Entreprendre le virage à l'ère numérique

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Le marketing d’influence : Plus qu’un concours de popularité!

posted by Raymond Morin on vendredi, août 14th 2015

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Par Raymond Morin

La notion d’influence dans les médias sociaux n’a jamais été aussi populaire auprès des agences et des entreprises. Les études se succèdent l’une après l’autre, et révèlent un taux d’adoption continuellement en hausse. Du coup, tous les blogueurs semblent avoir leur mot à dire et écrivent sur le marketing d’influence. C’est devenu le nouveau ¨buzzword¨. 

Les 10 travaux du marketing d’influence dans les médias sociaux

En réalité, le marketing d’influence nécessite une approche beaucoup plus complexe. Il ne s’agit pas un simple concours de popularité, où il suffit de recruter l’influenceur qui a le plus grand nombre de ¨fans¨ et de ¨followers¨ dans sa communauté, ou la personnalité qui bénéficie de la plus grande visibilité dans les médias. Le marketing avec les influenceurs demande beaucoup plus, et exige une présence active qui relèvera de plusieurs étapes. Ce sont les 10 travaux du marketing d’influence dans les médias sociaux.

1 – Bâtir une identité numérique sécurisée

L’identité numérique est le nouvel ADN, l’empreinte digitale qui nous identifie désormais au reste du monde, à chaque fois que nous nous connectons sur le Web et les médias sociaux. Ce sont nos authentifiants, et chacune des données que nous transmettons quotidiennement. Pour les professionnels et les entrepreneurs, c’est la base d’une transformation numérique ; s’assurer d’abord d’une identité numérique sécurisée, et contrôlée. C’est la première ligne de sécurité des données personnelles.

stock-photo-personal-branding-in-word-collage-978138532 – Définir son image de marque et son ¨branding¨ personnel

Pour se démarquer de la masse, les professionnels comme les entrepreneurs et les dirigeants d’organisation devront développer leur image de marque et soigner leur identité personnelle. Le succès de leur présence sur le Web et les réseaux sociaux reposera en grande partie sur la réputation qu’ils parviendront à se bâtir dans leur communauté. Les entrepreneurs qui veulent réussir sur les médias sociaux doivent d’abord s’afficher eux-mêmes comme des influenceurs dans leur secteur. (Lire aussi : Quand l’identité numérique devient la marque de commerce)

3 – Mettre en place son réseau social et développer sa communauté

La première démarche sera de mettre en place son propre réseau de diffusion, et de développer sa communauté à partir d’une plateforme Web, ou d’un blogue. Le professionnel ou l’entrepreneur doit donc élaborer sa stratégie de déploiement selon des objectifs clairement définis, et déterminer les plateformes sociales à exploiter en fonction de son auditoire. Une planification stratégique efficace demeurera toujours la pierre angulaire du succès d’une campagne sur le Web et les médias sociaux. (Lire aussi: Comment publier sur le Web comme un pro!)

4 – Converser et échanger avec les utilisateurs

Les médias sociaux ne doivent pas être considérés simplement comme un nouveau canal de diffusion, mais plutôt un nouvel écosystème où ce sont les communautés qui dictent finalement les règles. Les utilisateurs – consommateurs ne veulent plus seulement se faire parler par une marque ou une entreprise ; ils cherchent désormais à pouvoir discuter avec quelqu’un qui les renseignera, et qui verra à répondre à leurs besoins. En les écoutant, ils vous renseigneront sur ce qu’ils s’attendent de vous.

Mark Schaefer - Cut Through The Clutter5 – Renseigner et divertir avec des contenus attrayants

Les utilisateurs s’attendent désormais à ce qu’on les renseignent, et qu’on les divertissent ; ils privilégient la qualité de leur expérience avant la consommation. Les professionnels et les entreprises sur le Web et les médias sociaux doivent donc éviter de verser uniquement dans l’auto – promotion, et offrir plutôt des contenus intéressants et attrayants, à travers une curation qui réponde vraiment aux attentes de l’auditoire. C’est la base d’une stratégie de marketing de contenus. (Lire aussi : Marketing de contenus – Se démarquer de la mêlée!, avec Mark Schaefer)

6 – Créer des contenus originaux et affirmer son leadership

La création de blogues et de contenus enrichis intéressants et pertinents est ce qui permettra aux professionnels et aux entrepreneurs de démontrer et d’affirmer leurs compétences, et d’être clairement reconnus des utilisateurs dans ce sens. Les professionnels et les entreprises doivent donc identifier clairement le créneau de leur spécialité, et l’exploiter au maximum avec la création et la diffusion de contenus exclusifs de qualité, qui vont représenter l’image de marque et la vision entrepreneuriale. (Lire aussi : Les blogues – La pièce – maîtresse du marketing d’influence)

Social_Influence_Head7 – Identifier le bon type d’influenceurs en fonction des objectifs

On peut finalement regrouper les influenceurs selon trois grandes typologies : il y a les célébrités, et les vedettes des médias, il y a les leaders d’opinion, et les ambassadeurs qui se retrouvent parmi les clients satisfaits et les employés heureux. Il faut donc d’abord définir clairement les objectifs de la campagne, pour identifier le bon type d’influenceur qui correspondra selon le contexte. Souvent les meilleurs résultats d’une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux proviendront des ambassadeurs. (Lire aussi : Influenceurs ou ambassadeurs – Savoir faire la différence)

8 – Développer et entretenir une relation de confiance avec les ambassadeurs

Toutefois, il ne suffit pas de recruter un ambassadeur pour pouvoir compter sur sa collaboration. L’influence qu’ils exercent résulte de la confiance qu’ils obtiennent de leur communauté, et doit être respectée. Avant de solliciter la collaboration d’un influenceur de communauté (ou d’un ambassadeur), les professionnels et les entrepreneurs doivent d’abord établir et entretenir une relation équitable et réciproque avec eux. (Lire aussi : Quatre règles pour bâtir une relation durable avec un influenceur)

your-social-influence-and-why-marketers-care-about-it-3ed2fdf17c9 – Apporter sa contribution et collaborer avec les leaders de communautés

Pour obtenir la collaboration d’un leader d’opinion, il faut pouvoir apporter une contribution véritable à la relation. Cette contribution peut se traduire par une rétribution, mais dans la plupart des cas, c’est la valeur ajoutée que cette collaboration peut apporter dans leur communauté qu’ils privilégient. L’accès à des informations exclusives et la co-création de contenus de qualité s’avèrent les meilleures façons d’y parvenir. (Lire aussi : Une nouvelle pyramide des relations avec les influenceurs)

10 – Mesurer le capital social selon une analyse contextuelle

Selon le type de campagne de marketing d’influence, et d’influenceurs (ou ambassadeurs), et selon les plateformes utilisées, il faudra adapter les métriques de mesure et ajuster la stratégie en conséquences. Les algorithmes mathématiques fournissent des résultats quantitatifs qui peuvent s’adapter à certains types de campagne, mais il faut souvent apporter une analyse contextuelle pour mesurer la valeur qualitative d’une campagne d’influenceurs. Le retour sur l’investissement se calcule la plupart du temps selon le capital social qui en résulte. (Lire aussi : Gérer les relations avec les influenceurs)

Une nouvelle approche du marketing ¨entrant¨

Le marketing d’influence dans les médias sociaux exige donc une démarche beaucoup plus complexe que certains peuvent le laisser paraître, et qui ne peut pas se limiter au nombre de ¨followers¨ ou de pages vues, pas plus qu’aux listes d’influenceurs.

Le marketing d’influence est une nouvelle approche du marketing ¨entrant¨, qui a désormais fait ses preuves (comme le démontrent aussi toutes les études), mais qui oblige néanmoins les professionnels, les entreprises et les organisations à s’engager dans une transformation sociale en profondeur. Une démarche qui exigera de développer une présence active et d’établir des relations durables avec les ambassadeurs et les influenceurs des communautés. C’est une nouvelle science du marketing qui exige un long processus comme le démontrent ces dix étapes. (Lire aussi : Les entreprises adoptent le marketing d’influenceurs en 2015)

Qu’en pensez-vous? Quelle est votre opinion sur les dix travaux du marketing d’influence dans les médias sociaux. Partagez vos commentaires avec nos lecteurs.

