MES SOURCES PERSONNELLES DE CONTENUS WEB
MARKETING/MÉDIAS SOCIAUX – MAGAZINES ET INFLUENCEURS
(Dernières modifications : 9 mai 2012 – 5h.48min. HNE/EST)
La curation de contenus : un des principaux chevaux à miser sur le Web.
Depuis l'événement du South By SouthWest (SXSW) à Austin en mars dernier, la curation de contenus a émergé comme une des plus fortes tendances des médias sociaux. Le contenu s'est révélé plus que jamais le ROI incontesté des réseaux sociaux, et le marketing de contenus est désormais un enjeu majeur des professionnels du Web.
Au cours de la dernière année, je me suis interessé plus particulièrement à la notion d'influence, et sur ce qui fait qu'un message sera rediffusé et relayé dans les médias sociaux. Avec les réseaux sociaux, ce n'est pas tant l'influenceur qui compte comme l'amplification et la réception de son message. Ce n'est plus tant la marque d'une entreprise que la réelle valeur du produit qui compte aux yeux du nouveau consomm'acteur.
Aujourd'hui, la qualité et la pertinence des contenus représente une très grande valeur pour les entreprises et les marques. Pour rejoindre leur clientèle à travers les réseaux sociaux, la pertinence et la qualité des contenus se révèlent donc un des principaux chevaux sur lesquels les professionnels et les CEOs devront miser sur le Web.
Neal Schaffer, de Windmill Networking a écrit un excellent billet sur l'importance d'élever ses contenus à un niveau supérieur : Raising Your Content Curation To The Next Level Je vous encourage fortement à le lire, et à le partager à votre tour à votre réseau professionnel.
Le nouveau Code des curateurs : un code d'honneur pour tous les utilisateurs!
Durant le SXSW 2012, l'auteure et blogueuse américaine Maria Popova (@brainpicker) et sa collègue Tina Roth Eisenberg (@swissmiss), avec l'aide de leur copine web designer Kelli Anderson, en ont profité pour lancer le premier Code des curateurs. Un code d'honneur pour tous les utilisateurs, qui comme moi, repiquent régulièrement des liens au passage pour relayer à son réseau, et retweetent parfois des nouvelles, sans nécessairement toujours faire la mention complète de la source.
Me considérant moi-même comme un auteur, blogueur et curateur de contenus, ça m'a directement interpellé. Comment sauver la chèvre et le chou, lorsqu'on a parfois l'impression d'être la chèvre qui broute!??? Avant le nouveau code des curateurs de Popova et Eisenberg, il n'existait pas de références, ni de consensus sur la reconnaissance de la source et de l'auteur. Ce nouveau code d'éthique constitue un premier pas dans ce sens.
En matière de contenus, Internet recèle une véritable caverne aux trésors. C'est ce qui fait justement sa richesse. Au cours des prochaines années, il faudra cependant éviter que ça ne devienne une nouvelle caverne d'Ali-Baba et ses quarante voleurs! Adoptons dès maintenant les quelques nouvelles pratiques préconisées dans le Code des curateurs.
À lire sur Locita, mon récent billet sur le nouveau code d'honneur des utilisateurs : Le Code des Curateurs : Un code d'honneur pour les utilisateurs.
La nouvelle science du marketing d'influence : comme à l'époque du cinéma muet!*
Dans foulée des contenus-ROI, l'influence dans les médias sociaux, et les outils de mesure d'efficacité qui en découlent, s'avèrent aussi des enjeux incontournables pour les entreprises et les professionnels du Web. L'un ne va pas sans l'autre, sans leurs contenus, les influenceurs n'obtiendraient pas l'audience qu'ils méritent. Or, sans l'influence de leurs auteurs, les contenus ne bénéficieraient pas d'une telle audience.
Cependant, au-delà du «score social», la véritable autorité d'un professionnel dans son secteur va surtout se révéler par la pertinence et la qualité de ses interventions. Sur le Web et dans les réseaux sociaux, les influenceurs se démarquent aussi par leur générosité et par l'engagement qu'ils obtiennent de leur auditoire. Ils partagent ce qu'ils dénichent dans le maelstrom des médias sociaux, et créent et recréent de nouveaux contenus qu'ils diffusent ensuite dans leur propre réseau pour partager leur passion.
