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Les entreprises adoptent le marketing d’influenceurs en 2015

posted by Raymond Morin on mercredi, juillet 15th 2015

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Par Raymond Morin 

État et pratiques des relations influenceurs en 2015 – Étude par Augure 

Pour une deuxième année consécutive, Augure France/RepMgmt viennent de publier les résultats de leur étude annuelle sur l’État et les pratiques des relations influenceurs. Plus de 600 professionnels des communications et du marketing, dans 32 pays et 30 secteurs d’activités, y ont participé.

Cette année encore, à titre d’auteur et de spécialiste du marketing d’influence, j’ai eu le plaisir et le privilège d’y collaborer, pour les deux marchés ; pour le marché francophone, avec Mounira Hamdi (LabCom), Fadhila Brahimi (FBassociés) et Camille Jourdain (Over-Graph), et pour le marché anglophone avec Brian Solis (Altimeter Group), Chad Pollitt (Relevance) et Jeff Bullas (JeffBullas.com). C’est tout un honneur pour moi de me retrouver cité parmi ce groupe sélect d’influenceurs des médias sociaux.

1 – Le marketing d’influence dans les médias sociaux s’implante dans les stratégies Web

Efficacit--C’est le premier constat qui ressort de l’étude d’Augure France : plus de 90% (93%) des répondants s’accordent pour dire que le marketing d’influence dans les médias sociaux leur apporte de meilleurs résultats en terme de visibilité et de reconnaissance. Un bond de plus de 20% (24%) par rapport aux résultats de l’année dernière, où moins de 70% (69%) des répondants avaient manifestés leur satisfaction. De ce nombre, 3 répondants sur 4 considèrent que l’engagement des influenceurs est très (ou plutôt) efficace pour susciter de nouvelles ventes, et tout autant (76%) pour fidéliser la clientèle.

¨Les influenceurs des médias sociaux sont les nouvelles célébrités. Mais, ça ne signifie pas pour autant que l’engagement des influenceurs doit se limiter à la promotion et aux mentions traditionnelles. En fait, la plupart des consommateurs connectés se base principalement sur l’expérience et les recommandations de leurs pairs pour prendre des décisions concernant les marques et les produits. En bout de ligne, les influenceurs agissent uniquement comme ressources stratégiques pour les consommateurs qui cherchent la voie. C’est dans cette optique de servir le client d’abord, que les marques doivent engager les influenceurs. Et, comme le démontre Augure dans son étude annuelle, les marques qui le font obtiennent des résultats concluants ; de l’approche initiale à la vente jusqu’à la fidélisation. Cependant, cela nécessite du travail et d’avoir une vision dès le départ, pour inspirer un engagement significatif, de façon à ce que les gens nous fassent confiance et suivent.¨ d’expliquer Brian Solis.

2 – Identifier les influenceurs pertinents demeure le principal défi des marques

Principaux2-d--fis-rencontr--s-lors-de-la-mise-en---uvre-de-votre-strat--gie-de-relation-influenceurs-686x575Encore cette année, l’étude d’Augure démontre que les principaux défis des marques dans la planification d’une campagne de marketing d’influenceurs est toujours celui d’identifier les plus pertinents (75%), de déterminer les stratégies les plus adéquates (69%), et de mesurer les résultats (53%). Cependant, d’autres défis se présentent désormais aux responsables des communications et du marketing :

  • Faire le suivi des activités des influenceurs (32%)
  • Débloquer les budgets suffisants pour la mise en place des campagnes (26%)
  • Automatiser le processus d’engagement ou d’interaction (26%)
  • Trouver et former le personnel qualifié (8%)

Comme j’ajoutais dans le cadre de l’étude, je crois que ça demeure toujours un défi pour les marques d’identifier les influenceurs parce que ça implique un long processus auquel les entrepreneurs et les dirigeants d’organisations ne s’attendent pas. Il faut considérer plusieurs facteurs, et cela entraine forcément l’utilisation de plusieurs canaux et de plusieurs outils.

3 – Les contenus se trouvent au centre des relations avec les influenceurs

Dans sa nouvelle étude, la firme Augure France dévoile également quelques données intéressantes sur l’impact des contenus dans les stratégies de marketing d’influenceurs. Selon les différents scénarios d’utilisation analysés, l’étude d’Augure démontre que les marques et les organisations privilégient la collaboration et les contenus des influenceurs à leur apport comme ambassadeurs ; près de 60% (59%) des répondants priorisent la création de contenus, tandis que plus du deux – tiers (67%) favorisent la promotion de contenus.

Situations-privil--gi--es-dans-le-cadre-des-relations-avec-les-influenceurs-Les communications corporatives et le positionnement SEO n’obtiennent respectivement que 32% et 23% des réponses, tandis que la gestion de crise ne récolte que 14%. En revanche, les relations d’engagement avec les influenceurs restent une priorité des répondants pour les lancements de produits (59%) et l’organisation d’événements (45%). L’année dernière, c’est plus de 3 répondants sur quatre (76%) qui privilégiaient les lancements de nouveaux produits avec les influenceurs.

¨Un influenceur reconnu dans son domaine d’expertise s’engagera plus volontiers dans la promotion d’un contenu à valeur ajoutée pour sa crédibilité professionnelle que dans la diffusion d’un nouveau produit. Ce dernier pouvant être perçu comme une pub. Pour la marque, c’est aussi un levier de crédibilité qui va conforter son expertise¨ rappelle Fadhila Brahimi.

¨Dans un monde parfait, nos interactions avec les influenceurs devraient avoir un impact sur toutes les situations mentionnées dans l’étude. Mais, ce n’est pas toujours les cas. On découvre qu’une approche du marketing d’influenceurs avec l’intention de faire la promotion de contenus (en collaborant avec les influenceurs à la création de nouveaux contenus) s’avère la façon la plus efficace parmi toutes les catégories listées¨ ajoute Chad Pollitt dans l’étude.

4 – Twitter est le canal privilégié des relations avec les influenceurs

L’étude d’Augure France révèle également des données intéressantes sur les plateformes que favorisent les entreprises et les professionnels dans leurs campagnes de relations avec les influenceurs. Les résultats démontrent que plus de la moitié des répondants (54%) priorisent les blogues, tandis que 42% préfèrent encore les médias traditionnels. Cependant, une vaste majorité privilégient les plateformes sociales populaires, Twitter venant en tête avec plus de deux répondants sur trois (68%), suivi de Facebook plus de la moitié (51%), d’Instagram (24%) et de LinkedIn (20%).

Canaux-les-plus-efficaces-dans-le-cadre-des-relations-avec-les-influenceurs-copiaEn 2014, seulement 29% considéraient Facebook pour les relations avec les influenceurs. En 2015, Facebook se positionne même en tête auprès des participants américains.

