Pour entreprendre le virage des médias sociaux

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GENERATION C : l’influence des consommateurs branchés

posted by Raymond Morin on Dimanche, juin 29th 2014

Par Raymond Morin

La longue gestation d’un nouvel ouvrage spécialisé

(MaJ: 16 août 2014)  Au début, lorsque j’ai amorcé la rédaction de mon nouveau livre : «GÉNÉRATION C et l’influence des consommateurs branchés», je n’aurais jamais cru que j’allais y mettre autant de temps. Endossé par Neal Schaffer (mon mentor, devenu un ami), qui m’a fait l’honneur de signer la préface, ce nouveau guide de références est le résultat de plus de cinq ans de recherches et de lectures, d’entrevues et de discussions, avec d’autres spécialistes, sur l’influence grandissante des «consomm’acteurs» sur les réseaux sociaux.

imgresPour les organisations, les entreprises et les professionnels, c’est définitivement le règne des consomm’acteurs de la Génération C qui vient de s’amorcer. Le pouvoir d’influence qu’ils exercent à travers les réseaux sociaux se traduit par de nouvelles règles et de nouvelles approches de marketing et de ventes.  Le marketing d’influence dans les médias sociaux prend le dessus sur les méthodes traditionnelles, et obligent les professionnels, les entreprises et les organisations à se démarquer de la mêlée.  Ils doivent désormais miser sur la qualité et la pertinence de leurs contenus pour attirer et retenir l’attention de leur clientèle.

Dans ce contexte, pendant la rédaction de mon dernier livre : «Comment entreprendre le virage 2.0», je savais qu’un seul ouvrage ne pourrait suffire à décrire et à expliquer tous les nouveaux paradigmes qui régissent désormais la nouvelle économie à l’ère numérique.  J’avais déjà en tête un nouvel ouvrage de référence consacré à la nouvelle Génération C (les consommateurs branchés) et l’influence qu’ils exercent sur les entreprises et les marques à travers les médias sociaux.

C’est en avril 2009, j’ai publié mes deux premiers billets sur le sujet, sur Blogspot : «L’identité numérique à l’ère de l’égocasting» et «Le Web 2.0 et le pouvoir de la Génération C». Deux premiers articles qui annonçaient déjà le ton du nouvel ouvrage que je vous présente enfin aujourd’hui.  Toutefois, ce n’est qu’au printemps 2010, pour la sortie de mon livre «Comment entreprendre le virage 2.0», lorsque que j’ai transféré mes billets sur WordPress, que j’ai ouvert un compte Twitter pour relayer mes nouvelles.  Par la suite, pour diffuser plus largement mes nouveaux contenus, j’ai développé ma présence sur de nouvelles plateformes sociales, j’ai ouvert et participé à différents groupes de discussions, et j’ai multiplié mes sources de contenus externes en m’abonnant à différents aggrégateurs.

Un réseau de diffusion à l’échelle du World Wide Web

Les cinq types d'influenceurs

Les cinq types d’influenceurs

À l’automne 2011, à l’invitation d’Isabelle Poirier et Ian Smith, de l’agence Intelegia, et, au même moment, de Jeremy Benmoussa et Camille Jourdain, du site Locita (en France), j’amorçais mes deux premières collaborations comme blogueur-invité sur d’autres plateformes de contenus. À partir du moment où mes articles furent relayés sur ces plateformes, dans les deux langues (sur le site bilingue d’Intelegia), et sur deux continents (avec le site Locita), j’ai commencé à échanger  plus régulièrement avec d’autres blogueurs, notamment aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde. Dès le printemps suivant, mes articles traduits en anglais ont rapidement obtenus plus d’échos, et ont été repris sur certaines plateformes de contenus comme SocialMediaToday, et surtout Windmill Networking, de Neal Schaffer (qui est devenue Maximize Social Business en 2013), où je signe la colonne mensuelle «Social Media Influence» depuis 2012.

Ce tremplin fut vraiment un déclencheur pour mon réseau à l’international.  Aujourd’hui, mon profil social circule sur plus d’une centaine de plateformes, et mes contenus et mes tweets sont lus et partagés dans plus de 70 villes dans 24 pays dans le monde. Parmi mes quelques 8 725 abonnés sur Twitter, 43,5% proviennent des Etats-Unis, 21,8% du Canada, 15% de la France, 5,2% du Royaume-Uni, et 1,8% de l’Australie.  (source : Demographics Pro).

Depuis ce temps, j’ai rédigé et publié plus de deux cent billets et articles axés sur cette thématique, que j’ai finalement adaptés, et regroupés en quatre chapitres dans ce nouvel ouvrage «GÉNÉRATION C : l’influence des consommateurs dans les médias sociaux». Destiné aux chefs d’entreprises et aux professionnels de tous les secteurs, ce nouvel ouvrage présente les multiples facettes du marketing d’influence dans les médias sociaux ; de l’identité numérique, à la e-réputation au personal branding et l’égocasting, et comment les consomm’acteurs de la Génération C en bénéficient.

L’influence des consommateurs branchés en quatre chapitres

Dans le premier chapitre, je dresse d’abord un portrait global de la nouvelle génération des consommateurs dans les médias sociaux, celle qu’on nomme désormais la Génération C. En m’appuyant sur différents ouvrages, et quelques études et analyses,  je tente de démontrer comment les comportements sociaux et économiques des cinq générations (des aînés et baby-boomers à la nouvelle Génération ALPHA) se rejoignent et se recoupent à travers les réseaux sociaux. Avec différents exemples, j’explique comment les cinq générations de consommateurs branchés de la Génération C exercent un véritable pouvoir d’influence dans neuf sphères d’activités de la vie de tous les jours. Et, comment les organisations, les marques et les entrepreneurs et professionnels peuvent regagner la confiance des consommateurs en modifiant leur approche de marketing.

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Dans le deuxième chapitre, je décris et je détaille les mécanismes du marketing d’influence et de contenus dans les médias sociaux, et ce que ça représente comme opportunités, à la fois pour les consommateurs et les entreprises. À l’aide d’autres exemples, et en me basant sur mon expérience personnelle, j’explique comment les entreprises et les professionnels peuvent en profiter pour mieux rejoindre leur clientèle. Finalement, j’ouvre mon coffre à outils, et j’explique comment j’utilise les différentes applications disponibles sur le Web pour alimenter mon réseau, et diffuser mes contenus sur les différentes plateformes.

Dans le troisième chapitre, j’explique ma conception de la courbe d’utilisation des médias sociaux et la pyramide d’influence que suivent à la fois les influenceurs, les entreprises et les utilisateurs.  Je fais la distinction entre les différents types d’influenceurs et les ambassadeurs, comment on les identifie et comment on peut les trouver à travers les réseaux sociaux. Avec quelques études de cas (TELUS Québec, CADILLAC ATS 2013), je décris comment certaines entreprises se sont démarquées à travers différentes campagnes de marketing d’influenceurs et d’ambassadeurs.

Dans le quatrième et dernier chapitre, j’explique la véritable valeur du capital social des influenceurs, et comment la mesure de l’influence dans les médias sociaux est devenue une priorité pour les agences de marketing. Je décris les principaux outils de mesure gratuits (Klout, Kred, PeerIndex, et je démontre comment on peut faire grimper son capital social en acceptant l’aspect ¨jeu social¨ des algorithmes qui les régissent. Je souligne aussi dans ce dernier chapitre comment la mesure de l’influence dans les médias sociaux a évolué rapidement, et se révèle un marché très lucratif avec l’acquisition de Klout par le géant Lithium Technologies pour 200 millions $ au début de 2014.  J’explique pourquoi les organisations et les entreprises doivent désormais considérer une analyse plus contextuelle de leur campagne d’influence dans les médias sociaux, avec une entrevue de Nicolas Chabot de Traackr. Et, je dresse une liste des différents outils d’analyse et de ¨monitoring¨ de performance, en décrivant les avantages des autres métriques comme les KPI (Key Performance Indicator) et les CLV (Customer Lifetime Value) avec Neal Schaffer.

Je conclue en expliquant pourquoi et comment les organisations, les entreprises et les professionnels doivent dorénavant considérer le retour sur investissement de leur campagne de marketing dans les médias sociaux différemment. En l’orientant davantage vers les consommateurs branchés de la Génération C. Car, ce sont eux qui possèdent vraiment les clés de l’influence dans les médias sociaux.

Dans cet ouvrage de plus de 150 pages, vous trouverez toutes les informations essentielles, les plus pertinentes et actuelles, pour vous aider à mieux comprendre les différentes motivations des nouvelles générations de consommateurs branchés de la Génération C.  Plusieurs tableaux et infographies expliquent les mécanismes du marketing d’influence dans les médias sociaux, tandis que plusieurs listes présentent en revue les différents outils de mesure et de ¨monitoring¨. Finalement, à travers les différents chapitres du livre, vous découvrirez également une série de liens enrichis vers différentes références et sources d’informations utiles et pratiques.

Un premier livre traduit en anglais

(Image : Maximize Social Business)

(Image : Maximize Social Business)

Pour la première fois, un de mes livres sera publié dans plusieurs langues. Préfacé par une sommité des médias sociaux ; Neal Schaffer, qui me fait cet honneur.  «GÉNÉRATION C : l’influence des consommateurs dans les médias sociaux» sortira d’abord en version numérique (en français) à la fin de l’été, puis en format imprimé au début de l’automne. Plus tard, en octobre ou novembre, la version anglaise : «GENERATION C : The Influence of the Connected Consumers», sera publiée à son tour dans les deux formats.  Et, pour 2015, il est déjà question que l’ouvrage soit traduit en espagnol pour le marché hispanophone de l’Amérique du Sud, des Etats-Unis et de l’Europe.

