LA E-RÉPUTATION : LE TALON D’ACHILLE DES ENTREPRISES?
PIERRE ANGULAIRE OU PIERRE D'ACHOPPEMENT ?
Dans mon premier article pour Windmill Networking, j’écrivais que grâce aux nouvelles technologies du Web, n’importe qui peut devenir un influenceur dans son réseau. Je rappelais le cas du guitariste canadien David Carroll avec la United Airlines, et sa vidéo viral United Breaks Guitar qui a fait de lui une célébrité. (lire : Social Media Influence: How a Nobody Can Become a Somebody)
À l’inverse, les cas de professionnels qui ont vu leur carrière bousillée par un dérapage de leur e-réputation ne manquent pas, non plus. Plusieurs entreprises, même parmi les plus grandes, ont perdu beaucoup à la suite d’une mauvaise gestion de leur réputation en ligne. La réputation d’un professionnel ou d’une marque en ligne révèle en quelques sortes son ADN numérique. C’est l’empreinte laissée à chacune de ses présences sur le Web et dans les médias sociaux.
Or, si la e-réputation n’est pas le seul indice de valeur d’un influenceur du Web social, elle constitue très certainement l’un des principaux piliers. Et, si elle peut se révéler la pierre angulaire, elle peut également s’avérer la pierre d’achoppement. C’est sa générosité à partager ses connaissances, et la proximité qu’il parviendra à installer avec ses abonnés, qui lui vaudront les meilleures recommandations. Mais, c’est aussi la transparence et l’authenticité qu’un professionnel ou une marque saura refléter face aux critiques qui lui permettront souvent de sauvegarder sa e-réputation.
Aujourd’hui, à l’ère du mobile et des médias sociaux, plus de 85% des consommateurs se fient d’abord aux recommandations de leur pair avant d’adopter une marque ou un produit*. En France, selon une récente étude de Reevoo/GMI Research, c’est près de 90% (89%). Une récente infographie de la firme britannique Brandify révèle quant à elle que plus de 83% des consommateurs consultent les commentaires et les recommandations des utilisateurs pour évaluer les compagnies. (Voir : People all over town are talking about your business… )
POURQUOI LES PME DOIVENT SE PRÉOCCUPER DE LEUR E-RÉPUTATION?
Récemment, Morgane Geffroy, une jeune étudiante française me demandait de répondre à quelques questions sur la e-réputation, pour l’aider à compléter son mémoire universitaire. Voici, en substance, mes réponses à ses questions ; comment et pourquoi l'optimisation de la e-réputation peut devenir un atout commercial pour les professionnels et les entreprises.
1) Pourquoi la e-réputation préoccupe-t-elle dorénavant les PME?
Les chefs de PME, et les professionnels de tous les secteurs, réalisent qu’ils doivent adopter de nouvelles approches de marketing pour rejoindre leur clientèle et passer leurs messages. Dans ce contexte, ils doivent miser sur l’impact de leur image de marque en ligne. Leur e-réputation va donc représenter un enjeu crucial pour la réussite des petites entreprises et des professionnels dans les réseaux sociaux.
2) Que constatez-vous le plus souvent comme problèmes e-reputationnels chez les organisations?
Face aux nouveaux pouvoirs des consommateurs branchés (la Génération C), les entreprises doivent adopter une nouvelle culture organisationnelle qui impose des changements de mentalité. Ils ne peuvent plus contrôler leur image de marque de la même manière qu’avant, et c’est ce qui les effraie. Ils se voient forcés d’adopter une attitude de transparence et d’authenticité pour obtenir la confiance et l’engagement de leur clientèle. Ils doivent apprendre à réagir de la bonne manière aux commentaires parfois négatifs de certains utilisateurs. C’est souvent à ce niveau qu’on observe des dérapages dans les réseaux sociaux.
3) Selon vous, la e-réputation est un enjeu qui concerne davantage les entreprises en B2C ou B2B?