Au cours du siècle dernier, comme à l'époque du cinéma muet, les premières industries culturelles (films, livres, musique) avaient déjà imaginés les palmarès pour faire la promotion des nouveaux produits. Aujourd'hui, à travers le bruit et la cohue des réseaux sociaux, les nouveaux outils de mesure d'efficacité comme Klout, PeerIndex ou EmpireAvenue permettent de séparer le bon grain de l'ivraie. Malgré leurs lacunes, ils fournissent différents indices aux professionnels pour mieux évaluer leur ROI.
Comme les box-offices, best-sellers et hit-parades qui les ont précédés, les listes d'influenceurs revendiquent une juste place dans le nouvel échiquier des réseaux sociaux. Elles se révèlent désormais des outils incontournables pour les professionnels et les organisations sur le Web. Déjà, plusieurs entreprises et organisations se basent principalement sur lescore social d'un candidat lors du recrutement. En se fiant uniquement sur son capital social et l'amplification de son message, ils ratent souvent l'objectif.
En favorisant ainsi la naissance d'un nouveau culte du star-système, les nouvelles plateformes de «score social» suscitent de vives controverses auprès des utilisateurs. Aujourd'hui, la science du Web social se trouve encore à ses premiers balbutiements. Même si on peut déjà s'émerveiller devant les réalisations récentes d'un passé encore jeune, les meilleures années restent encore à découvrir… Avec les outils de mesure d'influence, ce n'est pas tant la valeur des métriques qui fait défaut, comme l'apprentissage des meilleures pratiques. Et, à ce niveau, tout reste encore à faire. À lire également, un autre très bon article de Neal Schaffer sur Windmill Networking : What's The Meaning of A Klout Score? The Pros and Cons of How The Social Influence is Measured
* Une image utilisée par Mark Schaefer dans une entrevue accordée au début de l'année à un magazine brésilien…
Comment dénicher, créer et partager les meilleurs contenus dans son réseau?
Récemment, plusieurs influenceurs des médias sociaux ont joué le jeu des palmarès, et ont publiés leurs propres listes de sources de contenus. L'équipe de Salesforce en Grande-Bretagne a amorcé le bal en publiant ses deux premières «Dream Team» des médias sociaux :
Social Success Dream Team North America
Social Success Dream Team Europe
Je m'en suis inspiré pour écrire un nouveau billet (en deux parties) pour @Intelegia :
L'influence dans les médias sociaux : Trouver, créer et partager les meilleurs contenus :
Comment dénicher les contenus les plus pertinents pour son réseau
Les 10 étapes de la curation de contenus
Pour compléter ces deux billets, je vous invite donc à consulter (et partager) mes listes personnelles de sources de contenus. Mais, avant de commencer, je tiens à apporter quelques avertissements :
- Ces listes ne sont que des listes personnelles, basées sur mes propres sources de contenus sur le Web. Il s'agit tout simplement des sources de contenus desquelles je déniche les contenus qui me semblent les plus pertinents, et qui m'inspirent parfois pour créer de nouveaux contenus.
- Ces listes se limitent à 10 ou 15 noms. Bien qu'il existe d'innombrables autres sources de contenus toutes aussi valables, j'ai limité ces listes par souci d'en faciliter la consultation, et d'en améliorer le rendement.
- Pour présenter ces listes, j'ai opté pour l'API de PeerIndex pour une raison principale : il me permet de télécharger ces listes directement dans mon blogue/portfolio WordPress (embedded), et d'obtenir ainsi une lecture en temps réel de leur évolution. Il s'agit donc d'un classement qui relève uniquement de l'algorithme de l'outil.
Ces listes évolueront avec le temps et l'utilisation, et vous pourrez y contribuer en suggérant de nouvelles entrées directement dans chacune des listes. Alors, voici donc mes principales listes de sources de contenus sur le Web :
TOP 10 – Web Marketing Magazines/Websites (Francophones) :
TOP 10 – Web Marketing Magazines/Websites (English)
TOP 10 – Best Social Media Infographics Websites
TOP 10 Web Influenceurs (Québec) Femmes
TOP 10 Influenceurs Web (Québec) Hommes
TOP 10 Influenceurs Web (France) Femmes
TOP 10 Influenceurs Web (France) Hommes
TOP 10 Web Influencers (World) Women
TOP 10 Web Influencers (World) Men
TOP 10 Web Influencers (USA) Women
TOP 10 Web Influencers (USA) Men
REUSSIR DANS LES RESEAUX SOCIAUX : LA CLE DE L’INFLUENCE
Après un an de recherches, d'expérimentations et de rédaction, je peux enfin vous parler de mon nouveau livre : Réussir dans les médias sociaux : la clé de l'influence! En près de 165 pages, ce nouvel ouvrage décrit clairement les enjeux et les avantages pour les professionnels de se positionner en tant qu’influenceurs dans les médias sociaux.
