Pour entreprendre le virage des médias sociaux

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Marketing d’influence : Pour en finir avec le «score social»

posted by Raymond Morin on Mercredi, avril 9th 2014

Par Raymond Morin

Vers une plus grande personnalisation de l’offre

imgres-11Les derniers mois ont été particulièrement fertiles dans les médias sociaux. Les fusions et les acquisitions d’entreprises se sont multipliées, apportant une plus grande profondeur aux principaux joueurs de l’industrie. Celle de Klout, le «standard de la mesure d’influence», par Lithium Technologies aura assurément un très gros impact sur le marketing dans les médias sociaux.

Avec cette acquisition, Lithium Technologies fait converger les informations mensuelles de plus de 100 millions de consommateurs, avec la banque de données de plus de 500 millions de d’utilisateurs touchés par l’outil de mesure d’influence dans les médias sociaux. En effet, la liste des données personnelles disponibles via les plateformes sociales recensées par l’algorithme de Klout est impressionnante.  Seulement sur Facebook et LinkedIn, Klout extrait une quinzaine de données fournies par l’utilisateur pour calculer son «score social». L’outil accède également à nos données sur Twitter, Instagram, Google+, FourSquare, YouTube, WordPress, Flickr, Yammer, Bing et Last.fm. Avec l’apport des données de Klout, Lithium est donc en mesure d’établir un portait très précis des centres d’intérêts des consommateurs, et ainsi de mieux guider les marques dans leurs campagnes. Est-ce à l’avantage du consommateur? (lire aussi : What Does Klout Know About You, de Jim Dougherty sur LeadersWest)

Doit-on craindre le profilage commercial?

imgres-12Avec un accès aussi ciblé d’informations personnelles sur les consommateurs, doit-on craindre le profilage commercial? La question a été soulevée récemment à l’émission de Bazzo, à Télé-Québec, avec Jacques Nantel, professeur titulaire au HEC Montréal, et Jean-Hugues Roy, professeur à l’École des médias de l’UQAM. (voir aussi : Doit-on craindre le profilage commercial, sur Bazzo TV). Un débat pertinent, certes, et tout à fait justifié, qui mérite largement qu’on y porte attention. Toutefois, si la situation présente une certaine menace pour la confidentialité des consommateurs, elle offre aussi plusieurs avantages.

Le profilage commercial ne représente pas que des désavantages.  Il permet notamment aux marques de mieux cibler les intérêts des clients potentiels, et de ne leur proposer que des contenus et des publicités qui peuvent les concerner.  Avant Lithium, Apple avait également adopté cette tangente avec l’acquisition de Topsy en 2013. Et, d’autres entreprises comme Traackr, Appinions et Augure, avaient choisies de privilégier l’analyse contextuelle de l’influence dans les médias sociaux avant le ¨scoring social¨, qui n’est finalement que la pointe de l’iceberg, qu’un aperçu du véritable capital social d’un influenceur dans les médias sociaux. Avec l’acquisition de Klout, Lithium confirme cette tendance, comme l’explique Azeem Azhar, le CEO de PeerIndex dans son récent billet sur LinkedIn, en relatant son entrevue avec Joe Fernandez, le fondateur de Klout : Why Lithium Bought Klout – Social Depth. Il en ressort finalement que c’est le consommateur qui en profitera le plus.

Faire ressortir les ambassadeurs potentiels parmi les utilisateurs

images-16Pour les marques, ce virage présente donc plusieurs avantages.  En ciblant davantage les intérêts des clients, cette nouvelle approche du marketing d’influence permet non seulement de leur proposer des contenus appropriés, mais aussi de découvrir plus facilement les ambassadeurs potentiels parmi tous les utilisateurs.

En pouvant cibler aussi précisément les centres d’intérêts des utilisateurs, les marques peuvent déterminer plus facilement quel type de promotion sera susceptible d’intéresser leurs clients.  D’ailleurs, de plus en plus d’entreprises et d’organisations choisissent d’ailleurs d’offrir des programmes de récompenses et des expériences exclusives aux utilisateurs les plus fidèles, plutôt que d’investir en publicités.  En misant sur la qualité de l’expérience de l’utilisateur, les marques répondent ainsi aux nouvelles attentes des consomm’acteurs que sont devenus les consommateurs branchés de la Génération C.

En les impliquant dès le début du processus, par exemple comme bêta testeurs de nouveaux produits ou services, ou en leur offrant des périodes d’essais et des produits promotionnels (perks), les marques dénichent ainsi plus facilement les ambassadeurs potentiels à travers tous leurs utilisateurs. D’une certaine façon, cette nouvelle approche démontre une volonté des marques de se rapprocher de leur clientèle, et de leur remettre le pouvoir d’achat entre les mains. Les marques apprennent davantage de leurs clients, et ce sont les deux parties qui en bénéficient en bout de ligne.

Si l’on doit bien évidemment demeurer vigilant quant à la manipulation, la confidentialité et la sécurité des informations personnelles des consommateurs, on ne doit pas non plus négliger les avantages qu’ils peuvent en retirer. Les utilisateurs, particulièrement chez les nouvelles générations, hyper-informés, se révèlent dorénavant des consomm’acteurs en puissance ; ce sont eux qui sont devenus les véritables influenceurs dans les médias sociaux. Toutes les récentes études le confirment ; les utilisateurs se fient davantage aux contenus et aux recommandations de leurs pairs, qu’à toutes autres formes de publicités ou de sollicitations commerciales.

Alors, même s’il s’avère que l’information c’est le pouvoir, comme Marshall McLuhan l’avançait lui-même, il y a cinquante ans, il ajoutait aussi : «Nous façonnons nous-mêmes nos outils, et ceux-ci, à leur tour, nous façonnent».  À nous d’y voir!

Que pensez-vous de l’acquisition de Klout par Lithium? Croyez-vous qu’il s’agit d’un avancement pour la nouvelle science du marketing d’influence? Est-ce que ça profitera aux consommateurs? Partagez votre opinion, et commentez cet article.

Lire et voir aussi :

Klout Redesign & New Partnership, de Jenny Wittman sur Cision Navigator

Stop Scoring Influence, Start Creating Influence Paths, de Danny Brown sur Influence Marketing

How Will Lithium Technologies Benefit From Klout, via FoxBusiness Video

Understanding Klout as a Brokerage Business, de Lucy Leiderman, sur The Next Web

The Millenials Trust User-Generated Content 50% Than Other Media, de Max Knoblauch, sur Mashable

 

 

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Génération C : La clé de l’influence dans les médias sociaux ?

posted by Raymond Morin on Vendredi, janvier 17th 2014

Par Raymond Morin

Au début de l’année, un journaliste du magazine français Marketing m’a contacté pour me proposer une entrevue sur l’influence dans les médias sociaux, en commençant par me demander ce que je pensais des outils de mesure comme Klout, Kred et PeerIndex.  Je lui ai simplement répondu que le marketing d’influence dans les médias sociaux est une nouvelle science beaucoup plus complexe que les algorithmes de ces outils,  et que je ne pouvais me limiter à ce sujet. Ça m’a amené à revisiter quelques-uns de mes billets publiés durant l’année, pour en faire finalement une synthèse, qui résume assez bien mon point de vue sur la question.

icebergs-still-threaten-ships-100-years-after-titanic_1Le capital social n’est que le volet visible de l’influence dans les médias sociaux

Le capital social d’un individu, déterminé par les divers outils d’analyse et de mesure d’influence ne représente que la partie visible de son influence dans les médias sociaux. Le marketing d’influence dans les médias sociaux est une nouvelle science beaucoup plus vaste, qui commence à peine à émerger.

C’est un nouveau champ de savoirs et de  compétences, qui se développe en accéléré, et qui dépasse nos schèmes d’apprentissage. C’est un tout nouvel écosystème qui ne se limite seulement à l’analyse et la mesure du capital social (social scoring), mais qui implique plutôt une nouvelle approche relationnelle entre les entreprises et les consommateurs branchés de la Génération C.

Au cours des prochaines années, le pouvoir économique de ces consomm’acteurs continuera de dynamiser les médias sociaux, et le marketing d’influence s’intègrera de plus en plus dans les stratégies d’entreprise. Avec l’arrivée des nouvelles générations, les milieux de travail s’adapteront graduellement aux médias sociaux, et les formations en optimisation révèleront un ¨must¨, au fur et à mesure que les entreprises miseront davantage sur leurs ressources.  (lire aussi : Et si la tendance se maintient… 2014 – Le jour d’après !)

Il n’existe pas de recette-miracle

Pour les entreprises et les professionnels, il n’existe pas de ¨posture stratégique¨ idéale ou de meilleures pratiques en matière de marketing d’influence dans les médias sociaux.  Chaque nouvelle planification stratégique doit être développée en fonction des objectifs spécifiques d’une campagne. Et, comme chaque campagne est unique, elle oriente la stratégie et les choix des outils.

