Pour entreprendre le virage des médias sociaux

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Les echos de l’influence sur le WEB

posted by Raymond Morin on Samedi, avril 16th 2011


LES ÉCHOS DE L’INFLUENCE SUR LE WEB, JUSQU’EN POLITIQUE

(Image : LesAffaires.com)

Depuis l’automne dernier, j’ai publié plusieurs billets, et dressé autant de listes répertoriant et classant les professionnels du WEB en me servant de différentes métriques de mesure accessibles sur le réseau. À partir de listes personnelles, j’ai voulu tester en ligne l’efficacité de ces nouveaux outils disponibles, en mesurant la pertinence de mes interventions dans les médias sociaux, tout en me positionnant parmi mes pairs.

Tout en sachant cependant, d’avance, qu’aucun d’entres eux ne pouvait s’avérer complètement satisfaisant. Car l’influence est une notion qui ne se mesure pas mais qui s’estime… Et, aucun algorithme ne parviendra à établir une mesure équitable sur un aspect aussi intangible.

L’influence sur le WEB : une notion d’actualité!

Néanmoins, ceci étant dit, l’influence sur le WEB est une notion qui demeure d’autant plus d’actualité à travers le réseau. Dans un récent billet La course  à l’influence, je faisais un premier bilan de ma propre expérimentation, en soulignant justement le débat que ça soulève un peu partout dans le cyberespace. Des influenceurs réputés comme Mark Schaefer, Billy Mitchell, Chris Husong et Dan Tapscott, entres autres, s’y sont penchés à leur tour. Tandis qu’au Québec, d’autres spécialistes des médias sociaux comme Mitch Joel, Philippe Martin, Michelle Blanc et même Laurent LaSalle, y sont allés de leurs visions, si ce n’est de leur opinion. À chacun d’y trouver sa pertinence…  

À l’aube du WEB 3.0, la sémantique des engins de recherche, la curation des contenus et l’identité numérique s’annoncent déjà parmi les principaux enjeux des marques, des organisations et des entrepreneurs de tous les secteurs. Devant un tel contexte, la qualité et la pertinence de l’intervention des professionnels des médias sociaux pourraient bien s’avérer la pierre angulaire entre le succès et l’échec d’une démarche vers le WEB collaboratif. Le retour sur l’action en ligne (ROA) qui remplacera définitivement le sempiternel ROI, si cher au cœur des décideurs…

TRIPLEX : L’influence de l’influence, par Martin Lessard

Récemment, Martin Lessard, toujours considéré parmi les incontournables du WEB 2.0 au Québec, publiait un très bon billet à ce sujet, en prenant comme référence la situation actuelle de la course aux élections fédérales : L’influence de l’influence, paru sur le blogue techno de Radio-Canada, Triplex. Un excellent billet à lire, qui vient poursuivre de belle façon le débat sur la notion d’influence sur le WEB en l’appliquant à un événement d’actualité qui nous concernent tous.

Dans son billet, Martin Lessard remet en question, avec raison, la pertinence des métriques de mesure de Klout. Démonstration à l’appui, il démontre clairement que les résultats de l’algorithme de la compagnie californienne reposent trop sur la taille et l’impact de l’auditoire, et ne tiennent pas compte d’autres variables comme le territoire… mais, également de la crédibilité accordée par les pairs.

Or, sur quelles bases établit-on cette crédibilité? Sur le fait d’appartenir, ou non, à un club sélect ou à une clique de quartier «In»? Sur le nombre d’années passés sur la sellette, ou sur le nombre de clients qui apparaissent sur son CV? Selon le nombre de prix remportés au fil des années, ou selon l’épaisseur de son scrapbook de presse? N’en reviendrait-on pas, encore une fois, à faire la même erreur, en ne voulant finalement mesurer que l’importance de l’auditoire? Je lance la question…

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MATIÈRES À TWEETER! – Dimanche, le 21 novembre 2010

posted by Raymond Morin on Dimanche, novembre 21st 2010

MATIÈRES À TWEETER – Semaine du 14 au 20 novembre 2010

Suite au succès de mes tweets et retweets, j’ai décidé de vous présenter un nouvel espace de blogue. Axé essentiellement sur la culture numérique, les médias sociaux et les nouvelles tendances de e-marketing, Matières à tweeter vous proposera à tous les dimanches mes 10 tweets ou retweets les plus significatifs de la semaine. Des analyses, des études et des dossiers de fond, glanés à gauche et à droite à travers les médias sociaux, signés souvent par les plus éminents influenceurs de la toile. Des contenus intéressants et pertinents qui suscitent matières à réflexion! N’hésitez pas à nous faire partager vos commentaires. Bonne lecture!  