Autres liens intéressants sur le sujet :

http://www.adweek.com/socialtimes/10-reasons-why-influencer-marketing-is-the-next-big-thing/623407?

http://www.mckinsey.com/insights/marketing_sales/getting_a_sharper_picture_of_social_medias_influence

http://traackr.stfi.re/blog/2015/08/stages-of-influencer-relationships/

http://tedrubin.com/building-your-social-id-the-elements-of-a-strong-digital-reputation/

http://traackr.com/influencer-engagement-ladder/

 

 

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Quand l’identité numérique devient la marque de commerce

posted by Raymond Morin on mercredi, février 11th 2015

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par Raymond Morin

À l’automne dernier, une jeune finissante de l’ISCOM, à Paris, m’a sollicité pour l’aider à rédiger son mémoire sur le phénomène de l’influence dans les médias sociaux. Sa thématique m’a tout de suite interpellé parce qu’elle soulève de nouveaux paradigmes importants pour les professionnels et les entreprises qui doivent désormais développer leur ¨identité numérique¨ sur les réseaux sociaux : «Comment les influenceurs parviennent-ils à se positionner dans les médias sociaux au point de devenir eux-mêmes de véritables marques de commerce

Le ¨personal branding¨, un incontournable pour les professionnels 

stock-photo-personal-branding-in-word-collage-97813853Aujourd’hui, à l’ère numérique, développer une identité numérique forte et influente sur les réseaux sociaux s’avère essentiel et incontournable pour tous les professionnels actifs sur le Web, autant pour les travailleurs autonomes et les professionnels en agences, qui proposent des services professionnels, que pour les chefs de PME et les petits commerçants qui vendent des produits. Même les futur(e)s candidat(e)s à l’emploi, qui sont désormais recrutés dès le collège par les organisations, doivent intégrer la notion de e-réputation, et développer leur ¨personal branding¨. Read more…

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GENERATION C : l’influence des consommateurs branchés

posted by Raymond Morin on dimanche, juin 29th 2014

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Par Raymond Morin

La longue gestation d’un nouvel ouvrage spécialisé

(MaJ: 16 août 2014)  Au début, lorsque j’ai amorcé la rédaction de mon nouveau livre : «GÉNÉRATION C et l’influence des consommateurs branchés», je n’aurais jamais cru que j’allais y mettre autant de temps. Endossé par Neal Schaffer (mon mentor, devenu un ami), qui m’a fait l’honneur de signer la préface, ce nouveau guide de références est le résultat de plus de cinq ans de recherches et de lectures, d’entrevues et de discussions, avec d’autres spécialistes, sur l’influence grandissante des «consomm’acteurs» sur les réseaux sociaux.

imgresPour les organisations, les entreprises et les professionnels, c’est définitivement le règne des consomm’acteurs de la Génération C qui vient de s’amorcer. Le pouvoir d’influence qu’ils exercent à travers les réseaux sociaux se traduit par de nouvelles règles et de nouvelles approches de marketing et de ventes.  Le marketing d’influence dans les médias sociaux prend le dessus sur les méthodes traditionnelles, et obligent les professionnels, les entreprises et les organisations à se démarquer de la mêlée.  Ils doivent désormais miser sur la qualité et la pertinence de leurs contenus pour attirer et retenir l’attention de leur clientèle.

Dans ce contexte, pendant la rédaction de mon dernier livre : «Comment entreprendre le virage 2.0», je savais qu’un seul ouvrage ne pourrait suffire à décrire et à expliquer tous les nouveaux paradigmes qui régissent désormais la nouvelle économie à l’ère numérique.  J’avais déjà en tête un nouvel ouvrage de référence consacré à la nouvelle Génération C (les consommateurs branchés) et l’influence qu’ils exercent sur les entreprises et les marques à travers les médias sociaux.

C’est en avril 2009, j’ai publié mes deux premiers billets sur le sujet, sur Blogspot : «L’identité numérique à l’ère de l’égocasting» et «Le Web 2.0 et le pouvoir de la Génération C». Deux premiers articles qui annonçaient déjà le ton du nouvel ouvrage que je vous présente enfin aujourd’hui.  Toutefois, ce n’est qu’au printemps 2010, pour la sortie de mon livre «Comment entreprendre le virage 2.0», lorsque que j’ai transféré mes billets sur WordPress, que j’ai ouvert un compte Twitter pour relayer mes nouvelles.  Par la suite, pour diffuser plus largement mes nouveaux contenus, j’ai développé ma présence sur de nouvelles plateformes sociales, j’ai ouvert et participé à différents groupes de discussions, et j’ai multiplié mes sources de contenus externes en m’abonnant à différents aggrégateurs.

Un réseau de diffusion à l’échelle du World Wide Web

Les cinq types d'influenceurs

Les cinq types d’influenceurs

À l’automne 2011, à l’invitation d’Isabelle Poirier et Ian Smith, de l’agence Intelegia, et, au même moment, de Jeremy Benmoussa et Camille Jourdain, du site Locita (en France), j’amorçais mes deux premières collaborations comme blogueur-invité sur d’autres plateformes de contenus. À partir du moment où mes articles furent relayés sur ces plateformes, dans les deux langues (sur le site bilingue d’Intelegia), et sur deux continents (avec le site Locita), j’ai commencé à échanger  plus régulièrement avec d’autres blogueurs, notamment aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde. Dès le printemps suivant, mes articles traduits en anglais ont rapidement obtenus plus d’échos, et ont été repris sur certaines plateformes de contenus comme SocialMediaToday, et surtout Windmill Networking, de Neal Schaffer (qui est devenue Maximize Social Business en 2013), où je signe la colonne mensuelle «Social Media Influence» depuis 2012.

Ce tremplin fut vraiment un déclencheur pour mon réseau à l’international.  Aujourd’hui, mon profil social circule sur plus d’une centaine de plateformes, et mes contenus et mes tweets sont lus et partagés dans plus de 70 villes dans 24 pays dans le monde. Parmi mes quelques 8 725 abonnés sur Twitter, 43,5% proviennent des Etats-Unis, 21,8% du Canada, 15% de la France, 5,2% du Royaume-Uni, et 1,8% de l’Australie.  (source : Demographics Pro).

Depuis ce temps, j’ai rédigé et publié plus de deux cent billets et articles axés sur cette thématique, que j’ai finalement adaptés, et regroupés en quatre chapitres dans ce nouvel ouvrage «GÉNÉRATION C : l’influence des consommateurs dans les médias sociaux». Destiné aux chefs d’entreprises et aux professionnels de tous les secteurs, ce nouvel ouvrage présente les multiples facettes du marketing d’influence dans les médias sociaux ; de l’identité numérique, à la e-réputation au personal branding et l’égocasting, et comment les consomm’acteurs de la Génération C en bénéficient.

L’influence des consommateurs branchés en quatre chapitres

Dans le premier chapitre, je dresse d’abord un portrait global de la nouvelle génération des consommateurs dans les médias sociaux, celle qu’on nomme désormais la Génération C. En m’appuyant sur différents ouvrages, et quelques études et analyses,  je tente de démontrer comment les comportements sociaux et économiques des cinq générations (des aînés et baby-boomers à la nouvelle Génération ALPHA) se rejoignent et se recoupent à travers les réseaux sociaux. Avec différents exemples, j’explique comment les cinq générations de consommateurs branchés de la Génération C exercent un véritable pouvoir d’influence dans neuf sphères d’activités de la vie de tous les jours. Et, comment les organisations, les marques et les entrepreneurs et professionnels peuvent regagner la confiance des consommateurs en modifiant leur approche de marketing.

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Dans le deuxième chapitre, je décris et je détaille les mécanismes du marketing d’influence et de contenus dans les médias sociaux, et ce que ça représente comme opportunités, à la fois pour les consommateurs et les entreprises. À l’aide d’autres exemples, et en me basant sur mon expérience personnelle, j’explique comment les entreprises et les professionnels peuvent en profiter pour mieux rejoindre leur clientèle. Finalement, j’ouvre mon coffre à outils, et j’explique comment j’utilise les différentes applications disponibles sur le Web pour alimenter mon réseau, et diffuser mes contenus sur les différentes plateformes.

Dans le troisième chapitre, j’explique ma conception de la courbe d’utilisation des médias sociaux et la pyramide d’influence que suivent à la fois les influenceurs, les entreprises et les utilisateurs.  Je fais la distinction entre les différents types d’influenceurs et les ambassadeurs, comment on les identifie et comment on peut les trouver à travers les réseaux sociaux. Avec quelques études de cas (TELUS Québec, CADILLAC ATS 2013), je décris comment certaines entreprises se sont démarquées à travers différentes campagnes de marketing d’influenceurs et d’ambassadeurs.

