Entreprendre le virage à l'ère numérique

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Devenir un influenceur en dix étapes

posted by Raymond Morin on jeudi, janvier 28th 2016

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Par Raymond Morin

L’évolution du marketing d’influence dans les médias sociaux

Au cours des dernières années, le marketing d’influence dans les médias sociaux a évolué très rapidement, et s’avère désormais une pratique de plus en plus courante chez les marketeurs. Les entreprises et les organisations actives sur le Web et les médias sociaux ont définitivement intégrés cette nouvelle approche du marketing pour rejoindre leurs clientèles.

2016_Global_Trust_Barometer_01_Featured_image_Logo_620x315_option3Aujourd’hui, si le taux de confiance envers les organismes non-gouvernementales et les entreprises remonte légèrement par rapport à l’an dernier, comme le démontre le nouveau rapport (Trust Barometer) qu’Edelman vient de publier, c’est que les CEOs s’impliquent davantage. Ces organisations semblent enfin avoir compris qu’elles doivent désormais affirmer d’abord leur propre leadership dans les réseaux sociaux. 

Les 10 facettes du marketing d’influence

Des campagnes de recommandations et de porte-paroles avec les ¨influenceuratis aux programmes d’ambassadeurs en entreprise, le marketing d’influence est aussi passé d’une mesure basée sur le capital social (avec des métriques d’algorithmes) à une analyse plus contextuelle, axée davantage sur la qualité des relations développées avec les influenceurs.

Désormais, au sein des organisations, les relations avec les influenceurs ne relèvent plus seulement des relations publiques et des communications/marketing, mais également des cadres tout autant que du service à la clientèle après-ventes. Les entreprises qui ont adoptés le marketing d’influence ont vite réalisés qu’une stratégie efficace comporte plusieurs facettes indissociables et incontournables, qui peuvent avoir un impact sur chacun des aspects de l’organisation. Et, qu’à chacune des étapes, différents départements doivent être impliqués dans le processus de transformation.

1 – Définir une stratégie de marketing mix

En premier lieu, avant toute chose, il faut définir ses objectifs, et établir clairement quelles sont les audiences visées. On doit d’abord dresser le ¨portrait¨ des médias acquis (ou possédés) dans l’organisation (son site Web, son blogue, ou tout autre média de diffusion), et analyser l’impact et la valeur de son propre réseau social et de celui de ses partenaires et collaborateurs. Par la suite, ça permettra de mieux sélectionner les bonnes plateformes sociales à exploiter dans une stratégie de marketing mix, qui comprendra aussi un volet de publicité ou de commandite.

stock-photo-personal-branding-in-word-collage-978138532 – Bâtir une identité numérique sécurisée

L’identité numérique est l’ADN, l’empreinte digitale qui nous identifie désormais à chaque fois que nous nous connectons sur le Web et les médias sociaux. Ce sont nos authentifiants et chacune des traces et données que nous transmettons quotidiennement. Pour tous les professionnels sur le Web, c’est la base essentielle pour bâtir une réputation solide dans les réseaux sociaux, et se mériter la confiance des communautés.

3 – Établir son image de marque

Pour assurer une présence efficace, et se démarquer dans les réseaux sociaux, on doit d’abord définir clairement l’image de marque, ou le ¨personal¨ branding, à véhiculer. Avec les médias sociaux, c’est une étape qui relève à la fois des relations publiques et des communications ou du marketing. Pour les marques et les organisations c’est le premier pas vers une transformation plus sociale que numérique.

url4 – Consolider son réseau social

En fonction des audiences cibles, des paramètres de l’identité numérique, de l’image de marque et de la stratégie de marketing mix adoptées, il convient de consolider d’abord le réseau actuel des médias acquis et de développer ses communautés (les abonnés et les ¨fans¨). On doit d’abord estimer la valeur et l’impact de ses contenus sur les différentes plateformes, et effectuer les révisions et mises à jour qui s’imposent, avant de sélectionner de nouvelles plateformes à exploiter et de produire de nouveaux contenus.

5 – Écouter et participer aux conversations

Les réseaux sociaux ne doivent pas être considérés uniquement comme de nouveaux canaux de diffusion, mais plutôt comme un nouvel écosystème, où les communautés dictent leurs propres règles. Aujourd’hui, les ¨consomm’acteurs¨ s’attendent à échanger, et à établir des relations de confiance avec les marques et les organisations. Pour les marques et les entreprises, il faut savoir écouter les conversations, et participer aux échanges, pour mieux comprendre les motivations des utilisateurs et répondre à leurs attentes.

6 – Apporter une valeur ajoutée avec des contenus pertinents

La publication de contenus pertinents et attrayants demeure la pierre angulaire de toute stratégie de marketing d’influence dans les médias sociaux. Les utilisateurs privilégient désormais la qualité de l’expérience avant la consommation. Pour obtenir leur confiance et leur fidélité, les entreprises, et les professionnels, sur le Web et les médias sociaux, doivent s’assurer de proposer une véritable valeur ajoutée, en misant également sur la curation de contenus.  

7 – Affirmer son leadership avec un blogue

Aujourd’hui, les utilisateurs – consommateurs s’attendent à établir un contact direct et personnalisé avec la marque ou l’organisation. Dans ce contexte, la production et la diffusion d’un blogue s’avèrent aussi des outils essentiels pour affirmer son leadership dans son secteur. La création et la publication de contenus exclusifs et originaux, dans différents formats, permettent d’établir son autorité et sa crédibilité avant d’entreprendre une relation d’affaires avec les influenceurs.

8 – Solliciter le bon type d’influenceurs selon ses objectifs

Avant d’identifier les influenceurs dont on sollicitera la collaboration, et avec qui on développera une relation d’affaires, il faut comprendre la réelle portée de chacun selon le type de campagne que l’on veut mener sur le Web et les médias sociaux. Les ¨influenceuratis¨, les nouvelles célébrités sur YouTube et les autres plateformes d’échanges, conviendront parfaitement à des campagnes de recommandations ou de porte-paroles. Tandis que les programmes d’ambassadeurs en entreprise, et les relations avec les influenceurs amplifieront le message au sein des communautés ciblées.  

9 – Entretenir une relation d’affaires équitable avec les influenceurs

Selon le type de campagne de marketing d’influence (campagne de recommandations, programmes d’ambassadeurs en entreprise, ou partenariats d’affaires avec les leaders d’opinion), les marques et les organisations doivent dorénavant développer et entretenir des relations différentes avec les influenceurs. Les rétributions et rémunérations éventuelles varieront selon les intérêts des collaborateurs, et les objectifs de l’opération. 

