Entreprendre le virage à l'ère numérique

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Génération C : La montée de l’entrepreneuriat indépendant

posted by Raymond Morin on mardi, mai 5th 2015

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Par Raymond Morin

Le rêve brisé d’une génération oubliée

16426D’une génération à l’autre, nous évoluons avec la certitude que nous pourrons mieux réussir que les précédentes. C’est le levier et moteur du progrès, la source première de motivation qui pousse les générations à se dépasser et à innover. Pour chacun de nous, c’est le rêve qui nourrit l’espoir d’une vie meilleure.

Toutefois, pour la Génération X (1962 – 1979), ce rêve s’est brisé au tournant des années 70. Cette génération oubliée, et laissée pour compte en quelques sortes par les boomers et les plus vieilles générations, est celle qui a peut-être le plus durement encaissé les contrecoups de la crise économique du début des années 80.

En même temps, c’est la génération qui a probablement connu les plus importants changements sociaux de notre époque. De l’émancipation de la femme au contrôle des naissances, à la révolution tranquille des années 60-70 jusqu’à la crise économique des années 80 et l’éclatement des familles. Ils ont été témoins de plusieurs événements marquants de l’Histoire ; de l’atterrissage d’Apollo sur la Lune, de J.F. Kennedy à Martin Luther King, de la guerre froide à la chute du Mur de Berlin, de l’émergence fulgurante d’Internet au passage du nouveau Millénaire. Ils sont aussi la première génération a tenter d’introduire de nouvelles technologies et de nouvelles approches de travail dans les entreprises et les organisations.

La longue ascension de la Génération X vers les postes décisionnels

(Image : Time Magazine)

(Image : Time Magazine)

Cependant, plusieurs facteurs conjugués ont joué en défaveur des jeunes de la Génération X lorsqu’ils ont a commencé à débarquer sur le marché du travail au début des années 80. Aux USA, après le ¨boom¨ des naissances de l’après – guerre (1945 – 1962), où plus de 77 millions de ¨Baby-boomers¨ ont monopolisés le marché de l’emploi, la Génération X ne comptait plus que 65 millions d’individus. À ce moment, l’économie mondiale subissait non seulement le ralentissement de la récession, mais l’arrivée des femmes avait aussi commencées à engorger le marché du travail.

Plus lourdement hypothéqués que leurs prédécesseurs par d’importantes dettes d’études, ils ont éprouvés plus de difficultés à se trouver des emplois stables et bien rémunérés. Les premières cohortes de jeunes gradués de la Génération X, qui ont alors réussis à décrocher des postes intéressants, ont tranquillement grimpés les échelons hiérarchiques des organisations, et se sont définitivement positionnés aux postes décisionnels avec la relance des années 90. Ceux-là ont réussis à s’enrichir par la suite. Mais les générations suivantes en ont subis les contrecoups.

Une situation économique qui n’a pas cessé de péricliter

Les statistiques d’une étude de la Pew Research Institute effectuée aux USA entre 1983 et 2010, et parue en 2013 dans le Business Insider, démontraient qu’au cours des deux dernières décennies, ce sont les plus vieux de la Génération X (nés entre 1962 et 1970) et les plus jeunes boomers (nés entre 1954 et 1962) qui se sont le plus enrichies, et ce au dépens des plus jeunes.

young-generations-have-stopped-getting-richer-over-timeAu cours des dix dernières années, la situation ne s’est guère améliorée pour les plus jeunes générations. Avec l’arrivée massive des premières cohortes de la Génération Y (83 millions approximativement aux USA), le marché du travail s’est trouvé littéralement étranglé. Depuis la dernière récession économique (2007-2008) partout dans le monde, le taux de chômage des jeunes de 19 à 35 ans atteint des niveaux record.

La situation économique a aussi très durement touché les ¨jeunes boomers¨ et la Génération X, qui ont vu leur valeur financière fondre presque de moitié après la récession. Confrontés à leurs responsabilités familiales, et placés soudainement devant une retraite moins assurée, plusieurs cadres et PDG ont choisis de prolonger leur carrière en s’accrochant à leur statut de patron.

Encore aujourd’hui, selon le palmarès des entreprises INC500, 5% des postes de gestionnaires seniors sont toujours occupés par des ¨boomers¨ qui tardent à prendre leur retraite, tandis que près de 70% (68%) sont toujours dirigés par des cadres de la Génération X. Toutefois, 48% d’entres eux, qui occupent des postes sénior de supervision jusqu’à la crise, aspiraient à des postes cadres supérieurs (selon le Center for Talent Innovation). Depuis 2010, ces plus jeunes de la Génération X (nés entre 1970 et 1979) voient leurs espoirs d’avancements freinés.

Régulièrement confrontés au fait qu’ils ont encore pour la plupart des enfants dépendants, et qu’ils doivent en même temps s’occuper de parents plus mal préparés à la retraite (42% de la Génération X sont dans ce cas selon l’étude), plusieurs vont choisir à leur tour de quitter pour une pré-retraite, ou se lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat, imitant ainsi ceux de la Génération Y.

Une montée de l’entrepreneuriat pour les prochaines années?

Depuis 2010, on assiste à un ¨boom¨ de l’entrepreneuriat, et des petites entreprises. Une tendance menée par les jeunes de la génération Y. Selon une récente étude publiée par la Bentley University, et commentée dans Forbes, 67% des jeunes de moins de 35 ans ont déjà leur propre entreprise ou songent à le faire. Au Canada, selon les dernières statistiques gouvernementales (2012), il y a déjà plus de 1 million de petites entreprises de moins de 100 employés, et qui emploient plus de 5 millions de personnes, soit 48% de la main-d’œuvre active du secteur public. En 2011, on dénombrait 2,67 millions de travailleurs indépendants, soit 15,4% des travailleurs occupant un emploi dans l’économie canadienne.

Avec l’accessibilité toujours grandissante et plus facile aux outils technologiques du Web et des médias sociaux, la tentation est séduisante pour se lancer en affaires, pour les ¨boomers¨ et ceux de la Génération X qui se sentent poussés à la retraite par des conditions incertaines. D’autant plus que le financement des nouvelles entreprises est encouragé avec les capitaux de risques (Venture Capital) et les sites de ¨crowdfunding¨  comme Kickstarter.

Aussi, durant les cinq prochaines années, cette tendance de l’entrepreneuriat indépendant va probablement prendre un plus grand essor encore, avec la place que continueront d’occuper les générations numériques sur le marché du travail. Mais, je ne crois pas que ça règle pour autant les problèmes de l’économie.

Cependant, ces nouveaux entrepreneurs sont-ils tous bien préparés pour affronter la nouvelle concurrence, qu’une augmentation de l’offre sur le Web et les médias sociaux ne manquera pas de provoquer? N’est-il pas préférable de ralentir la course à l’entrepreneuriat, en favorisant encore davantage la transformation sociale des entreprises et des organisations existantes, et d’assurer la rétention du personnel en répondant plutôt aux attentes d’employabilité des nouvelles générations?

(Lire aussi : Génération C – Les nouvelles générations au travail

Qu’en pensez-vous? Pensez-vous que l’avenir de l’économie reposera autant sur l’entrepreneuriat indépendant? Songez-vous à lancer vous-mêmes votre entreprise? Quelle est votre expérience de l’entrepreneuriat? Comment songez-vous utiliser le Web et les médias sociaux pour lancer votre entreprise?

Pour en connaître davantage sur ses services de consultation Web/médias sociaux et de conférences, cliquez sur ce lien)

Autres liens : 

When Gen X Runs The Show – Anne Fisher – Time Magazine

The Stunning Fall Of Generation X – Mandi Woodruff – Business Insider

Survey of INC 500 CEOS – Who They Are (Infographic) – INC Magazine

Oubliez la génération Y, c’est sur la génération X qu’il faut miser professionnellement – Jean-Noel Chaintreuil – Atlantico Magazine

 

 

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Génération C: Les nouvelles générations au travail

posted by Raymond Morin on mardi, mars 24th 2015

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Par Raymond Morin

Au cours des cinq prochaines années, la nouvelle génération Z (1994-2010) continuera d’envahir le marché du travail, et pour la première fois, quatre générations se retrouveront à travailler et à collaborer sous la même enseigne. Doit-on prévoir un choc des générations, ou au contraire, ce rapprochement aura-t-il un effet de levier sur la transformation sociale des environnements de travail? On peut l’espérer.

EvolutionSM25ans Feuil2Quatre générations au boulot!

Le graphique ci-haut illustre la place qu’occupent les générations sur le marché de l’emploi depuis les vingt dernières années, et dresse un portrait de la transition vers la transformation numérique des organisations jusqu’en 2030, soit lorsque la première cohorte de la prochaine génération ALPHA (nés après 2010) commencera à son tour à travailler (soit entre 16 et 20 ans).

On y constate, entre autre, qu’à partir de 2010, quatre générations partagent pour la première fois leur environnement de travail, devant apprendre à travailler et collaborer ensemble. Ce contexte particulier durera vraisemblablement jusqu’en 2022 alors que les derniers boomers quitteront pour la retraite.

Depuis 2004, la génération Y, la première génération de ¨natifs numériques¨, occupe déjà une place prépondérante dans les environnements de travail. Même si le taux de chômage qui les affecte reste endémique dix ans plus tard, et prive encore le quart d’entres eux d’un emploi, leur influence démographique demeure énorme sur le marché du travail. Globalement, ils représentent près de deux milliards d’individus, ce qui en fait la génération la plus nombreuse sur le marché de l’emploi. Et, leur arrivée a graduellement poussé les baby-boomers, plus réfractaires aux changements, à la retraite, remplacés désormais par ceux de la génération X aux postes décisionnels. Plus branchés que leurs aînés (78% de la génération X est désormais connectée à Internet et aux médias sociaux), les nouveaux patrons intègrent plus facilement les nouvelles technologies dans les processus de travail. Éliminant ainsi les derniers freins à la transformation numérique des entreprises et des organisations.