En souhaitant que ce nouvel ouvrage, et toutes les informations qu’il regroupe, apportent aux lecteurs un nouvel éclairage sur les enjeux qui attendent les entreprises et les professionnels au cours des prochaines années face à la montée de la nouvelle Génération C, j’attendrai vos commentaires et suggestions pour y apporter les derniers ajustements.  De quel(s) aspect(s) de la nouvelle Génération C, et du pouvoir d’influence qu’ils exercent dans les médias sociaux, souhaiteriez-vous que mon prochain ouvrage traite davantage? Faites-moi connaître  vos suggestions, et recevez une copie personnalisée.  Au plaisir d’avoir de vos nouvelles. Et, bonne lecture!

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La pyramide d’influence dans les médias sociaux

posted by Raymond Morin on Dimanche, février 16th 2014

La hiérarchie des besoins à l’ère numérique

Par Raymond Morin  (MaJ: 16 février 2014)

Depuis 1943, la théorie de la pyramide hiérarchique des besoins de Maslow a été largement exploitée, notamment pour mieux comprendre le comportement des consommateurs, mais aussi, plus récemment, pour décrire l’évolution des utilisateurs sur Internet.  (voir : Maslow’s Hierarchy of Needs via SMTT – Social Media TICS’s and Training) À mon tour, je vous propose une nouvelle version, inspirée des plus récentes déclinaisons Web 2.0, et de diverses recherches (Rogers, AIMIA), et qui établit un parallèle entre l’évolution des utilisateurs (à gauche), et celle des influenceurs (à droite).

Recommencer en bas de l’échelle

Infographie par Maximize Social Business

Infographie par Maximize Social Business

À l’ère numérique, cette nouvelle pyramide de l’influence dans les médias sociaux permet d’identifier à quel moment, dans la courbe d’adoption et de maturité des médias sociaux, les influenceurs se démarquent, et que les ambassadeurs (ou les détracteurs) se révèleront parmi les utilisateurs. Avec les médias sociaux, le premier enjeu qui attend les professionnels et les organisations est de revoir complètement leur approche, pour répondre aux attentes de leur clientèle.

Pour parvenir à se tailler une place dans les médias sociaux, ils doivent revoir leur positionnement à la base, et rebâtir leur réputation en ligne en développant une nouvelle identité numérique, solide et efficace, à travers les réseaux sociaux en réponse aux besoins de leur clientèle. Les professionnels, les entreprises et les organisations doivent d’abord apprendre à naviguer en toute sécurité dans un nouvel écosystème, où chaque geste posé, chaque action constitue une forme d’empreinte digitale, où chaque code, mots ou paroles émises contribuent à son ADN numérique. Par la suite, puisqu’aujourd’hui les consommateurs ne se réfèrent plus qu’aux recommandations de leurs pairs et au ¨bouche-à-oreille¨ dans l’acte d’achat, les entreprises et les marques doivent adopter une nouvelle approche davantage orientée vers le marketing d’influence et la qualité de relation qu’ils parviendront à établir avec eux.

Selon le contexte d’une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux, ce ne sont pas tous les types d’influenceurs qui pourront répondre aux besoins spécifiques de l’entreprise. Il faut donc pouvoir identifier à quel moment les leaders de notre communauté se démarquent, et affirment leur influence dans les différents médias sociaux. La pyramide des besoins de Maslow peut nous aider à mieux comprendre l’évolution des utilisateurs et des influenceurs à travers leur progression dans les médias sociaux

1 – Découvrir un nouvel écosystème

Que ce soit sur Facebook, LinkedIn, ou sur Twitter, au début, les premières expériences s’apparentent aux premiers jours de l’éducation pré-scolaire. Ça ressemble à un jardin d’enfants qui apprennent, pour la première fois à voler de leurs propres ailes, et à se faire une place dans la vie.

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Les premiers jours, chacun reste dans son coin, écoute et regarde ce qui se passe. Peu à peu, au fur et à mesure qu’on se sécurise, on découvre un nouvel environnement, et assimile les nouvelles règles à suivre. Les plus timides hésitent avant de se mêler au groupe, tandis que les meneurs vont déjà essayer tous les nouveaux jouets, et commencer à faire des plans pour les prochains jours.

À ce niveau de la pyramide, les utilisateurs utilisent déjà le courriel et effectuent leurs premières recherches sur Google et Wikipedia, tandis que les influenceurs s’ouvrent des comptes sur les principaux réseaux sociaux, et réfléchissent déjà à la stratégie qu’ils déploieront pour se démarquer.

2 – Sortir de sa zone de confort

Au primaire, déjà la situation a beaucoup changée.  On réalise vite qu’on vient d’entrer dans le territoire des ¨grands¨, et que ça comporte aussi quelques risques. Loin du nid, on se laisse souvent intimider par les plus vieux dans la cour d’école, et instinctivement, on se rapproche de ceux qui nous ressemblent le plus.  Quelques-uns de nos premiers amis de la maternelle auront suivis, et plusieurs nouveaux copains s’ajouteront au groupe.

C’est au deuxième niveau de la pyramide que commence à se bâtir l’identité numérique. Tandis que les utilisateurs s’ouvrent une première page Facebook et cherchent à se protéger des pourriels et des logiciels malveillants, les influenceurs s’assurent de sécuriser leur réseaux et établissent leur politique d’utilisation des médias sociaux. À ce niveau, les motivations professionnelles des influenceurs commencent déjà à s’affirmer, alors que la majorité des utilisateurs continuent d’avoir une approche essentiellement ludique des réseaux sociaux.

3 – La transition de l’adolescence 

Au secondaire, la transition de l’adolescence se fait sentir à tous les instants. En même temps, la vie nous offres une multitude de nouvelles opportunités.  On cherche à s’affirmer davantage dans notre communauté, et on prend souvent l’initiative d’émettre son opinion et d’engager la conversation. Une phase qui se traduira le plus souvent par le partage et le réseautage.

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C’est au troisième niveau de la pyramide que les influenceurs se démarquent vraiment, et qu’ils commencent à mesurer leur capital social. Les utilisateurs, qui continuent de naviguer ludiquement à travers les réseaux sociaux, s’ouvrent quant à eux un compte YouTube et commencent à ¨ tweeter ¨ pour partager leurs découvertes. Tandis que les influenceurs, qui ont déjà mis en ligne leur propre blogue, collaborent aussi à différentes plateformes et participent à divers forums et sessions de clavardage en ligne.  C’est le stade de la polyvalence.

4 – Commencer à faire sa niche dans sa communauté

Après le secondaire, plusieurs gradueront au collège avant de passer à l’université. Tandis que d’autres choisiront de ne pas poursuivre leurs études, et d’aller directement sur le marché du travail.  Ceux qui poursuivront auront gagné en confiance, et se seront donnés des objectifs précis.  À ce stade, le réseautage s’avère la grande priorité, et l’estime de soi et des autres deviennent l’objectif principal.

Au quatrième niveau de la pyramide des médias sociaux, les utilisateurs se retrouvent à un niveau d’influence comparable à celui des professionnels. Ils ont commencé à affirmer leur présence en publiant sur Instagram et les nouvelles plateformes, et clavardent allègrement avec leurs pairs. Leurs opinions commencent à compter pour les marques et les entreprises. Certains découvrent leur pouvoir d’influence, et n’hésitent pas à l’exercer. De leur côté, les influenceurs professionnels continuent d’affirmer leur autorité en publiant en ligne leurs ouvrages, et en proposant des podcasts.  À ce niveau, leur influence est déjà largement reconnue, et leur niche est déjà faite.

5 – La réalisation de soi-même et les collaborations

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À l’université, c’est l’anti-chambre des ligues majeures. Les carrières se dessinent plus précisément, les projets de collaboration se mettent en branle, et on s’affaire à préparer sa maîtrise. Au cinquième et dernier niveau de la pyramide d’influence dans les médias sociaux, les utilisateurs s’accomplissent déjà, et exercent pleinement leur pouvoir d’influence en publiant blogues et commentaires sur les réseaux sociaux, tandis que les influenceurs donnent régulièrement des conférences et des ateliers de formations aux organisations.

En graduant, ambassadeurs et influenceurs auront atteint le plus haut niveau d’influence dans les médias sociaux.  Les médias solliciteront alors régulièrement leurs avis sur les grandes tendances, et les ouvrages publiés par les leaders d’opinion seront analysés à l’université.  Et, les propositions de collaborations afflueront.a dernière étape avant d’atteindre et de réaliser ses objectifs.

Avec le leadership viennent aussi les responsabilités

C’est à ce niveau de la pyramide que viennent les responsabilités sociales des influenceurs et ambassadeurs.  Ceux qui parviennent à ce leadership ont démontré leur influence tout au cours de leur progression dans les médias sociaux, en publiant des contenus de qualité et en s’engageant auprès de leur communauté.  Ils ont suscités des attentes auxquelles ils devront continuer par la suite de répondre. Or, à ce stade-ci, leur plus grande responsabilité sociale sera de redonner à la communauté, de transmettre leur savoir et leurs connaissances, et de partager leurs compétences. C’est à ce moment qu’ils auront vraiment réalisé leur mission.