10 – Évaluer le retour sur l’investissement

Finalement, il conviendra bien sûr d’évaluer le retour sur l’investissement d’une opération de marketing d’influenceurs dans les médias sociaux. C’est une question qui soulève encore bien des débats, et qui n’offre encore aucune réponse précise. Bien sûr, on peut estimer la valeur du capital social avec les algorithmes, mais on doit aussi considérer d’autres métriques de performances (KPI) et de valeur prolongée (LCNV) si l’on veut estimer correctement le ROI.

(Note : Les principaux éléments de cet article ont été d’abord été traités dans un article : Le marketing d’influence : Plus qu’un concours de popularité!, paru le 14 août 2015)

 

 

 

 

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Les influenceurs : Des médias payés, acquis ou mérités?

posted by Raymond Morin on mercredi, janvier 20th 2016

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Par Raymond Morin

Doit-on payer les blogueurs et les influenceurs?

huffington-post-bloggingLe marketing d’influenceur n’a jamais été aussi populaire auprès des entreprises et des organisations. Les consommateurs ne font plus confiance aux marques, pas plus qu’aux médias et aux organisations. Les marketeurs et les responsables des relations publiques ont compris l’importance de passer par les influenceurs pour rejoindre à nouveau leurs clientèles. Cependant, dans l’esprit des entrepreneurs et des dirigeants d’organisations, il semble toujours subsister une mauvaise compréhension quant à leurs rôles et leurs fonctions. Le débat qui fait rage actuellement est de savoir où se situent les influenceurs dans une campagne de marketing sur les médias sociaux, et s’ils doivent être payés ou non.

Des médias payés, acquis ou mérités?

À ce niveau, les avis sont plutôt partagés, et fluctuent selon le marché dans lequel ils évoluent. En 2015, la firme SaaS de relations avec les influenceurs AUGURE a réalisé une étude auprès de plus de 600 responsables des communications, qui révèle qu’à peine plus de 30% des répondants européens rémunèrent les influenceurs, tandis qu’aux Etats-Unis ce chiffre passe à plus de 54%. Des statistiques qui ont fait tiquer plusieurs de mes collègues.

D’un côté, il y a ceux qui prétendent que les influenceurs acquièrent de la notoriété et de la crédibilité en s’associant aux marques, et qu’ils nuiraient à leur influence en acceptant d’être commandités. De l’autre, il y a les défenseurs (dont je tends plutôt à faire partie) qui soutiennent que les influenceurs méritent d’être rémunérés au même titre que n’importe quel fournisseur de services. Alors, quand doit-on payer les influenceurs?

Il n’y a pas de règles à suivre. À mon avis, ça relève de l’étique et de la motivation personnelle de chaque influenceur. Mais, lorsqu’une entreprise ou une organisation fait appel à un influenceur pour créer des contenus, ou faire la promotion d’une marque ou d’un produit, la rémunération devrait être traitée comme une rétribution normale et équitable pour le temps consacré. La plupart du temps, les leaders d’opinion sont des entrepreneurs indépendants, et aucun entrepreneur n’offre ses produits et services gratuitement.

imgres-7Entre une réputation à protéger et des contenus commandités

Selon le Baromètre d’Edelman, la confiance des consommateurs envers les marques, les médias et les organisations n’a jamais été aussi bas ; moins de 47% de la population accordent leur confiance aux entreprises (une baisse de 15 points par rapport à 2014), et à peine un peu plus, aux médias (contrairement à 58% en 2014). Les recommandations de pair-à-pair ont définitivement remplacés les publicités, jugées trop intrusives. Et, comme je le mentionnais plus haut, pour rejoindre à nouveau leur clientèle, l’apport des influenceurs s’avère donc d’autant plus essentiel pour les marques et les organisations.

Cependant, les entreprises et les organisations doivent faire la différence entre acheter la loyauté, et le fait de rémunérer un blogueur professionnel ou un influenceur pour faire la création et la promotion de contenus commandités, ou participer à un événement. Une campagne de recommandations n’aura pas nécessairement le même impact, en longévité et en résultats, qu’une relation à long terme développée avec les leaders d’une communauté, comme le révélait une autre étude de Traackr. Dans chacun des cas, la réputation et la crédibilité à protéger n’est pas la même. Dans ce sens, on doit établir la distinction entre les ¨influenceuratis¨, les ambassadeurs et les leaders d’opinion, pour mieux comprendre leur réelle portée. (Lire aussi : Le marketing d’influenceurs – Plus qu’un concours de popularité)

(Image : blog.bufferapp.com)

(Image : blog.bufferapp.com)

La combinaison gagnante du ¨marketing mix¨

Avec les médias sociaux, une des clés du marketing entrant (Inbound Marketing) est de parvenir à faire sa promotion et sa publicité sans la faire ; ne pas prétendre qu’on offre le meilleur produit ou service, mais plutôt faire en sorte que ce soient les autres qui le fassent. Le succès d’une campagne de marketing sur les réseaux sociaux repose souvent sur une combinaison gagnante de la ¨trifecta¨ des médias payés, acquis et mérités (Paid, Owned, Earned Medias). Suivant les objectifs et la clientèle visée, c’est le bon ¨marketing mix¨ de ces trois canaux de diffusion, qui permettra aux marques et aux entreprises d’obtenir les meilleures retombées avec les influenceurs.

– Les ¨influenceuratis¨

Les ¨influenceuratis¨ représentent, en quelques sortes, les médias payés du ¨marketing mix, et leur portée est sensiblement la même que celle des publicités, ou des campagne de porte-paroles. Ce sont les nouvelles célébrités, qui profitent des nouvelles plateformes pour rejoindre de très vastes auditoires, comme la blogueuse italienne Chiara Ferragni (3 millions de ¨followers¨ sur Instagram), et les ¨YouTuber¨ PewDiePie (40 millions d’abonnés) ou le français Rémi Gaillard (5 millions d’abonnés). Bien que leurs contenus deviennent vite viraux, relayés rapidement par leur large et fidèle communauté, cela crée une fausse illusion de majorité. Mais, ça leur vaut néanmoins de récolter souvent plusieurs milliers (voire millions) de dollars en commandites.

– Les ambassadeurs

Les ambassadeurs sont plus spontanés et imprévisibles. Ce sont les clients satisfaits (ou le contraire), et les collaborateurs et employés heureux (ou non), qui n’hésiteront pas à recommander (ou à critiquer) un produit ou un service dans leur réseau. Ils s’avèrent la voix sincère et authentique des utilisateurs – consommateurs de première ligne. Les entreprises et les organisations obtiennent (ou non) leur support, parce qu’ils auront gagné et mérité (ou perdu) leur confiance au fil des expériences. Cet appui peut être récompensé et valorisé de plusieurs façons, mais leur loyauté ne saurait être achetée.