Dans ce contexte, au cours de la dernière décennie, les jeunes de la génération Y ont ainsi pu introduire les premiers grands changements dans les entreprises et les organisations. Ils ont apportés de nouvelles valeurs, basées davantage sur la qualité de l’expérience plutôt que sur le salaire. Ayant évolués et grandis au diapason des nouvelles technologies de l’information (TIC), des tous premiers ordinateurs au Web mobile d’aujourd’hui, ils ont développés le réflexe naturel de s’y connecter pour répondre à leurs premiers besoins. Et, exigent désormais d’utiliser ces outils dans leur vie professionnelle.

Au travail, les jeunes Y ont également démontré beaucoup plus de sérieux et de responsabilité qu’on ne l’aurait pensé, venant d’une génération que l’on croyait au début centrée sur elle-même, paresseuse, sans buts et sans ambitions. En fait, c’est tout le contraire qui s’est révélé. Ils accordent plus d’importance à leur sécurité d’emploi qu’on l’imaginait et se révèlent finalement de très bons travailleurs s’ils y trouvent leur compte. Ils ont cependant besoin d’être mis au défi, et veulent que leur travail ait un impact positif sur leur entourage. Ils tiennent à ce qu’on fasse appel à leur créativité. Et, ceux qui ne trouveront pas le moyen d’exprimer cette créativité au travail, quitteront après quelques années pour partir leur propre entreprise.

Au cours des cinq prochaines années, plus de la moitié auront dépassé la trentaine. Les plus vieux de la génération Y, qui seront restés à l’emploi, auront même atteint la quarantaine, avec souvent jusqu’à vingt années d’expériences sur le marché du travail. Ceux qui sont demeurés ont rapidement gravi les échelons, et les plus ambitieux occupent déjà des postes décisionnels qu’ils partagent avec ceux de la génération X.

L’avenir des milieux de travail avec la génération Z

D’ici 2020, les jeunes de la génération Z auront aussi un effet d’entraînement majeur dans la transformation des environnements de travail. Depuis 2010, ils ont déjà commencés à débarquer sur le marché du travail, rejoignant ceux de la génération Y dans le virage numérique.

Au cours des prochaines années, les rôles et les fonctions au travail changeront aussi beaucoup, et les compétences recherchées seront déterminées par des algorithmes. Selon les plus récentes études, les nouvelles technologies prendront encore plus d’importances dans les milieux de travail avec l’arrivée de la génération Z. L’infonuagique, l’impression 3D, les nouvelles technologies portables, l’intelligence artificielle, l’Internet de l’objet et le Big Data envahiront, et modifieront encore davantage les environnements de travail. Ces nouvelles technologies auront alors atteint une masse critique d’utilisation, qui se transposera inévitablement dans les organisations.

Littéralement nés avec un Smartphone et un ordinateur entre les mains, en même temps que le Web, les jeunes de la génération Z ont développés des valeurs intimement rattachées aux nouvelles technologies. En fait, pour eux, c’est pratiquement devenu une extension de leur personnalité. En moyenne, ils utilisent plus d’une dizaine d’applications sur leurs appareils mobiles, certains jusqu’à une cinquantaine. Au fil des années, ils ont développés des capacités multi-fonctionnelles et multi-écrans qui devraient aussi les favoriser, et leur assurer un certain leadership dans les nouveaux environnements de travail.

Toutefois, ce n’est pas tant au niveau démographique ou technologique que l’influence de la génération Z se fera le plus sentir au cours des prochaines années, mais plutôt dans l’approche même du travail. Les jeunes de la nouvelle génération démontrent encore plus de pragmatisme. À l’image des jeunes de la génération Y, ils ne conçoivent plus le travail comme principale source de motivation. Ils démontrent plus d’altruisme que les générations précédentes, et se montrent plus conscientisés aux problèmes sociaux et environnementaux. Leurs valeurs personnelles sont encore plus appuyées, et se transposent naturellement dans leur façon de travailler et de collaborer avec les autres.

Or, si on ne peut prédire exactement comment les environnements de travail continueront d’évoluer et de changer avec les nouvelles générations, ni même s’ils existeront encore tels que nous les connaissons, on doit toutefois se préparer à vivre d’autres changements majeurs au cours des quatre prochaines années, avec l’arrivée graduelle de la génération Z. Les prochaines années annoncent déjà une accélération des transformations sociales des entreprises et des organisations. Nous y sommes déjà!

Autres liens sur le sujet :

http://www.inc.com/ilya-pozin/this-is-how-we-ll-work-together-in-the-year-2020.html

http://www.informationdynamix.com/gen-z-the-six-forces-shaping-the-future-of-business-at-aiim-2015/

http://danschawbel.com/blog/39-of-the-most-interesting-facts-about-generation-z/

http://www.business2community.com/brandviews/marketo/meet-generation-z-marketings-next-big-audience-infographic-0971497#!bDlQve

http://www.marketingprofs.com/charts/2014/25991/the-work-expectations-of-generations-y-and-z

http://www.amanet.org/training/webcasts/Generation-Z.aspx?pcode=XCRP&

http://generation-z.fr/infographie-buzz-lete-generation-z-marketing/

http://millennialceo.com/generational-insights/generation-tank-economy-impact-jobs-outlook/

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20150212.OBS2324/generation-z-le-cerveau-des-enfants-du-numerique.html

http://millennialceo.com/generational-insights/genx-tank-social-medias-impact-relationships-2/

http://www.forbes.com/sites/danschawbel/2014/10/29/the-top-10-workplace-trends-for-2015/

http://sodexousa.com/usen/corporate_responsibility/responsible_employer/workplace_trends.aspx

http://www.fastcoexist.com/3037823/millennials-will-become-the-majority-in-the-workforce-in-2015-is-your-company-ready

 

 

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Génération C : L’avenir de la famille numérique

posted by Raymond Morin on vendredi, mars 6th 2015

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L’une des transformations les plus remarquables de la société actuelle peut s’observer dans notre façon de nous informer et de nous divertir à travers le Web et les médias sociaux. Au cours des vingt dernières années, notre premier apprentissage numérique s’est toutefois façonné au rythme des nouvelles générations, à l’ère de l’égocasting et de l’info-divertissement. D’une certaine manière, ça répondait aux premiers besoins fondamentaux.

Le phénomène de l’égocasting

SelfieOscarAu cours des vingt dernières années, les jeunes des générations Y et Z ont grandis et évolués à l’ère des télé – réalités, des jeux vidéo et des nouvelles technologies du Web et des médias sociaux. Un univers virtuel, où la réalité se confond souvent avec la fiction, et l’expérience personnelle devient la principale source de gratification.

Avec l’émergence des nouvelles plateformes populaires comme MySpace, YouTube et Facebook, qui ont favorisés l’expression de soi sous les formes les plus diverses, les générations numériques ont vite appris à utiliser les nouveaux outils technologiques mis à leur disposition pour s’exprimer, et se faire valoir. À travers les statuts et les profils qu’ils entretiennent sur les diverses plateformes, chacun se met en scène et devient en quelques sortes un nouveau canal de diffusion, une nouvelle source de contenus. Aujourd’hui, c’est par le biais de ¨selfies¨ et ¨shelfies¨ sur Pinterest, Instagram et Snapchat qu’ils recherchent leur ¨quinze minutes de gloire¨. (Lire aussi Génération C : Au centre des transformations sociales)

Le culte de l’instantanéité et de la nouvelle en direct

Image : Micronews.ca - The Internet in Real-Time

Image : Micronews.ca – The Internet in Real-Time

L’accès aux multiples sources de contenus du Web et des médias sociaux a également engendré un culte de l’instantanéité, qui a fini par supplanter les médias conventionnels et les institutions scolaires comme principal prescripteur d’informations et de connaissances. Aujourd’hui, avec les nouvelles technologies mobiles, les utilisateurs exigent des réponses immédiates à leurs questions et à leurs attentes. Ils privilégient une information visuelle, plus facile et rapide à comprendre (comme les vidéos, les images et les infographies), et choisissent spontanément les plateformes populaires pour faire leurs recherches (Wikipedia, Google, YouTube) ou leurs achats (eBay, Amazon).

En même temps, en l’absence de prescripteurs institutionnels pour les guider (les médias conventionnels et le système scolaire ayant vraisemblablement tardés à prendre le virage pour endosser ce rôle), les nouvelles générations ont été laissées à elles-mêmes, devant se fier à leur jugement et à leur intuition pour séparer le bon grain de l’ivraie. Aussi, on ne peut pas les blâmer d’avoir adopté la voie de la simplicité. Aujourd’hui, avec près de 200 millions de blogues, et plus de la moitié de la planète qui est connectée à Internet et aux médias sociaux, c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foins.

La famille numérique au rythme des nouvelles générations

Au cours des vingt dernières années, les cellules familiales (et communautaires) ont aussi évoluées au rythme des natifs numériques. Forcément entraînés par leurs progénitures vers les nouvelles technologies, les parents du nouveau millénaire (en fait, les jeunes boomers et la génération X) se sont peu à peu adaptés à ces nouveaux paradigmes. Ils sont devenus des ¨migrants numériques¨, et ont adoptés tour à tour les NTIC, puis Internet, les médias sociaux et les technologies mobiles, pour demeurer connectées aux nouvelles générations et au reste de la planète.

Au début, l’écart entre l’apprentissage numérique entre les générations était considérable, plus particulièrement entre les boomers et les jeunes de la nouvelle génération. Réfractaires dès le départ à abandonner leurs méthodes conventionnelles, les baby-boomers ont tardés à prendre le train. Durant les premières années du millénaire, cet écart a eu une influence majeure non seulement sur les familles, mais aussi sur l’ensemble de l’économie, forçant notamment la transformation sociale des entreprises et des organisations au fur et à mesure que les premières cohortes de la génération Y sont arrivés sur le marché du travail.

Aujourd’hui, les plus vieux boomers sont partis à la retraite, remplacés par les leaders de la génération X, et les environnements de travail ont déjà commencés à s’adapter aux nouvelles générations. Toutefois, au fil des années, l’écart entre les différentes générations s’est considérablement réduit. De nouvelles données statistiques, publiées récemment par le Pew Research Center’s Internet, démontrent notamment que si Internet et les réseaux sociaux ont été l’affaire des nouvelles générations au cours des premières années, la situation a beaucoup changée depuis 2010.

