Pour entreprendre le virage des médias sociaux

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Le projet ARISTOTE

posted by Raymond Morin on Jeudi, janvier 16th 2014

Le projet ARISTOTE

par Raymond Morin

«Le tout est (toujours) plus grand que la somme des parties» ARISTOTE

images-2Le projet ARISTOTE, vise à regrouper les meilleurs contenus nichés dans chacun des secteurs d’intérêts des médias sociaux, et à promouvoir les services professionnels des meilleurs spécialistes, dans un même réseau d’échanges et de partage de connaissances.  En participant à ce vaste réseau, et en partageant leurs contenus et leurs compétences avec d’autres professionnels, chacun profitera de la force du groupe pour faire progresser leur propre carrière.

Le concept d’échange et de collaboration derrière le projet ARISTOTE est simple, et repose sur ce qui est à la base de l’influence des médias sociaux ; le pouvoir de la communauté et de la réciprocité.  «Le tout est (toujours) plus grand que la somme des parties».  Chacune des plateformes participantes sélectionne, traduit et publie d’abord les articles des blogueurs – collaborateurs des autres plateformes dans ses colonnes régulières, suivant ses propres politiques éditoriales.

Toutefois, l’objectif principal du projet ARISTOTE est de susciter de nouveaux débouchés pour les services des spécialistes des médias sociaux membres du réseau. À travers le réseau, chacun des professionnels inscrits pourra compter sur l’apport des meilleurs spécialistes pour l’aider à répondre aux besoins plus spécifiques de leurs clients (les questions plus pointues auxquelles ils ne peuvent eux-mêmes répondre), et leur apporter ainsi un service plus complet. En permettant à tous les professionnels inscrits au réseau de proposer des solutions plus complètes, voire clés en main, référées par les meilleurs spécialistes dans le monde, le projet ARISTOTE constituera très certainement un levier important pour la carrière de chacun des participants.

Développé et mis en place au cours des deux dernières années, le projet ARISTOTE  regroupe déjà les intérêts de plusieurs professionnels, entreprises et organisations des médias sociaux, basées dans différentes villes américaines et canadiennes.  Chacune de ces plateformes est prête à collaborer et à échanger contenus et services à travers ce nouveau réseau professionnel. Les détails d’un premier pont avec la côte ouest américaine seront annoncés au printemps 2014. Des discussions sont également entreprises avec des organisations en Amérique du Sud et en Europe pour étendre le mouvement.

Si vous êtes intéressés à y participer, proposez-nous un texte de plus de 750 mots, et moins de 1 250 mots, nous expliquant la place qu’occupe votre créneau dans l’écosystème des médias sociaux, et pourquoi vous souhaitez collaborer au projet ARISTOTE.

 

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Comment reconnaître les ambassadeurs dans les médias sociaux

posted by Raymond Morin on Mardi, octobre 29th 2013

Par Raymond Morin

Une question de contexte, de contenus et de synchronicité 

cropped-SynchroniCityAujourd’hui, avec l’omniprésence des plateformes sociales et des technologies mobiles, les entreprises et les organisations investissent davantage dans des campagnes de marketing d’influence dans les médias sociaux. Le pouvoir d’influence des consommateurs les a forcé à adapter leur approche, et à miser davantage sur l’impact des recommandations de pair-à-pair, et l’aspect viral du ¨bouche-à-oreille¨ pour rejoindre leur clientèle. 

Un des premiers enjeux des professionnels du marketing consiste donc à identifier les influenceurs potentiels au sein de leur communauté, et à reconnaître, parmi eux, ceux qui se révèleront les meilleurs ambassadeurs.

Dans mes deux derniers articles sur Virage 2.0, j’identifiais les principales typologies d’influenceurs que l’on retrouvent généralement sur les différentes plateformes sociales, et les cinq conditions essentielles de l’influence dans les médias sociaux (Lire aussi : Influenceurs et ambassadeurs : Savoir faire la différence et Les cinq ¨C¨ du marketing d’influence dans les médias sociaux).  Deux premiers volets d’une analyse contextuelle, qui permettent seulement d’identifier les influenceurs et les experts des médias sociaux de son secteur d’activités, en se basant uniquement sur leur capital social.

Pour développer une campagne efficace de marketing d’influence dans les médias sociaux, les marketeurs ne peuvent plus se fier seulement sur le rayonnement et la portée des influenceurs. Ils doivent plutôt chercher à identifier parmi eux les meilleurs ambassadeurs, pour installer un contexte favorable et développer une relation de confiance avec les utilisateurs-consommateurs. Les influenceurs doivent devenir une courroie de transmission, un levier du message, pas seulement l’amplificateur.

Les trois principaux niveaux d’influence dans les médias sociaux

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Dans un premier temps, les entreprises doivent donc déterminer, selon les paramètres et les objectifs spécifiques, quel niveau d’influenceurs ou d’ambassadeurs il conviendra de privilégier. Et, valider par la suite que ceux-ci répondent aux quatre volets contextuels du phénomène d’influence dans les médias sociaux.

Le premier niveau d’influenceur qui retient le plus l’attention des marketeurs est évidemment celui des influenceurs-vedettes. Ils profitent généralement d’une très large audience. On y retrouve des étoiles du monde du sport, des personnalités publiques ou des vedettes des médias ou du show-business. Commandités, ils accepteront d’agir comme porte-paroles promotionnels.  L’impact potentiel de ces influenceurs-vedettes repose essentiellement sur la portée de leur popularité (reach) et l’amplification (résonance) de leur message dans les réseaux sociaux, et ne peut finalement répondre qu’à des objectifs d’audience et d’achalandage.

Au deuxième niveau, l’équipe de marketing peut se tourner vers les experts des médias sociaux, qui offrent déjà un plus grand potentiel de conversion auprès des différentes clientèles. Ces leaders d’opinion font déjà figure d’autorité et de référence dans leurs communautés, et leur réputation est largement répandue dans les réseaux sociaux. Le plus souvent, il s’agit de journalistes et de chroniqueurs spécialisés, ou de professionnels passionnés, issus de tous les secteurs d’activités, qui se sont forgés une certaine crédibilité par une présence sociale active et des contenus pertinents. Naturellement, dans leurs interventions pour la marque, ces ¨ambassadeurs professionnels¨ veilleront d’abord à préserver leur propre crédibilité.  Pour obtenir leur entière collaboration, les entreprises devront donc d’abord mériter leur confiance.

Finalement, les marques qui espèrent profiter pleinement des retombées d’une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux, devront aussi porter une attention spéciale aux ¨ambassadeurs spontanés¨. On ne doit surtout pas négliger cette catégorie d’influenceurs potentiels, au contraire. Selon les plus récentes études de Nielsen, 92 % des utilisateurs-consommateurs se fient en premier lieu sur les recommandations de leurs pairs avant de prendre leur décision.

Sur les réseaux sociaux, ce sont les utilisateurs précoces (early adopters), ces utilisateurs en puissance (power users), qui s’empressent à la moindre occasion de partager spontanément leurs avis à leurs communautés. Il s’agit souvent d’un ami, d’un membre de la famille, ou simplement d’une connaissance qui va recommander le produit (ou le service) parce qu’il l’a lui-même essayé et adopté.  Et, c’est souvent au sein même de leur personnel et de leur organisation (parmi les employés dédiés et les clients satisfaits) que les entreprises retrouveront leurs plus ardents défenseurs dans les médias sociaux.  Cependant, parce que leur pouvoir d’influence demeure spontané, ces ambassadeurs naturels demeurent plus difficilement reconnaissables et identifiables parmi tous les utilisateurs.