¨Les réseaux sociaux, et particulièrement Twitter, sont les canaux les plus adaptés pour déployer des campagnes avec les influenceurs. Les mécanismes de la persuasion sont subtils et repose sur plusieurs leviers, mais il est primordial de bien choisir les canaux de discussion¨ explique Camille Jourdain. ¨La retransmission en live d’un événement est la 2ième activité phare des internautes actifs après la diffusion de la veille. Twitter est à ce titre le médias social le plus plébiscité par les communications et les médias traditionnels pour prendre le pouls des sujets incontournables et pousser des sujets d’actualité au niveau des tendances (Trend Topic). Parce qu’il est public, concis et propice à la réactivité, Twitter est un levier puissant pour le bouche-à-oreille¨, d’ajouter Fadhila Brahimi. 

5 – La communauté et la qualité des contenus s’avèrent les principales motivations des influenceurs

Selon l’étude d’Augure, la possibilité d’obtenir une plus grande visibilité et d’accroître sa communauté se révèle la principale motivation des influenceurs dans leur collaboration avec une marque, pour plus de 55% des répondants. La qualité des contenus demeure un critère important (45%), mais perd un peu de son importance en comparaison avec l’année dernière (59%). Façonner son image de marque (29%), obtenir différents avantages (25%) et gagner de l’argent (24%) suivent ensuite. La qualité de l’expérience termine la liste des motivations des influenceurs avec 22% des répondants.

Motivations-influenceurs-marques-686x398¨Les influenceurs sont très à l’écoute des besoins de leur communauté car ils entretiennent une relation privilégiée avec leurs membres. Toute collaboration envisagée avec une marque doit à la fois pouvoir servir à l’influenceur ET à sa communauaté, d’où la nécessité de co-construire les messages de communication avec l’influenceur concerné afin qu’il adhère aux valeurs de la marque, de ses produits ou services¨ explique Mounira Hamdi, fondatrice du LabCom.

¨Cela dépend du type d’influenceurs, l’audience est la principale motivation des experts et leaders d’opinion, la rémunération celle des célébrités. Tandis que les blogueurs sont intéressés par la rémunération et par l’audience. D’autres motivations peuvent entrer en compte pour les blogueurs comme la reconnaissance liée à un domaine d’activité ou encore la volonté de partager des connaissances¨ poursuit Camille Jourdain, d’Open-Graph.

6 – Collaborer avec les influenceurs lors d’événements ou sur les blogues

Après la participation des influenceurs/ambassadeurs à divers événements corporatifs (pour 70% des répondants), les billets de blogues s’avèrent les contenus les plus valorisés par les marques dans leur campagne de marketing d’influenceurs (69%). Qu’il s’agisse d’articles de blogueurs – invités, d’interviews ou de simples mentions des influenceurs, plusieurs autres différents types de contenus se révèlent aussi efficaces pour les entreprises et les organisations, selon les données de l’étude d’Augure :

  • Vidéo 44 %
  • Webinaires 32 %
  • Livres blancs/études 29 %
  • Communiqués de presse 26 %
  • Infographies 27%

Contenus1¨Pas d’influence sans matière première, elle repose effectivement sur … le contenu. Mais, pas n’importe quel contenu! Le communiqué de presse reste le format le plus traditionnel, celui qui doit encore être proposé pour informer mais il n’engage pas forcément les influenceurs. En l’accompagnant de contenus attractifs, images, photos ou infographies, mais aussi de live, via Periscope par exemple, pour les événements off-line, les marques ont la possibilité d’attirer l’attention des influenceurs plus facilement.¨ soutient Camille Jourdain. 

7 – Le paradoxe de la rémunération

Face à l’importance croissante des influenceurs dans les stratégies de marketing Web/médias sociaux des entreprises et des organisations, l’étude d’Augure s’est également penchée sur le modèle économique associé aux relations avec les influenceurs, et a posé la question fatidique : Doit-on payer les influenceurs pour leur collaboration? Près de 70% des répondants pensent que non. De façon globale, 1 répondant sur trois ne rémunère jamais les influenceurs avec qui il collabore, tandis qu’un peu plus du tiers (36%) le font occasionnellement. À titre de comparaison, aux Etats-Unis, c’est plus de la moitié (54%) qui affirment payer régulièrement leurs influenceurs.

R--mun--ration¨Il semble bien que la plupart des marques ne veulent pas payer pour le marketing d’influenceurs.  À cause de cette mentalité, elles n’atteignent pas les résultats qu’elles pourraient en combinant la bonne approche et les compensations. C’est une attitude suffisante, amateure et arrogante. Vous payez pour la télévision, vous payez pour des publicités sur Facebook, vous payez pour Google AdWords, n’est-ce-pas? Les influenceurs ont travaillés dur pendant des années pour développer et acquérir leur influence, et ils doivent être rémunérés pour ça.¨ insiste Jeff Bullas sur ce point.

8 – Les relations publiques mènent toujours les campagnes de marketing d’influence

Si aucun profil professionnel ne fait clairement l’unanimité, le responsable des relations publiques se détache tout de même avec 28% des répondants qui croient que c’est la personne idéale pour être en charge des programmes de relations avec les influenceurs. Toutefois, les résultats sont très partagés, et on observe une plus grande implication des dirigeants des entreprises dans les campagnes de marketing d’influenceurs, avec 17% des répondants, sur un pied d’égalité avec les gestionnaires de communautés.

responsable-686x398Comme je le souligne dans l’étude d’Augure, je pense que les campagnes avec les influenceurs doivent se développer avec tous les intervenants, en commençant par les dirigeants, qui sont les premiers à pouvoir partager les valeurs et la culture de l’entreprise. Mais, chaque membre de l’équipe doit aussi y apporter sa contribution ; du responsable des relations publiques au directeur du marketing, en passant par le gestionnaire de communautés et le responsable du marketing de contenus. Et, lorsqu’il s’agit de plus grandes organisations, il faut aussi intégrer les responsables des ventes, du service à la clientèle, et voire même les intervenants en développement de produits.

9 – Vers un investissement croissant dans les relations avec les influenceurs

BudgetLes conclusions qu’apporte l’étude d’Augure sont très positives quant à l’avenir du marketing d’influence dans les médias sociaux. Les stratégies de relations avec les influenceurs mises de l’avant par les entreprises et les organisations ont portées fruits, et près du trois – quarts des répondants (74%) affirment vouloir augmenter (33%) ou maintenir (41%) leur budget dédié à leur stratégie de marketing d’influence.