TENDANCES 2011 : 10 tendances à surveiller à travers les médias sociaux et le Web 2.0 (1ère parution : le 6 juin 2010) http://bit.ly/99InaS vendredi à 15:20 via TweetDeck   ·

RT @reyt: Facebook et les marques: 49% des utilisateurs sont devenus fans suite à la recommandation d'un ami – http://bit.ly/cbH3ct vendredi à 11:48 via TweetDec 

RT @hweytens: Quel est le meilleur moment pour tweeter ? http://bit.ly/adS35d #Twitter Données intéressantes via @jfruiz vendredi à 07:04 via TweetDeck

RT @FMcommunitys: A lire –> Revue de web #6 – Révolution numérique et sociologique http://bit.ly/d66PUf A partager! #tendances vendredi à 06:20 via TweetDeck  

RT @psst_: TENDANCES = Vers la société de consommation ajustée via @Trend Observer http://bit.ly/cfGDfq Analyse très intéressante #tendances vendredi à 05:01 via TweetDeck   ·

RT @tools_marketing: Les 3 principaux freins à l’adoption des médias sociaux par les entreprises http://bit.ly/9Uoi0Q via @cdeniaud jeudi à 16:05 via TweetDeck   ·

BILLET : Il n’y a pas d’experts en médias sociaux – dixit Tim Baker (dans le Journal Les Affaires) http://bit.ly/ddVMHU  jeudi à 14:59 

RT @AndresRestrepo Facebook comme thermomètre des tendances sociales ? http://bit.ly/9IilVE Analyse très intéressante #stats médias sociaux 17 novembre, à 10:20 via TweetDeck    

RT @UQO Les 6 typologies d'internautes http://ht.ly/3awaB via @duboissetb @cdeniaud Tres interessante analyse. À lire et partager. 16 novembre, à 11:03 via TweetDeck    

RT @alizerh: Prospérer grâce à Linkedin – un beau dossier de @lesaffairescom http://bit.ly/9FevyR Réseautage professionnel + recrutement RH 16 novembre, à 10:07 via TweetDeck  

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TWEETS ET RETWEETS –  BONUS

RT @Arcade Fire – The Suburbs | A video by Spike Jonze … Superb, beautifull!!! Enjoy … ; ) … http://youtu.be/HklplrJxEOY via @DavidLaHaye vendredi à 11:35 via TweetDeck  

RT @FeaturedArtists – Peter Gabriel soutient la neutralité Internet – http://bit.ly/dsJIYm #netneutrality via @Jean-Robert Bisaillon  vendredi à 08:46 via TweetDeck   · 

RT @FrancisBelime: RT @TCFR: Lancement de Widoobiz, la radio des #entrepreneurs http://tinyurl.com/32k477z #biz A suivre. Merci. vendredi à 07:36 via TweetDeck  

RT @NathalieCollard RT @AlexBoileau Lancement d'un observatoire sur médias sociaux à l'Université de Laval http://bit.ly/dwlIrO vendredi à 09:10 via TweetDeck   · 

 

Vidéo : Aurore d'automne au Lac Hénault – sur YouTube http://youtu.be/jQUHparLTXc Filmé au Chalet Havre de paix. Bon visionnement! 16 novembre, à 09:40 via TweetDeck  

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Billet : Il n’y a pas d’experts en médias sociaux

posted by Raymond Morin on Lundi, novembre 15th 2010

BILLET

«IL N’Y A PAS D’EXPERTS EN MÉDIAS SOCIAUX» – DIXIT TIM BAKER

Au cours des dernières semaines, la profession de consultant en médias sociaux en a fait jaser plusieurs. En 2012, les entreprises auront plus que doublé leurs investissements dans les médias sociaux, représentant un nouveau marché de plus de 840 millions de dollars1. On comprend que certains se montrent plutôt chatouilleux sur la question. 