La question de l’e-réputation est un enjeu important pour toutes les entreprises et tous les professionnels, qu’ils soient dans les secteurs B2C ou B2B. Ils doivent accorder une même importance à soigner leur identité numérique, à valoriser leur image de marque et à préserver l’intégrité de leur e-réputation. Cependant, selon qu’ils viseront directement les consommateurs (B2C), ou qu’ils s’adresseront à d’autres entreprises ou professionnels (B2B), ils devront savoir adopter les stratégies appropriées, et choisir les outils et les canaux de diffusion qui conviennent selon leur auditoire. C’est pourquoi LinkedIn est majoritairement plus utilisé par les professionnels que Facebook, par exemple.
4) En B2B, à quels niveaux la e-réputation intervient-elle pour les professionnels et les entreprises?
Avec LinkedIn, ou Viadeo, les entreprises et les professionnels en B2B trouvent plusieurs avantages, notamment dans la recherche d’emploi et le recrutement des ressources humaines, qui s’avèrent les utilisations les plus courantes. Par contre, aujourd'hui, on voit de plus en plus d’entreprises en B2B utiliser les volets professionnels des réseaux sociaux populaires (comme Twitter, Facebook ou Google+) pour développer de nouveaux prospects (leads). Éventuellement, ces nouvelles relations se transformeront en relations d’affaires, voire même en réels partenariats.
5) Quelle(s) mauvaise(s) pratique(s) rencontrez-vous le plus souvent chez les professionnels et les entreprises en B2B ?
Les «jobseekers» ont souvent tendance à embellir leur CV, ou à exagérer leur expertise. De la même manière que les commerçants et les PME doivent adopter une nouvelle approche face aux consommateurs, les professionnels doivent trouver de nouvelles manières se valoriser leur expertise face aux employeurs. De leur côté, les entreprises confondent régulièrement la e-réputation d’un candidat avec sa performance dans les réseaux sociaux. Or, l’autorité d’un individu dans son domaine ne repose pas seulement sur sa présence dans les médias sociaux et son score social, mais aussi sur le niveau d’engagement et d’échanges qu’il parvient à susciter auprès de son entourage.
6) Que conseillez-vous aux professionnels et aux PME en B2B qui souhaitent optimiser leur e-reputation et leur présence dans les médias-sociaux ?
Pour se démarquer et se positionner efficacement dans les réseaux sociaux, les entreprises et les professionnels en B2B doivent donc miser sur une présence sociale stratégique, qui valorisera autant leur e-réputation qu’elle la préservera. De la même manière qu’avec les consommateurs en B2C, les professionnels doivent d’abord gagner la confiance de leurs interlocuteurs, avant d’établir un engagement. Ils ne peuvent plus miser seulement sur la qualité de leurs produits et services, mais doivent proposer une valeur ajoutée à leurs pairs qui reposera sur la qualité et la pertinence de leurs contenus. Apprenez à devenir plus «social», à donner avant de recevoir…
7) Selon vous, quelle importance occupera la e-réputation pour les professionnels et les entreprises?
Au cours des prochains mois, la notion de e-réputation va se trouver au coeur des enjeux des professionnels et des entreprises sur le Web. Dans un avenir rapproché, la majorité des affaires commerciales (B2B, comme B2C) vont se réaliser en ligne, et l'évolution rapide des technologies mobiles et de l'infonuagique va favoriser une meilleure collaboration en ligne entre les professionnels et les entreprises. L'importance de la e-réputation deviendra d'autant plus grande qu'avec la convergence des réseaux sociaux et des technologies mobiles, les professionnels et les entreprises devront rétablir un lien solide de confiance avec leur clientèle. Dans bien des cas, ils devront apprendre à mieux gérer les dérapages à l'interne et les critiques des utilisateurs, tout en faisant preuve de transparence et d'authenticité. C'est probablement le plus grand défi qui les attend!
Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que la e-réputation peut représenter un atout commercial, ou qu’elle s’avère plutôt le talon d’Achille des organisations et des marques?
L’INFLUENCE DANS LES MÉDIAS SOCIAUX : LA CLÉ DES CONTENUS
COMMENT N’IMPORTE QUI PEUT DEVENIR QUELQU’UN!