Toutefois, comme le soulève judicieusement Arnaud Roy d’Augure dans l’étude, on doit tenir compte de la grande disparité qui existe entre les intentions des répondants américains et des répondants européens : parmi les répondants qui prévoient augmenter leur budget, 60% sont des Etats-Unis et du Canada, alors que seulement 20% proviennent de l’Europe.

Ce ne sont là que quelques-unes des informations intéressantes qui ressortent de l’étude d’Augure France. Pour approfondir et analyser davantage les résultats, et les différences entre les marchés, les secteurs d’activités, et les tailles d’entreprises, vous pouvez télécharger l’étude complète (en français) à l’adresse suivante : http://www.augure.com/fr/blog/etude-relations-influenceurs-20150610

Ou en anglais à : http://www.augure.com/blog/state-influencer-engagement-20150618

Lire aussi : Marketing d’influence – Vers une implication accrue des dirigeants

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Génération C: L’avantage ¨social¨ des baby-boomers

posted by Raymond Morin on samedi, avril 18th 2015

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Par Raymond Morin

De plus en plus, on lit et on entend parler de l’importance de susciter l’engagement à travers les réseaux sociaux pour obtenir des résultats concluants. Et, qu’il vaut mieux chercher à développer des relations durables, que de miser uniquement sur le nombre d’amis Facebook, et de ¨followers¨ sur Twitter, pour calculer son retour sur l’investissement (ROI). 

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(Image : AllMyFaves.com)

Or, dans le contexte actuel, les baby-boomers, qui ont développés très jeune le sens des relations personnelles, bénéficient peut-être d’un atout pour prendre le leadership de la transformation sociale des entreprises et des organisations.

C’est la réflexion que m’a inspiré Ted Rubin, dans un de ses récents articles : Boomers get social best because they have Relationship building expérience. Il a aimablement accepté que je traduise (librement) ses propos pour les rapporter dans mon article.

Apprendre les bases de la relation dès les premières années

Depuis plus d’un siècle, les études scientifiques démontrent que le développement du cerveau s’effectue principalement avant l’âge de six ans, et que l’apprentissage de la communication (et des langues) est donc favorisé durant cette période. C’est un des principaux avantages des boomers à l’ère numérique, comme l’explique l’auteur et conférencier américain :

Grandad-and-granddaughter-stock-image

(Image : Curatti.com)

¨Soixante-six millions d’enfants américains sont nés entre 1945 et 1964, et durant les premières années de formation (entre 0 et 6 ans), la technologie la plus avancée était le téléphone à cadran. Les voisins comméraient entre eux au-dessus des clôtures, et échangeaient dans les clubs sociaux. Le journal était livré à la porte, et on prenait la peine d’envoyer des lettres par la poste. Aujourd’hui, tout ça peut paraître démodé, et hors contexte, pour les jeunes générations, mais je pense qu’en fait c’est un avantage. Pourquoi? Parce que nous avons appris les rudiments de l’interaction en face-à-face à un âge précoce: être poli, serrer la main, en regardant les gens dans les yeux et en sachant écouter. Ces règles de base nous ont été enseignées à partir du moment où nous avons appris à marcher. D’abord par nos parents, puis nos grands-parents, nos oncles et nos tantes. Souvent maman devait rester à la maison pour préparer les enfants à la maternelle. La plupart de ce que nous avons appris sur l’interaction avec les gens nous l’avons acquis avant l’âge de six ans.¨

Très tôt, nos parents nous ont appris à travailler en équipe, et à ¨partager notre matériel scolaire avec nos camarades de classe¨. Les plus jeunes baby-boomers ont grandis et évolués à une époque où les communautés (d’intérêts?) émergeaient, et se multipliaient, où les premières actions de partages sociales voyaient le jour. Durant les années 60, la jeunesse était plongée dans la contre-culture, et les mouvements ¨Flower Power¨ et ¨Peace and Love¨; l’époque des premiers grands changements idéologiques et sociaux et de la ¨révolution tranquille¨. Le contrôle des naissances, la première transplantation cardiaque, l’atterrissage sur la Lune et l’émancipation de la femme. Tous les espoirs étaient permis, et l’utopie régnait.

Retrouver le véritable sens de l’amitié

Le sens de la communauté et de l’amitié avait une toute autre signification, comme le raconte Ted Rubin dans son article :

¨Avoir un ami lorsque j’étais enfant signifiait de passer ma journée avec lui dans le bac à sable, à découcher les week-ends chez-eux, et à participer à des fêtes d’anniversaire, ou encore à sauter sur mon vélo pour aller faire des commissions pour maman, et en profiter pour dépenser quelques sous en bonbons. Si vous aviez de la chance, vous gardiez vos amis à l’école, et parfois même au collège, et vous pouviez approfondir la relation avec le temps. Il n’y avait pas de jeux vidéo, encore moins d’Internet. Nous avons joués, ensemble, dehors, et avons appris ce que c’est que de faire partie d’un groupe. Plus tard, ces compétences relationnelles se sont converties dans les milieux de travail, avec les supérieurs, les collègues et les clients. Aujourd’hui, nous comprenons intuitivement comment parler avec l’autre, de sorte que nous gravitons davantage vers des réseautages face-à-face.¨

Aujourd’hui, les nouvelles générations, nées avec les technologies numériques intègrent d’abord les outils, avant d’apprendre à communiquer et à échanger. Les relations inter-personnelles s’amorcent, se développent et se poursuivent souvent plus virtuellement, à travers les réseaux sociaux populaires. La relation peut demeurer longtemps impersonnelle.

Prendre le temps d’assimiler les nouvelles technologies

¨Nous ne sommes pas nés avec les technologies d’aujourd’hui, mais nous avons vécu beaucoup de changements technologies ; de la naissance des ordinateurs personnels à l’Internet, aux téléphones intelligents et aux médias sociaux. Jusqu’à il y a une dizaine d’années, nous avons peut-être été plus lents à adopter les nouvelles technologies, mais en contrepartie, nous apportons une certaine maturité sociale des relations de personne à personne.

Une fois que nous savons comment utiliser les médias sociaux, nous n’avons pas besoin de nous faire expliquer comment agir avec tact et civisme. Nous pouvons être plus facilement à l’écoute, plus flexibles, et mieux capables de nous adapter à différentes situations imprévues, et d’apporter des solutions pour amener la relation à un autre niveau. Ce sont des compétences qui viennent seulement avec l’âge et le passage du temps. Les jeunes générations ont peut-être eu un certain avantage technologique, du fait qu’elles ont été immergées dans les technologies numériques dès la naissance, mais cet avantage technologique ne leur rapporte rien au niveau des relations humaines ¨. explique Ted Rubin.

