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Le marketing d’influence : Plus qu’un concours de popularité!

posted by Raymond Morin on vendredi, août 14th 2015

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Par Raymond Morin

La notion d’influence dans les médias sociaux n’a jamais été aussi populaire auprès des agences et des entreprises. Les études se succèdent l’une après l’autre, et révèlent un taux d’adoption continuellement en hausse. Du coup, tous les blogueurs semblent avoir leur mot à dire et écrivent sur le marketing d’influence. C’est devenu le nouveau ¨buzzword¨. 

Les 10 travaux du marketing d’influence dans les médias sociaux

En réalité, le marketing d’influence nécessite une approche beaucoup plus complexe. Il ne s’agit pas un simple concours de popularité, où il suffit de recruter l’influenceur qui a le plus grand nombre de ¨fans¨ et de ¨followers¨ dans sa communauté, ou la personnalité qui bénéficie de la plus grande visibilité dans les médias. Le marketing avec les influenceurs demande beaucoup plus, et exige une présence active qui relèvera de plusieurs étapes. Ce sont les 10 travaux du marketing d’influence dans les médias sociaux.

1 – Bâtir une identité numérique sécurisée

L’identité numérique est le nouvel ADN, l’empreinte digitale qui nous identifie désormais au reste du monde, à chaque fois que nous nous connectons sur le Web et les médias sociaux. Ce sont nos authentifiants, et chacune des données que nous transmettons quotidiennement. Pour les professionnels et les entrepreneurs, c’est la base d’une transformation numérique ; s’assurer d’abord d’une identité numérique sécurisée, et contrôlée. C’est la première ligne de sécurité des données personnelles.

stock-photo-personal-branding-in-word-collage-978138532 – Définir son image de marque et son ¨branding¨ personnel

Pour se démarquer de la masse, les professionnels comme les entrepreneurs et les dirigeants d’organisation devront développer leur image de marque et soigner leur identité personnelle. Le succès de leur présence sur le Web et les réseaux sociaux reposera en grande partie sur la réputation qu’ils parviendront à se bâtir dans leur communauté. Les entrepreneurs qui veulent réussir sur les médias sociaux doivent d’abord s’afficher eux-mêmes comme des influenceurs dans leur secteur. (Lire aussi : Quand l’identité numérique devient la marque de commerce)

3 – Mettre en place son réseau social et développer sa communauté

La première démarche sera de mettre en place son propre réseau de diffusion, et de développer sa communauté à partir d’une plateforme Web, ou d’un blogue. Le professionnel ou l’entrepreneur doit donc élaborer sa stratégie de déploiement selon des objectifs clairement définis, et déterminer les plateformes sociales à exploiter en fonction de son auditoire. Une planification stratégique efficace demeurera toujours la pierre angulaire du succès d’une campagne sur le Web et les médias sociaux. (Lire aussi: Comment publier sur le Web comme un pro!)

4 – Converser et échanger avec les utilisateurs

Les médias sociaux ne doivent pas être considérés simplement comme un nouveau canal de diffusion, mais plutôt un nouvel écosystème où ce sont les communautés qui dictent finalement les règles. Les utilisateurs – consommateurs ne veulent plus seulement se faire parler par une marque ou une entreprise ; ils cherchent désormais à pouvoir discuter avec quelqu’un qui les renseignera, et qui verra à répondre à leurs besoins. En les écoutant, ils vous renseigneront sur ce qu’ils s’attendent de vous.

Mark Schaefer - Cut Through The Clutter5 – Renseigner et divertir avec des contenus attrayants

Les utilisateurs s’attendent désormais à ce qu’on les renseignent, et qu’on les divertissent ; ils privilégient la qualité de leur expérience avant la consommation. Les professionnels et les entreprises sur le Web et les médias sociaux doivent donc éviter de verser uniquement dans l’auto – promotion, et offrir plutôt des contenus intéressants et attrayants, à travers une curation qui réponde vraiment aux attentes de l’auditoire. C’est la base d’une stratégie de marketing de contenus. (Lire aussi : Marketing de contenus – Se démarquer de la mêlée!, avec Mark Schaefer)

6 – Créer des contenus originaux et affirmer son leadership

La création de blogues et de contenus enrichis intéressants et pertinents est ce qui permettra aux professionnels et aux entrepreneurs de démontrer et d’affirmer leurs compétences, et d’être clairement reconnus des utilisateurs dans ce sens. Les professionnels et les entreprises doivent donc identifier clairement le créneau de leur spécialité, et l’exploiter au maximum avec la création et la diffusion de contenus exclusifs de qualité, qui vont représenter l’image de marque et la vision entrepreneuriale. (Lire aussi : Les blogues – La pièce – maîtresse du marketing d’influence)

Social_Influence_Head7 – Identifier le bon type d’influenceurs en fonction des objectifs

On peut finalement regrouper les influenceurs selon trois grandes typologies : il y a les célébrités, et les vedettes des médias, il y a les leaders d’opinion, et les ambassadeurs qui se retrouvent parmi les clients satisfaits et les employés heureux. Il faut donc d’abord définir clairement les objectifs de la campagne, pour identifier le bon type d’influenceur qui correspondra selon le contexte. Souvent les meilleurs résultats d’une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux proviendront des ambassadeurs. (Lire aussi : Influenceurs ou ambassadeurs – Savoir faire la différence)

8 – Développer et entretenir une relation de confiance avec les ambassadeurs

Toutefois, il ne suffit pas de recruter un ambassadeur pour pouvoir compter sur sa collaboration. L’influence qu’ils exercent résulte de la confiance qu’ils obtiennent de leur communauté, et doit être respectée. Avant de solliciter la collaboration d’un influenceur de communauté (ou d’un ambassadeur), les professionnels et les entrepreneurs doivent d’abord établir et entretenir une relation équitable et réciproque avec eux. (Lire aussi : Quatre règles pour bâtir une relation durable avec un influenceur)

your-social-influence-and-why-marketers-care-about-it-3ed2fdf17c9 – Apporter sa contribution et collaborer avec les leaders de communautés

Pour obtenir la collaboration d’un leader d’opinion, il faut pouvoir apporter une contribution véritable à la relation. Cette contribution peut se traduire par une rétribution, mais dans la plupart des cas, c’est la valeur ajoutée que cette collaboration peut apporter dans leur communauté qu’ils privilégient. L’accès à des informations exclusives et la co-création de contenus de qualité s’avèrent les meilleures façons d’y parvenir. (Lire aussi : Une nouvelle pyramide des relations avec les influenceurs)

10 – Mesurer le capital social selon une analyse contextuelle

Selon le type de campagne de marketing d’influence, et d’influenceurs (ou ambassadeurs), et selon les plateformes utilisées, il faudra adapter les métriques de mesure et ajuster la stratégie en conséquences. Les algorithmes mathématiques fournissent des résultats quantitatifs qui peuvent s’adapter à certains types de campagne, mais il faut souvent apporter une analyse contextuelle pour mesurer la valeur qualitative d’une campagne d’influenceurs. Le retour sur l’investissement se calcule la plupart du temps selon le capital social qui en résulte. (Lire aussi : Gérer les relations avec les influenceurs)

Une nouvelle approche du marketing ¨entrant¨

Le marketing d’influence dans les médias sociaux exige donc une démarche beaucoup plus complexe que certains peuvent le laisser paraître, et qui ne peut pas se limiter au nombre de ¨followers¨ ou de pages vues, pas plus qu’aux listes d’influenceurs.

Le marketing d’influence est une nouvelle approche du marketing ¨entrant¨, qui a désormais fait ses preuves (comme le démontrent aussi toutes les études), mais qui oblige néanmoins les professionnels, les entreprises et les organisations à s’engager dans une transformation sociale en profondeur. Une démarche qui exigera de développer une présence active et d’établir des relations durables avec les ambassadeurs et les influenceurs des communautés. C’est une nouvelle science du marketing qui exige un long processus comme le démontrent ces dix étapes. (Lire aussi : Les entreprises adoptent le marketing d’influenceurs en 2015)

Qu’en pensez-vous? Quelle est votre opinion sur les dix travaux du marketing d’influence dans les médias sociaux. Partagez vos commentaires avec nos lecteurs.

Autres liens intéressants sur le sujet :

http://www.adweek.com/socialtimes/10-reasons-why-influencer-marketing-is-the-next-big-thing/623407?

http://www.mckinsey.com/insights/marketing_sales/getting_a_sharper_picture_of_social_medias_influence

http://traackr.stfi.re/blog/2015/08/stages-of-influencer-relationships/

http://tedrubin.com/building-your-social-id-the-elements-of-a-strong-digital-reputation/

http://traackr.com/influencer-engagement-ladder/

 

 

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Marketing d’influence : Vers une implication accrue des dirigeants

posted by Raymond Morin on mercredi, juin 10th 2015

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Par Raymond Morin

Depuis quelques années, on observe une plus grande implication des cadres supérieurs et des dirigeants d’entreprises dans la transformation sociale des organisations. Les plus récentes enquêtes démontrent que les cadres seniors et les CEO surmontent leurs craintes des réseaux sociaux, et s’y affichent de plus en plus en plus. Les entreprises intègrent désormais les médias sociaux dans leurs stratégies de marketing. Toutefois, même si situation est encourageante, le meilleur reste à venir, comme le révèle une nouvelle étude, réalisée par la firme européenne Augure, et qui vient de paraître.

Le ciblage et l’identification des influenceurs : un défi pour les entreprises

ciblageinfuenceursChaque campagne d’influenceurs dans les médias sociaux (SMI) s’avère unique, et le ciblage et l’identification des bons individus demeure le principal défi des marques et des entreprises. En fait, c’est la clé principale de la réussite d’une campagne de marketing d’influence.

Ce qui ressort de l’étude d’Augure, c’est que ce n’est pas tant une question d’outils et d’applications, que de processus et de méthode. Les entreprises doivent d’abord cibler les plateformes sociales en fonction des objectifs et de l’auditoire visés. Ensuite, pour identifier les bons influenceurs, les marques et les organisations devront considérer plusieurs facteurs contextuels ; analyser leurs activités et la pertinence de leurs contenus, comprendre leur ¨graphe social¨ et savoir avec qui ils échangent et interagissent dans la communauté. Il n’y a pas de recette miracle, et tout ça impliquera un long processus, et l’utilisation de différents canaux et de plusieurs outils logiciels.