Les quatre volets contextuels du marketing d’influence

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Pour mieux comprendre la valeur des ambassadeurs, l’entreprise doit analyser les quatre volets contextuels du marketing d’influence dans les médias sociaux. Dans le processus d’influence, l’utilisateur-consommateur cherche à priori à répondre à un besoin personnel (un produit ou un service dont il souhaite profiter à court ou à moyen terme). Pour s’assurer de prendre la meilleure décision, et de faire le meilleur choix, il effectue ses propres recherches, et sollicite l’avis de son entourage. D’emblée, il est disposé à se laisser influencer par ceux à qui il accorde sa confiance (les pairs), et à ceux dont il reconnaît l’autorité de le faire (les experts des médias sociaux).

Une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux reposera donc sur un contexte favorable qui doit s’établir entre deux individus (l’influenceur et l’influencé). Ce contexte, essentiel au phénomène d’influence, repose sur la synchronicité de quatre volets qui doivent correspondre au moment opportun (timing) aux objectifs spécifiques d’une campagne (intents), tant au niveau de l’audience visée et de la présence sociale (locations) de l’influenceur, que de l’expertise et des contenus (topics) exploités pour y parvenir.

Les champs d’expertises : Les champs d’expertises de l’influenceur, et les contenus exploités durant la campagne, doivent correspondre au centre d’intérêts de l’influencé, et répondre à ses attentes.  La pertinence des interventions de l’influenceur joue un rôle prédominant dans le contexte d’une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux.

imgres-2Les intentions : La relation de confiance qui doit d’abord se développer entre l’entreprise et l’ambassadeur potentiel reposera sur des intentions mutuelles partagées. Par la suite, ce même contexte relationnel favorable pourra plus facilement s’établir à son tour entre l’ambassadeur et le consommateur.

La proximité : L’environnement social de l’influenceur doit correspondre à celui du consommateur.  Il peut s’agir du contexte géographique (ville, pays), du secteur d’activités, ou tout simplement des plateformes sociales où peuvent se retrouver l’influenceur et l’influencé.  L’influenceur doit se placer au même niveau que le consommateur.

La synchronicité : Le contexte temporel est primordial dans l’équation. Dans un premier temps, et la relation entre l’entreprise et l’ambassadeur doit se développer au moment opportun. L’expert des médias sociaux d’un secteur ne l’était peut-être pas nécessairement un an plus tôt. De la même manière, la relation qui se développera entre l’ambassadeur et le consommateur devra répondre à une certaine synchronicité.

Aujourd’hui, pour valider le contexte d’une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux, les entreprises et leur équipe de marketing/médias sociaux peuvent compter sur de nouveaux moteurs de recherches et de nouvelles applications Web, comme celles développées par Traackr et Appinions (et Augure en Europe). (lire aussi : 4 Ways Context Impacts Online Influence, and Why You Should Care… d’Evy Wilkins sur le blogue de Traackr)

Toutefois, s’il est possible d’effectuer une analyse plus contextuelle avec ces outils, et d’estimer la valeur des influenceurs dans le cadre d’une campagne, il demeurera toujours plus difficile de déterminer le moment propice pour entreprendre la conversation. Dans un prochain article, j’expliquerai comment on peut aussi se servir de la pyramide de hiérarchie des besoins de Maslow 2.0, et de la courbe d’adoption et de maturité des influenceurs, pour y arriver.

En attendant, je vous invite à poursuivre le débat, et à partager votre point de vue avec nos lecteurs. Selon votre expérience professionnelle, y a-t-il d’autres volets d’analyse contextuelle qu’une entreprise ou une organisation doit considérer dans une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux ?

 

 

 

 

 

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Marketing de contenus : Se démarquer de la mêlée!

posted by Raymond Morin on Jeudi, septembre 5th 2013

Comment se démarquer

Par Raymond Morin

De plus en plus, le marketing de contenus s’inscrit parmi les nouvelles priorités des stratégies d’entreprises. Indubitablement, la création et la diffusion de contenus se révèlent de nouvelles pièces maîtressse, et incontournables, pour le succès des marques et des professionnels dans les médias sociaux.

«Les plateformes et les règles d’engagement changent. Et, les attentes des consommateurs sont largement différentes de ce qu’elles étaient il y a encore à peine quelques années. Aujourd’hui, nous devons tout simplement mieux comprendre ces nouveaux fondements
pour réussir à se démarquer». – Mark Schaefer

¨Cut Through The Clutter¨

Mark Schaefer - Cut Through The Clutter

Le 4 juillet dernier, à l’invitation de SocialMeex en collaboration avec The McGill Writing Centre, Mark Schaefer, une des plus grandes sommités internationales en matière de marketing de contenus et de blogues, animait un atelier de trois heures à La Citadelle : Cut Through The Clutter.

Un atelier auquel j’ai eu l’opportunité d’assister, et qui m’a permis de profiter non seulement de l’expertise de Mark, mais également d’apprécier son grand talent de raconteur (storyteller) et son charisme comme conférencier.  Un événement qui m’a également donné l’occasion de faire la connaissance, et de rencontrer en personne, plusieurs autres professionnels du Web et des médias sociaux, comme Nancy Locke, Ray Hiltz et Luis London Gomez de Social Meex, mais également Diane Bourque, Julien Smith, Mitch Joel (Twist Image), Dino Dogan (Triberr) et Craig Silverman (Spundge), pour n’en nommer que quelques-un. Ce fut vraiment une journée de réseautage extraordinaire.

Avant son atelier, j’ai aussi eu la chance de m’entretenir et d’échanger avec lui, et d’en apprendre davantage sur son atelier et son nouveau livre. Dans ce nouvel ouvrage, intitulé Born To Blog (co-écrit avec Stanford Smith), et plus récemment dans un de ses billets publié sur son blogue, Do you have to be a great writer to be a great blogger ?, Mark explique comment les blogues peuvent représenter un levier de marketing important, même si l’on ne possède pas nécessairement la meilleure plume.  «Évidemment, bien écrire compte lorsqu’il s’agit de blogueur. Mais, même si tu n’es pas un grand auteur, il y a plusieurs autres façons de parvenir à produire et de publier régulièrement des contenus de qualité.»

Comment devenir un bon blogueur

Son atelier s’est amorcé avec les meilleures démarches de curation, et s’est poursuivi sur la création de contenus efficaces pour le Web. En entrevue, il m’avait déjà révélés les grande lignes : «La première étape est toujours d’observer le monde comme une source perpétuelle d’idées, peu importe dans quelles circonstance l’on se trouve. Que ce soit lorsqu’on lit un titre de livre, une entête de magazine, un bulletin de nouvelles qu’on entends, une question qu’un ami nous poses… toujours se demander : Est-ce que ça pourrait faire un bon sujet de blogue ? De quelle manière je pourrais retourner cette idée ?»