Dans le quatrième et dernier chapitre, j’explique la véritable valeur du capital social des influenceurs, et comment la mesure de l’influence dans les médias sociaux est devenue une priorité pour les agences de marketing. Je décris les principaux outils de mesure gratuits (Klout, Kred, PeerIndex, et je démontre comment on peut faire grimper son capital social en acceptant l’aspect ¨jeu social¨ des algorithmes qui les régissent. Je souligne aussi dans ce dernier chapitre comment la mesure de l’influence dans les médias sociaux a évolué rapidement, et se révèle un marché très lucratif avec l’acquisition de Klout par le géant Lithium Technologies pour 200 millions $ au début de 2014.  J’explique pourquoi les organisations et les entreprises doivent désormais considérer une analyse plus contextuelle de leur campagne d’influence dans les médias sociaux, avec une entrevue de Nicolas Chabot de Traackr. Et, je dresse une liste des différents outils d’analyse et de ¨monitoring¨ de performance, en décrivant les avantages des autres métriques comme les KPI (Key Performance Indicator) et les CLV (Customer Lifetime Value) avec Neal Schaffer.

Je conclue en expliquant pourquoi et comment les organisations, les entreprises et les professionnels doivent dorénavant considérer le retour sur investissement de leur campagne de marketing dans les médias sociaux différemment. En l’orientant davantage vers les consommateurs branchés de la Génération C. Car, ce sont eux qui possèdent vraiment les clés de l’influence dans les médias sociaux.

Dans cet ouvrage de plus de 150 pages, vous trouverez toutes les informations essentielles, les plus pertinentes et actuelles, pour vous aider à mieux comprendre les différentes motivations des nouvelles générations de consommateurs branchés de la Génération C.  Plusieurs tableaux et infographies expliquent les mécanismes du marketing d’influence dans les médias sociaux, tandis que plusieurs listes présentent en revue les différents outils de mesure et de ¨monitoring¨. Finalement, à travers les différents chapitres du livre, vous découvrirez également une série de liens enrichis vers différentes références et sources d’informations utiles et pratiques.

Un premier livre traduit en anglais

(Image : Maximize Social Business)

(Image : Maximize Social Business)

Pour la première fois, un de mes livres sera publié dans plusieurs langues. Préfacé par une sommité des médias sociaux ; Neal Schaffer, qui me fait cet honneur.  «GÉNÉRATION C : l’influence des consommateurs dans les médias sociaux» sortira d’abord en version numérique (en français) à la fin de l’été, puis en format imprimé au début de l’automne. Plus tard, en octobre ou novembre, la version anglaise : «GENERATION C : The Influence of the Connected Consumers», sera publiée à son tour dans les deux formats.  Et, pour 2015, il est déjà question que l’ouvrage soit traduit en espagnol pour le marché hispanophone de l’Amérique du Sud, des Etats-Unis et de l’Europe.

En souhaitant que ce nouvel ouvrage, et toutes les informations qu’il regroupe, apportent aux lecteurs un nouvel éclairage sur les enjeux qui attendent les entreprises et les professionnels au cours des prochaines années face à la montée de la nouvelle Génération C, j’attendrai vos commentaires et suggestions pour y apporter les derniers ajustements.  De quel(s) aspect(s) de la nouvelle Génération C, et du pouvoir d’influence qu’ils exercent dans les médias sociaux, souhaiteriez-vous que mon prochain ouvrage traite davantage? Faites-moi connaître  vos suggestions, et recevez une copie personnalisée.  Au plaisir d’avoir de vos nouvelles. Et, bonne lecture!

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La pyramide d’influence dans les médias sociaux

posted by Raymond Morin on dimanche, février 16th 2014

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La hiérarchie des besoins à l’ère numérique

Par Raymond Morin  (MaJ: 16 février 2014)

Depuis 1943, la théorie de la pyramide hiérarchique des besoins de Maslow a été largement exploitée, notamment pour mieux comprendre le comportement des consommateurs, mais aussi, plus récemment, pour décrire l’évolution des utilisateurs sur Internet.  (voir : Maslow’s Hierarchy of Needs via SMTT – Social Media TICS’s and Training) À mon tour, je vous propose une nouvelle version, inspirée des plus récentes déclinaisons Web 2.0, et de diverses recherches (Rogers, AIMIA), et qui établit un parallèle entre l’évolution des utilisateurs (à gauche), et celle des influenceurs (à droite).

Recommencer en bas de l’échelle

Infographie par Maximize Social Business

Infographie par Maximize Social Business

À l’ère numérique, cette nouvelle pyramide de l’influence dans les médias sociaux permet d’identifier à quel moment, dans la courbe d’adoption et de maturité des médias sociaux, les influenceurs se démarquent, et que les ambassadeurs (ou les détracteurs) se révèleront parmi les utilisateurs. Avec les médias sociaux, le premier enjeu qui attend les professionnels et les organisations est de revoir complètement leur approche, pour répondre aux attentes de leur clientèle.

Pour parvenir à se tailler une place dans les médias sociaux, ils doivent revoir leur positionnement à la base, et rebâtir leur réputation en ligne en développant une nouvelle identité numérique, solide et efficace, à travers les réseaux sociaux en réponse aux besoins de leur clientèle. Les professionnels, les entreprises et les organisations doivent d’abord apprendre à naviguer en toute sécurité dans un nouvel écosystème, où chaque geste posé, chaque action constitue une forme d’empreinte digitale, où chaque code, mots ou paroles émises contribuent à son ADN numérique. Par la suite, puisqu’aujourd’hui les consommateurs ne se réfèrent plus qu’aux recommandations de leurs pairs et au ¨bouche-à-oreille¨ dans l’acte d’achat, les entreprises et les marques doivent adopter une nouvelle approche davantage orientée vers le marketing d’influence et la qualité de relation qu’ils parviendront à établir avec eux.

Selon le contexte d’une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux, ce ne sont pas tous les types d’influenceurs qui pourront répondre aux besoins spécifiques de l’entreprise. Il faut donc pouvoir identifier à quel moment les leaders de notre communauté se démarquent, et affirment leur influence dans les différents médias sociaux. La pyramide des besoins de Maslow peut nous aider à mieux comprendre l’évolution des utilisateurs et des influenceurs à travers leur progression dans les médias sociaux

1 – Découvrir un nouvel écosystème

Que ce soit sur Facebook, LinkedIn, ou sur Twitter, au début, les premières expériences s’apparentent aux premiers jours de l’éducation pré-scolaire. Ça ressemble à un jardin d’enfants qui apprennent, pour la première fois à voler de leurs propres ailes, et à se faire une place dans la vie.

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Les premiers jours, chacun reste dans son coin, écoute et regarde ce qui se passe. Peu à peu, au fur et à mesure qu’on se sécurise, on découvre un nouvel environnement, et assimile les nouvelles règles à suivre. Les plus timides hésitent avant de se mêler au groupe, tandis que les meneurs vont déjà essayer tous les nouveaux jouets, et commencer à faire des plans pour les prochains jours.

À ce niveau de la pyramide, les utilisateurs utilisent déjà le courriel et effectuent leurs premières recherches sur Google et Wikipedia, tandis que les influenceurs s’ouvrent des comptes sur les principaux réseaux sociaux, et réfléchissent déjà à la stratégie qu’ils déploieront pour se démarquer.

2 – Sortir de sa zone de confort

Au primaire, déjà la situation a beaucoup changée.  On réalise vite qu’on vient d’entrer dans le territoire des ¨grands¨, et que ça comporte aussi quelques risques. Loin du nid, on se laisse souvent intimider par les plus vieux dans la cour d’école, et instinctivement, on se rapproche de ceux qui nous ressemblent le plus.  Quelques-uns de nos premiers amis de la maternelle auront suivis, et plusieurs nouveaux copains s’ajouteront au groupe.

C’est au deuxième niveau de la pyramide que commence à se bâtir l’identité numérique. Tandis que les utilisateurs s’ouvrent une première page Facebook et cherchent à se protéger des pourriels et des logiciels malveillants, les influenceurs s’assurent de sécuriser leur réseaux et établissent leur politique d’utilisation des médias sociaux. À ce niveau, les motivations professionnelles des influenceurs commencent déjà à s’affirmer, alors que la majorité des utilisateurs continuent d’avoir une approche essentiellement ludique des réseaux sociaux.

3 – La transition de l’adolescence 

Au secondaire, la transition de l’adolescence se fait sentir à tous les instants. En même temps, la vie nous offres une multitude de nouvelles opportunités.  On cherche à s’affirmer davantage dans notre communauté, et on prend souvent l’initiative d’émettre son opinion et d’engager la conversation. Une phase qui se traduira le plus souvent par le partage et le réseautage.

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C’est au troisième niveau de la pyramide que les influenceurs se démarquent vraiment, et qu’ils commencent à mesurer leur capital social. Les utilisateurs, qui continuent de naviguer ludiquement à travers les réseaux sociaux, s’ouvrent quant à eux un compte YouTube et commencent à ¨ tweeter ¨ pour partager leurs découvertes. Tandis que les influenceurs, qui ont déjà mis en ligne leur propre blogue, collaborent aussi à différentes plateformes et participent à divers forums et sessions de clavardage en ligne.  C’est le stade de la polyvalence.