Or, les résultats de l’étude de la firme Augure démontrent qu’à ce niveau, les marques et les entreprises semblent encore se contenter d’un ciblage plutôt superficiel, en effectuant une recherche basée davantage sur des algorithmes, plutôt qu’une analyse plus contextuelle. Plus de quatre répondants sur dix (42%) privilégient Twitter et les outils de gestions d’activités sur les réseaux sociaux, et 37% choisissent Google, tandis qu’à peine 20% optent pour les plateformes de marché (20%), et les outils d’identification et de ciblage des influenceurs, de plus en plus sophistiqués et efficaces.

D’autre part, les entreprises sondées ne semblent pas avoir encore adoptée LinkedIn, qui occupe pourtant un rôle de plus en plus important dans les stratégies de marketing d’influence dans les médias sociaux. Et, plus de 25 % des répondants favorisent encore l’utilisation des TOP listes de ¨ followers ¨, ou se réfèrent encore à Klout pour identifier les influenceurs.

Les relations avec les influenceurs : une affaire d’équipe

relationinfluenceursDans le même sens, puisque la réussite d’une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux impliquera aussi plusieurs intervenants, les relations avec les influenceurs ne doivent pas être confiées à une seule personne, ou un seul département, au sein d’une entreprise. Chaque intervenant dans la chaine, en commençant par les dirigeants et les cadres, devront s’impliquer à un moment ou à un autre dans la relation. Le marketing d’influence dans les médias sociaux ne repose pas uniquement sur les relations publiques et le marketing, mais passe également par le service à la clientèle et la gestion des ressources humaines. Dans cette optique, les CEO devraient être les premiers à transmettre les valeurs et la culture de leur organisation, et à donner l’exemple.

L’étude de la firme Augure révèle toutefois que pour une grande partie des répondants, les relations avec les influenceurs durant une campagne dans les réseaux sociaux relève encore du responsable des relations publiques (28 %) ou du gestionnaire de communautés (17%). Autant croient cependant qu’elles devraient être confiées aux dirigeants (17%), et 11 % au directeur des communications et du marketing.

La méthode d’acquisition de clientèle en ligne la plus efficace et rapide

evolutioninfluenceursMême si on semble encore tarder à vouloir impliquer les dirigeants dans les campagnes et les relations avec les influenceurs, et qu’une entreprise sur cinq (20%) n’entend pas y consacrer de budget, seulement 6% se déclarent insatisfaits des résultats de leur(s) campagne(s) et songent couper ou réduire leur budget pour la prochaine année. La situation reste donc encourageante pour 75% des répondants ; le tiers des répondants (33%) songent au contraire augmenter leur budget, tandis que plus de quatre sur dix (42%) comptent le maintenir au même niveau.

Des résultats similaires à ceux de l’étude de Tomoson, parue aussi récemment dans Social Media Examiner, et qui révèle qu’en 2014, le marketing d’influence la méthode d’acquisition de clientèle en ligne la plus rapide et la plus efficace pour près de 25 % (22%) des entreprises. Soixante – dix pourcent (70%) des répondants se déclarent très satisfaits des résultats de leur campagne d’influenceurs, avec des revenus moyens de 6,50$ par dollar investi. Pas surprenant qu’en 2015, près de 60% (59%) d’entres comptent augmenter leur budget consacrer au marketing d’influenceurs. (Lire aussi : Les blogues : la pièce – maîtresse du marketing d’influence)

Vers une plus grande implication des dirigeants, avec l’arrivée des X et Y

Une tendance positive que viennent aussi confirmer, d’une certaine manière, deux autres études importantes réalisées aux Etats-Unis. Selon les enquêtes publiées dans le Harvard Business Review, et INC, les cadres supérieurs et les dirigeants (CEO) des entreprises sont de plus en plus jeunes, dynamiques et innovateurs, donc plus disposés à adopter les médias sociaux aux seins de leur entreprise ou de leur organisation.

Depuis 1980, selon les statistiques relevées par DOMO/CEO.com, et publiées dans l’article sur INC, l’âge moyen des dirigeants du Fortune 100 n’a jamais cessé de décliner, passant de 60 ans à 56 ans. Et, depuis 2011, 20% des dirigeants des grandes compagnies des TIC en bourse ont moins de 40 ans. Avec la montée de l’entrepreneuriat indépendant que l’on observe actuellement chez la Génération Y, on peut déjà prévoir que ce chiffre ira en augmentant au cours des prochaines années, alors qu’ils deviendront eux-mêmes les patrons. (Lire aussi : Génération C – La montée de l’entrepreneuriat indépendant)

En somme, si l’on se fie à l’étude de la firme Augure et celles effectuées aux Etats-Unis, plus les cadres supérieurs et les chefs d’entreprises rajeunissent, plus les organisations adoptent rapidement les nouveaux paradigmes du marketing dans les réseaux sociaux. Plus les cadres et les CEO s’impliquent dans le processus, plus ils adoptent à leur tour les notions de marketing d’influence dans les médias sociaux. Ce qui constitue, à mon avis, une excellente nouvelle pour les prochaines années.

Qu’en pensez-vous? Selon vous, les entreprises et les marques intègrent-elles bien le marketing d’influence dans les médias sociaux dans leur stratégie? Les cadres supérieurs et les dirigeants s’impliquent-ils suffisamment? Et, peut-on envisager que la situation évoluera positivement au cours des prochaines années? Partagez votre opinion et vos expériences avec nous.

 

 

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Les blogues : la pièce – maîtresse du marketing d’influence

posted by Raymond Morin on mercredi, avril 29th 2015

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Par Raymond Morin

Si j’ai beaucoup insisté sur l’importance de développer des relations durables avec les influenceurs dans mes récents billets, je demeure aussi persuadé que les blogues représentent la pièce – maîtresse du marketing d’influence dans les médias sociaux (SMI).

6 raisons pour intégrer les blogues dans sa stratégie de marketing SMI

imgres-7En 2015, il ne fait plus aucun doute que les marques et les agences doivent intégrer les stratégies de marketing d’influence dans les médias sociaux (SMI) dans leur plan de développement, et que les blogues doivent figurer dans leurs priorités. Avec plus de 350 blogues relayés à chaque minute à travers les réseaux sociaux, et près de 200 millions de plateformes de blogues dans le monde, la blogosphère est à la fois une source intarissable de contenus de première qualité, et l’écosystème social privilégié pour établir et entretenir une relation à long terme avec les influenceurs. Et, c’est aussi la plateforme idéale pour bâtir sa réputation en ligne et développer son influence. Voici six raisons pour intégrer désormais les blogues dans sa stratégie Web :

1 – Les marques intègrent les blogues dans leurs stratégies de marketing

04_Revenue-per-1-spent-on-influencer-marketingUn récent sondage (de la firme Tomoson), réalisé auprès de 125 agences et entreprises, et relayé par le Social Media Examiner vient à nouveau démontrer que les stratégies de marketing d’influence s’avèrent profitables pour les marques et les organisations. Selon cette étude, les campagnes de marketing d’influenceurs ont rapportés 6,50 $ par dollar investi en 2014.

Dans un contexte aussi favorable, il n’est donc pas surprenant de voir près de 60% (58%) des répondants songer à augmenter leur budget SMI au cours de l’année. Et si la moitié (50%) demeurent toujours orientés vers des objectifs de rendements (ROI), dorénavant 4 sur 10 vont aussi prioriser l’engagement et la visibilité apportée par une campagne d’influenceurs.

Bien que les résultats de ce sondage ne permettent pas d’apporter de conclusions, ils viennent néanmoins appuyer la tendance lourde qu’on observe depuis quelques années. Les entreprises et les marques intègrent désormais les contenus dans leurs stratégies de marketing sur les réseaux sociaux. Et, lorsqu’on leur demande quelle plateforme ils songent privilégier, 37% optent pour le blogue.

2 – Les utilisateurs d’Internet se fient davantage aux blogueurs

huffington-post-bloggingParallèlement, les utilisateurs du Web se tournent de plus en plus vers les médias sociaux, pour s’informer et se tenir au courant de l’actualité. Avec les nouvelles technologies mobiles, et les plateformes de contenus, comme le Huffington Post, n’importe qui peut relayer et commenter les nouvelles et l’actualité en temps réel. Tandis que la crédibilité et la confiance dans les médias traditionnels s’effritent peu à peu, ces blogueurs – commentateurs (ou journalistes – citoyens) remplacent peu à peu les journalistes professionnels dans l’opinion publique.

Au fil des années, certains blogueurs ont aussi acquis une très grande réputation, qui dépasse souvent leur communauté, et qui leur permet de rejoindre un plus large auditoire. Ce sont les nouvelles vedettes des médias sociaux, qui ont su développer et proposer des contenus intéressants dans des créneaux populaires, comme la santé, la mode, les styles de vie, ou la famille et les loisirs, notamment avec l’émergence des ¨mamans¨ et ¨papas¨ blogueurs. Comme pour les célébrités, leur popularité leur vaut souvent d’être commandités ou compensés d’une façon ou d’une autre par les organisations et les marques qui les sollicitent.

3 – Les blogues peuvent évoluer et rejoindre différentes clientèles

meerkatAvec les technologies, les blogues, au début essentiellement des textes (avec ou sans images), ont également très rapidement évolués vers les contenus enrichis et les nouveaux outils des médias sociaux. Aujourd’hui, avec tous les moyens de diffusion dont ils disposent, les blogueurs peuvent proposer leurs contenus dans plusieurs formats, et rejoindre diverses clientèles.

De plus en plus, les blogueurs – influenceurs exploitent différentes plateformes de partages, comme YouTube, Instagram, Pinterest ou même Meerkat et Periscope, pour rejoindre les nouvelles générations d’utilisateurs plus tournés vers les contenus enrichis. D’autres vont utiliser différents outils de médias sociaux, comme le podcast, ou le webcast et les panels vidéo, selon l’auditoire visé.

4 – Les leaders d’opinion privilégient les blogues dans leurs interactions

Contrairement aux célébrités, et aux vedettes médiatiques, qui jouissent d’une reconnaissance déjà acquise via les médias conventionnels (TV, radio, cinéma, presse), et les super-utilisateurs, des réseaux sociaux, les influenceurs privilégient d’abord les blogues comme page de destination. Pour ces leaders d’opinion, leur plateforme de blogue devient la fondation de base de leur ¨branding¨ personnel, sur laquelle s’est bâti leur réputation et leur crédibilité en ligne. C’est le siège de leur influence dans leur communauté.

