Pour entreprendre le virage des médias sociaux

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génération C

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@RAYMONDMORINV2 : Mon fil de presse des réseaux sociaux

posted by Raymond Morin on Vendredi, mai 24th 2013

JOURNAL/DAILY @RAYMONDMORINV2 

Par Raymond Morin 

Mon fil de presse des réseaux sociaux 

À chaque jour, dans JOURNAL/DAILY @RAYMONDMORINV2, vous pourrez consulter en temps réel mon fil de presse des réseaux sociaux, via mes listes Twitter, Facebook et la blogosphère. Vous pourrez suivre l'activité des auteurs, des blogueurs, des chroniqueurs, des médias et des organisations qui retiennent l'attention. Et, partager les meilleurs billets sur la Génération C, le marketing d'influence dans les médias sociaux, et la culture numérique sous tous ses aspects.

images-4Pour effectuer ma veille et ma curation de contenus, je prends mes sources à une multitude de plateformes. Pour l'aggrégation et la publication, j'utilise plus particulièrement trois outils complémentaires à plusieurs niveaux : Paper.li, qui me permet d'obtenir un journal quotidien, classé et présenté par thématiques, des meilleurs et plus récents «tweets» de mes listes Twitter. L'outil permet également de regrouper les contenus selon la langue. À tous les jours, j'ai actuellement trois publications Paper.li, dans deux langues  :

RaymondMorinV2, le Journal, (en français) : les meilleurs tweets sur les médias sociaux, le marketing d'influence et la culture numérique

RaymondMorinV2 Daily, (en anglais) : Best tweets – Social Media Business, Content and Influence Marketing

- Generation C – Connected Consumers , (en anglais) : Best Blog Posts from the TOP 25 Influencers – Generation C, an A-List powered by Traackr (voir TOP 25 Influenceurs Génération C – Une première liste personnalisée)

D'autres publications à venir 

Bientôt d'autres publications Paper.li spécialisées seront publiées en français et en anglais, provenant d'influenceurs répertoriés avec de nouvelles listes de Traackr et de PeerIndex. (voir les listes de Social Media Billboard (Répertoire))

imgres-3J'utilise également deux autres outils d'aggrégation et de publication qui me permettent davantage de contenus intéressants : Twylah, qui publie hebdomadairement les meilleurs «tweets» de la semaine, regroupés selon une dizaine de thématiques, et plus récemment, RebelMouse, qui élargit la curation aux contenus publiés sur Facebook, sur LinkedIn, sur Pinterest, sur Flickr, et sur Google +.

imgres-2Régulièrement, ces outils fort pratiques améliorent leur solution en offrant de nouvelles applications. J'ajouterai également plusieurs nouvelles publications de listes d'influenceurs de Traackr, qui permettront de relier directement les contenus des influenceurs aux nouvelles publications.

Je vous invite donc à suivre assidûment cette nouvelle section de contenus, pour rester branchés à tous les jours sur les meilleures publications des influenceurs du Web.

Voici donc mes publications :

Paper.li : Mon journal quotidien, en français et en anglais.  


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Generation C : Une question de connexion

posted by Raymond Morin on Dimanche, avril 28th 2013

Par Raymond Morin

(NDLR : Certains paragraphes utilisés dans cet article ont été publiés initialement sur le site du webzine français Locita (10 Octobre 2011)

Génération C et natifs numériques : Deux notions différentes ! 

Plusieurs autres auteurs, et plusieurs organisations, se sont penchés au cours des dernières années sur la nouvelle génération de consommateurs connectés sur Internet et les médias sociaux, pour mieux comprendre comment l'économie et le monde des affaires ont changés, et comment on doit s'y adapter. 

Darwinisme numériqueCependant, je constate que plusieurs observateurs, encore aujourd’hui, continuent d’associer, à tort, le concept de Génération C aux «enfants du millénaire», nés après 1994. Or, cette notion de consommateurs branchés, axée sur les contenus, n’est pourtant apparue qu’en 2004, quelques années après que Marc Prensky ait lui-même introduit le concept des natifs numériques.

Bien sûr, les nouvelles générations (Y et Z) constituent les plus grands défis, et méritent qu’on y accorde une importance particulière parce qu’ils représentent le plus important bassin de nouveaux utilisateurs-consommateurs à travers les médias sociaux. Mes deux fils, qui ont grandis avec cette nouvelle génération Z, m’en apportent quotidiennement le meilleur exemple.

Aujourd’hui on ne peut plus ignorer les autres générations qui ont aussi adoptés les médias sociaux et les nouvelles technologies, et qui représentent autant de nouveaux consomm’acteurs. Si on veut obtenir un portrait complet des nouveaux consommateurs à l’ère numérique, on doit cesser de focuser uniquement sur les nouvelles génération Y et Z, et considérer également la génération X, les baby-boomers, et même les aînés, dans la balance.

Natifs numériques : Remettre les pendules à l’heure!

Digital NativesC’est au tournant du siècle que Mark Prensky a introduit la notion de natifs numériques. Dans un article intitulé Digital Immigrants, Digital Natives (paru en octobre 2001, dans le Journal On The Horizon (MCB University Press, Vol. 9, No. 5)), il signalait déjà la fracture générationnelle qui se vivait dans sa propre classe en soulignant la venue d’une nouvelle génération née de l’ère numérique.

Une nouvelle génération multi-fonctionnelle, née après 1994, qui a évoluée avec les supports numériques, les jeux vidéo, le téléphone cellulaire et le World Wide Web. Une nouvelle génération qui arrive donc, sur le marché du travail avec de nouveaux paradigmes qui bouleversent complètement le fonctionnement des entreprises. On leur prête plusieurs autres noms ; de la Net Generation à la Génération Z, en passant par les «enfants du millénaire» ou «millenials».

Ce n’est que quelques années plus tard qu’est apparue la notion de Génération C, avec une nouvelle approche qui dépassait le cadre générationnel basé sur des catégories d’âge.

Génération C : une nouvelle approche générationnelle

canonProEn 2004, l’équipe du magazine hollandais TrendWatching a décidé d’étudier de plus près les comportements des utilisateurs des nouveaux médias sociaux. En faisant l’analyse de leurs agissements comme consommateurs, ils ont rapidement constaté l’importance des contenus et des recommandations qu’ils génèrent dans le flux des communications, et l’impact que ça créait sur les activités de commerce en ligne. Ils ont alors choisit de nommer ces nouveaux influenceurs-créateurs de contenus, la  «Generation C» pour contenus. 

Dès la première parution du dossier, en février 2004, la rédaction a voulut éviter tout malentendu en spécifiant très clairement que son approche dépasse les cadres générationnels conventionnels, et qu’elle s’étend à l’ensemble des nouveaux consommateurs peu importe leur catégorie d’âge. En amenant ce nouveau concept de Génération C, l’équipe du TrendWatching cherchait plutôt à comprendre comment le comportement de ces nouveaux consommateurs influence dorénavant l’économie et la société. 

Et, justement, pour s’assurer de bien cerner le phénomène, et d’obtenir un portrait complet du nouveau consomm’acteurs, les auteurs ont scrutés les agissements de l’ensemble des utilisateurs du Web et des médias sociaux. Ils ne se sont pas limités aux nouvelles générations (Y et Z), et ont analysés les comportements en ligne de tous les utilisateurs, de 12 à 75 ans, incluant la génération X, les baby-boomers et même les aînés dans leurs recherches. Régulièrement, le magazine continue de publier de nouveaux articles sur la nouvelle Génération C, et d’alimenter son dossier sur les nouveaux consomm’acteurs.

Pas une question d’âge, mais de connexion…

En 2012, Brian Solis (Altimeter Group) commente aussi l’émergence de la nouvelle Génération, en détaillant les résultats de deux études dans un long article : Meet Generation C : The Connected Consumer. Une excellente analyse qui a évidemment beaucoup circulé dans les réseaux sociaux, et qu’il faut absolument consulter pour bien comprendre le nouveau paradigme de la Génération C.

Consumer journeyNaturellement, il consacre la première partie de son analyse à la nouvelle génération Y, qui représente la majorité des nouveaux utilisateurs-consommateurs branchés. Mais, il amène rapidement sa réflexion plus loin en comparant les récentes études de Nielsen et IBM Research, pour dresser un parallèle entre l’évolution d’Internet au cours des 10 dernières années et le niveau d’adoption des médias sociaux, et la consommation en ligne, par genre et par génération d’utilisateurs. Les deux études fournissant des données et des statistiques détaillées sur chacune des générations, il finit par établir le constat que la Génération C n’est pas une question d’âge, mais plutôt de connexion. 

