Pour entreprendre le virage des médias sociaux

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génération C

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Génération C: Une affaire de famille!

posted by Raymond Morin on Vendredi, décembre 12th 2014

Par Raymond Morin

Avec l’arrivée massive des natifs numériques sur le marché du travail au cours des dernières années, la fracture numérique entre les générations apparaît de plus en plus évidente, et se reflète autant dans le milieu scolaire que dans le noyau familial. L’apprentissage numérique d’une génération à l’autre devient un nouvel enjeu pour la société.

Cette semaine, dans ma veille sur le Web, j’ai découvert un très bon article de David-Julien Rahmil, sur Digital Society Forum, le blogue de la firme française Orange : La famille connectée. Un billet qui illustre très clairement l’écart qui existe entre les générations au niveau de l’utilisation des nouvelles technologies, d’Internet et des médias sociaux, tout en soulignant que cet écart tend à diminuer selon le capital informatique des familles.

(Illustration : Régis Faller - Source Madame Le Figaro)

(Illustration : Régis Faller – Source Madame Le Figaro)

La fracture numérique entre les générations

La différence de compétences numériques la plus visible se trouve entre les Baby-boomers et les aînés et les natifs numériques. Un choc de générations qui se reflète plus particulièrement au travail où le transfert inter-générationnel des connaissances représente un véritable enjeu pour les organisations. Tandis que les boomers prennent des retraites de plus en plus hâtives, les jeunes générations débarquent massivement sur le marché du travail avec de nouveaux outils, et de nouvelles façons de faire qui ne correspondent plus aux méthodes traditionnelles des entreprises.

Même si cet existe écart encore pour près de 65% des Baby-boomers, et plus de 85% des aînés, qui ne possèdent pas de connexion Internet, comme le souligne Rahmil dans son article, il s’est considérablement réduit au cours des quatre dernières années. Depuis 2010, les plus importantes études confirment que les baby-boomers et les ainés affichent le plus fort taux de croissance d’adoption d’Internet et des médias sociaux.

Les boomers à la retraite (ou semi-retraite) ont dorénavant le temps et les moyens de se rattraper en tant que ¨migrants¨ numériques, et de se rapprocher de leurs enfants et de leurs petits-enfants. De plus, les nouvelles générations qui se trouvent en première ligne de la révolution numérique partagent plusieurs points en commun avec les boomers, qui ont vécus les grands changements de la révolution tranquille des années 60 et 70. Ce qui favorise encore davantage le rapprochement. Dans ce contexte, ce sont souvent les jeunes natifs numériques qui contribuent le plus à l’apprentissage numérique des boomers et des aînés. (lire aussi : Génération C – Comprendre l’ABC du XYZ – Des Boomers à la Génération ALPHA).

De la famille à l’école, comme au travail

Si l’arrivée des natifs numériques provoque un choc générationnel dans les entreprises et les organisations, l’écart entre les générations se  reflète tout autant à l’école, qu’au sein des familles, plus particulièrement lorsqu’il s’agit de conjuguer les trois aspects. L’écart des compétences numériques entre les parents et les enfants apparaît alors encore plus évident. Le même phénomène se reproduit aussi régulièrement en classe où les étudiants ont souvent une meilleure connaissance des nouvelles technologies et des médias sociaux que le personnel enseignant.

Toutefois, comme le souligne aussi Rahmil, cela dépend souvent du capital informatique et du niveau de vie de la famille. Dans les foyers favorisés, où les parents (les jeunes boomers et la génération X) ont pour la plupart fait le collège et l’université, le niveau d’éducation se rapproche de plus en plus. De plus, les parents ont appris à utiliser régulièrement les nouvelles technologies dans le cadre de leurs activités professionnelles, et se sont familiarisés avec Internet et les médias sociaux. L’utilisation des nouvelles technologies est aussi mieux partagée entre les générations. Dans les écoles privées, mieux financées, la situation est également plus favorable à l’intégration des nouvelles technologies dans le mode d’apprentissage.

Lucien Francoeur et Gerry Boulet (Offenbach), au milieu des années 80 (Source Journal de Québec)

Lucien Francoeur et Gerry Boulet (Offenbach), au milieu des années 80 (Source Journal de Québec)

Cependant, la situation est toute autre lorsqu’on arrive dans le secteur publique. On se retrouve avec des classes surchargées, et la fracture numérique apparaît encore plus évidente ; ¨On est comme des ¨boat people¨; on nous met 42 dans un même local, les jeunes arrivent équipés comme à la NASA. Le prof est encore avec une vieille télé qu’il doit pousser dans le corridor pour aller la brancher, tandis que les étudiants ont déjà leur ¨lap top¨ ou leur iPad… Le Printemps Érable nous a confirmé une chose ; aujourd’hui, ce n’est plus une question de changement de génération, mais de civilisation. Contrairement à ce que la majorité pense, les jeunes qui arrivent en classe sont très informés ; ils partent le matin, et ils ont déjà envoyés des courriels ou ¨textés¨ à leurs amis. Quand ils arrivent dans la classe, la journée est déjà commencée pour eux, ils ont déjà vécus des expériences en dehors. Et, nous, ont leur demande leur attention, alors qu’ils sont déjà survoltés… ¨ s’interroge Lucien Francoeur, mon vieil ami et collègue ¨poète-rocker¨, (devenu professeur de littérature au Cégep de Rosemont, à Montréal) dans une entrevue qu’il accordait récemment à Simon Jodoin, du Journal Voir, pour le lancement de son coffret ¨Chaud comme un jukebox¨.

Le difficile et nécessaire passage à l’adolescence

Comme le mentionnent Lucien dans l’entrevue-vidéo, et Rahmil dans son article, on doit aussi considérer le facteur humain dans l’équation. À l’adolescence, entre 14 et 18 ans (plus jeunes chez certains), il est clairement démontré que l’on vit une période de grandes transformations physiques et physiologiques, qui entrainent souvent des perturbations psychologiques majeures très difficiles à surmonter pour plusieurs individus. On ressent alors un besoin de s’affranchir et de se libérer de cette situation, et ce besoin normal d’autonomisation se traduit souvent par la fuite et le retrait. On cherche à se retirer du nid  familial pour apprendre à voler de ses propres ailes.

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(Source : bbc.co.uk)

C’est normal, ça fait partie du cycle de l’évolution, et il faut le comprendre comme parents, mais également comme enseignants. En tant que parents et enseignants, on doit éviter de tomber dans le piège, et d’adopter le rôle de surveillant des médias sociaux en voulant contrôler leur connexion Internet. À ce stade de leur évolution, les jeunes auront normalement tendances à se tourner vers leurs pairs pour poursuivre leur apprentissage numérique. Quoique l’on fasse, ils trouveront le moyen d’y accéder.

On doit plutôt faire appel à leur curiosité naturelle et à leur créativité innée, en les impliquant pour qu’ils intègrent d’eux-mêmes les nouveaux outils dans leur apprentissage numérique. En tant que premières générations de l’ère numérique, les clés du changement leur reviennent naturellement. Dans moins de 10 ans, les nouvelles générations constitueront plus de 75% de la main-d’œuvre active, et auront pris les commandes. Ils représentent déjà l’avenir de la société. Faisons-leur confiance, restons à l’écoute de leurs attentes et de leurs besoins, et trouvons ensemble la meilleure façon d’effectuer le passage à l’adolescence numérique.

C’est ce que je nous souhaite en 2015. En attendant, je me plais déjà à l’idée de retrouver mes deux fils pour le temps des Fêtes. Et, de les écouter me raconter comment ça se passe de leur côté, et de savoir où ils en sont rendus dans leur apprentissage numérique. J’en apprendrai sûrement beaucoup moi-même.

Que pensez-vous de cet article? Peut-on remettre les clés du changement numérique aux nouvelles générations? Doit-on les accompagner, ou mieux les encadrer? Partagez vos opinions et commentaires avec nos lecteurs.

 

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Génération C : Qui sont vraiment les natifs numériques?

posted by Raymond Morin on Mercredi, novembre 26th 2014

Par Raymond Morin

Depuis la crise économique de 2008-2009, l’arrivée massive des natifs numériques dans les hautes études (collège et université) et le marché du travail constitue un enjeu majeur pour la société. Toutefois, les entreprises et les organisations tardent à s’adapter aux nouveaux paradigmes, et le sujet revient de plus en plus souvent dans les conseils d’administration et les agences de marketing et de relations publiques. Qui sont vraiment les natifs numériques, et comment doit-on s’adapter?

Comment les natifs numériques influencent la société?