– Les experts

Les experts et les leaders d’opinion se situent entre les deux, et peuvent intervenir de plusieurs façons auprès des entreprises et des organisations. Leurs compétences professionnelles, reconnues dans leur secteur, leur permet non seulement de créer des contenus, et de recommander un produit ou un service dans leur réseau, mais également de participer à divers événements, et d’agir comme consultants et formateurs auprès du personnel et des cadres. Mais, avant d’endosser un produit ou une marque, ces influenceurs veilleront à protéger leur réputation, qui demeure leur principal atout. Dans cette optique, la rémunération n’est pas toujours leur première motivation.

Établir des relations durables et équitables avec les leaders d’opinion

Pour obtenir la collaboration des influenceurs, les entreprises et les organisations doivent d’abord obtenir leur confiance. Or, la confiance se bâtira au fil du temps, à travers des relations durables et profitables qui s’établiront entre chacune des parties. Aussi, avant de solliciter les leaders d’opinion, et de discuter de collaborations avec eux, les entrepreneurs et les dirigeants doivent d’abord chercher à comprendre leurs motivations.

Les leaders d’opinion ne sont pas des publicistes, ni des journalistes, à la solde d’un média ou d’une entreprise, mais plutôt des professionnels indépendants qui ont développés des compétences au fil des années, et mérités l’autorité qu’on leur reconnaît dans leur milieu. Devenir un leader dans son secteur exige un très grand investissement personnel. Et, ces compétences et cette réputation, durement acquises, commandent un certain respect de la part des marques.

Pour les influenceurs, la question de rémunération devient souvent davantage une question de valeur que d’argent. Avant d’accepter une commandite, ils veilleront d’abord à préserver la crédibilité et l’influence qu’ils ont développées dans leur communauté. Mais, à partir du moment où ils acceptent d’endosser un produit ou un service et d’en faire la promotion dans leur réseau, c’est à eux que doit revenir la prérogative de décider comment ils veulent être rétribués.

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que les entreprises et les organisations doivent rémunérer les influenceurs au même titre que tous les autres fournisseurs de services? Ou, s’il s’agit simplement d’un échange équitable de bons procédés de relations publiques, profitables pour les deux parties? Exprimez votre opinion en partageant vos commentaires avec nos lecteurs.

Lire aussi sur le sujet :

En français :

http://raymondmorin.com/2015/01/influence/une-nouvelle-pyramide-des-relations-avec-les-influenceurs/

http://ici.radio-canada.ca/emissions/la_sphere/2015-2016/chronique.asp?idChronique=391085

http://ludismedia.com/devons-devrions-recompenser-les-influenceurs-rayonnement-marques/

http://isarta.com/infos/?p=14785

http://www.influencia.net/fr/actualites/tendance,observatoire-influencia,blogueur-influenceur-pleine-mutation,5885.html

http://fredericgonzalo.com/2015/11/17/ces-stars-de-youtube-dont-vous-navez-jamais-entendu-parler/

http://www.infopresse.com/opinion/anne-marie-caron/2015/12/17/comment-collaborer-avec-les-influenceurs-pour-generer-du-contenu-de-qualite

En anglais :

http://maximizesocialbusiness.com/social-media-influence-marketing-complex-just-popularity-contest-20594/

http://maximizesocialbusiness.com/six-steps-strategically-build-influencer-marketing-program-22305/http://www.businessesgrow.com/2015/12/07/sponsored-content-3/

http://www.augure.com/blog/state-influencer-engagement-20150618

http://spinsucks.com/communication/when-to-pay-influencers/

https://meddle.it/content/8a546f54501922d7015071bc01f10b9a/public?src=in

http://blog.buzzoole.com/influencer-marketing/consumers-trust-influencers-brands/

https://www.washingtonpost.com/news/wonk/wp/2015/04/16/who-millennials-trust-and-dont-trust-is-driving-the-new-economy/

http://www.inc.com/jeremy-goldman/why-you-need-to-take-advantage-of-influencer-marketing-in-2016.html

 

 

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12 tendances émergentes du marketing d’influenceurs

posted by Raymond Morin on jeudi, octobre 29th 2015

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Par Raymond Morin

À chaque automne, les blogueurs et experts des médias sociaux sont appelés à faire leurs prédictions sur les tendances à observer au cours de l’année suivante. Toutefois, à une époque où les changements se succèdent à un rythme accéléré, il s’avère de plus en plus hasardeux de se prêter à l’exercice. L’écosystème des réseaux sociaux se complexifie toujours davantage avec l’émergence de nouvelles plateformes d’agrégation et de diffusion de contenus.

Génération C(onnectée) - LivreDans un tel contexte, on ne peut qu’observer et relater les grandes tendances qui se dessinent durant l’année, en se basant sur les différentes études réalisées, et spéculer sur les changements qu’apporteront les nouvelles tendances. C’est ce que je tente de faire avec mes chroniques sur le marketing d’influence dans les médias sociaux, et l’émergence des nouvelles générations connectées de la Génération C.

Au cours des deux dernières années, plusieurs tendances observées tant chez les entreprises et les organisations que chez les influenceurs et les leaders des médias sociaux se sont confirmées, et continueront de s’affirmer au cours des prochains mois. Et les nouvelles tendances, observées plus récemment, apporteront probablement d’autres changements qu’on ne peut encore que présumer. 

2015 : La maturation du marketing d’influence dans les médias sociaux

L’année qui s’achève aura été une année de maturation pour le marketing d’influence dans les médias sociaux. Plusieurs études importantes ont été réalisées durant l’année, et qui démontrent que les notions de marketing d’influence et de contenus s’intègrent mieux dans les stratégies des entreprises et des organisations.

1 – Les entreprises ont adoptés le marketing d’influenceurs des médias sociaux

Au début de l’été, la firme Augure a publié un rapport sur l’état et les pratiques du marketing d’influenceurs en 2015. Une étude à laquelle j’ai eu le plaisir de participer avec d’éminent(e)s collègues. Le rapport d’Augure Management révélait notamment que 93% des répondants considéraient que leur engagement avec les influenceurs représentait une stratégie efficace pour attirer l’attention sur leur marque, tandis que plus de trois sur quatre déclaraient que cette approche leur avait permis de générer de nouvelles opportunités d’affaires, et d’acquérir une plus grande fidélité des consommateurs. (Lire aussi Les entreprises adoptent le marketing d’influence en 2015)

2 – Les dirigeants s’impliquent davantage dans les relations avec les influenceurs

En 2015, on a vu les entreprises et les organisations intégrer définitivement le marketing d’influence dans les médias sociaux dans leurs stratégies. Les dirigeants se sont impliqués davantage pour développer des relations durables et profitables avec les influenceurs, et ont mis de l’avant différents programmes d’ambassadeurs auprès de leur personnel. Dorénavant, la présence d’une marque dans les réseaux sociaux relèvera autant du personnel que de la direction. Les stratégies impliqueront tous les départements. (Lire aussi Marketing d’influence : Vers une implication accrue des dirigeants)