Aujourd’hui, le formidable pouvoir des médias sociaux repose désormais entre les mains des utilisateurs. Au cours de la dernière année, on l’a vu avec le Printemps Arabe et la place Tahir, et avec le mouvement Occupy Wall Street qui a vite pris une ampleur planétaire. L’utilisateur des réseaux sociaux est devenu un acteur majeur des changements sociaux.
En 2009, en se servant de YouTube et des réseaux sociaux, le guitariste canadien David Carroll a fait trembler la compagnie aérienne United Airlines pour avoir cassé son instrument (Lire : The Power of One Voice At The Age of Social Media). Depuis, il n’y a pas une semaine sans qu’un utilisateur frustré ne force les entreprises à gérer de nouvelles crises.
Comme l’écrivait Gérald Fillion, de Radio-Canada dans un récent blogue (en français) Pouvoir citoyen 2.0 : «Le pouvoir citoyen existe, et nous assistons aujourd’hui à une nouvelle incarnation de ce pouvoir : les médias sociaux.» Avec les outils du Web 2.0 et des médias sociaux, l’influence s’est démocratisée. N’importe quel utilisateur peut se démarquer et se révéler un influenceur dans son réseau.
LE NOUVEAU POUVOIR ÉCONOMIQUE DES INFLUENCEURS
Dans un contexte d’affaires, le pouvoir social de ces nouveaux influenceurs devient aussi économique. Conscient de l’impact qu’il peut avoir, le simple utilisateur devient un acteur majeur qui ne se contente plus du rôle de spectateur. Avant de devenir partie prenante, il exige désormais d’être écouté et de contribuer à enrichir l’expérience.
Dans la foulée, les plateformes sociales populaires comme Twitter, Facebook et YouTube ont créé un nouvel écosystème économique qui change complètement la notion d’influence. À l’ère des médias sociaux, ce ne sont plus les entreprises qui s’affichent dans l’espoir de vendre, mais les utilisateurs qui recherchent et trouvent les meilleures occasions.
Les marques se voient donc forcées de changer leur fusil d’épaule, et de réaligner leurs stratégies et leurs approches commerciales. Les techniques traditionnelles de publicité et de marketing n’ont plus la même emprise sur les consommateurs. Une récente étude du cabinet Lightspeed Research révèle que près de trois consommateurs sur quatre (73%) se fient davantage aux recommandations de leurs pairs avant d’acheter. Plus du tiers (37%) vont même changer d’idée suite à des critiques négatives d’autres consommateurs.
LE MARKETING D’INFLUENCE : UNE INDUSTRIE EN PLEIN ESSOR
Du coup, l’impact social et économique de ces nouveaux influenceurs du Web a engendré une nouvelle industrie en pleine croissance ; celle du marketing d’influence. Essentiellement basée sur des algorithmes qui calculent l’interaction et l’engagement en ligne suscités par les nouveaux influenceurs, cette nouvelle industrie florissante permet aux marques d’identifier les intervenants qui démontrent le plus fort impact sur leur audience.
À l’instar des industries culturelles (cinéma, livre, musique) et des médias électroniques (radio, télévision), cette nouvelle industrie s’appuie sur des scores et des palmarès pour établir une certaine hiérarchie chez les influenceurs. Des compagnies comme Klout, PeerIndex, Kred et Empire Avenue (pour ne nommer que les plus importantes) proposent dorénavant des outils de mesure sophistiqués pour évaluer le capital social des nouveaux influenceurs du Web.
En leur offrant des récompenses (perks), les marques souhaitent qu’ils deviennent alors leur ambassadeur, pour rejoindre à nouveau leur clientèle. Cependant, en dressant des listes, et en proposant des classements qui entrainent une course à l’influence, ils détournent ainsi les nouveaux influenceurs de leur réelle valeur.
LA CURATION DE CONTENUS : LA CLÉ DE L’INFLUENCE
Dans un récent blogue sur Intelegia : Les 9 indices de valeur des influenceurs du Web, j’écrivais que la clé de l’influence repose essentiellement sur la qualité et la pertinence des contenus proposés. Je le maintiens plus que jamais. Ce n’est qu’en apportant une valeur ajoutée au maelstrom des contenus diffusés sur le Web qu’un blogueur se révèle un influenceur pour son réseau.