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que les influenceurs ont une responsabilité sociale? Quelle relation entretenez-vous avec les influenceurs de votre communauté? N’hésitez pas à partager vos opinions et commentaires avec nos lecteurs.

 

 

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@RAYMONDMORINV2 : Mon fil de presse des réseaux sociaux

posted by Raymond Morin on Vendredi, mai 24th 2013

JOURNAL/DAILY @RAYMONDMORINV2 

Par Raymond Morin 

Mon fil de presse des réseaux sociaux 

À chaque jour, dans JOURNAL/DAILY @RAYMONDMORINV2, vous pourrez consulter en temps réel mon fil de presse des réseaux sociaux, via mes listes Twitter, Facebook et la blogosphère. Vous pourrez suivre l'activité des auteurs, des blogueurs, des chroniqueurs, des médias et des organisations qui retiennent l'attention. Et, partager les meilleurs billets sur la Génération C, le marketing d'influence dans les médias sociaux, et la culture numérique sous tous ses aspects.

images-4Pour effectuer ma veille et ma curation de contenus, je prends mes sources à une multitude de plateformes. Pour l'aggrégation et la publication, j'utilise plus particulièrement trois outils complémentaires à plusieurs niveaux : Paper.li, qui me permet d'obtenir un journal quotidien, classé et présenté par thématiques, des meilleurs et plus récents «tweets» de mes listes Twitter. L'outil permet également de regrouper les contenus selon la langue. À tous les jours, j'ai actuellement trois publications Paper.li, dans deux langues  :

RaymondMorinV2, le Journal, (en français) : les meilleurs tweets sur les médias sociaux, le marketing d'influence et la culture numérique

RaymondMorinV2 Daily, (en anglais) : Best tweets – Social Media Business, Content and Influence Marketing

- Generation C – Connected Consumers , (en anglais) : Best Blog Posts from the TOP 25 Influencers – Generation C, an A-List powered by Traackr (voir TOP 25 Influenceurs Génération C – Une première liste personnalisée)

D'autres publications à venir 

Bientôt d'autres publications Paper.li spécialisées seront publiées en français et en anglais, provenant d'influenceurs répertoriés avec de nouvelles listes de Traackr et de PeerIndex. (voir les listes de Social Media Billboard (Répertoire))

imgres-3J'utilise également deux autres outils d'aggrégation et de publication qui me permettent davantage de contenus intéressants : Twylah, qui publie hebdomadairement les meilleurs «tweets» de la semaine, regroupés selon une dizaine de thématiques, et plus récemment, RebelMouse, qui élargit la curation aux contenus publiés sur Facebook, sur LinkedIn, sur Pinterest, sur Flickr, et sur Google +.

imgres-2Régulièrement, ces outils fort pratiques améliorent leur solution en offrant de nouvelles applications. J'ajouterai également plusieurs nouvelles publications de listes d'influenceurs de Traackr, qui permettront de relier directement les contenus des influenceurs aux nouvelles publications.

Je vous invite donc à suivre assidûment cette nouvelle section de contenus, pour rester branchés à tous les jours sur les meilleures publications des influenceurs du Web.

Voici donc mes publications :

Paper.li : Mon journal quotidien, en français et en anglais.  


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Curation de contenus : Twitter et Facebook comme fils de nouvelles

posted by Raymond Morin on Samedi, décembre 22nd 2012

Le fil de presse intarissable de Twitter

Au cours des dernières années, les réseaux sociaux, et plus particulièrement Twitter, se sont affirmés comme les nouveaux canaux d'informations privilégiés au dépens des médias traditionnels. En même temps qu'ils ouvrent les frontières du savoir et de la connaissance, ces canaux de diffusion doivent être filtrés, pour n'en conserver que ce qui importe, sinon c'est la sérendipité, et l'infobésité qui nous attends en bout de ligne. 

En 2013, à l'ère des technologies mobiles, l'accès quasi illimité à l'information dépasse notre capacité d'assimilation. Il faut choisir et déterminer ses priorités selon ses objectifs professionnels (ou personnels). À travers la surabondance d'informations, il faut trouver, sélectionner, trier et organiser les contenus les plus pertinents, qui répondent à ces objectifs, et qui vont intéresser le lectorat.

À l'ère numérique, le succès des marques (et des professionnels) dans les réseaux sociaux s'appuie sur des stratégies de marketing de contenus. La curation de contenus joue donc un rôle crucial pour l'avenir de l'entreprise 2.0. 

Pour assurer une présence soutenue, et dénicher les contenus qui retiendront l'attention de l'auditoire ciblé, il faut pouvoir exercer une veille continuelle à travers les médias sociaux. Il faut penser comme un éditeur Web, et se demander constamment si ces contenus répondront aux attentes du lectorat. (voir aussi : Curation de contenus : Penser comme un éditeur Web). 

Au cours des derniers mois, on a en eu la démonstration à plusieurs reprises, la «twittosphère» est devenue un des premiers canaux de diffusion de l'information. Aujourd'hui, Twitter revendique plus de 200 millions d'utilisateurs actifs par mois, qui diffusent plus de 175 millions de messages par jour. Pour le curateur de contenus, ou éditeur Web, la plateforme de micro-blogging a vite remplacé les flux RSS, et se révèle une source de premier plan pour obtenir le pouls des réseaux sociaux. Elle permet de suivre diverses sources de contenus, et de les regrouper par listes thématiques. 

Choisir ses outils d'aggrégation et de publication de contenus

 Pour organiser et utiliser les listes Twitter comme des fils de presse, plusieurs nouvelles start-ups offrent des outils de publication très intéressants. À partir des comptes listés, ces applications sélectionnent et regroupent les contenus les plus pertinents selon les thématiques, et les présentent sous forme de journal, avec liens, extraits, photos et vidéos. 

Comme entrepreneur indépendant, j'utilise Paper.li, Twylah, et plus récemment, RebelMouse (que je teste dans une nouvelle page). Il existe aussi d'autres outils d'aggrégation et de publication très populaires auprès des curateurs de contenus, comme Scoop.it et Tumblr que plusieurs ami(e)s me recommandent d'exploiter davantage. Ceux que j'ai choisi d'utiliser m'apportent des avantages complémentaires qui répondent très bien à mes mes besoins, me permettant de couvrir plusieurs thématiques, et d'offrir des contenus variés et pertinents dans les deux langues. (voir aussi sur Intelegia : Gérer sa présence sociale – De nouveaux outils à découvrir (1ère partie)

À chaque jour, dans la nouvelle section : @RAYMONDMORINV2 JOURNAL/DAILY vous pourrez donc consulter en temps réel mon fil de presse via Twitter et la blogosphère. En même temps que moi, vous pourrez suivre l'activité d'auteurs, de blogueurs, de chroniqueurs, de médias et d'organisations qui retiennent l'attention. Et, partager les meilleurs billets sur la Génération C, le marketing d'influence dans les médias sociaux, et la culture numérique sous tous ses aspects.

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Génération C : de nouvelles façons de partager la connaissance

posted by Raymond Morin on Lundi, octobre 29th 2012

Des encyclopédies imprimées aux plateformes contributives

 (Maj. : Mardi 30 octobre 2012) 

On compare souvent la révolution d'Internet et des médias sociaux à celle de l'imprimerie de Gutenberg. L'invention de l'imprimerie typographique par Johann Gutenberg en 1454 a ouvert la voie à la diffusion de la pensée et des idées pendant la Renaissance. Aujourd'hui, à l'ère de la Génération C, on continue d'établir un parallèle avec cette grande époque de changements, où l'humanité est passée du moyen âge à l'ère moderne. (lire aussi Génération C : L'influence des utilisateurs)

En effet, l'imprimerie a ouvert la porte à une plus grande démocratisation de l'information en donnant naissance à l'industrie des communications. De l'invention de l'écriture aux premières bibliothèques, l'homme cherchait à rassembler l'ensemble des connaissances, et à les conserver précieusement, pour éviter qu'elles se perdent. Mais, l'invention de Gutenberg a définitivement sonné le glas de l'âge d'or de l'encyclopédisme médiéval. Un peu de la même façon qu'Internet et les médias sociaux annoncent la mort des médias conventionnels depuis quelques années. 

À partir du XVe siècle, les encyclopédies se sont rapidement multipliées. Jusqu'alors réservées à l'usage personnel de son auteur, ou à une diffusion très restreinte parmi les initiés de son entourage, on a commencé à se soucier d'un plus grand nombre d'utilisateurs. Mais, il aura tout de même fallut attendre plus de 300 ans avant que le «projet encyclopédique» ne s'affranchisse du joug des religions.

Au début du XVIIIe siècle, le développement des sciences deviendra finalement le déclencheur d'un nouveau phénomène d'impression d'encyclopédies sans précédent. À l'époque, il se publiait plus d'une nouvelle encyclopédie par année dans le monde; chaque nation, chaque communauté de chercheurs, de philosophes et d'humanistes voulant diffuser sa propre encyclopédie. Aujourd'hui, à une autre échelle, alors que les pages Web se comptent à plus de 500 millions, et que les plus importants réseaux dépassent le cap des milliards d'utilisateurs, on constate des similitudes dans ce qu'on observe sur la blogosphère et les médias sociaux. 