3 – Le marketing de contenus et les blogues s’imposent dans les stratégies

Durant la dernière année, le marketing de contenus s’est également avéré une priorité pour les entreprises et les organisations. Les blogues d’entreprises (ou de dirigeants) ont émergés, et les organisations ont sollicités davantage les influenceurs et les ambassadeurs pour de la co-création de contenus. Plus que jamais, les blogues se sont révélés la pièce – maîtresse des stratégies de marketing de contenus. Et, on verra probablement surgir de nouvelles plateformes de blogueurs professionnels en 2016. (Lire aussi Les blogues : la pièce-maîtresse du marketing d’influence)

2016 : Une année de diversification

Si l’on considère les nouvelles tendances observées depuis quelques mois, l’année qui s’en vient s’annonce déjà comme une année de grandes diversifications. Les nombreuses plateformes émergentes, et les nouveaux formats de diffusion visuels, complexifieront encore davantage l’écosystème des réseaux sociaux.

PewDiePie4 – Le pouvoir d’influence dans les médias sociaux désormais à la portée de tous

L’émergence fulgurante de nouvelles plateformes d’agrégation et de diffusion de contenus, et la multiplicité des formats disponibles, ont donnés naissance à de nouveaux types d’influenceurs, parmi les utilisateurs. Aujourd’hui, plus que jamais, n’importe qui peut diffuser des contenus, et se révéler un ¨influenceur¨ dans sa communauté. Le pouvoir de l’information est à la portée de tous. L’influence sans cesse grandissante des nouvelles célébrités sur YouTube (Pew Die Pie) ou Instagram (Les Instagirls) le démontre bien. (Lire aussi Les millionnaires de YouTube)

5 – Les fournisseurs de contenus sur la sellette

Au cours des dernières années, les entreprises et les organisations se sont lancées massivement dans la production et la diffusion de contenus. En revanche, confrontés à une surabondance de contenus, les utilisateurs ont développés ce qu’on pourrait appeler le ¨snacking¨ de contenus : une consommation instantanée et rapide de l’information qui impose de nouvelles approches stratégiques, et place les fournisseurs de contenus sur la sellette. Pour répondre à leurs besoins grandissants de contenus, les entreprises et les organisations feront l’acquisition de fournisseurs, et privilégieront les relations durables avec les influenceurs. (Lire aussi Comment relever le défi du ¨snacking¨ de contenus)

6 – Les contenus visuels, générés par les utilisateurs, en temps réel, en hausse

Dans ce contexte, les contenus générés par les utilisateurs (CGU) sont devenus rapidement très populaires auprès des marketeurs. La popularité grandissante de plateforme d’échanges de contenus visuels comme Instagram et Pinterest a ouvert les portes aux infographies, aux photographies, et aux illustrations, qui rejoignent plus facilement les nouvelles générations. Les nouvelles plateformes d’échanges instantanées comme Periscope, Meerkat et Snapchat favorisent quant à elles le partage en temps réel des contenus générés par les utilisateurs.

7 – L’émergence de contenus interactifs et épisodiques

L’intérêt grandissant pour les plateformes de contenus visuels a également favorisé l’émergence de nouvelles formes d’approches narratives (storytelling) alliant les contenus interactifs et épisodiques. Les ¨podcasts¨ et les webinaires s’avèrent les nouveaux canaux de diffusion privilégiés des influenceurs avec des plateformes comme Blab, et les webséries vidéo deviennent vite virales auprès des utilisateurs. Tandis que les infographies interactives continuent de gagner du terrain auprès des nouvelles générations. Les contenus des influenceurs des médias sociaux se retrouveront donc sur plusieurs plateformes, exploitant plusieurs formats pour rejoindre les audiences ciblées. 

8 – Le ¨choc des contenus¨ et la personnalisation du message

La multiplication des formats accentuera aussi le ¨choc des contenus¨, et forcera les entreprises et les organisations à se démarquer encore davantage, en diversifiant leur approche selon l’audience ciblée. Ils devront se déployer davantage, et assurer une présence constante sur plusieurs plateformes pour rejoindre leur clientèle là où elle se trouve. L’analyse contextuelle des données des influenceurs, et du ¨graphe social¨ de leurs communautés, leur permettra de personnaliser davantage leur message, et de mieux répondre ainsi aux attentes des audiences ciblées. Au-delà des contenus, l’engagement des utilisateurs deviendra un enjeu prioritaire pour les organisations. (Lire aussi Gérer les relations avec les influenceurs)

9 – La montée des outils d’amplification et des assistants virtuels

En même temps, la diversification des plateformes et des formats de diffusion oblige également les entreprises et les organisations à mettre en œuvre des stratégies ciblées pour amplifier leur message au-delà de la masse. Les outils d’automatisation et d’amplification de contenus comme Buffer, Storify ou Hootsuite, et les assistants virtuels, permettront aux organisations de mieux planifier leur présence sur les réseaux sociaux selon leurs ressources, et d’obtenir de meilleurs résultats auprès des audiences ciblées.

10 – Les géants du GAFA s’imposent comme les plaques tournantes du contenu sur le Web

Du coup, les géants du GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) ont fait l’acquisition de nouvelles plateformes de diffusion, et modifiés les algorithmes de leurs engins de recherche, dans l’objectif de devenir les plaques tournantes du marketing de contenus. Parallèlement, les nouvelles applications de blocage de publicités intrusives (AdBlock) ont favorisés l’apparition de publicités natives (NativeAds) et l’émergence de contenus sponsorisés, qui viendront à leur tour modifier en profondeur le marketing d’influence et les relations avec les influenceurs. Google teste actuellement une version bêta d’une plateforme de contenus sponsorisés pour les marques.

11 – Les relations d’affaires avec les influenceurs appelées à changer

Bien que près de 70% des répondants de l’étude d’Augure ne croient pas que les influenceurs doivent être payés pour leurs services, les relations seront appelées à changer. Les entreprises et les organisations comprendront le rôle essentiel des influenceurs dans leurs campagnes, et investiront plus de temps et d’argent auprès des experts des médias sociaux dans la création de contenus pertinents qui leur permettront de se démarquer, et intègreront ces budgets dans leurs stratégies au même titre que les publicités sur Google ou Facebook.