C’est le thème d’une présentation que j’ai donné le 19 novembre dernier, devant une centaine de participants au colloque annuel du RISQ (Réseau d’information scientifiques du Québec). Un organisme qui a joué un rôle crucial dans l’implantation d’Internet et des TI dans le système d’éducation au Québec, et qui soulignait par la même occasion son 25ième anniversaire.

banner-2014Dans cette présentation, disponible en ligne sur SlideShare, je dresse un tableau plus sociologique que scientifique, en décrivant l’influence qu’exercent les natifs numériques dans plusieurs sphères d’activités de la société moderne. J’explique comment ils influencent chacune des autres générations en prenant les commandes de la Génération C des ¨consomm’acteurs¨, et comment ce nouveau paradigme oblige les entreprises et les organisations à adapter leur approche commerciale et leur environnement de travail. Je souligne comment les natifs numériques sont devenus des acteurs importants des changements politiques à travers les réseaux sociaux, et comment les nouveaux styles de vie qu’ils adoptent ont modifié les relations familiales et communautaires.

Je décris également comment les natifs numériques changent le rapport avec les médias et les institutions en amenant de nouvelles façons d’apprendre et de traiter l’information et la culture. Je signale les tendances observées chez les natifs numériques, notamment au niveau de l’entrepreneuriat que de l’implication sociale. Et, finalement, j’explique pourquoi les communications visuelles, la transformation sociale des organisations et l’expérience enrichissante des natifs numériques se révèlent, à mon avis, les principaux enjeux du système actuel d’éducation.

Cette présentation mettait la table à un débat sur les enjeux des natifs numériques, plus spécifiquement dans le secteur de l’éducation. Un débat en plénière auquel j’étais très heureux de participer par la suite, et qui a suscité des échanges très intéressants. Le panel, animé de main de maître (comme toujours) par Bruno Guglielminetti, et qui réunissait mm. Vincent Tanguay, VP Québec Innovation et Transfert au CEFRIO, Sylvain Letellier (TP1), enseignant à l’Université de Sherbrooke, Richard Lacombe, directeur des TI au HEC Montréal, et trois jeunes ¨natifs numériques¨ qui cogneront bientôt aux portes du marché du travail : Amina Mseddi, Victor Therrien et Marc-Éric Boury.  Trois jeunes  brillants, et entrepreneurs dans l’âme, qui ont démentis plusieurs clichés tout au long du débat. Les natifs numériques ne sont pas tous ceux qu’on croit.

Les natifs numériques : un concept démographique à redéfinir !

ContexteSocialGenerationsEncore aujourd’hui, on constate que la notion de natifs numériques reste aussi plutôt vague à l’esprit de plusieurs professionnels. Durant ma présentation, j’ai d’abord rappelé que selon la notion de Mark Prensky (Digital Natives, Digital Immigrants), le terme de ¨natifs numériques¨ désigne la toute première génération à passer de l’ère industrielle à l’ère numérique.

La première génération de l’histoire qui a grandi et évolué à partir du berceau avec les supports numériques, l’ordinateur personnel et Internet, les jeux vidéo et les téléphones cellulaires. Ceux qui sont nés après 1994, soit la Génération Z. Dans l’esprit de Prensky, les autres générations, y compris la majorité des jeunes de la Génération Y, sont plutôt des ¨immigrants numériques¨, c’est-à-dire qu’ils se sont adaptés au fur et à mesure aux changements des nouvelles technologies.

ContexteNumeriqueGenerationsJ’ai aussi beaucoup insisté sur le fait qu’à l’ère numérique, l’avenir est davantage une question de sociologie que de technologie. Et, qu’à ce titre, on doit regarder plus loin que les statistiques et les données pour bien comprendre les véritables enjeux. À l’ère numérique, la sociologie démographique basée sur des périodes de 16 à 18 ans ne s’adapte plus à la réalité.

Avec l’évolution accélérée des technologies, les nouvelles générations se fragmentent. Au fur et à mesure qu’émergent de nouvelles technologies (à tous les trois ou quatre ans), on peut observer de nouveaux comportements sociaux. Et, ce phénomène est d’autant plus remarquable chez les natifs numériques. Il est peut-être encore trop tôt pour savoir ce qui caractérisera la dernière cohorte de la Génération Z, comme la suivante, la Génération ALPHA, mais avec la dernière crise économique de 2008-2009, on peut prévoir que ça aura quelque chose à voir avec la nouvelle économie du partage.

Les natifs numériques sont plus volontaires et ouverts qu’on ne le pense

Durant le débat qui a suivi, les trois jeunes natifs numériques ont tour à tour rappelés qu’on ne doit toutefois pas surestimer l’importance des nouvelles technologies, et qu’il faut cesser de croire que les jeunes des nouvelles générations sont nécessairement des utilisateurs aguerris. Même si ces nouvelles technologies sont devenues pratiquement des extensions de leur personnalité, et qu’ils maîtrisent bien les médias sociaux, plusieurs manquent de structure pour utiliser ces outils dans un contexte éducationnel. Selon eux, la plupart accueilleraient favorablement un meilleur encadrement professoral de l’utilisation des nouvelles technologies durant les cours, en autant qu’on les implique dans le choix des outils.

Récemment, le site Youtern.com – The Savvy Intern publiait une infographie de Bentley University : ¨Millenials at Work : What They Really Think qui tend aussi à démontrer que l’on doit effectivement revoir notre conception des natifs numériques, et enterrer définitivement certaines idées reçues, notamment sur l’étique et le sérieux qu’ils peuvent afficher dans leur formation professionnelle. Tout au long du débat, ces trois jeunes nous l’ont démontrés en expliquant très clairement leur point de vue et en répondant avec beaucoup d’aplomb aux questions de Bruno.

Selon l’étude des chercheurs de Bentley, même si 3 natifs numériques sur quatre exigent des horaires plus flexibles (ce que les trois jeunes du débat n’ont pas niés, au contrraire), plus du 2/3 croient aussi que leur employeur devrait limiter leur utilisation des médias sociaux pour améliorer leur taux de productivité, et plus de 90% des jeunes interrogés avouent consulter réguliers leurs courriels (du travail ou de l’école) en-dehors des heures ouvrables. Cette étude démontre aussi très bien que lorsqu’ont leur fait confiance, et qu’ont les écoutent, les natifs numériques ne sont pas aussi narcissistes et insouciants que la tendance populaire peut le laisser paraître. Et, qu’à l’ère des grandes transformations, les nouvelles générations pourraient finalement s’avérer les meilleurs guide si on leur remettait les clés du changement.

C’est sur cette note que j’ai terminé ma présentation, en suggérant une série de liens, en commençant par la série de fascicules publiés par le CEFRIO sur les cinq générations d’internautes au Québec.

Qu’en pensez-vous? Partagez votre opinion et faites-nous part de vos commentaires. Quelles sont vos expériences professionnelles avec les natifs numériques? N’hésitez pas à partager vos expériences.

Lire aussi :

Millenials will become the majority in the workforce in 2015. Is your company ready? par Sydney Brownstone sur FastCo Exist : http://www.fastcoexist.com/3037823/millennials-will-become-the-majority-in-the-workforce-in-2015-is-your-company-ready

Are You Millenial by Birth or Mindset, par Brian Fanzo, sur Broadsuite : http://broadsuite.com/are-you-a-millennial-by-birth-or-mindset/

Listen Up Leaders : We Are All Millenials, par Meghan Biro, sur Forbes : http://www.forbes.com/sites/meghanbiro/2014/10/23/listen-up-leaders-we-are-all-millennials/

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L’influence grandissante des ambassadeurs en entreprises

posted by Raymond Morin on Vendredi, octobre 31st 2014

Par Raymond Morin

En 2014, les notions d’influenceurs et ambassadeurs dans les médias sociaux se sont trouvées plus que jamais au centre des préoccupations des entreprises et des marques. À défaut de pouvoir compter sur l’impact du marketing traditionnel pour rejoindre la clientèle, les agences de marketing et de relations publiques ont commencé à faire appel aux influenceurs et aux ambassadeurs, dans l’espoir de susciter le ¨bouche-à-oreille¨ et d’obtenir les recommandations.

6-Social-Media-Influencers-or-Ambassadors-V2-copyDéfinir le rôle des ambassadeurs en entreprises

Au fil des expériences, deux grandes tendances se détachent dans le marketing d’influence dans les médias sociaux. D’un côté, le capital social des influenceurs, mesuré par des algorithmes, demeure très relatif, et ne peut s’appliquer que dans un contexte favorable aux objectifs d’une campagne. L’impact des influenceurs s’avère donc forcément limité. À l’inverse, un nombre grandissant de professionnels et d’entreprises se tourne progressivement vers les ambassadeurs en entreprises qui représentent un meilleur potentiel. Mais, leur rôle reste encore à définir.

Depuis un peu plus d’un an, on observe ce phénomène se développer dans plusieurs organisations. Plusieurs spécialistes s’y sont penchés, et de nombreux articles ont été rédigés, pour analyser et décrire la valeur réelle des ambassadeurs en entreprises. J’ai moi-même écris quelques billets sur le sujet, et j’y consacre tout un chapitre dans mon nouvel ouvrage (Génération C et l’influence des consommateurs branchés). Récemment, Neal (Schaffer) et PeopleLinx ont aussi publiés un e-book très intéressant : Social Marketing : How To Build an Employee Advocacy Program ; un guide complet qui explique comment bâtir un programme d’ambassadeurs en entreprises efficace sur LinkedIn et Twitter. (Lire aussi : Social Media Influencers or Ambassadors : How To Identify Them ?)