Après une croissance vertigineuse de plus de 80 points affichée entre 2005 et 2010, le taux d’utilisation du Web et des médias sociaux par la génération Y s’est stabilisé, pour atteindre à 90% en 2013. C’est plutôt du côté des baby-boomers (+12%) et des aînés (+17%) que l’on constate les plus forts taux d’augmentation de l’utilisation d’Internet depuis 2010, pour un taux combiné de près de 30% au cours des cinq dernières années.

sns-by-age-over-timeAujourd’hui, avec 65% des baby-boomers, et près de 80% (78%) des utilisateurs de la génération X qui sont désormais connectés sur le Web et les médias sociaux, on peut dire que le choc des générations s’est définitivement estompé. On retrouve de plus en plus de foyers avec trois (et, parfois même quatre) générations branchées sous le même toit. La ¨famille numérique¨ est devenue une réalité, une entité à part entière, où chaque membre de la communauté utilise désormais les mêmes outils pour communiquer, s’informer et se divertir.

Est-ce que ce rapprochement des générations connectées aura un impact positif sur l’avenir des médias sociaux? Ça reste à voir, mais le contexte est propice et on peut le souhaiter.

(Lire aussi l’article de Martin Lessard sur le blogue de l’émission Triplex, à Radio-Canada Prescripteur zéro: le passeur de culture en ligne)

 

 

 

 

 

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Génération C : Au centre des transformations sociales

posted by Raymond Morin on samedi, janvier 24th 2015

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À l’aube de 2015, une tendance lourde se démarque déjà dans les médias sociaux pour les prochains mois ; la nouvelle génération de consommateurs connectés, qu’on nomme désormais la Génération C, s’inscrira définitivement comme une plaque tournante dans le passage de la société de l’ère industrielle à l’ère numérique.

Déjà, depuis quelques années, grâce à l’impact des recommandations de pair-à-pair, et de la portée virale du ¨bouche-à-oreilles¨, les ¨consomm’acteurs¨ de la Génération C exercent un pouvoir d’influence formidable, et sans cesse grandissant, auprès des entreprises et des organisations.

Conception graphique : Guillaume Monsigny

Conception graphique : Guillaume Monsigny

En 2015, la Génération Connectée continuera de dynamiser les médias sociaux, et son influence se reflètera encore davantage dans les entreprises et les organisations. On privilégiera définitivement l’expérience des consommateurs, et la gestion du service et des relations avec la clientèle s’intègreront dans les stratégies de marketing. Les environnements de travail et les organisations s’adapteront aux nouveaux paradigmes des générations du nouveau millénaire. L’apprentissage numérique deviendra un pré-requis pour les candidats aux nouveaux emplois, et la rétention du personnel, un des enjeux majeurs pour les organisations.

Les dix travaux de la Génération C

Au cours des dernières années, l’influence grandissante des consommateurs connectés ne s’est pas seulement faite sentir dans les milieux de travail et dans l’économie, mais également dans plusieurs autres sphères d’activités de la société : de l’éducation à la santé, en passant par l’environnement, la famille, les loisirs, la culture, la politique et les médias. Ce sont les «dix travaux de la Génération C».

ContexteSocialGenerations1 – La Génération C influence toutes les couches de la société

De façon générale, les consommateurs connectés de la Génération C influencent chacune des générations démographiques, des aînés et des baby-boomers, aux générations X, Y et Z. Chacune des générations ne réagit pas de la même manière aux nouvelles technologies, et n’a pas les mêmes besoins, ni les mêmes habitudes, de vie et de consommation. Toutefois, avec les technologies mobiles, en 2015, l’écart de l’apprentissage numérique entre les générations diminuera de façon importante.

2 – Les consommateurs connectés modifient les règles du marketing

En privilégiant de plus en plus l’économie de partage ou collaborative (trocs, échanges, prêts et locations entre parties), les consommateurs connectés modifient en profondeur les règles du commerce et du marketing. Rejetant toute forme de publicité intrusive, ils obligent les marques à adopter de nouvelles relations avec les clients. Le paiement mobile et la monnaie virtuelle continueront de faire de nouveaux adaptes en 2015, et le marketing local et de proximité s’étendra davantage chez les commerçants.

3 – La Génération C accélère la transformation sociale des organisations

Tant au niveau de l’innovation technologique que de la productivité en milieu de travail, les entreprises et les organisations se voient contraintes de réorganiser leurs processus, et de s’adapter aux nouveaux paradigmes des générations numériques (BYOD, télé-travail, horaires flexibles). En 2015, les DRH doivent adapter leurs méthodes de recrutement, et miser davantage sur la rétention du personnel et leurs meilleurs ambassadeurs. L’employabilité des nouvelles générations se révèlera un enjeu majeur pour les organisations.

4 – Les consommateurs connectés adoptent l’économie du partage

L’accessibilité accrue, et le partage facilité de l’information via les médias sociaux, incitent les consommateurs connectés à adopter de nouveaux styles de vie, axés davantage sur la collaboration et la coopération. Mieux informé, le consomm’acteur se sensibilise de plus en plus aux services de partages qui gagnent en popularité, et l’économie durable fait surface. Au cours des prochaines années, on commencera à parler d’une économie non-marchande.

france_paris_charlie_hebdo_attack-e14206972347455 – La Génération C continue de réclamer des changements sociaux

Depuis les mouvements populaires d’Occupy Wall Street, du Printemps Arabe, et des grèves étudiantes, la pression populaire des nouvelles générations sur les gouvernements et les organisations n’a pas cessée. Partout dans le monde, la corruption et la dictature sont révélées au grand jour, et forcent une gouvernance plus transparente, sociale et juste. En 2015, de nouveaux mouvements d’insurrections soulèveront la population à travers les médias sociaux, comme vient de nous le démontrer ¨Je suis Charlie¨.

6 – Les consommateurs connectés se sensibilisent davantage à l’environnement

Conséquemment à leurs nouvelles habitudes de consommation plus axées sur le partage et l’échange, on verra la Génération C s’impliquer encore davantage dans les mouvements sociaux écologiques et environnementaux. Les nouveaux consommateurs connectés, mieux informés, influencent déjà l’agenda des industries polluantes et menaçantes pour l’environnement, l’écologie et la biosphère. On le constate avec les controverses engagées au sujet du gaz de schiste et des sables bitumineux, entres autres. Les entreprises alimentaires et pharmaceutiques continueront aussi de subir la foudre de la population via les médias sociaux.

7 – La Génération C favorise l’éclosion des nouvelles technologies

Les habitudes des consommateurs de la Génération C favorisent aussi la multiplication des nouvelles technologies : l’Internet de l’objet, l’impression 3D, la réalité augmentée et les technologies portables avancées constituent autant de tendances qui apporteront des changements majeurs, et ce, dans plusieurs secteurs. Les voitures électriques et les systèmes d’énergie solaire connaîtront notamment beaucoup de popularité auprès des consommateurs. À lui seul, le marché de l’analyse des données via l’Internet de l’objet représentera un marché de plusieurs milliards $ au cours des prochaines années.

8 – Les consommateurs connectés réclament des réformes du système de santé

Si le marché des nouvelles technologies avancées représente autant d’opportunités pour les entreprises, c’est que les consommateurs connectés qui les adoptent de plus en plus exigent en même temps qu’elles servent à améliorer leurs conditions de vie, et notamment au niveau de la santé. Les technologies portables avancées et l’impression 3D trouveront des applications pratiques qui amèneront des changements importants dans le système de santé. Le secteur de la médecine connaîtra d’importantes modifications au cours des prochaines années grâce aux nouvelles technologies.

9 – Les générations numériques s’informent et apprennent différemment

Avec l’utilisation des encyclopédies virtuelles et des engins de recherche, la Génération C a introduit de nouvelles façons de traiter l’information et d’apprendre.  Après l’enseignement à distance et les MOOC, la formation professionnelle et l’apprentissage numérique s’avèreront des enjeux majeurs pour les organisations. Au cours des prochaines années, les nouvelles générations s’impliqueront davantage dans la transformation sociale des institutions d’enseignement, et commenceront à apporter des solutions pratiques, qui répondent mieux à leurs besoins et à leur curiosité naturelle.

10 – La Génération C consomme la culture en kilobits/secondes

À l’ère numérique, toutes les industries culturelles se trouvent confrontées aux nouveaux paradigmes de la Génération C. De la musique au cinéma, en passant par la littérature et les arts visuels, la consommation de la culture se fait désormais en kilobits/secondes, via le Web et les médias sociaux. Les artistes doivent dorénavant intégrer les nouveaux canaux de diffusion dans leur démarche créative pour rejoindre leur clientèle. Plusieurs artistes et groupes, notamment en musique (Radiohead, Arcade Fire, Arctic Monkeys) ont très bien intégrés ces nouvelles notions, tandis que dans d’autres secteurs, comme dans celui du cinéma, ont optés pour des campagnes de financement publiques en ligne.

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Génération Connectée – Le marketing d’influence à l’ère numérique

posted by Raymond Morin on lundi, janvier 19th 2015

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Par Raymond Morin 

IMG_0370C’est le titre de mon nouvel ouvrage qui vient de paraître aux Éditions Kawa, en France. Il s’agit de mon troisième livre sur le Web et les médias sociaux, et c’est celui dont je suis le plus fier. J’y ai consacré plus de quatre années de recherches et d’analyses, mais c’est le premier qui aura une portée internationale. Ça valait la peine.

Endossé par Neal Schaffer, qui m’a fait l’honneur de signer la préface, ce livre est officiellement présenté aux professionnels des médias sociaux aujourd’hui même, dans le cadre du Web2Business 2015, à Paris. Il paraîtra aussi en anglais au courant de l’année. Pour le moment, la version française est disponible en ligne sur le site des Éditions Kawa.

Le pouvoir d’influence de la Génération C dans les médias sociaux

Les consommateurs connectés sont devenus les acteurs d’une nouvelle économie, et l’influence qu’ils exercent sur les entreprises et les organisations se reflète aujourd’hui dans plusieurs facettes de la vie: de la culture aux loisirs, en passant par la famille, l’éducation et le travail. Ces nouveaux paradigmes font en sorte que les entreprises et les organisations doivent désormais adapter leurs stratégies de marketing, pour répondre aux nouvelles attentes de ces ¨consomm’acteurs¨ que l’on appellent désormais la Génération C.