Rappelant la petite histoire des palmarès dans la société industrielle, j’établis le parallèle avec l’essor fulgurant du marché actuel du «web analytic» à l’ère numérique. J’explique comment la définition du ROI (retour sur l’investissement) pour les entreprises change avec les médias sociaux, et je présente les principaux avantages pour les professionnels.

En m’appuyant sur les fondements de l’influence et de l’engagement dans les réseaux sociaux, tels qu’observés par les plus éminents spécialistes, je décris les différents types d’utilisateurs et d’influenceurs qu’on retrouve sur le Web social. Dans un langage facile à comprendre, je décris les différentes étapes à suivre pour identifier et suivre les influenceurs dans son secteur, et devenir à son tour un leader dans les réseaux sociaux.
En vous décrivant mes expérimentations personnelles, je vous propose une sélection des meilleurs outils de mesure d’influence accessibles sur le Web. Je vous fais également part de mes premières impressions des nouveaux outils de curation de contenus et de graphe social qui émergent depuis quelques temps.
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Après avoir parcouru les sept chapitres du livre vous aurez une vision plus globale de la notion d’influence sur le Web. Vous saurez reconnaître les avantages, et éviter les écueils à travers chacune des étapes pour devenir vous-même un leader dans votre domaine. Vous aurez alors en main la clé de l'influence!
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ENTREPRENDRE 2.0 – LA REVOLUTION DU MOBILE
ENTREPRENDRE 2.0 :
LA RÉVOLUTION MONDIALE DU MOBILE
De toutes les technologies émergentes des dernières années, la téléphonie mobile demeure celle qui suscite encore le plus vif intérêt de la part des professionnels et des entreprises. Plusieurs visionnaires du Web, dont Steve Jobs (CEO Apple) lui-même, vont jusqu’à prédire que les applications et les plateformes mobiles remplaceront bientôt l’utilisation des ordinateurs personnels.
LE MARCHÉ DU MOBILE : UNE EXPANSION FULGURANTE !
Le succès phénoménal des applications mobiles et des appareils portables (téléphones cellulaires ou intelligents, tablettes numériques, lecteurs portables) auprès des utilisateurs a pavé la voie à une véritable révolution sociale et économique. Dans le monde, on compte déjà plus de 5,3 milliards d’abonnés mobiles, et on prévoit qu’en 2015, ce chiffre dépassera plus de 7,5 milliards d’utilisateurs.
Ce succès a également ouvert la porte à une relance de certaines technologies qui tardaient à percer sur le Net, il y a quelques années, comme la géolocalisation (GPS), les codes QR et le m-couponing, et qui connaissent désormais un regain de popularité auprès des marketeurs. D’autre part, cette effervescence a aussi permit de développer de nouvelles technologies, comme le NFC (Near Field Communication) qui soutient le paiement mobile, et l’infonuagique (cloud computing) qui favorise l’échange entre utilisateurs.
Cette popularité grandissante a entraîné une mouvance massive des annonceurs vers les nouveaux médias sociaux. En 2010, les dépenses publicitaires pour les applications mobiles ont littéralement explosées, et on prévoit qu’elles vont quadrupler d’ici 2015 pour atteindre plus de 25 milliards de dollars. Devant ce phénomène, les agences de publicité et de marketing doivent changer leur fusil d’épaule, et réorienter leurs objectifs. Dorénavant, pour répondre aux attentes des annonceurs, elles doivent développer de nouvelles approches, davantage axées sur la qualité de l’expérience-utilisateur, le positionnement efficace dans les médias sociaux (inbound), les échanges (conversation) et les contenus (diffusion).
LES TÉLÉPHONES INTELLIGENTS ET LES TABLETTES NUMÉRIQUES DOMINENT LE MARCHÉ
À chaque jour, de nouvelles statistiques émergent dans les médias, venant souligner les records de ventes des téléphones intelligents et des tablettes numériques. Au moment d’écrire ces lignes, Apple venait d’annoncer des ventes record de 20,34 millions de iPhone et de 9,25 millions de iPad en un seul trimestre. Aujourd’hui, au Canada, un individu sur trois possède un téléphone intelligent, et plus de la moitié de la Génération Y (18-34 ans) s’y retrouvent régulièrement, selon l’ACTS (Association Canadienne des Télécommunications Sans-fil). Près de 60% des utilisateurs de smartphones canadiens téléchargent en moyenne une douzaine d’applications, tandis que 22 % s’en servent pour effectuer des transactions bancaires ou des paiements mobiles. Selon le CEFRIO, la téléphonie mobile a aussi connut un essor important au Québec en 2010 ; une croissance de 19%, dont 17% provenait de l’utilisation de téléphones intelligents ou de tablettes numériques. La geolocalisation (Foursquare), la recherche via les principaux moteurs, l’envoi de courriels et les réseaux sociaux figurent en tête de liste de l’utilisation desmobinautes québécois.