  Aussi, en feuilletant l’encart du Salon du Livre de Montréal (dans La Presse du Week-end), j’ai eu la surprise de découvrir que mon éditeur offre des «consultations gratuites» avec ses «auteurs-experts» durant les séances de dédicaces auxquelles je participerai… Je ne m’attendais pas à ça, et je vous avoue que ça suscite un certain malaise. Ce n'est pas tant pour la consultation gratuite que pour l'appellation d'«expert»…

Soyons clairs, je n’ai jamais prétendu être un «expert» des médias sociaux, bien au contraire. Par ailleurs, je ne connais encore personne qui puisse vraiment prétendre à ce titre. Comme la plupart des internautes actifs, je surfe d’une découverte à l’autre, et j’expérimente d’une application à l’autre. À la vitesse accélérée qu’émergent les nouvelles applications et les nouveaux outils du Web, il faudrait effectuer une veille technologique de 24 heures sur 24 pour rester sur la vague.

 En fait, le seul titre que j’ose revendiquer est celui d’auteur, observateur et vulgarisateur des médias sociaux. Paru récemment dans le journal Les Affaires (13 au 19 nov. 2010), le billet de Martine Turenne résume d'ailleurs parfaitement mon point de vue à ce sujet. La journaliste y cite Tim Baker (CEO FD Kinesis) qui affirme «Il n’y a pas d’experts en médias sociaux». Un avis que semblent partager plusieurs spécialistes ; ce n’est qu’après 15-20 ans d’expériences sur le terrain, en première ligne, que l’on pourrait vraiment déterminer  si un professionnel a atteint un certain niveau d’expertise. Et, pourtant, même s'il n'a jamais enseigné à l'université, ça n'aura jamais empêché le Prof Séguin de faire rayonner les sciences auprès d'un très large public…

 

Personnellement, j’ai choisi de laisser ce débat aux autres. Même si j’œuvre dans ce domaine depuis plus d’une génération, j’ai toujours opté pour une approche généraliste, avec une vision élargie, à 360 degrés, du phénomène social qu’est vite devenu Internet. Et, si je me fie aux commentaires reçus, c’est ce que semblent aussi rechercher une grande majorité d’entrepreneurs indépendants et de dirigeants de PME. Avant d’embarquer dans le train, et de se tourner vers les experts et les spécialistes, ils veulent d’abord se faire une meilleure idée des enjeux, et se dresser un portrait plus global du phénomène, pour ensuite mieux prendre les décisions qui s’imposeront.

 

Depuis le début, en évoluant à travers la faune des pseudo gurus, et autres papesses du Web 2.0, je me suis toujours considéré à part, un peu comme un électron libre qui ne se rattache à aucune école. Aujourd'hui encore, je préfère intervenir en tant que communicateur-vulgarisateur de la nouvelle science du Web, un peu à l’instar du prof, qui n'aura toujours cherché qu’à transmettre sa passion aux intéresssé(e)s.

Dans l'écosystème du Web, je me considère comme un observateur privilégié des médias sociaux et de la culture numérique, qui témoigne de ses propres expériences, pour tenter de cerner les meilleures pratiques du Web en entreprises. Un peu comme un pharmacien, ou un médecin généraliste, à qui on va demander de diagnostiquer une situation, et de prescrire une solution, avant de référer le cas à un spécialiste, pour un traitement plus en profondeur si nécessaire.

 En utilisant un langage simple, et facile à comprendre, je cherche à synthétiser et vulgariser les nouvelles notions du Web 2.0 et des médias sociaux, pour aider les entrepreneurs à mieux saisir les enjeux de l’ère numérique. M’adressant autant au travailleurs autonomes qu’aux chefs d’entreprises ou d’organisations, je décris les nouvelles applications du Web dans un contexte professionnel, qui dépasse largement l’aspect ludique des réseaux sociaux. Avec des mises en situation et des exemples concrets, je m’efforce d’apporter une vision globale du phénomène des médias sociaux. C’est ce qui ressort toujours de mes ouvrages.

 Avec mon premier livre ; «Culture Web à la portée des PME»2, je décrivais les avantages qu’apportaient déjà les premiers outils du Web, il y a près d'une dizaine d'années. Une décennie plus tard, je poursuis dans la même veine en décrivant les nouvelles applications du Web 2.0 en entreprises, avec le nouveau guide «Comment entreprendre le virage 2.0»3. Dans le même esprit, mon prochain bouquin, qui paraîtra au printemps 2011, traitera notamment des nouveaux outils émergents du Web 2.0, et des nouvelles tendances du marketing avec le web mobile.

Au cours des quinze dernières années, entre les deux ouvrages, je n’ai jamais cessé d’accompagner de nombreux entrepreneurs et nombreuses organisations dans leur virage vers le Web social (ou communautaire). Aujourd’hui, les ateliers de formation d’initiation ou d’optimisation des médias sociaux que je propose aux professionnels, tout comme les sessions de coaching plus personnalisés que j’offre aux entrepreneurs, sont développés autour de ces nouvelles notions, et véhiculées à travers mes ouvrages et mes écrits.