12 – Les programmes d’ambassadeurs en plein essor

En 2015, les entreprises et les organisations ont compris l’impact que pouvait avoir leur propre personnel dans leur campagne de marketing d’influence, et ont adoptés divers programmes à l’interne favorisant une plus grande implication des employés des divers départements. Depuis 2013, les programmes d’ambassadeurs en entreprise ont augmentés de 191%, selon une récente étude par Altimeter Group. Désormais, les cadres comme les employés de services s’avèreront les meilleurs ambassadeurs d’une marque ou d’une entreprise. (Lire aussi La montée des ambassadeurs en entreprises

Au cours des prochains mois, ces ¨tendances lourdes¨ continueront de s’affirmer et prendront encore plus d’importances dans les stratégies de déploiement et de marketing dans les médias sociaux. En 2014 et 2015, le marketing d’influence et de contenus ont atteints un nouveau niveau de maturité qui se reflétera au cours des prochaines années. En 2016, avec toutes les nouvelles tendances émergentes on peut donc s’attendre à une année de grande diversification.

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que d’autres tendances viendront modifier et faire évoluer le marketing d’influence et de contenus dans les médias sociaux? Partagez vos idées et vos points de vue sur le sujet.

Lire aussi sur le même sujet :

http://dynamicsignal.com/2015/08/11/altimeter-unveils-the-2015-state-of-social-business-report/

http://www.business2community.stfi.re/content-marketing/future-content-marketing-35-experts-share-2015-predictions-01109066?

http://www.boostthenews.com/online-marketing-trends-2016/

 

http://www.ronsela.com/content-amplification-tools/

 

 

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PeopleBrowsr acquiert Empire Avenue et lance un nouveau réseau

posted by Raymond Morin on dimanche, septembre 13th 2015

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L’intégration de la plateforme d’Empire Avenue

Par Raymond Morin

À l’occasion de la conférence #INBOUND15, qui se tenait à Boston du 8 au 11 septembre dernier, PeopleBrowsr a pris le marché du marketing d’influence dans les médias sociaux par surprise en annonçant l’acquisition d’Empire Avenue et le lancement d’une nouvelle plateforme regroupant les TOP influenceurs.

Accessible sur invitation, la nouvelle plateforme intègrera les applications de jeu social et de marché boursier virtuel d’Empire Avenue, qui devient Empire.Kred, et accordera une plus grande place aux influenceurs des médias sociaux, pour devenir le ¨Hub¨ de l’influence en ligne.

En fait, l’acquisition d’Empire Avenue par PeopleBrowsr remonte au printemps 2014 alors que la plateforme est discrètement devenu Empire Kred Pty Ltd (¨Empire.Kred¨). Une fusion naturelle qui constituait alors une réplique logique à l’acquisition de Klout par Lithium Technologies quelques semaines plus tôt.

Une approche visuelle mieux adaptée aux utilisateurs mobiles

Empire.Kred.SkrybbDans sa nouvelle mouture, Empire.Kred propose déjà une approche graphique plus visuelle, mieux adaptée aux utilisateurs d’appareils mobiles, avec des images de profils d’influenceurs plus grandes. La présentation plus aérée des différentes sections permet une consultation plus rapide des différentes statistiques et des graphiques du ¨score social¨ des influenceurs, et de suivre plus facilement le cours des actions virtuelles des leaders.

Empire.Kred conserve ainsi sa vocation première, et reste essentiellement une plateforme de jeu social basé sur un marché boursier d’actions virtuelles des influenceurs. Comme à la bourse, la valeur des actions, et des dividendes récoltés, fluctue en fonction du volume d’achats/ventes par les utilisateurs. Tandis que le ¨score social¨ des influenceurs est calculé en fonction de leurs activités sur les réseaux sociaux (jusqu’à 8 plateformes, incluant le blogue), et tiendra désormais compte aussi de leur ¨score¨ global Kred.

Pour les professionnels et les entreprises, la plateforme continuera d’offrir également diverses options de paramétrage (payantes ou non), permettant de ¨booster¨ la valeur nette de leur portefeuille, en récoltant des points bonis et des ¨Eaves¨ (la monnaie virtuelle) supplémentaires. Notamment, en complétant les ¨missions¨ proposées par les utilisateurs pour découvrir des influenceurs et des contenus dignes d’intérêts.

Même si Empire.Kred demeure un jeu social, son intégration à la nouvelle plateforme de Kred et son nouveau ¨look¨ redynamiseront sûrement l’intérêt des utilisateurs, et relancera le débat sur la valeur du capital social des influenceurs.

La nouvelle plateforme Kred : le nouveau ¨Hub¨ des influenceurs

En plus d’intégrer désormais les activités d’Empire.Kred, la nouvelle plateforme annoncée dans le livre blanc publié par PeopleBrowsr entend justement mettre en valeur les influenceurs en leur accordant une plus grande place. Son objectif est clairement de devenir la nouvelle plateforme de l’influence en ligne.

La firme de mesure de l’influence dans les réseaux sociaux, basée à San Francisco, a pris le temps d’intégrer graduellement les changements d’Empire.Kred, avant de lancer sa nouvelle plateforme dans le cadre de l’événement INBOUND15 qui se déroulait au début septembre. Elle continuera de proposer un ¨score¨ basé sur le niveau d’influence et la portée (outreach) des influenceurs. Le ¨score¨ d’influence est toujours calculé sur la base de 1000 points, et évalué sur la pertinence de leurs contenus et l’amplification de leur message sur Twitter et Facebook. Tandis que leur portée est évaluée sur 12 points en fonction de leur générosité et de leur engagement dans leur communauté.

Kred IdentityAvec la nouvelle plateforme, les TOP influenceurs de Kred (qui affichent un score de plus de 800 points) bénéficieront désormais d’une page exclusive (Kred Identity), avec une adresse URL personnalisée, qui comprendra leur bio détaillée, l’historique complet de leurs activités sur les réseaux sociaux avec des liens vers chacun de leurs profils, et l’analyse de leur ¨score¨ global, et les cinq secteurs où ils sont les plus actifs. De plus, ils seront invités à participer à un nouveau réseau exclusif (Kred Network), spécialement conçu pour leur permettre d’échanger des trucs et des contenus entre eux.

Kred NetworkD’autre part, la nouvelle plateforme de Kred intègrera une série de services professionnels (payants) qui permettront aux professionnels et aux entreprises de faire rayonner encore davantage leur influence, notamment avec l’outil d’automatisation de marketing de HubSpot, le système d’infrastructure d’entreprise sociale SocialOS, et la solution de partage de Slack.

Un dossier à suivre au cours des prochaines semaines

Au moment d’écrire ces lignes, j’attendais toujours mon invitation pour tester la nouvelle plateforme et ses nouvelles applications, mais déjà les changements dévoilés dans le livre blanc publié par PeopleBrowsr s’annoncent très prometteurs, et le nouveau ¨look¨ plus visuel d’Empire.Kred apporte des améliorations notables.

Suivez régulièrement cette page au cours des prochaines semaines pour obtenir une revue plus détaillée de la nouvelle plateforme de Kred, et de ses nouvelles applications affiliées.