En 2011, aux USA, l’utilisation des applications mobiles a dépassé celle du Web pour les utilisateurs de téléphones intelligents, passant de 66% en décembre 2010 à plus de 81% en juin 2011, contrairement à 70% et 74% pour la même période l’accès au réseau Internet. Plus de 200 millions de visionnements sur YouTube à partir de lecteurs mobiles, tandis qu’on dénombre déjà plus de 100 millions d’abonnements à l’application de Twitter Mobile.
À lire : Marketing-Mobile.ca : Tendances du mobile au Canada
À lire : Dramatic changes in the Canadian Smartphones landscape are abound, par Knowlton Thomas, dans @techvibes
LE TOP 10 DES UTILISATIONS DES TÉLÉPHONES INTELLIGENTS
Une autre infographie, réalisée par Techvibes, à partir de statistiques compilées par Comscore, StatsCan, Quorus Consulting, ACTS et Cisco, établit le TOP 10 des utilisations de téléphones intelligents :
· messages SMS (65%)
· la prise de photos (49%),
· l’utilisation des applications mobiles (41%),
· l’accès aux nouvelles (35%),
· la navigation sur Internet (33%),
· l’utilisation de services de courriel (30%),
· les jeux vidéo (27%)
· la météo (23%)
· la capture de vidéo (20%)
· l’écoute de musique (19%)
Quant à eux, les chefs d’entreprises comme les professionnels, y trouvent d’autres intérêts. Selon la même étude, les dirigeants de PME et les entrepreneurs indépendants interrogés déclarent que l’utilisation des applications mobiles leur permet notamment :
· d’accroître leur productivité (42%)
· de réduire la paperasserie (39%)
· d’augmenter leurs revenus (37%)
À lire : The Mobile Revolution in Canada (INFOGRAPHIC), par Knowlton Thomas, dans @techvibes
POUR LES ENTREPRISES : APPLICATIONS MOBILES OU SITES ADAPTÉS ?
Or, même s’il apparaît clairement que les applications mobiles gagnent du terrain, au détriment de l’accès à Internet, le débat persiste toujours entre les spécialistes des médias sociaux et les marketeurs. Doit-on recommander aux entreprises et aux professionnels d’opter pour le développement d’applications mobiles, et de délaisser leur site ou blogue officiel ? Ou de maximiser au contraire sur une nouvelle plateforme web adaptée aux conditions du mobile ?
À mon avis, il est difficile de trancher. Chacun des aspects présente des avantages qui méritent de s’inscrire dans une planification stratégique sur le Web. Même si les entreprises, comme les professionnels de tous les secteurs, doivent dorénavant penser à intégrer le mobile, Internet et les médias sociaux à un même niveau dans leur contexte professionnel, les blogues et les sites corporatifs, en autant qu’ils soient bien adaptés à la situation, resteront toujours la pierre angulaire du succès sur le Net. Parce que c’est toujours à travers ces plateformes personnalisées, et contrôlées, qu’il sera possible de bien gérer son identité numérique et son personal branding…
Qu’en pensez-vous?Exprimez et partagez vos commentaires en ligne, ou écrivez-moi àraymondmorin58@gmail.com. Au plaisir de vous lire.
ENTREPRENDRE 2.0 : GENERATION C
ENTREPRENDRE 2.0
GENERATION C : POUR REMETTRE LES PENDULES À L’HEURE !
L’UTILISATEUR AU CENTRE DES ENJEUX DU WEB SOCIAL
Depuis l’avénement du World Wide Web dans le grand public, durant les années 90, le réseau Internet s’est très vite imposé dans toutes les facettes de notre vie quotidienne. Des loisirs à l’éducation, de la maison au travail, le Web et les nouveaux outils de la technologie se sont rapidement révélés incontournables à notre bon fonctionnement dans la société d’aujourd’hui. À l’aube de l’ère numérique et du nouveau millénaire, l’utilisateur a vite appris à maîtriser ces nouvelles technologies pour les mettre à son service.