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Les outils analytiques et les algorithmes de mesure d’influence, comme Klout et Kred, se sont beaucoup améliorés au fil des années.  Leurs applications permettent aujourd’hui de mesurer efficacement l’activité dans les principaux réseaux sociaux, et d’obtenir un ¨score¨ basé sur la réponse des utilisateurs. Pour certaines campagnes, axées davantage sur un impact de masse, les influenceurs qui ressortent de ces listes peuvent se révéler tout à fait pertinents.  Mais, pour des campagnes plus ciblées, ces outils s’avèrent insuffisants.

Plusieurs autres outils de mesure de l’influence dans les médias sociaux peuvent aussi être combinés (comme Empire Avenue, Social Bro ou Twtrland). Ça dépend toujours du contexte de la campagne. La bonne combinaison de ces outils, selon les objectifs de votre campagne, vous permettra d’identifier principalement les influenceurs de votre réseau, ou des communautés ciblées.  Cependant, pour débusquer les ambassadeurs du lot, vous devrez utiliser d’autres outils de mesure d’influence, axés sur des algorithmes d’analyse plus contextuelle,  comme Traackr,  qui font davantage ressortir la pertinence du contexte et des contenus. (Lire aussi : Traackr, et l’influence contextuelle – Si le contenu est roi, le contexte est la reine !) 

Connaître ses objectifs et choisir le bon type d’influenceurs

Comme je le décrivais dans une chronique précédente, au départ, il est essentiel de déterminer d’abord quel type d’influenceur peut le mieux répondre aux objectifs d’une campagne de marketing d’influence.

On peut regrouper les influenceurs en deux principales catégories :

-       les macro-influenceurs : qui comprend les célébrités et les vedettes (qui ressortent dans les listes de Klout et Kred), mais aussi les leaders d’opinion, les spécialistes et les découvreurs de tendances, qui profitent de larges audiences.

-       les micro-influenceurs : qui regroupe les réseauteurs, les diffuseurs et grands utilisateurs, qui émergent et exercent un pouvoir d’influence au sein de communautés respectables

C’est parmi les micro-influenceurs qu’on retrouvent les ambassadeurs, ces influenceurs spontanés qui se révèleront les meilleurs avocats d’une marque ou d’une organisation.  On peut aussi les regrouper en deux principales catégories :

-       les employés et les collaborateurs : Ils se trouvent au sein même des entreprises et des organisations, et sont trop souvent inexploités

-       les clients et les utilisateurs : Ce sont les consommateurs branchés de la Génération C, ceux qui peuvent exercer, à tout moment, le véritable pouvoir d’influence sur les marques et les entreprises

(lire aussi : Comment reconnaître les ambassadeurs dans les médias sociaux)

imgres-3L’influence dans les médias sociaux se bâtit sur les relations

Dans une brillante étude de cas, qui décrit les résultats d’une campagne qu’il a appuyé pour l’organisme Amachi, Mark Schaefer démontre très bien comment l’influence dans les médias repose d’abord et avant tout sur la qualité des relations qu’on parvient à y établir.

Aujourd’hui, les consommateurs profitent du pouvoir que leur apportent les nouvelles technologies pour exercer une influence indéniable sur les marques et les organisations.  Ils exigent désormais d’être entendus à tout moment, et qu’on réponde à leurs moindres attentes. Par le biais des médias sociaux, ils sont devenus des consomm’acteurs, qui tiennent à s’impliquer dans chacune des étapes du processus. Ils exercent leur influence pour obtenir la plus grande satisfaction, et se révèlent finalement les véritables influenceurs des médias sociaux, forçant les marques et les entreprises à s’adapter. Les cas d’utilisateurs et consommateurs qui ont fait pliés les grandes marques, à la suite de plaintes sur les réseaux sociaux, se multiplient, et se révèlent une véritable hantise pour plusieurs entreprises.

Au cours des prochaines années, si elles veulent combler le fossé qui continue de s’élargir entre eux et les consommateurs, les entreprises et les marketeurs devront cesser de se baser uniquement sur le ¨score social¨ des individus pour déterminer la valeur de leur influence dans les médias sociaux. Et, plutôt apprendre à mieux comprendre ce qui motive la Génération C (des baby-boomers à la Génération Z), pour développer des relations personnalisées, basées sur une confiance mutuelle axée sur les valeurs de la communauté et la pertinence des contenus partagés. Car, ce sont eux qui détiennent probablement la clé de l’influence dans les médias sociaux. (lire aussi : Les cinq C du marketing d’influence dans les médias sociaux).

Et vous, que pensez-vous des outils de mesure d’influence et du «social scoring» en 2014 ? Quels outils utilisez-vous ? Partagez vos commentaires et vos opinions avec nos lecteurs ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Et, si la tendance se maintient…

posted by Raymond Morin on Mercredi, décembre 4th 2013

2014 : Le jour d’après !

Par Raymond Morin

À chaque année, à l’approche des Fêtes, la blogosphère est inondée de prédictions de toutes sortes. Les blogueurs et les agences se déchainent, et tentent d’annoncer en primeur les tendances à surveiller pour la prochaine année.

imgres-3Même si je me prête aussi à l’exercice, depuis que je suis sur les médias sociaux, je préfère attendre que la tempête se passe, et plutôt de mieux comprendre comment la situation a évoluée durant l’année qui vient de s’écouler. J’analyse les diverses études et sondages effectués durant l’année, et tente de faire ressortir les principales tendances qui m’apparaissent plus significatives par rapport à l’évolution des consommateurs branchés (la Génération C) dans l’écosystème des médias sociaux et des nouvelles technologies. Et, de démontrer comment, en bout de ligne, ces nouveaux paradigmes amènent les entreprises et les professionnels à modifier leur approche.

 Et, «Si la tendance se maintient…», pour paraphraser Bernard Derôme et Radio-Canada lors des soirées d’élections, voici donc ma liste personnelle de quatorze tendances à surveiller en 2014. Vous trouverez toutes les sources en annexe. Avec en prime, à la fin de mon article, les prédictions de la USC Business School, telles que dépecées par l’ineffable «storyteller» des médias sociaux, Mark Schaefer.  Pour nous rappeler finalement, avec un brin d’humour, que la vie est trop éphémère pour accorder une trop grande importance à toutes ces prédictions.

1 – Le pouvoir de la Génération C continuera de dynamiser les médias sociaux

Le pouvoir économique et social de la nouvelle Génération C s’est imposé en 2013, et continuera de forcer les entreprises et les professionnels à s’adapter à de nouvelles façons de transiger avec eux. Dans ce sens, ils se révèleront plus que jamais les véritables influenceurs des médias sociaux obligeant les marques à adopter de nouvelles approches de marketing.

2 – Le marketing d’influence s’intègrera dans les stratégies des entreprises

Le marketing d’influence dans les médias sociaux prendra de la maturité, et les entreprises se tourneront davantage vers les ambassadeurs.  La neuroscience permettra de mieux comprendre les mécanismes d’engagement des consommateurs, et les outils de mesure adopteront des algorithmes davantage axés sur une analyse contextuelle.  Les agences développeront des campagnes de marketing d’influence sur de multiples plateformes.

3 – Le marché sera dominé par les notions de commerce social et de partage

Partout dans le monde, les consommateurs branchés prennent aussi de la maturité, et réalisent leur impact et leur pouvoir d’influence à travers les médias sociaux, obligeant les marques et les organisations à adopter une attitude plus sociale.  Les valeurs de partage et de consommation responsable et équitable émergent, et la transparence des marques est désormais exigée.

4 – Les marques planifieront leur présence sociale comme des éditeurs Web

Pour répondre à la demande de valeur ajoutée des consommateurs, les entreprises prioriseront les efforts de marketing vers la curation et la publication de contenus. Le contenu visuel continuera de s’imposer à travers les nouvelles plateformes populaires, et les sites et blogues d’entreprises s’afficheront de plus en plus comme de nouveaux éditeurs Web. Le «storytelling» deviendra une approche incontournable pour se démarquer, et les contenus générés par les utilisateurs prendront une place importante.

5 – Les nouvelles technologies offriront de nouvelles opportunités aux détaillants

En profitant des nouvelles technologies de paiement mobile (NFC), de la monnaie virtuelle et de la diversité des appareils, les applications de géolocalisation, de  codes QR, et de réalité augmentée profiteront aux détaillants locaux qui adopteront aussi les présentoirs virtuels.  Ils profiteront également des avantages de ces applications pour améliorer leur service à la clientèle.

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 6 – L’Internet de l’objet et les datas personnels favoriseront l’utilisateur

Tout, ou presque, est dorénavant branché et accessible via Internet. Les utilisateurs apprendront à mieux gérer l’Internet de l’objet, les cybervêtements et toutes les données personnelles qu’on en retire, et en profiteront pour récolter des offres plus personnalisées de la part des marques.  À l’inverse, les gouvernements perdront le contrôle des données sensibles. Aussi, peut-on prédire d’autres Wikileaks et Snowden.