Améliorer l'expérience de l'utilisateur

 Après, l'«Encyclopédie raisonné des sciences, des arts et des métiers» de Diderot et D'Alembert en 1751, qui fut le premier ouvrage populaire, il y eut le fameux «Encyclopedia Britannica» en 1768, et l'«Enclycopedia Americana» en 1829. Puis, c'est en 1869 que Pierre Larousse publia son «Grand Dictionnaire Universel du XIXe Siècle», qui devint le «Petit Larousse Illustré» en 1906.

À la fin des années 1800, avec l'industrialisation et les grandes inventions qui ont définitivement lancé l'ère moderne, la soif du savoir et de la connaissance a continué de se propager. Pour rendre les encyclopédies plus accessibles, on y ajouta des notes biographiques et des illustrations, et on introduisit le système de références croisées pour classer les informations. À l'image des réseaux sociaux (Facebook, LinkedIn), des sites de partage de fichiers (YouTube, Flickr, Pinterest), et de signets ou liens (Twitter, StumbleUpon), les éditeurs d'encyclopédies commencèrent à privilégier l'expérience d'un plus grand nombre d'utilisateurs. Avec la parution de sa onzième édition, en 1911, l'encyclopédie Britannica devint en quelques sortes la référence en matière d'encyclopédies universelles.

Acquis au début des années 1900 par Horace Hooper de Chicago, après avoir considérablement raccourci et simplifié ses articles pour les rendre plus accessibles pour le marché américain, l'encyclopédie Britannica est vite devenue l'emblème du savoir, le symbole de la connaissance auprès de la nation américaine, principalement formée d'immigrants en quête de réussite.

Rachetée au début des années 1920 par Sears, et après deux guerres mondiales, et une crise économique majeure, la vente «porte-à-porte» d'encyclopédies devint vite une entreprise très lucrative. Durant les années 30 et 40, avec la publication du premier Consumer Report et les premières campagnes de publicités à la radio et à la télévision, l'acquisition de connaissances se révèle une planche de salut pour parvenir au «rêve américain».

L'entrée à l'ère numérique

 Dans les années 1950, c'est l'époque des «Mad Men», des soirées Tupperware, et des vendeurs «porte-à-porte». Une époque qui marqua l'âge d'or du marketing conventionnel, et de Dale Carnegie. Rapidement, avec l'émergence des nouveaux médias électroniques (radio/TV) qui favorise une plus grande diffusion des connaissances, on réalisa tout le nouveau potentiel de diffusion pour les encyclopédies.  

Avec la commercialisation du CD-ROM en 1984, le «Projet encyclopédique» fit son entrée dans l'ère numérique, et le Compton's Encyclopedia, paru en 1989, devint le premier encyclopédie multimédia à faire son apparition sur le marché. Durant les années 1990, les éditeurs rivalisaient d'ingéniosités pour fournir une expérience toujours plus enrichissante, mais sont vite déclassés par Internet, et la naissance de la première encyclopédie contributive, Wikipedia, en janvier 2001. 

Très vite, Wikipedia devint extrêmement populaire auprès des utilisateurs, notamment des étudiants qui y trouvent rapidement réponses à toutes leurs questions. L'encyclopédie contributive se révèla alors la nouvelle référence des utilisateurs branchés de la Génération C.

On vit aussitôt émerger sur le Web des dizaines de projets frères exploitant le même concept ; des dictionnaires spécialisés aux citations en passant par les textes de domaine public, et le Wikimedia Commons, une bibliothèque multimédia qui proposait des contenus libres. Au cours des douze dernières années, la popularité des encyclopédies en ligne et les bibliothèques numériques auprès des utilisateurs de toutes les générations confondues n'a jamais cessé de croître. Même les journalistes et les professeurs s'en servent encore régulièrement. 

Le défi du Big Data et la Génération C

 Au printemps dernier (13 mars 2012), après 244 ans, leBritannica déclarait forfait, et annonçait la fin de sa version imprimée, et la décision de recentrer ses activités sur les versions en ligne et les produits dérivés. 

Aujourd'hui, alors que le Big Data, le stockage de données et l'omniprésence des technologies Web mobiles deviennent de nouveaux enjeux, nous nous retrouvons au tournant de l'ère numérique, où la diffusion et la gestion des connaissances adopteront de nouvelles formes plus dynamiques. Ces nouvelles façons de recevoir et de transmettre le savoir restent encore à explorer et à développer. Mais, ils représentent déjà des enjeux majeurs pour les organisations et les entreprises pour les prochaines années.

Alors qu'on se trouve à la naissance d'une nouvelle génération Alpha (nés après 2011), une première cohorte de jeunes de la génération Z (nés après 1995) arrive sur le marché du travail avec des connaissances numériques acquises et développées depuis le berceau. Selon les plus récentes estimations, dans moins de quinze ans, ces deux nouvelles générations représenteront ensemble plus de 75% de la main d'oeuvre active à travers la planète. Ils occuperont les plus importants postes décisionnels, et possèderont une réelle expérience de la connaissance numérique. (Lire aussi : Génération C – L'utilisateur devient le nouveau ROI)

Pour s'adapter aux nouvelles méthodes d'acquisition et de transfert des connaissances, les entreprises et les organisations doivent déjà commencer à se tourner davantage vers la nouvelle Génération C, en commençant par les utilisateurs des nouvelles générations Y et Z, mais aussi la génération Alpha à venir, et qu'il faut déjà envisager.

Car, après les baby-boomers et la génération X, c'est assurément parmi ces nouvelles générations que se retrouvent déjà les prochains grands influenceurs de la société numérique. Les prochains Steve Jobs, Bill Gates ou Richard Branson, qui développeront de nouvelles solutions pour continuer de faire progresser l'humanité. 

Qu'en pensez-vous? Croyez-vous que l'avenir du savoir dépend dorénavant des jeunes des nouvelles générations? Ou la gestion de la connaissance doit-elle continuer de reposer entre les mains des anciens?  


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Influenceurs vs ambassadeurs ?

posted by Raymond Morin on Vendredi, juillet 13th 2012

Influenceurs vs ambassadeurs?  Quelle est la vraie valeur?

À l’heure où les plus importants réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Google+, et Pinterest) s’apprêtent à entreprendre le virage du e-commerce, le marketing d’influence se révèle plus que jamais un enjeu majeur pour les entreprises. La publicité traditionnelle n’a plus guère d’impact sur l’acte d’achat, et le «bouche-à-oreille» et les recommandations des pairs (P2P) s’imposent désormais comme les nouveaux barèmes des consommateurs branchés de la Génération C.

Les marques réalisent que pour rejoindre à nouveau leur clientèle, ils doivent changer leur fusil d’épaule et adopter une approche plus «sociale», avant de faire la promotion de leurs produits et services. Les agences de marketing reconnaissent désormais l’impact des influenceurs des médias sociaux, et cherchent par tous les moyens à les intégrer dans leurs stratégies.

Toutefois, les experts sont de plus en plus nombreux à se questionner sur la monétisation de l’influence. Les outils de mesure de l’influence dans les médias sociaux continuent de soulever la controverse, et les influenceurs préfèrent se voir plutôt comme des ambassadeurs. Et, ce n’est pas qu’une question de rhétorique.

(À lire : Social Media Influence : Understanding the new Generation C – Ambassadors or Sponsors ?)

Qui sont les ambassadeurs?

Même s’ils ne rejoignent pas un auditoire aussi large que les influenceurs réputés des médias sociaux, les spécialistes du marketing numérique commencent à réaliser que les ambassadeurs représentent peut-être une plus grande valeur pour les marques. Contrairement aux influenceurs, leurs interventions sont gratuites et spontanées, donc plus authentiques et dignes de confiance aux yeux des autres utilisateurs.

C’est ce qui ressort notamment d’une recherche menée par le Dr. Kathleen R. Ferris-Costa, du College of Business Administration de l’Université du Rhode Island. Une étude analysée dans le «Field Guide to Brand Advocates» de l’agence BzzAgent, et reproduite dans l’infographie : Who Brand Advocates Are and Why They Rock).

Selon cette étude, les ambassadeurs commentent spontanément et régulièrement de 10 à 15 marques par semaine, et rejoignent souvent jusqu’à 500 abonnés dans les réseaux sociaux. Ils publient jusqu’à deux fois plus de contenus (commentaires, revues, recommandations, «like», etc.) sur les marques que les entreprises elles-mêmes avec leurs outils de communication. Les trois-quarts n’hésiteront pas à partager une bonne expérience de marque, plus particulièrement pour des produits personnels, ou des produits pour les enfants ou la maison.

Une autre étude (et une infographie), celle-là de l’agence Zuberance : Three Surprising Facts About Brand Advocates détaille encore davantage les secteurs où les ambassadeurs sont les plus actifs : près du quart commentent des produits technologiques, 15% des restaurants, 14% des événements de divertissement, et plus du deux tiers (67%) vont recommander autant des produits de consommation que des services professionnels.

Qu’est-ce qui motive leur engagement ?

Les ambassadeurs ont un impact naturel sur les consommateurs parce qu’ils sont indépendants, donc plus authentiques. Selon l’étude du Dr. Ferris-Costa, les véritables ambassadeurs sont d’abord motivés par l’opportunité de contribuer à leur communauté en apportant des informations pertinentes. En commentant les marques, les ambassadeurs valorisent d'abord leur relation avec leur communauté, et leur positionnement comme consomm'acteurs influents du Web (social consumers). Ces super-utilisateurs tiennent donc à ce que leur expertise soit reconnue et que leur voix soit entendue par les entreprises. Et, pour s'assurer de remplir efficacement ce rôle auprès de leur communauté, ils défendent leur intégrité ; à peine 1% des répondants de l'étude avouent avoir considérés les rétributions des compagnies au moment de leurs recommandations.