Moins d’une décennie plus tard, l’émergence fulgurante des médias sociaux est venu confirmé le positionnement privilégié de l’utilisateur dans le nouvel échiquier. Profitant de l’abondance d’informations et de contenus qu’offre le réseau, l’utilisateur jusqu’alors passif est subitement devenu l’acteur principal d’une nouvelle économie non-marchande. Grâce à cette accessibilité, pratiquement sans limites, que lui apporte les médias sociaux, ce nouveau consomm’acteur peut désormais décider de tout ce qu’il consultera, consommera, commentera et recommandera à ses pairs. Il se révèle en quelques sortes le créateur et le diffuseur de sa propre chaine de contenus. Des médias de masse (broadcasting), on est vite passé à l’égocasting (ou diffusion de niche) avec les médias sociaux. C’est l’ère de la Génération C qui s’amorce.
THE RISE OF GENERATION C – STRATEGY+BUSINESS
Dans un excellent article de Strategy+Business, paru récemment : The Rise of Generation C, Roman Friedrich, Michael Peterson et Alan Koster, associés de Booz&Co. décrivent très bien le phénomène. Dans cet important dossier de près de 5 pages, (repris en français dans la récente édition du magazine Premium) les auteurs prennent l’exemple fictif d’un jeune de 20 ans, en 2020, pour décrire les principales tendances à observer au cours des prochaines années auprès des jeunes de sa génération.
À travers une série de statistiques projetées jusqu’en 2020, les auteurs font la démonstration de l’impact de ces nouveaux consommateurs connectés sur l’évolution du Web social. Et, comment ces nouveaux utilisateurs viendront bouleverser le monde du travail, et influencer des secteurs économiques majeurs tels les télécommunications, le commerce au détail et l’industrie du voyage.
En s’appuyant sur différentes études, ils avancent qu’en 2020, 6 milliards de personnes auront un cellulaire, soit près de 80% de la population mondiale, et 4,7 milliards auront accès à Internet, principalement au moyen d’appareils mobiles. Que le Web, comme source d’informations, prendra une place encore plus importante, et que le trafic sur Internet sera multiplié par dix avant 2013. En «visionnaires», les auteurs vont jusqu’à prédire que d’ici 2020, la moitié des employés des grandes sociétés travailleront en équipes virtuelles formées de personnes vivant un peu partout dans le monde.
En somme, The Rise of Generation C reste un très bon article, dont je n’hésiterais pas à recommander la lecture pour quiconque veut se faire une meilleure idée de la nouvelle génération d’utilisateurs d’Internet et des médias sociaux. D’ailleurs, ce mois-ci, il est repris en français dans la nouvelle édition du magazine Premium : Tout sur la Génération C, et commenté par Yanick Bédard, directeur des opérations interactives chez Sid Lee.
GENERATION C VS NATIFS NUMÉRIQUES
Cependant, même si leur article décrit bien les tendances observées auprès de la nouvelle génération, les auteurs semblent confondre la notion de Génération C avec celle des natifs numériques, nés après 1990.
Au Québec, le CEFRIO (Centre francophone d’informatisation des organisations) semble adopter la même fausse piste en opposant sa vision de la Génération C à celle plus courante de la Génération Y. Pourtant, dans leur analyse, les responsables de l’organisme de recherches québécois associent les comportements de cette génération à ceux des natifs numériques (qu’ils désignent plutôt comme les enfants du millénaire, nés après 1999)… !!!???
Cependant, même s’il confond les natifs numériques avec la Génération C (ou Y ?), le CEFRIO a néanmoins le mérite de faire avancer la réflexion, et d’organiser un colloque annuel sur la nouvelle génération d’utilisateurs du web social, dont le premier avait lieu en octobre 2009. De plus, le CEFRIO a commencé à publier les résultats de son enquête sur la Génération C, sous forme de fascicule Web de 16 pages. Le premier fut publié en janvier 2011 : GENERATION C : Les «C» en tant que citoyens !.
Néanmoins, une certaine confusion semble s’être installée au sujet de la Génération C et des natifs numériques. Et, je réalise à mon grand dam, que j’y ai probablement contribué moi aussi, d’une certaine manière, en mêlant les deux notions dans les premières pages de mon livre Comment entreprendre le virage 2.0 (pp. 18-19). Alors, comme il n’est jamais trop tard pour faire amende honorable, et signaler ce qu’on croit sincèrement être une erreur (même de bonne foi), je vais tenter de remettre les pendules à l’heure.