Aujourd’hui, les ¨Enfants du Millénaire¨ se trouvent aux commandes de cette nouvelle génération de consommateurs ¨branchés¨, mais ils ne sont déjà plus les seuls à profiter de ce pouvoir d’influence sur les marques et les organisations. Au fur et à mesure que les autres générations (les migrants numériques; des baby-boomers à la Génération Y) complètent leur apprentissage numérique en apprivoisant les nouvelles technologies, ils viennent grossir les rangs des consommateurs ¨branchés¨ de la Génération C.

Profitant de ces outils de diffusion, et de l’impact du ¨bouche-à-oreille¨ et des recommandations de pair-à-pair, les consommateurs connectés peuvent se révéler à tout moment les meilleurs ambassadeurs, ou les pires détracteurs, selon la qualité de leur expérience avec la marque ou l’entreprise. Désormais, elles doivent intégrer de nouvelles notions de marketing d’influence dans leurs stratégies pour rejoindre les consommateurs.

Un nouvel ouvrage qui vient de paraître aux Éditions Kawa, en France

Logo-Kawa-Ed-quadri-pour-FB-300x200Destiné principalement aux professionnels et aux entrepreneurs, de tous les secteurs d’activités, qui cherchent une source de références fiables pour mieux comprendre les nouveaux enjeux de la société à l’ère numérique, ce nouvel ouvrage présente les multiples facettes du marketing d’influence dans les médias sociaux : de l’identité numérique, à la e-réputation en passant par le ¨personal branding¨ et l’¨egocasting¨. Et, comment les ¨consomm’acteurs¨ de la nouvelle Génération C sont finalement les premiers à en bénéficier.

Plus de quatre ans de gestation

Au début, en 2010, lorsque j’ai amorcé la rédaction de ce nouveau livre, je n’aurais jamais cru que j’allais y mettre autant de temps. Je venais de sortir mon 2ième ouvrage : ¨Comment entreprendre le virage 2.0¨, et j’avais déjà en tête d’écrire et de publier un nouveau guide sur le marketing d’influence dans les médias sociaux et la nouvelle Génération C des consommateurs connectés l’année même.

Parallèlement à mes occupations professionnelles, qui m’ont amenées à suivre de près l’évolution des entreprises et des organisations à travers leur passage à l’ère numérique, j’ai eu la chance d’observer de près l’évolution des nouvelles générations avec mes deux garçons nés au début des années 90. Et, dès que j’ai commencé à publier mes premier blogues sur le sujet, j’ai vite compris que je m’embarquais dans une démarche qui risquait de se révéler beaucoup plus complexe. Que le marketing d’influence dans les médias sociaux et la nouvelle génération des consommateurs connectés font finalement partie d’une nouvelle science qui relève davantage de la sociologie et de l’anthropologie que des technologies. À ce niveau, nous n’en sommes qu’aux premiers balbutiements, un peu comme le septième art à l’époque du cinéma muet, il y aura bientôt un siècle.

Avec l’émergence du World Wide Web, en 1993-1994, l’humanité est passée de l’ère industrielle à l’ère numérique à une vitesse accélérée. Rapidement, la société s’est retrouvée entrainée dans un maelstrom de nouvelles technologies, confrontée à une certaine forme de ¨darwinisme numérique¨ (comme l’appelle Brian Solis), où les technologies évoluent plus rapidement que nous sommes capables de l’assimiler. Aujourd’hui, nous devons intégrer l’innovation technologique dans notre mode de vie, et adopter les nouveaux paradigmes des natifs numériques pour mieux faire face aux enjeux qui nous attendent face à la Génération C. (lire aussi Comment la révolution des médias sociaux profite à la Génération C)

L’influence des consommateurs branchés en cinq chapitres

Dans le premier chapitre, je dresse d’abord un portrait global de la nouvelle génération des consommateurs dans les médias sociaux, celle qu’on nomme désormais la Génération C. En m’appuyant sur différents ouvrages, et quelques études et analyses,  je tente de démontrer comment les comportements sociaux et économiques des cinq générations (des aînés et baby-boomers à la nouvelle Génération ALPHA) se rejoignent et se recoupent à travers les réseaux sociaux. Avec différents exemples, j’explique comment les cinq générations de consommateurs branchés de la Génération C exercent un véritable pouvoir d’influence dans plusieurs sphères d’activités de la vie de tous les jours. Et, comment les ¨natifs numériques¨ ont pris les commandes de cette nouvelle génération de ¨consomm’acteurs¨. Finalement, j’explique comment les entreprises et les organisations peuvent espérer regagner la confiance de ces nouveaux consommateurs avisés en modifiant leur approche.

Infographie par Maximize Social Business

Infographie par Maximize Social Business

Dans le second chapitre, je décris et je détaille les mécanismes du marketing d’influence dans les médias sociaux, et comment les entrepreneurs peuvent en profiter pour mieux rejoindre leur clientèle, et se positionner eux-mêmes parmi les leaders dans leur secteur. À travers différentes études, j’explique comment le marketing d’influence s’est développé de Machiavel à Cialdini, en passant par Malcolm Gladwell et Brian Solis, et quels sont aujourd’hui les trois grands défis du marketing d’influence, les principales étapes de préparation d’une campagne d’influenceurs, et à quels types d’influenceurs peut-on s’attendre dans la courbe d’adoption et la pyramide d’influence dans les médias sociaux.

Dans le chapitre suivant, je fais la distinction entre les influenceurs, et le phénomène grandissant des ambassadeurs en entreprise. J’explique qui sont les ambassadeurs versus les influenceurs reconnus, comment on peut les différencier, et quel est leur impact véritable dans le cadre d’une campagne de marketing sur les réseaux sociaux. À partir de cas vécu, et d’entrevue, je décris comment le consommateur peut devenir un fidèle ambassadeur, et comment on peut impliquer ses meilleurs ambassadeurs en entreprise.

Par la suite, dans le quatrième chapitre, j’explore davantage les effets de levier du marketing de contenus dans une campagne d’influenceurs. Pourquoi il faut placer les contenus au cœur de la stratégie de marketing, et comment le blogue se révèle un élément essentiel pour bâtir son influence dans les médias sociaux. J’explique pourquoi dorénavant les marques doivent penser comme des éditeurs Web, et quelles sont les quatre étapes d’un plan de marketing de contenus. J’ouvre finalement mon coffre à outils, et je propose une grille de publication à personnaliser.

Dans le cinquième et dernier chapitre du livre, je tente de déterminer la véritable valeur du capital social des influenceurs et des ambassadeurs, en expliquant comment le ¨Social Score¨ peut vite devenir un ¨Social Game¨ et une course à la popularité, qui ne fait que souligner encore davantage la valeur subjective de la mesure d’influence dans les médias sociaux. Finalement, je conclue le livre en décrivant les avantages d’une analyse plus contextuelle pour mesurer l’influence, et calculer le ROI d’une campagne d’influenceurs dans les réseaux sociaux. 

Un premier livre traduit en anglais

MSB Badge-300x250Ce nouvel ouvrage représente aussi un avancement important au niveau international dans ma carrière. Pour la première fois, un de mes livres sera traduit et publié en anglais. Préfacé par Neal (Schaffer), de Maximize Social Business, il m’a également ouvert la porte de la communauté de blogueurs de Curatti, où Jan Gordon m’a invité à contribuer avec une nouvelle colonne sur la Génération C.

curatti-logo-final-with-tag-trans-e1386771792543Chacune de ces contributions mensuelles en anglais sur le marketing d’influence dans les médias sociaux (avec MSB) et la Génération C (avec Curatti) a régulièrement suscité plus de 500 partages, parfois même jusqu’à plus de mille partages. Il était donc tout à fait normal de vouloir faire traduire ce nouvel ouvrage pour en faire profiter également mes lecteurs de Maximize Social Business et Curatti. ¨Génération C(onnectée) – Le marketing d’influence à l’ère numérique¨ sera donc également traduit en anglais au cours des prochaines semaines, pour une parution au printemps 2015.

 

 

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Génération C: Une affaire de famille!

posted by Raymond Morin on vendredi, décembre 12th 2014

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Par Raymond Morin

Avec l’arrivée massive des natifs numériques sur le marché du travail au cours des dernières années, la fracture numérique entre les générations apparaît de plus en plus évidente, et se reflète autant dans le milieu scolaire que dans le noyau familial. L’apprentissage numérique d’une génération à l’autre devient un nouvel enjeu pour la société.

Cette semaine, dans ma veille sur le Web, j’ai découvert un très bon article de David-Julien Rahmil, sur Digital Society Forum, le blogue de la firme française Orange : La famille connectée. Un billet qui illustre très clairement l’écart qui existe entre les générations au niveau de l’utilisation des nouvelles technologies, d’Internet et des médias sociaux, tout en soulignant que cet écart tend à diminuer selon le capital informatique des familles.

(Illustration : Régis Faller - Source Madame Le Figaro)

(Illustration : Régis Faller – Source Madame Le Figaro)

La fracture numérique entre les générations

La différence de compétences numériques la plus visible se trouve entre les Baby-boomers et les aînés et les natifs numériques. Un choc de générations qui se reflète plus particulièrement au travail où le transfert inter-générationnel des connaissances représente un véritable enjeu pour les organisations. Tandis que les boomers prennent des retraites de plus en plus hâtives, les jeunes générations débarquent massivement sur le marché du travail avec de nouveaux outils, et de nouvelles façons de faire qui ne correspondent plus aux méthodes traditionnelles des entreprises.

Même si cet existe écart encore pour près de 65% des Baby-boomers, et plus de 85% des aînés, qui ne possèdent pas de connexion Internet, comme le souligne Rahmil dans son article, il s’est considérablement réduit au cours des quatre dernières années. Depuis 2010, les plus importantes études confirment que les baby-boomers et les ainés affichent le plus fort taux de croissance d’adoption d’Internet et des médias sociaux.