La motivation des ambassadeurs échappe au contrôle des agences de marketing. Bien qu'elle représente l'influence la plus directe sur la consommation, elle ne saurait être monnayée ni commanditée. La vraie valeur de l'engagement (ou du désagengement) des ambassadeurs repose justement sur leur indépendance, sur leur authenticité. Les entreprises doivent donc cesser d'y chercher à tout prix une valeur de ROI. Et, comprendre plutôt qu'en devenant plus «sociales», en écoutant et en considérant leurs «fans» comme autant de VIP, elles ont beaucoup plus à gagner. 

Au cours des dix dernières années, avec l'émergence des réseaux sociaux, on a vu disparaître plusieurs marques majeures qui n'ont pas su s'adapter aux changements imposés par les nouveaux consommateurs. Certains observateurs prédisent déjà la mort de plusieurs autres grands labels réputés qui tardent depuis trop longtemps à prendre le virage du Web social. Et vous, qu'en pensez-vous? Les entreprises doivent-elles abandonner la valeur du ROI pour adopter celle des ambassadeurs?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qu'en pensez-vous? Êtes-vous d'accord? Partagez et commentez ce nouveau billet. 

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L’INFLUENCE DANS LES MÉDIAS SOCIAUX : LA CLÉ DES CONTENUS

posted by Raymond Morin on Lundi, avril 16th 2012

COMMENT N’IMPORTE QUI PEUT DEVENIR QUELQU’UN!

Aujourd’hui, le formidable pouvoir des médias sociaux repose désormais entre les mains des utilisateurs. Au cours de la dernière année, on l’a vu avec le Printemps Arabe et la place Tahir, et avec le mouvement Occupy Wall Street qui a vite pris une ampleur planétaire.  L’utilisateur des réseaux sociaux est devenu un acteur majeur des changements sociaux.

En 2009, en se servant de YouTube et des réseaux sociaux, le guitariste canadien David Carroll a fait trembler la compagnie aérienne United Airlines pour avoir cassé son instrument (Lire : The Power of One Voice At The Age of Social Media). Depuis, il n’y a pas une semaine sans qu’un utilisateur frustré ne force les entreprises à gérer de nouvelles crises. 

Comme l’écrivait Gérald Fillion, de Radio-Canada dans un récent blogue (en français) Pouvoir citoyen 2.0 : «Le pouvoir citoyen existe, et nous assistons aujourd’hui à une nouvelle incarnation de ce pouvoir : les médias sociaux.» Avec les outils du Web 2.0 et des médias sociaux, l’influence s’est démocratisée. N’importe quel utilisateur peut se démarquer et se révéler un influenceur dans son réseau.

LE NOUVEAU POUVOIR ÉCONOMIQUE DES INFLUENCEURS

Dans un contexte d’affaires, le pouvoir social de ces nouveaux influenceurs devient aussi économique. Conscient de l’impact qu’il peut avoir, le simple utilisateur devient un acteur majeur qui ne se contente plus du rôle de spectateur. Avant de devenir partie prenante, il exige désormais d’être écouté et de contribuer à enrichir l’expérience.

Dans la foulée, les plateformes sociales populaires comme Twitter, Facebook et YouTube ont créé un nouvel écosystème économique qui change complètement la notion d’influence. À l’ère des médias sociaux, ce ne sont plus les entreprises qui s’affichent dans l’espoir de vendre, mais les utilisateurs qui recherchent et trouvent les meilleures occasions.

Les marques se voient donc forcées de changer leur fusil d’épaule, et de réaligner leurs stratégies et leurs approches commerciales. Les techniques traditionnelles de publicité et de marketing n’ont plus la même emprise sur les consommateurs.  Une récente étude du cabinet Lightspeed Research révèle que près de trois consommateurs sur quatre (73%) se fient davantage aux recommandations de leurs pairs avant d’acheter.  Plus du tiers (37%) vont même changer d’idée suite à des critiques négatives d’autres consommateurs.

LE MARKETING D’INFLUENCE : UNE INDUSTRIE EN PLEIN ESSOR

Du coup, l’impact social et économique de ces nouveaux influenceurs du Web a engendré une nouvelle industrie en pleine croissance ; celle du marketing d’influence. Essentiellement basée sur des algorithmes qui calculent l’interaction et l’engagement en ligne suscités par les nouveaux influenceurs, cette nouvelle industrie florissante permet aux marques d’identifier les intervenants qui démontrent le plus fort impact sur leur audience.

 À l’instar des industries culturelles (cinéma, livre, musique) et des médias électroniques (radio, télévision), cette nouvelle industrie s’appuie sur des scores et des palmarès pour établir une certaine hiérarchie chez les influenceurs. Des compagnies comme Klout, PeerIndex, Kred et Empire Avenue (pour ne nommer que les plus importantes) proposent dorénavant des outils de mesure sophistiqués pour évaluer le capital social des nouveaux influenceurs du Web.

En leur offrant des récompenses (perks), les marques souhaitent qu’ils deviennent alors leur ambassadeur, pour rejoindre à nouveau leur clientèle. Cependant, en dressant des listes, et en proposant des classements qui entrainent une course à l’influence, ils détournent ainsi les nouveaux influenceurs de leur réelle valeur.

LA CURATION DE CONTENUS : LA CLÉ DE L’INFLUENCE 

Dans un récent blogue sur Intelegia : Les 9 indices de valeur des influenceurs du Web, j’écrivais que la clé de l’influence repose essentiellement sur la qualité et la pertinence des contenus proposés. Je le maintiens plus que jamais. Ce n’est qu’en apportant une valeur ajoutée au maelstrom des contenus diffusés sur le Web qu’un blogueur se révèle un influenceur pour son réseau.

Les influenceurs des médias sociaux proposent des contenus originaux et personnalisés, qui permettent aux lecteurs de reconnaître et d’apprécier, d’emblée, leur valeur unique.  Pour mériter la confiance que leurs lecteurs leur témoignent, ils doivent continuellement se questionner sur la pertinence et la réelle valeur de leurs contenus.

Dans le contexte actuel des médias sociaux, on doit donc intégrer la curation de contenus dans la notion d’influence. Comme le mentionnait Neal Schaffer en me proposant de me joindre à son équipe de blogueurs-invités sur The Windmill Networking, il faut toujours se demander si nos contenus valent la peine d’être partagés et relayés à nouveau. C’est ce que je m’efforcerai de faire avec cette nouvelle chronique.

À lire bientôt en anglais sur Windmill Networking.

 

 

 

 

 

 

 

 

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VIRAGE 2.0 – Version 2.012

posted by Raymond Morin on Mardi, décembre 20th 2011

VIRAGE 2.0 – Version 2.012

Pour commencer l'année numérique du bon pied!

 À chaque hiver, on dresse le bilan de l'année qui s'achève. À la lumière des résultats, on tire les leçons qui s'imposent, et on prend des résolutions pour commencer le nouvel an du bon pied. Cette année, j'ai décidé de ne pas attendre, et de régler une tâche que j'aurais dû accomplir bien avant. L'histoire du cordonnier mal chaussé… Pour 2012, c'est une de mes premières résolutions ; ne plus remettre à plus tard sous de faux prétextes.

J'ai donc pris le taureau par les cornes, et j'ai revu l'ensemble de mon blogue-portfolio. Il m'aura cependant fallut une bonne discussion avec Isabelle Poirier, d'Intelegia, pour me secouer et me convaincre de passer à l'action. J'y ai passé le week-end, mais ça en valait la peine. Je crois que les modifications apportées amélioreront votre visite sur mon site. Bien sûr, ce n'est pas parfait, loin de là. L'exercice m'a fait réaliser à quel point j'ai encore tout à apprendre avec WordPress. Alors, si vous avez des trucs à me refiler pour améliorer certains aspects, ne vous gênez surtout pas. ;-)

 En 2012, devenir un influenceur dans les médias sociaux ; un enjeu majeur!

Comme plusieurs observateurs de la blogosphère et des médias sociaux, je crois que l'année qui s'en vient sera déterminante pour les entreprises et les marques sur le Net. De plus en plus conscientes qu'on doit dorénavant les retrouver dans les réseaux sociaux, les compagnies et les organisations voudront s'y assurer une niche pour rejoindre et attirer leur clientèle. Les entrepreneurs et les dirigeants d'organismes rivaliseront pour devenir des influenceurs des médias sociaux dans leur domaine. 

En 2012, la mesure de l'influence et de l'engagement dans les médias sociaux demeurera un enjeu majeur, autant pour les professionnels que pour les entreprises et les organisations. Depuis plus d'un an, j'étudie la notion d'influence sur le Web dans un contexte professionnel, et ce printemps, je publierai un livre (en français et en anglais) qui regroupera les résultats de mes recherches, appuyé d'études, d'entrevues et de réflexions. On peut déjà en lire des extraits sur le site de l'agence de développement économique et de marketing de contenus Intelegia, avec qui je collabore comme blogueur-invité. J'ai donc ouvert une nouvelle section : «Blogueur-invité», où en plus de mes billets sur Intelegia, on y retrouve également mes articles publiés dans le webzine techno français Locita. 