4 juillet 2013 -  12 h. 30 à 18 h. 30 Atelier/workshop «Cut Through The Clutter», avec Mark Schaefer  Univ. McGill, Montreal

4 juillet 2013 – 12h.30-18h.30 à l’Université McGill        (The McGill Writing Center)   «Cut Through The Clutter»   Atelier/workshop sur le marketing de contenus, avec  Mark Schaefer                            présenté par SocialMeex 

«Je ne crois pas être un meilleur blogueur qu’un autre. Je suis peut-être seulement plus discipliné dans la façon de trouver et de ramasser mes idées. Mais, réfléchir aux idées n’est pas suffisant. Il faut aussi savoir les saisir et les capturer sur le moment, avant qu’elles ne s’évanouissent. Pas nécessaire de rédiger le blogue en entier, simplement de noter l’idée, la source de réflexion, pour y revenir plus tard. De cette manière, lorsqu’arrive la période que je me réserve à chaque semaine pour l’écriture, je profite d’une longue liste d’idées en réserve, parmi lesquelles je peux piger à tout moment. Ainsi, je ne me trouve jamais en panne d’inspiration.»

 Créer des contenus pertinents, avec constance, pour répondre aux attentes

Durant son atelier, Mark nous a également expliqué comment, et surtout pourquoi, créer des contenus pertinents, avec consistance et régularité, se révèle aussi essentiel pour les entreprises que pour les professionnels. «Les lecteurs seront toujours attirés par des écrits pertinents, intéressants, actuels et attrayants. Si tu produis et publie régulièrement des contenus qui répondent à ces trois critères, inévitablement ça va t’attirer un lectorat.  Je dirais que ce sont plutôt les objectifs, et l’urgence, qui diffèrent (entre les entreprises et les professionnels). Les éléments d’un bon blogue restent toujours les mêmes.»

Finalement, en s’appuyant sur des études de cas probants, Mark nous a également révélé plusieurs trucs pratiques qui font en sorte que les contenus se propagent dans les réseaux sociaux, et atteignent leurs objectifs. «Le plus difficile dans tout ça, et le plus important, c’est de demeurer divertissant. Toujours se demander comment notre contenu va captiver l’auditoire, comment il nous permet de nous démarquer dans le fouillis d’informations qui circule sur le Web. Il faut constamment se questionner : C’est le genre de contenu que vous appréciez et que vous partagez, n’est-ce pas ?»

Ce fut un atelier des plus enrichissants, pour tous ceux qui ont assistés (la salle était pleine), et, surtout pour les curateurs de contenus et blogueurs. Mark possède un talent extraordinaire de raconteur, et c’est ce qui fait son grand succès comme conférencier.

Personnellement, je suis très heureux d’avoir pu contribuer, à ma manière, à faire de cet événement un succès, et aussi de faciliter sa visite, à lui et Rebecca, sa charmante épouse, à Montréal, durant le Festival International de Jazz de Montréal. Je tiens à remercier Laurent Saulnier et Isabelle Melançon, de Spectra Scène, pour leur collaboration.

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TOP 25 – Influenceurs Generation C

posted by Raymond Morin on Dimanche, mars 24th 2013

Une première liste d'influenceurs personnalisée, avec Traackr  

Par Raymond Morin

La véritable valeur du «social scoring» en 2013

Comme je l’écrivais récemment sur [Naro] Minded, les agences de marketing commencent à adopter massivement la notion d’influence, et l’intègrent de plus en plus dans leurs budgets. Ce nouveau marché a littéralement explosé au cours des dernières années, et si la tendance se maintient, on continuera de voir émerger de nouvelles applications pour mesurer l’influence dans les médias sociaux. Cependant, les agences de marketing ont aussi très vite compris que l’influence dans les médias sociaux n’est pas un concours de popularité, et ne se limite pas au capital social des influenceurs.

imgresDans son récent billet, Reflections on Social Media Power and Influence, Mark Schaefer décrit très bien la valeur du «social scoring» en 2013 : «Un indicateur de la capacité relative d’un individu à créer du contenu qui suscite les réactions et le partage en ligne. Rien de plus, rien de moins… Comme les notes de crédit, le «score social» reste imparfait, et n’est pas nécessairement un bon indicateur du comportement à venir. Toutefois, ces indicateurs demeurent utiles. Dans le contexte actuel, combien de carrières dépendent dorénavant de la capacité des individus à produire et positionner efficacement du contenu sur le Web?» (Lire aussi Et si on remettait la mesure d’influence dans le bon contexte, sur [Naro] Minded)

Le pouvoir des recommandations, et l’effet viral du «bouche-à-oreille»

Aujourd’hui, les consommateurs branchés de la Génération C forcent les agences de marketing à adopter de nouvelles approches de marketing et de vente. Les plus récentes études démontrent que près de 9 utilisateurs sur 10 ne se fient plus qu’aux recommandations de leurs pairs (proches et amis), et se laissent influencer par l’effet viral du «bouche-à-oreille» au moment de passer à l’acte d’achat. Parmi tous les utilisateurs de leur communauté d’intérêts, les professionnels et les entreprises doivent donc chercher à identifier ceux qui se révèleront les influenceurs.

imgres-7Comme je l’écrivais dans mon billet sur [Naro] Minded, pour bien saisir l’impact du marketing d’influence, on doit donc considérer la situation à la fois sous l’angle de l’influenceur (l’expert), et celui de l’influencé (le consommateur et ambassadeur potentiel). Mais, pour bien comprendre le rôle de chacun (qui influence qui), on doit aussi s’interroger sur les intentions des deux parties, et déterminer le degré de réceptivité de l’un par rapport à l’autre. On doit se questionner sur la pertinence des contenus de l’influenceur, et se demander de quelles manières ces contenus peuvent répondre aux attentes de l’influencé.

Pour que s’établisse une relation d’influence, et que cette relation s’avère profitable pour les deux parties, un certain niveau de confiance et d’engagement doit cependant exister entre les deux.  Et, ce rapport dépend d’une série de facteurs contextuels qui vont au-delà de la mesure d’influence.  Le niveau de popularité, la réputation de l’influenceur, le contexte professionnel, la situation géographique et démographique, et le moment (timing) de la conversation peuvent jouer un rôle déterminant sur la réceptivité et la disposition de l’influencé. (Lire aussi : 4 ways context impacts online influence… and why you should care, par Evy Wilkins sur le blogue de Traackr)

TOP 25 – Influenceurs GÉNÉRATION C : une première liste personnalisée

Comme je l’écrivais aussi dans un autre billet, au risque de me répéter, aujourd’hui les entreprises peuvent compter sur de nouveaux outils de mesure d’influence contextuelle, comme Appinions, eCairns Conversation, eValue et Traackr.  

Contrairement aux listes d’influenceurs qui résultent des outils populaires comme Klout, Kred et PeerIndex, qui permettent d’établir le capital social d’un influenceur, les listes créées avec ces applications payantes permettent d’approfondir encore davantage l’analyse des influenceurs, et d’aller au-delà du «score social» en étudiant davantage la pertinence de leurs contenus. (lire aussi Traackr et l’influence contextuelle sur [Naro] Minded)

TRAACKR LOGOJe vous propose donc de consulter une première liste d’influenceurs personnalisée, que j’ai montée avec l’outil de Traackr pour en tester les différentes fonctionnalités. Il s’agit d’une toute première liste d’influenceurs des médias sociaux, qui écrivent et bloguent régulièrement autour du thème de la nouvelle génération de consommateurs branchés ; les consomm’acteurs de la Génération C. Un sujet sur lequel je blogue aussi régulièrement, et sur lequel je prépare actuellement un ouvrage.