Les influenceurs des médias sociaux proposent des contenus originaux et personnalisés, qui permettent aux lecteurs de reconnaître et d’apprécier, d’emblée, leur valeur unique. Pour mériter la confiance que leurs lecteurs leur témoignent, ils doivent continuellement se questionner sur la pertinence et la réelle valeur de leurs contenus.
Dans le contexte actuel des médias sociaux, on doit donc intégrer la curation de contenus dans la notion d’influence. Comme le mentionnait Neal Schaffer en me proposant de me joindre à son équipe de blogueurs-invités sur The Windmill Networking, il faut toujours se demander si nos contenus valent la peine d’être partagés et relayés à nouveau. C’est ce que je m’efforcerai de faire avec cette nouvelle chronique.
À lire bientôt en anglais sur Windmill Networking.
2012 : Devenir un influenceur des médias sociaux
En 2012, devenir un influenceur des médias sociaux, un enjeu majeur!
Comme plusieurs observateurs de la blogosphère et des médias sociaux, je crois que l'année qui s'en vient sera déterminante pour les entreprises et les marques sur le Net. De plus en plus conscientes qu'on doit dorénavant les retrouver dans les réseaux sociaux, les compagnies et les organisations voudront s'y assurer une niche pour rejoindre et attirer leur clientèle. Les entrepreneurs et les dirigeants d'organismes rivaliseront pour devenir des influenceurs des médias sociaux dans leur domaine.
En 2012, la mesure de l'influence et de l'engagement dans les médias sociaux demeurera un enjeu majeur, autant pour les professionnels que pour les entreprises et les organisations. Depuis plus d'un an, j'étudie la notion d'influence sur le Web dans un contexte professionnel, et ce printemps, je publierai un livre (en français et en anglais) qui regroupera les résultats de mes recherches, appuyé d'études, d'entrevues et de réflexions. On peut déjà en lire des extraits sur le site de l'agence de développement économique et de marketing de contenus Intelegia, avec qui je collabore comme blogueur-invité. J'ai donc ouvert une nouvelle section : «Blogueur-invité», où en plus de mes billets sur Intelegia, on y retrouve également mes articles publiés dans le webzine techno français Locita.
De plus, j'ai créé une nouvelle page : «Influence médias sociaux», qui regroupe tous les autres articles et billets que j'ai publié au cours de l'année, concernant la notion d'influence et d'engagement dans les réseaux sociaux et les différents outils de mesure. Dans cette nouvelle section du site, on peut donc suivre (en temps réel) l'évolution du classement de trois listes de professionnels du Web montées avec l'outil de PeerIndex. Plus de 2000 professionnels de tous les secteurs d'activités, réunis sur trois listes, dont certaines ont déjà été visitées près de 12000 fois au cours des derniers mois :
- Professionnels du WEB (Québec/NB) – 1128 entrées/11 555 visites (au 19/12/2011)
- Professionnels du WEB (francophonie) – 571 entrées/4314 visites (au 19/12/2011)
- WEB Influencers (World) – 1878 entrées – 7185 visites (au 19/12/2011)
VIRAGE 2.0 – Version 2.012
VIRAGE 2.0 – Version 2.012
Pour commencer l'année numérique du bon pied!
À chaque hiver, on dresse le bilan de l'année qui s'achève. À la lumière des résultats, on tire les leçons qui s'imposent, et on prend des résolutions pour commencer le nouvel an du bon pied. Cette année, j'ai décidé de ne pas attendre, et de régler une tâche que j'aurais dû accomplir bien avant. L'histoire du cordonnier mal chaussé… Pour 2012, c'est une de mes premières résolutions ; ne plus remettre à plus tard sous de faux prétextes.