4 – Commencer à faire sa niche dans sa communauté

Après le secondaire, plusieurs gradueront au collège avant de passer à l’université. Tandis que d’autres choisiront de ne pas poursuivre leurs études, et d’aller directement sur le marché du travail.  Ceux qui poursuivront auront gagné en confiance, et se seront donnés des objectifs précis.  À ce stade, le réseautage s’avère la grande priorité, et l’estime de soi et des autres deviennent l’objectif principal.

Au quatrième niveau de la pyramide des médias sociaux, les utilisateurs se retrouvent à un niveau d’influence comparable à celui des professionnels. Ils ont commencé à affirmer leur présence en publiant sur Instagram et les nouvelles plateformes, et clavardent allègrement avec leurs pairs. Leurs opinions commencent à compter pour les marques et les entreprises. Certains découvrent leur pouvoir d’influence, et n’hésitent pas à l’exercer. De leur côté, les influenceurs professionnels continuent d’affirmer leur autorité en publiant en ligne leurs ouvrages, et en proposant des podcasts.  À ce niveau, leur influence est déjà largement reconnue, et leur niche est déjà faite.

5 – La réalisation de soi-même et les collaborations

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À l’université, c’est l’anti-chambre des ligues majeures. Les carrières se dessinent plus précisément, les projets de collaboration se mettent en branle, et on s’affaire à préparer sa maîtrise. Au cinquième et dernier niveau de la pyramide d’influence dans les médias sociaux, les utilisateurs s’accomplissent déjà, et exercent pleinement leur pouvoir d’influence en publiant blogues et commentaires sur les réseaux sociaux, tandis que les influenceurs donnent régulièrement des conférences et des ateliers de formations aux organisations.

En graduant, ambassadeurs et influenceurs auront atteint le plus haut niveau d’influence dans les médias sociaux.  Les médias solliciteront alors régulièrement leurs avis sur les grandes tendances, et les ouvrages publiés par les leaders d’opinion seront analysés à l’université.  Et, les propositions de collaborations afflueront.a dernière étape avant d’atteindre et de réaliser ses objectifs.

Avec le leadership viennent aussi les responsabilités

C’est à ce niveau de la pyramide que viennent les responsabilités sociales des influenceurs et ambassadeurs.  Ceux qui parviennent à ce leadership ont démontré leur influence tout au cours de leur progression dans les médias sociaux, en publiant des contenus de qualité et en s’engageant auprès de leur communauté.  Ils ont suscités des attentes auxquelles ils devront continuer par la suite de répondre. Or, à ce stade-ci, leur plus grande responsabilité sociale sera de redonner à la communauté, de transmettre leur savoir et leurs connaissances, et de partager leurs compétences. C’est à ce moment qu’ils auront vraiment réalisé leur mission.

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que les influenceurs ont une responsabilité sociale? Quelle relation entretenez-vous avec les influenceurs de votre communauté? N’hésitez pas à partager vos opinions et commentaires avec nos lecteurs.

 

 

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LA E-RÉPUTATION : LE TALON D’ACHILLE DES ENTREPRISES?

posted by Raymond Morin on samedi, juin 9th 2012

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PIERRE ANGULAIRE OU PIERRE D'ACHOPPEMENT ?

Dans mon premier article pour Windmill Networking, j’écrivais que grâce aux nouvelles technologies du Web, n’importe qui peut devenir un influenceur dans son réseau. Je rappelais le cas du guitariste canadien David Carroll avec la United Airlines, et sa vidéo viral United Breaks Guitar qui a fait de lui une célébrité. (lire : Social Media Influence: How a Nobody Can Become a Somebody) 

À l’inverse, les cas de professionnels qui ont vu leur carrière bousillée par un dérapage de leur e-réputation ne manquent pas, non plus. Plusieurs entreprises, même parmi les plus grandes, ont perdu beaucoup à la suite d’une mauvaise gestion de leur réputation en ligne. La réputation d’un professionnel ou d’une marque en ligne révèle en quelques sortes son ADN numérique. C’est l’empreinte laissée à chacune de ses présences sur le Web et dans les médias sociaux.

Or, si la e-réputation n’est pas le seul indice de valeur d’un influenceur du Web social, elle constitue très certainement l’un des principaux piliers. Et, si elle peut se révéler la pierre angulaire, elle peut également s’avérer la pierre d’achoppement. C’est sa générosité à partager ses connaissances, et la proximité qu’il parviendra à installer avec ses abonnés, qui lui vaudront les meilleures recommandations. Mais, c’est aussi la transparence et l’authenticité qu’un professionnel ou une marque saura refléter face aux critiques qui lui permettront souvent de sauvegarder sa e-réputation.

Aujourd’hui, à l’ère du mobile et des médias sociaux, plus de 85% des consommateurs se fient d’abord aux recommandations de leur pair avant d’adopter une marque ou un produit*. En France, selon une récente étude de Reevoo/GMI Research, c’est près de 90% (89%). Une récente infographie de la firme britannique Brandify révèle quant à elle que plus de 83% des consommateurs consultent les commentaires et les recommandations des utilisateurs pour évaluer les compagnies. (Voir : People all over town are talking about your business… )

POURQUOI LES PME DOIVENT SE PRÉOCCUPER DE LEUR E-RÉPUTATION?

Récemment, Morgane Geffroy, une jeune étudiante française me demandait de répondre à quelques questions sur la e-réputation, pour l’aider à compléter son mémoire universitaire. Voici, en substance, mes réponses à ses questions ; comment et pourquoi l'optimisation de la e-réputation peut devenir un atout commercial pour les professionnels et les entreprises.

1)   Pourquoi la e-réputation préoccupe-t-elle dorénavant les PME?  

Les chefs de PME, et les professionnels de tous les secteurs, réalisent qu’ils doivent adopter de nouvelles approches de marketing pour rejoindre leur clientèle et passer leurs messages. Dans ce contexte, ils doivent miser sur l’impact de leur image de marque en ligne. Leur e-réputation va donc représenter un enjeu crucial pour la réussite des petites entreprises et des professionnels dans les réseaux sociaux.

2) Que constatez-vous le plus souvent comme problèmes e-reputationnels chez les organisations? 

Face aux nouveaux pouvoirs des consommateurs branchés (la Génération C), les entreprises doivent adopter une nouvelle culture organisationnelle qui impose des changements de mentalité. Ils ne peuvent plus contrôler leur image de marque de la même manière qu’avant, et c’est ce qui les effraie. Ils se voient forcés d’adopter une attitude de transparence et d’authenticité pour obtenir la confiance et l’engagement de leur clientèle. Ils doivent apprendre à réagir de la bonne manière aux commentaires parfois négatifs de certains utilisateurs. C’est souvent à ce niveau qu’on observe des dérapages dans les réseaux sociaux.

3) Selon vous, la e-réputation est un enjeu qui concerne davantage les entreprises en B2C ou B2B? 

La question de l’e-réputation est un enjeu important pour toutes les entreprises et tous les professionnels, qu’ils soient dans les secteurs B2C ou B2B. Ils doivent accorder une même importance à soigner leur identité numérique, à valoriser leur image de marque et à préserver l’intégrité de leur e-réputation. Cependant, selon qu’ils viseront directement les consommateurs (B2C), ou qu’ils s’adresseront à d’autres entreprises ou professionnels (B2B), ils devront savoir adopter les stratégies appropriées, et choisir les outils et les canaux de diffusion qui conviennent selon leur auditoire. C’est pourquoi LinkedIn est majoritairement plus utilisé par les professionnels que Facebook, par exemple.

4) En B2B, à quels niveaux la e-réputation intervient-elle pour les professionnels et les entreprises? 

Avec LinkedIn, ou Viadeo, les entreprises et les professionnels en B2B trouvent plusieurs avantages, notamment dans la recherche d’emploi et le recrutement des ressources humaines, qui s’avèrent les utilisations les plus courantes. Par contre, aujourd'hui, on voit de plus en plus d’entreprises en B2B utiliser les volets professionnels des réseaux sociaux populaires (comme Twitter, Facebook ou Google+) pour développer de nouveaux prospects (leads). Éventuellement, ces nouvelles relations se transformeront en relations d’affaires, voire même en réels partenariats.

5) Quelle(s) mauvaise(s) pratique(s) rencontrez-vous le plus souvent chez les professionnels et les entreprises en B2B ? 