Comme mon objectif initial était d’identifier les autres influenceurs sur le sujet, je me suis volontairement retiré de la liste. Pour épurer la liste encore davantage, j’ai aussi exclus manuellement les blogueurs qui relaient continuellement les mêmes contenus, ou qui ne publient que sporadiquement sur le sujet, ou par le biais d’outils de curation et de publication automatisés comme Paper.li, ou Scoop.it. Et, finalement, tous les autres blogueurs dont la pertinence des contenus ne relève que d’un seul mot-clé dans la liste initiale de recherche.

En bout de ligne, ça m’a donné une liste où on retrouve plusieurs des plus importants influenceurs des médias sociaux, dont Brian Solis (Altimeter Group), Eric Savitz (Forbes Magazine), Lauren Goode (AllThingsD), Ingrid Lunden (TechCrunch), Estelle Metayer (UBISOFT), Mitch Joel (TwistImage), Charles Horton (The Guardians UK), Susan Gunelius (KeySplash Creative), et mon ami et mentor Neal Schaffer (WindMill Networking), que je suis heureux de retrouver en tête de liste. Autant d’expert(e)s des médias sociaux qui alimentent et influencent régulièrement ma réflexion sur la Génération, et le pouvoir du marketing d’influence.

En terminant, je tiens à remercier Liane Blanchette, Evy Wilkins, Nicolas Chabot, et toute l’équipe de Traackr, qui m’ont aimablement aidés à peaufiner cette liste, et qui m’ont préparés le widget qui vous permet de suivre son évolution en temps réel, et d’accéder aux différentes fonctionnalités de l’outil. Je vous invite donc, à votre tour, à la commenter, et à proposer de nouveaux mots-clés pour l’améliorer.

Voici donc la toute nouvelle liste : TOP 25 Influenceurs – Génération C, telle que produite et propulsée par Traackr : 

(Note éditoriale : Cet article est une adaptation, en partie, d’un autre billet publié sur [Naro] Minded, et n’est pas commandité par Traackr d’aucune manière.  Les propos et les opinions émises n’engagent que son auteur.)

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Marketing d’influence : L’impact stratégique des listes d’influenceurs

posted by Raymond Morin on Lundi, janvier 14th 2013

La petite histoire des TOP listes 

De toute l'histoire du marketing, l'impact populaire des TOP listes a eu un effet viral indéniable sur les clientèles, et s'est avéré un outil incontournable. Au cours du dernier siècle, la plupart des grands marchés de la culture et des médias électroniques se sont érigés en empires industriels, justement, sur la base de listes et de palmarès. 

 Et, si c'est l’industrie de la musique qui a donné naissance aux premiers palmarès populaires, le phénomène des TOP listes ne lui est pas resté unique longtemps. Le cinéma et ses résultats de box-offices, et la littérature avec ses listes de best-sellers, ont vite emboîté le pas. Du coup, ces deux secteurs culturels se sont révélées parmi les grappes industrielles les plus fructueuses des années 40-50. Quelques années plus tard, les nouveaux mass-médias, comme la radio et la télévision, sont également entrés dans la danse des palmarès avec les résultats de sondages BBM. 

Pour chacune de ces nouvelles industries du XX ième siècle, les palmarès et les listes d'influenceurs ont joués un rôle déterminant dans la réussite commerciale des entreprises, et l'essor économique de leur industrie. Ces TOP listes sont vite devenues extrêmement populaires auprès du public-consommateur (qui pouvait alors plus facilement faire son choix), et se sont aussitôt révélées des outils incontournables pour les marques à cause de leur effet hautement viral. 

La naissance de l'empire du magazine Billboard

Au tournant du siècle, le magazine Billboard se concentrait sur des palmarès d’achalandage des activités du Bailey and Ringling Bros. Circus qui se déployaient à travers tout le pays. D’une ville à l’autre, ces palmarès servaient uniquement de levier promotionnel pour les ventes de billets. Mais, on s’est vite rendu compte que l’attrait de ces listes auprès du grand public pouvait également servir de moteur pour d’autres secteurs d’activités.

En même temps, avec l’invention du gramophone et de la radio, la musique devint rapidement très populaire, et dès les années 20, avec les premières émissions populaires de Radiola en France, et de KDKA à Washington, aux USA, le magazine Billboard prit le virage musical qu’on lui connaît encore aujourd’hui. C’est finalement en 1936 que le magazine américain introduisit son premier «Hit-Parade», suivi du «Music Popularity» au début des années 40. Plus tard, en pleine heure de gloire d’Elvis, le Billboard publia enfin ses «Top Charts» avec les ventes de 45-tours et de fréquence radio. (source : Wikipédia)

En 2013, le magazine Billboard se déploie largement sur le Web, et continue d’être une source inépuisable de contenus, et un levier stratégique majeur pour l'industrie de la musique partout dans le monde. 

Les TOP listes: une voie d'avenir pour le marketing d'influence ?

Depuis quelques années, certaines entreprises comme Klout, PeerIndex, Empire Avenue et Kred, proposent des outils de mesure d'influence dans les médias sociaux qui soulèvent encore beaucoup de controverses. 

Chacun de ces outils (disponibles gratuitement sur le Web)offre des applications qui lui sont spécifiques, et qui permettent d'établir une certaine échelle de mesure pouvant correspondre aux besoins des entreprises et des professionnels. Selon les objectifs d'une campagne, ils présentent différents avantages, mais aucun des algorithmes proposés ne répond tout à fait aux attentes. 

En même temps, on a vu émerger d'autres joueurs, comme Traackr, Appinions, et eValue (de la firme montréalaise PartaDialogue), qui proposent de nouvelles approches. En se basant sur de nouvelles métriques, davantage axées sur l'analyse des contenus et de l'engagement des utilisateurs, ces nouvelles startups, ces nouveaux outils permettent d'identifier les influenceurs selon la valeur, la résonance et la pertinence des contenus par thématiques. De l'avis de plusieurs spécialistes, ces nouveaux outils et leurs TOP listes marqueront la prochaine avancée majeure du marketing d'influence.

Aujourd'hui, les marketeurs et les agences commencent peu à peu à réaliser tout le potentiel commercial des TOP listes. Les outils de mesure d'influence comme Klout, PeerIndex et Kred l'ont vite compris, en offrant des applications permettant de monter des listes d'influenceurs. Tout comme Shyam Subramanyan et Nick Kellett, deux entrepreneurs de Silicone Valley, qui ont lancé List.ly en mars 2011, un site entièrement dédié aux amateurs de listes sociales.  

En 2013, la nouvelle science du marketing continuera d'évoluer, et ces outils s'amélioreront. Leurs équipes de développeurs plancheront sur de nouvelles fonctionnalités qui augmenteront considérablement leur valeur aux yeux des professionnels du Web. Ils gagneront peu à peu la confiance des influenceurs en peaufinant leurs algorithmes. Et, les listes d'influenceurs se révèleront de plus en plus populaires auprès des professionnels et des entreprises parce qu'elles permettront enfin d'établir un lien direct avec les véritables influenceurs des médias sociaux, et leurs contenus; les utilisateurs de première ligne.

 

Qu’en pensez-vous ? Croyez-vous que les listes-palmarès peuvent effectivement constituer des leviers stratégiques pour les professionnels du Web et les entreprises ? Ou craignez-vous qu'elles contribuent à la naissance d'un star-système inutile et inadéquat dans l'univers des médias sociaux?