J'ai donc pris le taureau par les cornes, et j'ai revu l'ensemble de mon blogue-portfolio. Il m'aura cependant fallut une bonne discussion avec Isabelle Poirier, d'Intelegia, pour me secouer et me convaincre de passer à l'action. J'y ai passé le week-end, mais ça en valait la peine. Je crois que les modifications apportées amélioreront votre visite sur mon site. Bien sûr, ce n'est pas parfait, loin de là. L'exercice m'a fait réaliser à quel point j'ai encore tout à apprendre avec WordPress. Alors, si vous avez des trucs à me refiler pour améliorer certains aspects, ne vous gênez surtout pas.
En 2012, devenir un influenceur dans les médias sociaux ; un enjeu majeur!
Comme plusieurs observateurs de la blogosphère et des médias sociaux, je crois que l'année qui s'en vient sera déterminante pour les entreprises et les marques sur le Net. De plus en plus conscientes qu'on doit dorénavant les retrouver dans les réseaux sociaux, les compagnies et les organisations voudront s'y assurer une niche pour rejoindre et attirer leur clientèle. Les entrepreneurs et les dirigeants d'organismes rivaliseront pour devenir des influenceurs des médias sociaux dans leur domaine.
En 2012, la mesure de l'influence et de l'engagement dans les médias sociaux demeurera un enjeu majeur, autant pour les professionnels que pour les entreprises et les organisations. Depuis plus d'un an, j'étudie la notion d'influence sur le Web dans un contexte professionnel, et ce printemps, je publierai un livre (en français et en anglais) qui regroupera les résultats de mes recherches, appuyé d'études, d'entrevues et de réflexions. On peut déjà en lire des extraits sur le site de l'agence de développement économique et de marketing de contenus Intelegia, avec qui je collabore comme blogueur-invité. J'ai donc ouvert une nouvelle section : «Blogueur-invité», où en plus de mes billets sur Intelegia, on y retrouve également mes articles publiés dans le webzine techno français Locita.
De plus, j'ai créé une nouvelle page : «Influence médias sociaux», qui regroupe tous les autres articles et billets que j'ai publié au cours de l'année, concernant la notion d'influence et d'engagement dans les réseaux sociaux et les différents outils de mesure. Dans cette nouvelle section du site, on peut donc suivre (en temps réel) l'évolution du classement de trois listes de professionnels du Web montées avec l'outil de PeerIndex. Plus de 2000 professionnels de tous les secteurs d'activités, réunis sur trois listes, dont certaines ont déjà été visitées près de 12000 fois au cours des derniers mois :
- Professionnels du WEB (Québec/NB) – 1128 entrées/11 555 visites (au 19/12/2011)
- Professionnels du WEB (francophonie) – 571 entrées/4314 visites (au 19/12/2011)
- WEB Influencers (World) – 1878 entrées – 7185 visites (au 19/12/2011)
Une nouvelle année axée vers les conférences, la formation et le coaching sur les médias sociaux en entreprise
Pour répondre à la demande déjà très forte des entrepreneurs indépendants et des chefs de PME, j'ai aussi choisi de consacrer davantage de temps et d'énergie aux conférences, aux ateliers de formation et au coaching pour la prochaine année. J'ai changé ma page d'accueil statique pour mettre de l'avant mes services. Et, j'ai modifié la section «Conférences/formations/coaching», avec plus de 25 thématiques de conférences et d'ateliers, et des sessions de coaching personnalisé pouvant aller de simples consultations de quelques heures à l'accompagnement de projets spécifiques à plus long terme.