Les «jobseekers» ont souvent tendance à embellir leur CV, ou à exagérer leur expertise.  De la même manière que les commerçants et les PME doivent adopter une nouvelle approche face aux consommateurs, les professionnels doivent trouver de nouvelles manières se valoriser leur expertise face aux employeurs. De leur côté, les entreprises confondent régulièrement la e-réputation d’un candidat avec sa performance dans les réseaux sociaux. Or, l’autorité d’un individu dans son domaine ne repose pas seulement sur sa présence dans les médias sociaux et son score social, mais aussi sur le niveau d’engagement et d’échanges qu’il parvient à susciter auprès de son entourage.

6) Que conseillez-vous aux professionnels et aux PME en B2B qui souhaitent optimiser leur e-reputation et leur présence dans les médias-sociaux ? 

Pour se démarquer et se positionner efficacement dans les réseaux sociaux, les entreprises et les professionnels en B2B doivent donc miser sur une présence sociale stratégique, qui valorisera autant leur e-réputation qu’elle la préservera. De la même manière qu’avec les consommateurs en B2C, les professionnels doivent d’abord gagner la confiance de leurs interlocuteurs, avant d’établir un engagement. Ils ne peuvent plus miser seulement sur la qualité de leurs produits et services, mais doivent proposer une valeur ajoutée à leurs pairs qui reposera sur la qualité et la pertinence de leurs contenus. Apprenez à devenir plus «social», à donner avant de recevoir…

7) Selon vous, quelle importance occupera la e-réputation pour les professionnels et les entreprises? 

Au cours des prochains mois, la notion de e-réputation va se trouver au coeur des enjeux des professionnels et des entreprises sur le Web. Dans un avenir rapproché, la majorité des affaires commerciales (B2B, comme B2C) vont se réaliser en ligne, et l'évolution rapide des technologies mobiles et de l'infonuagique va favoriser une meilleure collaboration en ligne entre les professionnels et les entreprises. L'importance de la e-réputation deviendra d'autant plus grande qu'avec la convergence des réseaux sociaux et des technologies mobiles, les professionnels et les entreprises devront rétablir un lien solide de confiance avec leur clientèle. Dans bien des cas, ils devront apprendre à mieux gérer les dérapages à l'interne et les critiques des utilisateurs, tout en faisant preuve de transparence et d'authenticité. C'est probablement le plus grand défi qui les attend! 

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que la e-réputation peut représenter un atout commercial, ou qu’elle s’avère plutôt le talon d’Achille des organisations et des marques?

 

 

   

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Les echos de l’influence sur le WEB

posted by Raymond Morin on samedi, avril 16th 2011

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LES ÉCHOS DE L’INFLUENCE SUR LE WEB, JUSQU’EN POLITIQUE

(Image : LesAffaires.com)

Depuis l’automne dernier, j’ai publié plusieurs billets, et dressé autant de listes répertoriant et classant les professionnels du WEB en me servant de différentes métriques de mesure accessibles sur le réseau. À partir de listes personnelles, j’ai voulu tester en ligne l’efficacité de ces nouveaux outils disponibles, en mesurant la pertinence de mes interventions dans les médias sociaux, tout en me positionnant parmi mes pairs.

Tout en sachant cependant, d’avance, qu’aucun d’entres eux ne pouvait s’avérer complètement satisfaisant. Car l’influence est une notion qui ne se mesure pas mais qui s’estime… Et, aucun algorithme ne parviendra à établir une mesure équitable sur un aspect aussi intangible.

L’influence sur le WEB : une notion d’actualité!

Néanmoins, ceci étant dit, l’influence sur le WEB est une notion qui demeure d’autant plus d’actualité à travers le réseau. Dans un récent billet La course  à l’influence, je faisais un premier bilan de ma propre expérimentation, en soulignant justement le débat que ça soulève un peu partout dans le cyberespace. Des influenceurs réputés comme Mark Schaefer, Billy Mitchell, Chris Husong et Dan Tapscott, entres autres, s’y sont penchés à leur tour. Tandis qu’au Québec, d’autres spécialistes des médias sociaux comme Mitch Joel, Philippe Martin, Michelle Blanc et même Laurent LaSalle, y sont allés de leurs visions, si ce n’est de leur opinion. À chacun d’y trouver sa pertinence…  

À l’aube du WEB 3.0, la sémantique des engins de recherche, la curation des contenus et l’identité numérique s’annoncent déjà parmi les principaux enjeux des marques, des organisations et des entrepreneurs de tous les secteurs. Devant un tel contexte, la qualité et la pertinence de l’intervention des professionnels des médias sociaux pourraient bien s’avérer la pierre angulaire entre le succès et l’échec d’une démarche vers le WEB collaboratif. Le retour sur l’action en ligne (ROA) qui remplacera définitivement le sempiternel ROI, si cher au cœur des décideurs…

TRIPLEX : L’influence de l’influence, par Martin Lessard

Récemment, Martin Lessard, toujours considéré parmi les incontournables du WEB 2.0 au Québec, publiait un très bon billet à ce sujet, en prenant comme référence la situation actuelle de la course aux élections fédérales : L’influence de l’influence, paru sur le blogue techno de Radio-Canada, Triplex. Un excellent billet à lire, qui vient poursuivre de belle façon le débat sur la notion d’influence sur le WEB en l’appliquant à un événement d’actualité qui nous concernent tous.

Dans son billet, Martin Lessard remet en question, avec raison, la pertinence des métriques de mesure de Klout. Démonstration à l’appui, il démontre clairement que les résultats de l’algorithme de la compagnie californienne reposent trop sur la taille et l’impact de l’auditoire, et ne tiennent pas compte d’autres variables comme le territoire… mais, également de la crédibilité accordée par les pairs.

Or, sur quelles bases établit-on cette crédibilité? Sur le fait d’appartenir, ou non, à un club sélect ou à une clique de quartier «In»? Sur le nombre d’années passés sur la sellette, ou sur le nombre de clients qui apparaissent sur son CV? Selon le nombre de prix remportés au fil des années, ou selon l’épaisseur de son scrapbook de presse? N’en reviendrait-on pas, encore une fois, à faire la même erreur, en ne voulant finalement mesurer que l’importance de l’auditoire? Je lance la question…

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TOP 25 – INFLUENCEURS DU WEB AU QUÉBEC – rév. 30 nov. 2010

posted by Raymond Morin on mercredi, décembre 1st 2010

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TOP 25 – LES INFLUENCEURS DU WEB AU QUÉBEC – révision 30 nov. 2010

DES RÉACTIONS EN CHAÎNE

Vendredi dernier, la mise en ligne du TOP 100 des influenceurs du Web au Québec m'a valut plusieurs commentaires, certains positifs, mais aussi quelques-uns plus acerbes. Certains spécialistes des médias sociaux se sont tout d'abord objectés du manque de rigueur des algorithmes d'évaluation proposés par Klout, et même Empire Avenue. Soulevant, avec justesse, que certains critères se basent encore trop sur un rapport quantitatif (le poids des followers engagés), au détriment d'une analyse qualitative comme il se devrait, ils ont remis en question la pertinence d'une telle liste. Déclarant qu'une telle démarche de hiérarchisation s'avérait futile (voire même «So 1.0!»), mes détracteurs n'avaient cependant aucune autre méthode de calcul à proposer. 

ÉVALUER LA VALEUR DES INFLUENCEURS?

Je n'ai jamais prétendu que les méthodes de mesure de Klout (basée sur 35 variables), ni même celle d'Empire Avenue, étaient parfaites. Au contraire, à travers mes plus récents billets, je défends plutôt le point de vue contraire, en soutenant qu'il n'existe pas de méthode infaillible pour évaluer, et déterminer, qui peut, ou non, prétendre être un expert des médias sociaux (Voir billet : Il n'existe pas d'experts en médias sociaux). Le Web social est en pleine effervescence avec les réseaux qui se multiplient, et les outils technologiques qui évoluent à une vitesse folle. Personne ne peut prétendre maîtriser parfaitement chacun des aspects, sinon que de pouvoir partager ses observations. 

Or, depuis un certain temps, on voit se profiler une tendance lourde de monétisation des influenceurs du Web par les marketeurs et les responsables de marques. Est-ce qu'on devra attendre qu'ils nous imposent leur propre liste, basée uniquement sur le nombre de followers, de tweets et autres rumeurs dans la blogosphère? 

L'ALGORITHME DU KLOUT SCORE

 Alors, à défaut qu'on nous propose la méthode idéale, je me suis fié sur les résultats de l'algorithme de Klout pour dresser une liste des 100 influenceurs du Web au Québec. On peut très bien les critiquer, et je vous invite à le faire en vous adressant directement aux responsables du site. Ça ne pourra qu'améliorer encore davantage l'algorithme… 

Or, en une semaine, ce même algorithme a joué à mon avantage. Depuis la publication de ma première liste, ma cote d'influenceur est passée de 49 à 57… résultats Klout score à l'appui (voir RaymondMorinV2), me faisant passer de la 49ième position, à la 23ième!!!??? À priori, est-ce que ça prouve que je suis devenu pour autant un expert des médias sociaux? Absolument pas! 