7 – Les organisations miseront davantage sur leurs employés

Désormais, un des grands défis des entreprises sera d’intégrer les différents départements dans une stratégie globale sur les médias sociaux. Les récompenses offertes aux influenceurs et ambassadeurs valoriseront aussi l’implication des employés. Les organisations favoriseront de meilleures conditions de vie et de travail pour leurs employés, notamment avec des programmes-santé.

8 – Les formations en optimisation des médias sociaux (SMO) deviendront un «must» 

Les entreprises mettront beaucoup d’efforts pour bâtir de politiques d’utilisation des médias sociaux, et pour communiquer leur mission et leur stratégie à l’ensemble de leur personnel.  Les équipes spécialisées reliées aux médias sociaux seront remplacées par des équipes multi-disciplinaires.  La formation orientée sur l’utilisation des médias sociaux en entreprise deviendra un «must» pour les professionnels de tous les secteurs.

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9 – Les milieux de travail s’adapteront graduellement aux médias sociaux

Évidemment, ces changements auront des répercussions majeures sur l’organisation des milieux de travail. Les institutions d’enseignement et les organisations continueront d’évaluer le capital social (social score) pour recruter de nouveaux candidats, tandis que les entreprises miseront davantage sur l’implication de leurs ressources internes.  Les politiques de BYOD s’intègreront naturellement dans le processus d’embauche.

10 – Les organisations miseront davantage sur les événements pour se démarquer

Pour rejoindre leur clientèle, les entreprises et les organisations miseront encore davantage sur les événements publics pour se démarquer, et établir un contact direct avec leur clientèle. Durant ces événements, les efforts seront beaucoup axés sur le service à la clientèle en temps réel (CRM) et la gestion de crise. L’apport des «social influencer reporter» deviendra monnaie courante, et remplacera les relations de presse traditionnelles.

11 – Le conflit des générations  aura des répercussions sociales majeures

Au cours des prochaines années, les boomers se retireront graduellement, cédant en principe la place à la nouvelle Génération Z (nés après 1994) qui arrive sur le marché du travail. Mais, la situation économique précaire et l’automatisation des tâches réduiront les opportunités d’emploi pour les nouvelles générations, entrainant d’autres mouvements de contestation majeurs alimentés par les médias sociaux.

12 – L’entrepreneuriat indépendant deviendra une profession reconnue

Confrontés à une situation économique aussi difficile, la Génération C optera pour des solutions de rechange comme l’entrepreneuriat indépendant qui deviendra une normalité. La e-réputation prendra alors beaucoup d’importance autant pour les professionnels que pour les entreprises. Le télé-travail continuera de s’étendre comme pratique courante chez les professionnels, et l’on verra émerger les «personal clouds» pour mieux gérer les échanges. LinkedIn deviendra un incontournable pour le marketing B2B et le «personal branding».

13 – L’évolution accélérée des technologies entrainera un «darwinisme numérique»

Les nouvelles technologies continueront d’évoluer et de se propager dans toutes les facettes de notre vie quotidienne, au point de devenir omniprésentes, tant au niveau personnel que professionnel. Son évolution dépassera notre capacité d’adaptation, entraînant une forme de «darwinisme numérique», comme l’avance Brian Solis. L’impression 3-D et la monnaie virtuelle (bitcoin) auront des impacts majeurs sur les entreprises et les organisations,  à la fois sur les chaines de production et de distribution.

imgres-414 – Les nouvelles applications mobiles (API) continueront de favoriser l’egocasting

En revanche, l’évolution des nouveaux réseaux sociaux axés sur l’image (Pinterest, Instagram, Vine, Snapchat), et l’émergence des applications mobiles, favoriseront une plus grande expression spontanée des utilisateurs et l’egocasting. Le phénomène Selfie prendra de l’ampleur avec les nouvelles générations. YouTube se positionnera plus que jamais comme la plateforme d’échanges la plus populaire, et MySpace poursuivra sa réinsertion parmi les joueurs majeurs.

En terminant sur une note plus légère, voici tel que promis, les prédictions du Marshall School of Business de la USC pour 2014, décortiquées par Mark Schaefer : USC Business School Predict  Americans  Will Stop Working, Eating and Having Sex by 2015. Vous comprendrez alors pourquoi il presse d’agir.

 Bon temps des Fêtes!

Sources :

ALTIMETER GROUP : The State of Social Business Evolution 2013 – Brian Solis/Charlene Li

FORBES : Top 10 Workplace Trends for 2014 – Dan Schawbel

VOCUS : Digital Marketing in 2014 – Where Your Customers Will Be – Jim Dougherty

GARTNER : Top Predictions for IT Organizations and Users for 2014

FORBES : Top 7 Technology Trends That Will Dominate 2014 – Jayson DeMers

WIRED UK : The 5 Technologies That Will Converge To Predict The Future – Liat Clark

FORBES : Top 7 Social Media Marketing Trends That Will Dominate 2014 – Jayson DeMers

THE STRATEGY WEB : 20 Marketing Stats and Predictions for 2014 (Infographic WebDAM)

FORBES : How Social Media Campaigns Will Change In 2014 – Drew Hendricks

BUSINESS2COMMUNITY : The Future of Customer Service - Tricia Morris

MARKETING PROFS : The State of B2B Content Marketing (Infographic – CMI/Brightcove)

INSIDE CXM : How Social Will Drive Customer Experiment Into 2014 - Ted Rubin

NEW MEDIA MARKETING : 2014 Marketing Predictions - Rich Meyer

INFORMATION WEEK : 5 Top Social Media Trends for 2014 - Kristin Burnham

HOOTSUITE : 5 Top Social Media Predictions for 2014 - Ulara Nakagawa

HEIDI COHEN : 2014 – The Future of Content Marketing and Media

BERRIE PELSER : 14 Digital and Social Media Marketing Trends (Infographic -Twin Engine)

JEREMIAH OWYANG : 10 Trends For The Progressive Retailer

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@RAYMONDMORINV2 : Mon fil de presse des réseaux sociaux

posted by Raymond Morin on Vendredi, mai 24th 2013

JOURNAL/DAILY @RAYMONDMORINV2 

Par Raymond Morin 

Mon fil de presse des réseaux sociaux 

À chaque jour, dans JOURNAL/DAILY @RAYMONDMORINV2, vous pourrez consulter en temps réel mon fil de presse des réseaux sociaux, via mes listes Twitter, Facebook et la blogosphère. Vous pourrez suivre l'activité des auteurs, des blogueurs, des chroniqueurs, des médias et des organisations qui retiennent l'attention. Et, partager les meilleurs billets sur la Génération C, le marketing d'influence dans les médias sociaux, et la culture numérique sous tous ses aspects.

images-4Pour effectuer ma veille et ma curation de contenus, je prends mes sources à une multitude de plateformes. Pour l'aggrégation et la publication, j'utilise plus particulièrement trois outils complémentaires à plusieurs niveaux : Paper.li, qui me permet d'obtenir un journal quotidien, classé et présenté par thématiques, des meilleurs et plus récents «tweets» de mes listes Twitter. L'outil permet également de regrouper les contenus selon la langue. À tous les jours, j'ai actuellement trois publications Paper.li, dans deux langues  :

RaymondMorinV2, le Journal, (en français) : les meilleurs tweets sur les médias sociaux, le marketing d'influence et la culture numérique

RaymondMorinV2 Daily, (en anglais) : Best tweets – Social Media Business, Content and Influence Marketing

- Generation C – Connected Consumers , (en anglais) : Best Blog Posts from the TOP 25 Influencers – Generation C, an A-List powered by Traackr (voir TOP 25 Influenceurs Génération C – Une première liste personnalisée)

D'autres publications à venir 

Bientôt d'autres publications Paper.li spécialisées seront publiées en français et en anglais, provenant d'influenceurs répertoriés avec de nouvelles listes de Traackr et de PeerIndex. (voir les listes de Social Media Billboard (Répertoire))

imgres-3J'utilise également deux autres outils d'aggrégation et de publication qui me permettent davantage de contenus intéressants : Twylah, qui publie hebdomadairement les meilleurs «tweets» de la semaine, regroupés selon une dizaine de thématiques, et plus récemment, RebelMouse, qui élargit la curation aux contenus publiés sur Facebook, sur LinkedIn, sur Pinterest, sur Flickr, et sur Google +.

imgres-2Régulièrement, ces outils fort pratiques améliorent leur solution en offrant de nouvelles applications. J'ajouterai également plusieurs nouvelles publications de listes d'influenceurs de Traackr, qui permettront de relier directement les contenus des influenceurs aux nouvelles publications.

Je vous invite donc à suivre assidûment cette nouvelle section de contenus, pour rester branchés à tous les jours sur les meilleures publications des influenceurs du Web.

Voici donc mes publications :

Paper.li : Mon journal quotidien, en français et en anglais.  