En scrutant plus profondément les données des études sur l’accès aux différentes plateformes, la popularité grandissante des contenus enrichis, et l’impact des écrans multiples et des technologies mobiles sur la consommation, il fait aussi ressortir qu’il convient désormais de remplacer notre approche générationnelle conventionnelle par celui de Génération C, qui est beaucoup plus large. Il ne dit pas de remplacer les définitions de génération Y et Z par celle de la Génération C, mais qu’il faut plutôt ouvrir aussi notre analyse aux autres générations, qui prennent d’ailleurs de plus en plus d’importance dans l’échiquier.

Malgré tout, la confusion règne toujours…

Les études d’IBM et Nielsen ne sont pas les seules à décrire la Génération C en des termes plus larges, incluant l’ensemble des nouveaux consommateurs, des nouvelles générations à la génération X, aux baby-boomers et même jusqu’aux aînés (la génération «silencieuse»). Cependant, malgré toutes ces études sérieuses, provenant d’organisations réputées mondialement, plusieurs blogueurs et éditeurs continuent de confondre la Génération C avec les Y ou les Z.

Même le webzine américain Mashable tombait récemment dans le panneau avec l’article de sa chroniqueuse, Zoe Fox, paru le 23 février dernier : Forget about the Generation Y : 18 – to 34 – year-olds are now Generation C. En 2012, la firme Nielsen qui s’était associée a NM Incite, publiait elle aussi un billet dont le titre pouvait déjà mener à la confusion qui règne actuellement sur la question de la Génération C : Introducing Generation C : Americans 18-34 are the most connected. Or, depuis la sortie de l’article de Mashable (1 an plus tard), Nielsen a, semble-t-il, retiré cette étude de son site (les liens fournis par Mashable et Brian Solis ne fonctionnaient plus au moment d’écrire cet article).

Aujourd’hui, alors que l’avenir des professionnels et des entreprises dépend d’un meilleure compréhension et d’un meilleur rapport avec cette nouvelle génération de consommateurs qui se retrouvent dans les médias sociaux, je crois qu’il temps de regarder les générations sous un angle différent. À l’ère du «darwinisme numérique», où les technologies évoluent plus rapidement que le cerveau humain est capable d’apprendre, on doit cesser d’analyser les générations selon des catégories d’âge. À notre époque, l’approche démographique de Mannheim (qui date du début du siècle dernier) ne tient plus la route. (lire aussi : Génération C – Le choc des générations)

Qu'en pensez-vous? Partagez votre opinion sur le sujet, et commentez cet article sur cette page. Et, n'hésitez pas à le partager dans vos réseaux sociaux, en mentionnant la source. 

 

 

 

 

 

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TOP 25 – Influenceurs Generation C

posted by Raymond Morin on Dimanche, mars 24th 2013

Une première liste d'influenceurs personnalisée, avec Traackr  

Par Raymond Morin

La véritable valeur du «social scoring» en 2013

Comme je l’écrivais récemment sur [Naro] Minded, les agences de marketing commencent à adopter massivement la notion d’influence, et l’intègrent de plus en plus dans leurs budgets. Ce nouveau marché a littéralement explosé au cours des dernières années, et si la tendance se maintient, on continuera de voir émerger de nouvelles applications pour mesurer l’influence dans les médias sociaux. Cependant, les agences de marketing ont aussi très vite compris que l’influence dans les médias sociaux n’est pas un concours de popularité, et ne se limite pas au capital social des influenceurs.

imgresDans son récent billet, Reflections on Social Media Power and Influence, Mark Schaefer décrit très bien la valeur du «social scoring» en 2013 : «Un indicateur de la capacité relative d’un individu à créer du contenu qui suscite les réactions et le partage en ligne. Rien de plus, rien de moins… Comme les notes de crédit, le «score social» reste imparfait, et n’est pas nécessairement un bon indicateur du comportement à venir. Toutefois, ces indicateurs demeurent utiles. Dans le contexte actuel, combien de carrières dépendent dorénavant de la capacité des individus à produire et positionner efficacement du contenu sur le Web?» (Lire aussi Et si on remettait la mesure d’influence dans le bon contexte, sur [Naro] Minded)

Le pouvoir des recommandations, et l’effet viral du «bouche-à-oreille»

Aujourd’hui, les consommateurs branchés de la Génération C forcent les agences de marketing à adopter de nouvelles approches de marketing et de vente. Les plus récentes études démontrent que près de 9 utilisateurs sur 10 ne se fient plus qu’aux recommandations de leurs pairs (proches et amis), et se laissent influencer par l’effet viral du «bouche-à-oreille» au moment de passer à l’acte d’achat. Parmi tous les utilisateurs de leur communauté d’intérêts, les professionnels et les entreprises doivent donc chercher à identifier ceux qui se révèleront les influenceurs.

imgres-7Comme je l’écrivais dans mon billet sur [Naro] Minded, pour bien saisir l’impact du marketing d’influence, on doit donc considérer la situation à la fois sous l’angle de l’influenceur (l’expert), et celui de l’influencé (le consommateur et ambassadeur potentiel). Mais, pour bien comprendre le rôle de chacun (qui influence qui), on doit aussi s’interroger sur les intentions des deux parties, et déterminer le degré de réceptivité de l’un par rapport à l’autre. On doit se questionner sur la pertinence des contenus de l’influenceur, et se demander de quelles manières ces contenus peuvent répondre aux attentes de l’influencé.

Pour que s’établisse une relation d’influence, et que cette relation s’avère profitable pour les deux parties, un certain niveau de confiance et d’engagement doit cependant exister entre les deux.  Et, ce rapport dépend d’une série de facteurs contextuels qui vont au-delà de la mesure d’influence.  Le niveau de popularité, la réputation de l’influenceur, le contexte professionnel, la situation géographique et démographique, et le moment (timing) de la conversation peuvent jouer un rôle déterminant sur la réceptivité et la disposition de l’influencé. (Lire aussi : 4 ways context impacts online influence… and why you should care, par Evy Wilkins sur le blogue de Traackr)

TOP 25 – Influenceurs GÉNÉRATION C : une première liste personnalisée

Comme je l’écrivais aussi dans un autre billet, au risque de me répéter, aujourd’hui les entreprises peuvent compter sur de nouveaux outils de mesure d’influence contextuelle, comme Appinions, eCairns Conversation, eValue et Traackr.  

Contrairement aux listes d’influenceurs qui résultent des outils populaires comme Klout, Kred et PeerIndex, qui permettent d’établir le capital social d’un influenceur, les listes créées avec ces applications payantes permettent d’approfondir encore davantage l’analyse des influenceurs, et d’aller au-delà du «score social» en étudiant davantage la pertinence de leurs contenus. (lire aussi Traackr et l’influence contextuelle sur [Naro] Minded)

TRAACKR LOGOJe vous propose donc de consulter une première liste d’influenceurs personnalisée, que j’ai montée avec l’outil de Traackr pour en tester les différentes fonctionnalités. Il s’agit d’une toute première liste d’influenceurs des médias sociaux, qui écrivent et bloguent régulièrement autour du thème de la nouvelle génération de consommateurs branchés ; les consomm’acteurs de la Génération C. Un sujet sur lequel je blogue aussi régulièrement, et sur lequel je prépare actuellement un ouvrage.

Comme mon objectif initial était d’identifier les autres influenceurs sur le sujet, je me suis volontairement retiré de la liste. Pour épurer la liste encore davantage, j’ai aussi exclus manuellement les blogueurs qui relaient continuellement les mêmes contenus, ou qui ne publient que sporadiquement sur le sujet, ou par le biais d’outils de curation et de publication automatisés comme Paper.li, ou Scoop.it. Et, finalement, tous les autres blogueurs dont la pertinence des contenus ne relève que d’un seul mot-clé dans la liste initiale de recherche.