Naturellement, les leaders d’opinion privilégieront les collaborations qui leur permettront d’apporter une valeur ajoutée à leur blogue, et d’augmenter leur autorité auprès de leur communauté. Ils rechercheront davantage des collaborations qui leur permettront de créer de nouveaux contenus, et d’obtenir des informations privilégiées, qu’une rétribution monétaire, comme les célébrités et les nouvelles stars des médias sociaux. (Lire aussi : Les trois grands défis du marketing d’influence)

5 – Le blogue se révèle le maillon – clé du marketing d’influence

(Image : blog.bufferapp.com)

(Image : blog.bufferapp.com)

Pour les influenceurs, le blogue s’avère donc le centre névralgique de toutes leurs activités sur le Web et les médias sociaux. C’est leur principal canal de diffusion, leur ¨média – propriétée¨ (Owned Media), la plateforme web d’où proviendront leurs principaux contenus. C’est le maillon – clé de la chaine.

Pour les entreprises et les organisations, exploiter le réseau des blogues représente plusieurs avantages dans leurs recherches des influenceurs. La plateforme de l’influenceur permettra d’en apprendre plus sur lui, sur ses compétences et ses services professionnels, mais également sur sa communauté, sur ceux qu’il influence, et sur les relations qu’il entretient avec les autres influenceurs. Le moment venu, le blogue de l’influenceur se révèlera aussi l’endroit propice pour amorcer et entreprendre la conversation, notamment en commentant leurs billets, ou même en s’inspirant pour produire de nouveaux contenus (avec leur permission).

6 – Les blogues apportent une valeur ajoutée à la communication

Le blogue se révèle désormais un outil incontournable pour les professionnels, comme pour les entreprises et les organisations, sur le Web et les réseaux sociaux. C’est la pièce – maîtresse du marketing d’influence dans les médias sociaux, qui permet de se démarquer de la mêlée, et d’affirmer son leadership dans son secteur. Il permet d’établir sa marque de commerce, et de contrôler son identité numérique.

En produisant et en publiant régulièrement des contenus pertinents et de qualité, qui ne soient pas que promotionnels, les professionnels, comme les entreprises et les organisations, peuvent à leur tour apporter une réelle valeur ajoutée pour leur communauté. En évitant le piège de l’auto-promotion, le blogue permettra d’acquérir la crédibilité et d’obtenir la confiance, à fois des clients et des influenceurs avec qui on souhaite développer une relation durable. (Lire aussi : Bloguer et bâtir son influence dans les médias sociaux)

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que les blogues sont devenus incontournables pour les professionnels et les entreprises sur le Web et les médias sociaux? Croyez-vous que c’est la pièce – maîtresse du marketing d’influence? Partagez votre expérience.

 

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Génération C: L’avantage ¨social¨ des baby-boomers

posted by Raymond Morin on samedi, avril 18th 2015

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Par Raymond Morin

De plus en plus, on lit et on entend parler de l’importance de susciter l’engagement à travers les réseaux sociaux pour obtenir des résultats concluants. Et, qu’il vaut mieux chercher à développer des relations durables, que de miser uniquement sur le nombre d’amis Facebook, et de ¨followers¨ sur Twitter, pour calculer son retour sur l’investissement (ROI). 

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(Image : AllMyFaves.com)

Or, dans le contexte actuel, les baby-boomers, qui ont développés très jeune le sens des relations personnelles, bénéficient peut-être d’un atout pour prendre le leadership de la transformation sociale des entreprises et des organisations.

C’est la réflexion que m’a inspiré Ted Rubin, dans un de ses récents articles : Boomers get social best because they have Relationship building expérience. Il a aimablement accepté que je traduise (librement) ses propos pour les rapporter dans mon article.

Apprendre les bases de la relation dès les premières années

Depuis plus d’un siècle, les études scientifiques démontrent que le développement du cerveau s’effectue principalement avant l’âge de six ans, et que l’apprentissage de la communication (et des langues) est donc favorisé durant cette période. C’est un des principaux avantages des boomers à l’ère numérique, comme l’explique l’auteur et conférencier américain :

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(Image : Curatti.com)

¨Soixante-six millions d’enfants américains sont nés entre 1945 et 1964, et durant les premières années de formation (entre 0 et 6 ans), la technologie la plus avancée était le téléphone à cadran. Les voisins comméraient entre eux au-dessus des clôtures, et échangeaient dans les clubs sociaux. Le journal était livré à la porte, et on prenait la peine d’envoyer des lettres par la poste. Aujourd’hui, tout ça peut paraître démodé, et hors contexte, pour les jeunes générations, mais je pense qu’en fait c’est un avantage. Pourquoi? Parce que nous avons appris les rudiments de l’interaction en face-à-face à un âge précoce: être poli, serrer la main, en regardant les gens dans les yeux et en sachant écouter. Ces règles de base nous ont été enseignées à partir du moment où nous avons appris à marcher. D’abord par nos parents, puis nos grands-parents, nos oncles et nos tantes. Souvent maman devait rester à la maison pour préparer les enfants à la maternelle. La plupart de ce que nous avons appris sur l’interaction avec les gens nous l’avons acquis avant l’âge de six ans.¨

Très tôt, nos parents nous ont appris à travailler en équipe, et à ¨partager notre matériel scolaire avec nos camarades de classe¨. Les plus jeunes baby-boomers ont grandis et évolués à une époque où les communautés (d’intérêts?) émergeaient, et se multipliaient, où les premières actions de partages sociales voyaient le jour. Durant les années 60, la jeunesse était plongée dans la contre-culture, et les mouvements ¨Flower Power¨ et ¨Peace and Love¨; l’époque des premiers grands changements idéologiques et sociaux et de la ¨révolution tranquille¨. Le contrôle des naissances, la première transplantation cardiaque, l’atterrissage sur la Lune et l’émancipation de la femme. Tous les espoirs étaient permis, et l’utopie régnait.

Retrouver le véritable sens de l’amitié

Le sens de la communauté et de l’amitié avait une toute autre signification, comme le raconte Ted Rubin dans son article :

¨Avoir un ami lorsque j’étais enfant signifiait de passer ma journée avec lui dans le bac à sable, à découcher les week-ends chez-eux, et à participer à des fêtes d’anniversaire, ou encore à sauter sur mon vélo pour aller faire des commissions pour maman, et en profiter pour dépenser quelques sous en bonbons. Si vous aviez de la chance, vous gardiez vos amis à l’école, et parfois même au collège, et vous pouviez approfondir la relation avec le temps. Il n’y avait pas de jeux vidéo, encore moins d’Internet. Nous avons joués, ensemble, dehors, et avons appris ce que c’est que de faire partie d’un groupe. Plus tard, ces compétences relationnelles se sont converties dans les milieux de travail, avec les supérieurs, les collègues et les clients. Aujourd’hui, nous comprenons intuitivement comment parler avec l’autre, de sorte que nous gravitons davantage vers des réseautages face-à-face.¨

Aujourd’hui, les nouvelles générations, nées avec les technologies numériques intègrent d’abord les outils, avant d’apprendre à communiquer et à échanger. Les relations inter-personnelles s’amorcent, se développent et se poursuivent souvent plus virtuellement, à travers les réseaux sociaux populaires. La relation peut demeurer longtemps impersonnelle.

Prendre le temps d’assimiler les nouvelles technologies

¨Nous ne sommes pas nés avec les technologies d’aujourd’hui, mais nous avons vécu beaucoup de changements technologies ; de la naissance des ordinateurs personnels à l’Internet, aux téléphones intelligents et aux médias sociaux. Jusqu’à il y a une dizaine d’années, nous avons peut-être été plus lents à adopter les nouvelles technologies, mais en contrepartie, nous apportons une certaine maturité sociale des relations de personne à personne.

Une fois que nous savons comment utiliser les médias sociaux, nous n’avons pas besoin de nous faire expliquer comment agir avec tact et civisme. Nous pouvons être plus facilement à l’écoute, plus flexibles, et mieux capables de nous adapter à différentes situations imprévues, et d’apporter des solutions pour amener la relation à un autre niveau. Ce sont des compétences qui viennent seulement avec l’âge et le passage du temps. Les jeunes générations ont peut-être eu un certain avantage technologique, du fait qu’elles ont été immergées dans les technologies numériques dès la naissance, mais cet avantage technologique ne leur rapporte rien au niveau des relations humaines ¨. explique Ted Rubin.

Les baby-boomers ont pris le temps qu’il fallait pour assimiler les nouvelles technologies, et intégrer cet apprentissage numérique dans leur quotidien, et leur environnement de travail. Néanmoins, durant les années 80, ils ont été les premiers à introduire de nouvelles méthodes de gestion participative, à proposer des comités de contrôle de qualité et des programmes d’engagement des employés, et à travailler en équipe.

Des conditions propices pour la transformation sociale

Au cours des dernières années, en terme d’utilisation d’Internet et des médias sociaux, les baby-boomers ont pratiquement rattrapés ceux de la génération X. Aujourd’hui, on peut dire que l’écart générationnel dans l’apprentissage numérique ne représente plus un réel problème dans le contexte professionnel. Depuis 2006, les boomers occupent la majorité des postes décisionnels et d’influence dans les organisations, et les entreprises. Aujourd’hui, près du tiers (32%) de la force de travail a plus de cinquante ans.

Dans le contexte actuel, où l’avenir économique est incertain, de plus en plus de jeunes boomers (nés entre 1956 et 1964) profitent de leurs avantages (maturité des relations sociales et de l’apprentissage numérique), pour choisir de poursuivre leur carrière le plus longtemps possible, et prennent dorénavant leur retraite plus tardivement.

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(Image : AARP.com)

Ce phénomène fait en sorte qu’au cours des prochaines années, quatre générations se retrouveront au boulot en même temps. Ainsi, entre 2018 et 2022, il ne serait guère surprenant d’y retrouver jusqu’à cinq générations, comme me le faisait judicieusement remarquer Andy (Capaloff), mon éditeur chez Curatti, avec mon dernier billet. En effet, selon les plus récentes études de l’AARP (anciennement American Association of Retired Persons), 8 baby-boomers sur 10 comptent prolonger leur travail le plus longtemps possible.

Or, s’ils ne se trouvaient pas déjà à la direction de l’entreprise ou de l’organisation, les boomers qui choisiront alors de rester au travail, continueront (en principe) de se partager les postes décisionnels avec ceux de la génération X qui auront pris la relève des plus vieux déjà à la retraite. Désormais, mieux formés et plus familiers avec les nouvelles technologies, ces ¨seniors branchés¨ intègreront encore plus facilement les outils des médias sociaux dans le processus de travail. Ils pourront alors interagir plus aisément avec les nouvelles générations au travail, et ainsi mieux comprendre leurs besoins.