Personnaliser et humaniser la relation marque-client

NealSchafferAdvocacyProgramComme le démontre Neal dans son livre, un programme efficace d’ambassadeurs en entreprise pourra avoir plusieurs retombées positives sur l’organisation. L’engagement des employés permettra d’accroître la portée de la marque dans les médias sociaux, d’augmenter sa crédibilité et de bâtir un réseau solide autour des consommateurs. Un programme d’ambassadeurs en entreprise permettra aussi d’être à l’écoute du client, et de pouvoir ainsi mieux mesurer l’efficacité de son intervention dans les réseaux sociaux et de se réajuster en conséquence. Les entreprises et les marques doivent donc donner la parole à leurs ambassadeurs.

Aux USA, plus de 93% des entreprises comptent plus de 100 employés dans les médias sociaux, et pendant que la confiance des consommateurs envers les marques et leur dirigeant (CEO) décline (moins de 15%), celle des employés a augmenté de plus de 20% au cours des cinq dernières années (selon le Edelman Trust Barometer). Actuellement, plus de 70% de la perception des marques par les consommateurs est déterminée par l’expérience vécue avec un individu représentant de la marque, révèle aussi une étude de Market Leader. Tout comme l’exemple de TELUS sur Maximize Social Business, on relate ailleurs aussi plusieurs autres histoires à succès d’organisations qui ont réussi à implanter des programmes d’ambassadeurs en entreprises, pour rejoindre plus efficacement leur clientèle, comme Yahoo!, Salesforce, SAP, Electronic Arts et Adobe qui se trouvent en tête de liste du palmarès de  Sociallook Leaderboard.

Toutes les recherches pointent dans ce sens ; les ambassadeurs sont devenues la voix la plus crédible des marques et des organisations. Les consommateurs veulent s’adresser à des personnes, à des humains comme eux. L’engagement des ambassadeurs en entreprises humanise et personnalise la relation marque-client. C’est cet engagement personnel des ambassadeurs en entreprises qui installera une relation de confiance, qui se traduira régulièrement par de nouvelles opportunités d’affaires et des ventes concrètes. Mais, l’engagement des ambassadeurs permettra aussi d’améliorer considérablement l’efficacité du service à la clientèle, de la gestion des ressources humaines et des relations publiques. Et, il permettra aussi très souvent de mieux gérer les situations de crises qui ne manqueront pas d’arriver sur les réseaux sociaux.

Sur les réseaux sociaux, n’importe qui peut générer une crise

Dans les réseaux sociaux, on le sait, n’importe quel lambda peut se révéler du jour au lendemain l’un des pires détracteurs d’une marque ou d’une organisation. Du point de vue du consomm’acteur, c’est un pouvoir d’influence qu’il n’hésite pas à exercer pour obtenir satisfaction. Et, malgré les exemples de gaffes de relations publiques ou de services à la clientèle qui ne cessent de se multiplier à travers les réseaux sociaux, de récentes études démontrent que près de 60% des entreprises n’ont pas de plan pour faire face aux crises.

On cite souvent les exemples de Heather Armstrong (@Dooce) avec Maytag/Whirlpool, ou du musicien canadien Dave Carroll (@DaveCarroll), avec la United Airlines (United Breaks Guitar), pour décrire le pouvoir d’influence négatif que peut exercer n’importe quel lambda à travers les réseaux sociaux. Dans ces deux cas célèbres, ils ont su profiter d’une certaine portée dans les réseaux sociaux pour amplifier largement leur message, et installer un contexte jouant en leur faveur pour faire plier les marques fautives. En 2013, il aura suffit qu’un pasteur, avec 24 000 «followers» sur Twitter dénote une erreur d’étiquetage des bibles en magasin, pour que Costco se retrouve devant une crise majeure à gérer sur les médias sociaux. Encore tout récemment, les pressions des militants de Greenpeace sur les réseaux sociaux ont poussé le fabricant de jouets Lego à mettre fin à une entente très lucrative avec Shell.

NestléSMWarRoomAprès ces erreurs monumentales, qui ont coûté des fortunes aux entreprises, et quelques renvois, la réputation en ligne des entreprises et des marques prend une double valeur, et la gestion de crise se révèle dorénavant une priorité qui celles qui comprennent désormais l’importance de gérer la e-réputation. Au cours des dernières années, plusieurs organisations ont mis en place des «Social War Room» de monitoring des médias sociaux (comme Dell, IBM, Nestlé, KLM, CISCO, SouthWest Airlines, et plusieurs autres) pour mieux gérer ces situations de crise. Or, dans une situation de crise générée par une erreur des relations publiques ou du service à la clientèle, si les excuses viennent du personnel, elles seront généralement mieux entendues. Si l’entreprise sait, à travers ses ambassadeurs, démontrer de la franchise et de l’honnêteté, et faire preuve de transparence dans sa réponse, elle parviendra souvent à désarmorcer la crise.

Remettre les clés aux ambassadeurs, et les installer dans le siège du conducteur

Toutefois, parce que l’engagement des ambassadeurs repose principalement sur la spontanéité et l’authenticité de leurs recommandations, il peut difficilement être contrôlé, monnayé, ou même commandité. Son engagement doit plutôt être motivé par d’autres incitatifs. Les ambassadeurs en entreprises vont naturellement privilégier des incitatifs qui vont les valoriser. Les entreprises doivent donc viser à développer un sentiment de fierté et d’appartenance. Et, si les employés ont en même temps l’impression de servir et de défendre une cause sociale juste et honorable, leur engagement sera d’autant plus grand.

Des marques comme Adobe ont su développer des programmes d’ambassadeurs en entreprise efficaces, en apportant du support interne pour leur faciliter la tâche, et en mettant en place des infrastructures incluant des politiques et des guides d’utilisation accompagnés de formations en atelier. À l’été 2014, plus du tiers des 11 000 employés d’Adobe dans le monde avaient spontanément suivis le programme de formation Social Shift de la compagnie pour devenir des ambassadeurs de la marque dans les réseaux sociaux.

Dans leur e-book, Neal et l’équipe de PeopleLinx proposent également une série d’incitatifs pour impliquer davantage les meilleurs ambassadeurs en entreprises, comme la «gamification» des objectifs corporatifs, la reconnaissance des meilleurs contributeurs, la valorisation à l’interne, les récompenses au mérite (badging), la co-création de contenus (crowdsourcing) et l’accès exclusif à certains privilèges.

À l’exemple de TELUS et des autres marques qui ont su impliquer leurs meilleurs ambassadeurs en instaurant leur propre programme et leurs propres incitatifs, chaque organisation trouvera avantages à donner la parole à son meilleur capital social ; son personnel. Il faut cependant accepter de lui remettre les clés, et de l’installer dans le siège du conducteur.

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que les entreprises ont avantages à remettre les clés aux ambassadeurs? Quelles sont vos expériences avec les ambassadeurs en entreprises? Partagez vos commentaires et vos idées.

 

 

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Comment la révolution des médias sociaux profite à la Génération C

posted by Raymond Morin on Mercredi, octobre 8th 2014

Par Raymond Morin

Depuis vingt ans, on compare la révolution d’Internet et des médias sociaux à celle de l’imprimerie de Gutenberg.  L’invention de l’imprimerie typographique, à l’aube de la Renaissance, a ouvert la porte à une plus grande démocratisation de l’information, et la diffusion des idées. Cinq cent ans plus tard,  Internet et les médias sociaux ont pavé la voie d’une révolution sociale et économique encore plus importante qui touche tous les aspects de la vie.  L’humanité est définitivement passée à l’ère numérique.

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Les natifs numériques aux commandes d’une nouvelle économie

Plusieurs auteurs et chercheurs se sont penchés sur l’émergence des nouvelles technologies de communications, d’Internet et des médias sociaux, pour mieux comprendre comment la société s’est transformée au cours du siècle dernier.  Avant l’invention de Gutenberg, la ¨connaissance¨ était soigneusement consignée par écrit, et préservée par les moines, pour éviter qu’elle ne se perde avec les générations.  La plus grande circulation de l’information a sonné le glas à l’ère de l’encyclopédisme médiéval.  Un peu de la même façon que les TIC, Internet et les médias sociaux annoncent la mutation profonde des médias conventionnels avec l’arrivée des nouvelles générations de ¨natifs numériques¨.

Ces ¨natifs numériques¨, qu’on retrouve parmi les nouvelles générations Y (1979 – 1994) et Z (1995 – 2000), représentent la première génération ayant grandi et évolué au rythme des grands changements numériques, avec les supports digitaux, les jeux vidéos, les ordinateurs et les téléphones cellulaires. Avec ces nouvelles technologies, qui sont devenues pratiquement des extensions de leur personnalité ; ils traitent et consomment l’information différemment.