Les boomers à la retraite (ou semi-retraite) ont dorénavant le temps et les moyens de se rattraper en tant que ¨migrants¨ numériques, et de se rapprocher de leurs enfants et de leurs petits-enfants. De plus, les nouvelles générations qui se trouvent en première ligne de la révolution numérique partagent plusieurs points en commun avec les boomers, qui ont vécus les grands changements de la révolution tranquille des années 60 et 70. Ce qui favorise encore davantage le rapprochement. Dans ce contexte, ce sont souvent les jeunes natifs numériques qui contribuent le plus à l’apprentissage numérique des boomers et des aînés. (lire aussi : Génération C – Comprendre l’ABC du XYZ – Des Boomers à la Génération ALPHA).

De la famille à l’école, comme au travail

Si l’arrivée des natifs numériques provoque un choc générationnel dans les entreprises et les organisations, l’écart entre les générations se  reflète tout autant à l’école, qu’au sein des familles, plus particulièrement lorsqu’il s’agit de conjuguer les trois aspects. L’écart des compétences numériques entre les parents et les enfants apparaît alors encore plus évident. Le même phénomène se reproduit aussi régulièrement en classe où les étudiants ont souvent une meilleure connaissance des nouvelles technologies et des médias sociaux que le personnel enseignant.

Toutefois, comme le souligne aussi Rahmil, cela dépend souvent du capital informatique et du niveau de vie de la famille. Dans les foyers favorisés, où les parents (les jeunes boomers et la génération X) ont pour la plupart fait le collège et l’université, le niveau d’éducation se rapproche de plus en plus. De plus, les parents ont appris à utiliser régulièrement les nouvelles technologies dans le cadre de leurs activités professionnelles, et se sont familiarisés avec Internet et les médias sociaux. L’utilisation des nouvelles technologies est aussi mieux partagée entre les générations. Dans les écoles privées, mieux financées, la situation est également plus favorable à l’intégration des nouvelles technologies dans le mode d’apprentissage.

Lucien Francoeur et Gerry Boulet (Offenbach), au milieu des années 80 (Source Journal de Québec)

Lucien Francoeur et Gerry Boulet (Offenbach), au milieu des années 80 (Source Journal de Québec)

Cependant, la situation est toute autre lorsqu’on arrive dans le secteur publique. On se retrouve avec des classes surchargées, et la fracture numérique apparaît encore plus évidente ; ¨On est comme des ¨boat people¨; on nous met 42 dans un même local, les jeunes arrivent équipés comme à la NASA. Le prof est encore avec une vieille télé qu’il doit pousser dans le corridor pour aller la brancher, tandis que les étudiants ont déjà leur ¨lap top¨ ou leur iPad… Le Printemps Érable nous a confirmé une chose ; aujourd’hui, ce n’est plus une question de changement de génération, mais de civilisation. Contrairement à ce que la majorité pense, les jeunes qui arrivent en classe sont très informés ; ils partent le matin, et ils ont déjà envoyés des courriels ou ¨textés¨ à leurs amis. Quand ils arrivent dans la classe, la journée est déjà commencée pour eux, ils ont déjà vécus des expériences en dehors. Et, nous, ont leur demande leur attention, alors qu’ils sont déjà survoltés… ¨ s’interroge Lucien Francoeur, mon vieil ami et collègue ¨poète-rocker¨, (devenu professeur de littérature au Cégep de Rosemont, à Montréal) dans une entrevue qu’il accordait récemment à Simon Jodoin, du Journal Voir, pour le lancement de son coffret ¨Chaud comme un jukebox¨.

Le difficile et nécessaire passage à l’adolescence

Comme le mentionnent Lucien dans l’entrevue-vidéo, et Rahmil dans son article, on doit aussi considérer le facteur humain dans l’équation. À l’adolescence, entre 14 et 18 ans (plus jeunes chez certains), il est clairement démontré que l’on vit une période de grandes transformations physiques et physiologiques, qui entrainent souvent des perturbations psychologiques majeures très difficiles à surmonter pour plusieurs individus. On ressent alors un besoin de s’affranchir et de se libérer de cette situation, et ce besoin normal d’autonomisation se traduit souvent par la fuite et le retrait. On cherche à se retirer du nid  familial pour apprendre à voler de ses propres ailes.

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(Source : bbc.co.uk)

C’est normal, ça fait partie du cycle de l’évolution, et il faut le comprendre comme parents, mais également comme enseignants. En tant que parents et enseignants, on doit éviter de tomber dans le piège, et d’adopter le rôle de surveillant des médias sociaux en voulant contrôler leur connexion Internet. À ce stade de leur évolution, les jeunes auront normalement tendances à se tourner vers leurs pairs pour poursuivre leur apprentissage numérique. Quoique l’on fasse, ils trouveront le moyen d’y accéder.

On doit plutôt faire appel à leur curiosité naturelle et à leur créativité innée, en les impliquant pour qu’ils intègrent d’eux-mêmes les nouveaux outils dans leur apprentissage numérique. En tant que premières générations de l’ère numérique, les clés du changement leur reviennent naturellement. Dans moins de 10 ans, les nouvelles générations constitueront plus de 75% de la main-d’œuvre active, et auront pris les commandes. Ils représentent déjà l’avenir de la société. Faisons-leur confiance, restons à l’écoute de leurs attentes et de leurs besoins, et trouvons ensemble la meilleure façon d’effectuer le passage à l’adolescence numérique.

C’est ce que je nous souhaite en 2015. En attendant, je me plais déjà à l’idée de retrouver mes deux fils pour le temps des Fêtes. Et, de les écouter me raconter comment ça se passe de leur côté, et de savoir où ils en sont rendus dans leur apprentissage numérique. J’en apprendrai sûrement beaucoup moi-même.

Que pensez-vous de cet article? Peut-on remettre les clés du changement numérique aux nouvelles générations? Doit-on les accompagner, ou mieux les encadrer? Partagez vos opinions et commentaires avec nos lecteurs.

 

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Génération C : Qui sont vraiment les natifs numériques?

posted by Raymond Morin on mercredi, novembre 26th 2014

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Par Raymond Morin

Depuis la crise économique de 2008-2009, l’arrivée massive des natifs numériques dans les hautes études (collège et université) et le marché du travail constitue un enjeu majeur pour la société. Toutefois, les entreprises et les organisations tardent à s’adapter aux nouveaux paradigmes, et le sujet revient de plus en plus souvent dans les conseils d’administration et les agences de marketing et de relations publiques. Qui sont vraiment les natifs numériques, et comment doit-on s’adapter?

Comment les natifs numériques influencent la société?

C’est le thème d’une présentation que j’ai donné le 19 novembre dernier, devant une centaine de participants au colloque annuel du RISQ (Réseau d’information scientifiques du Québec). Un organisme qui a joué un rôle crucial dans l’implantation d’Internet et des TI dans le système d’éducation au Québec, et qui soulignait par la même occasion son 25ième anniversaire.

banner-2014Dans cette présentation, disponible en ligne sur SlideShare, je dresse un tableau plus sociologique que scientifique, en décrivant l’influence qu’exercent les natifs numériques dans plusieurs sphères d’activités de la société moderne. J’explique comment ils influencent chacune des autres générations en prenant les commandes de la Génération C des ¨consomm’acteurs¨, et comment ce nouveau paradigme oblige les entreprises et les organisations à adapter leur approche commerciale et leur environnement de travail. Je souligne comment les natifs numériques sont devenus des acteurs importants des changements politiques à travers les réseaux sociaux, et comment les nouveaux styles de vie qu’ils adoptent ont modifié les relations familiales et communautaires.

Je décris également comment les natifs numériques changent le rapport avec les médias et les institutions en amenant de nouvelles façons d’apprendre et de traiter l’information et la culture. Je signale les tendances observées chez les natifs numériques, notamment au niveau de l’entrepreneuriat que de l’implication sociale. Et, finalement, j’explique pourquoi les communications visuelles, la transformation sociale des organisations et l’expérience enrichissante des natifs numériques se révèlent, à mon avis, les principaux enjeux du système actuel d’éducation.

Cette présentation mettait la table à un débat sur les enjeux des natifs numériques, plus spécifiquement dans le secteur de l’éducation. Un débat en plénière auquel j’étais très heureux de participer par la suite, et qui a suscité des échanges très intéressants. Le panel, animé de main de maître (comme toujours) par Bruno Guglielminetti, et qui réunissait mm. Vincent Tanguay, VP Québec Innovation et Transfert au CEFRIO, Sylvain Letellier (TP1), enseignant à l’Université de Sherbrooke, Richard Lacombe, directeur des TI au HEC Montréal, et trois jeunes ¨natifs numériques¨ qui cogneront bientôt aux portes du marché du travail : Amina Mseddi, Victor Therrien et Marc-Éric Boury.  Trois jeunes  brillants, et entrepreneurs dans l’âme, qui ont démentis plusieurs clichés tout au long du débat. Les natifs numériques ne sont pas tous ceux qu’on croit.

Les natifs numériques : un concept démographique à redéfinir !

ContexteSocialGenerationsEncore aujourd’hui, on constate que la notion de natifs numériques reste aussi plutôt vague à l’esprit de plusieurs professionnels. Durant ma présentation, j’ai d’abord rappelé que selon la notion de Mark Prensky (Digital Natives, Digital Immigrants), le terme de ¨natifs numériques¨ désigne la toute première génération à passer de l’ère industrielle à l’ère numérique.

La première génération de l’histoire qui a grandi et évolué à partir du berceau avec les supports numériques, l’ordinateur personnel et Internet, les jeux vidéo et les téléphones cellulaires. Ceux qui sont nés après 1994, soit la Génération Z. Dans l’esprit de Prensky, les autres générations, y compris la majorité des jeunes de la Génération Y, sont plutôt des ¨immigrants numériques¨, c’est-à-dire qu’ils se sont adaptés au fur et à mesure aux changements des nouvelles technologies.