Les baby-boomers ont pris le temps qu’il fallait pour assimiler les nouvelles technologies, et intégrer cet apprentissage numérique dans leur quotidien, et leur environnement de travail. Néanmoins, durant les années 80, ils ont été les premiers à introduire de nouvelles méthodes de gestion participative, à proposer des comités de contrôle de qualité et des programmes d’engagement des employés, et à travailler en équipe.

Des conditions propices pour la transformation sociale

Au cours des dernières années, en terme d’utilisation d’Internet et des médias sociaux, les baby-boomers ont pratiquement rattrapés ceux de la génération X. Aujourd’hui, on peut dire que l’écart générationnel dans l’apprentissage numérique ne représente plus un réel problème dans le contexte professionnel. Depuis 2006, les boomers occupent la majorité des postes décisionnels et d’influence dans les organisations, et les entreprises. Aujourd’hui, près du tiers (32%) de la force de travail a plus de cinquante ans.

Dans le contexte actuel, où l’avenir économique est incertain, de plus en plus de jeunes boomers (nés entre 1956 et 1964) profitent de leurs avantages (maturité des relations sociales et de l’apprentissage numérique), pour choisir de poursuivre leur carrière le plus longtemps possible, et prennent dorénavant leur retraite plus tardivement.

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(Image : AARP.com)

Ce phénomène fait en sorte qu’au cours des prochaines années, quatre générations se retrouveront au boulot en même temps. Ainsi, entre 2018 et 2022, il ne serait guère surprenant d’y retrouver jusqu’à cinq générations, comme me le faisait judicieusement remarquer Andy (Capaloff), mon éditeur chez Curatti, avec mon dernier billet. En effet, selon les plus récentes études de l’AARP (anciennement American Association of Retired Persons), 8 baby-boomers sur 10 comptent prolonger leur travail le plus longtemps possible.

Or, s’ils ne se trouvaient pas déjà à la direction de l’entreprise ou de l’organisation, les boomers qui choisiront alors de rester au travail, continueront (en principe) de se partager les postes décisionnels avec ceux de la génération X qui auront pris la relève des plus vieux déjà à la retraite. Désormais, mieux formés et plus familiers avec les nouvelles technologies, ces ¨seniors branchés¨ intègreront encore plus facilement les outils des médias sociaux dans le processus de travail. Ils pourront alors interagir plus aisément avec les nouvelles générations au travail, et ainsi mieux comprendre leurs besoins.

Ils pourront alors remplir leur rôle de pivot du transfert inter-générationnel plus efficacement, et mieux transmettre la culture et la vision de l’organisation aux nouvelles générations de l’ère numérique. Ils pourront enfin remettre les clés de la transformation sociale aux nouvelles générations.

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que les baby-boomers peuvent encore jouer un rôle important dans la transformation sociale des organisations? Quelle est votre expérience au travail avec les nouvelles générations. Partagez votre expérience et votre opinion avec nos lecteurs.

(Les extraits du texte de Ted Rubin ont été librement traduits, avec sa permission, et proviennent d’un article paru initialement sur son site, le 26 février 2015)

 

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Marketing d’influence : L’impact stratégique des listes d’influenceurs

posted by Raymond Morin on lundi, janvier 14th 2013

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La petite histoire des TOP listes 

De toute l'histoire du marketing, l'impact populaire des TOP listes a eu un effet viral indéniable sur les clientèles, et s'est avéré un outil incontournable. Au cours du dernier siècle, la plupart des grands marchés de la culture et des médias électroniques se sont érigés en empires industriels, justement, sur la base de listes et de palmarès. 

 Et, si c'est l’industrie de la musique qui a donné naissance aux premiers palmarès populaires, le phénomène des TOP listes ne lui est pas resté unique longtemps. Le cinéma et ses résultats de box-offices, et la littérature avec ses listes de best-sellers, ont vite emboîté le pas. Du coup, ces deux secteurs culturels se sont révélées parmi les grappes industrielles les plus fructueuses des années 40-50. Quelques années plus tard, les nouveaux mass-médias, comme la radio et la télévision, sont également entrés dans la danse des palmarès avec les résultats de sondages BBM. 

Pour chacune de ces nouvelles industries du XX ième siècle, les palmarès et les listes d'influenceurs ont joués un rôle déterminant dans la réussite commerciale des entreprises, et l'essor économique de leur industrie. Ces TOP listes sont vite devenues extrêmement populaires auprès du public-consommateur (qui pouvait alors plus facilement faire son choix), et se sont aussitôt révélées des outils incontournables pour les marques à cause de leur effet hautement viral. 

La naissance de l'empire du magazine Billboard

Au tournant du siècle, le magazine Billboard se concentrait sur des palmarès d’achalandage des activités du Bailey and Ringling Bros. Circus qui se déployaient à travers tout le pays. D’une ville à l’autre, ces palmarès servaient uniquement de levier promotionnel pour les ventes de billets. Mais, on s’est vite rendu compte que l’attrait de ces listes auprès du grand public pouvait également servir de moteur pour d’autres secteurs d’activités.

En même temps, avec l’invention du gramophone et de la radio, la musique devint rapidement très populaire, et dès les années 20, avec les premières émissions populaires de Radiola en France, et de KDKA à Washington, aux USA, le magazine Billboard prit le virage musical qu’on lui connaît encore aujourd’hui. C’est finalement en 1936 que le magazine américain introduisit son premier «Hit-Parade», suivi du «Music Popularity» au début des années 40. Plus tard, en pleine heure de gloire d’Elvis, le Billboard publia enfin ses «Top Charts» avec les ventes de 45-tours et de fréquence radio. (source : Wikipédia)

En 2013, le magazine Billboard se déploie largement sur le Web, et continue d’être une source inépuisable de contenus, et un levier stratégique majeur pour l'industrie de la musique partout dans le monde. 

Les TOP listes: une voie d'avenir pour le marketing d'influence ?

Depuis quelques années, certaines entreprises comme Klout, PeerIndex, Empire Avenue et Kred, proposent des outils de mesure d'influence dans les médias sociaux qui soulèvent encore beaucoup de controverses. 

Chacun de ces outils (disponibles gratuitement sur le Web)offre des applications qui lui sont spécifiques, et qui permettent d'établir une certaine échelle de mesure pouvant correspondre aux besoins des entreprises et des professionnels. Selon les objectifs d'une campagne, ils présentent différents avantages, mais aucun des algorithmes proposés ne répond tout à fait aux attentes. 

En même temps, on a vu émerger d'autres joueurs, comme Traackr, Appinions, et eValue (de la firme montréalaise PartaDialogue), qui proposent de nouvelles approches. En se basant sur de nouvelles métriques, davantage axées sur l'analyse des contenus et de l'engagement des utilisateurs, ces nouvelles startups, ces nouveaux outils permettent d'identifier les influenceurs selon la valeur, la résonance et la pertinence des contenus par thématiques. De l'avis de plusieurs spécialistes, ces nouveaux outils et leurs TOP listes marqueront la prochaine avancée majeure du marketing d'influence.