Dans cette nouvelle section, on peut également consulter près d'une dizaine d'extraits vidéo de conférences, d'ateliers de formation et de panels de discussion auxquels j'ai participé. Autant de capsules vidéo téléchargeables par la suite sur ma chaîne YouTube :
- Micro-blogging et Twitter
- Dresser le portrait Web 2.0 de l'entreprise
- Géolocalisation et Web mobile
- Génération C et Web mobile
- Blogues et rédaction Web
- Médias sociaux : Y être absolument? (Salon du Livre de Montréal 2010)
- Facebook : 2 conseils pour les débutants (Salon du Livre de Montréal 2010)
- Réseaux sociaux : Comment choisir ses ami(e)s (Salon du Livre de Montréal 2010)
J'ai également apporté des modifications à la section «Publications/entrevues vidéo», en rajoutant les liens vers mes deux livres «Comment entreprendre le virage 2.0» et «Culture Web à la portée des PME», désormais disponibles en ligne. Et, j'ai ajouté la liste des entrevues-vidéo réalisées à la sortie du livre :
- RDI Économie (RDI/Radio-Canada), avec Gérald Fillion
- Canal Argent (LCI), avec Sophie Lemieux
- Le Lien Multimédia, avec Charles Prémont – Les tendances du Web 2.0 en entreprise
- Le Lien Multimédia, avec Charles Prémont – Les appréhensions 2.0 des entrepreneurs
Objectif 2012 : Développer et améliorer votre profil social
En 2012, la question d'influence et d'engagement dans les médias sociaux continuera de susciter d'intenses débats. Dans la foulée des outils de mesure les plus populaires (Klout, PeerIndex, Empire Avenue), en 2011, on a vu émerger une multitude de nouvelles plateformes et d'applications qui proposent leur propre analyse de l'influence dans les réseaux sociaux. Mais, si la mesure de l'efficacité et de l'engagement à travers les médias sociaux s'avère mesurable et quantifiable, l'influence d'un individu ou d'une marque ne se limite pas seulement au Web, et déborde souvent dans la vraie vie. (À lire sur @Locita : L'influence dans les médias sociaux – Une tendance lourde en 2011)
Néanmoins, ces outils de mesure demeurent pertinents, dans la mesure où ils permettent d'évaluer et analyser l'efficacité des campagnes dans les réseaux sociaux. Même s'ils ne révèlent que certaines facettes de l'activité, ils permettent de calculer et de justifier le ROI de l'opération. S'il veut devenir un influenceur dans son domaine, le professionnel comme l'entreprise doit pouvoir mesurer ses résultats pour développer et améliorer constamment son profil social. Il ne doit donc pas se fier qu'à un seul outil, mais plutôt diversifier ses sources, en fonction de ses propres critères.
C'est dans cette optique que j'ai décidé d'apporter aussi des modifications à mon blogue, de manière à pouvoir fournir un meilleur aperçu de mon «Profil social». J'ai commencé par y intégrer ma nouvelle carte sociale MiniXeeMe, qui permet d'accéder directement d'un seul clic à mon profil dans près de 40 plateformes sociales et groupes de discussions. Cette nouvelle plateforme donne accès à plus de 200 médias sociaux différents, et permet à l'utilisateur de se connecter à d'autres professionnels du Web dans plus de 25 pays à travers le monde.
Pour compléter mon profil social, j'ai rajouté des liens et des widgets qui permettent dorénavant de suivre mon score selon les trois principaux outils de mesure que j'utilise : Empire Avenue (EAv), Klout, et PeerIndex. J'ai également intégrés les liens vers trois nouvelles plateformes que j'ai adopté récemment:
* PROskore, qui analyse également le profil professionnel et le CV de l'utilisateur, et le poids des contacts dans le site,
* XeeMe, qui accorde un score global de l'activité pour l'ensemble de l'activité dans les réseaux sociaux connectés au profil,
* Marketing Grader, de HubSpot, qui analyse la performance, à trois niveaux, dans les principaux réseaux,
Grâce aux widgets disponibles, on peut suivre en temps réel, l'évolution de mon score sur Empire Avenue (EAv), sur Klout et sur PROskore, dans la page «Profil social» .
Une présence accrue dans les réseaux sociaux
En 2012, pour devenir eux-mêmes des influenceurs du Web dans leur domaine, les professionnels de tous les domaines, les entrepreneurs indépendants et les chefs de PME devront assurer une présence accrue, et soutenue, dans les réseaux sociaux pour obtenir la confiance des autres influenceurs.