Cette nouvelle démocratisation de l’information leur apporte un nouveau pouvoir d’influence qui se reflète dans plusieurs aspects de la vie ; de l’économie à la politique et du travail à l’éducation, en passant par la santé et l’environnement jusqu’aux loisirs et la famille.  Les ¨natifs numériques¨ constituent déjà la nouvelle force émergente de la société, et dans moins de cinq ans, ils représenteront plus de la moitié de la main-d’œuvre active.  Naturellement plus aguerris et actifs dans ce nouvel écosystème numérique, ils font figure de proue d’une révolution qui les dépasse largement et qui englobe finalement tous les consommateurs branchés, des baby-boomers aux nouvelles générations.  C’est la génération des ¨consomm’acteurs¨  de la Génération C. (lire aussi : Les neuf sphères d’influenceurs de la Génération C)

Au royaume du mobile, le «consomm’acteur» est Roi!

(Image : Culturecrossmedia.com)

(Image : Culturecrossmedia.com)

Actuellement, selon les statistiques de l’Association Canadienne des Télécommunications Sans-Fil, trois adultes sur quatre possèdent déjà un téléphone intelligent qui lui permet de demeurer branché sur le Web en tout temps, et plus du quart s’en servent pour effectuer des transactions bancaires ou des paiements mobiles. En 2015, on prévoit qu’une personne sur 3 utilisera son téléphone intelligent pour des transactions en ligne.

Pour plusieurs utilisateurs, l’accès à l’Internet mobile se révèle aussi essentiel que de répondre à ses besoins vitaux.  Aujourd’hui, on se passe plus facilement d’une conjointe ou d’une nouvelle automobile que de son téléphone cellulaire. Pour les mobinautes, ces outils s’avèrent une extension d’eux-mêmes, et ils les imposent désormais dans leur entourage, jusque dans leur milieu de travail.

C’est un phénomène qui se reproduit aux quatre coins du globe, et qui a vite entraîné une mouvance massive des annonceurs vers les nouvelles plateformes mobiles.  Depuis 2010, les dépenses publicitaires destinées aux applications mobiles ont littéralement explosé, et on prévoit qu’elles vont quadrupler d’ici 2015, pour atteindre plus de 25 milliards $. Évidemment, ce succès commercial et populaire favorise la relance de technologies connexes, comme la géolocalisation, les codes QR et le m-couponing, mais surtout l’émergence de nouvelles technologies comme l’infonuagique (Cloud Computing), et le NFC (Near Field Communication) qui rendra les paiements mobiles aussi incontournables que le Web l’est déjà. Selon de récentes études de CISCO et Pew Research Center, plus de la moitié (53,8%) des jeunes de 18-34 aux États – Unis et au Canada utilisent un téléphone intelligent.  Bien sûr, ils devancent largement toutes les autres générations, et comme on pouvait s’y attendre les applications géolocalisées, permettant de bénéficier de promotions spontanées obtiennent la faveur de la grande majorité des utilisateurs (81/%).  Près de 30% (28%) y reviennent même plusieurs fois par jour, et plus du double (58%) des utilisateurs vont partager leur localisation pour obtenir des primes plus intéressantes.

De toute évidence, ces statistiques ne feront que croître au cours des prochains mois.  À ce rythme, dans quelques années à peine, les jeunes adultes des générations Y et Z deviendront les principales forces économiques de notre société.  Cependant, chacune des autres générations continuera de contribuer de plus en plus, à sa manière et suivant ses intérêts, au pouvoir d’influence qu’exercent les consommateurs branchés, qu’on appelle désormais la Génération C.

Le consommateur branché au centre des enjeux corporatifs 

En moins de temps que les générations n’en prennent pour se renouveler, Internet s’est imposé dans toutes les facettes de notre vie quotidienne.  Des loisirs à l’éducation, de la maison au travail, du ludique au pratique, le Web et les nouvelles technologies se révèlent désormais incontournables pour le bon fonctionnement de notre société.  Très rapidement, l’utilisateur a su maitriser les nouvelles technologies, et se les approprier pour s’affranchir de ses limites et s’accomplir.  À l’ère des médias sociaux et des technologies mobiles, son influence se confirme d’autant plus qu’il prend les rênes d’une nouvelle économie.

Profitant de son accessibilité quasi illimitée aux produits et contenus diffusés sur le Net, l’utilisateur se révèle un consommateur d’autant plus avisé, qui prend dorénavant un rôle actif et déterminant dans le nouvel échiquier économique. En pouvant contrôler et choisir ce qu’il consultera, commentera, consommera et recommandera à ses pairs, il devient en quelques sortes le créateur et le diffuseur de sa propre chaîne de contenus sur le Web. Avec l’avènement des médias sociaux, la société est vite passée des médias de masse (broadcasting) à l’ère de l’égocasting (ou diffusion de niche).  Ce faisant, le consommateur branché a court-circuité les médias traditionnels, et forcé la main aux agences de publicité et de marketing. Il se révèle à la fois le client, et le média.  Et, finalement, c’est toute la Génération C qui en ressort la grande gagnante de la révolution des médias sociaux.  

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que le consommateur doit être au centre des enjeux? Partagez vos expériences avec les ¨natifs numériques¨ et les nouvelles générations de consommateurs branchés. 

Extraits condensés du livre Génération C et l’influence des consommateurs branchés! à paraître en ligne en Novembre.

 

 

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GENERATION C : l’influence des consommateurs branchés

posted by Raymond Morin on Dimanche, juin 29th 2014

Par Raymond Morin

La longue gestation d’un nouvel ouvrage spécialisé

(MaJ: 16 août 2014)  Au début, lorsque j’ai amorcé la rédaction de mon nouveau livre : «GÉNÉRATION C et l’influence des consommateurs branchés», je n’aurais jamais cru que j’allais y mettre autant de temps. Endossé par Neal Schaffer (mon mentor, devenu un ami), qui m’a fait l’honneur de signer la préface, ce nouveau guide de références est le résultat de plus de cinq ans de recherches et de lectures, d’entrevues et de discussions, avec d’autres spécialistes, sur l’influence grandissante des «consomm’acteurs» sur les réseaux sociaux.

imgresPour les organisations, les entreprises et les professionnels, c’est définitivement le règne des consomm’acteurs de la Génération C qui vient de s’amorcer. Le pouvoir d’influence qu’ils exercent à travers les réseaux sociaux se traduit par de nouvelles règles et de nouvelles approches de marketing et de ventes.  Le marketing d’influence dans les médias sociaux prend le dessus sur les méthodes traditionnelles, et obligent les professionnels, les entreprises et les organisations à se démarquer de la mêlée.  Ils doivent désormais miser sur la qualité et la pertinence de leurs contenus pour attirer et retenir l’attention de leur clientèle.

Dans ce contexte, pendant la rédaction de mon dernier livre : «Comment entreprendre le virage 2.0», je savais qu’un seul ouvrage ne pourrait suffire à décrire et à expliquer tous les nouveaux paradigmes qui régissent désormais la nouvelle économie à l’ère numérique.  J’avais déjà en tête un nouvel ouvrage de référence consacré à la nouvelle Génération C (les consommateurs branchés) et l’influence qu’ils exercent sur les entreprises et les marques à travers les médias sociaux.

C’est en avril 2009, j’ai publié mes deux premiers billets sur le sujet, sur Blogspot : «L’identité numérique à l’ère de l’égocasting» et «Le Web 2.0 et le pouvoir de la Génération C». Deux premiers articles qui annonçaient déjà le ton du nouvel ouvrage que je vous présente enfin aujourd’hui.  Toutefois, ce n’est qu’au printemps 2010, pour la sortie de mon livre «Comment entreprendre le virage 2.0», lorsque que j’ai transféré mes billets sur WordPress, que j’ai ouvert un compte Twitter pour relayer mes nouvelles.  Par la suite, pour diffuser plus largement mes nouveaux contenus, j’ai développé ma présence sur de nouvelles plateformes sociales, j’ai ouvert et participé à différents groupes de discussions, et j’ai multiplié mes sources de contenus externes en m’abonnant à différents aggrégateurs.

Un réseau de diffusion à l’échelle du World Wide Web

Les cinq types d'influenceurs

Les cinq types d’influenceurs

À l’automne 2011, à l’invitation d’Isabelle Poirier et Ian Smith, de l’agence Intelegia, et, au même moment, de Jeremy Benmoussa et Camille Jourdain, du site Locita (en France), j’amorçais mes deux premières collaborations comme blogueur-invité sur d’autres plateformes de contenus. À partir du moment où mes articles furent relayés sur ces plateformes, dans les deux langues (sur le site bilingue d’Intelegia), et sur deux continents (avec le site Locita), j’ai commencé à échanger  plus régulièrement avec d’autres blogueurs, notamment aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde. Dès le printemps suivant, mes articles traduits en anglais ont rapidement obtenus plus d’échos, et ont été repris sur certaines plateformes de contenus comme SocialMediaToday, et surtout Windmill Networking, de Neal Schaffer (qui est devenue Maximize Social Business en 2013), où je signe la colonne mensuelle «Social Media Influence» depuis 2012.