En bout de ligne, ça m’a donné une liste où on retrouve plusieurs des plus importants influenceurs des médias sociaux, dont Brian Solis (Altimeter Group), Eric Savitz (Forbes Magazine), Lauren Goode (AllThingsD), Ingrid Lunden (TechCrunch), Estelle Metayer (UBISOFT), Mitch Joel (TwistImage), Charles Horton (The Guardians UK), Susan Gunelius (KeySplash Creative), et mon ami et mentor Neal Schaffer (WindMill Networking), que je suis heureux de retrouver en tête de liste. Autant d’expert(e)s des médias sociaux qui alimentent et influencent régulièrement ma réflexion sur la Génération, et le pouvoir du marketing d’influence.

En terminant, je tiens à remercier Liane Blanchette, Evy Wilkins, Nicolas Chabot, et toute l’équipe de Traackr, qui m’ont aimablement aidés à peaufiner cette liste, et qui m’ont préparés le widget qui vous permet de suivre son évolution en temps réel, et d’accéder aux différentes fonctionnalités de l’outil. Je vous invite donc, à votre tour, à la commenter, et à proposer de nouveaux mots-clés pour l’améliorer.

Voici donc la toute nouvelle liste : TOP 25 Influenceurs – Génération C, telle que produite et propulsée par Traackr : 

(Note éditoriale : Cet article est une adaptation, en partie, d’un autre billet publié sur [Naro] Minded, et n’est pas commandité par Traackr d’aucune manière.  Les propos et les opinions émises n’engagent que son auteur.)

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Génération C : Le défi des nouvelles générations

posted by Raymond Morin on Lundi, février 4th 2013

Les mythes du travail salarié déboulonnés,

par Raymond Morin

Note: Cet article a été publié initialement sur le blogue de Genaro Brady :  [Naro] Minded

Aujourd'hui, de plus en plus de professionnel(le)s et d'entrepreneurs indépendants, de tous les secteurs d'activités, utilisent le Web et les médias sociaux pour offrir leurs produits et services, ou pour promouvoir leur carrière. Ils savent qu'ils pourront profiter de nombreuses plateformes interactives, et d'une multitude d'applications, pour afficher leurs réalisations, portfolios et CV en ligne de manière dynamique, et faire valoir leurs compétences de plusieurs autres façons. Même les plus importants influenceurs et leaders politiques de la planète jouent la carte des médias sociaux durant leur campagne. 

Selon les plus récentes données de l'Institut de la Statistique du Québec, les entrepreneurs indépendants représentent le segment de marché du travail qui affiche le plus haut taux de croissance des dernières années, en hausse constante depuis 1976. Une montée des travailleurs autonomes, observée un peu partout à travers le monde, et qui peut s'expliquer de plusieurs façons.

Au fil des années, plusieurs mythes sont tombés chez les travailleurs salariés. La plupart des grandes entreprises éprouvent de sérieuses difficultés financières, et la sécurité de l'emploi corporatif n'existe plus. La classe moyenne se dilue, et les travailleurs ont cessés de rêver aux retraites dorées et aux montres plaquées après 25 ans de loyaux services. Le chômage atteint des niveaux records partout dans le monde, et plus particulièrement chez les jeunes générations (jusqu'à 60% de chômage chez les jeunes de 18-25 ans en Grèce). 

Dans un tel contexte, il ne faut pas s'étonner de la recrudescence des travailleurs autonomes et des entrepreneurs indépendants. Selon James Altucher, l'auteur de 40 Alternatives to College, cette mouvance vers le travail autonome continuera de s'affirmer au cours des prochaines années. On verra de plus en plus d'entrepreneurs indépendants, de consultants et de «cols bleus» débarquer sur le Web dans l'espoir d'y réussir une nouvelle carrière, et de réaliser leurs ambitions, même au détriment d'une sécurité financière. 

Les leviers de l'entrepreneuriat indépendant

Dans un récent article intitulé 10 Reasons Why 2013 Will Be The Year You Quit Your Job, l'auteur américain en rajoutes, et soutient que le moment est plus propice que jamais pour se lancer en affaires. Et, que ce n'est peut-être pas pour les raisons qu'on serait portés à croire au début. 

Dans son billet, paru récemment dans TechCrunch, Altucher souligne que le contexte actuel des nouvelles technologies mobiles et des médias sociaux est plus propice que jamais pour l'entrepreneuriat indépendant. Aujourd'hui, les innovations technologiques et les réseaux sociaux, toujours de plus en plus accessibles, offrent une multitude d'opportunités aux professionnels qui visent l'indépendance.

Via le Web et les réseaux sociaux, ils peuvent accéder aux meilleures formations, apprendre à utiliser les meilleurs outils, et profiter des conseils des spécialistes les plus reconnus. À travers les réseaux sociaux, ils savent qu'ils pourront aussi rejoindre leur clientèle potentielle, et développer des réseaux de collaborateurs à l'échelle internationale. 

Cette nouvelle génération de travailleurs indépendants, aux compétences multiples, ne se limite pas non plus aux jeunes générations (Y et Z), et touche finalement autant la génération X et les baby-boomers. Dans des contextes souvent différents, leurs motivations professionnelles se rejoignent malgré tout dans une volonté commune de mettre de l'avant des projets innovateurs. À l'ère numérique, il faut donc considérer les nouvelles générations par rapport aux changements qu'elles peuvent apporter dans la société.

La génération Z, porteuse de grands changements

  Enfants des plus vieux de la génération Y et des plus jeunes de la génération X, ils sont nés après la chute du mur de Berlin, et ont vécus leur adolescence durant les premières années du millénaire. Ils ont connus la tragédie des attentats du 2001, les catastrophes naturelles à répétition, et la crise économique globale de 2008-2009. 

Dans son ouvrage The ABC of XYZ : Understanding The Glogal Generations, co-écrit avec Emily Wolfinger, Mark McCrindle part des recherches de Strauss et Howe, qui avaient identifiés quatre cycles successifs, complétant le cycle entier des générations :

·     les artistes (la génération silencieuse): indécis et émotionnels, ils ont grandis en pleine crise, surprotégés par leurs parents

·     les prophètes (les baby-boomers) : moralisateurs, acharnés, ils vivent à travers leurs valeurs, et sont prêts à se battre pour défendre leurs idées,

·    les nomades (la génération X) : cyniques, ils sont plus pragmatiques, mais en même temps plus aventureux, ils ne craignent pas d’abandonner certains acquis en cours de route, pour vivre de nouvelles expériences plus enrichissantes,

·    les héros (la génération Y) : énergiques et curieux, ils ont toujours été le centre d’intérêt, et leur réussite actuelle leur apporte la reconnaissance qu’ils recherchent, 

Or, dans son ouvrage McCrindle rappelle que la science de la sociologie a démontré que les crises surgissent lorsque les artistes tirent leur révérence, que les prophètes vieillissent, que les nomades deviennent adultes, et que les héros s’affirment dès leur jeunesse. Et, qu’après les crises surviennent aussi les grands changements sociaux… 

Dans un contexte historique, la situation de la génération Z (ou natifs numériques, nés après 1994) peut se comparer à celle de la génération silencieuse des années 30-40 (1929-1945). Une génération qui a évolué à travers les difficultés de la Grande Crise, et de la Deuxième Guerre Mondiale, mais qui fut en même temps porteuse des grands changements d’après-guerre.

Malgré les similitudes, la situation actuelle des jeunes de la génération Z n’est pas aussi dramatique que celle de la génération silencieuse. Elle diffère beaucoup de celles de nos aïeux du fait qu’ils bénéficient aujourd’hui d’outils qui leur permettent de mieux affronter les situations de crise. Aujourd’hui, les natifs numériques maîtrisent parfaitement les nouvelles technologies, et s’en servent abondamment pour se réaliser et améliorer leur quotidien. Et, cette nouvelle génération est loin d'être «silencieuse».

Selon une étude de la firme française Infolab, réalisée en 2012, en collaboration avec Habbo Hotel, les jeunes emos (pour émotionnels) de la génération Z ne conçoivent plus que l’on puisse se passer de ces outils dans la vie de tous les jours, encore moins au travail. Aussi appelés Echo-Boomers (pour les rapports étroits entretenus avec leurs grand-parents, les boomers), ces jeunes ont une approche multi-tâches naturelle, presqu’innée. Pour eux, le téléphone cellulaire est devenu une extension de leur personne, et Internet leur appartient. Leur vie réelle est pratiquement formatée à partir de leur vie digitale. Les entreprises et les organisations devront donc considérer très sérieusement ces nouveaux paradigmes, pour adopter leur gestion d'embauche et de ressources humaines en conséquence.