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Generation C : Une question de connexion

posted by Raymond Morin on Dimanche, avril 28th 2013

Par Raymond Morin

(NDLR : Certains paragraphes utilisés dans cet article ont été publiés initialement sur le site du webzine français Locita (10 Octobre 2011)

Génération C et natifs numériques : Deux notions différentes ! 

Plusieurs autres auteurs, et plusieurs organisations, se sont penchés au cours des dernières années sur la nouvelle génération de consommateurs connectés sur Internet et les médias sociaux, pour mieux comprendre comment l’économie et le monde des affaires ont changés, et comment on doit s’y adapter. 

Darwinisme numériqueCependant, je constate que plusieurs observateurs, encore aujourd’hui, continuent d’associer, à tort, le concept de Génération C aux «enfants du millénaire», nés après 1994. Or, cette notion de consommateurs branchés, axée sur les contenus, n’est pourtant apparue qu’en 2004, quelques années après que Marc Prensky ait lui-même introduit le concept des natifs numériques.

Bien sûr, les nouvelles générations (Y et Z) constituent les plus grands défis, et méritent qu’on y accorde une importance particulière parce qu’ils représentent le plus important bassin de nouveaux utilisateurs-consommateurs à travers les médias sociaux. Mes deux fils, qui ont grandis avec cette nouvelle génération Z, m’en apportent quotidiennement le meilleur exemple.

Aujourd’hui on ne peut plus ignorer les autres générations qui ont aussi adoptés les médias sociaux et les nouvelles technologies, et qui représentent autant de nouveaux consomm’acteurs. Si on veut obtenir un portrait complet des nouveaux consommateurs à l’ère numérique, on doit cesser de focuser uniquement sur les nouvelles génération Y et Z, et considérer également la génération X, les baby-boomers, et même les aînés, dans la balance.

Natifs numériques : Remettre les pendules à l’heure!

Digital NativesC’est au tournant du siècle que Mark Prensky a introduit la notion de natifs numériques. Dans un article intitulé Digital Immigrants, Digital Natives (paru en octobre 2001, dans le Journal On The Horizon (MCB University Press, Vol. 9, No. 5)), il signalait déjà la fracture générationnelle qui se vivait dans sa propre classe en soulignant la venue d’une nouvelle génération née de l’ère numérique.

Une nouvelle génération multi-fonctionnelle, née après 1994, qui a évoluée avec les supports numériques, les jeux vidéo, le téléphone cellulaire et le World Wide Web. Une nouvelle génération qui arrive donc, sur le marché du travail avec de nouveaux paradigmes qui bouleversent complètement le fonctionnement des entreprises. On leur prête plusieurs autres noms ; de la Net Generation à la Génération Z, en passant par les «enfants du millénaire» ou «millenials».

Ce n’est que quelques années plus tard qu’est apparue la notion de Génération C, avec une nouvelle approche qui dépassait le cadre générationnel basé sur des catégories d’âge.

Génération C : une nouvelle approche générationnelle

canonProEn 2004, l’équipe du magazine hollandais TrendWatching a décidé d’étudier de plus près les comportements des utilisateurs des nouveaux médias sociaux. En faisant l’analyse de leurs agissements comme consommateurs, ils ont rapidement constaté l’importance des contenus et des recommandations qu’ils génèrent dans le flux des communications, et l’impact que ça créait sur les activités de commerce en ligne. Ils ont alors choisit de nommer ces nouveaux influenceurs-créateurs de contenus, la  «Generation C» pour contenus. 

Dès la première parution du dossier, en février 2004, la rédaction a voulut éviter tout malentendu en spécifiant très clairement que son approche dépasse les cadres générationnels conventionnels, et qu’elle s’étend à l’ensemble des nouveaux consommateurs peu importe leur catégorie d’âge. En amenant ce nouveau concept de Génération C, l’équipe du TrendWatching cherchait plutôt à comprendre comment le comportement de ces nouveaux consommateurs influence dorénavant l’économie et la société. 

Et, justement, pour s’assurer de bien cerner le phénomène, et d’obtenir un portrait complet du nouveau consomm’acteurs, les auteurs ont scrutés les agissements de l’ensemble des utilisateurs du Web et des médias sociaux. Ils ne se sont pas limités aux nouvelles générations (Y et Z), et ont analysés les comportements en ligne de tous les utilisateurs, de 12 à 75 ans, incluant la génération X, les baby-boomers et même les aînés dans leurs recherches. Régulièrement, le magazine continue de publier de nouveaux articles sur la nouvelle Génération C, et d’alimenter son dossier sur les nouveaux consomm’acteurs.

Pas une question d’âge, mais de connexion…

En 2012, Brian Solis (Altimeter Group) commente aussi l’émergence de la nouvelle Génération, en détaillant les résultats de deux études dans un long article : Meet Generation C : The Connected Consumer. Une excellente analyse qui a évidemment beaucoup circulé dans les réseaux sociaux, et qu’il faut absolument consulter pour bien comprendre le nouveau paradigme de la Génération C.

Consumer journeyNaturellement, il consacre la première partie de son analyse à la nouvelle génération Y, qui représente la majorité des nouveaux utilisateurs-consommateurs branchés. Mais, il amène rapidement sa réflexion plus loin en comparant les récentes études de Nielsen et IBM Research, pour dresser un parallèle entre l’évolution d’Internet au cours des 10 dernières années et le niveau d’adoption des médias sociaux, et la consommation en ligne, par genre et par génération d’utilisateurs. Les deux études fournissant des données et des statistiques détaillées sur chacune des générations, il finit par établir le constat que la Génération C n’est pas une question d’âge, mais plutôt de connexion. 

En scrutant plus profondément les données des études sur l’accès aux différentes plateformes, la popularité grandissante des contenus enrichis, et l’impact des écrans multiples et des technologies mobiles sur la consommation, il fait aussi ressortir qu’il convient désormais de remplacer notre approche générationnelle conventionnelle par celui de Génération C, qui est beaucoup plus large. Il ne dit pas de remplacer les définitions de génération Y et Z par celle de la Génération C, mais qu’il faut plutôt ouvrir aussi notre analyse aux autres générations, qui prennent d’ailleurs de plus en plus d’importance dans l’échiquier.

Malgré tout, la confusion règne toujours…

Les études d’IBM et Nielsen ne sont pas les seules à décrire la Génération C en des termes plus larges, incluant l’ensemble des nouveaux consommateurs, des nouvelles générations à la génération X, aux baby-boomers et même jusqu’aux aînés (la génération «silencieuse»). Cependant, malgré toutes ces études sérieuses, provenant d’organisations réputées mondialement, plusieurs blogueurs et éditeurs continuent de confondre la Génération C avec les Y ou les Z.

Même le webzine américain Mashable tombait récemment dans le panneau avec l’article de sa chroniqueuse, Zoe Fox, paru le 23 février dernier : Forget about the Generation Y : 18 – to 34 – year-olds are now Generation C. En 2012, la firme Nielsen qui s’était associée a NM Incite, publiait elle aussi un billet dont le titre pouvait déjà mener à la confusion qui règne actuellement sur la question de la Génération C : Introducing Generation C : Americans 18-34 are the most connected. Or, depuis la sortie de l’article de Mashable (1 an plus tard), Nielsen a, semble-t-il, retiré cette étude de son site (les liens fournis par Mashable et Brian Solis ne fonctionnaient plus au moment d’écrire cet article).

Aujourd’hui, alors que l’avenir des professionnels et des entreprises dépend d’un meilleure compréhension et d’un meilleur rapport avec cette nouvelle génération de consommateurs qui se retrouvent dans les médias sociaux, je crois qu’il temps de regarder les générations sous un angle différent. À l’ère du «darwinisme numérique», où les technologies évoluent plus rapidement que le cerveau humain est capable d’apprendre, on doit cesser d’analyser les générations selon des catégories d’âge. À notre époque, l’approche démographique de Mannheim (qui date du début du siècle dernier) ne tient plus la route. (lire aussi : Génération C – Le choc des générations)

Qu’en pensez-vous? Partagez votre opinion sur le sujet, et commentez cet article sur cette page. Et, n’hésitez pas à le partager dans vos réseaux sociaux, en mentionnant la source. 