Ils pourront alors remplir leur rôle de pivot du transfert inter-générationnel plus efficacement, et mieux transmettre la culture et la vision de l’organisation aux nouvelles générations de l’ère numérique. Ils pourront enfin remettre les clés de la transformation sociale aux nouvelles générations.

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que les baby-boomers peuvent encore jouer un rôle important dans la transformation sociale des organisations? Quelle est votre expérience au travail avec les nouvelles générations. Partagez votre expérience et votre opinion avec nos lecteurs.

(Les extraits du texte de Ted Rubin ont été librement traduits, avec sa permission, et proviennent d’un article paru initialement sur son site, le 26 février 2015)

 

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Génération C : Au centre des transformations sociales

posted by Raymond Morin on samedi, janvier 24th 2015

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À l’aube de 2015, une tendance lourde se démarque déjà dans les médias sociaux pour les prochains mois ; la nouvelle génération de consommateurs connectés, qu’on nomme désormais la Génération C, s’inscrira définitivement comme une plaque tournante dans le passage de la société de l’ère industrielle à l’ère numérique.

Déjà, depuis quelques années, grâce à l’impact des recommandations de pair-à-pair, et de la portée virale du ¨bouche-à-oreilles¨, les ¨consomm’acteurs¨ de la Génération C exercent un pouvoir d’influence formidable, et sans cesse grandissant, auprès des entreprises et des organisations.

Conception graphique : Guillaume Monsigny

Conception graphique : Guillaume Monsigny

En 2015, la Génération Connectée continuera de dynamiser les médias sociaux, et son influence se reflètera encore davantage dans les entreprises et les organisations. On privilégiera définitivement l’expérience des consommateurs, et la gestion du service et des relations avec la clientèle s’intègreront dans les stratégies de marketing. Les environnements de travail et les organisations s’adapteront aux nouveaux paradigmes des générations du nouveau millénaire. L’apprentissage numérique deviendra un pré-requis pour les candidats aux nouveaux emplois, et la rétention du personnel, un des enjeux majeurs pour les organisations.

Les dix travaux de la Génération C

Au cours des dernières années, l’influence grandissante des consommateurs connectés ne s’est pas seulement faite sentir dans les milieux de travail et dans l’économie, mais également dans plusieurs autres sphères d’activités de la société : de l’éducation à la santé, en passant par l’environnement, la famille, les loisirs, la culture, la politique et les médias. Ce sont les «dix travaux de la Génération C».

ContexteSocialGenerations1 – La Génération C influence toutes les couches de la société

De façon générale, les consommateurs connectés de la Génération C influencent chacune des générations démographiques, des aînés et des baby-boomers, aux générations X, Y et Z. Chacune des générations ne réagit pas de la même manière aux nouvelles technologies, et n’a pas les mêmes besoins, ni les mêmes habitudes, de vie et de consommation. Toutefois, avec les technologies mobiles, en 2015, l’écart de l’apprentissage numérique entre les générations diminuera de façon importante.

2 – Les consommateurs connectés modifient les règles du marketing

En privilégiant de plus en plus l’économie de partage ou collaborative (trocs, échanges, prêts et locations entre parties), les consommateurs connectés modifient en profondeur les règles du commerce et du marketing. Rejetant toute forme de publicité intrusive, ils obligent les marques à adopter de nouvelles relations avec les clients. Le paiement mobile et la monnaie virtuelle continueront de faire de nouveaux adaptes en 2015, et le marketing local et de proximité s’étendra davantage chez les commerçants.

3 – La Génération C accélère la transformation sociale des organisations

Tant au niveau de l’innovation technologique que de la productivité en milieu de travail, les entreprises et les organisations se voient contraintes de réorganiser leurs processus, et de s’adapter aux nouveaux paradigmes des générations numériques (BYOD, télé-travail, horaires flexibles). En 2015, les DRH doivent adapter leurs méthodes de recrutement, et miser davantage sur la rétention du personnel et leurs meilleurs ambassadeurs. L’employabilité des nouvelles générations se révèlera un enjeu majeur pour les organisations.

4 – Les consommateurs connectés adoptent l’économie du partage

L’accessibilité accrue, et le partage facilité de l’information via les médias sociaux, incitent les consommateurs connectés à adopter de nouveaux styles de vie, axés davantage sur la collaboration et la coopération. Mieux informé, le consomm’acteur se sensibilise de plus en plus aux services de partages qui gagnent en popularité, et l’économie durable fait surface. Au cours des prochaines années, on commencera à parler d’une économie non-marchande.

france_paris_charlie_hebdo_attack-e14206972347455 – La Génération C continue de réclamer des changements sociaux

Depuis les mouvements populaires d’Occupy Wall Street, du Printemps Arabe, et des grèves étudiantes, la pression populaire des nouvelles générations sur les gouvernements et les organisations n’a pas cessée. Partout dans le monde, la corruption et la dictature sont révélées au grand jour, et forcent une gouvernance plus transparente, sociale et juste. En 2015, de nouveaux mouvements d’insurrections soulèveront la population à travers les médias sociaux, comme vient de nous le démontrer ¨Je suis Charlie¨.

6 – Les consommateurs connectés se sensibilisent davantage à l’environnement

Conséquemment à leurs nouvelles habitudes de consommation plus axées sur le partage et l’échange, on verra la Génération C s’impliquer encore davantage dans les mouvements sociaux écologiques et environnementaux. Les nouveaux consommateurs connectés, mieux informés, influencent déjà l’agenda des industries polluantes et menaçantes pour l’environnement, l’écologie et la biosphère. On le constate avec les controverses engagées au sujet du gaz de schiste et des sables bitumineux, entres autres. Les entreprises alimentaires et pharmaceutiques continueront aussi de subir la foudre de la population via les médias sociaux.

7 – La Génération C favorise l’éclosion des nouvelles technologies

Les habitudes des consommateurs de la Génération C favorisent aussi la multiplication des nouvelles technologies : l’Internet de l’objet, l’impression 3D, la réalité augmentée et les technologies portables avancées constituent autant de tendances qui apporteront des changements majeurs, et ce, dans plusieurs secteurs. Les voitures électriques et les systèmes d’énergie solaire connaîtront notamment beaucoup de popularité auprès des consommateurs. À lui seul, le marché de l’analyse des données via l’Internet de l’objet représentera un marché de plusieurs milliards $ au cours des prochaines années.

8 – Les consommateurs connectés réclament des réformes du système de santé

Si le marché des nouvelles technologies avancées représente autant d’opportunités pour les entreprises, c’est que les consommateurs connectés qui les adoptent de plus en plus exigent en même temps qu’elles servent à améliorer leurs conditions de vie, et notamment au niveau de la santé. Les technologies portables avancées et l’impression 3D trouveront des applications pratiques qui amèneront des changements importants dans le système de santé. Le secteur de la médecine connaîtra d’importantes modifications au cours des prochaines années grâce aux nouvelles technologies.

9 – Les générations numériques s’informent et apprennent différemment

Avec l’utilisation des encyclopédies virtuelles et des engins de recherche, la Génération C a introduit de nouvelles façons de traiter l’information et d’apprendre.  Après l’enseignement à distance et les MOOC, la formation professionnelle et l’apprentissage numérique s’avèreront des enjeux majeurs pour les organisations. Au cours des prochaines années, les nouvelles générations s’impliqueront davantage dans la transformation sociale des institutions d’enseignement, et commenceront à apporter des solutions pratiques, qui répondent mieux à leurs besoins et à leur curiosité naturelle.

10 – La Génération C consomme la culture en kilobits/secondes

À l’ère numérique, toutes les industries culturelles se trouvent confrontées aux nouveaux paradigmes de la Génération C. De la musique au cinéma, en passant par la littérature et les arts visuels, la consommation de la culture se fait désormais en kilobits/secondes, via le Web et les médias sociaux. Les artistes doivent dorénavant intégrer les nouveaux canaux de diffusion dans leur démarche créative pour rejoindre leur clientèle. Plusieurs artistes et groupes, notamment en musique (Radiohead, Arcade Fire, Arctic Monkeys) ont très bien intégrés ces nouvelles notions, tandis que dans d’autres secteurs, comme dans celui du cinéma, ont optés pour des campagnes de financement publiques en ligne.

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Le RISQ : 25 ans de transport du savoir!

posted by Raymond Morin on jeudi, novembre 13th 2014

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Par Raymond Morin

Le 19 novembre prochain, à l’hôtel Marriott Château Champlain à Montréal, se déroulera la 24e  édition du colloque annuel du Réseau d’informations scientifiques du Québec (RISQ). Ce sera aussi l’occasion de souligner l’anniversaire de l’organisme ; «25 ans de transport du savoir : un vecteur de réussite!». Pour l’occasion, j’aurai l’honneur de présenter une conférence sur l’influence des natifs numériques sur la société, et de participer par la suite au débat en plénière sur les enjeux et les défis qu’amène l’utilisation des technologies par les nouvelles générations dans le secteur de l’éducation.

banner-201425 ans de transport du savoir : un vecteur de réussite!

De manière à souligner le 25e anniversaire du RISQ et l’origine de la première génération d’Internet au Québec, Michel Vanier m’a accordé une entrevue, pour parler du rôle de l’organisation au fil des ans, mais également des perspectives d’avenir, et des enjeux dans le secteur de l’éducation. «Au début, notre réseau était essentiellement utilisé par les chercheurs universitaires et par les professionnels en TI qui en assuraient le fonctionnement. À la fin des années 80, il n’y avait pas plus de 1000 usagers. Le RISQ, qui était alors une division du CRIM, a néanmoins permis aux premiers fournisseurs de services Internet d’essaimer et  de voir le jour. À l’époque, la composante de recherche était importante; les réseaux IP n’étaient offerts par aucune compagnie de télécoms et notre rôle était d’assurer les opérations et le développement du premier réseau IP (Internet) au Québec. En 1995, nous avons également lancé le premier point d’échange public neutre des services d’accès Internet, le QIX (Quebec Internet eXchange)» raconte Michel Vanier. Cette relation avec les compagnies de télécommunication aura permis de favoriser le trafic local et éviter que le trafic Internet  transite par Toronto ou les États-Unis. Et, de bénéficier aujourd’hui d’un pôle de concentration de trafic qui  permet d’attirer les gros fournisseurs de contenus comme Google, Amazon ou Microsoft.