Aujourd'hui, les marketeurs et les agences commencent peu à peu à réaliser tout le potentiel commercial des TOP listes. Les outils de mesure d'influence comme Klout, PeerIndex et Kred l'ont vite compris, en offrant des applications permettant de monter des listes d'influenceurs. Tout comme Shyam Subramanyan et Nick Kellett, deux entrepreneurs de Silicone Valley, qui ont lancé List.ly en mars 2011, un site entièrement dédié aux amateurs de listes sociales.  

En 2013, la nouvelle science du marketing continuera d'évoluer, et ces outils s'amélioreront. Leurs équipes de développeurs plancheront sur de nouvelles fonctionnalités qui augmenteront considérablement leur valeur aux yeux des professionnels du Web. Ils gagneront peu à peu la confiance des influenceurs en peaufinant leurs algorithmes. Et, les listes d'influenceurs se révèleront de plus en plus populaires auprès des professionnels et des entreprises parce qu'elles permettront enfin d'établir un lien direct avec les véritables influenceurs des médias sociaux, et leurs contenus; les utilisateurs de première ligne.

 

Qu’en pensez-vous ? Croyez-vous que les listes-palmarès peuvent effectivement constituer des leviers stratégiques pour les professionnels du Web et les entreprises ? Ou craignez-vous qu'elles contribuent à la naissance d'un star-système inutile et inadéquat dans l'univers des médias sociaux?

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Comment définir l’influence dans les médias sociaux

posted by Raymond Morin on jeudi, septembre 20th 2012

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Depuis Machiavel à Robert Cialdini, la notion d’influence n’a cessé d’exercer une grande fascination, tant sur le grand public que sur les professionnels. Même si la question a été analysée et scrutée des centaines de fois par des spécialistes, sa définition diffère d’un à l’autre selon le contexte.

De la manipulation à l’influence

Très tôt, durant les années 1920, les principales industries de la culture et des médias ont commencés à se bâtir et se développer sur la base de la popularité. Des résultats de box-office du cinéma, en passant par les listes de best-sellers du livre jusqu’aux hit-parades du disques et les cotes d’écoute de la radio et de la télévision, chacune de ces industrie a profité du formidable attrait des palmarès comme principal levier de développement.

En contrepartie, cette fascination populaire, proche du culte, a aussi contribué à implanter l’effet pervers du star-système, et du coup, les manipulations frauduleuses des scores pour gagner des ventes. En 2012, à l’instar de la payola qui régnait déjà dans les industries du disque et de la radio durant les années 20, c’est à coup de fausses recommandations et de fake followers que les corporations achètent leur influence, et dopent leur score social (voir Infographie : Marketing Vs Manipulation, par SEOBook/Lumin Interactive).

Profitant de la confusion, les faux-comptes et les pseudo-experts en médias sociaux se multiplient comme des pissenlits. Pour les marques, comme pour les utilisateurs, il devient presqu’impossible de faire la différence, tant pour un que pour l’autre. Alors, si les outils de mesure peuvent ainsi être manipulés, ou contournés, sur quelles bases peut-on reconnaître et identifier les véritables influenceurs des médias sociaux ?

 

Avec les médias sociaux, qui influence qui ?

On cite souvent les exemples de Heather Armstrong (@Dooce) avec Maytag/Whirlpool, ou du musicien canadien David Carroll, avec la United Airlines (United Breaks Guitar), pour analyser l’impact de l’influence dans les médias sociaux.

Si ces utilisateurs, jusqu’alors inconnus, ont soudainement révélés leur potentiel d’influence au point d’ébranler les grandes corporations, c’est qu’ils ont su réunir trois éléments essentiels : au départ, ils bénéficiaient d’une certaine portée (reach) dans les réseaux sociaux, qui pouvait leur apporter une grande amplification (resonance) de leur message. Et, dans le contexte, c’est la pertinence (relevance) de ce message qui leur a valut d’exercer leur influence. (lire : Social Media Influence : Content is Key ! )

Comme je l’ai déjà mentionné, dans le contexte actuel, ce n’est pas tant la définition de l’influence qui change, comme la place où les deux parties se rejoignent dans un objectif commun. 

L’influence dans les médias sociaux ne repose pas seulement sur des chiffres, qui mesurent la portée d’un réseau et l’amplification du message, mais aussi, et surtout, sur des individus qui inspirent la confiance, et qui suscitent l’engagement, par la pertinence et la valeur de leurs interventions. Or, cet aspect de l’influence ne se mesure pas avec des algorithmes, aussi compliqués soient-ils.

 

Les neuf indices de valeur d’un influenceur 

Au printemps dernier, l’éminence grise de la firme Altimeter Group, Brian Solis, proposait un rapport dans lequel il définissait trois principaux piliers de l’influence mentionnés plus haut (lire The Rise of Digital Influence) ; la portée, l’amplification et la pertinence. Dans un billet publié sur le site d’Intelegia, je suggérais plutôt d’explorer neuf indices de valeur pour définir l’influence dans les médias sociaux (lire Les 9 indices de valeurs d'un influenceur du Web):

 

La portée : l’importance du réseau de l’influenceur, tant par sa taille (nombre d’abonnés) que par le niveau d’influence potentiel de ceux qui le composent,

L’amplification : l’impact du message suscité à travers les médias sociaux,

L’autorité : la validité accordée dans le réseau, tant au message qu’au messager,

La crédibilité : relève autant de la réputation que de l’autorité accordée à l’influenceur,

La e-réputation : l’ADN numérique de l’influenceur, l’empreinte digitale qu’il laisse à travers le réseau,

Ces cinq premiers indices constituent les principales métriques généralement utilisées par les outils de mesure de l’influence dans les médias sociaux pour évaluer le score social de l’influenceur. Mais, le véritable leadership d’un influenceur repose aussi sur d’autres valeurs qui ne se mesurent pas avec des algorithmes :

L’expertise : la reconnaissance de l’influenceur par l’importance de ses réalisations et de ses activités professionnelles,

La pertinence : la justesse et la constance des interventions et la qualités des contenus en rapport avec les attentes du réseau,

La confiance : un sentiment d'assurance qui relève autant de la pertinence du message que de l'expertise reconnue de l'influenceur,

L’engagement : l’indice de valeur le plus significatif puisqu’il représente le résultat final de l’influence

    

         Définir l’influence dans les médias sociaux en 140 caractères

  

 

Dans son rapport, Brian Solis proposait aussi sa propre définition de l’influence : «La capacité de provoquer une réaction, de modifier un comportement, et d’engendrer un résultat mesurable» En terminant, il demandait également aux répondants de définir l’influence dans les médias sociaux en moins de 140 caractères. Voici quelques-unes des réponses retenues :

-       La capacité d’inspirer les autres à développer leurs capacités

-       Provoquer l’engagement et la conversation avec les utilisateurs

-       Susciter la confiance qui va inciter les autres à prendre les meilleures décisions

Et, celle-ci, que je préfère :

-       L’influence est le pouvoir qu’on accorde à la confiance qu’on attribue

Qu’en pensez-vous ? Prononcez-vous, et proposez votre propre définition de l’influence dans les médias sociaux, en 140 caractères ou moins.