 

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Les entreprises adoptent le marketing d’influenceurs en 2015

posted by Raymond Morin on mercredi, juillet 15th 2015

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Par Raymond Morin 

État et pratiques des relations influenceurs en 2015 – Étude par Augure 

Pour une deuxième année consécutive, Augure France/RepMgmt viennent de publier les résultats de leur étude annuelle sur l’État et les pratiques des relations influenceurs. Plus de 600 professionnels des communications et du marketing, dans 32 pays et 30 secteurs d’activités, y ont participé.

Cette année encore, à titre d’auteur et de spécialiste du marketing d’influence, j’ai eu le plaisir et le privilège d’y collaborer, pour les deux marchés ; pour le marché francophone, avec Mounira Hamdi (LabCom), Fadhila Brahimi (FBassociés) et Camille Jourdain (Over-Graph), et pour le marché anglophone avec Brian Solis (Altimeter Group), Chad Pollitt (Relevance) et Jeff Bullas (JeffBullas.com). C’est tout un honneur pour moi de me retrouver cité parmi ce groupe sélect d’influenceurs des médias sociaux.

1 – Le marketing d’influence dans les médias sociaux s’implante dans les stratégies Web

Efficacit--C’est le premier constat qui ressort de l’étude d’Augure France : plus de 90% (93%) des répondants s’accordent pour dire que le marketing d’influence dans les médias sociaux leur apporte de meilleurs résultats en terme de visibilité et de reconnaissance. Un bond de plus de 20% (24%) par rapport aux résultats de l’année dernière, où moins de 70% (69%) des répondants avaient manifestés leur satisfaction. De ce nombre, 3 répondants sur 4 considèrent que l’engagement des influenceurs est très (ou plutôt) efficace pour susciter de nouvelles ventes, et tout autant (76%) pour fidéliser la clientèle.

¨Les influenceurs des médias sociaux sont les nouvelles célébrités. Mais, ça ne signifie pas pour autant que l’engagement des influenceurs doit se limiter à la promotion et aux mentions traditionnelles. En fait, la plupart des consommateurs connectés se base principalement sur l’expérience et les recommandations de leurs pairs pour prendre des décisions concernant les marques et les produits. En bout de ligne, les influenceurs agissent uniquement comme ressources stratégiques pour les consommateurs qui cherchent la voie. C’est dans cette optique de servir le client d’abord, que les marques doivent engager les influenceurs. Et, comme le démontre Augure dans son étude annuelle, les marques qui le font obtiennent des résultats concluants ; de l’approche initiale à la vente jusqu’à la fidélisation. Cependant, cela nécessite du travail et d’avoir une vision dès le départ, pour inspirer un engagement significatif, de façon à ce que les gens nous fassent confiance et suivent.¨ d’expliquer Brian Solis.

2 – Identifier les influenceurs pertinents demeure le principal défi des marques

Principaux2-d--fis-rencontr--s-lors-de-la-mise-en---uvre-de-votre-strat--gie-de-relation-influenceurs-686x575Encore cette année, l’étude d’Augure démontre que les principaux défis des marques dans la planification d’une campagne de marketing d’influenceurs est toujours celui d’identifier les plus pertinents (75%), de déterminer les stratégies les plus adéquates (69%), et de mesurer les résultats (53%). Cependant, d’autres défis se présentent désormais aux responsables des communications et du marketing :

  • Faire le suivi des activités des influenceurs (32%)
  • Débloquer les budgets suffisants pour la mise en place des campagnes (26%)
  • Automatiser le processus d’engagement ou d’interaction (26%)
  • Trouver et former le personnel qualifié (8%)

Comme j’ajoutais dans le cadre de l’étude, je crois que ça demeure toujours un défi pour les marques d’identifier les influenceurs parce que ça implique un long processus auquel les entrepreneurs et les dirigeants d’organisations ne s’attendent pas. Il faut considérer plusieurs facteurs, et cela entraine forcément l’utilisation de plusieurs canaux et de plusieurs outils.

3 – Les contenus se trouvent au centre des relations avec les influenceurs

Dans sa nouvelle étude, la firme Augure France dévoile également quelques données intéressantes sur l’impact des contenus dans les stratégies de marketing d’influenceurs. Selon les différents scénarios d’utilisation analysés, l’étude d’Augure démontre que les marques et les organisations privilégient la collaboration et les contenus des influenceurs à leur apport comme ambassadeurs ; près de 60% (59%) des répondants priorisent la création de contenus, tandis que plus du deux – tiers (67%) favorisent la promotion de contenus.

Situations-privil--gi--es-dans-le-cadre-des-relations-avec-les-influenceurs-Les communications corporatives et le positionnement SEO n’obtiennent respectivement que 32% et 23% des réponses, tandis que la gestion de crise ne récolte que 14%. En revanche, les relations d’engagement avec les influenceurs restent une priorité des répondants pour les lancements de produits (59%) et l’organisation d’événements (45%). L’année dernière, c’est plus de 3 répondants sur quatre (76%) qui privilégiaient les lancements de nouveaux produits avec les influenceurs.

¨Un influenceur reconnu dans son domaine d’expertise s’engagera plus volontiers dans la promotion d’un contenu à valeur ajoutée pour sa crédibilité professionnelle que dans la diffusion d’un nouveau produit. Ce dernier pouvant être perçu comme une pub. Pour la marque, c’est aussi un levier de crédibilité qui va conforter son expertise¨ rappelle Fadhila Brahimi.

¨Dans un monde parfait, nos interactions avec les influenceurs devraient avoir un impact sur toutes les situations mentionnées dans l’étude. Mais, ce n’est pas toujours les cas. On découvre qu’une approche du marketing d’influenceurs avec l’intention de faire la promotion de contenus (en collaborant avec les influenceurs à la création de nouveaux contenus) s’avère la façon la plus efficace parmi toutes les catégories listées¨ ajoute Chad Pollitt dans l’étude.

4 – Twitter est le canal privilégié des relations avec les influenceurs

L’étude d’Augure France révèle également des données intéressantes sur les plateformes que favorisent les entreprises et les professionnels dans leurs campagnes de relations avec les influenceurs. Les résultats démontrent que plus de la moitié des répondants (54%) priorisent les blogues, tandis que 42% préfèrent encore les médias traditionnels. Cependant, une vaste majorité privilégient les plateformes sociales populaires, Twitter venant en tête avec plus de deux répondants sur trois (68%), suivi de Facebook plus de la moitié (51%), d’Instagram (24%) et de LinkedIn (20%).

Canaux-les-plus-efficaces-dans-le-cadre-des-relations-avec-les-influenceurs-copiaEn 2014, seulement 29% considéraient Facebook pour les relations avec les influenceurs. En 2015, Facebook se positionne même en tête auprès des participants américains.