Favoriser le passage à l’économie numérique

Durant les années 90, le RISQ jouait un rôle de formation-conseil avec les établissements d’enseignement auprès des premiers fournisseurs de services Internet et des autorités gouvernementales. Au fil des années, Internet s’est démocratisé et a transformé la façon d’apprendre et d’enseigner. Aujourd’hui, c’est l’affaire de tout le monde. Dans le contexte, le RISQ est revenu à son rôle de soutien aux établissements d’éducation en particulier pour le déploiement de la bande passante à très haute vitesse dans les établissements situés en région.  Avec l’arrivée de ses services à valeur ajoutée, le RISQ mettra à la disposition de ses utilisateurs des solutions de gestion de la sécurité et de service infonuagique. «Aujourd’hui, comme hier, notre rôle est de rester à l’écoute de nos membres et de leur offrir des services privilégiés qui sauront répondre aux exigences de leur secteur. Le RISQ, est un joueur incontournable dans l’économie numérique au Québec, d’abord pour son rôle de soutien au secteur de l’éducation et de la recherche et par son expertise. En 2014, le RISQ offre aux établissements des connexions à 10 gigabits/secondes, sans restriction, ce qui dépasse largement l’offre commerciale actuelle.

En ce qui concerne l’objectif d’offrir 5 mégabits/secondes à la résidence partout au Canada, ce serait se limiter au plus petit dénominateur commun; ce n’est pas un objectif mobilisateur comme ce devrait l’être. D’expérience, nous savons qu’on peut faire mieux, beaucoup mieux. Bien sûr, il faut comprendre que notre territoire est immense, avec des réalités différentes. C’est pourquoi, dans les délibérations sur la bande passante,  je crois qu’il devrait y avoir différents objectifs sur la table,; un pour les grands milieux urbains, un pour les régions et un autre pour les régions éloignées ou il n’y a pas de réseau filaire», explique M. Vanier. «Toutefois, pour y arriver, il faudrait réviser sensiblement le  modèle d’affaires des compagnies de télécoms et remettre en question la propriété de la boucle locale d’abonnés pour que cessent les monopoles régionaux», reconnaît-il aussi.

Michel+Vanier+2014_2L’aide aux entreprises passe par l’éducation

En 2014, si l’on considère l’étendue de son territoire, et le nombre d’usagers, le RISQ s’avère le 4e réseau de télécommunication en importance au Québec. L’organisme estime que son réseau dessert plus de 750 000 usagers quotidiennement et relie actuellement 150 établissements, soit toutes les universités, les cégeps et 45 commissions scolaires. Ce n’est pas encore 100 % des écoles primaires et secondaires qui sont connectées, mais M. Vanier souhaite que de plus en plus d’écoles pourront bénéficier du réseau du RISQ dans un avenir rapproché. Si l’un des rôles premiers du RISQ est de fournir un soutien aux établissements d’enseignements, M. Vanier déplore que malgré tous les efforts, notre système d’éducation au primaire et au secondaire accuse encore un retard au niveau de l’utilisation des TI et d’Internet par rapport aux établissements anglophones au pays. «Au début, on a commencé à travailler avec les universitaires, et là, on arrive au secondaire puis au primaire. Ce serait révélateur d’obtenir des statistiques sur l’utilisation des TI à l’heure actuelle dans le réseau primaire. Il ne faut pas oublier que nous sommes la première génération d’utilisateurs Internet au Québec. C’était normal de commencer avec les universités il y a 25 ans; mais, là, on est rendu au primaire et au secondaire. À l’avenir, l’apprentissage devrait se faire à l’inverse, en commençant au primaire. Le plus tôt on utilisera les nouveaux outils, le plus tôt ça permettra d’introduire des questions d’étique importantes»,  soutient M. Vanier. Mais, pour y parvenir, il faudrait d’abord que les enseignants, les syndicats et les gouvernements souhaitent vraiment faire le changement.

Conférence et débat au 24e colloque du RISQ : Les natifs du numérique, les enjeux de l’éducation!

Durant la journée, avec en toile de fondle 25e anniversaire du réseau, plusieurs présentations et conférences très intéressantes sont aussi au programme de cette 24e édition, avec les leaders des TI au Canada et au Québec, dont Clément Laberge, VP principal chez DeMarque, Jim Ghadbane, CEO de CANARIE, Jean-François Gignac de CISCO, Marie Renaud, coordonnatrice des relations internationales du CHU Ste-Justine, Luc Sirois, co-fondateur de Hacking Health, et Chris Bachalo, Directeur TI de Juniper Networks. Jacques Plamondon, président du conseil d’administration du RISQ et Michel Vanier, directeur général du RISQ, amorceront les présentations, après l’ouverture officielle par Normand Légaré, sous-ministre adjoint au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie (MESRST).

Durant ma présentation, j’apporterai le point de vue d’un professionnel indépendant du Web et des médias sociaux, mais, en même temps, de celui d’un père de deux jeunes natifs numériques. Par la suite, je participerai au débat en plénière sur les enjeux créés par l’utilisation des TI par les nouvelles générations dans le secteur de l’éducation au Québec.

Ce débat, animé par Bruno Guglielminetti, réunira aussi trois natifs de l’ère numérique, de même que Sylvain Letellier, Lead Recherche et mesure de performances chez TP1 ainsi que Richard Lacombe, directeur TI au HEC et président de la RDIUQ.

Pour plus d’information sur la programmation de la journée, visitez le site Internet à colloque.risq.qc.ca.

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L’influence grandissante des ambassadeurs en entreprises

posted by Raymond Morin on vendredi, octobre 31st 2014

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Par Raymond Morin

En 2014, les notions d’influenceurs et ambassadeurs dans les médias sociaux se sont trouvées plus que jamais au centre des préoccupations des entreprises et des marques. À défaut de pouvoir compter sur l’impact du marketing traditionnel pour rejoindre la clientèle, les agences de marketing et de relations publiques ont commencé à faire appel aux influenceurs et aux ambassadeurs, dans l’espoir de susciter le ¨bouche-à-oreille¨ et d’obtenir les recommandations.

6-Social-Media-Influencers-or-Ambassadors-V2-copyDéfinir le rôle des ambassadeurs en entreprises

Au fil des expériences, deux grandes tendances se détachent dans le marketing d’influence dans les médias sociaux. D’un côté, le capital social des influenceurs, mesuré par des algorithmes, demeure très relatif, et ne peut s’appliquer que dans un contexte favorable aux objectifs d’une campagne. L’impact des influenceurs s’avère donc forcément limité. À l’inverse, un nombre grandissant de professionnels et d’entreprises se tourne progressivement vers les ambassadeurs en entreprises qui représentent un meilleur potentiel. Mais, leur rôle reste encore à définir.

Depuis un peu plus d’un an, on observe ce phénomène se développer dans plusieurs organisations. Plusieurs spécialistes s’y sont penchés, et de nombreux articles ont été rédigés, pour analyser et décrire la valeur réelle des ambassadeurs en entreprises. J’ai moi-même écris quelques billets sur le sujet, et j’y consacre tout un chapitre dans mon nouvel ouvrage (Génération C et l’influence des consommateurs branchés). Récemment, Neal (Schaffer) et PeopleLinx ont aussi publiés un e-book très intéressant : Social Marketing : How To Build an Employee Advocacy Program ; un guide complet qui explique comment bâtir un programme d’ambassadeurs en entreprises efficace sur LinkedIn et Twitter. (Lire aussi : Social Media Influencers or Ambassadors : How To Identify Them ?)

Personnaliser et humaniser la relation marque-client

NealSchafferAdvocacyProgramComme le démontre Neal dans son livre, un programme efficace d’ambassadeurs en entreprise pourra avoir plusieurs retombées positives sur l’organisation. L’engagement des employés permettra d’accroître la portée de la marque dans les médias sociaux, d’augmenter sa crédibilité et de bâtir un réseau solide autour des consommateurs. Un programme d’ambassadeurs en entreprise permettra aussi d’être à l’écoute du client, et de pouvoir ainsi mieux mesurer l’efficacité de son intervention dans les réseaux sociaux et de se réajuster en conséquence. Les entreprises et les marques doivent donc donner la parole à leurs ambassadeurs.

Aux USA, plus de 93% des entreprises comptent plus de 100 employés dans les médias sociaux, et pendant que la confiance des consommateurs envers les marques et leur dirigeant (CEO) décline (moins de 15%), celle des employés a augmenté de plus de 20% au cours des cinq dernières années (selon le Edelman Trust Barometer). Actuellement, plus de 70% de la perception des marques par les consommateurs est déterminée par l’expérience vécue avec un individu représentant de la marque, révèle aussi une étude de Market Leader. Tout comme l’exemple de TELUS sur Maximize Social Business, on relate ailleurs aussi plusieurs autres histoires à succès d’organisations qui ont réussi à implanter des programmes d’ambassadeurs en entreprises, pour rejoindre plus efficacement leur clientèle, comme Yahoo!, Salesforce, SAP, Electronic Arts et Adobe qui se trouvent en tête de liste du palmarès de  Sociallook Leaderboard.

Toutes les recherches pointent dans ce sens ; les ambassadeurs sont devenues la voix la plus crédible des marques et des organisations. Les consommateurs veulent s’adresser à des personnes, à des humains comme eux. L’engagement des ambassadeurs en entreprises humanise et personnalise la relation marque-client. C’est cet engagement personnel des ambassadeurs en entreprises qui installera une relation de confiance, qui se traduira régulièrement par de nouvelles opportunités d’affaires et des ventes concrètes. Mais, l’engagement des ambassadeurs permettra aussi d’améliorer considérablement l’efficacité du service à la clientèle, de la gestion des ressources humaines et des relations publiques. Et, il permettra aussi très souvent de mieux gérer les situations de crises qui ne manqueront pas d’arriver sur les réseaux sociaux.

Sur les réseaux sociaux, n’importe qui peut générer une crise

Dans les réseaux sociaux, on le sait, n’importe quel lambda peut se révéler du jour au lendemain l’un des pires détracteurs d’une marque ou d’une organisation. Du point de vue du consomm’acteur, c’est un pouvoir d’influence qu’il n’hésite pas à exercer pour obtenir satisfaction. Et, malgré les exemples de gaffes de relations publiques ou de services à la clientèle qui ne cessent de se multiplier à travers les réseaux sociaux, de récentes études démontrent que près de 60% des entreprises n’ont pas de plan pour faire face aux crises.