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Génération C : l’utilisateur devient le nouveau ROI

posted by Raymond Morin on Jeudi, octobre 18th 2012

L'ère du consomm'acteur!

À l’ère des médias sociaux, et de la socialisation des organisations, le client s’avère plus que jamais le ROI. Tandis que l’accès aux nouvelles technologies et l’économie d’abondance favorisent les consommateurs en ligne, les marques s’efforcent de trouver de nouvelles façons d’établir une nouvelle relation de confiance avec leurs clientèles. Ils doivent apprendre à échanger et communiquer plus ouvertement avec eux, et à les impliquer davantage dans le processus. 

Le pouvoir des contenus générés par les utilisateurs

Parce qu’ils constituent les utilisateurs de première ligne, leur influence sur les autres représente un enjeu majeur pour les entreprises. Ils peuvent se révéler les meilleurs ambassadeurs, comme les pires détracteurs. Les entreprises doivent donc intégrer des nouvelles notions de marketing d’influence et de recommandations dans leur stratégie, et placer les utilisateurs au centre de leurs principales priorités. Car, ces nouveaux consommateurs-utilisateurs, qu’on appelle désormais la Génération C, représentent à coup sûr leur meilleur retour sur l’investissement. (À consulter : Socially Devoted To You – What’s The ROI of Being Attentive To Your Customers, une infographie de DemandForce/ColumnFive, via le site de mon ami espagnol Alfredo Vela Zancada – TICS y formacion)

Pour bien saisir l’impact de ces nouveaux influenceurs, il suffit de penser au formidable pouvoir des contenus qu’il génèrent et diffusent quotidiennement sur les réseaux sociaux. Selon les plus récentes études, plus de 90% des consommateurs se fient désormais aux recommandations émises par leurs amis ou leur famille avant d’acheter. La publicité traditionnelle n’a plus guère d’impact réel sur eux. Les contenus générés par les utilisateurs et le marketing de recommandations se trouvent dorénavant au cœur d’une nouvelle culture d’entreprises, une nouvelle manière de faire des affaires dictée par les nouveaux consommateurs branchés. 

C’est ce que l’équipe du TrendWatching a voulut démontrer en 2004, en introduisant une vaste étude axée sur les comportements des nouveaux consommateurs. Depuis, le magazine américain, continue de publier son rapport annuel des grandes tendances de consommation de la nouvelle Génération C.

Génération C : Des baby-boomers à la génération Z !

En 2012, en pleine effervescence des médias sociaux, ce serait cependant une erreur de se limiter à la génération Y. Aujourd’hui, les nouveaux consommateurs branchés de la Génération C se retrouvent parmi toutes les couches de la société, et sont actifs dans chaque groupe d’âge. Des baby-boomers, qui gardent contact avec leurs proches et prolongent leur carrière, aux générations X et Y qui s’en servent désormais au boulot, ou la nouvelle génération Z, dont une première cohorte vient de débarquer sur le marché du travail, chaque utilisateur trouve désormais son compte à travers les réseaux sociaux. Et, dans moins de 15 ans, il y aura la génération Alpha pour prendre la relève, revendiquant à son tour ses propres règles du jeu.

Au cours du dernier siècle, la sociologie a beaucoup évolué. Les cycles générationnels se sont forcément adaptés à l’évolution accélérée de notre société technologique, et les générations se renouvèlent plus rapidement. En 2012, les femmes repoussent leur première naissance dans la trentaine pour donner un meilleur élan à leur carrière. La sociologie générationnelle conventionnelle (basée sur la période moyenne de reproduction – 16 à 18 ans) de Mannheim a depuis cédé la place à une approche axée davantage sur les comportements de consommation.

Aujourd’hui, chaque nouveau consommateur-utilisateur de la Génération C, de 15 à 75 ans, représente un enjeu important pour les entreprises. Ce qui les relie, c’est la façon d’utiliser les nouvelles technologies et les réseaux sociaux pour satisfaire leurs besoins. (À lire aussi sur ce site : L'influence dans les médias sociaux : le pouvoir de la Génération C

Contenus + consommation = consomm’action

Si elles veulent rejoindre ces nouveaux influenceurs, et se positionner à leur tour comme des leaders auprès des nouvelles clientèles, les organisations doivent chercher à mieux comprendre ce qui motive chacun dans sa recherche et son processus d’acquisition. Ils doivent être à l’écoute, et leur donner la parole. 

Fort conscients du pouvoir que leur apportent les nouvelles technologies et les médias sociaux, les nouveaux consommateurs de la Génération C profitent de cette position de force pour revendiquer une influence toujours plus grande. En s’exprimant sur leurs expériences, ils tiennent à ce qu’on les écoutent, et réclament un rôle plus actif dans le processus commercial. C’est le règne des nouveaux consomm’acteurs qui s’amorce.

Pour répondre aux nouvelles attentes de la Génération C, les marques et les entreprises doivent donc leur offrir davantage, et miser sur la qualité et la valeur ajoutée d’une expérience complète et enrichissante. En 2013, les entreprises sont condamnées à l’excellence. De l’expérience à la livraison, de la consommation jusqu’au service après vente, tous les aspects doivent correspondre aux nouvelles exigences des utilisateurs.

Et, dans quelques années, les entreprises encore actives sur le Web social réaliseront que la satisfaction du client/utilisateur s’avère finalement leur meilleur retour sur l’investissement.  Avec l’arrivée en force de la nouvelle Génération C, le client redevient le ROI du village.

Qu’en pensez-vous ? L’avenir des entreprises dans les médias sociaux repose-t-il sur la Génération C ? Commentez cet article, et partagez votre opinion sur le sujet avec nos lecteurs.

À venir dans cette nouvelle colonne sur la Génération C : Les 7 types de consommateurs branchés.

 

 

 

 

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REUSSIR DANS LES RESEAUX SOCIAUX : LA CLE DE L’INFLUENCE

posted by Raymond Morin on Vendredi, mars 9th 2012

Après un an de recherches, d'expérimentations et de rédaction, je peux enfin vous parler de mon nouveau livre : Réussir dans les médias sociaux : la clé de l'influence! En près de 165 pages, ce nouvel ouvrage décrit clairement les enjeux et les avantages pour les professionnels de se positionner en tant qu’influenceurs dans les médias sociaux.

Rappelant la petite histoire des palmarès dans la société industrielle, j’établis le parallèle avec l’essor fulgurant du marché actuel du «web analytic» à l’ère numérique. J’explique comment la définition du ROI (retour sur l’investissement) pour les entreprises change avec les médias sociaux, et je présente les principaux avantages pour les professionnels.

En m’appuyant sur les fondements de l’influence et de l’engagement dans les réseaux sociaux, tels qu’observés par les plus éminents spécialistes, je décris les différents types d’utilisateurs et d’influenceurs qu’on retrouve sur le Web social. Dans un langage facile à comprendre, je décris les différentes étapes à suivre pour identifier et suivre les influenceurs dans son secteur, et devenir à son tour un leader dans les réseaux sociaux.

En vous décrivant mes expérimentations personnelles, je vous propose une sélection des meilleurs outils de mesure d’influence accessibles sur le Web. Je vous fais également part de mes premières impressions des nouveaux outils de curation de contenus et de graphe social qui émergent depuis quelques temps.