Au cours des dernières semaines, à l'invitation de nouveaux contacts sociaux, j'ai accepté de participer comme bêta testeur à de nouvelles plateformes sociales qui proposent une approche différente de l'engagement, basée sur la recommandation des pairs. Le site Connect.me me permet notamment de développer mon réseau de contacts sociaux en reliant mes profils et listes d'abonnés dans près d'une douzaine d'autres plateformes. On peut donc savoir plus facilement dans quelles autres plateformes sociales se retrouvent également nos contacts, et établir de nouveaux liens vers nos autres pages sociales. Dans Connect.me, c'est par l'attestation (vouch) de ces relations qu'on augmente son niveau de confiance (trust).
Puisqu'il faut désormais gérer son temps de manière à soutenir une présence accrue à travers les réseaux sociaux, on doit aussi permettre aux utilisateurs d'accéder rapidement aux meilleurs contenus. La nouvelle plateforme Twylah regroupe, à chaque semaine, les tweets les plus consultés de son fil Twitter, pour les présenter selon les thématiques les plus populaires, avec liens, images et vidéos provenant de la source.
J'ai donc rajouté le bouton de ma page Twylah et celui de ma page XeeMe à la fenêtre «Réseaux sociaux» de la colonne de droite, et intégré une nouvelle fenêtre affichant en temps réel le fil de mes cinq plus récents tweets sur Twitter.
Bien sûr, on retrouve encore dans la barre latérale la liste de mes plus récents articles, les archives de chaque mois, le moteur de recherche et le nuage de mots-clés dans le bas de la colonne.
Vos commentaires et appréciations
Pour terminer l'année 2011 en beauté, et amorcer la nouvelle année numérique qui s'en vient du bon pied, je vous propose donc une nouvelle expérience de navigation sur Virage 2.0, avec davantage de contenus enrichis. J'espère que ça vous plaira.
Aussi, je réitère l'invitation ; si vous avez des suggestion ou des trucs pour améliorer certains aspects, n'hésitez surtout pas. Laissez-moi vos commentaires et critiques, bonnes ou mauvaises, je me ferai un devoir d'y répondre.
En attendant, je vous souhaite une très joyeuse période des Fêtes avec vos proches. Et, pour 2012, de trouver enfin votre niche dans les médias sociaux.
Tweets et retweets : Dis-moi qui tu retweetes, et je te dirai qui tu es !
TWEETS ET RETWEETS – Dis-moi qui tu retweetes, et je te dirai qui tu es! – JUIN 2010
Tout a débuté avec une citation d’entrevue reprise par Alain McKenna dans le journal Les Affaires (27 mars-3 avril 2010) : «Être sur Twitter pour y être, cela ne sert à rien». Au cours de la discussion, j’expliquais au journaliste pourquoi je n’étais pas encore actif sur le fameux réseau. Personnellement, je n’y voyais encore aucune réelle utilité. Mais, avec la sortie de mon livre, j’allais peut-être y trouver des applications plus pertinentes.
Aujourd’hui, après avoir expérimenté ce nouvel outil pendant quelques mois, je dois me rendre à l’évidence ; j’y ai finalement trouvé plusieurs avantages. Tout d’abord, pour moi, comme une grande majorité de professionnels du micro-blogging, Twitter est devenu une excellente source d’informations, vivante et dynamique, continuellement animée et renouvelée en temps réel par ses utilisateurs. Hormis le fait qu’il soit trop souvent victime de son succès, et tombe hors-service à tout moment, Twitter s’avère désormais un rendez-vous quotidien.
Un peu plus de trois mois après mes débuts sur Twitter, je compte près de 230 (227) abonnés, près de 400 abonnements (397), et mes tweets apparaissent sur 15 listes. Je considère ça déjà pas mal pour un début. Depuis le 26 mars, j’ai publié pas moins de 255 tweets pour une moyenne de 2,38 tweets par jour. Ça m’apparaît dans la moyenne, mais encore bien loin de celle des influenceurs. Au rythme où ils publient des tweets, on comprend vite pourquoi ils comptent autant de followers. Ce n’est pas ce que je vise nécessairement, mais il n’était pas question non plus d’être sur Twitter juste pour y être…
Il faut dire aussi que je n’ai pas encore eu l’occasion d’expérimenter pour moi-même tout le potentiel de Twitter en RH ou en service à la clientèle, comme je l’ai fais pour mes clients. Mais, pour le moment, je m’estime pleinement satisfait des échanges d’informations, toujours pertinentes, que ça me permet de glaner à gauche et à droite. Et, plusieurs autres tweeteurs plus expérimentés y voient aussi de multiples autres applications que je n’ai pas eu la chance d’expérimenter. Pour les plus littéraires, c’est même devenu une nouvelle forme d’art ; la nanolittérature, ou la twittérature. Alors, il me reste encore beaucoup à découvrir avec ce nouveau réseau social.