¨Les réseaux sociaux, et particulièrement Twitter, sont les canaux les plus adaptés pour déployer des campagnes avec les influenceurs. Les mécanismes de la persuasion sont subtils et repose sur plusieurs leviers, mais il est primordial de bien choisir les canaux de discussion¨ explique Camille Jourdain. ¨La retransmission en live d’un événement est la 2ième activité phare des internautes actifs après la diffusion de la veille. Twitter est à ce titre le médias social le plus plébiscité par les communications et les médias traditionnels pour prendre le pouls des sujets incontournables et pousser des sujets d’actualité au niveau des tendances (Trend Topic). Parce qu’il est public, concis et propice à la réactivité, Twitter est un levier puissant pour le bouche-à-oreille¨, d’ajouter Fadhila Brahimi. 

5 – La communauté et la qualité des contenus s’avèrent les principales motivations des influenceurs

Selon l’étude d’Augure, la possibilité d’obtenir une plus grande visibilité et d’accroître sa communauté se révèle la principale motivation des influenceurs dans leur collaboration avec une marque, pour plus de 55% des répondants. La qualité des contenus demeure un critère important (45%), mais perd un peu de son importance en comparaison avec l’année dernière (59%). Façonner son image de marque (29%), obtenir différents avantages (25%) et gagner de l’argent (24%) suivent ensuite. La qualité de l’expérience termine la liste des motivations des influenceurs avec 22% des répondants.

Motivations-influenceurs-marques-686x398¨Les influenceurs sont très à l’écoute des besoins de leur communauté car ils entretiennent une relation privilégiée avec leurs membres. Toute collaboration envisagée avec une marque doit à la fois pouvoir servir à l’influenceur ET à sa communauaté, d’où la nécessité de co-construire les messages de communication avec l’influenceur concerné afin qu’il adhère aux valeurs de la marque, de ses produits ou services¨ explique Mounira Hamdi, fondatrice du LabCom.

¨Cela dépend du type d’influenceurs, l’audience est la principale motivation des experts et leaders d’opinion, la rémunération celle des célébrités. Tandis que les blogueurs sont intéressés par la rémunération et par l’audience. D’autres motivations peuvent entrer en compte pour les blogueurs comme la reconnaissance liée à un domaine d’activité ou encore la volonté de partager des connaissances¨ poursuit Camille Jourdain, d’Open-Graph.

6 – Collaborer avec les influenceurs lors d’événements ou sur les blogues

Après la participation des influenceurs/ambassadeurs à divers événements corporatifs (pour 70% des répondants), les billets de blogues s’avèrent les contenus les plus valorisés par les marques dans leur campagne de marketing d’influenceurs (69%). Qu’il s’agisse d’articles de blogueurs – invités, d’interviews ou de simples mentions des influenceurs, plusieurs autres différents types de contenus se révèlent aussi efficaces pour les entreprises et les organisations, selon les données de l’étude d’Augure :

  • Vidéo 44 %
  • Webinaires 32 %
  • Livres blancs/études 29 %
  • Communiqués de presse 26 %
  • Infographies 27%

Contenus1¨Pas d’influence sans matière première, elle repose effectivement sur … le contenu. Mais, pas n’importe quel contenu! Le communiqué de presse reste le format le plus traditionnel, celui qui doit encore être proposé pour informer mais il n’engage pas forcément les influenceurs. En l’accompagnant de contenus attractifs, images, photos ou infographies, mais aussi de live, via Periscope par exemple, pour les événements off-line, les marques ont la possibilité d’attirer l’attention des influenceurs plus facilement.¨ soutient Camille Jourdain. 

7 – Le paradoxe de la rémunération

Face à l’importance croissante des influenceurs dans les stratégies de marketing Web/médias sociaux des entreprises et des organisations, l’étude d’Augure s’est également penchée sur le modèle économique associé aux relations avec les influenceurs, et a posé la question fatidique : Doit-on payer les influenceurs pour leur collaboration? Près de 70% des répondants pensent que non. De façon globale, 1 répondant sur trois ne rémunère jamais les influenceurs avec qui il collabore, tandis qu’un peu plus du tiers (36%) le font occasionnellement. À titre de comparaison, aux Etats-Unis, c’est plus de la moitié (54%) qui affirment payer régulièrement leurs influenceurs.

R--mun--ration¨Il semble bien que la plupart des marques ne veulent pas payer pour le marketing d’influenceurs.  À cause de cette mentalité, elles n’atteignent pas les résultats qu’elles pourraient en combinant la bonne approche et les compensations. C’est une attitude suffisante, amateure et arrogante. Vous payez pour la télévision, vous payez pour des publicités sur Facebook, vous payez pour Google AdWords, n’est-ce-pas? Les influenceurs ont travaillés dur pendant des années pour développer et acquérir leur influence, et ils doivent être rémunérés pour ça.¨ insiste Jeff Bullas sur ce point.

8 – Les relations publiques mènent toujours les campagnes de marketing d’influence

Si aucun profil professionnel ne fait clairement l’unanimité, le responsable des relations publiques se détache tout de même avec 28% des répondants qui croient que c’est la personne idéale pour être en charge des programmes de relations avec les influenceurs. Toutefois, les résultats sont très partagés, et on observe une plus grande implication des dirigeants des entreprises dans les campagnes de marketing d’influenceurs, avec 17% des répondants, sur un pied d’égalité avec les gestionnaires de communautés.

responsable-686x398Comme je le souligne dans l’étude d’Augure, je pense que les campagnes avec les influenceurs doivent se développer avec tous les intervenants, en commençant par les dirigeants, qui sont les premiers à pouvoir partager les valeurs et la culture de l’entreprise. Mais, chaque membre de l’équipe doit aussi y apporter sa contribution ; du responsable des relations publiques au directeur du marketing, en passant par le gestionnaire de communautés et le responsable du marketing de contenus. Et, lorsqu’il s’agit de plus grandes organisations, il faut aussi intégrer les responsables des ventes, du service à la clientèle, et voire même les intervenants en développement de produits.

9 – Vers un investissement croissant dans les relations avec les influenceurs

BudgetLes conclusions qu’apporte l’étude d’Augure sont très positives quant à l’avenir du marketing d’influence dans les médias sociaux. Les stratégies de relations avec les influenceurs mises de l’avant par les entreprises et les organisations ont portées fruits, et près du trois – quarts des répondants (74%) affirment vouloir augmenter (33%) ou maintenir (41%) leur budget dédié à leur stratégie de marketing d’influence.

Toutefois, comme le soulève judicieusement Arnaud Roy d’Augure dans l’étude, on doit tenir compte de la grande disparité qui existe entre les intentions des répondants américains et des répondants européens : parmi les répondants qui prévoient augmenter leur budget, 60% sont des Etats-Unis et du Canada, alors que seulement 20% proviennent de l’Europe.