 

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TOP 25 – Influenceurs Generation C

posted by Raymond Morin on Dimanche, mars 24th 2013

Une première liste d'influenceurs personnalisée, avec Traackr  

Par Raymond Morin

La véritable valeur du «social scoring» en 2013

Comme je l’écrivais récemment sur [Naro] Minded, les agences de marketing commencent à adopter massivement la notion d’influence, et l’intègrent de plus en plus dans leurs budgets. Ce nouveau marché a littéralement explosé au cours des dernières années, et si la tendance se maintient, on continuera de voir émerger de nouvelles applications pour mesurer l’influence dans les médias sociaux. Cependant, les agences de marketing ont aussi très vite compris que l’influence dans les médias sociaux n’est pas un concours de popularité, et ne se limite pas au capital social des influenceurs.

imgresDans son récent billet, Reflections on Social Media Power and Influence, Mark Schaefer décrit très bien la valeur du «social scoring» en 2013 : «Un indicateur de la capacité relative d’un individu à créer du contenu qui suscite les réactions et le partage en ligne. Rien de plus, rien de moins… Comme les notes de crédit, le «score social» reste imparfait, et n’est pas nécessairement un bon indicateur du comportement à venir. Toutefois, ces indicateurs demeurent utiles. Dans le contexte actuel, combien de carrières dépendent dorénavant de la capacité des individus à produire et positionner efficacement du contenu sur le Web?» (Lire aussi Et si on remettait la mesure d’influence dans le bon contexte, sur [Naro] Minded)

Le pouvoir des recommandations, et l’effet viral du «bouche-à-oreille»

Aujourd’hui, les consommateurs branchés de la Génération C forcent les agences de marketing à adopter de nouvelles approches de marketing et de vente. Les plus récentes études démontrent que près de 9 utilisateurs sur 10 ne se fient plus qu’aux recommandations de leurs pairs (proches et amis), et se laissent influencer par l’effet viral du «bouche-à-oreille» au moment de passer à l’acte d’achat. Parmi tous les utilisateurs de leur communauté d’intérêts, les professionnels et les entreprises doivent donc chercher à identifier ceux qui se révèleront les influenceurs.

imgres-7Comme je l’écrivais dans mon billet sur [Naro] Minded, pour bien saisir l’impact du marketing d’influence, on doit donc considérer la situation à la fois sous l’angle de l’influenceur (l’expert), et celui de l’influencé (le consommateur et ambassadeur potentiel). Mais, pour bien comprendre le rôle de chacun (qui influence qui), on doit aussi s’interroger sur les intentions des deux parties, et déterminer le degré de réceptivité de l’un par rapport à l’autre. On doit se questionner sur la pertinence des contenus de l’influenceur, et se demander de quelles manières ces contenus peuvent répondre aux attentes de l’influencé.

Pour que s’établisse une relation d’influence, et que cette relation s’avère profitable pour les deux parties, un certain niveau de confiance et d’engagement doit cependant exister entre les deux.  Et, ce rapport dépend d’une série de facteurs contextuels qui vont au-delà de la mesure d’influence.  Le niveau de popularité, la réputation de l’influenceur, le contexte professionnel, la situation géographique et démographique, et le moment (timing) de la conversation peuvent jouer un rôle déterminant sur la réceptivité et la disposition de l’influencé. (Lire aussi : 4 ways context impacts online influence… and why you should care, par Evy Wilkins sur le blogue de Traackr)

TOP 25 – Influenceurs GÉNÉRATION C : une première liste personnalisée

Comme je l’écrivais aussi dans un autre billet, au risque de me répéter, aujourd’hui les entreprises peuvent compter sur de nouveaux outils de mesure d’influence contextuelle, comme Appinions, eCairns Conversation, eValue et Traackr.  

Contrairement aux listes d’influenceurs qui résultent des outils populaires comme Klout, Kred et PeerIndex, qui permettent d’établir le capital social d’un influenceur, les listes créées avec ces applications payantes permettent d’approfondir encore davantage l’analyse des influenceurs, et d’aller au-delà du «score social» en étudiant davantage la pertinence de leurs contenus. (lire aussi Traackr et l’influence contextuelle sur [Naro] Minded)

TRAACKR LOGOJe vous propose donc de consulter une première liste d’influenceurs personnalisée, que j’ai montée avec l’outil de Traackr pour en tester les différentes fonctionnalités. Il s’agit d’une toute première liste d’influenceurs des médias sociaux, qui écrivent et bloguent régulièrement autour du thème de la nouvelle génération de consommateurs branchés ; les consomm’acteurs de la Génération C. Un sujet sur lequel je blogue aussi régulièrement, et sur lequel je prépare actuellement un ouvrage.

Comme mon objectif initial était d’identifier les autres influenceurs sur le sujet, je me suis volontairement retiré de la liste. Pour épurer la liste encore davantage, j’ai aussi exclus manuellement les blogueurs qui relaient continuellement les mêmes contenus, ou qui ne publient que sporadiquement sur le sujet, ou par le biais d’outils de curation et de publication automatisés comme Paper.li, ou Scoop.it. Et, finalement, tous les autres blogueurs dont la pertinence des contenus ne relève que d’un seul mot-clé dans la liste initiale de recherche.

En bout de ligne, ça m’a donné une liste où on retrouve plusieurs des plus importants influenceurs des médias sociaux, dont Brian Solis (Altimeter Group), Eric Savitz (Forbes Magazine), Lauren Goode (AllThingsD), Ingrid Lunden (TechCrunch), Estelle Metayer (UBISOFT), Mitch Joel (TwistImage), Charles Horton (The Guardians UK), Susan Gunelius (KeySplash Creative), et mon ami et mentor Neal Schaffer (WindMill Networking), que je suis heureux de retrouver en tête de liste. Autant d’expert(e)s des médias sociaux qui alimentent et influencent régulièrement ma réflexion sur la Génération, et le pouvoir du marketing d’influence.

En terminant, je tiens à remercier Liane Blanchette, Evy Wilkins, Nicolas Chabot, et toute l’équipe de Traackr, qui m’ont aimablement aidés à peaufiner cette liste, et qui m’ont préparés le widget qui vous permet de suivre son évolution en temps réel, et d’accéder aux différentes fonctionnalités de l’outil. Je vous invite donc, à votre tour, à la commenter, et à proposer de nouveaux mots-clés pour l’améliorer.

Voici donc la toute nouvelle liste : TOP 25 Influenceurs – Génération C, telle que produite et propulsée par Traackr : 

(Note éditoriale : Cet article est une adaptation, en partie, d’un autre billet publié sur [Naro] Minded, et n’est pas commandité par Traackr d’aucune manière.  Les propos et les opinions émises n’engagent que son auteur.)

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Génération C : Le défi des nouvelles générations

posted by Raymond Morin on Lundi, février 4th 2013

Les mythes du travail salarié déboulonnés,

par Raymond Morin

Note: Cet article a été publié initialement sur le blogue de Genaro Brady :  [Naro] Minded

Aujourd'hui, de plus en plus de professionnel(le)s et d'entrepreneurs indépendants, de tous les secteurs d'activités, utilisent le Web et les médias sociaux pour offrir leurs produits et services, ou pour promouvoir leur carrière. Ils savent qu'ils pourront profiter de nombreuses plateformes interactives, et d'une multitude d'applications, pour afficher leurs réalisations, portfolios et CV en ligne de manière dynamique, et faire valoir leurs compétences de plusieurs autres façons. Même les plus importants influenceurs et leaders politiques de la planète jouent la carte des médias sociaux durant leur campagne. 

Selon les plus récentes données de l'Institut de la Statistique du Québec, les entrepreneurs indépendants représentent le segment de marché du travail qui affiche le plus haut taux de croissance des dernières années, en hausse constante depuis 1976. Une montée des travailleurs autonomes, observée un peu partout à travers le monde, et qui peut s'expliquer de plusieurs façons.

Au fil des années, plusieurs mythes sont tombés chez les travailleurs salariés. La plupart des grandes entreprises éprouvent de sérieuses difficultés financières, et la sécurité de l'emploi corporatif n'existe plus. La classe moyenne se dilue, et les travailleurs ont cessés de rêver aux retraites dorées et aux montres plaquées après 25 ans de loyaux services. Le chômage atteint des niveaux records partout dans le monde, et plus particulièrement chez les jeunes générations (jusqu'à 60% de chômage chez les jeunes de 18-25 ans en Grèce). 

Dans un tel contexte, il ne faut pas s'étonner de la recrudescence des travailleurs autonomes et des entrepreneurs indépendants. Selon James Altucher, l'auteur de 40 Alternatives to College, cette mouvance vers le travail autonome continuera de s'affirmer au cours des prochaines années. On verra de plus en plus d'entrepreneurs indépendants, de consultants et de «cols bleus» débarquer sur le Web dans l'espoir d'y réussir une nouvelle carrière, et de réaliser leurs ambitions, même au détriment d'une sécurité financière. 

Les leviers de l'entrepreneuriat indépendant

Dans un récent article intitulé 10 Reasons Why 2013 Will Be The Year You Quit Your Job, l'auteur américain en rajoutes, et soutient que le moment est plus propice que jamais pour se lancer en affaires. Et, que ce n'est peut-être pas pour les raisons qu'on serait portés à croire au début. 

Dans son billet, paru récemment dans TechCrunch, Altucher souligne que le contexte actuel des nouvelles technologies mobiles et des médias sociaux est plus propice que jamais pour l'entrepreneuriat indépendant. Aujourd'hui, les innovations technologiques et les réseaux sociaux, toujours de plus en plus accessibles, offrent une multitude d'opportunités aux professionnels qui visent l'indépendance.