On cite souvent les exemples de Heather Armstrong (@Dooce) avec Maytag/Whirlpool, ou du musicien canadien Dave Carroll (@DaveCarroll), avec la United Airlines (United Breaks Guitar), pour décrire le pouvoir d’influence négatif que peut exercer n’importe quel lambda à travers les réseaux sociaux. Dans ces deux cas célèbres, ils ont su profiter d’une certaine portée dans les réseaux sociaux pour amplifier largement leur message, et installer un contexte jouant en leur faveur pour faire plier les marques fautives. En 2013, il aura suffit qu’un pasteur, avec 24 000 «followers» sur Twitter dénote une erreur d’étiquetage des bibles en magasin, pour que Costco se retrouve devant une crise majeure à gérer sur les médias sociaux. Encore tout récemment, les pressions des militants de Greenpeace sur les réseaux sociaux ont poussé le fabricant de jouets Lego à mettre fin à une entente très lucrative avec Shell.

NestléSMWarRoomAprès ces erreurs monumentales, qui ont coûté des fortunes aux entreprises, et quelques renvois, la réputation en ligne des entreprises et des marques prend une double valeur, et la gestion de crise se révèle dorénavant une priorité qui celles qui comprennent désormais l’importance de gérer la e-réputation. Au cours des dernières années, plusieurs organisations ont mis en place des «Social War Room» de monitoring des médias sociaux (comme Dell, IBM, Nestlé, KLM, CISCO, SouthWest Airlines, et plusieurs autres) pour mieux gérer ces situations de crise. Or, dans une situation de crise générée par une erreur des relations publiques ou du service à la clientèle, si les excuses viennent du personnel, elles seront généralement mieux entendues. Si l’entreprise sait, à travers ses ambassadeurs, démontrer de la franchise et de l’honnêteté, et faire preuve de transparence dans sa réponse, elle parviendra souvent à désarmorcer la crise.

Remettre les clés aux ambassadeurs, et les installer dans le siège du conducteur

Toutefois, parce que l’engagement des ambassadeurs repose principalement sur la spontanéité et l’authenticité de leurs recommandations, il peut difficilement être contrôlé, monnayé, ou même commandité. Son engagement doit plutôt être motivé par d’autres incitatifs. Les ambassadeurs en entreprises vont naturellement privilégier des incitatifs qui vont les valoriser. Les entreprises doivent donc viser à développer un sentiment de fierté et d’appartenance. Et, si les employés ont en même temps l’impression de servir et de défendre une cause sociale juste et honorable, leur engagement sera d’autant plus grand.

Des marques comme Adobe ont su développer des programmes d’ambassadeurs en entreprise efficaces, en apportant du support interne pour leur faciliter la tâche, et en mettant en place des infrastructures incluant des politiques et des guides d’utilisation accompagnés de formations en atelier. À l’été 2014, plus du tiers des 11 000 employés d’Adobe dans le monde avaient spontanément suivis le programme de formation Social Shift de la compagnie pour devenir des ambassadeurs de la marque dans les réseaux sociaux.

Dans leur e-book, Neal et l’équipe de PeopleLinx proposent également une série d’incitatifs pour impliquer davantage les meilleurs ambassadeurs en entreprises, comme la «gamification» des objectifs corporatifs, la reconnaissance des meilleurs contributeurs, la valorisation à l’interne, les récompenses au mérite (badging), la co-création de contenus (crowdsourcing) et l’accès exclusif à certains privilèges.

À l’exemple de TELUS et des autres marques qui ont su impliquer leurs meilleurs ambassadeurs en instaurant leur propre programme et leurs propres incitatifs, chaque organisation trouvera avantages à donner la parole à son meilleur capital social ; son personnel. Il faut cependant accepter de lui remettre les clés, et de l’installer dans le siège du conducteur.

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que les entreprises ont avantages à remettre les clés aux ambassadeurs? Quelles sont vos expériences avec les ambassadeurs en entreprises? Partagez vos commentaires et vos idées.

 

 

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Les trois grands défis du marketing d’influence.

posted by Raymond Morin on samedi, mai 31st 2014

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Une étude d’Augure France

Par Raymond Morin

Au début de l’année, j’ai été approché par la firme de communications et de marketing digital Augure, en France, pour participer à une étude sur le marketing d’influence.  Cette vaste étude, réalisée auprès de plus de 600 professionnels du marketing et des communications dans le monde, a permis de cibler les principaux enjeux des entreprises et des organisations face au marketing d’influence dans les médias sociaux.

defi-marketing-influence-686x182Dans un article paru en février, Arnaud Roy fait ressortir les statistiques les plus probantes de l’étude, et identifie les trois grands défis qui attendent les attendent les entreprises et les organisations qui adoptent le marketing d’influence dans leurs campagnes :

61 % : identifier les influenceurs pertinents pour leurs marques et leurs campagnes,

56 % : attirer l’attention et développer une relation durable avec les influenceurs,

44 % : mesurer et évaluer le ROI des actions de marketing d’influence,

Les résultats diffèrent selon la langue et le type d’entreprises. Par exemple, pour le marché anglophone (71 % des répondants), le retour sur l’investissement demeure le principal défi. Il sera donc intéressant de comparer aussi les résultats selon les marchés. 39 % des répondants sont dans des marchés hispanophones, 32 % dans des marchés francophones et 29 % dans des marchés anglophones ou d’autres pays.

1 – Comment identifier les influenceurs pertinents pour sa campagne

L’article d’Arnaud Roy aborde directement cette question, et me cite : «Selon moi, il y a les macro-influenceurs (célébrités, experts, journalistes, vedettes), et les micro-influenceurs (employés, collaborateurs, clients-ambassadeurs). Pour simplifier, il y a ceux qui sont déjà bien établis, et ceux qui se révèlent à travers les médias sociaux. Mais, il faut toujours tout ramener à une notion de contexte : on n’est influent que dans certains sujets donnés

profil-influenceur-686x257Les résultats de l’étude révèlent en effet que seulement 9 % des répondants pensent qu’un score Klout élevé est un indicateur d’influence.

Et, lorsqu’on leur demande d’identifier ce qui permet d’identifier les influenceurs, près de 80 % (79 %) placent sa capacité de mobiliser des opinions et de susciter des réactions (l’écho ou résonance) en tête de lice, 73 % privilégient son potentiel d’audience et la taille de sa communauté (l’exposition ou reach), et 62 % priorisent son niveau de conversation et d’échanges sur un sujet donné (part de voix ou relevance). Dans ce sens, l’étude démontre que le «score social» n’a finalement qu’une importance relative face à l’engagement et la conversation.

Plus loin, l’article d’Arnaud Roy relève aussi les principaux indicateurs utilisés par les entreprises et les organisations pour mesurer l’efficacité de l’action des influenceurs dans leurs campagnes.  Les chiffres qui en ressortent vont dans le même sens ;

-       65 % des répondants calculent les mentions obtenues sur les blogues et les réseaux sociaux

-       51 % privilégient les partages des contenus à travers les réseaux sociaux

-       42 % visent d’abord le trafic entrant sur leur site ou leurs plateformes sociales

-       31 % priorisent encore le nombre d’opportunités commerciales générées

2 – Comment développer une relation durable avec les influenceurs

Avant d’entreprendre et de développer une relation professionnelle durable avec les influenceurs, il faut savoir quel canal utiliser pour interagir avec eux, et comment attirer leur attention.  À ce sujet, l’étude d’Augure France identifie quelques pistes intéressantes :

-       66 % des répondants privilégient le courriel

-       57 % utilisent Twitter

-       52 % commentent sur les blogues des influenceurs

-       38 % vont sur LinkedIn

-       29 % se tournent vers Facebook

-       11 % participent à des forums

-       9 % utilisent Google +

attentes-influenceurs-686x387Pour les professionnels du marketing, des communications et des relations publiques interrogés, les influenceurs se montrent plus réceptifs à tout ce qui leur permet d’améliorer la qualité de leurs contenus et de leurs interventions dans les médias sociaux, plutôt qu’aux bénéfices matériels (rémunération ou cadeaux) :

-   31 % : l’aide à la création de contenus

-   28 % : le partage d’infos exclusives et des contenus de qualité

-    16 % : la rémunération

-    12 % : les invitations et privilèges aux événements

-      9 % : les test bêta de nouveaux produits

-       4 % : les autres compensations diverses (cadeaux, échantillons)

Sur cette question, Arnaud Roy ajoute aussi mon commentaire : « Il faut qu’il existe une certaine cohérence entre le profil de l’influenceur et la demande de la marque.  Personnellement, comme je ne prendrai jamais la parole en faveur d’un produit ou d’un sujet que je n’assume pas, il faut qu’il s’établisse une certaine convergence entre les intérêts de la marque, et les miens. »

3 – Comment évaluer le ROI d’une activité avec les influenceurs

mesurer-influenceur-686x97Finalement, l’article d’Arnaud Roy souligne également quelques données très intéressantes de l’étude sur la préoccupation qu’accordent (encore et toujours…) les agences et les marketeurs au retour sur l’investissement.

collaboration-influenceurs-686x309

Dans un premier temps, il révèle pourquoi on fait appel aux influenceurs :

- 76 % pour le lancement d’un nouveau produit ou d’une nouvelle marque

-   57 % pour la promotion et la diffusion des contenus

-   50 % pour l’organisation d’événements et de webinaires

-   44 % pour la gestion de crises

-   22 % pour la communication corporative

L’étude d’Augure France détermine également, avec plus de précisions, les motifs et les raisons invoquées par les agences et les entreprises pour faire appel aux influenceurs.  Dans leurs communications de produits, les répondants estiment qu’ils peuvent obtenir les meilleurs résultats de leurs campagnes avec les influenceurs dans trois principaux secteurs, et à qu’à ce titre, ce sont les secteurs à privilégier :

-       55 % dans l’organisation d’événements

-       31 % avec les tests de produits

-       17 % avec les échantillons et les cadeaux

Parallèlement, les entreprises semblent compter aussi beaucoup sur l’impact des influenceurs dans leurs réseaux, pour amplifier leur message : 44 % déclarent même collaborer régulièrement avec différents influenceurs pour la rédaction et la co-création de contenus.

Toutefois, si les répondants déclarent que le retour sur l’investissement demeure une de leurs trois principales préoccupations, l’étude d’Augure France démontre en même temps que près de 70 % (69 %) de ceux qui ont pris le virage se révèlent satisfaits de leurs activités avec les influenceurs, tandis que les résultats passent à 80 % pour ceux pour qui ça fait plus de deux ans.  Les priorités des entreprises continuent donc d’évoluer.  Or, si le ROI reste encore une priorité pour les marketeurs, on sent que cette question commence à prendre moins d’importance.