Sinon, que cette liste démontre deux choses :

* qu'avec des contenus qui rejoignent les utilisateurs, intégrés dans une planification stratégique bien orchestrée, il est possible de créer un buzz efficace autour d'une marque, ou d'un produit, en se servant des médias sociaux. Même pour un professionnel…

* quoiqu'on en dise, les listes et les palmarès auront toujours la cote, et suscitent toujours la curiosité. Surtout de ceux qui s'y trouvent… ou non…

TOP 25 – LISTE DES INFLUENCEURS DU WEB AU QUÉBEC (francophones)

Alors, tout juste avant de quitter pour deux semaines de vacances bien méritées, je vous propose, une récente révision du classement du TOP 50 (en date du 30 novembre 2010), en deux tranches, en commençant par le TOP 25. 

Tout d'abord, en une semaine, il y a eu d'importants mouvements dans le sélect TOP 25 : notamment, avec martinlessard, qui passe de la 24ième à la 12ième, et e_veilleur, qui saute de la 12ième à la 8ième. Sans oublier le Network de guglielminetti qui passe de 74 à 97…!!! 

Vous remarquerez également l'entrée dans le sélect TOP 25 de Mariejugag, joplam et Cindyrivard. Bienvenue!

NOTE : Vous excuserez le mauvais alignement des colonnes ; je n'ai pas encore reçu d'offre d'un programmeur HTML/CSS pour m'aider à régler ce problème. ;-(

KLOUT SCORE – 30 NOVEMBRE 2010 

 

Nom d'utilisateur                  Klout score True reach Amplification Network

 

1 guglielminetti                  75                 180            84                     97

2 michelleblanc                 66                 4K              53                     70

3 laurentlasalle                    65                 411            47                     72

4 bdescary                          65                 13K            41                     71

5 PhilippeMartin                64                  2K              44                     75

6 patdion                             64                  2K              47                     70

7 ginades                            62                  2K              44                     68

8 e_veilleur                         62                  325            43                     68

9 NicolasRoberge             62                   2K             48                     66

10 DanyPaquin                  62                   911           48                     66

11 PierreLucLemay           62                  1K              45                     67

12 martinlessard                61                   502           41                     68

13 MarioAsselin                 61                   2K             45                     66

14 Mariejugag                    60                   2K            45                     66

15 JeanBoileau                  60                   453           44                     66

16 KimAuclair                     60                   968           43                     66

17 joplam                              60                   16              39                     66

18 DominicDesbiens        60                   267           45                      65

19 DominicArpin                  60                  19K            41                     62

20 LucDupont                     59                  2K              35                     64

21 guillaumebrunet           58                  384            38                     84

22 AlexBoileau                   58                  14              39                     63

23 RaymondMorinV2        57                  26              33                     67

24 Cindyrivard                    57                  767            39                     64

25 NathalieCollard            57                  657            37                     63

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Développer son identité numérique

posted by Raymond Morin on mercredi, juin 9th 2010

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«COMMENT ENTREPRENDRE LE VIRAGE 2.0»

par Raymond Morin

DÉVELOPPER SON IDENTITÉ NUMÉRIQUE

Pour les entrepreneurs et les professionnels qui adoptent le virage du Web 2.0, la gestion de l’identité numérique doit figurer parmi les premières priorités. L’identité numérique d’une entreprise ou d’une organisation s’avère la plupart du temps la fondation sur laquelle va finalement reposer le succès d’une opération SMO.

L’identité numérique d’un utilisateur réunit l’ensemble des empreintes, ou des traces, laissées à chaque connexion au réseau. Ce sont principalement les adresses IP et les autres authentifiants (nom d’utilisateur et mot de passe) que l’internaute utilise, et qui s’enregistrent automatique à chacune de ses visites dans le réseau. Pour une entreprise ou un professionnel, l’identité numérique représente encore davantage puisqu’il s’agit de l’image de marque (branding) qui sera véhiculée à travers les médias sociaux.

Source : FredCavazza.net

Frédéric Cavazza, un spécialiste du Web 2.0 en entreprise, décrit très bien la cartographie de l’identité numérique, et on peut facilement visualiser ce que tout ça peut représenter comme travail de gestion.

En fait, l’identité numérique d’une entreprise ou d’un professionnel peut se décliner de plusieurs manières et comprendre plusieurs volets, dont :

·      ses coordonnées numériques (adresse IP)

·      ses authentifiants (nom d’utilisateur et code d’accès)

·      ses interventions dans les réseaux sociaux

·      les commentaires qu’il reçoit sur les blogues

·      ses achats et ses transactions commerciales

·      ses contributions dans les communautés d’intérêts

·      ses contenus multimédia dans les sites de partage

Dès le départ, l’entrepreneur devra donc parfaitement bien planifier son intervention, de manière à éviter quelques écueils malheureusement trop courants. Que son utilisation des médias sociaux ne se révèle pas trop rapidement chronophage (time consumer), sans pour autant obtenir les résultats escomptés. Qu'une gestion déficiente de l'identité numérique ne s'avère nuisible, voire dommageable pour l'image de marque. Que l'étanchéité de la sécurité puisse être percée, et que les données soient piratées.

Chacune des interventions en ligne d’une entreprise, ou de son représentant, constitue autant d’empreintes laissées derrière, qui contribuent à installer une certaine réputation dans le réseau.  L’entrepreneur ou le professionnel qui souhaite profiter des médias sociaux devra donc s’assurer, dès le départ, que son plan SMO va d’abord définir clairement les paramètres de son identité numérique en couvrant tous les aspects. 

A) La gestion de l’identité numérique

La seule gestion quotidienne de l’identité numérique peut s’avérer particulièrement chronophage (time-consuming) si elle n’est pas convenablement planifiée. Au début, dans votre virage Web 2.0, limitez-vous à un certain nombre d’heures par semaine (de 5 à 10 heures maximums). Après un certain temps (2 à 3 mois, selon le plan), vous constatez que vous n’y arrivez pas et que ça vous demande plus de temps, revoyez vos attentes, et réviser votre plan. L’important pour obtenir des résultats concluants est d’assurer une certaine régularité dans vos publications, de manière à favoriser la consultation des utilisateurs qui planifient eux-mêmes leur utilisation des médias sociaux de la même façon.

B) L’image de marque

Pour se démarquer à travers les médias sociaux, l’entrepreneur doit rivaliser d’originalité et proposer des contenus intéressants, qui viennent enrichir l’expérience des utilisateurs. En pleine ère numérique, à la vitesse où circule l’information via Internet, l’impact et la popularité des nouvelles plateformes sociales ne se prêtent plus aux tentatives. La moindre bévue, le moindre faux pas, peuvent avoir des conséquences désastreuses sur l’image de marque. Comme il faudra revoir le branding pour l’adapter pour les différents médias sociaux, il conviendra peut-être aussi d’envisager une refonte du site Web officiel (de l’entreprise ou du professionnel).

C) Le niveau de sécurité

Pour éviter que votre image de marque ne soit usurpée et utilisée frauduleusement, déterminez d’avance d’une liste d’authentifiants, ainsi que certaines règles de sécurité que vous devrez imposer aux utilisateurs. N’hésitez pas à faire appel à un expert en sécurité informatique pour vous assurer d’un niveau de sécurité générale élevé à l’intérieur de votre propre réseau, et que les paramètres de votre identité numérique (authentifiants, mots de passe) soient inviolables. L’expert en sécurité numérique pourra aussi participer à la mise en place d’une stratégie de surveillance de votre identité numérique, pour éviter la diffamation ou l’usurpation. 

 

L’importance d’ajouter des contenus enrichis

Hormis ces trois points, il faut toujours se rappeler que la principale clé du succès d’une présence dans les sites de réseautage social ou dans les blogues se trouve dans la qualité des interventions et des contributions des utilisateurs. Or, dès le départ, vous devrez apporter une attention particulière aux contenus que vous voulez diffuser. La pertinence et la qualité de vos contenus constitueront la pierre angulaire de votre image de marque dans le réseau (votre identité numérique, ou e-réputation). Chacun des éléments de contenu doit donc être stratégiquement planifié, conçu et réalisé, en fonction de cette réalité.  Il faut miser sur le potentiel des contenus multimédia pour redéfinir et actualiser son image de marque.