Cependant, je garde aussi certaines réserves face à ce nouvel outil. Parce qu’il faut se limiter à 140 caractères, on doit aller à l’essentiel, et le message doit se trouver dans le titre. Ça limite forcément les conversations et les échanges, et rend pratiquement impossible, du moins à mes yeux, toute forme plus avancée de collaboration. À cause de ces limites inhérentes, Twitter est peut-être condamné à demeurer un média social incomplet et imparfait.
En juin, dans la foulée de mon exploration sur Twitter, j’ai voulu adopter un rythme encore plus soutenu également sur les autres réseaux sociaux. Il y eut tout d’abord Foursquare, que j’ai pu tester davantage durant mes vacances. Avec la montée du mobile marketing, du m-couponing et de la géolocalisation, il y a plusieurs secteurs d’activités qui pourront vite profiter de ce nouvel outil. Et, je voulais en explorer davantage de ce côté avant de m’y lancer. Cependant, ça m’a également amené à publier plusieurs check-in sans grand intérêt pour mes followers sur Twitter, et mes autres profils de réseaux sociaux (Facebook et LinkedIn). Puis, en découvrant l’outil Tweetdeck (en version bêta), j’arrive aussi à gérer plus facilement ma présence à travers les nouveaux médias sociaux.
Au début, j’ai commencé à me servir de Twitter comme fil RSS pour annoncer la publication de nouveaux billets, ou d’extraits de mon livre «Comment entreprendre le virage 2.0» sur mon blogue-portefolio ou sur SCRIBD. Puis, j’ai voulu partager mes découvertes avec mes abonnés, à qui j’ai souvent retweeté des liens et des infos que je trouvais judicieuses et pertinentes. Et, c’est lorsque certains influenceurs se sont mis à retweeter les liens vers mes tweets que j’ai saisi toute l’importance des retweets dans la dynamique de Twitter.
Le 7 juin dernier, Alexandre Poncier, un expert français reconnu pour sa vision du Web 2.0 en entreprises, a sélectionné mon plus récent billet, intitulé «Dresser le portrait Web 2.0 de l’entreprise» parmi les 10 meilleurs billets de la semaine. Par la suite, il a suffit qu’une autre tweeteuse influente au Québec, Kim Auclair, choisisse de retweeter le message de @aponcier parmi ses propres abonnés, pour que ça génère plus de 280 visites sur mon site durant la journée, dont 250 visiteurs uniques, et plus de 400 pages lues. Même si ça me positionne encore bien loin des véritables influenceurs (en 2430ième position… selon MonTwop 1000), ça m’aura permis d’élargir mon réseau professionnel dans le reste du Canada et à l’étranger. Spécialement de la France, d’où proviennent plus de 56 % des visites sur mon site… et quelques invitations.
Alors, comme il aura suffit de quelques retweets, et que la saison estivale se prête davantage aux plaisirs extérieurs et aux vacances, j’ai donc pensé vous donner congé de nouveaux billets, et, de vous faire partager plutôt mes tweets et retweets du mois de juin. Au cours des prochaines parutions, en 140 caractères maximums, vous pourrez donc consulter plus d’une trentaine de liens et de tweets sélectionnés, provenant des influenceurs et tweeteurs les plus actifs. Une façon de retourner l’ascenseur. Il y en a sûrement quelques-uns qui sauront aussi vous intéresser. Dis-moi qui tu retweetes, et je te dirai qui tu es… ! Cela fait aussi partie de la dynamique de Twitter…
Virage 2.0