De plus, j'ai créé une nouvelle page : «Influence médias sociaux», qui regroupe tous les autres articles et billets que j'ai publié au cours de l'année, concernant la notion d'influence et d'engagement dans les réseaux sociaux et les différents outils de mesure. Dans cette nouvelle section du site, on peut donc suivre (en temps réel) l'évolution du classement de trois listes de professionnels du Web montées avec l'outil de PeerIndex. Plus de 2000 professionnels de tous les secteurs d'activités, réunis sur trois listes, dont certaines ont déjà été visitées près de 12000 fois au cours des derniers mois :

- Professionnels du WEB (Québec/NB) – 1128 entrées/11 555 visites (au 19/12/2011)

- Professionnels du WEB (francophonie) – 571 entrées/4314 visites (au 19/12/2011)

- WEB Influencers (World) – 1878 entrées – 7185 visites (au 19/12/2011)

Une nouvelle année axée vers les conférences, la formation et le coaching sur les médias sociaux en entreprise

Pour répondre à la demande déjà très forte des entrepreneurs indépendants et des chefs de PME, j'ai aussi choisi de consacrer davantage de temps et d'énergie aux conférences, aux ateliers de formation et au coaching pour la prochaine année. J'ai changé ma page d'accueil statique pour mettre de l'avant mes services. Et, j'ai modifié la section «Conférences/formations/coaching», avec plus de 25 thématiques de conférences et d'ateliers, et des sessions de coaching personnalisé pouvant aller de simples consultations de quelques heures à l'accompagnement de projets spécifiques à plus long terme. 

Dans cette nouvelle section, on peut également consulter près d'une dizaine d'extraits vidéo de conférences, d'ateliers de formation et de panels de discussion auxquels j'ai participé. Autant de capsules vidéo téléchargeables par la suite sur ma chaîne YouTube : 

- Micro-blogging et Twitter

- Dresser le portrait Web 2.0 de l'entreprise

- Géolocalisation et Web mobile

- Génération C et Web mobile

- Blogues et rédaction Web

- Médias sociaux : Y être absolument? (Salon du Livre de Montréal 2010)

- Facebook : 2 conseils pour les débutants (Salon du Livre de Montréal 2010)

- Réseaux sociaux : Comment choisir ses ami(e)s (Salon du Livre de Montréal 2010)

J'ai également apporté des modifications à la section «Publications/entrevues vidéo», en rajoutant les liens vers mes deux livres «Comment entreprendre le virage 2.0» et «Culture Web à la portée des PME», désormais disponibles en ligne. Et, j'ai ajouté la liste des entrevues-vidéo réalisées à la sortie du livre :

- RDI Économie (RDI/Radio-Canada), avec Gérald Fillion

- Canal Argent (LCI), avec Sophie Lemieux

- Le Lien Multimédia, avec Charles Prémont – Les tendances du Web 2.0 en entreprise

- Le Lien Multimédia, avec Charles Prémont – Les appréhensions 2.0 des entrepreneurs

Objectif 2012 : Développer et améliorer votre profil social 

 En 2012, la question d'influence et d'engagement dans les médias sociaux continuera de susciter d'intenses débats. Dans la foulée des outils de mesure les plus populaires (Klout, PeerIndex, Empire Avenue), en 2011, on a vu émerger une multitude de nouvelles plateformes et d'applications qui proposent leur propre analyse de l'influence dans les réseaux sociaux. Mais, si la mesure de l'efficacité et de l'engagement à travers les médias sociaux s'avère mesurable et quantifiable, l'influence d'un individu ou d'une marque ne se limite pas seulement au Web, et déborde souvent dans la vraie vie. (À lire sur @Locita : L'influence dans les médias sociaux – Une tendance lourde en 2011)

Néanmoins, ces outils de mesure demeurent pertinents, dans la mesure où ils permettent d'évaluer et analyser l'efficacité des campagnes dans les réseaux sociaux. Même s'ils ne révèlent que certaines facettes de l'activité, ils permettent de calculer et de justifier le ROI de l'opération. S'il veut devenir un influenceur dans son domaine, le professionnel comme l'entreprise doit pouvoir mesurer ses résultats pour développer et améliorer constamment son profil social. Il ne doit donc pas se fier qu'à un seul outil, mais plutôt diversifier ses sources, en fonction de ses propres critères.

C'est dans cette optique que j'ai décidé d'apporter aussi des modifications à mon blogue, de manière à pouvoir fournir un meilleur aperçu de mon «Profil social». J'ai commencé par y intégrer ma nouvelle carte sociale MiniXeeMe, qui permet d'accéder directement d'un seul clic à mon profil dans près de 40 plateformes sociales et groupes de discussions. Cette nouvelle plateforme donne accès à plus de 200 médias sociaux différents, et permet à l'utilisateur de se connecter à d'autres professionnels du Web dans plus de 25 pays à travers le monde. 

Pour compléter mon profil social, j'ai rajouté des liens et des widgets qui permettent dorénavant de suivre mon score selon les trois principaux outils de mesure que j'utilise : Empire Avenue (EAv), Klout, et PeerIndex. J'ai également intégrés les liens vers trois nouvelles plateformes que j'ai adopté récemment:

* PROskore, qui analyse également le profil professionnel et le CV de l'utilisateur, et le poids des contacts dans le site,

* XeeMe, qui accorde un score global de l'activité pour l'ensemble de l'activité dans les réseaux sociaux connectés au profil,

* Marketing Grader, de HubSpot, qui analyse la performance, à trois niveaux, dans les principaux réseaux, 

Grâce aux widgets disponibles, on peut suivre en temps réel, l'évolution de mon score sur Empire Avenue (EAv), sur Klout et sur PROskore, dans la page «Profil social» .

Une présence accrue dans les réseaux sociaux

En 2012, pour devenir eux-mêmes des influenceurs du Web dans leur domaine, les professionnels de tous les domaines, les entrepreneurs indépendants et les chefs de PME devront assurer une présence accrue, et soutenue, dans les réseaux sociaux pour obtenir la confiance des autres influenceurs.

Au cours des dernières semaines, à l'invitation de nouveaux contacts sociaux, j'ai accepté de participer comme bêta testeur à de nouvelles plateformes sociales qui proposent une approche différente de l'engagement, basée sur la recommandation des pairs. Le site Connect.me me permet notamment de développer mon réseau de contacts sociaux en reliant mes profils et listes d'abonnés dans près d'une douzaine d'autres plateformes. On peut donc savoir plus facilement dans quelles autres plateformes sociales se retrouvent également nos contacts, et établir de nouveaux liens vers nos autres pages sociales. Dans Connect.me, c'est par l'attestation (vouch) de ces relations qu'on augmente son niveau de confiance (trust). 

Puisqu'il faut désormais gérer son temps de manière à soutenir une présence accrue à travers les réseaux sociaux, on doit aussi permettre aux utilisateurs d'accéder rapidement aux meilleurs contenus. La nouvelle plateforme Twylah regroupe, à chaque semaine, les tweets les plus consultés de son fil Twitter, pour les présenter selon les thématiques les plus populaires, avec liens, images et vidéos provenant de la source. 

 Twylah Fan Page J'ai donc rajouté le bouton de ma page Twylah et celui de ma page XeeMe à la fenêtre «Réseaux sociaux» de la colonne de droite, et intégré une nouvelle fenêtre affichant en temps réel le fil de mes cinq plus récents tweets sur Twitter.

Bien sûr, on retrouve encore dans la barre latérale la liste de mes plus récents articles, les archives de chaque mois, le moteur de recherche et le nuage de mots-clés dans le bas de la colonne.

Vos commentaires et appréciations 

Pour terminer l'année 2011 en beauté, et amorcer la nouvelle année numérique qui s'en vient du bon pied, je vous propose donc une nouvelle expérience de navigation sur Virage 2.0, avec davantage de contenus enrichis. J'espère que ça vous plaira.

Aussi, je réitère l'invitation ; si vous avez des suggestion ou des trucs pour améliorer certains aspects, n'hésitez surtout pas. Laissez-moi vos commentaires et critiques, bonnes ou mauvaises, je me ferai un devoir d'y répondre. 

En attendant, je vous souhaite une très joyeuse période des Fêtes avec vos proches. Et, pour 2012, de trouver enfin votre niche dans les médias sociaux.

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ENTREPRENDRE 2.0 : EMPIRE AVENUE – Hub Club des pros du Web

posted by Raymond Morin on Mardi, août 9th 2011

ENTREPRENDRE 2.O :

EMPIRE AVENUE –

L’INDICE BOURSIER VIRTUEL, OU LE NOUVEAU HUB CLUB DES PROS DU WEB

«On voit déjà l'avenir où la valeur de ce qu’un individu produit et publie en ligne, incluant le réseau qu’il crée, va devenir un important tissu économique de notre société» Duleepa Wyaijawhardhana (@Dups) (CEO – Empire Avenue).

 Dans mon billet précédent L’influence sur le Web ; un faux débat !, je ressortais les avantages des principaux outils de mesure (Klout et PeerIndex), tout en soulignant leurs limites. Je mentionnais aussi mon intérêt pour Empire Avenue, en promettant d’y revenir dans un autre billet.