GÉNÉRATION C ET NATIFS NUMÉRIQUES : UN PEU D’HISTOIRE
«No, this is not about a new niche generation of youngsters born between 1988 and 1993.»
En fait, la notion de Generation C est apparue en février 2004, puis en décembre 2006, dans une série de billets de l’équipe du webzine américain Trendwatching.com. Dès le départ, les rédacteurs du magazine ont insistés sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle génération sociologique, mais plutôt d’une nouvelle communauté d’intérêts ; celle des utilisateurs du Web 2.0 et des médias sociaux.
À travers ses observations, l’équipe du Trendwatching a vite relevé l’importance des contenus générés par les utilisateurs dans le nouvel écosystème des médias sociaux. On y soulignait le rapport entre les contenus diffusés sur le Net, et les principaux centres d’intérêts alors observés chez les utilisateurs ; créativité, contenus, contrôle, convivialité… mais aussi «cash» et célébrité. Cette nouvelle approche générationnelle fut aussi vite adoptée par l’ensemble de la communauté internationale du World Wide Web.
Aujourd’hui, grâce à leur connexion Internet, les nouveaux utilisateurs contrôlent désormais les contenus qu’ils consulteront, et choisiront de partager avec leur communauté. En pouvant diffuser de la sorte leurs propres contenus, dans une approche toujours plus facile et conviviale, ils expriment enfin librement, sans contraintes, leur propre créativité, et se rapprochent de leur moment de gloire et de célébrité. Dans ce contexte, la notion Génération C englobe l’ensemble des utilisateurs des nouveaux outils du Web 2.0 et des médias sociaux, de 15 à 75 ans. Aussi, on ne saurait la confondre plus longtemps avec les natifs numériques.
LES NATIFS NUMÉRIQUES OU ENFANTS DU MILLÉNAIRE
C’est en octobre 2001, au tournant du siècle, que Mark Prensky a amené l’idée d’une nouvelle génération entièrement issue de l’ère numérique. C’est dans un article intitulé Digital Natives, Digital Immigrants , paru dans le journal On The Horizon (MCB University Press, Vol. 9 No. 5), qu’il a d’abord lancé son concept, en se basant sur sa propre expérience de professeur à l’université.
Dans son ouvrage, Digital Natives, Digital Immigrants, Prensky faisait allusion aux jeunes nés dans les années 90 (1994-…), tout de suite après la Génération Y (1979-1993). Ces enfants du millénaire qui auront grandis et évolués avec les supports numériques (CD/DVD), les jeux vidéo, le téléphone cellulaire et Internet. Une nouvelle génération multi-fonctionnelle que les américains appellent plutôt la Generation Z ou Net Generation, une génération qui aura vécu son adolescence durant les premières années du nouveau millénaire, avant d’aller à l’université ou d’opter pour le marché du travail.
Finalement, ce n'est que quelques années plus tard, que le magazine Trendwatching s’est penché sur le phénomène de la nouvelle génération d’utilisateurs du Web, pour déterminer que plusieurs traits de comportements similaires pouvaient néanmoins relier les natifs et les migrants numériques. C’est cette observation qui a donné naissance au concept de Génération C, bien après celui des natifs numériques. En fait, les natifs ne représentent que la pointe de l’iceberg ; la Génération C regroupe un nombre toujours grandissant de migrants numériques qui proviennent des générations précédentes.
Or, si l’on souhaite continuer de faire avancer la réflexion sur la nouvelle génération, pour toujours mieux comprendre les nouveaux paradigmes qui l’animent, il faudra d’abord que l’on remette les pendules à l’heure. Et, que l’on cesse de confondre les notions…
Qu’en pensez-vous ? Exprimez votre opinion, et partagez vos commentaires.
INFLUENCEURS DU WEB
TOP 100 WEB PRO
LES INFLUENCEURS DU WEB
LE DÉBAT SE POURSUIT SUR LA SCÈNE INTERNATIONALE
Au cours de la dernière année, la notion d'influenceur du Web a soulevée de nombreuses controverses, et animée de nombreux débats. À l'ère du numérique et des médias sociaux, qui prônent l'échange et la collaboration, la comparaison et la compétition ne devraient plus avoir lieux. Et, pourtant, l'une des concurrences les plus intéressantes à suivre dans maelstrom des médias sociaux est sûrement celle qui oppose les nouvelles plateformes de mesure de l'influence sur le Web.