ContexteNumeriqueGenerationsJ’ai aussi beaucoup insisté sur le fait qu’à l’ère numérique, l’avenir est davantage une question de sociologie que de technologie. Et, qu’à ce titre, on doit regarder plus loin que les statistiques et les données pour bien comprendre les véritables enjeux. À l’ère numérique, la sociologie démographique basée sur des périodes de 16 à 18 ans ne s’adapte plus à la réalité.

Avec l’évolution accélérée des technologies, les nouvelles générations se fragmentent. Au fur et à mesure qu’émergent de nouvelles technologies (à tous les trois ou quatre ans), on peut observer de nouveaux comportements sociaux. Et, ce phénomène est d’autant plus remarquable chez les natifs numériques. Il est peut-être encore trop tôt pour savoir ce qui caractérisera la dernière cohorte de la Génération Z, comme la suivante, la Génération ALPHA, mais avec la dernière crise économique de 2008-2009, on peut prévoir que ça aura quelque chose à voir avec la nouvelle économie du partage.

Les natifs numériques sont plus volontaires et ouverts qu’on ne le pense

Durant le débat qui a suivi, les trois jeunes natifs numériques ont tour à tour rappelés qu’on ne doit toutefois pas surestimer l’importance des nouvelles technologies, et qu’il faut cesser de croire que les jeunes des nouvelles générations sont nécessairement des utilisateurs aguerris. Même si ces nouvelles technologies sont devenues pratiquement des extensions de leur personnalité, et qu’ils maîtrisent bien les médias sociaux, plusieurs manquent de structure pour utiliser ces outils dans un contexte éducationnel. Selon eux, la plupart accueilleraient favorablement un meilleur encadrement professoral de l’utilisation des nouvelles technologies durant les cours, en autant qu’on les implique dans le choix des outils.

Récemment, le site Youtern.com – The Savvy Intern publiait une infographie de Bentley University : ¨Millenials at Work : What They Really Think qui tend aussi à démontrer que l’on doit effectivement revoir notre conception des natifs numériques, et enterrer définitivement certaines idées reçues, notamment sur l’étique et le sérieux qu’ils peuvent afficher dans leur formation professionnelle. Tout au long du débat, ces trois jeunes nous l’ont démontrés en expliquant très clairement leur point de vue et en répondant avec beaucoup d’aplomb aux questions de Bruno.

Selon l’étude des chercheurs de Bentley, même si 3 natifs numériques sur quatre exigent des horaires plus flexibles (ce que les trois jeunes du débat n’ont pas niés, au contrraire), plus du 2/3 croient aussi que leur employeur devrait limiter leur utilisation des médias sociaux pour améliorer leur taux de productivité, et plus de 90% des jeunes interrogés avouent consulter réguliers leurs courriels (du travail ou de l’école) en-dehors des heures ouvrables. Cette étude démontre aussi très bien que lorsqu’ont leur fait confiance, et qu’ont les écoutent, les natifs numériques ne sont pas aussi narcissistes et insouciants que la tendance populaire peut le laisser paraître. Et, qu’à l’ère des grandes transformations, les nouvelles générations pourraient finalement s’avérer les meilleurs guide si on leur remettait les clés du changement.

C’est sur cette note que j’ai terminé ma présentation, en suggérant une série de liens, en commençant par la série de fascicules publiés par le CEFRIO sur les cinq générations d’internautes au Québec.

Qu’en pensez-vous? Partagez votre opinion et faites-nous part de vos commentaires. Quelles sont vos expériences professionnelles avec les natifs numériques? N’hésitez pas à partager vos expériences.

Lire aussi :

Millenials will become the majority in the workforce in 2015. Is your company ready? par Sydney Brownstone sur FastCo Exist : http://www.fastcoexist.com/3037823/millennials-will-become-the-majority-in-the-workforce-in-2015-is-your-company-ready

Are You Millenial by Birth or Mindset, par Brian Fanzo, sur Broadsuite : http://broadsuite.com/are-you-a-millennial-by-birth-or-mindset/

Listen Up Leaders : We Are All Millenials, par Meghan Biro, sur Forbes : http://www.forbes.com/sites/meghanbiro/2014/10/23/listen-up-leaders-we-are-all-millennials/

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L’influence grandissante des ambassadeurs en entreprises

posted by Raymond Morin on vendredi, octobre 31st 2014

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Par Raymond Morin

En 2014, les notions d’influenceurs et ambassadeurs dans les médias sociaux se sont trouvées plus que jamais au centre des préoccupations des entreprises et des marques. À défaut de pouvoir compter sur l’impact du marketing traditionnel pour rejoindre la clientèle, les agences de marketing et de relations publiques ont commencé à faire appel aux influenceurs et aux ambassadeurs, dans l’espoir de susciter le ¨bouche-à-oreille¨ et d’obtenir les recommandations.

6-Social-Media-Influencers-or-Ambassadors-V2-copyDéfinir le rôle des ambassadeurs en entreprises

Au fil des expériences, deux grandes tendances se détachent dans le marketing d’influence dans les médias sociaux. D’un côté, le capital social des influenceurs, mesuré par des algorithmes, demeure très relatif, et ne peut s’appliquer que dans un contexte favorable aux objectifs d’une campagne. L’impact des influenceurs s’avère donc forcément limité. À l’inverse, un nombre grandissant de professionnels et d’entreprises se tourne progressivement vers les ambassadeurs en entreprises qui représentent un meilleur potentiel. Mais, leur rôle reste encore à définir.

Depuis un peu plus d’un an, on observe ce phénomène se développer dans plusieurs organisations. Plusieurs spécialistes s’y sont penchés, et de nombreux articles ont été rédigés, pour analyser et décrire la valeur réelle des ambassadeurs en entreprises. J’ai moi-même écris quelques billets sur le sujet, et j’y consacre tout un chapitre dans mon nouvel ouvrage (Génération C et l’influence des consommateurs branchés). Récemment, Neal (Schaffer) et PeopleLinx ont aussi publiés un e-book très intéressant : Social Marketing : How To Build an Employee Advocacy Program ; un guide complet qui explique comment bâtir un programme d’ambassadeurs en entreprises efficace sur LinkedIn et Twitter. (Lire aussi : Social Media Influencers or Ambassadors : How To Identify Them ?)

Personnaliser et humaniser la relation marque-client

NealSchafferAdvocacyProgramComme le démontre Neal dans son livre, un programme efficace d’ambassadeurs en entreprise pourra avoir plusieurs retombées positives sur l’organisation. L’engagement des employés permettra d’accroître la portée de la marque dans les médias sociaux, d’augmenter sa crédibilité et de bâtir un réseau solide autour des consommateurs. Un programme d’ambassadeurs en entreprise permettra aussi d’être à l’écoute du client, et de pouvoir ainsi mieux mesurer l’efficacité de son intervention dans les réseaux sociaux et de se réajuster en conséquence. Les entreprises et les marques doivent donc donner la parole à leurs ambassadeurs.

Aux USA, plus de 93% des entreprises comptent plus de 100 employés dans les médias sociaux, et pendant que la confiance des consommateurs envers les marques et leur dirigeant (CEO) décline (moins de 15%), celle des employés a augmenté de plus de 20% au cours des cinq dernières années (selon le Edelman Trust Barometer). Actuellement, plus de 70% de la perception des marques par les consommateurs est déterminée par l’expérience vécue avec un individu représentant de la marque, révèle aussi une étude de Market Leader. Tout comme l’exemple de TELUS sur Maximize Social Business, on relate ailleurs aussi plusieurs autres histoires à succès d’organisations qui ont réussi à implanter des programmes d’ambassadeurs en entreprises, pour rejoindre plus efficacement leur clientèle, comme Yahoo!, Salesforce, SAP, Electronic Arts et Adobe qui se trouvent en tête de liste du palmarès de  Sociallook Leaderboard.

Toutes les recherches pointent dans ce sens ; les ambassadeurs sont devenues la voix la plus crédible des marques et des organisations. Les consommateurs veulent s’adresser à des personnes, à des humains comme eux. L’engagement des ambassadeurs en entreprises humanise et personnalise la relation marque-client. C’est cet engagement personnel des ambassadeurs en entreprises qui installera une relation de confiance, qui se traduira régulièrement par de nouvelles opportunités d’affaires et des ventes concrètes. Mais, l’engagement des ambassadeurs permettra aussi d’améliorer considérablement l’efficacité du service à la clientèle, de la gestion des ressources humaines et des relations publiques. Et, il permettra aussi très souvent de mieux gérer les situations de crises qui ne manqueront pas d’arriver sur les réseaux sociaux.

Sur les réseaux sociaux, n’importe qui peut générer une crise

Dans les réseaux sociaux, on le sait, n’importe quel lambda peut se révéler du jour au lendemain l’un des pires détracteurs d’une marque ou d’une organisation. Du point de vue du consomm’acteur, c’est un pouvoir d’influence qu’il n’hésite pas à exercer pour obtenir satisfaction. Et, malgré les exemples de gaffes de relations publiques ou de services à la clientèle qui ne cessent de se multiplier à travers les réseaux sociaux, de récentes études démontrent que près de 60% des entreprises n’ont pas de plan pour faire face aux crises.

On cite souvent les exemples de Heather Armstrong (@Dooce) avec Maytag/Whirlpool, ou du musicien canadien Dave Carroll (@DaveCarroll), avec la United Airlines (United Breaks Guitar), pour décrire le pouvoir d’influence négatif que peut exercer n’importe quel lambda à travers les réseaux sociaux. Dans ces deux cas célèbres, ils ont su profiter d’une certaine portée dans les réseaux sociaux pour amplifier largement leur message, et installer un contexte jouant en leur faveur pour faire plier les marques fautives. En 2013, il aura suffit qu’un pasteur, avec 24 000 «followers» sur Twitter dénote une erreur d’étiquetage des bibles en magasin, pour que Costco se retrouve devant une crise majeure à gérer sur les médias sociaux. Encore tout récemment, les pressions des militants de Greenpeace sur les réseaux sociaux ont poussé le fabricant de jouets Lego à mettre fin à une entente très lucrative avec Shell.