  

 

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Le marketing d’influence : une nouvelle science à développer!

posted by Raymond Morin on mardi, août 14th 2012

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Une place toujours plus grande à trouver pour les utilisateurs

Depuis 2009, et l’émergence fulgurante de Klout, la notion d’influence a beaucoup évolué. L’approche des «early adopters» est aussi vite passée d’une analyse quantitative (comme Klout et les autres outils de mesures actuellement accessibles) vers des métriques plus qualitatives (basées davantage sur les réalisations). Du coup, l’importance du «score social» a prit beaucoup moins d’importance dans le débat, et l’intérêt s’est aussitôt tourné vers la recommandation des ambassadeurs, qui représente une plus grande valeur pour les marques (lire : Influenceurs ou ambassadeurs – Quelle est la vraie valeur ?).

Or, à l’aube de nouvelles modifications dans l’algorithme de Klout, qui affecteront probablement le «score» de la plupart des influenceurs de l’heure (donc leur rapport avec les marques), on peut s’attendre à ce que les utilisateurs occupent une place encore plus importante dans l’échiquier.

Six grandes tendances du marketing d’influence sociale

Mark Schaefer à Fox News La science du marketing d’influence dans les médias sociaux continue d’évoluer. Et, l’attention des observateurs se tourne désormais vers de nouvelles métriques, davantage axées sur les réelles valeurs d’influence comme l’engagement et la confiance des utilisateurs. Dans un récent billet sur BusinessesGrow.com : Six Hot Trends In Social Marketing Influence, Mark Schaefer décrit six grandes tendances observées à travers les médias sociaux :

1 – La notion d’influence dans les médias sociaux sort enfin du stade expérimental, pour s’inscrire progressivement dans les budgets de campagnes de marketing des agences.

2 – L’influence sociale descend dans la rue ; les petites entreprises et les commerçants profitent enfin des programmes de récompenses et de fidélisation mis en place (perks) par les outils de mesure.

3 – Le marketing d’influence reste encore une toute nouvelle science, mais il prendra de plus en plus de place dans les préoccupations des professionnels, qui continueront de débattre et d’échanger sur les meilleures pratiques.

4 – Les outils de mesure tendent à intégrer davantage les recommandations des pairs parmi leurs métriques, et cherchent encore le moyen de faire passer ces échanges et interactions en ligne vers une conversion de consommateur

5 – De nouveaux outils de mesure (comme Appinions, de l’Université Cornell) placent dorénavant l’influence dans les médias sociaux en contexte, et se tournent vers des métriques d’analyse des sentiments des utilisateurs.

6 – De plus en plus d’entreprises intègrent désormais les mesures d’influence à l’interne, notamment pour récompenser les meilleurs ambassadeurs de la marque parmi leurs employés (comme PepsiCo).

Six tendances majeures observées dans l’industrie par les experts, et qui démontrent bien que le marketing d’influence prendra de plus en plus d’importance dans les stratégies des marques et des agences.

Huit étapes pour (re)gagner la confiance de la nouvelle Génération C

Cependant, dans le contexte actuel des médias sociaux, il faudra également suivre de près l’impact grandissant des nouveaux consommateurs branchés de la Génération C. (lire La Génération C – Le pouvoir des utilisateurs).

Profitant allègrement du formidable pouvoir viral de leurs recommandations pour imposer de nouvelles règles économiques, les utilisateurs de la Génération C obligent désormais les marques à adopter de nouvelles approches plus sociales que commerciales. Ils se révèlent en quelques sortes les véritables influenceurs des médias sociaux.

Dorénavant, pour obtenir l’engagement de ces nouveaux consomm’acteurs, les entreprises et les commerçants doivent d’abord gagner (ou regagner) leur confiance. Dans une infographie relayée par @DR4WARD (Dr. William J. Ward) sur son blogue, Mark Smiciklas (Intersection1, à Vancouver) rappelle les 8 étapes incontournables pour bâtir (ou rebâtir) la confiance de son réseau : The Path of Building Online Trust – 8 Steps to Build Social and Online Trust :

1 – Communiquez honnêtement et admettez vos erreurs.

2 – N’utilisez jamais les informations personnelles de vos interlocuteurs.

3 –  Ne brisez jamais les engagements que vous prenez.

4 – Assurez vous de répondre rapidement à toute situation.

5 – Faites preuve d’intégrité dans votre approche.

6 – Démontrez une éthique irréprochable dans votre marketing.

7 – Adoptez une charte d’utilisation ouverte et transparente.

8 – Instaurez un historique d’actions positives avec vos abonnés.

Huit étapes simples, mais inéluctables, que les entrepreneurs devront apprendre à mettre en pratique pour (re)gagner la confiance des consommateurs en ligne.

Que pensez-vous de cet article? Participez au débat, et partagez votre opinion. Quelles tendances prendra la nouvelle science du marketing d’influence ? Ces huit règles suffisent-elles à (re)bâtir la confiance des consommateurs ? Faites-nous connaître vos idées à ce sujet.


 

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Influenceurs vs ambassadeurs ?

posted by Raymond Morin on vendredi, juillet 13th 2012

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Influenceurs vs ambassadeurs?  Quelle est la vraie valeur?

À l’heure où les plus importants réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Google+, et Pinterest) s’apprêtent à entreprendre le virage du e-commerce, le marketing d’influence se révèle plus que jamais un enjeu majeur pour les entreprises. La publicité traditionnelle n’a plus guère d’impact sur l’acte d’achat, et le «bouche-à-oreille» et les recommandations des pairs (P2P) s’imposent désormais comme les nouveaux barèmes des consommateurs branchés de la Génération C.

Les marques réalisent que pour rejoindre à nouveau leur clientèle, ils doivent changer leur fusil d’épaule et adopter une approche plus «sociale», avant de faire la promotion de leurs produits et services. Les agences de marketing reconnaissent désormais l’impact des influenceurs des médias sociaux, et cherchent par tous les moyens à les intégrer dans leurs stratégies.