  

Ce qui me motive vraiment, c'est de pouvoir partager mes observations ; celles d'un internaute à l'affût, d'un consomm'acteur avisé, qui scrute continuellement la toile à la recherche du meilleur plan. Les observations d'un professionnel des médias sociaux et de la culture numérique qui cherche sans cesse à mieux comprendre les nouvelles applications du Web, dans un contexte pratique. Celles d'un explorateur, d'un chercheur, en quête perpétuelle des meilleures pratiques des médias sociaux et de la nouvelle science d'Internet. Celles d'un véritable passionné des nouveaux médias qui n'aspire, en bout de ligne, qu'à partager aussi souvent que possible ses découvertes au plus grand nombre de professionnels.

Alors, en terminant, je vous souhaite une bonne lecture de mes Tweets et retweets d’automne (1ère partie), et je vous invite à venir me rencontrer au Salon du Livre de Montréal, le vendredi 19 novembre :

-       de 18 h. 30 à 19 h.30 : au kiosque 466 (Éditions Transcontinental), pour une séance de dédicaces

-       de 19 h. 30 à 19 h.55 : à la Grande Place, pour une table ronde : Médias sociaux : les nouveaux outils émergents du Web 2.0, avec Dominic Arpin et Patrick Dion. Une discussion animée par Bruno Guglielminetti.

Au plaisir de vous y rencontrer,

Raymond Morin

1 -  Selon une récente étude du Winterberry Group.

2 –  Paru en septembre 2001, aux Éditions du Groupe Électrogène (Le Lien Multimédia))

3 – Paru en mars 2010, aux Éditions Transcontinental (Collection Entreprendre), en collaboration avec la Fondation de l’entrepreneurship du Québec.

 

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Les entrepreneurs à l’ère des réseaux sociaux

posted by Raymond Morin on Vendredi, juin 11th 2010

«COMMENT ENTREPRENDRE LE VIRAGE 2.0»

par Raymond Morin

LES ENTREPRENEURS À L’ÈRE DES RÉSEAUX SOCIAUX

Alors que Facebook affiche plus de 400 millions d’inscriptions, et que Twitter annonce plus de 2 milliards de messages par mois, et enregistre plus de 135 000 nouvelles inscriptions par jour, les entrepreneurs et les professionnels admettent enfin qu’il ne s’agit pas d’un phénomène passager. Avec de tels chiffres d’achalandage, pas étonnant que pour un chef de PME sur trois, les sites de réseautage social se révèlent la porte d’entrée naturelle vers le Web 2.0.

En effet, pour la plupart, les sites de réseautage social ne représentent ni plus ni moins qu’une nouvelle plateforme populaire pour lancer de nouvelles stratégies de marketing et de ventes. Cependant, d’autres entrepreneurs, de plus en plus nombreux, vont y trouver de nouvelles opportunités de tisser de nouvelles relations d’affaires. Ceux-là vont plutôt opter pour un site de réseautage social professionnel comme LinkedIn (qui compte plus de 65 millions d’inscriptions).

Bien sûr, il ne suffit pas de s’afficher dans les médias sociaux pour en tirer automatiquement des bénéfices. Au-delà de la visibilité et des considérations de marketing et de ventes, les nombreuses applications proposées dans divers réseaux sociaux offrent dorénavant une plus grande panoplie de possibilités pour les PME et les professionnels.

Les six degrés de séparation des individus

Par définition, le réseautage social met en relation des individus qui partagent des intérêts communs. Il repose sur le principe établi que les contacts de nos contacts peuvent aussi devenir nos contacts, et venir enrichir notre propre réseau. Ce principe illustre bien la théorie des six degrés de séparation. Cette théorie, popularisée par le psychologue américain Stanley Milgram à la fin des années 60, soutient que sur la planète, chaque individu peut se trouver relié à n’importe quel autre par le biais d’une chaîne de relations qui comprendrait, au plus, cinq autres maillons. Aussi, grâce aux sites de réseautage social en ligne et aux applications qui les soutiennent, les internautes réduisent cet écart qui les sépare des autres individus partout dans le monde.