Via le Web et les réseaux sociaux, ils peuvent accéder aux meilleures formations, apprendre à utiliser les meilleurs outils, et profiter des conseils des spécialistes les plus reconnus. À travers les réseaux sociaux, ils savent qu'ils pourront aussi rejoindre leur clientèle potentielle, et développer des réseaux de collaborateurs à l'échelle internationale. 

Cette nouvelle génération de travailleurs indépendants, aux compétences multiples, ne se limite pas non plus aux jeunes générations (Y et Z), et touche finalement autant la génération X et les baby-boomers. Dans des contextes souvent différents, leurs motivations professionnelles se rejoignent malgré tout dans une volonté commune de mettre de l'avant des projets innovateurs. À l'ère numérique, il faut donc considérer les nouvelles générations par rapport aux changements qu'elles peuvent apporter dans la société.

La génération Z, porteuse de grands changements

  Enfants des plus vieux de la génération Y et des plus jeunes de la génération X, ils sont nés après la chute du mur de Berlin, et ont vécus leur adolescence durant les premières années du millénaire. Ils ont connus la tragédie des attentats du 2001, les catastrophes naturelles à répétition, et la crise économique globale de 2008-2009. 

Dans son ouvrage The ABC of XYZ : Understanding The Glogal Generations, co-écrit avec Emily Wolfinger, Mark McCrindle part des recherches de Strauss et Howe, qui avaient identifiés quatre cycles successifs, complétant le cycle entier des générations :

·     les artistes (la génération silencieuse): indécis et émotionnels, ils ont grandis en pleine crise, surprotégés par leurs parents

·     les prophètes (les baby-boomers) : moralisateurs, acharnés, ils vivent à travers leurs valeurs, et sont prêts à se battre pour défendre leurs idées,

·    les nomades (la génération X) : cyniques, ils sont plus pragmatiques, mais en même temps plus aventureux, ils ne craignent pas d’abandonner certains acquis en cours de route, pour vivre de nouvelles expériences plus enrichissantes,

·    les héros (la génération Y) : énergiques et curieux, ils ont toujours été le centre d’intérêt, et leur réussite actuelle leur apporte la reconnaissance qu’ils recherchent, 

Or, dans son ouvrage McCrindle rappelle que la science de la sociologie a démontré que les crises surgissent lorsque les artistes tirent leur révérence, que les prophètes vieillissent, que les nomades deviennent adultes, et que les héros s’affirment dès leur jeunesse. Et, qu’après les crises surviennent aussi les grands changements sociaux… 

Dans un contexte historique, la situation de la génération Z (ou natifs numériques, nés après 1994) peut se comparer à celle de la génération silencieuse des années 30-40 (1929-1945). Une génération qui a évolué à travers les difficultés de la Grande Crise, et de la Deuxième Guerre Mondiale, mais qui fut en même temps porteuse des grands changements d’après-guerre.

Malgré les similitudes, la situation actuelle des jeunes de la génération Z n’est pas aussi dramatique que celle de la génération silencieuse. Elle diffère beaucoup de celles de nos aïeux du fait qu’ils bénéficient aujourd’hui d’outils qui leur permettent de mieux affronter les situations de crise. Aujourd’hui, les natifs numériques maîtrisent parfaitement les nouvelles technologies, et s’en servent abondamment pour se réaliser et améliorer leur quotidien. Et, cette nouvelle génération est loin d'être «silencieuse».

Selon une étude de la firme française Infolab, réalisée en 2012, en collaboration avec Habbo Hotel, les jeunes emos (pour émotionnels) de la génération Z ne conçoivent plus que l’on puisse se passer de ces outils dans la vie de tous les jours, encore moins au travail. Aussi appelés Echo-Boomers (pour les rapports étroits entretenus avec leurs grand-parents, les boomers), ces jeunes ont une approche multi-tâches naturelle, presqu’innée. Pour eux, le téléphone cellulaire est devenu une extension de leur personne, et Internet leur appartient. Leur vie réelle est pratiquement formatée à partir de leur vie digitale. Les entreprises et les organisations devront donc considérer très sérieusement ces nouveaux paradigmes, pour adopter leur gestion d'embauche et de ressources humaines en conséquence.

Un nouveau choc des générations à prévoir!

 

Dans une quinzaine d’années, peut-être moins, on assistera à l’arrivée massive d’une nouvelle génération, issue d’un nouveau baby-boom ; la génération ALPHA (nés après 2010). S'inscrivant naturellement dans le cycle des générations, elle évoluera en réaction avec la précédente, comme la X la fait avec les baby-boomers, et la Z la fait avec ses parents de la génération Y. 

Suivant la théorie de McCrindle, au cours des années à venir, on peut donc prévoir un nouveau choc générationnel majeur, qui viendra définir un nouvel ordre. Les nouveaux paradigmes vont continuer de se heurter, et de se confronter au fil des générations, au rythme accéléré des changements politiques, économiques et technologiques, entrainant de nouveaux chocs d’idéologies et de profondes mutations sociales. Évidemment, les nouvelles générations se trouveront toujours au cœur de ces bouleversements sociaux.

Il faudra poursuivre les recherches et demeurer à l’écoute de leurs attentes, pour mieux comprendre ce qui anime et motive ces nouvelles générations. Pour y arriver, il faudra vite accorder une place plus importante à ce qu’il est dorénavant convenu d’appeler la science du Web, pour vraiment cerner l’impact qu’elles auront sur notre société, nos organisations et nos entreprises.

À travers les médias sociaux, Internet et les nouvelles technologies, la génération Z, et ALPHA après elle, continueront d’évoluer, et de se réaliser individuellement, et professionnellement. Car, ces deux nouvelles générations portent déjà en elles l’avenir de notre société. Les germes d’une prochaine révolution sociale… celle de la gouvernance 2.0 ! À nous d’y voir aussi !

 

 

Qu’en pensez-vous ? Croyez qu'un nouveau choc des générations est à prévoir ? Ou sommes-nous déjà au beau milieu d'une nouvelle crise générationnelle? Exprimez votre opinion et partagez vos idées sur le sujet. 


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2013 – L’année du marketing d’influence et de la Génération C

posted by Raymond Morin on Lundi, décembre 17th 2012

L’heure des bilans

Personne ne peut prédire l'avenir ; ni les scientifiques, ni même les Mayas, qui ont pourtant inventé le langage de calcul binaire. À l’aube de 2013, une seule certitude persiste ; notre vie numérique continuera de s’accélérer.

Heureusement, la période des Fêtes nous impose une pause. Ça nous permet de faire le bilan de l’année qui s’achève, et d’en tirer les leçons qui s’imposent pour celle qui s’annonce. À ce chapitre, l’omniprésence des nouvelles technologies mobiles et des médias sociaux, et leur impact grandissant sur tous les aspects de notre vie, furent certes l’un des points marquants de l’année. 

Le début du règne de la Génération C

 À l’ère numérique, Internet et les médias sociaux ne peuvent plus être considérés comme des phénomènes passagers et sans conséquences.  Au cours des derniers mois, le formidable pouvoir de diffusion du Web a joué un rôle clé dans plusieurs changements majeurs de la société, tant au niveau social que politique et économique. L’évolution des nouvelles technologies mobiles a accéléré le processus de transformation de notre société de consommation.

D’utilisateurs passifs, et jusqu’alors plutôt ludiques, les consommateurs branchés de la Génération C ont vite réalisé le pouvoir d’influence qu’ils peuvent dorénavant exercer à travers les médias sociaux. Tout au long de l’année, on a observé une plus grande maturité s’installer chez les utilisateurs. Ils sont parvenus à s’imposer comme des consomm’acteurs, exigeant de s’impliquer dans tous les aspects de la chaîne.

Les organisations et les entreprises commencent à reconnaître l’importance de ces changements, et à intégrer les nouvelles technologies d’Internet et des médias sociaux dans leurs opérations de communications et de marketing. Les professionnels de plusieurs secteurs se tournent désormais vers les réseaux sociaux pour rejoindre leur clientèle. 

Aussi, en 2013, on peut s’attendre à connaître une nouvelle révolution du e-commerce, marquée par le début d’une nouvelle ère ; celle du marketing d’influence et de la Génération C.

13 tendances majeures qui annoncent l’ère du marketing d’influence

En 2012, plusieurs changements importants ont été observés dans l’industrie naissante des médias sociaux. Des tendances qui ont émergées rapidement, suivant l’évolution accélérée des technologies mobiles et des applications qui se sont multipliées. Les consommateurs branchés se sont aussi vite emparés de ces nouveaux outils pour installer leur nouveau pouvoir d’influence.

Parmi toutes ces tendances fortes, qui ont émergées durant l’année, l’importance qu’a occupé le marketing d’influence dans les médias sociaux est déterminante, et marquera une nouvelle ère du marketing Web. Voici 13 tendances majeures du marketing d’influence qu’il faudra surveiller en 2013, tant du côté des consommacteurs (prosumers) que des marques et des entreprises :

 1 – Le règne des consommateurs branchés de la Génération C se confirme. Au cours des prochains mois, le pouvoir d’influence qu’exerce la nouvelle Génération C va s’imposer dans l’économie d’Internet, et changer radicalement la façon de faire des affaires. (voir aussi sur WindMill Networking : Generation C : Prosumers and Maturialism.)