Un nouveau choc des générations à prévoir!

 

Dans une quinzaine d’années, peut-être moins, on assistera à l’arrivée massive d’une nouvelle génération, issue d’un nouveau baby-boom ; la génération ALPHA (nés après 2010). S'inscrivant naturellement dans le cycle des générations, elle évoluera en réaction avec la précédente, comme la X la fait avec les baby-boomers, et la Z la fait avec ses parents de la génération Y. 

Suivant la théorie de McCrindle, au cours des années à venir, on peut donc prévoir un nouveau choc générationnel majeur, qui viendra définir un nouvel ordre. Les nouveaux paradigmes vont continuer de se heurter, et de se confronter au fil des générations, au rythme accéléré des changements politiques, économiques et technologiques, entrainant de nouveaux chocs d’idéologies et de profondes mutations sociales. Évidemment, les nouvelles générations se trouveront toujours au cœur de ces bouleversements sociaux.

Il faudra poursuivre les recherches et demeurer à l’écoute de leurs attentes, pour mieux comprendre ce qui anime et motive ces nouvelles générations. Pour y arriver, il faudra vite accorder une place plus importante à ce qu’il est dorénavant convenu d’appeler la science du Web, pour vraiment cerner l’impact qu’elles auront sur notre société, nos organisations et nos entreprises.

À travers les médias sociaux, Internet et les nouvelles technologies, la génération Z, et ALPHA après elle, continueront d’évoluer, et de se réaliser individuellement, et professionnellement. Car, ces deux nouvelles générations portent déjà en elles l’avenir de notre société. Les germes d’une prochaine révolution sociale… celle de la gouvernance 2.0 ! À nous d’y voir aussi !

 

 

Qu’en pensez-vous ? Croyez qu'un nouveau choc des générations est à prévoir ? Ou sommes-nous déjà au beau milieu d'une nouvelle crise générationnelle? Exprimez votre opinion et partagez vos idées sur le sujet. 


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2013 – L’année du marketing d’influence et de la Génération C

posted by Raymond Morin on Lundi, décembre 17th 2012

L’heure des bilans

Personne ne peut prédire l'avenir ; ni les scientifiques, ni même les Mayas, qui ont pourtant inventé le langage de calcul binaire. À l’aube de 2013, une seule certitude persiste ; notre vie numérique continuera de s’accélérer.

Heureusement, la période des Fêtes nous impose une pause. Ça nous permet de faire le bilan de l’année qui s’achève, et d’en tirer les leçons qui s’imposent pour celle qui s’annonce. À ce chapitre, l’omniprésence des nouvelles technologies mobiles et des médias sociaux, et leur impact grandissant sur tous les aspects de notre vie, furent certes l’un des points marquants de l’année. 

Le début du règne de la Génération C

 À l’ère numérique, Internet et les médias sociaux ne peuvent plus être considérés comme des phénomènes passagers et sans conséquences.  Au cours des derniers mois, le formidable pouvoir de diffusion du Web a joué un rôle clé dans plusieurs changements majeurs de la société, tant au niveau social que politique et économique. L’évolution des nouvelles technologies mobiles a accéléré le processus de transformation de notre société de consommation.

D’utilisateurs passifs, et jusqu’alors plutôt ludiques, les consommateurs branchés de la Génération C ont vite réalisé le pouvoir d’influence qu’ils peuvent dorénavant exercer à travers les médias sociaux. Tout au long de l’année, on a observé une plus grande maturité s’installer chez les utilisateurs. Ils sont parvenus à s’imposer comme des consomm’acteurs, exigeant de s’impliquer dans tous les aspects de la chaîne.

Les organisations et les entreprises commencent à reconnaître l’importance de ces changements, et à intégrer les nouvelles technologies d’Internet et des médias sociaux dans leurs opérations de communications et de marketing. Les professionnels de plusieurs secteurs se tournent désormais vers les réseaux sociaux pour rejoindre leur clientèle. 

Aussi, en 2013, on peut s’attendre à connaître une nouvelle révolution du e-commerce, marquée par le début d’une nouvelle ère ; celle du marketing d’influence et de la Génération C.

13 tendances majeures qui annoncent l’ère du marketing d’influence

En 2012, plusieurs changements importants ont été observés dans l’industrie naissante des médias sociaux. Des tendances qui ont émergées rapidement, suivant l’évolution accélérée des technologies mobiles et des applications qui se sont multipliées. Les consommateurs branchés se sont aussi vite emparés de ces nouveaux outils pour installer leur nouveau pouvoir d’influence.

Parmi toutes ces tendances fortes, qui ont émergées durant l’année, l’importance qu’a occupé le marketing d’influence dans les médias sociaux est déterminante, et marquera une nouvelle ère du marketing Web. Voici 13 tendances majeures du marketing d’influence qu’il faudra surveiller en 2013, tant du côté des consommacteurs (prosumers) que des marques et des entreprises :

 1 – Le règne des consommateurs branchés de la Génération C se confirme. Au cours des prochains mois, le pouvoir d’influence qu’exerce la nouvelle Génération C va s’imposer dans l’économie d’Internet, et changer radicalement la façon de faire des affaires. (voir aussi sur WindMill Networking : Generation C : Prosumers and Maturialism.)

2 – Le marketing d’influence s’inscrit de plus en plus dans les budgets d’entreprises. Les marketeurs et les chefs d’entreprises (CEO) commencent à comprendre l’impact des nouveaux influenceurs de la Générations C, et intègreront davantage ce volet dans leurs campagnes de marketing. (voir BusinessesGrow : Six Hot Trends in Social Influence Marketing)

3 – Les marketeurs recrutent les ambassadeurs chez les utilisateurs. Les marques recherchent dorénavant de nouvelles façons d’engager les utilisateurs de première ligne (Power Users) dans leurs campagnes pour en faire des ambassadeurs. En 2013, la notion d’ambassadeurs vs influenceurs continuera d’alimenter le débat. (voir aussi sur WindMill Networking : Social Media Influencers vs Ambassadors. What Is Their True Value?)

 4 – Après les «mamans blogueuses», voici les «marraines professionnelles sans enfants». Après les «mamans blogueuses», qui ont grandement influencés les entreprises au cours des dernières années, voici venir les «marraines professionnelles sans enfants» (PANK), indépendantes, branchées et fortunées. (Voir Savvy Auntie : Professional Aunt No Kids)

5 – L’Internet de l’objet et les technologies mobiles favorisent l’offre personnalisée. Les consommateurs branchés de la Génération C prennent encore plus d’importance avec le phénomène de l’Internet de l’objet et des technologies mobiles, qui permettent d’enregistrer tout ce qu’un utilisateur fait. De cette manière, l’évolution des technologies de géolocalisation et du paiement mobile favorisera l’offre personnalisée des commerçants. (voir RF1 – L’internet des objets – Le nouvel eldorado du numérique)

6 – Les entreprises et les professionnels adoptent le rôle d’éditeurs de contenus Web. Grâce aux nouvelles technologies de diffusion et d’automation, les entreprises intègrent mieux les différentes stratégies de marketing de contenus, et adoptent plus facilement le rôle d’éditeur de contenus Web qui leur permet de s’affirmer dans les réseaux sociaux. En 2013, on verra l’émergence d’une nouveau métier ; celui de chef des contenus (Chief Content Officer) (voir aussi sur Virage 2.0 : Curation de contenus – Penser comme un éditeur Web)

 7 – La notion de partage s’impose dans la nouvelle économie des médias sociaux. Parallèlement, l’influence de la Génération C force aussi une nouvelle approche plus sociale des entreprises, basée sur des valeurs plus équitables de partage. La consommation responsable, l’échange équitable et le financement social s’inscrivent dans les nouvelles habitudes des consommateurs. Dans cette nouvelle économie non-marchande, les entreprises devront dorénavant apprendre à donner avant de recevoir. (voir The Week : The Sharing Economy – The Next Big Business Trend)

8 – Les marques apprivoisent les médias sociaux, et se tournent davantage vers leur service à la clientèle. Les entreprises maîtrisent plus facilement les nouvelles technologies d’Internet et des médias sociaux, et comprennent mieux leur position face à la Génération C des consommateurs branchés. Pour assurer leur leadership, ils visent l’amélioration de leur système de gestion du service à la clientèle (Customer Relationship Management System). (voir aussi sur WindMill Networking : Generation C – Where The Customer Finally Becomes The King)