NestléSMWarRoomAprès ces erreurs monumentales, qui ont coûté des fortunes aux entreprises, et quelques renvois, la réputation en ligne des entreprises et des marques prend une double valeur, et la gestion de crise se révèle dorénavant une priorité qui celles qui comprennent désormais l’importance de gérer la e-réputation. Au cours des dernières années, plusieurs organisations ont mis en place des «Social War Room» de monitoring des médias sociaux (comme Dell, IBM, Nestlé, KLM, CISCO, SouthWest Airlines, et plusieurs autres) pour mieux gérer ces situations de crise. Or, dans une situation de crise générée par une erreur des relations publiques ou du service à la clientèle, si les excuses viennent du personnel, elles seront généralement mieux entendues. Si l’entreprise sait, à travers ses ambassadeurs, démontrer de la franchise et de l’honnêteté, et faire preuve de transparence dans sa réponse, elle parviendra souvent à désarmorcer la crise.

Remettre les clés aux ambassadeurs, et les installer dans le siège du conducteur

Toutefois, parce que l’engagement des ambassadeurs repose principalement sur la spontanéité et l’authenticité de leurs recommandations, il peut difficilement être contrôlé, monnayé, ou même commandité. Son engagement doit plutôt être motivé par d’autres incitatifs. Les ambassadeurs en entreprises vont naturellement privilégier des incitatifs qui vont les valoriser. Les entreprises doivent donc viser à développer un sentiment de fierté et d’appartenance. Et, si les employés ont en même temps l’impression de servir et de défendre une cause sociale juste et honorable, leur engagement sera d’autant plus grand.

Des marques comme Adobe ont su développer des programmes d’ambassadeurs en entreprise efficaces, en apportant du support interne pour leur faciliter la tâche, et en mettant en place des infrastructures incluant des politiques et des guides d’utilisation accompagnés de formations en atelier. À l’été 2014, plus du tiers des 11 000 employés d’Adobe dans le monde avaient spontanément suivis le programme de formation Social Shift de la compagnie pour devenir des ambassadeurs de la marque dans les réseaux sociaux.

Dans leur e-book, Neal et l’équipe de PeopleLinx proposent également une série d’incitatifs pour impliquer davantage les meilleurs ambassadeurs en entreprises, comme la «gamification» des objectifs corporatifs, la reconnaissance des meilleurs contributeurs, la valorisation à l’interne, les récompenses au mérite (badging), la co-création de contenus (crowdsourcing) et l’accès exclusif à certains privilèges.

À l’exemple de TELUS et des autres marques qui ont su impliquer leurs meilleurs ambassadeurs en instaurant leur propre programme et leurs propres incitatifs, chaque organisation trouvera avantages à donner la parole à son meilleur capital social ; son personnel. Il faut cependant accepter de lui remettre les clés, et de l’installer dans le siège du conducteur.

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que les entreprises ont avantages à remettre les clés aux ambassadeurs? Quelles sont vos expériences avec les ambassadeurs en entreprises? Partagez vos commentaires et vos idées.

 

 

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Comment la révolution des médias sociaux profite à la Génération C

posted by Raymond Morin on mercredi, octobre 8th 2014

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Par Raymond Morin

Depuis vingt ans, on compare la révolution d’Internet et des médias sociaux à celle de l’imprimerie de Gutenberg.  L’invention de l’imprimerie typographique, à l’aube de la Renaissance, a ouvert la porte à une plus grande démocratisation de l’information, et la diffusion des idées. Cinq cent ans plus tard,  Internet et les médias sociaux ont pavé la voie d’une révolution sociale et économique encore plus importante qui touche tous les aspects de la vie.  L’humanité est définitivement passée à l’ère numérique.

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Les natifs numériques aux commandes d’une nouvelle économie

Plusieurs auteurs et chercheurs se sont penchés sur l’émergence des nouvelles technologies de communications, d’Internet et des médias sociaux, pour mieux comprendre comment la société s’est transformée au cours du siècle dernier.  Avant l’invention de Gutenberg, la ¨connaissance¨ était soigneusement consignée par écrit, et préservée par les moines, pour éviter qu’elle ne se perde avec les générations.  La plus grande circulation de l’information a sonné le glas à l’ère de l’encyclopédisme médiéval.  Un peu de la même façon que les TIC, Internet et les médias sociaux annoncent la mutation profonde des médias conventionnels avec l’arrivée des nouvelles générations de ¨natifs numériques¨.

Ces ¨natifs numériques¨, qu’on retrouve parmi les nouvelles générations Y (1979 – 1994) et Z (1995 – 2000), représentent la première génération ayant grandi et évolué au rythme des grands changements numériques, avec les supports digitaux, les jeux vidéos, les ordinateurs et les téléphones cellulaires. Avec ces nouvelles technologies, qui sont devenues pratiquement des extensions de leur personnalité ; ils traitent et consomment l’information différemment.

Cette nouvelle démocratisation de l’information leur apporte un nouveau pouvoir d’influence qui se reflète dans plusieurs aspects de la vie ; de l’économie à la politique et du travail à l’éducation, en passant par la santé et l’environnement jusqu’aux loisirs et la famille.  Les ¨natifs numériques¨ constituent déjà la nouvelle force émergente de la société, et dans moins de cinq ans, ils représenteront plus de la moitié de la main-d’œuvre active.  Naturellement plus aguerris et actifs dans ce nouvel écosystème numérique, ils font figure de proue d’une révolution qui les dépasse largement et qui englobe finalement tous les consommateurs branchés, des baby-boomers aux nouvelles générations.  C’est la génération des ¨consomm’acteurs¨  de la Génération C. (lire aussi : Les neuf sphères d’influenceurs de la Génération C)

Au royaume du mobile, le «consomm’acteur» est Roi!

(Image : Culturecrossmedia.com)

(Image : Culturecrossmedia.com)

Actuellement, selon les statistiques de l’Association Canadienne des Télécommunications Sans-Fil, trois adultes sur quatre possèdent déjà un téléphone intelligent qui lui permet de demeurer branché sur le Web en tout temps, et plus du quart s’en servent pour effectuer des transactions bancaires ou des paiements mobiles. En 2015, on prévoit qu’une personne sur 3 utilisera son téléphone intelligent pour des transactions en ligne.

Pour plusieurs utilisateurs, l’accès à l’Internet mobile se révèle aussi essentiel que de répondre à ses besoins vitaux.  Aujourd’hui, on se passe plus facilement d’une conjointe ou d’une nouvelle automobile que de son téléphone cellulaire. Pour les mobinautes, ces outils s’avèrent une extension d’eux-mêmes, et ils les imposent désormais dans leur entourage, jusque dans leur milieu de travail.

C’est un phénomène qui se reproduit aux quatre coins du globe, et qui a vite entraîné une mouvance massive des annonceurs vers les nouvelles plateformes mobiles.  Depuis 2010, les dépenses publicitaires destinées aux applications mobiles ont littéralement explosé, et on prévoit qu’elles vont quadrupler d’ici 2015, pour atteindre plus de 25 milliards $. Évidemment, ce succès commercial et populaire favorise la relance de technologies connexes, comme la géolocalisation, les codes QR et le m-couponing, mais surtout l’émergence de nouvelles technologies comme l’infonuagique (Cloud Computing), et le NFC (Near Field Communication) qui rendra les paiements mobiles aussi incontournables que le Web l’est déjà. Selon de récentes études de CISCO et Pew Research Center, plus de la moitié (53,8%) des jeunes de 18-34 aux États – Unis et au Canada utilisent un téléphone intelligent.  Bien sûr, ils devancent largement toutes les autres générations, et comme on pouvait s’y attendre les applications géolocalisées, permettant de bénéficier de promotions spontanées obtiennent la faveur de la grande majorité des utilisateurs (81/%).  Près de 30% (28%) y reviennent même plusieurs fois par jour, et plus du double (58%) des utilisateurs vont partager leur localisation pour obtenir des primes plus intéressantes.

De toute évidence, ces statistiques ne feront que croître au cours des prochains mois.  À ce rythme, dans quelques années à peine, les jeunes adultes des générations Y et Z deviendront les principales forces économiques de notre société.  Cependant, chacune des autres générations continuera de contribuer de plus en plus, à sa manière et suivant ses intérêts, au pouvoir d’influence qu’exercent les consommateurs branchés, qu’on appelle désormais la Génération C.

Le consommateur branché au centre des enjeux corporatifs 

En moins de temps que les générations n’en prennent pour se renouveler, Internet s’est imposé dans toutes les facettes de notre vie quotidienne.  Des loisirs à l’éducation, de la maison au travail, du ludique au pratique, le Web et les nouvelles technologies se révèlent désormais incontournables pour le bon fonctionnement de notre société.  Très rapidement, l’utilisateur a su maitriser les nouvelles technologies, et se les approprier pour s’affranchir de ses limites et s’accomplir.  À l’ère des médias sociaux et des technologies mobiles, son influence se confirme d’autant plus qu’il prend les rênes d’une nouvelle économie.

Profitant de son accessibilité quasi illimitée aux produits et contenus diffusés sur le Net, l’utilisateur se révèle un consommateur d’autant plus avisé, qui prend dorénavant un rôle actif et déterminant dans le nouvel échiquier économique. En pouvant contrôler et choisir ce qu’il consultera, commentera, consommera et recommandera à ses pairs, il devient en quelques sortes le créateur et le diffuseur de sa propre chaîne de contenus sur le Web. Avec l’avènement des médias sociaux, la société est vite passée des médias de masse (broadcasting) à l’ère de l’égocasting (ou diffusion de niche).  Ce faisant, le consommateur branché a court-circuité les médias traditionnels, et forcé la main aux agences de publicité et de marketing. Il se révèle à la fois le client, et le média.  Et, finalement, c’est toute la Génération C qui en ressort la grande gagnante de la révolution des médias sociaux.  

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que le consommateur doit être au centre des enjeux? Partagez vos expériences avec les ¨natifs numériques¨ et les nouvelles générations de consommateurs branchés. 

Extraits condensés du livre Génération C et l’influence des consommateurs branchés! à paraître en ligne en Novembre.