2 – Le marketing d’influence s’inscrit de plus en plus dans les budgets d’entreprises. Les marketeurs et les chefs d’entreprises (CEO) commencent à comprendre l’impact des nouveaux influenceurs de la Générations C, et intègreront davantage ce volet dans leurs campagnes de marketing. (voir BusinessesGrow : Six Hot Trends in Social Influence Marketing)

3 – Les marketeurs recrutent les ambassadeurs chez les utilisateurs. Les marques recherchent dorénavant de nouvelles façons d’engager les utilisateurs de première ligne (Power Users) dans leurs campagnes pour en faire des ambassadeurs. En 2013, la notion d’ambassadeurs vs influenceurs continuera d’alimenter le débat. (voir aussi sur WindMill Networking : Social Media Influencers vs Ambassadors. What Is Their True Value?)

 4 – Après les «mamans blogueuses», voici les «marraines professionnelles sans enfants». Après les «mamans blogueuses», qui ont grandement influencés les entreprises au cours des dernières années, voici venir les «marraines professionnelles sans enfants» (PANK), indépendantes, branchées et fortunées. (Voir Savvy Auntie : Professional Aunt No Kids)

5 – L’Internet de l’objet et les technologies mobiles favorisent l’offre personnalisée. Les consommateurs branchés de la Génération C prennent encore plus d’importance avec le phénomène de l’Internet de l’objet et des technologies mobiles, qui permettent d’enregistrer tout ce qu’un utilisateur fait. De cette manière, l’évolution des technologies de géolocalisation et du paiement mobile favorisera l’offre personnalisée des commerçants. (voir RF1 – L’internet des objets – Le nouvel eldorado du numérique)

6 – Les entreprises et les professionnels adoptent le rôle d’éditeurs de contenus Web. Grâce aux nouvelles technologies de diffusion et d’automation, les entreprises intègrent mieux les différentes stratégies de marketing de contenus, et adoptent plus facilement le rôle d’éditeur de contenus Web qui leur permet de s’affirmer dans les réseaux sociaux. En 2013, on verra l’émergence d’une nouveau métier ; celui de chef des contenus (Chief Content Officer) (voir aussi sur Virage 2.0 : Curation de contenus – Penser comme un éditeur Web)

 7 – La notion de partage s’impose dans la nouvelle économie des médias sociaux. Parallèlement, l’influence de la Génération C force aussi une nouvelle approche plus sociale des entreprises, basée sur des valeurs plus équitables de partage. La consommation responsable, l’échange équitable et le financement social s’inscrivent dans les nouvelles habitudes des consommateurs. Dans cette nouvelle économie non-marchande, les entreprises devront dorénavant apprendre à donner avant de recevoir. (voir The Week : The Sharing Economy – The Next Big Business Trend)

8 – Les marques apprivoisent les médias sociaux, et se tournent davantage vers leur service à la clientèle. Les entreprises maîtrisent plus facilement les nouvelles technologies d’Internet et des médias sociaux, et comprennent mieux leur position face à la Génération C des consommateurs branchés. Pour assurer leur leadership, ils visent l’amélioration de leur système de gestion du service à la clientèle (Customer Relationship Management System). (voir aussi sur WindMill Networking : Generation C – Where The Customer Finally Becomes The King)

9 – Des récompenses offertes aux utilisateurs en puissance (Power Users). Pour susciter l’engagement des influenceurs, les entreprises invitent désormais les utilisateurs en puissance à devenir des consommateurs de première ligne (presumers), en leur offrant des récompenses pour leur contribution. Avec les programmes de Klout (et Wahooly), ce phénomène prendra encore plus d’ampleur en 2013. (Voir Venture Beat : How Wahooly (and Klout) Are Going To Turn Your Klout Score in Cash…)

10 – Le score social se révèle un critère de recrutement et d’embauche pour les DRH et les universités. L’influence dans les médias sociaux, et le score social, deviennent de nouveaux critères de recrutement et d’embauche pour les DRH des grandes marques. La nouvelle science du marketing d’influence commence à être enseignée dans les universités, et le score social deviendra la nouvelle monnaie d’échange des médias sociaux. (voir BusinessesGrow : Florida State University Class Using Klout to Determine Student Grades)

 11 – Les outils de mesure d’influence ciblent l’engagement des utilisateurs. Avec de nouveaux outils comme Traackr, et Appinions, les outils de mesure d’influence dans les médias sociaux s’affûtent, et ciblent désormais l’engagement et l’influence contextuelle des utilisateurs. Les principaux joueurs emboîtent le pas, et placent les contenus des utilisateurs à l’avant-plan. (voir Appinions : Influence Marketing News – Don’t Take This Out Of Context)

12 – Les TOP listes d’influenceurs prennent de la valeur pour les marketeurs.  Parce qu’elles permettent d’identifier plus précisément les influenceurs, selon des secteurs d’activités spécifiques, les TOP listes s’avèrent de plus en plus populaires auprès des marketeurs. Les listes ciblées se révèleront le St-Graal des marques qui n’hésiteront pas à les monnayer. (voir aussi sur Virage 2.0 : Social Media Billboard – Des listes d’influenceurs par secteurs)

13 – Gagner la confiance des utilisateurs : l’enjeu majeur des entreprises. Les organisations et les marques accordent une plus grande importance à leur e-réputation, et apprendront à mieux gérer les situations de crise dans les médias sociaux, tout en faisant preuve de plus de transparence. Les entreprises réalisent que les marques ne leur appartiennent plus, et que la confiance des utilisateurs se révèle leur principal enjeu pour les prochains mois. (voir TED : Rachel Botsman – The Currency of the New Economy Is Trust)

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que le marketing d’influence annonce une ère nouvelle du marketing Web? Partagez votre opinion et commentez cet article.

Lire aussi :

Sur WindMill Networking :

The Future of Social Media in 2013 : Six Points to Consider, par Jessica Rogers

Three Trends To Consider for Your 2013 Video Strategy, par Jayson Duncan

Social Media for IT Professionals : 7 Trends To Follow, par Neal Schaffer

Sur WebMetricsGuru :

2013 Predictions And Heralding in Imminent Change, par Marshall Sponder

Sur SmartInsights :

Digital Marketing Trends 2013, par Dave Chaffey

Sur B2B Marketing Insider :

The 2013 Marketing Predictions Post : Content Marketing and Social Business, par Michael Brenner

Sur Business2Community :

25 Marketing Predictions for 2013 from Exact Target (Infographic), par Kyle Lacy

Sur iMEDIA Connection :

Social Media Takes Flight in 2013 : 13 Trends (Infographic), par Winnie Brignac Hart

 

 

 

 

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Curation de contenus : penser comme un éditeur Web

posted by Raymond Morin on Vendredi, décembre 14th 2012

Les contenus demeurent rois des réseaux sociaux (paru initialement en mai 2012)

Depuis l'événement du South By SouthWest (SXSW) à Austin en mars dernier, la curation de contenus a émergé comme une des plus fortes tendances des médias sociaux. Le contenu s'est révélé plus que jamais le ROI incontesté des réseaux sociaux, et le marketing de contenus est désormais un enjeu majeur des professionnels du Web. 

Au cours de la dernière année, je me suis interessé plus particulièrement à la notion d'influence, et sur ce qui fait qu'un message sera rediffusé et relayé dans les médias sociaux. Avec les réseaux sociaux, ce n'est pas tant l'influenceur qui compte comme l'amplification et la réception de son message. Ce n'est plus tant la marque d'une entreprise que la réelle valeur du produit qui compte aux yeux du nouveau consomm'acteur. 

Aujourd'hui, la qualité et la pertinence des contenus représente une très grande valeur pour les entreprises et les marques. Pour rejoindre leur clientèle à travers les réseaux sociaux, la pertinence et la qualité des contenus se révèlent donc un des principaux chevaux sur lesquels les professionnels et les CEOs devront miser sur le Web.  

Neal Schaffer, de Windmill Networking a écrit un excellent billet sur l'importance d'élever ses contenus à un niveau supérieur : Raising Your Content Curation To The Next Level Je vous encourage fortement à le lire, et à le partager à votre tour à votre réseau professionnel. 

Le Code des curateurs : savoir honorer la découverte!

 Durant le SXSW 2012, l'auteure et blogueuse américaine Maria Popova (@brainpicker) et sa collègue Tina Roth Eisenberg (@swissmiss), avec l'aide de leur copine web designer Kelli Anderson, en ont profité pour lancer le premier Code des curateurs. Un code d'honneur pour tous les utilisateurs, qui comme moi, repiquent régulièrement des liens au passage pour relayer à son réseau, et retweetent parfois des nouvelles, sans nécessairement toujours faire la mention complète de la source. 