9 – Des récompenses offertes aux utilisateurs en puissance (Power Users). Pour susciter l’engagement des influenceurs, les entreprises invitent désormais les utilisateurs en puissance à devenir des consommateurs de première ligne (presumers), en leur offrant des récompenses pour leur contribution. Avec les programmes de Klout (et Wahooly), ce phénomène prendra encore plus d’ampleur en 2013. (Voir Venture Beat : How Wahooly (and Klout) Are Going To Turn Your Klout Score in Cash…)

10 – Le score social se révèle un critère de recrutement et d’embauche pour les DRH et les universités. L’influence dans les médias sociaux, et le score social, deviennent de nouveaux critères de recrutement et d’embauche pour les DRH des grandes marques. La nouvelle science du marketing d’influence commence à être enseignée dans les universités, et le score social deviendra la nouvelle monnaie d’échange des médias sociaux. (voir BusinessesGrow : Florida State University Class Using Klout to Determine Student Grades)

 11 – Les outils de mesure d’influence ciblent l’engagement des utilisateurs. Avec de nouveaux outils comme Traackr, et Appinions, les outils de mesure d’influence dans les médias sociaux s’affûtent, et ciblent désormais l’engagement et l’influence contextuelle des utilisateurs. Les principaux joueurs emboîtent le pas, et placent les contenus des utilisateurs à l’avant-plan. (voir Appinions : Influence Marketing News – Don’t Take This Out Of Context)

12 – Les TOP listes d’influenceurs prennent de la valeur pour les marketeurs.  Parce qu’elles permettent d’identifier plus précisément les influenceurs, selon des secteurs d’activités spécifiques, les TOP listes s’avèrent de plus en plus populaires auprès des marketeurs. Les listes ciblées se révèleront le St-Graal des marques qui n’hésiteront pas à les monnayer. (voir aussi sur Virage 2.0 : Social Media Billboard – Des listes d’influenceurs par secteurs)

13 – Gagner la confiance des utilisateurs : l’enjeu majeur des entreprises. Les organisations et les marques accordent une plus grande importance à leur e-réputation, et apprendront à mieux gérer les situations de crise dans les médias sociaux, tout en faisant preuve de plus de transparence. Les entreprises réalisent que les marques ne leur appartiennent plus, et que la confiance des utilisateurs se révèle leur principal enjeu pour les prochains mois. (voir TED : Rachel Botsman – The Currency of the New Economy Is Trust)

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que le marketing d’influence annonce une ère nouvelle du marketing Web? Partagez votre opinion et commentez cet article.

Lire aussi :

Sur WindMill Networking :

The Future of Social Media in 2013 : Six Points to Consider, par Jessica Rogers

Three Trends To Consider for Your 2013 Video Strategy, par Jayson Duncan

Social Media for IT Professionals : 7 Trends To Follow, par Neal Schaffer

Sur WebMetricsGuru :

2013 Predictions And Heralding in Imminent Change, par Marshall Sponder

Sur SmartInsights :

Digital Marketing Trends 2013, par Dave Chaffey

Sur B2B Marketing Insider :

The 2013 Marketing Predictions Post : Content Marketing and Social Business, par Michael Brenner

Sur Business2Community :

25 Marketing Predictions for 2013 from Exact Target (Infographic), par Kyle Lacy

Sur iMEDIA Connection :

Social Media Takes Flight in 2013 : 13 Trends (Infographic), par Winnie Brignac Hart

 

 

 

 

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Curation de contenus : penser comme un éditeur Web

posted by Raymond Morin on Vendredi, décembre 14th 2012

Les contenus demeurent rois des réseaux sociaux (paru initialement en mai 2012)

Depuis l'événement du South By SouthWest (SXSW) à Austin en mars dernier, la curation de contenus a émergé comme une des plus fortes tendances des médias sociaux. Le contenu s'est révélé plus que jamais le ROI incontesté des réseaux sociaux, et le marketing de contenus est désormais un enjeu majeur des professionnels du Web. 

Au cours de la dernière année, je me suis interessé plus particulièrement à la notion d'influence, et sur ce qui fait qu'un message sera rediffusé et relayé dans les médias sociaux. Avec les réseaux sociaux, ce n'est pas tant l'influenceur qui compte comme l'amplification et la réception de son message. Ce n'est plus tant la marque d'une entreprise que la réelle valeur du produit qui compte aux yeux du nouveau consomm'acteur. 

Aujourd'hui, la qualité et la pertinence des contenus représente une très grande valeur pour les entreprises et les marques. Pour rejoindre leur clientèle à travers les réseaux sociaux, la pertinence et la qualité des contenus se révèlent donc un des principaux chevaux sur lesquels les professionnels et les CEOs devront miser sur le Web.  

Neal Schaffer, de Windmill Networking a écrit un excellent billet sur l'importance d'élever ses contenus à un niveau supérieur : Raising Your Content Curation To The Next Level Je vous encourage fortement à le lire, et à le partager à votre tour à votre réseau professionnel. 

Le Code des curateurs : savoir honorer la découverte!

 Durant le SXSW 2012, l'auteure et blogueuse américaine Maria Popova (@brainpicker) et sa collègue Tina Roth Eisenberg (@swissmiss), avec l'aide de leur copine web designer Kelli Anderson, en ont profité pour lancer le premier Code des curateurs. Un code d'honneur pour tous les utilisateurs, qui comme moi, repiquent régulièrement des liens au passage pour relayer à son réseau, et retweetent parfois des nouvelles, sans nécessairement toujours faire la mention complète de la source. 

Me considérant moi-même comme un auteur, blogueur et curateur de contenus, ça m'a directement interpellé. Comment sauver la chèvre et le chou, lorsqu'on a parfois l'impression d'être la chèvre qui broute!??? Avant le nouveau code des curateurs de Popova et Eisenberg, il n'existait pas de références, ni de consensus sur la reconnaissance de la source et de l'auteur. Ce nouveau code d'éthique constitue un premier pas dans ce sens.

En matière de contenus, Internet recèle une véritable caverne aux trésors. C'est ce qui fait justement sa richesse. Au cours des prochaines années, il faudra cependant éviter que ça ne devienne une nouvelle caverne d'Ali-Baba et ses quarante voleurs! Adoptons dès maintenant les quelques nouvelles pratiques préconisées dans le Code des curateurs. 

À lire sur Locita, mon récent billet sur le nouveau code d'honneur des utilisateurs : Le Code des Curateurs : Un code d'honneur pour les utilisateurs.

La nouvelle science du marketing d'influence : comme à l'époque du cinéma muet!*

Dans foulée des contenus-ROI, l'influence dans les médias sociaux, et les outils de mesure d'efficacité qui en découlent, s'avèrent aussi des enjeux incontournables pour les entreprises et les professionnels du Web. L'un ne va pas sans l'autre, sans leurs contenus, les influenceurs n'obtiendraient pas l'audience qu'ils méritent. Or, sans l'influence de leurs auteurs, les contenus ne bénéficieraient pas d'une telle audience. 

Cependant, au-delà du «score social», la véritable autorité d'un professionnel dans son secteur va surtout se révéler par la pertinence et la qualité de ses interventions. Sur le Web et dans les réseaux sociaux, les influenceurs se démarquent aussi par leur générosité et par l'engagement qu'ils obtiennent de leur auditoire. Ils partagent ce qu'ils dénichent dans le maelstrom des médias sociaux, et créent et recréent de nouveaux contenus qu'ils diffusent ensuite dans leur propre réseau pour partager leur passion.

Au cours du siècle dernier, comme à l'époque du cinéma muet, les premières industries culturelles (films, livres, musique) avaient déjà imaginés les palmarès pour faire la promotion des nouveaux produits. Aujourd'hui, à travers le bruit et la cohue des réseaux sociaux, les nouveaux outils de mesure d'efficacité comme Klout, PeerIndex ou EmpireAvenue permettent de séparer le bon grain de l'ivraie. Malgré leurs lacunes, ils fournissent différents indices aux professionnels pour mieux évaluer leur ROI.

Comme les box-officesbest-sellers et hit-parades qui les ont précédés, les listes d'influenceurs revendiquent une juste place dans le nouvel échiquier des réseaux sociaux. Elles se révèlent désormais des outils incontournables pour les professionnels et les organisations sur le Web. Déjà, plusieurs entreprises et organisations se basent principalement sur lescore social d'un candidat lors du recrutement. En se fiant uniquement sur son capital social et l'amplification de son message, ils ratent souvent l'objectif.