Ce tremplin fut vraiment un déclencheur pour mon réseau à l’international.  Aujourd’hui, mon profil social circule sur plus d’une centaine de plateformes, et mes contenus et mes tweets sont lus et partagés dans plus de 70 villes dans 24 pays dans le monde. Parmi mes quelques 8 725 abonnés sur Twitter, 43,5% proviennent des Etats-Unis, 21,8% du Canada, 15% de la France, 5,2% du Royaume-Uni, et 1,8% de l’Australie.  (source : Demographics Pro).

Depuis ce temps, j’ai rédigé et publié plus de deux cent billets et articles axés sur cette thématique, que j’ai finalement adaptés, et regroupés en quatre chapitres dans ce nouvel ouvrage «GÉNÉRATION C : l’influence des consommateurs dans les médias sociaux». Destiné aux chefs d’entreprises et aux professionnels de tous les secteurs, ce nouvel ouvrage présente les multiples facettes du marketing d’influence dans les médias sociaux ; de l’identité numérique, à la e-réputation au personal branding et l’égocasting, et comment les consomm’acteurs de la Génération C en bénéficient.

L’influence des consommateurs branchés en quatre chapitres

Dans le premier chapitre, je dresse d’abord un portrait global de la nouvelle génération des consommateurs dans les médias sociaux, celle qu’on nomme désormais la Génération C. En m’appuyant sur différents ouvrages, et quelques études et analyses,  je tente de démontrer comment les comportements sociaux et économiques des cinq générations (des aînés et baby-boomers à la nouvelle Génération ALPHA) se rejoignent et se recoupent à travers les réseaux sociaux. Avec différents exemples, j’explique comment les cinq générations de consommateurs branchés de la Génération C exercent un véritable pouvoir d’influence dans neuf sphères d’activités de la vie de tous les jours. Et, comment les organisations, les marques et les entrepreneurs et professionnels peuvent regagner la confiance des consommateurs en modifiant leur approche de marketing.

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Dans le deuxième chapitre, je décris et je détaille les mécanismes du marketing d’influence et de contenus dans les médias sociaux, et ce que ça représente comme opportunités, à la fois pour les consommateurs et les entreprises. À l’aide d’autres exemples, et en me basant sur mon expérience personnelle, j’explique comment les entreprises et les professionnels peuvent en profiter pour mieux rejoindre leur clientèle. Finalement, j’ouvre mon coffre à outils, et j’explique comment j’utilise les différentes applications disponibles sur le Web pour alimenter mon réseau, et diffuser mes contenus sur les différentes plateformes.

Dans le troisième chapitre, j’explique ma conception de la courbe d’utilisation des médias sociaux et la pyramide d’influence que suivent à la fois les influenceurs, les entreprises et les utilisateurs.  Je fais la distinction entre les différents types d’influenceurs et les ambassadeurs, comment on les identifie et comment on peut les trouver à travers les réseaux sociaux. Avec quelques études de cas (TELUS Québec, CADILLAC ATS 2013), je décris comment certaines entreprises se sont démarquées à travers différentes campagnes de marketing d’influenceurs et d’ambassadeurs.

Dans le quatrième et dernier chapitre, j’explique la véritable valeur du capital social des influenceurs, et comment la mesure de l’influence dans les médias sociaux est devenue une priorité pour les agences de marketing. Je décris les principaux outils de mesure gratuits (Klout, Kred, PeerIndex, et je démontre comment on peut faire grimper son capital social en acceptant l’aspect ¨jeu social¨ des algorithmes qui les régissent. Je souligne aussi dans ce dernier chapitre comment la mesure de l’influence dans les médias sociaux a évolué rapidement, et se révèle un marché très lucratif avec l’acquisition de Klout par le géant Lithium Technologies pour 200 millions $ au début de 2014.  J’explique pourquoi les organisations et les entreprises doivent désormais considérer une analyse plus contextuelle de leur campagne d’influence dans les médias sociaux, avec une entrevue de Nicolas Chabot de Traackr. Et, je dresse une liste des différents outils d’analyse et de ¨monitoring¨ de performance, en décrivant les avantages des autres métriques comme les KPI (Key Performance Indicator) et les CLV (Customer Lifetime Value) avec Neal Schaffer.

Je conclue en expliquant pourquoi et comment les organisations, les entreprises et les professionnels doivent dorénavant considérer le retour sur investissement de leur campagne de marketing dans les médias sociaux différemment. En l’orientant davantage vers les consommateurs branchés de la Génération C. Car, ce sont eux qui possèdent vraiment les clés de l’influence dans les médias sociaux.

Dans cet ouvrage de plus de 150 pages, vous trouverez toutes les informations essentielles, les plus pertinentes et actuelles, pour vous aider à mieux comprendre les différentes motivations des nouvelles générations de consommateurs branchés de la Génération C.  Plusieurs tableaux et infographies expliquent les mécanismes du marketing d’influence dans les médias sociaux, tandis que plusieurs listes présentent en revue les différents outils de mesure et de ¨monitoring¨. Finalement, à travers les différents chapitres du livre, vous découvrirez également une série de liens enrichis vers différentes références et sources d’informations utiles et pratiques.

Un premier livre traduit en anglais

(Image : Maximize Social Business)

(Image : Maximize Social Business)

Pour la première fois, un de mes livres sera publié dans plusieurs langues. Préfacé par une sommité des médias sociaux ; Neal Schaffer, qui me fait cet honneur.  «GÉNÉRATION C : l’influence des consommateurs dans les médias sociaux» sortira d’abord en version numérique (en français) à la fin de l’été, puis en format imprimé au début de l’automne. Plus tard, en octobre ou novembre, la version anglaise : «GENERATION C : The Influence of the Connected Consumers», sera publiée à son tour dans les deux formats.  Et, pour 2015, il est déjà question que l’ouvrage soit traduit en espagnol pour le marché hispanophone de l’Amérique du Sud, des Etats-Unis et de l’Europe.

En souhaitant que ce nouvel ouvrage, et toutes les informations qu’il regroupe, apportent aux lecteurs un nouvel éclairage sur les enjeux qui attendent les entreprises et les professionnels au cours des prochaines années face à la montée de la nouvelle Génération C, j’attendrai vos commentaires et suggestions pour y apporter les derniers ajustements.  De quel(s) aspect(s) de la nouvelle Génération C, et du pouvoir d’influence qu’ils exercent dans les médias sociaux, souhaiteriez-vous que mon prochain ouvrage traite davantage? Faites-moi connaître  vos suggestions, et recevez une copie personnalisée.  Au plaisir d’avoir de vos nouvelles. Et, bonne lecture!

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«Le business du digital» : la vision de 58 experts

posted by Raymond Morin on Jeudi, juin 12th 2014

par Raymond Morin

Un nouvel ouvrage publié aux Éditions Kawa

Au cours des quatre dernières années, mon réseau d’échanges et de collaborations s’est beaucoup élargi avec toutes ces nouvelles relations développées via les réseaux sociaux.  Durant ces premières années sur les réseaux sociaux, mes billets et contenus, publiés dans les deux langues, m’ont valus une audience fort appréciable de lecteurs passionnés des médias sociaux. Ça m’a permis de faire la connaissance de nombreux professionnels, provenant de secteurs aussi variés que la science, la finance, les médias et les arts, et de développer avec plusieurs d’entres eux des projets très intéressants. (voir Publications et collaborations)

BusinessDigitalÀ l’automne dernier, j’ai été approché par Franck Prime, le PDG de One Place Events, pour participer à un de ses événements ; Web2Business, qui se déroulait en janvier à Paris.  À défaut de pouvoir y être en personne, il m’a proposer de participer à l’ouvrage collectif qu’il entendait réaliser avec ses partenaires des Éditions Kawa : ¨Le business du digital¨.  Un livre qui allait paraître au printemps 2014, en mai, et réunissant plusieurs autres blogueurs français, avec qui j’ai eu le plaisir d’échanger assez souvent, comme Camille Jourdain, Anthony Rochand, Cyril Bladier, Olivier Andrieu, Florent Hernandez, Jean-François Ruiz, Yann Gourvennec, Eric Delcroix et Jeremy Benmoussa.  Je n’ai donc pas hésité, d’autant plus que j’étais, semble-t-il, le seul spécialiste québécois invité au panel.

La vision d’une soixantaine de spécialistes des médias sociaux

Préfacé par David Abiker, ¨Le business du digital¨ est un ouvrage qui regroupe les témoignages de près d’une soixantaine de spécialistes et d’experts du Web et des médias sociaux de la francophonie ; des influenceurs, des chefs d’entreprises, des spécialistes du marketing, et des journalistes «qui parlent de leurs réussites, leurs fautes, leurs envies, leur vision du passé et celle du futur», comme l’explique Camille Jourdain dans sa revue du livre.