Ces contenus enrichis doivent être à la fois intéressants pour l’utilisateur, et structurés de manière à répondre aux paramètres des engins de recherche. Par exemple, il est inutile de s’embarquer dans un blogue, ou d’ouvrir une page de réseautage social, si on ne parvient pas à se démarquer. On doit s’assurer également de pouvoir réactualiser aussi souvent que possible le référencement des pages, en ajoutant régulièrement de nouveaux contenus, ce qui permet d’obtenir un positionnement plus durable dans les listes de groupes du site. Il faudra donc que l’entrepreneur s’assure de la parfaite étanchéité de la sécurité de son identité numérique, qu’elle corresponde en tous points à son image de marque, et surtout, qu’il soit en mesure de l’animer sans s’y perdre. Car, il n’y a rien de pire pour son image que d’amorcer une présence dans le Web sans s’y impliquer…

 

Extrait du livre «Comment entreprendre le virage 2.0», par Raymond Morin. Publié en mars 2010, aux Éditions Transcontinental (Collection Entreprendre), en collaboration avec la Fondation de l’entrepreneurship du Québec.

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Dresser le portrait Web 2.0 de l’entreprise

posted by Raymond Morin on vendredi, juin 4th 2010

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«COMMENT ENTREPRENDRE LE VIRAGE 2.0»

par Raymond Morin

L'optimisation des médias sociaux : dresser le portrait Web 2.0 de l'entreprise

L’émergence phénoménale des sites de réseautage social (Facebook, MySpace), de partage de fichiers (YouTube, FlickR) et de micro-blogging (Twitter) retient définitivement l’attention des professionnels et des entrepreneurs de tout acabit. On cherche à mieux comprendre les médias sociaux pour en profiter dorénavant dans un contexte professionnel. On parle désormais d’optimisation des médias sociaux (Social Media Optimization ou SMO).

Toutefois, si une entreprise ou une organisation souhaite intégrer certaines de ces applications, elle devra d’abord réévaluer la manière qu’elle exploite déjà le commerce électronique à travers son site, comment elle exploite le marketing viral, le courrier électronique et le référencement qui sont à la base du Web en entreprise. Il devra s’interroger également sur son identité numérique, et revisiter l’image de marque qu’il voudra véhiculer à travers les médias sociaux.

Pour plusieurs entrepreneurs, l’optimisation des médias sociaux va d’abord se traduire par une nouvelle technique de référencement naturel qui leur permettra d’atteindre leur premier objectif de positionnement dans le réseau. Dans un premier temps, c’est souvent par le biais d’une nouvelle visibilité qu’ils escomptent réaliser un retour sur leur investissement. Ils souhaitent susciter de nouvelles opportunités d’affaires, voire même en réalisant de nouvelles ventes. Une première démarche qui s’inscrit dans une approche de marketing traditionnel qui atteint cependant très vite ses limites auprès de la nouvelle génération d’utilisateurs.

Le plein potentiel de l’entreprise 2.0 ne se limite pas à des opérations de référencement s’inscrivant dans des stratégies traditionnelles de marketing et de ventes basées sur l’approche conventionnelle. Plusieurs entrepreneurs et de nombreux professionnels exploitent déjà avec succès les possibilités du web collaboratif, en les appliquant pour leur service à la clientèle ou à travers leur gestion des ressources humaines. Si on veut pleinement apprécier le potentiel du Web 2.0 au sein d’une entreprise, on doit reconsidérer les objectifs de retour sur investissement (ROI) sous un nouvel angle, davantage axé sur de nouvelles méthodes de travail et de collaboration, car les bénéfices qu’on peut retirer des médias sociaux et du Web 2.0 ne se chiffrent pas toujours en argent sonnant.

DÉFINISSEZ D’ABORD VOTRE POTENTIEL WEB 2.0

L’élaboration et le déploiement d’un plan SMO nécessitent une certaine réorganisation du processus d’opérations d’une entreprise. L’entrepreneur ou le professionnel qui opte pour une nouvelle stratégie axée vers les médias sociaux doit considérer l’importance d’une préparation adéquate. Un plan d’optimisation des médias sociaux impliquera une réorganisation en profondeur des ressources humaines, et une redéfinition des objectifs corporatifs. Il trouvera bien sûr de nombreux avantages aux applications du Web 2.0 en entreprise, mais il devra se préparer à des changements de méthodes de travail et de collaboration.

La première étape d’une bonne préparation au virage du Web 2.0 consiste à identifier les éléments clé, sur lesquels on pourra  compter, au sein de son entreprise. Du coup, ça permettra également de cerner plus rapidement les réticences que l’on risque de rencontrer dans le processus de changement. Pour dresser le portrait Web 2.0 de votre organisation, déterminez d’abord l’importance qu’y occupent les natifs numériques. Puisqu’ils seront en première ligne des changements, ils s’avèrent la pierre angulaire d’un virage réussi vers l’entreprise 2.0.

Voici deux opérations simples pour établir le portait de la situation :

A – Établissez l’inventaire de votre personnel, ou de vos collaborateurs, en commençant par identifier les natifs numériques, c’est-à-dire tous ceux de moins de 25 ans. Puisqu’ils savent mieux que quiconque exploiter les nouvelles applications du Web 2.0, placez-les dès le départ au centre des changements. Tout au long du processus, assurez-vous de considérer leur opinion. Ils constitueront les éléments clé de votre succès dans les médias sociaux. Sur la même liste, regroupez ensuite le reste de votre personnel selon les générations (X, Y) auxquelles ils appartiennent. Pour chacune de ces sous-catégories, vous pourrez alors mieux identifier les migrants numériques (early adopters), qui viendront éventuellement contribuer aussi au projet. Enfin, parmi les baby-boomers de votre personnel cadre ou de vos principaux collaborateurs, identifiez ceux qui participeront également.

B – Demandez-leur de spécifier quelles applications Web 2.0 ils utilisent eux-mêmes le plus souvent, et de vous décrire de quelles façons elles améliorent leur qualité de vie. Comment ils croient que les applications du Web 2.0 et les médias sociaux viendront améliorer leurs méthodes de travail et de collaboration. Ces révélations permettront de mieux cerner leurs attentes face au phénomène du web collaboratif, et de mieux comprendre les motivations des utilisateurs.

En identifiant dès le départ les joueurs clés au sein de vos ressources humaines ou de vos collaborateurs, il vous sera alors beaucoup plus facile d’intégrer plus tard de nouvelles pratiques et de nouvelles solutions technologiques. Ce premier état des lieux permettra de mieux cibler les forces et les faiblesses de votre organisation, avant qu’elle n’amorce définitivement son virage vers l’entreprise 2.0. Une phase de préparation qui vous permettra de cibler encore plus clairement les services et départements de votre entreprise, ou de votre organisation, qui mériteront une attention plus particulière dans votre plan SMO.

Extrait du livre «Comment entreprendre le virage 2.0», par Raymond Morin. Paru aux Éditions Transcontinental (Collection Entreprendre), en collaboration avec la Fondation de l’entrepreneurship du Québec.

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TENDANCES 2011 – Médias sociaux et Web 2.0

posted by Raymond Morin on jeudi, juin 3rd 2010

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10 TENDANCES À SURVEILLER À TRAVERS LES MÉDIAS SOCIAUX ET LE WEB 2.0

Comme il fallait s’y attendre, les médias sociaux et le Web collaboratif prennent une place majeure dans le classement du numéro spécial du Courrier International : Slow ou fast? 100 tendances pour 2011. Parmi toutes les tendances annoncées par l’équipe du bookzine français, j’en ai retenu dix qui m’apparaissent plus particulièrement pertinentes dans le contexte actuel.  Un  palmarès Top 10 auquel j’ai rajouté deux tendances plus loufoques observées à travers la presse internationale, telles que relatées par le magazine. À prendre avec un certain grain de sel, ou une certaine pointe d’humour… Et, vous n’y apprendrez peut-être pas grand chose, surtout, si l’on considère que les principales tendances semblent revenir d’année en année.