 

 

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GENERATION C : l’influence des consommateurs branchés

posted by Raymond Morin on dimanche, juin 29th 2014

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Par Raymond Morin

La longue gestation d’un nouvel ouvrage spécialisé

(MaJ: 16 août 2014)  Au début, lorsque j’ai amorcé la rédaction de mon nouveau livre : «GÉNÉRATION C et l’influence des consommateurs branchés», je n’aurais jamais cru que j’allais y mettre autant de temps. Endossé par Neal Schaffer (mon mentor, devenu un ami), qui m’a fait l’honneur de signer la préface, ce nouveau guide de références est le résultat de plus de cinq ans de recherches et de lectures, d’entrevues et de discussions, avec d’autres spécialistes, sur l’influence grandissante des «consomm’acteurs» sur les réseaux sociaux.

imgresPour les organisations, les entreprises et les professionnels, c’est définitivement le règne des consomm’acteurs de la Génération C qui vient de s’amorcer. Le pouvoir d’influence qu’ils exercent à travers les réseaux sociaux se traduit par de nouvelles règles et de nouvelles approches de marketing et de ventes.  Le marketing d’influence dans les médias sociaux prend le dessus sur les méthodes traditionnelles, et obligent les professionnels, les entreprises et les organisations à se démarquer de la mêlée.  Ils doivent désormais miser sur la qualité et la pertinence de leurs contenus pour attirer et retenir l’attention de leur clientèle.

Dans ce contexte, pendant la rédaction de mon dernier livre : «Comment entreprendre le virage 2.0», je savais qu’un seul ouvrage ne pourrait suffire à décrire et à expliquer tous les nouveaux paradigmes qui régissent désormais la nouvelle économie à l’ère numérique.  J’avais déjà en tête un nouvel ouvrage de référence consacré à la nouvelle Génération C (les consommateurs branchés) et l’influence qu’ils exercent sur les entreprises et les marques à travers les médias sociaux.

C’est en avril 2009, j’ai publié mes deux premiers billets sur le sujet, sur Blogspot : «L’identité numérique à l’ère de l’égocasting» et «Le Web 2.0 et le pouvoir de la Génération C». Deux premiers articles qui annonçaient déjà le ton du nouvel ouvrage que je vous présente enfin aujourd’hui.  Toutefois, ce n’est qu’au printemps 2010, pour la sortie de mon livre «Comment entreprendre le virage 2.0», lorsque que j’ai transféré mes billets sur WordPress, que j’ai ouvert un compte Twitter pour relayer mes nouvelles.  Par la suite, pour diffuser plus largement mes nouveaux contenus, j’ai développé ma présence sur de nouvelles plateformes sociales, j’ai ouvert et participé à différents groupes de discussions, et j’ai multiplié mes sources de contenus externes en m’abonnant à différents aggrégateurs.

Un réseau de diffusion à l’échelle du World Wide Web

Les cinq types d'influenceurs

Les cinq types d’influenceurs

À l’automne 2011, à l’invitation d’Isabelle Poirier et Ian Smith, de l’agence Intelegia, et, au même moment, de Jeremy Benmoussa et Camille Jourdain, du site Locita (en France), j’amorçais mes deux premières collaborations comme blogueur-invité sur d’autres plateformes de contenus. À partir du moment où mes articles furent relayés sur ces plateformes, dans les deux langues (sur le site bilingue d’Intelegia), et sur deux continents (avec le site Locita), j’ai commencé à échanger  plus régulièrement avec d’autres blogueurs, notamment aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde. Dès le printemps suivant, mes articles traduits en anglais ont rapidement obtenus plus d’échos, et ont été repris sur certaines plateformes de contenus comme SocialMediaToday, et surtout Windmill Networking, de Neal Schaffer (qui est devenue Maximize Social Business en 2013), où je signe la colonne mensuelle «Social Media Influence» depuis 2012.

Ce tremplin fut vraiment un déclencheur pour mon réseau à l’international.  Aujourd’hui, mon profil social circule sur plus d’une centaine de plateformes, et mes contenus et mes tweets sont lus et partagés dans plus de 70 villes dans 24 pays dans le monde. Parmi mes quelques 8 725 abonnés sur Twitter, 43,5% proviennent des Etats-Unis, 21,8% du Canada, 15% de la France, 5,2% du Royaume-Uni, et 1,8% de l’Australie.  (source : Demographics Pro).

Depuis ce temps, j’ai rédigé et publié plus de deux cent billets et articles axés sur cette thématique, que j’ai finalement adaptés, et regroupés en quatre chapitres dans ce nouvel ouvrage «GÉNÉRATION C : l’influence des consommateurs dans les médias sociaux». Destiné aux chefs d’entreprises et aux professionnels de tous les secteurs, ce nouvel ouvrage présente les multiples facettes du marketing d’influence dans les médias sociaux ; de l’identité numérique, à la e-réputation au personal branding et l’égocasting, et comment les consomm’acteurs de la Génération C en bénéficient.

L’influence des consommateurs branchés en quatre chapitres

Dans le premier chapitre, je dresse d’abord un portrait global de la nouvelle génération des consommateurs dans les médias sociaux, celle qu’on nomme désormais la Génération C. En m’appuyant sur différents ouvrages, et quelques études et analyses,  je tente de démontrer comment les comportements sociaux et économiques des cinq générations (des aînés et baby-boomers à la nouvelle Génération ALPHA) se rejoignent et se recoupent à travers les réseaux sociaux. Avec différents exemples, j’explique comment les cinq générations de consommateurs branchés de la Génération C exercent un véritable pouvoir d’influence dans neuf sphères d’activités de la vie de tous les jours. Et, comment les organisations, les marques et les entrepreneurs et professionnels peuvent regagner la confiance des consommateurs en modifiant leur approche de marketing.

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Dans le deuxième chapitre, je décris et je détaille les mécanismes du marketing d’influence et de contenus dans les médias sociaux, et ce que ça représente comme opportunités, à la fois pour les consommateurs et les entreprises. À l’aide d’autres exemples, et en me basant sur mon expérience personnelle, j’explique comment les entreprises et les professionnels peuvent en profiter pour mieux rejoindre leur clientèle. Finalement, j’ouvre mon coffre à outils, et j’explique comment j’utilise les différentes applications disponibles sur le Web pour alimenter mon réseau, et diffuser mes contenus sur les différentes plateformes.

Dans le troisième chapitre, j’explique ma conception de la courbe d’utilisation des médias sociaux et la pyramide d’influence que suivent à la fois les influenceurs, les entreprises et les utilisateurs.  Je fais la distinction entre les différents types d’influenceurs et les ambassadeurs, comment on les identifie et comment on peut les trouver à travers les réseaux sociaux. Avec quelques études de cas (TELUS Québec, CADILLAC ATS 2013), je décris comment certaines entreprises se sont démarquées à travers différentes campagnes de marketing d’influenceurs et d’ambassadeurs.

Dans le quatrième et dernier chapitre, j’explique la véritable valeur du capital social des influenceurs, et comment la mesure de l’influence dans les médias sociaux est devenue une priorité pour les agences de marketing. Je décris les principaux outils de mesure gratuits (Klout, Kred, PeerIndex, et je démontre comment on peut faire grimper son capital social en acceptant l’aspect ¨jeu social¨ des algorithmes qui les régissent. Je souligne aussi dans ce dernier chapitre comment la mesure de l’influence dans les médias sociaux a évolué rapidement, et se révèle un marché très lucratif avec l’acquisition de Klout par le géant Lithium Technologies pour 200 millions $ au début de 2014.  J’explique pourquoi les organisations et les entreprises doivent désormais considérer une analyse plus contextuelle de leur campagne d’influence dans les médias sociaux, avec une entrevue de Nicolas Chabot de Traackr. Et, je dresse une liste des différents outils d’analyse et de ¨monitoring¨ de performance, en décrivant les avantages des autres métriques comme les KPI (Key Performance Indicator) et les CLV (Customer Lifetime Value) avec Neal Schaffer.

Je conclue en expliquant pourquoi et comment les organisations, les entreprises et les professionnels doivent dorénavant considérer le retour sur investissement de leur campagne de marketing dans les médias sociaux différemment. En l’orientant davantage vers les consommateurs branchés de la Génération C. Car, ce sont eux qui possèdent vraiment les clés de l’influence dans les médias sociaux.

Dans cet ouvrage de plus de 150 pages, vous trouverez toutes les informations essentielles, les plus pertinentes et actuelles, pour vous aider à mieux comprendre les différentes motivations des nouvelles générations de consommateurs branchés de la Génération C.  Plusieurs tableaux et infographies expliquent les mécanismes du marketing d’influence dans les médias sociaux, tandis que plusieurs listes présentent en revue les différents outils de mesure et de ¨monitoring¨. Finalement, à travers les différents chapitres du livre, vous découvrirez également une série de liens enrichis vers différentes références et sources d’informations utiles et pratiques.

Un premier livre traduit en anglais

(Image : Maximize Social Business)

(Image : Maximize Social Business)

Pour la première fois, un de mes livres sera publié dans plusieurs langues. Préfacé par une sommité des médias sociaux ; Neal Schaffer, qui me fait cet honneur.  «GÉNÉRATION C : l’influence des consommateurs dans les médias sociaux» sortira d’abord en version numérique (en français) à la fin de l’été, puis en format imprimé au début de l’automne. Plus tard, en octobre ou novembre, la version anglaise : «GENERATION C : The Influence of the Connected Consumers», sera publiée à son tour dans les deux formats.  Et, pour 2015, il est déjà question que l’ouvrage soit traduit en espagnol pour le marché hispanophone de l’Amérique du Sud, des Etats-Unis et de l’Europe.

En souhaitant que ce nouvel ouvrage, et toutes les informations qu’il regroupe, apportent aux lecteurs un nouvel éclairage sur les enjeux qui attendent les entreprises et les professionnels au cours des prochaines années face à la montée de la nouvelle Génération C, j’attendrai vos commentaires et suggestions pour y apporter les derniers ajustements.  De quel(s) aspect(s) de la nouvelle Génération C, et du pouvoir d’influence qu’ils exercent dans les médias sociaux, souhaiteriez-vous que mon prochain ouvrage traite davantage? Faites-moi connaître  vos suggestions, et recevez une copie personnalisée.  Au plaisir d’avoir de vos nouvelles. Et, bonne lecture!

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