Selon certains spécialistes, l’immense popularité des sites de réseautage social auprès des internautes s’explique aussi par le fait qu’ils répondent aux véritables attentes des internautes. Trois objectifs majeurs des nouveaux utilisateurs consommateurs de la Génération C (avec les natifs numériques en tête) correspondent à des besoins fondamentaux énoncés dans la théorie de la Pyramide des besoins de Maslow :

·      permettre l’accomplissement personnel par l’expression de soi ;

·      favoriser la socialisation et répondent au besoin relationnel ;

·      encourager l’estime des autres et la communication.

L’entrepreneur, comme le professionnel, qui veut profiter de la plateforme des réseaux sociaux doit tenir compte de ces impératifs. Il doit s’assurer, dès le premier instant, d’apporter une valeur ajoutée intéressante à l’expérience de l’internaute s’il veut capter son attention, et acquérir une certaine notoriété auprès de la nouvelle communauté d’internautes. Le succès d’une démarche dans les réseaux sociaux dépend essentiellement de la qualité des contributions et des contacts que l’on apporte à la communauté. Sans cet apport, le lien de confiance n’existe pas et le réseautage social s’avère vain et inefficace.

Choisir les sites de réseautage social qui correspondent à votre entreprise

Pour l’entreprise, comme pour le professionnel, les caractéristiques des réseaux sociaux en ligne peuvent être exploitées de diverses manières, et répondre à de multiples besoins. Le professionnel, ou l’entrepreneur, doit d’abord définir clairement ses objectifs, et savoir bien évaluer la pertinence de chacune des plateformes de réseautage avant d’y investir.

Qu’il s’agisse d’un site « grand public » (ou communautaire), ou d’un réseau social professionnel (RSP), les applications proposées peuvent permettre, notamment, de :

·      présenter une nouvelle vitrine corporative animée de contenus enrichis ;

·      déployer de nouvelles stratégies de marketing ;

·      lancer de nouvelles campagnes de publicités et de ventes ;

·      développer de nouvelles relations d’affaires ;

·      recruter du nouveau personnel spécialisé ;

·      entretenir de nouvelles collaborations professionnelles ;

·      améliorer les communications avec la clientèle et les fournisseurs ;

·      organiser des événements et en faire la promotion.

Le professionnel, ou l’entrepreneur, doit donc d’abord définir clairement ses objectifs pour ensuite bien évaluer la pertinence d’une plateforme plutôt qu’une autre.

A) Les sites de réseautage social communautaires

La vocation première des sites de réseautage social « grand public » ou communautaires, repose principalement sur le divertissement et le partage de contenus enrichis (liens, images, fichiers audio et vidéo). Depuis quelques années, divers réseaux sociaux populaires offrent aussi certaines fonctionnalités plus spécifiques, bien qu’encore sommaires, destinées aux entrepreneurs et aux professionnels. 

Cependant, au-delà de ces considérations de marketing et de ventes, certaines entreprises s’en servent aussi pour améliorer les communications au sein de leur organisation, ou l’utilisent pour recruter du nouveau personnel ou de nouveaux collaborateurs. D’autres créent de nouvelles communautés d’intérêts pour appuyer la promotion d’événements ou de nouveaux produits. 

B) Les sites de réseautage social professionnel (RSP)

Parce qu’ils sont exclusivement dédiés aux professionnels, les sites RSP présentent souvent un intérêt plus naturel pour les entrepreneurs. Pour de nombreux professionnels et plusieurs petites et moyennes entreprises, les sites de réseautage social professionnel constituent régulièrement la plateforme privilégiée pour entreprendre le virage Web 2.0. Certains sites, comme LinkedIn (65 millions) ou Viadeo (30 millions) affichent un achalandage qui n’a rien à envier aux réseaux sociaux communautaires populaires.

Les réseaux sociaux professionnels se concentrent sur des outils qui favorisent la mise en relation et sur le référencement des autres membres. Ils reposent principalement sur la qualité des listes de contacts, et leur potentiel de relations. Les entreprises peuvent mettre en ligne des offres d’emploi et trouver rapidement les profils qui correspondent parmi tous les membres. De la même manière, ils peuvent lancer et recevoir des appels de soumissions à travers leur liste de contacts.

De plus en plus d’entreprises cherchent également à appliquer une notion de marché social. Ils mettent alors en ligne de nouveaux réseaux professionnels privés, strictement dédiés à une marque ou à un secteur de services. Plusieurs organisations profitent déjà des réseaux sociaux professionnels pour s’afficher et diffuser leur marque (ou leur message) à des clientèles très spécifiques (comme ce fut le cas, par exemple, lors des élections présidentielles aux USA en 2008).