Réservez votre copie en ligne, et obtenez 25% de réduction

Après avoir parcouru les sept chapitres du livre vous aurez une vision plus globale de la notion d’influence sur le Web. Vous saurez reconnaître les avantages, et éviter les écueils à travers chacune des étapes pour devenir vous-même un leader dans votre domaine. Vous aurez alors en main la clé de l'influence!

Profitez de l’offre de pré-lancement ! Soyez parmi les premiers à réserver et commander votre exemplaire en ligne, et obtenez une réduction de 25% sur le prix régulier. En plus de la version numérique, recevez une copie dédicacée par la poste. Bonne lecture !

Pour commander, écrivez-moi à : raymondmorin58@gmail.com 

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ENTREPRENDRE 2.0 – LA REVOLUTION DU MOBILE

posted by Raymond Morin on Jeudi, juillet 21st 2011

ENTREPRENDRE 2.0 :

LA RÉVOLUTION MONDIALE DU MOBILE

De toutes les technologies émergentes des dernières années, la téléphonie mobile demeure celle qui suscite encore le plus vif intérêt de la part des professionnels et des entreprises. Plusieurs visionnaires du Web, dont Steve Jobs (CEO Apple) lui-même, vont jusqu’à prédire que les applications et les plateformes mobiles remplaceront bientôt l’utilisation des ordinateurs personnels.

  

LE MARCHÉ DU MOBILE : UNE EXPANSION FULGURANTE !

Le succès phénoménal des applications mobiles et des appareils portables (téléphones cellulaires ou intelligents, tablettes numériques, lecteurs portables) auprès des utilisateurs a pavé la voie à une véritable révolution sociale et économique. Dans le monde, on compte déjà plus de 5,3 milliards d’abonnés mobiles, et on prévoit qu’en 2015, ce chiffre dépassera plus de 7,5 milliards d’utilisateurs.

Ce succès a également ouvert la porte à une relance de certaines technologies qui tardaient à percer sur le Net, il y a quelques années, comme la géolocalisation (GPS), les codes QR et le m-couponing, et qui connaissent désormais un regain de popularité auprès des marketeurs. D’autre part, cette effervescence a aussi permit de développer de nouvelles technologies, comme le NFC (Near Field Communication) qui soutient le paiement mobile, et l’infonuagique (cloud computing) qui favorise l’échange entre utilisateurs.

Cette popularité grandissante a entraîné une mouvance massive des annonceurs vers les nouveaux médias sociaux. En 2010, les dépenses publicitaires pour les applications mobiles ont littéralement explosées, et on prévoit qu’elles vont quadrupler d’ici 2015 pour atteindre plus de 25 milliards de dollars. Devant ce phénomène, les agences de publicité et de marketing doivent changer leur fusil d’épaule, et réorienter leurs objectifs. Dorénavant, pour répondre aux attentes des annonceurs, elles doivent développer de nouvelles approches, davantage axées sur la qualité de l’expérience-utilisateur, le positionnement efficace dans les médias sociaux (inbound), les échanges (conversation) et les contenus (diffusion).

 

LES TÉLÉPHONES INTELLIGENTS ET LES TABLETTES NUMÉRIQUES DOMINENT LE MARCHÉ

À chaque jour, de nouvelles statistiques émergent dans les médias, venant souligner les records de ventes des téléphones intelligents et des tablettes numériques. Au moment d’écrire ces lignes, Apple venait d’annoncer des ventes record de 20,34 millions de iPhone et de 9,25 millions de iPad en un seul trimestre. Aujourd’hui, au Canada, un individu sur trois possède un téléphone intelligent, et plus de la moitié de la Génération Y (18-34 ans) s’y retrouvent régulièrement, selon l’ACTS (Association Canadienne des Télécommunications Sans-fil). Près de 60% des utilisateurs de smartphones canadiens téléchargent en moyenne une douzaine d’applications, tandis que 22 % s’en servent pour effectuer des transactions bancaires ou des paiements mobiles. Selon le CEFRIO, la téléphonie mobile a aussi connut un essor important au Québec en 2010 ; une croissance de 19%, dont 17% provenait de l’utilisation de téléphones intelligents ou de tablettes numériques. La geolocalisation (Foursquare), la recherche via les principaux moteurs, l’envoi de courriels et les réseaux sociaux figurent en tête de liste de l’utilisation desmobinautes québécois.

En 2011, aux USA, l’utilisation des applications mobiles a dépassé celle du Web pour les utilisateurs de téléphones intelligents, passant de 66% en décembre 2010 à plus de 81% en juin 2011, contrairement à 70% et 74% pour la même période l’accès au réseau Internet. Plus de 200 millions de visionnements sur YouTube à partir de lecteurs mobiles, tandis qu’on dénombre déjà plus de 100 millions d’abonnements à l’application de Twitter Mobile.

À lire : Marketing-Mobile.ca : Tendances du mobile au Canada

À lire : Dramatic changes in the Canadian Smartphones landscape are abound, par Knowlton Thomas, dans @techvibes 

LE TOP 10 DES UTILISATIONS DES TÉLÉPHONES INTELLIGENTS

Une autre infographie, réalisée par Techvibes, à partir de statistiques compilées par Comscore, StatsCan, Quorus Consulting, ACTS et Cisco, établit le TOP 10 des utilisations de téléphones intelligents :

·      messages SMS (65%)

·      la prise de photos (49%),

·      l’utilisation des applications mobiles (41%),

·      l’accès aux nouvelles (35%),

·      la navigation sur Internet (33%),

·      l’utilisation de services de courriel (30%),

·      les jeux vidéo (27%) 

·      la météo (23%)

·      la capture de vidéo (20%)

·     l’écoute de musique (19%)

  

Quant à eux, les chefs d’entreprises comme les professionnels, y trouvent d’autres intérêts. Selon la même étude, les dirigeants de PME et les entrepreneurs indépendants interrogés déclarent que l’utilisation des applications mobiles leur permet notamment :

·      d’accroître leur productivité (42%)

·      de réduire la paperasserie (39%)

·      d’augmenter leurs revenus (37%)

À lire : The Mobile Revolution in Canada (INFOGRAPHIC), par  Knowlton Thomas, dans @techvibes

 

POUR LES ENTREPRISES : APPLICATIONS MOBILES OU SITES ADAPTÉS ?

Or, même s’il apparaît clairement que les applications mobiles gagnent du terrain, au détriment de l’accès à Internet, le débat persiste toujours entre les spécialistes des médias sociaux et les marketeurs. Doit-on recommander aux entreprises et aux professionnels d’opter pour le développement d’applications mobiles, et de délaisser leur site ou blogue officiel ? Ou de maximiser au contraire sur une nouvelle plateforme web adaptée aux conditions du mobile ?

À mon avis, il est difficile de trancher. Chacun des aspects présente des avantages qui méritent de s’inscrire dans une planification stratégique sur le Web. Même si les entreprises, comme les professionnels de tous les secteurs, doivent dorénavant penser à intégrer le mobile, Internet et les médias sociaux à un même niveau dans leur contexte professionnel, les blogues et les sites corporatifs, en autant qu’ils soient bien adaptés à la situation, resteront toujours la pierre angulaire du succès sur le Net. Parce que c’est toujours à travers ces plateformes personnalisées, et contrôlées, qu’il sera possible de bien gérer son identité numérique et son personal branding…

Qu’en pensez-vous?Exprimez et partagez vos commentaires en ligne, ou écrivez-moi àraymondmorin58@gmail.com.  Au plaisir de vous lire.