1 – L’égocasting émergera définitivement en puissance

Dans un de ses récents bulletins, le CEFRIO soulignait la forte hausse de l’adoption du Web 2.0 avec près de 40 % des adultes québécois qui fréquente un site de réseautage social. Ce qu’il faut surtout noter c’est l’augmentation vertigineuse des podcasts de plus de 108 % par rapport à l’année dernière. Avec YouTube qui vient d’annoncer avoir franchi le cap des 2 milliards de clips visionnés par jour, les contenus générés par les utilisateurs et l’égocasting continueront d’occuper une place prépondérante dans l’écosystème des médias sociaux. D’autant plus qu’avec l’émergence des téléphones intelligents, des lecteurs portables et des tablettes numériques les utilisateurs voudront continuer d’alimenter leurs contenus. Dans son numéro spécial, le Courrier International reprend un extrait du New York Times, de Manohla Dargis, qui relève aussi cette tendance des cinéastes indépendants à utiliser le Web pour se rapprocher de leur clientèle : Distribuer soi-même son film (4)

2 – Le Web 2.0 continuera de dominer la scène

 Pendant toute l’année, les réseaux sociaux vont continuer d’occuper une part très importante dans la mouvance vers le Web 2.0. Pendant que Facebook claironne avoir dépassé Google comme source d’information auprès des internautes, le quotidien britannique Financial Times publie les résultats d’une étude réalisée par la société Hitwise. Une étude qui démontre effectivement que le nombre d’internautes qui visitent les sites d’information américains depuis les réseaux sociaux est plus élevé que ceux qui le font via un agrégateur de contenus comme Google Actualités. Mais, Google n’a certainement pas dit son dernier mot… Dans le numéro spécial du Courrier International : S’informer en société (70)

3 – L’identité numérique demeurera un enjeu majeur

   

Face aux controverses soulevées par leurs mesures défaillantes de sécurité des informations, plus de 30 000 abonnés de Facebook ont récemment fermés leur compte.  Et, après quelques temps, la plupart des usagers de Twitter continuent de se désintéresser.  Selon The American Prospect, Tumblr représente peut-être le site alternatif qui pourrait damer le pion aux deux géants : il permet de poster du texte, des photos, de la vidéo, de la musique, des liens, tout en préservant l’anonymat. De plus sa fonction de micro-blog ne se limite pas à 140 caractères contrairement à Twitter. Dans le numéro spécial du Courrier International : Ouvrir un tumblelog (85)

4 – La réorganisation du travail par les médias sociaux va primer

 Les médias sociaux connaissent une popularité sans cesse grandissante, et après les entreprises, c’est au tour des organisations et des gouvernances de vouloir prendre le virage 2.0. À tous les niveaux, on cherche à réorganiser les processus de travail à travers l’utilisation des médias sociaux. Après le succès d’Obama sur Twitter durant la campagne électorale, tous les politiciens espèrent trouver le moyen de l’imiter. Avec toute la pression qu’exerce le président Dimitri Medvedev sur la bureaucratie russe pour qu’ils adoptent les nouveaux outils du Web 2.0, cette tendance va aussi continuer de s’étendre dans les sénats. Et, de plus d’organisations se tourneront vers de la formation en médias sociaux pour mieux comprendre les rouages des médias sociaux avant de s’y plonger. Dans le numéro spécial du Courrier International, un extrait de l’article de Alexeï Eriomenko dans le Gazeta.RU : Entrer dans l’ère d’Internet de gré ou de force (62)

5 – Le Speed Dating Resources et Chatroulette feront encore plus d’adeptes en RH

 Dans un autre article du New York Times, le journaliste Nick Bilton insiste beaucoup sur le phénomène de Chatroulette, ce nouveau réseau social, créé par un jeune russe de 17 ans du nom d’Andrei Ternovski. Un monde où vous vous retrouvez connecté par webcam à une série d’inconnus triés au hasard dans le monde entier. Comme il n’y a pas d’identifiants, ni d’enregistrement, le Chatroulette permet de naviguer relativement incognito ce qui semble jouer beaucoup dans sa popularité. Récemment, la compagnie Altran s’est inspirée du phénomène pour lancer son Jobroulette.  Il y a fortes chances que d’autres entreprises l’imitent… Dans le numéro spécial du Courrier International : Surfer incognito sur le Web (58)

6 – Les géants du Web continueront de se faire la lutte pour se positionner

  Alors qu’Apple a vendu 2 millions de iPad en moins de 60 jours, et que Steve Jobs annonce sur son Twitter que la compagnie d’en écouler 1 à toutes les 3 secondes, les marchés boursiers annoncent la société vient de dépasser Microsoft en terme de valeurs.  Mais, à l’instar de Google et Facebook, le combat des titans va se poursuivre, et, peut-être, finalement rapporter aux utilisateurs. Après qu’on eut aussi annoncé que le iPad représentait un formidable gaspillage de matière non-recyclables, et que les employés qui travaillent dans les usines de Taïwan pour fabriquer les iPhone se suicident à un taux alarmant, on annonce enfin une bonne nouvelle : il sera dorénavant possible de recharger son téléphone intelligent à l’énergie solaire… Dans le numéro spécial du Courrier International : Recharger son téléphone au soleil (36)

7 – L’intelligence collective se trouvera au centre des enjeux des grandes sociétés

 Le magazine britannique Wallpaper s’est enthousiasmé par le Gapminder.com, un site qui recense des volumes de données astronomiques pour les convertir en statistiques. L’extrait repris par l’équipe du Courrier International mentionne aussi que grâce au logiciel Trendalyzer (racheté par Google pour l’outil Google Data Public Explorer lancé en mars 2010), les graphiques permettent de comprendre en un coup d’œil différents phénomènes à l’échelle planétaire. Comme Wikipedia (dixit Jimmy Wales en entrevue avec Branchez-Vous) ne semble pas avoir l’intention de s’orienter vers le web sémantique, ni de profiter de l’intelligence collective des utilisateurs, il faudra voir ce que réserve Google Wave. Dans le numéro spécial de Courrier International : Des statistiques intelligentes (91)

8 – Le SARC MARK et l’interrobang réinventeront la façon d’écrire sur le Web

    

Après l’arrobas (que vient d’ailleurs d’acquérir le MoMA de New-York) et les smileys, voici le Sarc Mark et l’interrobang qui font leur apparition dans la nouvelle ponctuation de l’ère numérique. Selon le Boston Globe, l’interrobang se situerait entre le point d’interrogation et d’exclamation, tandis que pour le quotidien britannique The Guardian, le Sarc Mark (une boucle avec un point au milieu) serait appelé à devenir le nouveau symbole pouvant marquer le sarcasme et l’ironie dans la ponctuation du Web. Même à Genève, le quotidien Le Temps souligne que la barre oblique (le slash) tend à remplacer le point virgule auprès des écrivains… Dans le numéro spécial du Courrier International, on y consacre toute une page : Réinventer la ponctuation (88)

9 – La cyberdépendance fera son son entrée dans le DMS

  Même si aujourd’hui, la portée des médias sociaux dépasse dorénavant celle de la pornographie sur Internet, la cyberdépendance continuera malgré tout de faire des ravages. Tandis que les jeux vidéo porno envahissent les centres commerciaux de Hô Chi Minh-Ville (VietNamNet Bridge), on se penche dorénavant sur l’étude de la science du web pour mieux comprendre les changements de comportements qui découlent de l’usage des médias socaiux. On ne parle plus désormais que de cyberdépendance sexuelle, mais de net compulsion, de surcharge informationnelle et d’addiction à l’ordi. Et en 2012, la cyberdépendance fera son entrée officielle dans le DMS (Diagnostic and Statistics Manual of Mental Disorders). Dans le numéro spécial du Courrier International : Soigner son addiction au Web (100)

10 – Le mouvement slow tisse tranquillement sa toile

  L’équipe du bookzine français a volontairement choisit de coiffer la couverture de son numéro spécial sur les tendances par le titre frappant : Slow ou fast?. Dans leur recensement au sujet du mouvement slow, ils relèvent d’abord un article de Dario Pappalardo, dans La Repubblica (Rome, où est né également le mouvement Slow Food), qui souligne le travail à contre-courant de la librairie en ligne Slowbookfarm. Mais l’équipe éditoriale va plus loin en relevant aussi d’autres observations intéressantes, dont celle du National Day of Unplugging qui s’est déroulée le 19 mars dernier à New York (New York Times), à l’initiative du collectif Reboot ; des professionnels des communications de confession juive. Dans le numéro spécial du Courrier International, plusieurs mentions : Le slow book part en guerre contre le best-seller (7), Ralentir le flux d’information (11), Déconnecter pour un jour (12))

 Et, puisqu’il faut bien s’en amuser, pour terminer cette première liste, parmi les tendances plus loufoques observées par les journalistes du Courrier International, vous en trouverez quelques-unes qui vous soutireront peut-être un sourire, dont celles-ci :

-       faire twitter son chien (69) (du Los Angeles Time)

-       un téléphone qui reproduit vos gestes (86) (du Popular Science)

 Pour alimenter les discussions autour de la piscine, ou à la plage, en sirotant un caïpirinha (cachaça) brésilien ou un makkolli, un alcool de riz traditionnel à l’aspect laiteux servi en Corée… 

Inspiré du numéro spécial avril-mai-juin 2010 Courrier International : Slow ou fast ? 100 tendances pour 2011 – Dépôt légal Avril 2010 ISSN 1 169 114X

Site Web : www.courrierinternational.com

 

 

 

 

 

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