Dans IT Espresso, Franck Prime décrit les grandes lignes qui ressortent de l’ouvrage : «Le livre aborde bien entendu toutes les grandes tendances du moment dans la technologie, le marketing ou le management et permet de se faire une vision de l’état de l’art actuel dans le secteur numérique.  Mais, c’est également l’occasion de découvrir les points de vue de vrais entrepreneurs, de vrais influenceurs, de véritables décideurs, de gens qui se battent pour concrétiser leurs rêves.»

(Image : Maximize Social Business)

(Image : Maximize Social Business)

La Génération C et l’influence des consommateurs branchés

C’était donc un très grand honneur pour moi d’être non seulement invité par Franck, mais aussi de figurer dans le premier chapitre consacré aux influenceurs du Web, et d’apercevoir ma photo dans la mosaïque des experts sur la page couverture du livre. Dans cet ouvrage, je décris en quelques lignes pourquoi je crois encore que ma plus belle réussite professionnelle est de me retrouver aujourd’hui en première ligne de la révolution numérique. Et, je parle un peu de mon prochain livre : «Génération C et l’influence des consommateurs branchés».  J’explique comment la nouvelle Génération C, celle des consommateurs branchés, représente la clé du marketing d’influence dans les médias sociaux.

Le lancement officiel du livre de référence «Le business du digital, vu par 58 experts» aura lieu le 17 et 18 juin prochain, à la Cité de la Mode et du Design, à Paris, dans le cadre de l’événement Time2Marketing 2014, organisé par One Place Events. En attendant, vous pouvez vous le procurer en pré-vente sur le site des Éditions Kawa.

Lire aussi :

http://www.camillejourdain.fr/livre-le-business-du-digital-58-experts-kawa/?utm_content=bufferf5888&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer

http://www.itespresso.fr/business-du-digital-vu-58-experts-75791.html

http://www.editions-kawa.com/home/79-le-business-du-digital.html

https://www.facebook.com/businessdigitalboss

 

 

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Génération C : 5 générations d’Internautes au Québec

posted by Raymond Morin on Lundi, juin 2nd 2014

Une étude NETendances du CEFRIO

Par Raymond Morin

CefrioAu Québec, le CEFRIO (Centre facilitant la recherche et l’innovation dans les organisations, à l’aide des technologies de l’information et de la communication (TIC)), regroupant près de 150 membres universitaires, gouvernementaux et du secteur privé, et 80 chercheurs associés et invités, vient de publier cinq fiches très intéressantes sur la Génération C, les consommateurs branchés, de la génération Y à la génération des aînés.

Ces fiches «générations numériques» apportent un éclairage très actuel sur les habitudes d’utilisation du Web et des médias sociaux à travers les différentes générations d’internautes québécois.  On y retrouve notamment des données très intéressantes sur l’usage des réseaux sociaux, de la consommation en ligne et sur les moyens qu’utilisent les différentes générations pour s’informer et suivre l’actualité.

Aux Etats-Unis, la firme Pew Research Internet Project mène aussi, depuis quelques années, des études semblables pour le marché américain. Mais l’enquête NETendances du CEFRIO, réalisée avec la collaboration de BIP (Bureau d’interviewers professionnels) dresse un portrait détaillé des grandes tendances observées au Québec qu’il vaut la peine d’examiner de plus près.

Les cinq fiches peuvent être téléchargées en format PDF sur le site du CEFRIO.

Cefrio Gen CLes baby-boomers adoptent massivement les médias sociaux

On y découvre notamment que près de 94 % des adultes de la génération Y utilisent régulièrement Internet et les médias sociaux comparativement à la moyenne des adultes québécois (78%).  Ils y passent en moyenne 23 heures par semaine, et se révèlent les plus grands utilisateurs (de tous les groupes d’âge) de YouTube (85%) et Facebook (79%). L’étude NETendances du CEFRIO révèle également que la génération X réalise le plus d’achats en ligne ; 38 % d’entre eux, comparativement à 28 % pour les autres générations. Ce sont aussi ceux qui démontrent le plus haut taux d’adoption des tablettes numériques et des téléphones intelligents.

L’enquête NETendances du CEFRIO établit également des distinctions dans les habitudes d’utilisation d’Internet et des médias sociaux chez les baby-boomers, et a même publié deux fiches différentes pour les jeunes boomers (45 à 54 ans) et les boomers (55 à 64 ans). On y découvre notamment que ce sont finalement les jeunes boomers qui utilisent le plus les téléphones intelligents (51% vs 44%) chez les internautes québécois, mais que ce sont les boomers qui dépensent le plus en ligne avec une moyenne de 417 $ par mois, tout en privilégiant les téléphones cellulaires de base.  Ils utilisent donc moins les technologies mobiles que les autres générations.

Finalement, l’étude du CEFRIO/BIP révèle aussi quelques statistiques intéressantes sur la génération des aînés (65 ans et plus), aussi appelée la «génération silencieuse». On y apprend entre autre que les aînés ont passé près de 5 heures de plus par semaine sur le Web depuis 2012, et qu’ils y passent environ 14 heures par semaine en moyenne.

Prenez la peine de consulter chacune des cinq fiches générations numériques du CEFRIO. Non seulement, elles fournissent un portrait très détaillé de la situation au Québec, mais elles amènent aussi des statistiques pertinentes, qu’il faut considérer dans une analyse contextuelle de l’influence dans les médias sociaux.

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que les baby-boomers représentent une force économique dans notre société, et que l’on doit ? Partagez vos opinions et vos commentaires.

À lire aussi : 

Why Baby Boomers Need to be Included… by Zach Bulygo, (Infographic by AccreditedOnlineCollege)

 

 

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Les 9 sphères d’influence de la Génération C

posted by Raymond Morin on Mardi, mai 20th 2014

Par Raymond Morin

1984_IngsocÀ première vue, après deux décennies, le rêve utopique du World Wide Web et des médias sociaux semble s’essouffler. C’est du moins ce qu’on peut observer lorsqu’on jette un regard sur la situation actuelle. Big Brother revient hanter nos mémoires, et menace notre identité numérique. La surabondance d’informations et le maelstrom des nouvelles technologies nous placent devant une forme de ¨choc des contenus¨ et de ¨darwinisme numérique¨, où tout évolue trop vite pour nous.

Toutefois, en regardant aussi l’avers de la médaille, ce nouvel écosystème numérique n’est peut-être pas si catastrophique qu’il en a l’air.  Au-delà de cette «dystopie orwellienne», les nouvelles technologies et Internet nous fournissent les moyens pour mieux nous accomplir et nous réaliser en tant qu’individu et consommateur.  Aujourd’hui, grâce aux nouvelles technologies, nous pouvons exercer ensemble, et individuellement, un pouvoir indéniable sur les marques et les organisations.  Un formidable pouvoir d’influence, dont nous ne pouvions même pas soupçonner l’existence il y a encore quelques années, et qui s’étend aujourd’hui à plusieurs facettes de notre existence. C’est le formidable pouvoir d’influence des consomm’acteurs ; les consommateurs connectés de la Génération C, des baby-boomers à la génération Z. (lire aussi Génération C : Comprendre l’ABC du XYZ!)

Les neuf sphères d’influence de la Génération C dans les médias sociaux

Bien sûr, chaque génération de consommateurs branchés ne réagit pas exactement de la même manière face aux marques et aux organisations, et n’intervient pas de ma même façon dans les grands changements de notre société. Cependant, s’il existe bien quelques nuances naturelles dans la vie, dans l’acte de consommation en ligne, elles tendent à se fondre et disparaître. Chacune des générations, des aînés et des baby-boomers aux nouvelles générations, profite à sa façon, selon ses besoins et intérêts, du pouvoir d’influence qu’ils exercent en tant que consommateurs connectés et avisés.

Ce pouvoir, souvent insoupçonné, les nouveaux consommateurs de la Génération C l’exercent tout de même de plusieurs façons via les médias sociaux, et ce, dans plusieurs facettes de leur existence.  C’est là que toutes les générations se retrouvent, et deviennent des consomm’acteurs.  Ce sont les neuf sphères d’influence de la Génération C dans les réseaux sociaux.

1 – La Génération C inclut toutes les générations de consommateurs branchés.

Contrairement à la croyance populaire, la Génération C ne se limite pas aux nouvelles générations (Y et Z), mais englobe toutes les générations de nouveaux consommateurs branchés.  Cette notion, a été introduite il y a plus de 10 ans par le magazine international TrendWatching, pour mener une étude sur le comportement des nouveaux consommateurs connectés sur Internet et les médias sociaux ; des baby-boomers à la génération Z.  Aujourd’hui, ce n’est plus une question de catégorie d’âges, mais de connections.

2 – La Génération C modifie les règles économiques et change le monde des affaires.

imgresTant au niveau individuel (ex : Dave Carroll, avec United Breaks Guitar. Voir aussi sur YouTube) que communautaire, l’avis des consommateurs branchés peuvent grandement influencer la e-réputation d’une marque ou d’une organisation.  Ils rejettent dorénavant toute forme de publicité intrusive, et forcent les entreprises à adopter de nouvelles relations marque-client. L’économie collaborative, le paiement mobile et la monnaie virtuelle gagnent des adeptes, et le marketing local et de proximité s’étend dans les commerces.  On commence à parler d’une économie non-marchande.