Toutefois, les experts sont de plus en plus nombreux à se questionner sur la monétisation de l’influence. Les outils de mesure de l’influence dans les médias sociaux continuent de soulever la controverse, et les influenceurs préfèrent se voir plutôt comme des ambassadeurs. Et, ce n’est pas qu’une question de rhétorique.

(À lire : Social Media Influence : Understanding the new Generation C – Ambassadors or Sponsors ?)

Qui sont les ambassadeurs?

Même s’ils ne rejoignent pas un auditoire aussi large que les influenceurs réputés des médias sociaux, les spécialistes du marketing numérique commencent à réaliser que les ambassadeurs représentent peut-être une plus grande valeur pour les marques. Contrairement aux influenceurs, leurs interventions sont gratuites et spontanées, donc plus authentiques et dignes de confiance aux yeux des autres utilisateurs.

C’est ce qui ressort notamment d’une recherche menée par le Dr. Kathleen R. Ferris-Costa, du College of Business Administration de l’Université du Rhode Island. Une étude analysée dans le «Field Guide to Brand Advocates» de l’agence BzzAgent, et reproduite dans l’infographie : Who Brand Advocates Are and Why They Rock).

Selon cette étude, les ambassadeurs commentent spontanément et régulièrement de 10 à 15 marques par semaine, et rejoignent souvent jusqu’à 500 abonnés dans les réseaux sociaux. Ils publient jusqu’à deux fois plus de contenus (commentaires, revues, recommandations, «like», etc.) sur les marques que les entreprises elles-mêmes avec leurs outils de communication. Les trois-quarts n’hésiteront pas à partager une bonne expérience de marque, plus particulièrement pour des produits personnels, ou des produits pour les enfants ou la maison.

Une autre étude (et une infographie), celle-là de l’agence Zuberance : Three Surprising Facts About Brand Advocates détaille encore davantage les secteurs où les ambassadeurs sont les plus actifs : près du quart commentent des produits technologiques, 15% des restaurants, 14% des événements de divertissement, et plus du deux tiers (67%) vont recommander autant des produits de consommation que des services professionnels.

Qu’est-ce qui motive leur engagement ?

Les ambassadeurs ont un impact naturel sur les consommateurs parce qu’ils sont indépendants, donc plus authentiques. Selon l’étude du Dr. Ferris-Costa, les véritables ambassadeurs sont d’abord motivés par l’opportunité de contribuer à leur communauté en apportant des informations pertinentes. En commentant les marques, les ambassadeurs valorisent d'abord leur relation avec leur communauté, et leur positionnement comme consomm'acteurs influents du Web (social consumers). Ces super-utilisateurs tiennent donc à ce que leur expertise soit reconnue et que leur voix soit entendue par les entreprises. Et, pour s'assurer de remplir efficacement ce rôle auprès de leur communauté, ils défendent leur intégrité ; à peine 1% des répondants de l'étude avouent avoir considérés les rétributions des compagnies au moment de leurs recommandations.

La motivation des ambassadeurs échappe au contrôle des agences de marketing. Bien qu'elle représente l'influence la plus directe sur la consommation, elle ne saurait être monnayée ni commanditée. La vraie valeur de l'engagement (ou du désagengement) des ambassadeurs repose justement sur leur indépendance, sur leur authenticité. Les entreprises doivent donc cesser d'y chercher à tout prix une valeur de ROI. Et, comprendre plutôt qu'en devenant plus «sociales», en écoutant et en considérant leurs «fans» comme autant de VIP, elles ont beaucoup plus à gagner. 

Au cours des dix dernières années, avec l'émergence des réseaux sociaux, on a vu disparaître plusieurs marques majeures qui n'ont pas su s'adapter aux changements imposés par les nouveaux consommateurs. Certains observateurs prédisent déjà la mort de plusieurs autres grands labels réputés qui tardent depuis trop longtemps à prendre le virage du Web social. Et vous, qu'en pensez-vous? Les entreprises doivent-elles abandonner la valeur du ROI pour adopter celle des ambassadeurs?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qu'en pensez-vous? Êtes-vous d'accord? Partagez et commentez ce nouveau billet. 

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REUSSIR DANS LES RESEAUX SOCIAUX : LA CLE DE L’INFLUENCE

posted by Raymond Morin on vendredi, mars 9th 2012

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Après un an de recherches, d'expérimentations et de rédaction, je peux enfin vous parler de mon nouveau livre : Réussir dans les médias sociaux : la clé de l'influence! En près de 165 pages, ce nouvel ouvrage décrit clairement les enjeux et les avantages pour les professionnels de se positionner en tant qu’influenceurs dans les médias sociaux.

Rappelant la petite histoire des palmarès dans la société industrielle, j’établis le parallèle avec l’essor fulgurant du marché actuel du «web analytic» à l’ère numérique. J’explique comment la définition du ROI (retour sur l’investissement) pour les entreprises change avec les médias sociaux, et je présente les principaux avantages pour les professionnels.

En m’appuyant sur les fondements de l’influence et de l’engagement dans les réseaux sociaux, tels qu’observés par les plus éminents spécialistes, je décris les différents types d’utilisateurs et d’influenceurs qu’on retrouve sur le Web social. Dans un langage facile à comprendre, je décris les différentes étapes à suivre pour identifier et suivre les influenceurs dans son secteur, et devenir à son tour un leader dans les réseaux sociaux.

En vous décrivant mes expérimentations personnelles, je vous propose une sélection des meilleurs outils de mesure d’influence accessibles sur le Web. Je vous fais également part de mes premières impressions des nouveaux outils de curation de contenus et de graphe social qui émergent depuis quelques temps.

Réservez votre copie en ligne, et obtenez 25% de réduction

Après avoir parcouru les sept chapitres du livre vous aurez une vision plus globale de la notion d’influence sur le Web. Vous saurez reconnaître les avantages, et éviter les écueils à travers chacune des étapes pour devenir vous-même un leader dans votre domaine. Vous aurez alors en main la clé de l'influence!

Profitez de l’offre de pré-lancement ! Soyez parmi les premiers à réserver et commander votre exemplaire en ligne, et obtenez une réduction de 25% sur le prix régulier. En plus de la version numérique, recevez une copie dédicacée par la poste. Bonne lecture !

Pour commander, écrivez-moi à : raymondmorin58@gmail.com 

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2012 : Developpez votre profil social

posted by Raymond Morin on mercredi, décembre 28th 2011

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Objectif 2012 : Développez votre profil social!