Me considérant moi-même comme un auteur, blogueur et curateur de contenus, ça m'a directement interpellé. Comment sauver la chèvre et le chou, lorsqu'on a parfois l'impression d'être la chèvre qui broute!??? Avant le nouveau code des curateurs de Popova et Eisenberg, il n'existait pas de références, ni de consensus sur la reconnaissance de la source et de l'auteur. Ce nouveau code d'éthique constitue un premier pas dans ce sens.

En matière de contenus, Internet recèle une véritable caverne aux trésors. C'est ce qui fait justement sa richesse. Au cours des prochaines années, il faudra cependant éviter que ça ne devienne une nouvelle caverne d'Ali-Baba et ses quarante voleurs! Adoptons dès maintenant les quelques nouvelles pratiques préconisées dans le Code des curateurs. 

À lire sur Locita, mon récent billet sur le nouveau code d'honneur des utilisateurs : Le Code des Curateurs : Un code d'honneur pour les utilisateurs.

La nouvelle science du marketing d'influence : comme à l'époque du cinéma muet!*

Dans foulée des contenus-ROI, l'influence dans les médias sociaux, et les outils de mesure d'efficacité qui en découlent, s'avèrent aussi des enjeux incontournables pour les entreprises et les professionnels du Web. L'un ne va pas sans l'autre, sans leurs contenus, les influenceurs n'obtiendraient pas l'audience qu'ils méritent. Or, sans l'influence de leurs auteurs, les contenus ne bénéficieraient pas d'une telle audience. 

Cependant, au-delà du «score social», la véritable autorité d'un professionnel dans son secteur va surtout se révéler par la pertinence et la qualité de ses interventions. Sur le Web et dans les réseaux sociaux, les influenceurs se démarquent aussi par leur générosité et par l'engagement qu'ils obtiennent de leur auditoire. Ils partagent ce qu'ils dénichent dans le maelstrom des médias sociaux, et créent et recréent de nouveaux contenus qu'ils diffusent ensuite dans leur propre réseau pour partager leur passion.

Au cours du siècle dernier, comme à l'époque du cinéma muet, les premières industries culturelles (films, livres, musique) avaient déjà imaginés les palmarès pour faire la promotion des nouveaux produits. Aujourd'hui, à travers le bruit et la cohue des réseaux sociaux, les nouveaux outils de mesure d'efficacité comme Klout, PeerIndex ou EmpireAvenue permettent de séparer le bon grain de l'ivraie. Malgré leurs lacunes, ils fournissent différents indices aux professionnels pour mieux évaluer leur ROI.

Comme les box-officesbest-sellers et hit-parades qui les ont précédés, les listes d'influenceurs revendiquent une juste place dans le nouvel échiquier des réseaux sociaux. Elles se révèlent désormais des outils incontournables pour les professionnels et les organisations sur le Web. Déjà, plusieurs entreprises et organisations se basent principalement sur lescore social d'un candidat lors du recrutement. En se fiant uniquement sur son capital social et l'amplification de son message, ils ratent souvent l'objectif.

En favorisant ainsi la naissance d'un nouveau culte du star-système, les nouvelles plateformes de «score social» suscitent de vives controverses auprès des utilisateurs. Aujourd'hui, la science du Web social se trouve encore à ses premiers balbutiements. Même si on peut déjà s'émerveiller devant les réalisations récentes d'un passé encore jeune, les meilleures années restent encore à découvrir… Avec les outils de mesure d'influence, ce n'est pas tant la valeur des métriques qui fait défaut, comme l'apprentissage des meilleures pratiques. Et, à ce niveau, tout reste encore à faire.

À lire également, un autre très bon article de Neal Schaffer sur Windmill Networking : What's The Meaning of A Klout Score? The Pros and Cons of How The Social Influence is Measured

* Une image utilisée par Mark Schaefer dans une entrevue accordée au début de l'année à un magazine brésilien…

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Génération C : Consomm’action et maturialisme

posted by Raymond Morin on Lundi, novembre 5th 2012

Le nouveau pouvoir d'influence des consommateurs

Au cours des dernières années, les nouvelles technologies d'Internet ont transformé plusieurs aspects de la société. Aujourd'hui, l'accès mobile et presqu'illimité à l'information conjugué au formidable potentiel de diffusion des médias sociaux procurent un nouveau pouvoir d'influence qui joue en faveur des consommateurs branchés (connected consumers).

Ces nouveaux utilisateurs-consommateurs profitent de la valeur de leurs recommandations et du pouvoir viral du bouche-à-oreille pour revendiquer un rôle plus actif dans le processus de vente. Ces consomm'acteurs (ou prosumer en anglais), qui forment la nouvelle Génération C, exercent désormais une influence majeure sur les entreprises et les marques.

 D'Alvin Toffler au magazine TrendWatching

Le terme anglais prosumer est un néologisme issu de l'amalgame des mots professionnel (ou producteur) et consommateur. Il définit le rôle plus actif que jouent désormais les consommateurs branchés dans la chaîne économique. Il est apparut la première fois dans le livre d'Alvin Toffler : The Third Wave. L'auteur et futuriste y décrit justement une nouvelle société de consommateurs devenus producteurs, appelés à tester les produits avant de les mettre en marché.  

Au fil des années, les consommateurs branchés de la Génération C ont su profiter pleinement des outils technologiques à leur disposition pour établir de nouvelles règles du jeu à leur avantage. Aujourd'hui, ils recherchent davantage dans l'acte d'achat et ne se contentent plus d'une simple offre commerciale. Plus critiques face aux pouvoirs économiques et politiques, ils se préoccupent de leur avenir, et cherchent à remplacer l'hyper-consommation et l'artificialité du monde moderne par un mode de vie plus équilibré, plus sain et surtout plus significatif pour le reste de leur communauté.

** Trente ans plus tard, le débat se poursuit toujours autour de sa francisation. Au Québec, le Grand Dictionnaire Terminologique de l'Office de la langue française du Québec (OLFQ) lui préfère le terme de prosommateur. Personnellement, j'adopte plus facilement la notion pro-active deconsomm'acteur, qui me semble correspondre davantage au contexte actuel.

Consommation sociale et maturialisme 

 Le maturialisme est une des principales tendances de consommation observées auprès des utilisateurs par l'équipe du TrendWatching. Une tendance qui se caractérise notamment par la volonté affirmée des consommateurs branchés, de plus en plus expérimentés, d'opter aussi pour un matérialisme plus mature et responsable. 

Une étude réalisée en 2012 par EURO RSCG, auprès de plus de 7 000 utilisateurs du Web, dans 19 pays : This Digital Life, révèle que six personnes sur 10 dans le monde envisagent l'avenir de la société avec pessimisme, et près du 3/4 s'inquiètent du déclin des valeur civiques et morales. En réaction, les utilisateurs adoptent de nouvelles approches plus responsables et sociales dans leurs modes de vie. De nouvelles démarches qui se traduisent par de meilleures habitudes de consommation. 

Dans cette mouvance populaire, on a vu émerger de nouvelles manières plus responsables de consommer. On a vu naître des projets de consommation collaborative un peu partout dans le monde, des foires au gratuit de Buenos Aires, aux vêtithèques en Suède, où le don, le troc, le partage et le prêt sont à l'honneur. Une tendance globale vers une consommation sociale (social shopping) qui continue de se propager. (lire aussi Tendances 2012 – Consommation et société dans Locita). 

Impliquer le consommateur dans le processus dès le départ

 Dans son édition de novembre 2012, le magazine TrendWatching souligne une autre tendance chez les consommateurs, qu'il nomme le presumering. Selon leurs récentes études, les consommateurs branchés de la Génération C influencent aussi le processus de production et de commercialisation des marques. De plus en plus sollicités par les entreprises pour tester les produits et services avant leur lancement, ces utilisateurs-consommateurs se révèlent souvent, par la suite, les meilleurs ambassadeurs de la marque. S'ils n'ont pas apprécié l'expérience, ils deviennent alors les meilleurs guides pour améliorer le produit ou le service. 

Dans son dossier, l'équipe du magazine américain décrit plusieurs exemples de campagnes de marques ou d'organisations réussies grâce au concours de bêta testeurs (notamment dans l'industrie du jeu vidéo), et de sites de financement social (crowdsourcing) comme KickStarter, Crowdcube, Idea.me ou Indiegogo qui ont su impliquer les utilisateurs de première ligne en participant au financement des projets. 

Pour l'équipe du TrendWatching, il s'agit d'une de nouvelles tendances qu'il faudra observer au cours des prochaines années auprès des consommateurs de la Génération C. 

Qu'en pensez-vous? Croyez-vous que la consommation sociale, le maturialisme et le presumering sont des phénomènes passagers, ou plutôt des tendances lourdes qui se confirment? Pensez-vous que les bêta testeurs et le financement social sont de bonnes façons de susciter l'engagement des consomm'acteurs? Exprimez votre opinion, et partagez vos commentaires avec nos lecteurs.