web. Puis, il nous révélait timidement s’être inscrit sur un site de réseautage social dans l’espoir de faire de nouvelles rencontres et combler un peu sa solitude… Bref, maintenant qu’il profitait des nombreux avantages des outils du Web 2.0, il n’allait plus pouvoir s’en passer.
Aussi, après ces quelques rencontres, je suis revenu en ville, convaincu plus que jamais qu’il fallait aussi considérer cette catégorie d’âge dans notre approche. Dans le blogue du CEFRIO, (dernière mise à jour 3 février 2010) Annick Desforges décrit très bien l’importance de la Génération A : « Le Québec compte désormais un million d’aînés internautes réguliers et 475 000 occasionnels. En d’autres mots, presque la moitié (48 %) des Québécois de 55 ans et plus naviguent tous les jours sur Internet… c’est de toute évidence celui pour lequel on observe le plus fort taux de croissance (35 %) depuis ces deux dernières années.»
Un peu partout dans le monde, d’autres études confirment la tendance du virage Web 2.0 des aînés et des baby-boomers. Accenture souligne notamment que lorsqu’il s’agit de créer un nouveau blogue, d’utiliser Twitter ou de s’inscrire à un site de réseautage social, les 45-55 ans prennent le virage 2.0 à un taux 20 fois supérieur aux 18-24 ans. Tandis que l’Institut de recherche américain Pew vient de publier une analyse qui démontre que les baby-boomers ont massivement adopté le numérique ; ils regroupent désormais 34 % des internautes (contre 28 % en 2000) et génèrent près du tiers (32 %) du trafic contre un peu moins du quart (24 %) il y a dix ans.
On ne peut plus négliger la présence des aînés de la Génération A à travers les médias sociaux. Au cours des prochaines années, ils prendront une place toujours plus importante, et exigeront des contenus et des services mieux adaptés à leurs besoins. Les entreprises et leurs agences interactives devront dorénavant considérer ce nouveau paradigme dans leur approche du Web 2.0.
Comment entreprendre le virage 2.0