 En 2012, la question d'influence et d'engagement dans les médias sociaux continuera de susciter d'intenses débats. Dans la foulée des outils de mesure les plus populaires (Klout, PeerIndex, Empire Avenue), en 2011, on a vu émerger une multitude de nouvelles plateformes et d'applications qui proposent leur propre analyse de l'influence dans les réseaux sociaux. Mais, si la mesure de l'efficacité et de l'engagement à travers les médias sociaux s'avère mesurable et quantifiable, l'influence d'un individu ou d'une marque ne se limite pas seulement au Web, et déborde souvent dans la vraie vie. (À lire sur @Locita :L'influence dans les médias sociaux – Une tendance lourde en 2011)

Néanmoins, ces outils de mesure demeurent pertinents, dans la mesure où ils permettent d'évaluer et analyser l'efficacité des campagnes dans les réseaux sociaux. Même s'ils ne révèlent que certaines facettes de l'activité, ils permettent de calculer et de justifier le ROI de l'opération. S'il veut devenir un influenceur dans son domaine, le professionnel doit pouvoir mesurer les résultats de son approche, de manière à réagir et corriger le tir. S'il veut développer sa présence, et améliorer continuellement la portée de ses interventions dans les médias sociaux, il devra donc se fier sur différents outils pour obtenir une mesure qui corresponde à ses critères.  

C'est dans cette optique que j'ai décidé d'apporter des modifications à mon blogue, de manière à pouvoir fournir un meilleur aperçu de mon «Profil social». J'ai commencé par y intégrer ma nouvelle carte MiniXeeMe, qui permet d'accéder directement d'un seul clic à mon profil social dans près de 40 plateformes sociales et groupes de discussions. Cette nouvelle plateforme donne accès à plus de 200 médias sociaux différents, et permet à l'utilisateur de se connecter à d'autres professionnels du Web dans plus de 25 pays à travers le monde. 

Pour compléter mon profil social, j'ai rajouté des liens et des widgets qui permettent dorénavant de suivre mon score selon les trois principaux outils de mesure que j'utilise : Empire Avenue (EAv), Klout, et PeerIndex. J'ai également intégrés les liens vers trois nouvelles plateformes que j'ai adopté récemment:

* PROskore, qui analyse également le profil professionnel et le CV de l'utilisateur, et le poids des contacts dans le site,

* XeeMe, qui accorde un score global de l'activité pour l'ensemble de l'activité dans les réseaux sociaux connectés au profil,

* Marketing Grader, de HubSpot, qui analyse la performance, à trois niveaux, dans les principaux réseaux, 

Grâce aux widgets disponibles, on peut suivre en temps réel, l'évolution de mon score sur Empire Avenue (EAv), sur Klout et sur PROskore, dans la page «Profil social» .

Une présence accrue dans les réseaux sociaux

En 2012, pour devenir eux-mêmes des influenceurs du Web dans leur domaine, les professionnels de tous les domaines, les entrepreneurs indépendants et les chefs de PME devront assurer une présence accrue, et soutenue, dans les réseaux sociaux pour obtenir la confiance des autres influenceurs.

Au cours des dernières semaines, à l'invitation de nouveaux contacts sociaux, j'ai accepté de participer comme bêta testeur à de nouvelles plateformes sociales qui proposent une approche différente de l'engagement, basée sur la recommandation des pairs. Le site Connect.me me permet notamment de développer mon réseau de contacts sociaux en reliant mes profils et listes d'abonnés dans près d'une douzaine d'autres plateformes. On peut donc savoir plus facilement dans quelles autres plateformes sociales se retrouvent également nos contacts, et établir de nouveaux liens vers nos autres pages sociales. Dans Connect.me, c'est par l'attestation (vouch) de ces relations qu'on augmente son niveau de confiance (trust). 

Puisqu'il faut désormais gérer son temps de manière à soutenir une présence accrue à travers les réseaux sociaux, on doit aussi permettre aux utilisateurs d'accéder rapidement aux meilleurs contenus. La nouvelle plateforme Twylah regroupe, à chaque semaine, les tweets les plus consultés de son fil Twitter, pour les présenter selon les thématiques les plus populaires, avec liens, images et vidéos provenant de la source. 

 Twylah Fan Page Finalement, j'ai rajouté le bouton de ma page Twylah et celui de ma page XeeMe à la fenêtre «Réseaux sociaux» de la colonne de droite, et intégré une nouvelle fenêtre affichant en temps réel le fil de mes cinq plus récents tweets sur Twitter.

Ce sont les principaux changements que j'ai apporté à mon site pour tenter de faire rayonner davantage mon profil social. Qu'en pensez-vous? Partagez vos commentaires et suggestions. 

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2012 : Devenir un influenceur des médias sociaux

posted by Raymond Morin on mercredi, décembre 28th 2011

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En 2012, devenir un influenceur des médias sociaux, un enjeu majeur!

Comme plusieurs observateurs de la blogosphère et des médias sociaux, je crois que l'année qui s'en vient sera déterminante pour les entreprises et les marques sur le Net. De plus en plus conscientes qu'on doit dorénavant les retrouver dans les réseaux sociaux, les compagnies et les organisations voudront s'y assurer une niche pour rejoindre et attirer leur clientèle. Les entrepreneurs et les dirigeants d'organismes rivaliseront pour devenir des influenceurs des médias sociaux dans leur domaine. 

En 2012, la mesure de l'influence et de l'engagement dans les médias sociaux demeurera un enjeu majeur, autant pour les professionnels que pour les entreprises et les organisations. Depuis plus d'un an, j'étudie la notion d'influence sur le Web dans un contexte professionnel, et ce printemps, je publierai un livre (en français et en anglais) qui regroupera les résultats de mes recherches, appuyé d'études, d'entrevues et de réflexions. On peut déjà en lire des extraits sur le site de l'agence de développement économique et de marketing de contenus Intelegia, avec qui je collabore comme blogueur-invité. J'ai donc ouvert une nouvelle section : «Blogueur-invité», où en plus de mes billets sur Intelegia, on y retrouve également mes articles publiés dans le webzine techno français Locita. 

De plus, j'ai créé une nouvelle page : «Influence médias sociaux», qui regroupe tous les autres articles et billets que j'ai publié au cours de l'année, concernant la notion d'influence et d'engagement dans les réseaux sociaux et les différents outils de mesure. Dans cette nouvelle section du site, on peut donc suivre (en temps réel) l'évolution du classement de trois listes de professionnels du Web montées avec l'outil de PeerIndex. Plus de 2000 professionnels de tous les secteurs d'activités, réunis sur trois listes, dont certaines ont déjà été visitées près de 12000 fois au cours des derniers mois :

- Professionnels du WEB (Québec/NB) – 1128 entrées/11 555 visites (au 19/12/2011)

- Professionnels du WEB (francophonie) – 571 entrées/4314 visites (au 19/12/2011)

- WEB Influencers (World) – 1878 entrées – 7185 visites (au 19/12/2011)

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