C) Les réseaux sociaux professionnels internes (RSPI)

Pour certaines grandes entreprises, la confidentialité des informations s’avère souvent un obstacle majeur à l’utilisation des réseaux sociaux, tant « grand public » que professionnels. Par souci de préserver l’intégrité et la sécurité de leur image de marque, certains entrepreneurs interdisent l’accès aux sites de réseautage social externe à leurs employés à cause des mesures de sécurité inadéquates du site. Ces entreprises optent alors pour la création d’un réseau social privé, ou fermé, qui évoluera uniquement dans le réseau Intranet de l’entreprise. Un nouvelle plateforme, intégrée au réseau Intranet, combinant les applications collaboratives des sites de réseautage social ouverts (communautaires et RSP) dans l’unique but d’améliorer les méthodes de travail et de collaboration.

En cernant précisément ses besoins, l’entrepreneur peut plus facilement identifier les applications les plus pertinentes parmi tous les sites de réseautage social. Selon son secteur d’activités, il peut décider d’assurer une présence parallèle, à la fois dans les réseaux sociaux communautaires et professionnels. Une stratégie qui implique nécessairement plus de temps à y consacrer, mais qui permet d’intégrer des contenus multimédias (liens, images et sons), qui viennent continuellement enrichir son profil dans les réseaux communautaires. Du coup, il peut référer (avec liens) ses nouveaux contenus multimédia à travers ses profils affichés dans les sites RSP, et générer lui-même autant de rétroliens vers son profil dans les sites communautaires.

Extrait du livre «Comment entreprendre le virage 2.0», par Raymond Morin. Publié en mars 2010, aux Éditions Transcontinental (Collection Entreprendre), en collaboration avec la Fondation de l’entrepreneurship du Québec.

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Dresser le portrait Web 2.0 de l’entreprise

posted by Raymond Morin on Vendredi, juin 4th 2010

«COMMENT ENTREPRENDRE LE VIRAGE 2.0»

par Raymond Morin

L'optimisation des médias sociaux : dresser le portrait Web 2.0 de l'entreprise

L’émergence phénoménale des sites de réseautage social (Facebook, MySpace), de partage de fichiers (YouTube, FlickR) et de micro-blogging (Twitter) retient définitivement l’attention des professionnels et des entrepreneurs de tout acabit. On cherche à mieux comprendre les médias sociaux pour en profiter dorénavant dans un contexte professionnel. On parle désormais d’optimisation des médias sociaux (Social Media Optimization ou SMO).

Toutefois, si une entreprise ou une organisation souhaite intégrer certaines de ces applications, elle devra d’abord réévaluer la manière qu’elle exploite déjà le commerce électronique à travers son site, comment elle exploite le marketing viral, le courrier électronique et le référencement qui sont à la base du Web en entreprise. Il devra s’interroger également sur son identité numérique, et revisiter l’image de marque qu’il voudra véhiculer à travers les médias sociaux.

Pour plusieurs entrepreneurs, l’optimisation des médias sociaux va d’abord se traduire par une nouvelle technique de référencement naturel qui leur permettra d’atteindre leur premier objectif de positionnement dans le réseau. Dans un premier temps, c’est souvent par le biais d’une nouvelle visibilité qu’ils escomptent réaliser un retour sur leur investissement. Ils souhaitent susciter de nouvelles opportunités d’affaires, voire même en réalisant de nouvelles ventes. Une première démarche qui s’inscrit dans une approche de marketing traditionnel qui atteint cependant très vite ses limites auprès de la nouvelle génération d’utilisateurs.

Le plein potentiel de l’entreprise 2.0 ne se limite pas à des opérations de référencement s’inscrivant dans des stratégies traditionnelles de marketing et de ventes basées sur l’approche conventionnelle. Plusieurs entrepreneurs et de nombreux professionnels exploitent déjà avec succès les possibilités du web collaboratif, en les appliquant pour leur service à la clientèle ou à travers leur gestion des ressources humaines. Si on veut pleinement apprécier le potentiel du Web 2.0 au sein d’une entreprise, on doit reconsidérer les objectifs de retour sur investissement (ROI) sous un nouvel angle, davantage axé sur de nouvelles méthodes de travail et de collaboration, car les bénéfices qu’on peut retirer des médias sociaux et du Web 2.0 ne se chiffrent pas toujours en argent sonnant.