En favorisant ainsi la naissance d'un nouveau culte du star-système, les nouvelles plateformes de «score social» suscitent de vives controverses auprès des utilisateurs. Aujourd'hui, la science du Web social se trouve encore à ses premiers balbutiements. Même si on peut déjà s'émerveiller devant les réalisations récentes d'un passé encore jeune, les meilleures années restent encore à découvrir… Avec les outils de mesure d'influence, ce n'est pas tant la valeur des métriques qui fait défaut, comme l'apprentissage des meilleures pratiques. Et, à ce niveau, tout reste encore à faire.

À lire également, un autre très bon article de Neal Schaffer sur Windmill Networking : What's The Meaning of A Klout Score? The Pros and Cons of How The Social Influence is Measured

* Une image utilisée par Mark Schaefer dans une entrevue accordée au début de l'année à un magazine brésilien…

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Génération C : Consomm’action et maturialisme

posted by Raymond Morin on Lundi, novembre 5th 2012

Le nouveau pouvoir d'influence des consommateurs

Au cours des dernières années, les nouvelles technologies d'Internet ont transformé plusieurs aspects de la société. Aujourd'hui, l'accès mobile et presqu'illimité à l'information conjugué au formidable potentiel de diffusion des médias sociaux procurent un nouveau pouvoir d'influence qui joue en faveur des consommateurs branchés (connected consumers).

Ces nouveaux utilisateurs-consommateurs profitent de la valeur de leurs recommandations et du pouvoir viral du bouche-à-oreille pour revendiquer un rôle plus actif dans le processus de vente. Ces consomm'acteurs (ou prosumer en anglais), qui forment la nouvelle Génération C, exercent désormais une influence majeure sur les entreprises et les marques.

 D'Alvin Toffler au magazine TrendWatching

Le terme anglais prosumer est un néologisme issu de l'amalgame des mots professionnel (ou producteur) et consommateur. Il définit le rôle plus actif que jouent désormais les consommateurs branchés dans la chaîne économique. Il est apparut la première fois dans le livre d'Alvin Toffler : The Third Wave. L'auteur et futuriste y décrit justement une nouvelle société de consommateurs devenus producteurs, appelés à tester les produits avant de les mettre en marché.  

Au fil des années, les consommateurs branchés de la Génération C ont su profiter pleinement des outils technologiques à leur disposition pour établir de nouvelles règles du jeu à leur avantage. Aujourd'hui, ils recherchent davantage dans l'acte d'achat et ne se contentent plus d'une simple offre commerciale. Plus critiques face aux pouvoirs économiques et politiques, ils se préoccupent de leur avenir, et cherchent à remplacer l'hyper-consommation et l'artificialité du monde moderne par un mode de vie plus équilibré, plus sain et surtout plus significatif pour le reste de leur communauté.

** Trente ans plus tard, le débat se poursuit toujours autour de sa francisation. Au Québec, le Grand Dictionnaire Terminologique de l'Office de la langue française du Québec (OLFQ) lui préfère le terme de prosommateur. Personnellement, j'adopte plus facilement la notion pro-active deconsomm'acteur, qui me semble correspondre davantage au contexte actuel.

Consommation sociale et maturialisme 

 Le maturialisme est une des principales tendances de consommation observées auprès des utilisateurs par l'équipe du TrendWatching. Une tendance qui se caractérise notamment par la volonté affirmée des consommateurs branchés, de plus en plus expérimentés, d'opter aussi pour un matérialisme plus mature et responsable. 

Une étude réalisée en 2012 par EURO RSCG, auprès de plus de 7 000 utilisateurs du Web, dans 19 pays : This Digital Life, révèle que six personnes sur 10 dans le monde envisagent l'avenir de la société avec pessimisme, et près du 3/4 s'inquiètent du déclin des valeur civiques et morales. En réaction, les utilisateurs adoptent de nouvelles approches plus responsables et sociales dans leurs modes de vie. De nouvelles démarches qui se traduisent par de meilleures habitudes de consommation. 

Dans cette mouvance populaire, on a vu émerger de nouvelles manières plus responsables de consommer. On a vu naître des projets de consommation collaborative un peu partout dans le monde, des foires au gratuit de Buenos Aires, aux vêtithèques en Suède, où le don, le troc, le partage et le prêt sont à l'honneur. Une tendance globale vers une consommation sociale (social shopping) qui continue de se propager. (lire aussi Tendances 2012 – Consommation et société dans Locita). 

Impliquer le consommateur dans le processus dès le départ

 Dans son édition de novembre 2012, le magazine TrendWatching souligne une autre tendance chez les consommateurs, qu'il nomme le presumering. Selon leurs récentes études, les consommateurs branchés de la Génération C influencent aussi le processus de production et de commercialisation des marques. De plus en plus sollicités par les entreprises pour tester les produits et services avant leur lancement, ces utilisateurs-consommateurs se révèlent souvent, par la suite, les meilleurs ambassadeurs de la marque. S'ils n'ont pas apprécié l'expérience, ils deviennent alors les meilleurs guides pour améliorer le produit ou le service. 

Dans son dossier, l'équipe du magazine américain décrit plusieurs exemples de campagnes de marques ou d'organisations réussies grâce au concours de bêta testeurs (notamment dans l'industrie du jeu vidéo), et de sites de financement social (crowdsourcing) comme KickStarter, Crowdcube, Idea.me ou Indiegogo qui ont su impliquer les utilisateurs de première ligne en participant au financement des projets. 

Pour l'équipe du TrendWatching, il s'agit d'une de nouvelles tendances qu'il faudra observer au cours des prochaines années auprès des consommateurs de la Génération C. 

Qu'en pensez-vous? Croyez-vous que la consommation sociale, le maturialisme et le presumering sont des phénomènes passagers, ou plutôt des tendances lourdes qui se confirment? Pensez-vous que les bêta testeurs et le financement social sont de bonnes façons de susciter l'engagement des consomm'acteurs? Exprimez votre opinion, et partagez vos commentaires avec nos lecteurs.

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Génération C : de nouvelles façons de partager la connaissance

posted by Raymond Morin on Lundi, octobre 29th 2012

Des encyclopédies imprimées aux plateformes contributives

 (Maj. : Mardi 30 octobre 2012) 

On compare souvent la révolution d'Internet et des médias sociaux à celle de l'imprimerie de Gutenberg. L'invention de l'imprimerie typographique par Johann Gutenberg en 1454 a ouvert la voie à la diffusion de la pensée et des idées pendant la Renaissance. Aujourd'hui, à l'ère de la Génération C, on continue d'établir un parallèle avec cette grande époque de changements, où l'humanité est passée du moyen âge à l'ère moderne. (lire aussi Génération C : L'influence des utilisateurs)

En effet, l'imprimerie a ouvert la porte à une plus grande démocratisation de l'information en donnant naissance à l'industrie des communications. De l'invention de l'écriture aux premières bibliothèques, l'homme cherchait à rassembler l'ensemble des connaissances, et à les conserver précieusement, pour éviter qu'elles se perdent. Mais, l'invention de Gutenberg a définitivement sonné le glas de l'âge d'or de l'encyclopédisme médiéval. Un peu de la même façon qu'Internet et les médias sociaux annoncent la mort des médias conventionnels depuis quelques années. 

À partir du XVe siècle, les encyclopédies se sont rapidement multipliées. Jusqu'alors réservées à l'usage personnel de son auteur, ou à une diffusion très restreinte parmi les initiés de son entourage, on a commencé à se soucier d'un plus grand nombre d'utilisateurs. Mais, il aura tout de même fallut attendre plus de 300 ans avant que le «projet encyclopédique» ne s'affranchisse du joug des religions.

Au début du XVIIIe siècle, le développement des sciences deviendra finalement le déclencheur d'un nouveau phénomène d'impression d'encyclopédies sans précédent. À l'époque, il se publiait plus d'une nouvelle encyclopédie par année dans le monde; chaque nation, chaque communauté de chercheurs, de philosophes et d'humanistes voulant diffuser sa propre encyclopédie. Aujourd'hui, à une autre échelle, alors que les pages Web se comptent à plus de 500 millions, et que les plus importants réseaux dépassent le cap des milliards d'utilisateurs, on constate des similitudes dans ce qu'on observe sur la blogosphère et les médias sociaux. 