Depuis la parution de mes premières listes Klout (montées manuellement en novembre 2010), le débat sur la notion d'influenceur du Web a beaucoup évolué. Plusieurs spécialistes à travers la blogosphère s'y sont penchés, et ont émis leurs opinions sur le sujet, permettant à chacun d'avancer dans leur propre démarche. Et, tous, nous nous sommes posés la question ; est-ce que l'exercice en vaut la peine?
À ce stade-ci, ça m'apparaît un euphémisme ; poser la question, c'est y répondre. Confronté à l'info-obésité du Web et des médias sociaux, les entreprises n'ont plus guère le choix de s'en remettre à ceux qu'ils identifieront comme les sources les plus fiables. Ces sources deviennent en quelques sortes les hublots (hubs) par lesquels ils filtreront et récupèreront les contenus les plus pertinents, pour ensuite les relayer à leur propre audience. Et, comme l'explique bien Rahim Nour Addow dans son blogue Scoop.it, la curation de contenus s'avère toujours le meilleur remède pour contrer l'info-obésité : La curation: un problème d'info-riche?
COMMENT MESURER L'INFLUENCE?
Or, comment identifier clairement ces influenceurs, et surtout, comment évaluer leur niveau d'influence. Depuis quelques mois, on a vu émerger plusieurs start-ups proposant différentes mesures de métriques permettant d'établir des listes, dont Klout (San Francisco), Empire Avenue (Edmonton) et PeerIndex (South London), qui demeurent encore les plus populaires. Chacune des plateformes utilise des algorithmes différents qui tentent de fournir une analyse approfondie des influenceurs à travers les principaux réseaux sociaux.
Cependant, il demeure pratiquement impossible d'évaluer l'influence d'un blogueur ou d'un tweeteur professionnel à partir de métriques, qu'elles soient établies sur des bases quantitatives ou qualititatives. Néanmoins, ces nouvelles plateformes rejoignent déjà des millions d'utilisateurs, et leur popularité ne cesse de s'accroître. D'ailleurs, depuis quelques semaines, de nombreux spécialistes du Web à travers le monde découvrent massivement Empire Avenue et PeerIndex, qui soufflent dans le cou de Klout, qui semblait avoir pris une très bonne longueur d'avance. Dans un récent billet, le CEO de Nation Builder, Adriel Hampton, se penchait sur la compétition qui se dessine entre les start-ups d'Edmonton et de San-Francisco. The Scores : Klout Tightens Its Grip ; Will Empire Avenue Sneak In?
Depuis quelques semaines, Klout a enfin lancé une série de nouvelles applications qui améliorent sensiblement son offre. La version bêta du nouveau Klout permet notamment de monter des listes personnalisées à partir de nos listes Twitter. Cependant, elles n'affichent que les 10 premières positions. J'ai finalement monté trois listes, dont celle d'un nouveau TOP 10 WEB PRO (QUÉBEC).
LES LISTES D'INFLUENCEURS DU WEB : UN IMPACT SECTORIEL QUI SE CONFIRME
Comme je l'écrivais dans un récent billet, ces listes d'influenceurs du Web peuvent avoir un impact favorable à plusieurs niveaux. Plusieurs industries culturelles se sont structurées autour de palmarès de réussites commerciales (hit parade), et plusieurs médias se sont bâties sur de telles listes (billboard). L'industrie des nouveaux médias pourrait à son tour en bénéficier.
Dans le contexte actuel, où la curation de contenus se révèle un enjeu majeur pour les entreprises et les organisations, ces listes trouvent toute leur pertinence. Elles permettent d'accéder plus facilement aux profils des influenceurs du Web, en les répertoriant sur une même liste, et tout en établissant leur valeur personnelle par rapport à leurs pairs.
L'importance qu'on leur accorde dans plusieurs secteurs, comme l'éducation, la santé et la politique, révèle bien l'impact qu'elles peuvent avoir dans un contexte professionnel. La popularité de mes propres listes sur PeerIndex, qui ne se dément pas, le démontre aussi clairement :
(en date du 29 mai 2011)
Professionnels du WEBQC - 7 467 visites
Professionnels Web (francophonie) - 3 177 visites
Web Influencers (World) - 3 470 visites
* TOP 100 WEB Influenceurs Québec/NB (fr./eng.) - à partir d'une liste de près de 600 professionnels du WEB (français/anglais) du Québec et du Nouveau-Brunswick.