3 – La Génération C oblige à s’adapter aux nouveaux paradigmes du travail. 

Tant au niveau de l’innovation technologique que de la productivité en milieu de travail, les entreprises et les organisations doivent dorénavant répondre aux nouvelles attentes des nouvelles générations. Les organisations sont forcées d’adopter le BYOD et le télé-travail, et les DRH doivent modifier leur rôle et leurs méthodes de recrutement.  Les ambassadeurs en entreprises surgissent, et les clients se trouvent dorénavant au centre des priorités.

4 – La Génération C adopte de nouveaux styles de vie axés vers la coopération et l’environnement durable. 

L’accès à meilleure information à travers les médias sociaux porte les consommateurs connectés à une plus grande coopération, et à mener certaines actions concrètes pour un environnement plus sain et durable.  Le consomm’acteur se tourne de plus en plus vers une économie collaborative, et se conscientise davantage sur les problèmes de la planète et de l’humanité. Les voitures électriques gagnent en popularité, et les industries pharmaceutiques et alimentaires sont ébranlées par les révélations.

5 – La Génération C réclame une gouvernance plus transparente et sociale.

WeAre99Depuis les mouvements populaires d’Occupy Wall Street, du Printemps Arabe et des grèves étudiantes, les crises sociales et politiques font le tour de la planète, et forcent les gouvernements et les organisations à adopter de nouvelles formes de gouvernance plus sociales, équitables et transparentes. Partout dans le monde, la corruption et la dictature sont dénoncées et révélées au grand jour.

6 – La Génération C favorise l’innovation et le développement de la science. 

La très large diffusion et les échanges de données scientifiques via Internet et les médias sociaux favorise le développement, et incitent les entreprises et les organisations à innover en développer de nouvelles technologies plus avancées au service des consommateurs. L’Internet des objets, les technologies portables, l’impression 3D et la réalité augmentée offrent de nouvelles opportunités pour les entreprises et les organisations de répondre aux attentes des consommateurs branchés.

7 – La Génération C amène de nouvelles façons d’apprendre et de traiter l’information. 

MoocAvec l’utilisation des encyclopédies virtuelles et des engins de recherche, les consommateurs branchés introduisent de nouvelles façons de traiter l’information et d’apprendre.  Depuis quelques années, le monde de l’éducation vit une transformation majeure avec les tableaux intelligents et les MOOC. L’enseignement et la formation professionnelle subissent une profonde mutation, et le recrutement des organisations s’en trouve influencé.  On réalise peu à peu qu’Internet est une nouvelle science qui, à l’ère numérique, mériterait d’être enseignée dès les premières années de l’éducation, au même titre que les mathématiques, la biologie et les langues.

8 – La Génération C change les cadres relationnels et ¨gamifie¨ son existence. 

L’utilisation d’Internet et des médias sociaux par les nouveaux consommateurs modifie en profondeur les relations personnelles, amoureuses et même familiales. En même temps, il favorise l’émergence de nouveaux modes de loisir et de divertissement.  Le marché des jeux et du divertissement en ligne se révèle un des plus lucratifs, et l’utilisateur moyen y consacre encore plusieurs heures par semaine.  La ¨gamification¨ fait aussi sa rentrée dans les entreprises et les organisations, et vient remplacer les tutoriels de formation professionnelle.

9 – La Génération C consomme la culture en kilobits/secondes. 

DigitalCultureLes industries culturelles traversent l’une après l’autre une révolution majeure alors que le consommateur connecté adopte désormais la culture par le biais d’Internet et des  médias sociaux.  De la musique au cinéma, en passant par le livre et les arts visuels, toutes les industries culturelles doivent s’adapter à cette nouvelle forme de consommation de la culture et des arts.  Plusieurs groupes comme Arctic Monkeys et Arcade Fire ont su profiter des nouvelles opportunités des médias sociaux pour lancer leurs carrières.  Plusieurs artistes, dans tous les secteurs, démontrent aussi beaucoup de créativité et innovent en se tournant vers la co-création et le financement populaire.

Selon vous, dans cette liste, quelle sphère d’influence de la Génération C a le plus d’impact sur notre existence? Croyez-vous qu’il y a d’autres grands changements que la Génération C influence à travers les réseaux sociaux? Exprimez vos idées, et partagez vos commentaires.

 

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Marketing d’influence : Pour en finir avec le «score social»

posted by Raymond Morin on Mercredi, avril 9th 2014

Klout et Lithium : Vers une plus grande personnalisation de l’offre

Par Raymond Morin

imgres-11Les derniers mois ont été particulièrement fertiles dans les médias sociaux. Les fusions et les acquisitions d’entreprises se sont multipliées, apportant une plus grande profondeur aux principaux joueurs de l’industrie. Celle de Klout, le «standard de la mesure d’influence», par Lithium Technologies aura assurément un très gros impact sur le marketing dans les médias sociaux.

Avec cette acquisition, Lithium Technologies fait converger les informations mensuelles de plus de 100 millions de consommateurs, avec la banque de données de plus de 500 millions de d’utilisateurs touchés par l’outil de mesure d’influence dans les médias sociaux. En effet, la liste des données personnelles disponibles via les plateformes sociales recensées par l’algorithme de Klout est impressionnante.  Seulement sur Facebook et LinkedIn, Klout extrait une quinzaine de données fournies par l’utilisateur pour calculer son «score social». L’outil accède également à nos données sur Twitter, Instagram, Google+, FourSquare, YouTube, WordPress, Flickr, Yammer, Bing et Last.fm. Avec l’apport des données de Klout, Lithium est donc en mesure d’établir un portait très précis des centres d’intérêts des consommateurs, et ainsi de mieux guider les marques dans leurs campagnes. Est-ce à l’avantage du consommateur? (lire aussi : What Does Klout Know About You, de Jim Dougherty sur LeadersWest)

Doit-on craindre le profilage commercial?

imgres-12Avec un accès aussi ciblé d’informations personnelles sur les consommateurs, doit-on craindre le profilage commercial? La question a été soulevée récemment à l’émission de Bazzo, à Télé-Québec, avec Jacques Nantel, professeur titulaire au HEC Montréal, et Jean-Hugues Roy, professeur à l’École des médias de l’UQAM. (voir aussi : Doit-on craindre le profilage commercial, sur Bazzo TV). Un débat pertinent, certes, et tout à fait justifié, qui mérite largement qu’on y porte attention. Toutefois, si la situation présente une certaine menace pour la confidentialité des consommateurs, elle offre aussi plusieurs avantages.

Le profilage commercial ne représente pas que des désavantages.  Il permet notamment aux marques de mieux cibler les intérêts des clients potentiels, et de ne leur proposer que des contenus et des publicités qui peuvent les concerner.  Avant Lithium, Apple avait également adopté cette tangente avec l’acquisition de Topsy en 2013. Et, d’autres entreprises comme Traackr, Appinions et Augure, avaient choisies de privilégier l’analyse contextuelle de l’influence dans les médias sociaux avant le ¨scoring social¨, qui n’est finalement que la pointe de l’iceberg, qu’un aperçu du véritable capital social d’un influenceur dans les médias sociaux. Avec l’acquisition de Klout, Lithium confirme cette tendance, comme l’explique Azeem Azhar, le CEO de PeerIndex dans son récent billet sur LinkedIn, en relatant son entrevue avec Joe Fernandez, le fondateur de Klout : Why Lithium Bought Klout – Social Depth. Il en ressort finalement que c’est le consommateur qui en profitera le plus.

Faire ressortir les ambassadeurs potentiels parmi les utilisateurs

images-16Pour les marques, ce virage présente donc plusieurs avantages.  En ciblant davantage les intérêts des clients, cette nouvelle approche du marketing d’influence permet non seulement de leur proposer des contenus appropriés, mais aussi de découvrir plus facilement les ambassadeurs potentiels parmi tous les utilisateurs.

En pouvant cibler aussi précisément les centres d’intérêts des utilisateurs, les marques peuvent déterminer plus facilement quel type de promotion sera susceptible d’intéresser leurs clients.  D’ailleurs, de plus en plus d’entreprises et d’organisations choisissent d’ailleurs d’offrir des programmes de récompenses et des expériences exclusives aux utilisateurs les plus fidèles, plutôt que d’investir en publicités.  En misant sur la qualité de l’expérience de l’utilisateur, les marques répondent ainsi aux nouvelles attentes des consomm’acteurs que sont devenus les consommateurs branchés de la Génération C.

En les impliquant dès le début du processus, par exemple comme bêta testeurs de nouveaux produits ou services, ou en leur offrant des périodes d’essais et des produits promotionnels (perks), les marques dénichent ainsi plus facilement les ambassadeurs potentiels à travers tous leurs utilisateurs. D’une certaine façon, cette nouvelle approche démontre une volonté des marques de se rapprocher de leur clientèle, et de leur remettre le pouvoir d’achat entre les mains. Les marques apprennent davantage de leurs clients, et ce sont les deux parties qui en bénéficient en bout de ligne.