 

 

 

 

 

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ENTREPRENDRE 2.0 : GENERATION C

posted by Raymond Morin on Jeudi, juillet 14th 2011

ENTREPRENDRE 2.0

GENERATION C : POUR REMETTRE LES PENDULES À L’HEURE !

   L’UTILISATEUR AU CENTRE DES ENJEUX DU WEB SOCIAL

Depuis l’avénement du World Wide Web dans le grand public, durant les années 90, le réseau Internet s’est très vite imposé dans toutes les facettes de notre vie quotidienne. Des loisirs à l’éducation, de la maison au travail, le Web et les nouveaux outils de la technologie se sont rapidement révélés incontournables à notre bon fonctionnement dans la société d’aujourd’hui. À l’aube de l’ère numérique et du nouveau millénaire, l’utilisateur a vite appris à maîtriser ces nouvelles technologies pour les mettre à son service.

Moins d’une décennie plus tard, l’émergence fulgurante des médias sociaux est venu confirmé le positionnement privilégié de l’utilisateur dans le nouvel échiquier. Profitant de l’abondance d’informations et de contenus qu’offre le réseau, l’utilisateur jusqu’alors passif est subitement devenu l’acteur principal d’une nouvelle économie non-marchande. Grâce à cette accessibilité, pratiquement sans limites, que lui apporte les médias sociaux, ce nouveau consomm’acteur peut désormais décider de tout ce qu’il consultera, consommera, commentera et recommandera à ses pairs.  Il se révèle en quelques sortes le créateur et le diffuseur de sa propre chaine de contenus. Des médias de masse (broadcasting), on est vite passé à l’égocasting (ou diffusion de niche) avec les médias sociaux. C’est l’ère de la Génération C qui s’amorce.

  THE RISE OF GENERATION C – STRATEGY+BUSINESS

Dans un excellent article de Strategy+Business, paru récemment : The Rise of Generation C, Roman Friedrich, Michael Peterson et Alan Koster, associés de Booz&Co. décrivent très bien le phénomène. Dans cet important dossier de près de 5 pages, (repris en français dans la récente édition du magazine Premium) les auteurs prennent l’exemple fictif d’un jeune de 20 ans, en 2020, pour décrire les principales tendances à observer au cours des prochaines années auprès des jeunes de sa génération.

À travers une série de statistiques projetées jusqu’en 2020, les auteurs font la démonstration de l’impact de ces nouveaux consommateurs connectés sur l’évolution du Web social. Et, comment ces nouveaux utilisateurs viendront bouleverser le monde du travail, et influencer des secteurs économiques majeurs tels les télécommunications, le commerce au détail et l’industrie du voyage.

En s’appuyant sur différentes études, ils avancent qu’en 2020, 6 milliards de personnes auront un cellulaire, soit près de 80% de la population mondiale, et 4,7 milliards auront accès à Internet, principalement au moyen d’appareils mobiles.  Que le Web, comme source d’informations, prendra une place encore plus importante, et que le trafic sur Internet sera multiplié par dix avant 2013.  En «visionnaires», les auteurs vont jusqu’à prédire que d’ici 2020, la moitié des employés des grandes sociétés travailleront en équipes virtuelles formées de personnes vivant un peu partout dans le monde. 

En somme, The Rise of Generation C reste un très bon article, dont je n’hésiterais pas à recommander la lecture pour quiconque veut se faire une meilleure idée de la nouvelle génération d’utilisateurs d’Internet et des médias sociaux. D’ailleurs, ce mois-ci, il est repris en français dans la nouvelle édition du magazine Premium : Tout sur la Génération C, et commenté par Yanick Bédard, directeur des opérations interactives chez Sid Lee.

  GENERATION C VS NATIFS NUMÉRIQUES

Cependant, même si leur article décrit bien les tendances observées auprès de la nouvelle génération, les auteurs semblent confondre  la notion de Génération C avec celle des natifs numériques, nés après 1990.

Au Québec, le CEFRIO (Centre francophone d’informatisation des organisations) semble adopter la même fausse piste en opposant sa vision de la Génération C à celle plus courante de la Génération Y. Pourtant, dans leur analyse, les responsables de l’organisme de recherches québécois associent les comportements de cette génération à ceux des natifs numériques (qu’ils désignent plutôt comme les enfants du millénaire, nés après 1999)… !!!??? 

Cependant, même s’il confond les natifs numériques avec la Génération C (ou Y ?), le CEFRIO a néanmoins le mérite de faire avancer la réflexion, et d’organiser un colloque annuel sur la nouvelle génération d’utilisateurs du web social, dont le premier avait lieu en octobre 2009. De plus, le CEFRIO a commencé à publier les résultats de son enquête sur la Génération C, sous forme de fascicule Web de 16 pages. Le premier fut publié en janvier 2011 : GENERATION C : Les «C» en tant que citoyens !.

Néanmoins, une certaine confusion semble s’être installée au sujet de la Génération C et des natifs numériques. Et, je réalise à mon grand dam, que j’y ai probablement contribué moi aussi, d’une certaine manière, en mêlant les deux notions dans les premières pages de mon livre Comment entreprendre le virage 2.0 (pp. 18-19). Alors, comme il n’est jamais trop tard pour faire amende honorable, et signaler ce qu’on croit sincèrement être une erreur (même de bonne foi), je vais tenter de remettre les pendules à l’heure.  

 GÉNÉRATION C ET NATIFS NUMÉRIQUES : UN PEU D’HISTOIRE

«No, this is not about a new niche generation of youngsters born between 1988 and 1993.»

En fait, la notion de Generation C est apparue en février 2004, puis en décembre 2006, dans une série de billets de l’équipe du webzine américain Trendwatching.com. Dès le départ, les rédacteurs du magazine ont insistés sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle génération sociologique, mais plutôt d’une nouvelle communauté d’intérêts ; celle des utilisateurs du Web 2.0 et des médias sociaux.

À travers ses observations, l’équipe du Trendwatching a vite relevé l’importance des contenus générés par les utilisateurs dans le nouvel écosystème des médias sociaux. On y soulignait le rapport entre les contenus diffusés sur le Net, et les principaux centres d’intérêts alors observés chez les utilisateurs ; créativité, contenus, contrôle, convivialité… mais aussi «cash» et célébrité. Cette nouvelle approche générationnelle fut aussi vite adoptée par l’ensemble de la communauté internationale du World Wide Web.

Aujourd’hui, grâce à leur connexion Internet, les nouveaux utilisateurs contrôlent désormais les contenus qu’ils consulteront, et choisiront de partager avec leur communauté. En pouvant diffuser de la sorte leurs propres contenus, dans une approche toujours plus facile et conviviale, ils expriment enfin librement, sans contraintes, leur propre créativité, et se rapprochent de leur moment de gloire et de célébrité. Dans ce contexte, la notion Génération C englobe l’ensemble des utilisateurs des nouveaux outils du Web 2.0 et des médias sociaux, de 15 à 75 ans. Aussi, on ne saurait la confondre plus longtemps avec les natifs numériques.