DÉFINISSEZ D’ABORD VOTRE POTENTIEL WEB 2.0

L’élaboration et le déploiement d’un plan SMO nécessitent une certaine réorganisation du processus d’opérations d’une entreprise. L’entrepreneur ou le professionnel qui opte pour une nouvelle stratégie axée vers les médias sociaux doit considérer l’importance d’une préparation adéquate. Un plan d’optimisation des médias sociaux impliquera une réorganisation en profondeur des ressources humaines, et une redéfinition des objectifs corporatifs. Il trouvera bien sûr de nombreux avantages aux applications du Web 2.0 en entreprise, mais il devra se préparer à des changements de méthodes de travail et de collaboration.

La première étape d’une bonne préparation au virage du Web 2.0 consiste à identifier les éléments clé, sur lesquels on pourra  compter, au sein de son entreprise. Du coup, ça permettra également de cerner plus rapidement les réticences que l’on risque de rencontrer dans le processus de changement. Pour dresser le portrait Web 2.0 de votre organisation, déterminez d’abord l’importance qu’y occupent les natifs numériques. Puisqu’ils seront en première ligne des changements, ils s’avèrent la pierre angulaire d’un virage réussi vers l’entreprise 2.0.

Voici deux opérations simples pour établir le portait de la situation :

A – Établissez l’inventaire de votre personnel, ou de vos collaborateurs, en commençant par identifier les natifs numériques, c’est-à-dire tous ceux de moins de 25 ans. Puisqu’ils savent mieux que quiconque exploiter les nouvelles applications du Web 2.0, placez-les dès le départ au centre des changements. Tout au long du processus, assurez-vous de considérer leur opinion. Ils constitueront les éléments clé de votre succès dans les médias sociaux. Sur la même liste, regroupez ensuite le reste de votre personnel selon les générations (X, Y) auxquelles ils appartiennent. Pour chacune de ces sous-catégories, vous pourrez alors mieux identifier les migrants numériques (early adopters), qui viendront éventuellement contribuer aussi au projet. Enfin, parmi les baby-boomers de votre personnel cadre ou de vos principaux collaborateurs, identifiez ceux qui participeront également.

B – Demandez-leur de spécifier quelles applications Web 2.0 ils utilisent eux-mêmes le plus souvent, et de vous décrire de quelles façons elles améliorent leur qualité de vie. Comment ils croient que les applications du Web 2.0 et les médias sociaux viendront améliorer leurs méthodes de travail et de collaboration. Ces révélations permettront de mieux cerner leurs attentes face au phénomène du web collaboratif, et de mieux comprendre les motivations des utilisateurs.

En identifiant dès le départ les joueurs clés au sein de vos ressources humaines ou de vos collaborateurs, il vous sera alors beaucoup plus facile d’intégrer plus tard de nouvelles pratiques et de nouvelles solutions technologiques. Ce premier état des lieux permettra de mieux cibler les forces et les faiblesses de votre organisation, avant qu’elle n’amorce définitivement son virage vers l’entreprise 2.0. Une phase de préparation qui vous permettra de cibler encore plus clairement les services et départements de votre entreprise, ou de votre organisation, qui mériteront une attention plus particulière dans votre plan SMO.

Extrait du livre «Comment entreprendre le virage 2.0», par Raymond Morin. Paru aux Éditions Transcontinental (Collection Entreprendre), en collaboration avec la Fondation de l’entrepreneurship du Québec.

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Formation : une tendance lourde

posted by Raymond Morin on Lundi, mai 17th 2010

 

FORMATION ET COACHING EN MÉDIAS SOCIAUX :

UNE TENDANCE LOURDE CHEZ LES PROFESSIONNELS

 Depuis la parution du livre «Comment entreprendre le virage 2.0», j’ai eu l’opportunité d’avoir d’excellents échanges sur les médias sociaux, avec plusieurs professionnels provenant de nombreux secteurs. Chacune de ces rencontres m’a confirmé la tendance lourde qui s’annonçait déjà : la formation et le coaching sur les médias sociaux figurent dorénavant parmi les préoccupations majeures des professionnels et des entrepreneurs.