En somme, l’étude d’Augure France démontre que la science du marketing d’influence dans les médias sociaux continue d’évoluer en maturité, et que les marketeurs et les entreprises intègrent de plus en plus les notions d’influence dans leurs campagnes.  Ils font désormais une distinction plus nette entre les influenceurs et les ambassadeurs.  Le ¨score social¨ ne représente plus autant d’importance à leurs yeux que la pertinence des interventions et la co-création de contenus.  Les relations durables et profitables avec les influenceurs et les ambassadeurs prennent le dessus sur le retour sur l’investissement.

Autant d’observations qui permettent de croire que le marketing d’influence dans les médias sociaux continuera de s’implanter dans les pratiques de marketing et de communications au cours des prochaines années.

Qu’en pensez-vous ? Dans vos campagnes, comment intégrez-vous le marketing d’influence dans les médias sociaux. Partagez vos expériences et vos commentaires.

 

 

 

 

 

 

 

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Les 9 sphères d’influence de la Génération C

posted by Raymond Morin on mardi, mai 20th 2014

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Par Raymond Morin

1984_IngsocÀ première vue, après deux décennies, le rêve utopique du World Wide Web et des médias sociaux semble s’essouffler. C’est du moins ce qu’on peut observer lorsqu’on jette un regard sur la situation actuelle. Big Brother revient hanter nos mémoires, et menace notre identité numérique. La surabondance d’informations et le maelstrom des nouvelles technologies nous placent devant une forme de ¨choc des contenus¨ et de ¨darwinisme numérique¨, où tout évolue trop vite pour nous.

Toutefois, en regardant aussi l’avers de la médaille, ce nouvel écosystème numérique n’est peut-être pas si catastrophique qu’il en a l’air.  Au-delà de cette «dystopie orwellienne», les nouvelles technologies et Internet nous fournissent les moyens pour mieux nous accomplir et nous réaliser en tant qu’individu et consommateur.  Aujourd’hui, grâce aux nouvelles technologies, nous pouvons exercer ensemble, et individuellement, un pouvoir indéniable sur les marques et les organisations.  Un formidable pouvoir d’influence, dont nous ne pouvions même pas soupçonner l’existence il y a encore quelques années, et qui s’étend aujourd’hui à plusieurs facettes de notre existence. C’est le formidable pouvoir d’influence des consomm’acteurs ; les consommateurs connectés de la Génération C, des baby-boomers à la génération Z. (lire aussi Génération C : Comprendre l’ABC du XYZ!)

Les neuf sphères d’influence de la Génération C dans les médias sociaux

Bien sûr, chaque génération de consommateurs branchés ne réagit pas exactement de la même manière face aux marques et aux organisations, et n’intervient pas de ma même façon dans les grands changements de notre société. Cependant, s’il existe bien quelques nuances naturelles dans la vie, dans l’acte de consommation en ligne, elles tendent à se fondre et disparaître. Chacune des générations, des aînés et des baby-boomers aux nouvelles générations, profite à sa façon, selon ses besoins et intérêts, du pouvoir d’influence qu’ils exercent en tant que consommateurs connectés et avisés.

Ce pouvoir, souvent insoupçonné, les nouveaux consommateurs de la Génération C l’exercent tout de même de plusieurs façons via les médias sociaux, et ce, dans plusieurs facettes de leur existence.  C’est là que toutes les générations se retrouvent, et deviennent des consomm’acteurs.  Ce sont les neuf sphères d’influence de la Génération C dans les réseaux sociaux.

1 – La Génération C inclut toutes les générations de consommateurs branchés.

Contrairement à la croyance populaire, la Génération C ne se limite pas aux nouvelles générations (Y et Z), mais englobe toutes les générations de nouveaux consommateurs branchés.  Cette notion, a été introduite il y a plus de 10 ans par le magazine international TrendWatching, pour mener une étude sur le comportement des nouveaux consommateurs connectés sur Internet et les médias sociaux ; des baby-boomers à la génération Z.  Aujourd’hui, ce n’est plus une question de catégorie d’âges, mais de connections.

2 – La Génération C modifie les règles économiques et change le monde des affaires.

imgresTant au niveau individuel (ex : Dave Carroll, avec United Breaks Guitar. Voir aussi sur YouTube) que communautaire, l’avis des consommateurs branchés peuvent grandement influencer la e-réputation d’une marque ou d’une organisation.  Ils rejettent dorénavant toute forme de publicité intrusive, et forcent les entreprises à adopter de nouvelles relations marque-client. L’économie collaborative, le paiement mobile et la monnaie virtuelle gagnent des adeptes, et le marketing local et de proximité s’étend dans les commerces.  On commence à parler d’une économie non-marchande.

3 – La Génération C oblige à s’adapter aux nouveaux paradigmes du travail. 

Tant au niveau de l’innovation technologique que de la productivité en milieu de travail, les entreprises et les organisations doivent dorénavant répondre aux nouvelles attentes des nouvelles générations. Les organisations sont forcées d’adopter le BYOD et le télé-travail, et les DRH doivent modifier leur rôle et leurs méthodes de recrutement.  Les ambassadeurs en entreprises surgissent, et les clients se trouvent dorénavant au centre des priorités.

4 – La Génération C adopte de nouveaux styles de vie axés vers la coopération et l’environnement durable. 

L’accès à meilleure information à travers les médias sociaux porte les consommateurs connectés à une plus grande coopération, et à mener certaines actions concrètes pour un environnement plus sain et durable.  Le consomm’acteur se tourne de plus en plus vers une économie collaborative, et se conscientise davantage sur les problèmes de la planète et de l’humanité. Les voitures électriques gagnent en popularité, et les industries pharmaceutiques et alimentaires sont ébranlées par les révélations.

5 – La Génération C réclame une gouvernance plus transparente et sociale.

WeAre99Depuis les mouvements populaires d’Occupy Wall Street, du Printemps Arabe et des grèves étudiantes, les crises sociales et politiques font le tour de la planète, et forcent les gouvernements et les organisations à adopter de nouvelles formes de gouvernance plus sociales, équitables et transparentes. Partout dans le monde, la corruption et la dictature sont dénoncées et révélées au grand jour.

6 – La Génération C favorise l’innovation et le développement de la science. 

La très large diffusion et les échanges de données scientifiques via Internet et les médias sociaux favorise le développement, et incitent les entreprises et les organisations à innover en développer de nouvelles technologies plus avancées au service des consommateurs. L’Internet des objets, les technologies portables, l’impression 3D et la réalité augmentée offrent de nouvelles opportunités pour les entreprises et les organisations de répondre aux attentes des consommateurs branchés.

7 – La Génération C amène de nouvelles façons d’apprendre et de traiter l’information. 

MoocAvec l’utilisation des encyclopédies virtuelles et des engins de recherche, les consommateurs branchés introduisent de nouvelles façons de traiter l’information et d’apprendre.  Depuis quelques années, le monde de l’éducation vit une transformation majeure avec les tableaux intelligents et les MOOC. L’enseignement et la formation professionnelle subissent une profonde mutation, et le recrutement des organisations s’en trouve influencé.  On réalise peu à peu qu’Internet est une nouvelle science qui, à l’ère numérique, mériterait d’être enseignée dès les premières années de l’éducation, au même titre que les mathématiques, la biologie et les langues.

8 – La Génération C change les cadres relationnels et ¨gamifie¨ son existence. 

L’utilisation d’Internet et des médias sociaux par les nouveaux consommateurs modifie en profondeur les relations personnelles, amoureuses et même familiales. En même temps, il favorise l’émergence de nouveaux modes de loisir et de divertissement.  Le marché des jeux et du divertissement en ligne se révèle un des plus lucratifs, et l’utilisateur moyen y consacre encore plusieurs heures par semaine.  La ¨gamification¨ fait aussi sa rentrée dans les entreprises et les organisations, et vient remplacer les tutoriels de formation professionnelle.

9 – La Génération C consomme la culture en kilobits/secondes. 

DigitalCultureLes industries culturelles traversent l’une après l’autre une révolution majeure alors que le consommateur connecté adopte désormais la culture par le biais d’Internet et des  médias sociaux.  De la musique au cinéma, en passant par le livre et les arts visuels, toutes les industries culturelles doivent s’adapter à cette nouvelle forme de consommation de la culture et des arts.  Plusieurs groupes comme Arctic Monkeys et Arcade Fire ont su profiter des nouvelles opportunités des médias sociaux pour lancer leurs carrières.  Plusieurs artistes, dans tous les secteurs, démontrent aussi beaucoup de créativité et innovent en se tournant vers la co-création et le financement populaire.

Selon vous, dans cette liste, quelle sphère d’influence de la Génération C a le plus d’impact sur notre existence? Croyez-vous qu’il y a d’autres grands changements que la Génération C influence à travers les réseaux sociaux? Exprimez vos idées, et partagez vos commentaires.

 

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La montée des ambassadeurs et influenceurs en entreprises

posted by Raymond Morin on vendredi, avril 25th 2014

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Les influenceurs des médias sociaux s’intègrent désormais dans les stratégies de marketing

Par Raymond Morin

En 2014, la plupart des experts et des études commanditées par les agences de recherche, placent le marketing de contenus et d’influence parmi les principales priorités des dirigeants d’entreprises.  Un peu, partout dans le monde, les spécialistes et blogueurs s’entendent sur l’importance du marketing de contenus et d’influence dans les médias sociaux pour les organisations.