Améliorer l'expérience de l'utilisateur

 Après, l'«Encyclopédie raisonné des sciences, des arts et des métiers» de Diderot et D'Alembert en 1751, qui fut le premier ouvrage populaire, il y eut le fameux «Encyclopedia Britannica» en 1768, et l'«Enclycopedia Americana» en 1829. Puis, c'est en 1869 que Pierre Larousse publia son «Grand Dictionnaire Universel du XIXe Siècle», qui devint le «Petit Larousse Illustré» en 1906.

À la fin des années 1800, avec l'industrialisation et les grandes inventions qui ont définitivement lancé l'ère moderne, la soif du savoir et de la connaissance a continué de se propager. Pour rendre les encyclopédies plus accessibles, on y ajouta des notes biographiques et des illustrations, et on introduisit le système de références croisées pour classer les informations. À l'image des réseaux sociaux (Facebook, LinkedIn), des sites de partage de fichiers (YouTube, Flickr, Pinterest), et de signets ou liens (Twitter, StumbleUpon), les éditeurs d'encyclopédies commencèrent à privilégier l'expérience d'un plus grand nombre d'utilisateurs. Avec la parution de sa onzième édition, en 1911, l'encyclopédie Britannica devint en quelques sortes la référence en matière d'encyclopédies universelles.

Acquis au début des années 1900 par Horace Hooper de Chicago, après avoir considérablement raccourci et simplifié ses articles pour les rendre plus accessibles pour le marché américain, l'encyclopédie Britannica est vite devenue l'emblème du savoir, le symbole de la connaissance auprès de la nation américaine, principalement formée d'immigrants en quête de réussite.

Rachetée au début des années 1920 par Sears, et après deux guerres mondiales, et une crise économique majeure, la vente «porte-à-porte» d'encyclopédies devint vite une entreprise très lucrative. Durant les années 30 et 40, avec la publication du premier Consumer Report et les premières campagnes de publicités à la radio et à la télévision, l'acquisition de connaissances se révèle une planche de salut pour parvenir au «rêve américain».

L'entrée à l'ère numérique

 Dans les années 1950, c'est l'époque des «Mad Men», des soirées Tupperware, et des vendeurs «porte-à-porte». Une époque qui marqua l'âge d'or du marketing conventionnel, et de Dale Carnegie. Rapidement, avec l'émergence des nouveaux médias électroniques (radio/TV) qui favorise une plus grande diffusion des connaissances, on réalisa tout le nouveau potentiel de diffusion pour les encyclopédies.  

Avec la commercialisation du CD-ROM en 1984, le «Projet encyclopédique» fit son entrée dans l'ère numérique, et le Compton's Encyclopedia, paru en 1989, devint le premier encyclopédie multimédia à faire son apparition sur le marché. Durant les années 1990, les éditeurs rivalisaient d'ingéniosités pour fournir une expérience toujours plus enrichissante, mais sont vite déclassés par Internet, et la naissance de la première encyclopédie contributive, Wikipedia, en janvier 2001. 

Très vite, Wikipedia devint extrêmement populaire auprès des utilisateurs, notamment des étudiants qui y trouvent rapidement réponses à toutes leurs questions. L'encyclopédie contributive se révèla alors la nouvelle référence des utilisateurs branchés de la Génération C.

On vit aussitôt émerger sur le Web des dizaines de projets frères exploitant le même concept ; des dictionnaires spécialisés aux citations en passant par les textes de domaine public, et le Wikimedia Commons, une bibliothèque multimédia qui proposait des contenus libres. Au cours des douze dernières années, la popularité des encyclopédies en ligne et les bibliothèques numériques auprès des utilisateurs de toutes les générations confondues n'a jamais cessé de croître. Même les journalistes et les professeurs s'en servent encore régulièrement. 

Le défi du Big Data et la Génération C

 Au printemps dernier (13 mars 2012), après 244 ans, leBritannica déclarait forfait, et annonçait la fin de sa version imprimée, et la décision de recentrer ses activités sur les versions en ligne et les produits dérivés. 

Aujourd'hui, alors que le Big Data, le stockage de données et l'omniprésence des technologies Web mobiles deviennent de nouveaux enjeux, nous nous retrouvons au tournant de l'ère numérique, où la diffusion et la gestion des connaissances adopteront de nouvelles formes plus dynamiques. Ces nouvelles façons de recevoir et de transmettre le savoir restent encore à explorer et à développer. Mais, ils représentent déjà des enjeux majeurs pour les organisations et les entreprises pour les prochaines années.

Alors qu'on se trouve à la naissance d'une nouvelle génération Alpha (nés après 2011), une première cohorte de jeunes de la génération Z (nés après 1995) arrive sur le marché du travail avec des connaissances numériques acquises et développées depuis le berceau. Selon les plus récentes estimations, dans moins de quinze ans, ces deux nouvelles générations représenteront ensemble plus de 75% de la main d'oeuvre active à travers la planète. Ils occuperont les plus importants postes décisionnels, et possèderont une réelle expérience de la connaissance numérique. (Lire aussi : Génération C – L'utilisateur devient le nouveau ROI)

Pour s'adapter aux nouvelles méthodes d'acquisition et de transfert des connaissances, les entreprises et les organisations doivent déjà commencer à se tourner davantage vers la nouvelle Génération C, en commençant par les utilisateurs des nouvelles générations Y et Z, mais aussi la génération Alpha à venir, et qu'il faut déjà envisager.

Car, après les baby-boomers et la génération X, c'est assurément parmi ces nouvelles générations que se retrouvent déjà les prochains grands influenceurs de la société numérique. Les prochains Steve Jobs, Bill Gates ou Richard Branson, qui développeront de nouvelles solutions pour continuer de faire progresser l'humanité. 

Qu'en pensez-vous? Croyez-vous que l'avenir du savoir dépend dorénavant des jeunes des nouvelles générations? Ou la gestion de la connaissance doit-elle continuer de reposer entre les mains des anciens?  


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Génération C : l’utilisateur devient le nouveau ROI

posted by Raymond Morin on Jeudi, octobre 18th 2012

L'ère du consomm'acteur!

À l’ère des médias sociaux, et de la socialisation des organisations, le client s’avère plus que jamais le ROI. Tandis que l’accès aux nouvelles technologies et l’économie d’abondance favorisent les consommateurs en ligne, les marques s’efforcent de trouver de nouvelles façons d’établir une nouvelle relation de confiance avec leurs clientèles. Ils doivent apprendre à échanger et communiquer plus ouvertement avec eux, et à les impliquer davantage dans le processus. 

Le pouvoir des contenus générés par les utilisateurs

Parce qu’ils constituent les utilisateurs de première ligne, leur influence sur les autres représente un enjeu majeur pour les entreprises. Ils peuvent se révéler les meilleurs ambassadeurs, comme les pires détracteurs. Les entreprises doivent donc intégrer des nouvelles notions de marketing d’influence et de recommandations dans leur stratégie, et placer les utilisateurs au centre de leurs principales priorités. Car, ces nouveaux consommateurs-utilisateurs, qu’on appelle désormais la Génération C, représentent à coup sûr leur meilleur retour sur l’investissement. (À consulter : Socially Devoted To You – What’s The ROI of Being Attentive To Your Customers, une infographie de DemandForce/ColumnFive, via le site de mon ami espagnol Alfredo Vela Zancada – TICS y formacion)

Pour bien saisir l’impact de ces nouveaux influenceurs, il suffit de penser au formidable pouvoir des contenus qu’il génèrent et diffusent quotidiennement sur les réseaux sociaux. Selon les plus récentes études, plus de 90% des consommateurs se fient désormais aux recommandations émises par leurs amis ou leur famille avant d’acheter. La publicité traditionnelle n’a plus guère d’impact réel sur eux. Les contenus générés par les utilisateurs et le marketing de recommandations se trouvent dorénavant au cœur d’une nouvelle culture d’entreprises, une nouvelle manière de faire des affaires dictée par les nouveaux consommateurs branchés. 

C’est ce que l’équipe du TrendWatching a voulut démontrer en 2004, en introduisant une vaste étude axée sur les comportements des nouveaux consommateurs. Depuis, le magazine américain, continue de publier son rapport annuel des grandes tendances de consommation de la nouvelle Génération C.