  Ces dernières semaines, je me suis fais plus discret sur le Web, trop occupé moi-même à mettre sur pied de nouvelles sessions de formation et d’initiation pratique pour répondre à la très forte demande. Des professionnels de tous les milieux, provenant autant des réseaux de la santé que des organismes touristiques, en passant par les centres de développements économiques locaux et d’entrepreneuriat jeunesse sans oublier les nombreuses associations et regroupements de professionnels et d’entrepreneurs.  D'ailleurs, durant la tournée des médias après la sortie de mon ouvrage, plusieurs journalistes et recherchistes m'ont aussi avoué devoir se mettre eux-mêmes à niveau avec les médias sociaux (voir section Entrevues Médias)  

Entrevue avec Gérald Fillion à RDI Économie  

Parmi les groupes que j’organise, un peu partout à travers la province, je suis ravi de retrouver autant d’entrepreneurs et de dirigeants d’organisations que de professionnels et de travailleurs autonomes. Mêmes des agences de communication et de marketing viennent mettre à jour leurs connaissances des médias sociaux. Finalement, je réalise que mes formations accueillent des professionnels de toutes les générations. Et, je me réjouis de recevoir de plus en plus de baby-boomers qui veulent se rattraper et s’initier au Web 2.0.  Toutes générations confondues, on semble enfin réaliser toute l’ampleur de la nouvelle révolution des médias sociaux. La question n’est plus de savoir si on doit prendre le virage 2.0, mais comment le faire pour en tirer le maximum… (voir le clip Social Media Revolution, de Eric Qualman (Socialnomics09) )

Les professionnels et les entrepreneurs privilégient dorénavant une approche davantage axée sur une compréhension plus globale du phénomène.  On souhaite d’abord acquérir une vision à 360 degrés, qui permettra par la suite de choisir plus efficacement les outils qui conviendront au contexte professionnel. La plupart optent d’ailleurs pour une première formation d’initiation de 3 heures, avant d’approfondir certaines applications en particulier. Enfin, on semble vouloir s’attarder à mieux comprendre les nouveaux paradigmes et les enjeux de la nouvelle culture numérique. Pour paraphraser Neil Armstrong, le premier homme à marcher sur la Lune, en 1969 ; « C'est un petit pas pour l'homme, mais un bond de géant pour l'humanité ». Et, ça se passait la même année que naissait l’Arpanet, l’ancêtre d’Internet…

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Être sur Twitter pour y être, cela ne sert à rien

posted by Raymond Morin on Vendredi, mars 26th 2010

« ÊTRE SUR TWITTER POUR Y ÊTRE, CELA NE SERT À RIEN »

C'est avec cette citation qu'Alain McKenna, du Journal Les Affaires, coiffe le résumé de mon entrevue. À travers tout l'intérêt que ça suscite déjà chez les entrepreneurs et les professionnels, je m'attends aussi que ça soulève un certain tollé de la part de plusieurs collègues qui ne jurent plus que par Twitter…

Quoiqu'il en soit, je persiste et signe… Mais, entendons-nous bien, je ne dénigre nullement ces applications. Au contraire, j'y consacre autant d'importance que pour chacun des nouveaux outils du Web 2.0. Je dis simplement qu'il faut savoir choisir les médias sociaux qui répondent vraiment aux besoins des entreprises et des professionnels. Et, qu'il n'est pas nécessaire d'être partout à la fois pour bénéficier des avantages des nouveaux outils.

Jusqu'à la sortie de mon ouvrage au début du mois, j'avais volontairement limité mon intervention en ligne à un rôle de recherche et d'analyse. Sinon, pour certaines plateformes, pourtant très populaires comme la blogosphère et le micro-blogage, j'ai tout simplement choisi d'emprunter la courbe naturelle d'adoption des médias sociaux. Écouter d'abord ce qu'il s'y échange et s'y dit, et relever les meilleures pratiques avant de m'y lancer moi-même. Considérant qu'un blogue ne doit pas se limiter à de la plogue, j'ai préféré attendre d'avoir enfin de la matière (des contenus) pour échanger et converser sur des sujets d'intérêts. 

Durant l'entrevue, Alain McKenna a soulevé plusieurs points que les autres journalistes n'ont pas abordés. En me permettant de m'exprimer davantage sur certains sujets traités dans l'ouvrage, il m'a fournit sans le savoir le fil conducteur de mon premier blogue. 

Aussi, au cours des prochaines semaines, à l'instar de cette première citation, je continuerai d'alimenter régulièrement ce nouvel espace de blogue avec des extraits d'autres entrevues que j'ai réalisées avec les médias (radio, télé et imprimés) durant la promotion du livre. 

En souhaitant donc susciter de nouveaux échanges, et animer des débats d'idées constructifs, je vous invite à me partager vos commentaires. 

(pour consulter l’article d’Alain McKenna sur le site Les Affaires.com)