Si l’on doit bien évidemment demeurer vigilant quant à la manipulation, la confidentialité et la sécurité des informations personnelles des consommateurs, on ne doit pas non plus négliger les avantages qu’ils peuvent en retirer. Les utilisateurs, particulièrement chez les nouvelles générations, hyper-informés, se révèlent dorénavant des consomm’acteurs en puissance ; ce sont eux qui sont devenus les véritables influenceurs dans les médias sociaux. Toutes les récentes études le confirment ; les utilisateurs se fient davantage aux contenus et aux recommandations de leurs pairs, qu’à toutes autres formes de publicités ou de sollicitations commerciales.

Alors, même s’il s’avère que l’information c’est le pouvoir, comme Marshall McLuhan l’avançait lui-même, il y a cinquante ans, il ajoutait aussi : «Nous façonnons nous-mêmes nos outils, et ceux-ci, à leur tour, nous façonnent».  À nous d’y voir!

Que pensez-vous de l’acquisition de Klout par Lithium? Croyez-vous qu’il s’agit d’un avancement pour la nouvelle science du marketing d’influence? Est-ce que ça profitera aux consommateurs? Partagez votre opinion, et commentez cet article.

Lire et voir aussi :

Klout Redesign & New Partnership, de Jenny Wittman sur Cision Navigator

Stop Scoring Influence, Start Creating Influence Paths, de Danny Brown sur Influence Marketing

How Will Lithium Technologies Benefit From Klout, via FoxBusiness Video

Understanding Klout as a Brokerage Business, de Lucy Leiderman, sur The Next Web

The Millenials Trust User-Generated Content 50% Than Other Media, de Max Knoblauch, sur Mashable

 

 

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Génération C : La clé de l’influence dans les médias sociaux ?

posted by Raymond Morin on Vendredi, janvier 17th 2014

Le capital social n’est que le volet visible de l’influence dans les médias sociaux

Par Raymond Morin

Au début de l’année, un journaliste du magazine français Marketing m’a contacté pour me proposer une entrevue sur l’influence dans les médias sociaux, en commençant par me demander ce que je pensais des outils de mesure comme Klout, Kred et PeerIndex.  Je lui ai simplement répondu que le marketing d’influence dans les médias sociaux est une nouvelle science beaucoup plus complexe que les algorithmes de ces outils,  et que je ne pouvais me limiter à ce sujet. Ça m’a amené à revisiter quelques-uns de mes billets publiés durant l’année, pour en faire finalement une synthèse, qui résume assez bien mon point de vue sur la question.

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Le capital social d’un individu, déterminé par les divers outils d’analyse et de mesure d’influence ne représente que la partie visible de son influence dans les médias sociaux. Le marketing d’influence dans les médias sociaux est une nouvelle science beaucoup plus vaste, qui commence à peine à émerger.

C’est un nouveau champ de savoirs et de  compétences, qui se développe en accéléré, et qui dépasse nos schèmes d’apprentissage. C’est un tout nouvel écosystème qui ne se limite seulement à l’analyse et la mesure du capital social (social scoring), mais qui implique plutôt une nouvelle approche relationnelle entre les entreprises et les consommateurs branchés de la Génération C.

Au cours des prochaines années, le pouvoir économique de ces consomm’acteurs continuera de dynamiser les médias sociaux, et le marketing d’influence s’intègrera de plus en plus dans les stratégies d’entreprise. Avec l’arrivée des nouvelles générations, les milieux de travail s’adapteront graduellement aux médias sociaux, et les formations en optimisation révèleront un ¨must¨, au fur et à mesure que les entreprises miseront davantage sur leurs ressources.  (lire aussi : Et si la tendance se maintient… 2014 – Le jour d’après !)

Il n’existe pas de recette-miracle

Pour les entreprises et les professionnels, il n’existe pas de ¨posture stratégique¨ idéale ou de meilleures pratiques en matière de marketing d’influence dans les médias sociaux.  Chaque nouvelle planification stratégique doit être développée en fonction des objectifs spécifiques d’une campagne. Et, comme chaque campagne est unique, elle oriente la stratégie et les choix des outils.

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Les outils analytiques et les algorithmes de mesure d’influence, comme Klout et Kred, se sont beaucoup améliorés au fil des années.  Leurs applications permettent aujourd’hui de mesurer efficacement l’activité dans les principaux réseaux sociaux, et d’obtenir un ¨score¨ basé sur la réponse des utilisateurs. Pour certaines campagnes, axées davantage sur un impact de masse, les influenceurs qui ressortent de ces listes peuvent se révéler tout à fait pertinents.  Mais, pour des campagnes plus ciblées, ces outils s’avèrent insuffisants.

Plusieurs autres outils de mesure de l’influence dans les médias sociaux peuvent aussi être combinés (comme Empire Avenue, Social Bro ou Twtrland). Ça dépend toujours du contexte de la campagne. La bonne combinaison de ces outils, selon les objectifs de votre campagne, vous permettra d’identifier principalement les influenceurs de votre réseau, ou des communautés ciblées.  Cependant, pour débusquer les ambassadeurs du lot, vous devrez utiliser d’autres outils de mesure d’influence, axés sur des algorithmes d’analyse plus contextuelle,  comme Traackr,  qui font davantage ressortir la pertinence du contexte et des contenus. (Lire aussi : Traackr, et l’influence contextuelle – Si le contenu est roi, le contexte est la reine !) 

Connaître ses objectifs et choisir le bon type d’influenceurs

Comme je le décrivais dans une chronique précédente, au départ, il est essentiel de déterminer d’abord quel type d’influenceur peut le mieux répondre aux objectifs d’une campagne de marketing d’influence.

On peut regrouper les influenceurs en deux principales catégories :

-       les macro-influenceurs : qui comprend les célébrités et les vedettes (qui ressortent dans les listes de Klout et Kred), mais aussi les leaders d’opinion, les spécialistes et les découvreurs de tendances, qui profitent de larges audiences.

-       les micro-influenceurs : qui regroupe les réseauteurs, les diffuseurs et grands utilisateurs, qui émergent et exercent un pouvoir d’influence au sein de communautés respectables

C’est parmi les micro-influenceurs qu’on retrouvent les ambassadeurs, ces influenceurs spontanés qui se révèleront les meilleurs avocats d’une marque ou d’une organisation.  On peut aussi les regrouper en deux principales catégories :

-       les employés et les collaborateurs : Ils se trouvent au sein même des entreprises et des organisations, et sont trop souvent inexploités

-       les clients et les utilisateurs : Ce sont les consommateurs branchés de la Génération C, ceux qui peuvent exercer, à tout moment, le véritable pouvoir d’influence sur les marques et les entreprises

(lire aussi : Comment reconnaître les ambassadeurs dans les médias sociaux)

imgres-3L’influence dans les médias sociaux se bâtit sur les relations

Dans une brillante étude de cas, qui décrit les résultats d’une campagne qu’il a appuyé pour l’organisme Amachi, Mark Schaefer démontre très bien comment l’influence dans les médias repose d’abord et avant tout sur la qualité des relations qu’on parvient à y établir.

Aujourd’hui, les consommateurs profitent du pouvoir que leur apportent les nouvelles technologies pour exercer une influence indéniable sur les marques et les organisations.  Ils exigent désormais d’être entendus à tout moment, et qu’on réponde à leurs moindres attentes. Par le biais des médias sociaux, ils sont devenus des consomm’acteurs, qui tiennent à s’impliquer dans chacune des étapes du processus. Ils exercent leur influence pour obtenir la plus grande satisfaction, et se révèlent finalement les véritables influenceurs des médias sociaux, forçant les marques et les entreprises à s’adapter. Les cas d’utilisateurs et consommateurs qui ont fait pliés les grandes marques, à la suite de plaintes sur les réseaux sociaux, se multiplient, et se révèlent une véritable hantise pour plusieurs entreprises.

Au cours des prochaines années, si elles veulent combler le fossé qui continue de s’élargir entre eux et les consommateurs, les entreprises et les marketeurs devront cesser de se baser uniquement sur le ¨score social¨ des individus pour déterminer la valeur de leur influence dans les médias sociaux. Et, plutôt apprendre à mieux comprendre ce qui motive la Génération C (des baby-boomers à la Génération Z), pour développer des relations personnalisées, basées sur une confiance mutuelle axée sur les valeurs de la communauté et la pertinence des contenus partagés. Car, ce sont eux qui détiennent probablement la clé de l’influence dans les médias sociaux. (lire aussi : Les cinq C du marketing d’influence dans les médias sociaux).

Et vous, que pensez-vous des outils de mesure d’influence et du «social scoring» en 2014 ? Quels outils utilisez-vous ? Partagez vos commentaires et vos opinions avec nos lecteurs ?