Au-delà de son aspect ludique de social gaming, ce nouveau marché boursier virtuel présente plusieurs avantages pour les professionnels. En plus de d’évaluer, en temps réel, son activité dans les principaux réseaux sociaux, Empire Avenue propose une plateforme sociale efficace, qui permet d’identifier et de rejoindre les plus importants influenceurs du Web. Parmi tous les autres réseaux sociaux, Empire Avenue se révèle en quelques sortes le nouveau «Hub Club» des thought leaders du Web social de partout dans le monde.

Il m’aura cependant fallut près d’une année d’expérimentations, d’essais et d’erreurs pour atteindre mes objectifs sur Empire Avenue. Au début, j’ai souvent faillit me décourager et abandonner la partie. Mais, parce que j’y avais peut-être déjà investi trop de temps (et que le temps, c’est de l’argent), j’ai persévéré en me disant que je finirais bien par y trouver un véritable sens professionnel.

Assurément, le jeu en valait la chandelle, puisque dès cet automne, j’amorcerai différents projets de collaboration professionnelle des plus emballants avec quelques-uns de mes actionnaires EAv. Et, j'ai surtout compris qu’au-delà du jeu et du score, il y a beaucoup plus à gagner.

Je vous propose donc de partager mes observations, et quelques conseils dont j’ai pu moi-même profiter d’autres professionnels rencontrés sur Empire Avenue.  

5 CONSEILS +1 POUR LES PROS DU WEB SUR EMPIRE AVENUE

Conseil # 1 – Faire la distinction entre le social gaming et ses objectifs professionnels.

Dès le départ, par souci de justifier mon temps, j’ai rayé de ma liste d’investissements potentiels tous les gamers, ceux qui se contentent de jouer pour le simple plaisir. Ça m’a permis d’éliminer un bon nombre de participants, et de me concentrer sur les profils pouvant présenter des intérêts similaires aux miens.

À travers la liste de participants, je me suis d’abord connecté à mes amis Facebook et mes followers Twitter. Par fidélité, j’ai acheté pratiquement toutes les actions possibles de mes collègues et relations, avant d’explorer et de découvrir d’autres profils de professionnels. À partir de ce moment, mes actions ont commencés à grimper régulièrement, et les échanges ont débutés.

Parmi tous les social gamers qui se donnent rendez-vous sur EAv, se retrouvent de plus en plus de professionnels du Web, de nombreux secteurs d’activités. Parmi les quelques 200 listes de participants, qui proviennent de 190 pays ou provinces, plus de 65 listes sont rattachées à des centres d’intérêts et des disciplines professionnelles. C’est un des principaux avantages qu’on peut y trouver, en faisant la distinction dès le départ entre le volet jeu et ses objectifs professionnels.

Conseil #2 – Analyser et diversifier ses activités dans chacun des réseaux sociaux sociaux connectés.

Un des conseils les plus judicieux dont j’ai profité sur Empire Avenue me venait de Berrie Pelser, de Ber/Art Visual Design (BERRIEPELSER). Dans son message à ses actionnaires, il conseillait de diversifier la nature de ses interventions dans les différents médias sociaux, incluant les publications sur son blogue. Et, de ne pas hésiter non plus à publier, de temps à autre, des contenus plus personnels ou ludiques, comme des photos et des vidéos de voyages et de vacances. En révélant ainsi certains aspects plus humains du professionnel, on fait preuve d’une transparence qui est généralement très appréciée des investisseurs potentiels.

De plus, soi-même comme professionnel du Web, je considère qu’il important de se trouver parmi les early adopters des nouveaux plateformes sociales émergentes. Pour être mesure par la suite de proposer ces nouvelles applications (ou non) à des clients, des partenaires ou des collègues, il faut en avoir soi-même expérimenté les rouages. Il doit diversifier ses activités, et assurer une présence aussi active dans les autres réseaux sociaux, comme Foursquare, YouTube, Flickr, StumbleUpon, et Digg. Si Facebook, Twitter et LinkedIn demeurent des incontournables, l’activité dans les autres réseaux sociaux compte tout autant dans le score EAv.

Les programmeurs d'EAv viennent d’intégrer de nouvelles applications qui permettent justement d’analyser plus facilement l’évolution de son activité dans les autres réseaux sociaux (sauf pour LinkedIn). Même s’il en coûte 1000 EAves pour débloquer chacune de ces nouvelles applications (personnifiées par des avatars amusants), l’opération en vaut la peine pour mieux comprendre les fluctuations du prix de ses actions et ses statistiques sur Empire Avenue.

Conseil #3 – Développer une relation de confiance et de réciprocité avec ses actionnaires

C’est une des règles de base du marketing conversationnel B2B qui s’applique d’autant plus avec Empire Avenue. Pour générer des leads efficaces sur EAv comme ailleurs il importe d’établir d’abord une relation de confiance et de réciprocité avec ses actionnaires. C’est comme lorsqu’on débute en affaires avec des nouveaux partenaires ; on doit apprendre se faire mutuellement confiance avant d’établir une stratégie commune. «Scratch My Back, I’ll Scratch Your», et sur Empire Avenue, ça se traduit par l’achat mutuel d’actions.

«En achetant des actions de quelqu’un en ligne (sur EAv), vous déclarez publiquement que cette personne en vaut l’investissement. Un investissement qui implique un endossement implicite de plusieurs autres aspects de cette personne», expliquait John C. Havens (Tactical Transparency), dans son article «Why Social Accountability Will Be The New Currency Of The Web», paru récemment dans le webzine de @mashable.

À moins d’afficher un très fort égo, il est normal de ressentir une certaine redevabilité envers ceux qui nous témoigne de leur confiance. On souhaite ne pas décevoir, et à notre tour, mériter cette confiance. Or, si l’on veut inspirer cette reconnaissance des leaders, on doit donc miser la qualité des contenus et de nos actions à travers les médias sociaux. À travers notre activité sur Empire Avenue, comme sur tous les réseaux sociaux où on se connecte régulièrement, on doit continuellement se demander comment nos actions auront autant de portée, sinon plus, que nos paroles.

Conseil #4 – Porter son attention sur les nouveaux arrivants, et identifier les leaders.

Une des meilleures astuces pour faire grimper rapidement sa cote sur Empire Avenue est de porter une attention particulière aux nouveaux arrivants. En plus des listes de meneurs, il est possible de consulter celle des nouveaux arrivants, et d’identifier ceux qui présentent déjà le meilleur pourcentage de ROI. Cette liste permet aussi d’identifier les leaders de chaque secteur, dès leur arrivée sur la plateforme, et d’en profiter en achetant le maximum d’actions au plus bas prix.

Tout au long de l’année, j’ai pu observer de cette manière l’adoption graduelle d’un grand nombre de têtes d’affiches des médias sociaux. Aujourd’hui, ils constituent les valeurs qui me rapportent le plus sur Empire Avenue. Ce qui me permet non seulement d’accéder aux contenus de qualité des leaders à travers leurs réseaux sociaux, mais aussi d’adopter à mon tour les profils de professionnels qui les suivent et qui présentent les meilleurs investissements. Une judicieuse recommandation d’Ann Sieg (CEO, The Renegade Network Marketer) à tous ses actionnaires sur EAv : «Follow the leaders «lead»».

Cependant, on doit rester vigilant et savoir reconnaître les feux de paille, les faux experts et les spambots. Malheureusement, Empire Avenue s’avère encore un terreau fertile pour les spammeurs. Mais, on nous assure qu’on prend la question très au sérieux.

Conseil #5 – Profiter des autres réseaux sociaux pour se connecter directement aux leaders

Finalement, la possibilité de se connecter directement aux autres réseaux sociaux des professionnels de notre liste d’abonnements (les leaders à suivre) est à coup sûr une des applications les plus intéressantes à considérer dans un contexte professionnel.

Si vous êtes parvenus à établir un premier contact avec un leader sur Empire Avenue, vous pourrez éventuellement développer des liens plus étroits, en vous connectant à une de ses pages dans les autres réseaux sociaux. Vous pourrez alors accédez directement à des contenus de première qualité, et les partager dans vos propres réseaux. À travers le hublot de ces leaders, vous pourrez continuer d’exercer une veille efficace, et suivre l’évolution des médias sociaux et de la blogosphère.  

Si vous êtes plutôt fonceur et entrepreneur comme je le suis, vous profiterez alors de ce canal privé pour établir des échanges plus personnalisés. Évitez cependant de vous révéler trop familier, ou d’insister trop sur la qualité de vos contributions ; vous pourriez récolter l’effet contraire et être plutôt considéré vous-même comme un spammer à éliminer de sa timeline. Mais, si vous savez vous y prendre, et démontrer votre valeur par vos actions dans les médias sociaux, ces nouvelles relations professionnelles virtuelles deviendront peut-être de nouvelles collaborations réelles.

  Conseil Extra (+1) – Oubliez tous ces conseils, et établissez vos propres critères

En fait, le meilleur conseil que je peux vous donner serait d’oublier tous ces conseils, et d’établir vous-mêmes vos propres critères. Il ne faut pas perdre de vue qu’Empire Avenue demeure une plateforme de social gaming au même titre que Mafia Wars, Angry Birds ou FarmVille. À travers nos considérations professionnelles, EAv peut rester un simple jeu, et c’est tout aussi valable. Après tout, c’est d’abord comme plateforme de jeux et de divertissement que les géants comme Facebook, Twitter et YouTube ont rejoints leurs utilisateurs.