Génération C : Des baby-boomers à la génération Z !

En 2012, en pleine effervescence des médias sociaux, ce serait cependant une erreur de se limiter à la génération Y. Aujourd’hui, les nouveaux consommateurs branchés de la Génération C se retrouvent parmi toutes les couches de la société, et sont actifs dans chaque groupe d’âge. Des baby-boomers, qui gardent contact avec leurs proches et prolongent leur carrière, aux générations X et Y qui s’en servent désormais au boulot, ou la nouvelle génération Z, dont une première cohorte vient de débarquer sur le marché du travail, chaque utilisateur trouve désormais son compte à travers les réseaux sociaux. Et, dans moins de 15 ans, il y aura la génération Alpha pour prendre la relève, revendiquant à son tour ses propres règles du jeu.

Au cours du dernier siècle, la sociologie a beaucoup évolué. Les cycles générationnels se sont forcément adaptés à l’évolution accélérée de notre société technologique, et les générations se renouvèlent plus rapidement. En 2012, les femmes repoussent leur première naissance dans la trentaine pour donner un meilleur élan à leur carrière. La sociologie générationnelle conventionnelle (basée sur la période moyenne de reproduction – 16 à 18 ans) de Mannheim a depuis cédé la place à une approche axée davantage sur les comportements de consommation.

Aujourd’hui, chaque nouveau consommateur-utilisateur de la Génération C, de 15 à 75 ans, représente un enjeu important pour les entreprises. Ce qui les relie, c’est la façon d’utiliser les nouvelles technologies et les réseaux sociaux pour satisfaire leurs besoins. (À lire aussi sur ce site : L'influence dans les médias sociaux : le pouvoir de la Génération C

Contenus + consommation = consomm’action

Si elles veulent rejoindre ces nouveaux influenceurs, et se positionner à leur tour comme des leaders auprès des nouvelles clientèles, les organisations doivent chercher à mieux comprendre ce qui motive chacun dans sa recherche et son processus d’acquisition. Ils doivent être à l’écoute, et leur donner la parole. 

Fort conscients du pouvoir que leur apportent les nouvelles technologies et les médias sociaux, les nouveaux consommateurs de la Génération C profitent de cette position de force pour revendiquer une influence toujours plus grande. En s’exprimant sur leurs expériences, ils tiennent à ce qu’on les écoutent, et réclament un rôle plus actif dans le processus commercial. C’est le règne des nouveaux consomm’acteurs qui s’amorce.

Pour répondre aux nouvelles attentes de la Génération C, les marques et les entreprises doivent donc leur offrir davantage, et miser sur la qualité et la valeur ajoutée d’une expérience complète et enrichissante. En 2013, les entreprises sont condamnées à l’excellence. De l’expérience à la livraison, de la consommation jusqu’au service après vente, tous les aspects doivent correspondre aux nouvelles exigences des utilisateurs.

Et, dans quelques années, les entreprises encore actives sur le Web social réaliseront que la satisfaction du client/utilisateur s’avère finalement leur meilleur retour sur l’investissement.  Avec l’arrivée en force de la nouvelle Génération C, le client redevient le ROI du village.

Qu’en pensez-vous ? L’avenir des entreprises dans les médias sociaux repose-t-il sur la Génération C ? Commentez cet article, et partagez votre opinion sur le sujet avec nos lecteurs.

À venir dans cette nouvelle colonne sur la Génération C : Les 7 types de consommateurs branchés.

 

 

 

 

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Le marketing d’influence : une nouvelle science à développer!

posted by Raymond Morin on Mardi, août 14th 2012

Une place toujours plus grande à trouver pour les utilisateurs

Depuis 2009, et l’émergence fulgurante de Klout, la notion d’influence a beaucoup évolué. L’approche des «early adopters» est aussi vite passée d’une analyse quantitative (comme Klout et les autres outils de mesures actuellement accessibles) vers des métriques plus qualitatives (basées davantage sur les réalisations). Du coup, l’importance du «score social» a prit beaucoup moins d’importance dans le débat, et l’intérêt s’est aussitôt tourné vers la recommandation des ambassadeurs, qui représente une plus grande valeur pour les marques (lire : Influenceurs ou ambassadeurs – Quelle est la vraie valeur ?).

Or, à l’aube de nouvelles modifications dans l’algorithme de Klout, qui affecteront probablement le «score» de la plupart des influenceurs de l’heure (donc leur rapport avec les marques), on peut s’attendre à ce que les utilisateurs occupent une place encore plus importante dans l’échiquier.

Six grandes tendances du marketing d’influence sociale

Mark Schaefer à Fox News La science du marketing d’influence dans les médias sociaux continue d’évoluer. Et, l’attention des observateurs se tourne désormais vers de nouvelles métriques, davantage axées sur les réelles valeurs d’influence comme l’engagement et la confiance des utilisateurs. Dans un récent billet sur BusinessesGrow.com : Six Hot Trends In Social Marketing Influence, Mark Schaefer décrit six grandes tendances observées à travers les médias sociaux :

1 – La notion d’influence dans les médias sociaux sort enfin du stade expérimental, pour s’inscrire progressivement dans les budgets de campagnes de marketing des agences.

2 – L’influence sociale descend dans la rue ; les petites entreprises et les commerçants profitent enfin des programmes de récompenses et de fidélisation mis en place (perks) par les outils de mesure.

3 – Le marketing d’influence reste encore une toute nouvelle science, mais il prendra de plus en plus de place dans les préoccupations des professionnels, qui continueront de débattre et d’échanger sur les meilleures pratiques.

4 – Les outils de mesure tendent à intégrer davantage les recommandations des pairs parmi leurs métriques, et cherchent encore le moyen de faire passer ces échanges et interactions en ligne vers une conversion de consommateur

5 – De nouveaux outils de mesure (comme Appinions, de l’Université Cornell) placent dorénavant l’influence dans les médias sociaux en contexte, et se tournent vers des métriques d’analyse des sentiments des utilisateurs.

6 – De plus en plus d’entreprises intègrent désormais les mesures d’influence à l’interne, notamment pour récompenser les meilleurs ambassadeurs de la marque parmi leurs employés (comme PepsiCo).

Six tendances majeures observées dans l’industrie par les experts, et qui démontrent bien que le marketing d’influence prendra de plus en plus d’importance dans les stratégies des marques et des agences.

Huit étapes pour (re)gagner la confiance de la nouvelle Génération C

Cependant, dans le contexte actuel des médias sociaux, il faudra également suivre de près l’impact grandissant des nouveaux consommateurs branchés de la Génération C. (lire La Génération C – Le pouvoir des utilisateurs).

Profitant allègrement du formidable pouvoir viral de leurs recommandations pour imposer de nouvelles règles économiques, les utilisateurs de la Génération C obligent désormais les marques à adopter de nouvelles approches plus sociales que commerciales. Ils se révèlent en quelques sortes les véritables influenceurs des médias sociaux.

Dorénavant, pour obtenir l’engagement de ces nouveaux consomm’acteurs, les entreprises et les commerçants doivent d’abord gagner (ou regagner) leur confiance. Dans une infographie relayée par @DR4WARD (Dr. William J. Ward) sur son blogue, Mark Smiciklas (Intersection1, à Vancouver) rappelle les 8 étapes incontournables pour bâtir (ou rebâtir) la confiance de son réseau : The Path of Building Online Trust – 8 Steps to Build Social and Online Trust :

1 – Communiquez honnêtement et admettez vos erreurs.

2 – N’utilisez jamais les informations personnelles de vos interlocuteurs.

3 -  Ne brisez jamais les engagements que vous prenez.

4 – Assurez vous de répondre rapidement à toute situation.

5 – Faites preuve d’intégrité dans votre approche.

6 – Démontrez une éthique irréprochable dans votre marketing.

7 – Adoptez une charte d’utilisation ouverte et transparente.

8 – Instaurez un historique d’actions positives avec vos abonnés.

Huit étapes simples, mais inéluctables, que les entrepreneurs devront apprendre à mettre en pratique pour (re)gagner la confiance des consommateurs en ligne.

Que pensez-vous de cet article? Participez au débat, et partagez votre opinion. Quelles tendances prendra la nouvelle science du marketing d’influence ? Ces huit règles suffisent-elles à (re)bâtir la confiance des consommateurs ? Faites-nous connaître vos idées à ce sujet.