Infographie - Étude sur le statut du marketing d'influence, par Augure Communications

Infographie – Étude sur le statut du marketing d’influence, par Augure Communications

(MaJ – 27 avril 2014) – Puisque la publicité et les médias traditionnels ne rejoignent plus les consommateurs, les entreprises et les marques décident de devenir eux-mêmes leur propre média, et planifient désormais leur présence dans les réseaux sociaux comme des éditeurs Web. Pour se démarquer du flot incessant de contenus et d’informations, et retenir l’attention de leur clientèle, les entreprises doivent faire preuve de créativité et miser sur la qualité de l’expérience des utilisateurs. Les organisations doivent donc adopter de nouvelles approches d’affaires, en valorisant l’implication des employés et le service à la clientèle.  Souhaitant obtenir les recommandations des leaders dans les médias sociaux, les entreprises intègrent davantage les notions du marketing d’influence dans leurs campagnes de communications et de relations publiques. Et, depuis quelques temps, on voit émerger deux nouveaux types d’influenceurs, qui occupent cependant des rôles très différents ; les ambassadeurs en entreprises (Office Influencers), et les influenceurs – reporters (Social Media Influencer Reporters). (lire aussi : Et si la tendance se maintient … 2014, le jour d’après! 14 tendances à surveiller durant l’année)

Ambassadeurs dans les médias sociaux : un nouveau rôle pour les leaders en entreprises

Toutefois, si les influenceurs (ou ambassadeurs) en entreprises intéressent de plus en plus les marques et des organisations, il importe néanmoins de faire la distinction entre ses objectifs de marketing et de communications ou de relations publiques pour choisir les bons.  Et, comme le soulève mon amie et collègue torontoise Judy Gombita dans un excellent article, paru sur PR Conversations, les entreprises doivent éviter de tomber dans le piège en considérant ces influenceurs uniquement comme des «commodités commerciales». (Lire aussi Social sniff test : Engaging Social Employees as Advocates or Treating Them as Commercial Commodities ?, par Judy Gombita, sur PRConversations )

Les organisations et les entreprises doivent plutôt chercher à établir une relation confiance mutuelle avec les influenceurs. Pour qu’ils recommandent un produit ou un service dans leur communauté, tant les ambassadeurs à l’interne que les influenceurs à l’externe, doivent eux-mêmes en avoir une totale confiance. Pour bien véhiculer le message de l’entreprise, ils doivent d’abord adopter la vision et la culture de l’organisation. Avec les influenceurs, les entreprises doivent surtout éviter de chercher à tout prix à contrôler le message, en voulant exploiter leurs plateformes sociales comme des espaces de publicités inclusives (native advertising). Et, comme le souligne Judy dans son article, ne pas confondre info-publicités et contenus sponsorisés.

Bâtir une vision d’entreprise forte

Pour s’assurer de choisir les bons ambassadeurs parmi les leaders en entreprise, il importe d’abord s’assurer qu’ils comprennent bien et qu’ils partagent la vision et la culture de l’entreprise. L’organisation doit donc avoir clairement défini ses objectifs dès le départ pour définir par la suite avec eux la nature de leur mandat.

Mais, avant tout, il faudra dresser un portrait web/médias sociaux complet de son personnel, et de ses collaborateurs, et déterminer leur niveau d’adoption des différentes plateformes. Pour s’assurer de choisir les bons ambassadeurs, les entreprises devront alors procéder à une analyse contextuelle approfondie des différents candidats, et déterminer si leurs contenus, et la portée de leur communauté en ligne correspondent à la clientèle visée. Et, si au sein de ces communautés, leur leadership personnel et leur niveau de compétences répondent au contexte spécifique de chacune des campagnes ou activités de promotion. Divers outils, comme Traackr, permettent d’effectuer une analyse approfondie des influenceurs. (lire aussi : Les cinq C du marketing d’influence dans les médias sociaux)

Michel Therrien derrière le banc des Canadiens (Image RDS.ca)

Michel Therrien derrière le banc des Canadiens (Image RDS.ca)

À compter du moment où une entreprise se lance dans une campagne d’ambassadeurs en entreprises, elle doit leur fournir un cadre propice à la socialisation, à l’expression de leurs idées, et favoriser une approche créative de leur travail. Et, tout faire en sorte qu’ils se sentent supportés, valorisés et appréciés dans leurs démarches. Il s’avère donc essentiel d’impliquer dès le départ tous les départements concernés, des ventes au marketing jusqu’au service à la clientèle et les relations publiques, sans toutefois jamais mettre de pressions. Comme Kelly Hungerford, de Paper.li, le suggère dans l’article de Judy, il est préférable de ne pas établir des cadres trop stricts, et de rester flexible aux changements qui ne manqueront pas d’arriver.

Toutefois, même si les ambassadeurs en entreprises se révèlent la plupart du temps les porte-paroles les plus efficaces, et souvent les plus fidèles, d’une marque, ils peuvent aussi s’avérer la source d’erreurs, dont découleront les catastrophes et crises que toute entreprise veut éviter sur les réseaux sociaux. Mais, plutôt que de chercher à contrôler le message, l’entreprise doit chercher à travailler en équipe avec les ambassadeurs. Développer avec eux une étroite collaboration, pour s’assurer d’atteindre ensemble les objectifs, ou de réajuster le tir en conséquence, le cas échéant. Un peu comme l’entraîneur d’une équipe de hockey qui veillera à ce que chacune de ses lignes adoptent le plan de match.

Les influenceurs – reporters remplacent les relations de presse traditionnelles

Matthew Marley (mmarley.com)

Matthew Marley (mmarley.com)

Depuis quelques temps, on remarque aussi l’émergence d’un nouveau rôle pour les influenceurs des médias sociaux ; celui de SMI Reporter. Avec le rejet massif de la publicité par les consommateurs, les entreprises sollicitent davantage les influenceurs pour couvrir leurs événements corporatifs. Peu à peu, ces nouveaux influenceurs-reporters viennent remplacer les relations de presse traditionnelles. 

Plusieurs collègues américains et canadiens, qui ont relatés leurs nouvelles expériences d’influenceur-reporter, se révèlent d’ailleurs grandement satisfaits de leur collaboration avec les organisations. Au Québec, au cours des derniers mois, diverses agences et entreprises m’ont sollicités et m’ont confiés ce mandat d’influenceur-reporter pour leur activité de lancement, leur conférence ou leur événement corporatif. À chacune des occasions, l’expérience s’est soldée par un vif succès, tant au niveau de la promotion avant l’activité que durant l’événement.

À titre de consultant et d’influenceur-reporter, j’ai justement collaboré récemment avec le comité-organisateur du CONVIVIUM 2014, et de la Journée Nationale de l’Industrie des Réunions (JNIR). Organisé par le chapitre Montréal – Québec du MPI (Meeting Professionals International), cet événement réunissait près de 120 planificateurs et organisateurs d’événements, de colloques et de congrès au Fairmont Château Montebello, pour prendre le pouls des nouvelles tendances de l’industrie.

Une fois de plus, j’ai pu constater comment un personnel convaincu et motivé, qui se sent impliqué dès le début dans une campagne, peut en devenir le meilleur ambassadeur en ligne, et se révéler un formidable levier pour le succès d’un événement corporatif. La participation extraordinaire de toute l’équipe bénévole d’étudiants de l’ITHQ (Institut des Tourisme et d’Hôtelerie du Québec), sous la supervision de Suzanne Bédard, en a été un exemple probant durant toute la journée. La dizaine de jeunes de l’école d’hôtellerie réputée ont apportés un support très efficace sur place au comité-organisateur de MPI Montréal-Québec et à l’équipe technique, tout en collaborant étroitement avec celles du Fairmont Château Montebello, pour offrir aux participants les meilleures conditions et le meilleur environnement.

Présentation au CONVIVIUM 2014 du MPM Montréal-Québec, au Château Montebello - 11 avril 2014

Présentation au CONVIVIUM 2014 du MPM Montréal-Québec, au Château Montebello – 11 avril 2014

En tant qu’influenceur-reporter, j’ai également eu le plaisir d’apporter ma contribution avec ma chronique sur Virage 2.0, et d’aider à rejoindre efficacement les participants (près de 93 % de participation) à travers les réseaux sociaux. Pendant la journée, j’ai également eu la chance d’assister à plusieurs conférences très intéressantes, notamment avec Maxime Boilard, de CANU, et François Lanouette, président de MPI Montréal-Québec.

Et, à en juger par les commentaires et les réactions enthousiastes de tous ceux rencontrés sur place, le CONVIVIUM 2014, placé sous la thématique interactive du «Coureur des bois 3.0»,  et de la Journée Nationale de l’Industrie des Réunions (JNIR) la veille, furent deux journées mémorables dont tous les participant(e)s parleront encore longtemps au cours des prochaines semaines. D’ailleurs, plusieurs se sont déjà donnés rendez-vous pour le Tournoi de golf annuel qui se déroulera le 19 juin prochain.

Pour moi, ce fut une autre expérience qui m’a démontré une fois de plus que le nouveau rôle d’influenceur-reporter des médias sociaux peut apporter des dividendes fructueux, tant pour l’influenceur (ou l’ambassadeur) que pour l’organisation. Et ce, bien au-delà des compensations ou commandites régulières offertes par les entreprises ou les agences. Personnellement, et professionnellement, c’est ce niveau de collaborations naturelles que j’aspire lorsque je négocie un nouveau mandat. Plusieurs nouveaux mandats m’attendent d’ailleurs avec différents professionnels rencontrés durant la journée du CONVIVIUM 2014. Ce fut donc une journée très profitable, à tous les points de vue.

Certes, les nouveaux rôles d’influenceur-reporter et d’ambassadeur en entreprises restent encore à définir plus clairement. Mais, déjà plusieurs entreprises et organisations en tirent profit. Les notions de marketing d’influence dans les médias sociaux continuent de s’implanter tant au sein des entreprises que des agences de marketing, et ces deux nouveaux types d’influenceurs continueront de prendre de plus en plus d’importance dans les campagnes de communications et de relations publiques au cours des prochains mois.

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que les ambassadeurs en entreprises et les influenceurs-reporters peuvent jouer un rôle important dans le succès d’une campagne de marketing ou de relations publiques dans les réseaux sociaux? Partagez vos idées et vos commentaires à propos de cet article, et le marketing d’influence dans les médias sociaux. 

Lire aussi sur le meme sujet :

The Hidden Value of Influencers on B2B Marketing, by Lee Odden – TopRank Blog http://www.toprankblog.com/2014/04/influencers-b2b-marketing/

Office Influencers : A New Job ? (by Rachel Feintzeig), via Eric Vernette sur Consommateur Influenceur http://consommateurinfluenceur.blogspot.ca/2014/04/office-influencer-new-job.html

How Social Employees Make Great Brand Ambassadors (Infographic by Digital Influence Group), by Jorgen Sundberg, via The Undercover Recruiter http://theundercoverrecruiter.com/social-employees-brand/

6 Steps to Turn your Business Leaders into Brand Influencers, by Jeff Roach,  via Mark Harai – Digital Entrepreneur Blog http://markharai.com/6-steps-to-turn-your-business-leaders-into-brand-influencers

5 leçons pour construire une stratégie de marketing d’influence efficace, par Arnaud Roy, via Augure http://www.augure.com/fr/blog/strategie-marketing-influence-20140414?utm_source=googleplus&utm_medium=social&utm_campaign=webinar-forrester

 

 

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