Avec Empire Avenue, l’unique but du jeu consiste à acheter et vendre des actions virtuelles, de manière à faire fructifier la valeur de son portefeuille d’investissements.  Comme joueur, vous devez donc déterminer vos objectifs, et établir vos propres critères avant d’acheter ou vendre des actions.  Rappelez-vous : Buy and Sell, That’s the Name of the Game !

Cependant, si vous ne devez considérer que l’aspect professionnel de votre démarche, ne prenez surtout pas la valeur de vos actions trop au sérieux. Vous risquez de faire un infarctus en voyant parfois le prix de vos actions dégringoler pendant que vous êtes occupés ailleurs. Profitez plutôt de ce que cette nouvelle plateforme sociale pour vous connecter directement aux leaders du Web les plus influents de la blogosphère. 

Et ça, ça vaut bien tous les EAves du monde !

(NOTE: Ce texte est une adaption d’un extrait du livre ENTREPRENDRE 2.0, qui paraîtra à l’automne 2011. Il reprend certains sujets, et soulève certaines thématiques, qui peuvent avoir été traités et publiés sous forme de billets sur mon blogue-portfolio. )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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ENTREPRENDRE 2.0: L’INFLUENCE SUR LE WEB

posted by Raymond Morin on Vendredi, août 5th 2011

 

ENTREPRENDRE 2.0 :

L’INFLUENCE SUR LE WEB : UN FAUX DÉBAT!

(NOTE: Ce texte est un extrait du livre ENTREPRENDRE 2.0, qui paraîtra à l’automne 2011. Il reprend certains sujets, et soulève certaines thématiques, qui ont déjà été traités et publiés sous forme de billets sur mon blogue-portfolio. )

LA CONTROVERSE DES LISTES ET PALMARÈS

Depuis un certain temps, la notion d’influence sur le Web suscite un très vif intérêt dans la blogosphère. Après quelques mois seulement, de nouvelles plateformes sociales comme Klout et PeerIndex, qui proposent les premières applications de mesure d’influence, comptent déjà plusieurs millions d’inscriptions. Tant du côté des utilisateurs des médias sociaux, que des entrepreneurs et des agences de marketing, la nouvelle tendance de l’heure est au score Klout ou à l’indice PeerIndex.

Aux USA, certains hôtels de luxe réservent désormais leurs plus belles suites aux clients qui présentent les meilleurs scores d’influence. De nombreuses universités et agences de recrutement scrutent dorénavant le profil social des nouveaux candidats. Pour les professionnels ou pour les entreprises qui recherchent de nouveaux clients ou de nouveaux contrats à travers les médias sociaux, la question d’influence devient alors un enjeu important.

Toutefois, malgré cette grande popularité auprès des utilisateurs et des entreprises, la mesure de l’influence dans les médias sociaux continue de soulever une certaine réserve chez les professionnels du Web. De publier des listes personnelles sur mon blogue, suivant ces indices, m’a moi-même valut ma part de commentaires négatifs. Les palmarès feront toujours des mécontents…

Quoiqu’il en soit, la plupart des utilisateurs les plus actifs, les early adopters dont je fais partie, se sont vite montrés insatisfaits de ces nouveaux outils. Tant du côté de Klout que de PeerIndex, on a dénoncé plusieurs incohérences, notamment dans les délais irréguliers de mises à jour des données, et de l’écart qui subsiste souvent dans les résultats d’une plateforme à l’autre.

Des thought leaders comme Mark Schaefer (Big Fat Klout Scores) et Gary Schirr (Why Klout is dangerous) soulèvent même certaines craintes pour l’avenir des médias sociaux. Ils craignent qu’on y accorde une trop grande importance, et que ça ne devienne plus qu’une course aux premières positions des palmarès. Sans partager leur approche alarmiste, je ne leur donne pas tort pour autant. À mon avis, tout est dans la pondération…

POURQUOI MESURER L’INFLUENCE SUR LE WEB ?

 La notion d’influence en elle-même demeurera toujours subjective, et difficilement cernable. L’influence d’un individu sur sa communauté relève davantage d’une approche qualitative que quantitative, et ne peut reposer uniquement sur une évaluation calculée de son activité et de son impact sur son entourage. Plusieurs facteurs circonstanciels, comme la visibilité médiatique, les relations personnelles et les moyens financiers peuvent faire augmenter ou diminuer la cote d’influence d’un individu.

Au risque de me répéter, je ne crois pas qu’aucun algorithme mathématique, aussi sophistiqué ou puissant soit-il, puisse un jour déterminer précisément, sans l’ombre d’un doute, le véritable niveau d’influence d’un individu sur son entourage. Par ailleurs, ces nouvelles plateformes présentent plusieurs avantages, et s’avèrent néanmoins des outils de mesure très valables et pertinents dans un contexte de personal branding et d’identité numérique.

De tous les temps de la civilisation moderne, l’homme a éprouvé le besoin de se positionner parmi ses pairs pour se valoriser aux yeux de sa communauté. Ça fait partie de la pyramide des besoins de Maslow. Des industries culturelles comme le cinéma, la musique et le livre ont permis d’érigier de véritables empires économiques sur la base de listes et de palmarès. Des magazines comme Billboard et Rolling Stones sont devenus des multinationales en publiant des analyses de palmarès.

Dans ce sens, l’univers des médias sociaux n’échappe pas à l’attrait des listes et des palmarès. Le succès de ces deux startups en témoigne bien. D’une poignée de programmeurs, l’équipe de Klout est vite passée à plus de 45 employés. Et, la startup de San Francisco a déjà annoncé des plans de développement pour les deux prochaines années, tout comme sa concurrente d’East London (PeerIndex).  Alors qu’elles viennent toutes les deux de lever d’importants financements, ces deux plateformes continueront d’attirer de nombreux utilisateurs.

Au début, tout ce que ces deux startups ont voulut proposer ce sont des outils d’analyse pouvant répondre aux nouveaux besoins des utilisateurs ; des métriques de mesure de leur influence directe, et quantifiable, dans les principaux réseaux sociaux. Et, même si chacun affirme proposer l’outil le plus complet, avec les applications les plus efficaces et pertinentes, aucun n’a jamais prétendu que ces applications pouvaient suffire à une analyse exhaustive de l’influence sur le Web.

À partir du moment où se dessinent des enjeux commerciaux entre les entreprises et les marques, le consommateur en bout de ligne doit se référer à des listes pour départager et se faire une opinion sur la valeur du produit. Jusqu’à présent, dans les médias sociaux, ça se traduisait par les recommandations de pair à pair. Aujourd’hui, les utilisateurs peuvent aussi compter sur une bonne quinzaine d’outils de mesure d’influence, dans la foulée de Klout et PeerIndex. Or, qu’on le veuille ou non, ces listes sont là pour y rester, alors autant s’y faire et apprendre à s’en servir efficacement.

UNE PANOPLIE DE MÉTRIQUES À CONSIDÉRER

 Même s’ils présentent plusieurs lacunes, tous ces nouveaux outils proposent des algorithmes complémentaires qui permettent de mieux comprendre la portée et l’impact de son activité dans les réseaux sociaux. Cependant, aucun de ces outils ne peut établir à lui seul le niveau d’influence des professionnels du Web.

Devant la panoplie de nouveaux outils qui s’offrent désormais à lui, l’utilisateur se trouve dorénavant devant l’obligation de faire un choix. Il doit s’interroger sur ses réels besoins, et se questionner sur ses objectifs professionnels. Plus sa sélection d’outils s’inscrira dans un contexte stratégique global de personal branding et d’identité numérique, plus son choix d’aller vers les réseaux sociaux s’avèrera judicieux et pertinent.

Comme je le mentionnais, il faut tenir compte de plusieurs aspects pour déterminer le véritable niveau d’influence dans les médias sociaux. Certains volets ne sont pas encore pris en considération par les algorithmes de ces nouveaux outils. Il faut donc savoir compléter soi-même sa propre grille d’analyse, à partir des applications sélectionnées.

Dans 9 Point Social Media Expert Evaluation. Chris Kieff, aussi connut sous le pseudonyme de Mr. Reasonable, propose une liste de points pour évaluer le réel niveau d’influence des professionnels du Web. Il souligne notamment l’importance de tenir un blogue actif qui suscite régulièrement des commentaires et des conversations, tout comme d’être aussi présent dans plus d’une plateforme sociale.

Personnellement, en plus de Klout et PeerIndex, j’utilise beaucoup les applications de la nouvelle plateforme Empire Avenue (basée à Edmonton). Je considère que son algorithme présente beaucoup d’avantages que n’offrent pas les autres plateformes, dont la possibilité de suivre en temps réel l’impact de ses actions dans les réseaux sociaux. De plus, en connectant les comptes Facebook (perso et page de fan), Twitter et LinkedIn avec le blogue de l’utilisateur et ses autres comptes sur YouTube et Flickr, l’algorithme d’Empire Avenue offre une meilleure vue d’ensemble de l’activité réelle dans les réseaux sociaux. J’y reviendrai plus loin.

En attendant, voici quelques-unes des autres plateformes de métriques qui m’apparaissent les plus efficaces :

TwentyFeet

Crowdbooster

Twitalyzer

TweetGrader

D’autres outils sont aussi accessibles en ligne :

WhoSay

PostRank

TweetRank

InfluenceExchange

Twitfluence

TweetLevel

Twitaholic

TwitterCounter

Si vous avez d'autres outils à proposer, n'hésitez pas à le faire partager. 

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