*TOP 100 WEB Influenceurs (francophonie) - à partir d'une liste de plus de 400 professionnels du WEB (du Québec, du Nouveau-Brunswick, de l'Ontario, de la France, de la Belgique, de la Suisse, et des autres pays de la francophonie internationale)
*TOP 100 WEB Influencers (World) – (fr./eng.) - à partir d'une liste de plus de 1 000 professionnels du WEB de partout à travers le monde.
MATIÈRES À TWEETER! – Dimanche, le 21 novembre 2010
MATIÈRES À TWEETER – Semaine du 14 au 20 novembre 2010
Suite au succès de mes tweets et retweets, j’ai décidé de vous présenter un nouvel espace de blogue. Axé essentiellement sur la culture numérique, les médias sociaux et les nouvelles tendances de e-marketing, Matières à tweeter vous proposera à tous les dimanches mes 10 tweets ou retweets les plus significatifs de la semaine. Des analyses, des études et des dossiers de fond, glanés à gauche et à droite à travers les médias sociaux, signés souvent par les plus éminents influenceurs de la toile. Des contenus intéressants et pertinents qui suscitent matières à réflexion! N’hésitez pas à nous faire partager vos commentaires. Bonne lecture!
TENDANCES 2011 : 10 tendances à surveiller à travers les médias sociaux et le Web 2.0 (1ère parution : le 6 juin 2010) http://bit.ly/99InaS vendredi à 15:20 via TweetDeck ·
RT @reyt: Facebook et les marques: 49% des utilisateurs sont devenus fans suite à la recommandation d'un ami – http://bit.ly/cbH3ct vendredi à 11:48 via TweetDeck
RT @hweytens: Quel est le meilleur moment pour tweeter ? http://bit.ly/adS35d #Twitter Données intéressantes via @jfruiz vendredi à 07:04 via TweetDeck
RT @FMcommunitys: A lire –> Revue de web #6 – Révolution numérique et sociologique http://bit.ly/d66PUf A partager! #tendances vendredi à 06:20 via TweetDeck
RT @psst_: TENDANCES = Vers la société de consommation ajustée via @Trend Observer http://bit.ly/cfGDfq Analyse très intéressante #tendances vendredi à 05:01 via TweetDeck ·
RT @tools_marketing: Les 3 principaux freins à l’adoption des médias sociaux par les entreprises http://bit.ly/9Uoi0Q via @cdeniaud jeudi à 16:05 via TweetDeck ·
BILLET : Il n’y a pas d’experts en médias sociaux – dixit Tim Baker (dans le Journal Les Affaires) http://bit.ly/ddVMHU jeudi à 14:59
RT @AndresRestrepo Facebook comme thermomètre des tendances sociales ? http://bit.ly/9IilVE Analyse très intéressante #stats médias sociaux 17 novembre, à 10:20 via TweetDeck
RT @UQO Les 6 typologies d'internautes http://ht.ly/3awaB via @duboissetb @cdeniaud Tres interessante analyse. À lire et partager. 16 novembre, à 11:03 via TweetDeck
RT @alizerh: Prospérer grâce à Linkedin – un beau dossier de @lesaffairescom http://bit.ly/9FevyR Réseautage professionnel + recrutement RH 16 novembre, à 10:07 via TweetDeck
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TWEETS ET RETWEETS – BONUS
RT @Arcade Fire – The Suburbs | A video by Spike Jonze … Superb, beautifull!!! Enjoy … ; ) … http://youtu.be/HklplrJxEOY via @DavidLaHaye vendredi à 11:35 via TweetDeck 
RT @FeaturedArtists – Peter Gabriel soutient la neutralité Internet – http://bit.ly/dsJIYm #netneutrality via @Jean-Robert Bisaillon vendredi à 08:46 via TweetDeck ·
RT @FrancisBelime: RT @TCFR: Lancement de Widoobiz, la radio des #entrepreneurs http://tinyurl.com/32k477z #biz A suivre. Merci. vendredi à 07:36 via TweetDeck
RT @NathalieCollard RT @AlexBoileau Lancement d'un observatoire sur médias sociaux à l'Université de Laval http://bit.ly/dwlIrO vendredi à 09:10 via TweetDeck ·
Vidéo : Aurore d'automne au Lac Hénault – sur YouTube http://youtu.be/jQUHparLTXc Filmé au Chalet Havre de paix. Bon visionnement! 16 novembre, à 09:40 via TweetDeck
Virage 2.0 



