  LES NATIFS NUMÉRIQUES OU ENFANTS DU MILLÉNAIRE

C’est en octobre 2001, au tournant du siècle, que Mark Prensky a amené l’idée d’une nouvelle génération entièrement issue de l’ère numérique. C’est dans un article intitulé Digital Natives, Digital Immigrants , paru dans le journal On The Horizon (MCB University Press, Vol. 9 No. 5), qu’il a d’abord lancé son concept, en se basant sur sa propre expérience de professeur à l’université.

Dans son ouvrage, Digital Natives, Digital Immigrants, Prensky faisait allusion aux jeunes nés dans les années 90 (1994-…), tout de suite après la Génération Y (1979-1993). Ces enfants du millénaire qui auront grandis et évolués avec les supports numériques (CD/DVD), les jeux vidéo, le téléphone cellulaire et Internet. Une nouvelle génération multi-fonctionnelle que les américains appellent plutôt la Generation Z ou Net Generation, une génération qui aura vécu son adolescence durant les premières années du nouveau millénaire, avant d’aller à l’université ou d’opter pour le marché du travail.

Finalement, ce n'est que quelques années plus tard, que le magazine Trendwatching s’est penché sur le phénomène de la nouvelle génération d’utilisateurs du Web, pour déterminer que plusieurs traits de comportements similaires pouvaient néanmoins relier les natifs et les migrants numériques.  C’est cette observation qui a donné naissance au concept de Génération C, bien après celui des natifs numériques. En fait, les natifs ne représentent que la pointe de l’iceberg ; la Génération C regroupe un nombre toujours grandissant de migrants numériques qui proviennent des générations précédentes.

Or, si l’on souhaite continuer de faire avancer la réflexion sur la nouvelle génération, pour toujours mieux comprendre les nouveaux paradigmes qui l’animent, il faudra d’abord que l’on remette les pendules à l’heure. Et, que l’on cesse de confondre les notions…

Qu’en pensez-vous ? Exprimez votre opinion, et partagez vos commentaires. 

 

 

 

 

 

 

 

 

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INFLUENCEURS DU WEB

posted by Raymond Morin on Dimanche, mai 29th 2011

TOP 100 WEB PRO

LES INFLUENCEURS DU WEB 

LE DÉBAT SE POURSUIT SUR LA SCÈNE INTERNATIONALE

 Au cours de la dernière année, la notion d'influenceur du Web a soulevée de nombreuses controverses, et animée de nombreux débats. À l'ère du numérique et des médias sociaux, qui prônent l'échange et la collaboration, la comparaison et la compétition ne devraient plus avoir lieux. Et, pourtant, l'une des concurrences les plus intéressantes à suivre dans maelstrom des médias sociaux est sûrement celle qui oppose les nouvelles plateformes de mesure de l'influence sur le Web.

Depuis la parution de mes premières listes Klout (montées manuellement en novembre 2010), le débat sur la notion d'influenceur du Web a beaucoup évolué. Plusieurs spécialistes à travers la blogosphère s'y sont penchés, et ont émis leurs opinions sur le sujet, permettant à chacun d'avancer dans leur propre démarche. Et, tous, nous nous sommes posés la question ; est-ce que l'exercice en vaut la peine?

À ce stade-ci, ça m'apparaît un euphémisme ; poser la question, c'est y répondre. Confronté à l'info-obésité du Web et des médias sociaux, les entreprises n'ont plus guère le choix de s'en remettre à ceux qu'ils identifieront comme les sources les plus fiables. Ces sources deviennent en quelques sortes les hublots (hubs) par lesquels ils filtreront et récupèreront les contenus les plus pertinents, pour ensuite les relayer à leur propre audience. Et, comme l'explique bien Rahim Nour Addow dans son blogue Scoop.it, la curation de contenus s'avère toujours le meilleur remède pour contrer l'info-obésité : La curation: un problème d'info-riche

COMMENT MESURER L'INFLUENCE?

 Or, comment identifier clairement ces influenceurs, et surtout, comment évaluer leur niveau d'influence. Depuis quelques mois, on a vu émerger plusieurs start-ups proposant différentes mesures de métriques permettant d'établir des listes, dont Klout (San Francisco), Empire Avenue (Edmonton) et PeerIndex (South London), qui demeurent encore les plus populaires. Chacune des plateformes utilise des algorithmes différents qui tentent de fournir une analyse approfondie des influenceurs à travers les principaux réseaux sociaux.

Cependant, il demeure pratiquement impossible d'évaluer l'influence d'un blogueur ou d'un tweeteur professionnel à partir de métriques, qu'elles soient établies sur des bases quantitatives ou qualititatives. Néanmoins, ces nouvelles plateformes rejoignent déjà des millions d'utilisateurs, et leur popularité ne cesse de s'accroître. D'ailleurs, depuis quelques semaines, de nombreux spécialistes du Web à travers le monde découvrent massivement Empire Avenue et PeerIndex, qui soufflent dans le cou de Klout, qui semblait avoir pris une très bonne longueur d'avance. Dans un récent billet, le CEO de Nation Builder, Adriel Hampton, se penchait sur la compétition qui se dessine entre les start-ups d'Edmonton et de San-Francisco.  The Scores : Klout Tightens Its Grip ; Will Empire Avenue Sneak In?

Depuis quelques semaines, Klout a enfin lancé une série de nouvelles applications qui améliorent sensiblement son offre. La version bêta du nouveau Klout permet notamment de monter des listes personnalisées à partir de nos listes Twitter. Cependant, elles n'affichent que les 10 premières positions. J'ai finalement monté trois listes, dont celle d'un nouveau TOP 10 WEB PRO (QUÉBEC).  

LES LISTES D'INFLUENCEURS DU WEB : UN IMPACT SECTORIEL QUI SE CONFIRME

Comme je l'écrivais dans un récent billet, ces listes d'influenceurs du Web peuvent avoir un impact favorable à plusieurs niveaux. Plusieurs industries culturelles se sont structurées autour de palmarès de réussites commerciales (hit parade), et plusieurs médias se sont bâties sur de telles listes (billboard). L'industrie des nouveaux médias pourrait à son tour en bénéficier.

Dans le contexte actuel, où la curation de contenus se révèle un enjeu majeur pour les entreprises et les organisations, ces listes trouvent toute leur pertinence. Elles permettent d'accéder plus facilement aux profils des influenceurs du Web, en les répertoriant sur une même liste, et tout en établissant leur valeur personnelle par rapport à leurs pairs. 

 L'importance qu'on leur accorde dans plusieurs secteurs, comme l'éducation, la santé et la politique, révèle bien l'impact qu'elles peuvent avoir dans un contexte professionnel. La popularité de mes propres listes sur PeerIndex, qui ne se dément pas, le démontre aussi clairement : 

(en date du 29 mai 2011)

Professionnels du WEBQC - 7 467 visites

Professionnels Web (francophonie) - 3 177 visites

Web Influencers (World) - 3 470 visites 

* TOP 100 WEB Influenceurs Québec/NB (fr./eng.) - à partir d'une liste de près de 600 professionnels du WEB (français/anglais) du Québec et du Nouveau-Brunswick. 

*TOP 100 WEB Influenceurs (francophonie) - à partir d'une liste de plus de 400 professionnels du WEB (du Québec, du Nouveau-Brunswick, de l'Ontario, de la France, de la Belgique, de la Suisse, et des autres pays de la francophonie internationale) 

 

*TOP 100 WEB Influencers (World) – (fr./eng.) - à partir d'une liste de plus de 1 000 professionnels du WEB de partout à travers le monde.