Ce ne sont là que quelques-unes des informations intéressantes qui ressortent de l’étude d’Augure France. Pour approfondir et analyser davantage les résultats, et les différences entre les marchés, les secteurs d’activités, et les tailles d’entreprises, vous pouvez télécharger l’étude complète (en français) à l’adresse suivante : http://www.augure.com/fr/blog/etude-relations-influenceurs-20150610

Ou en anglais à : http://www.augure.com/blog/state-influencer-engagement-20150618

Lire aussi : Marketing d’influence – Vers une implication accrue des dirigeants

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Marketing d’influence : Vers une implication accrue des dirigeants

posted by Raymond Morin on mercredi, juin 10th 2015

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Par Raymond Morin

Depuis quelques années, on observe une plus grande implication des cadres supérieurs et des dirigeants d’entreprises dans la transformation sociale des organisations. Les plus récentes enquêtes démontrent que les cadres seniors et les CEO surmontent leurs craintes des réseaux sociaux, et s’y affichent de plus en plus en plus. Les entreprises intègrent désormais les médias sociaux dans leurs stratégies de marketing. Toutefois, même si situation est encourageante, le meilleur reste à venir, comme le révèle une nouvelle étude, réalisée par la firme européenne Augure, et qui vient de paraître.

Le ciblage et l’identification des influenceurs : un défi pour les entreprises

ciblageinfuenceursChaque campagne d’influenceurs dans les médias sociaux (SMI) s’avère unique, et le ciblage et l’identification des bons individus demeure le principal défi des marques et des entreprises. En fait, c’est la clé principale de la réussite d’une campagne de marketing d’influence.

Ce qui ressort de l’étude d’Augure, c’est que ce n’est pas tant une question d’outils et d’applications, que de processus et de méthode. Les entreprises doivent d’abord cibler les plateformes sociales en fonction des objectifs et de l’auditoire visés. Ensuite, pour identifier les bons influenceurs, les marques et les organisations devront considérer plusieurs facteurs contextuels ; analyser leurs activités et la pertinence de leurs contenus, comprendre leur ¨graphe social¨ et savoir avec qui ils échangent et interagissent dans la communauté. Il n’y a pas de recette miracle, et tout ça impliquera un long processus, et l’utilisation de différents canaux et de plusieurs outils logiciels.

Or, les résultats de l’étude de la firme Augure démontrent qu’à ce niveau, les marques et les entreprises semblent encore se contenter d’un ciblage plutôt superficiel, en effectuant une recherche basée davantage sur des algorithmes, plutôt qu’une analyse plus contextuelle. Plus de quatre répondants sur dix (42%) privilégient Twitter et les outils de gestions d’activités sur les réseaux sociaux, et 37% choisissent Google, tandis qu’à peine 20% optent pour les plateformes de marché (20%), et les outils d’identification et de ciblage des influenceurs, de plus en plus sophistiqués et efficaces.

D’autre part, les entreprises sondées ne semblent pas avoir encore adoptée LinkedIn, qui occupe pourtant un rôle de plus en plus important dans les stratégies de marketing d’influence dans les médias sociaux. Et, plus de 25 % des répondants favorisent encore l’utilisation des TOP listes de ¨ followers ¨, ou se réfèrent encore à Klout pour identifier les influenceurs.

Les relations avec les influenceurs : une affaire d’équipe

relationinfluenceursDans le même sens, puisque la réussite d’une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux impliquera aussi plusieurs intervenants, les relations avec les influenceurs ne doivent pas être confiées à une seule personne, ou un seul département, au sein d’une entreprise. Chaque intervenant dans la chaine, en commençant par les dirigeants et les cadres, devront s’impliquer à un moment ou à un autre dans la relation. Le marketing d’influence dans les médias sociaux ne repose pas uniquement sur les relations publiques et le marketing, mais passe également par le service à la clientèle et la gestion des ressources humaines. Dans cette optique, les CEO devraient être les premiers à transmettre les valeurs et la culture de leur organisation, et à donner l’exemple.

L’étude de la firme Augure révèle toutefois que pour une grande partie des répondants, les relations avec les influenceurs durant une campagne dans les réseaux sociaux relève encore du responsable des relations publiques (28 %) ou du gestionnaire de communautés (17%). Autant croient cependant qu’elles devraient être confiées aux dirigeants (17%), et 11 % au directeur des communications et du marketing.

La méthode d’acquisition de clientèle en ligne la plus efficace et rapide

evolutioninfluenceursMême si on semble encore tarder à vouloir impliquer les dirigeants dans les campagnes et les relations avec les influenceurs, et qu’une entreprise sur cinq (20%) n’entend pas y consacrer de budget, seulement 6% se déclarent insatisfaits des résultats de leur(s) campagne(s) et songent couper ou réduire leur budget pour la prochaine année. La situation reste donc encourageante pour 75% des répondants ; le tiers des répondants (33%) songent au contraire augmenter leur budget, tandis que plus de quatre sur dix (42%) comptent le maintenir au même niveau.

Des résultats similaires à ceux de l’étude de Tomoson, parue aussi récemment dans Social Media Examiner, et qui révèle qu’en 2014, le marketing d’influence la méthode d’acquisition de clientèle en ligne la plus rapide et la plus efficace pour près de 25 % (22%) des entreprises. Soixante – dix pourcent (70%) des répondants se déclarent très satisfaits des résultats de leur campagne d’influenceurs, avec des revenus moyens de 6,50$ par dollar investi. Pas surprenant qu’en 2015, près de 60% (59%) d’entres comptent augmenter leur budget consacrer au marketing d’influenceurs. (Lire aussi : Les blogues : la pièce – maîtresse du marketing d’influence)

Vers une plus grande implication des dirigeants, avec l’arrivée des X et Y

Une tendance positive que viennent aussi confirmer, d’une certaine manière, deux autres études importantes réalisées aux Etats-Unis. Selon les enquêtes publiées dans le Harvard Business Review, et INC, les cadres supérieurs et les dirigeants (CEO) des entreprises sont de plus en plus jeunes, dynamiques et innovateurs, donc plus disposés à adopter les médias sociaux aux seins de leur entreprise ou de leur organisation.

Depuis 1980, selon les statistiques relevées par DOMO/CEO.com, et publiées dans l’article sur INC, l’âge moyen des dirigeants du Fortune 100 n’a jamais cessé de décliner, passant de 60 ans à 56 ans. Et, depuis 2011, 20% des dirigeants des grandes compagnies des TIC en bourse ont moins de 40 ans. Avec la montée de l’entrepreneuriat indépendant que l’on observe actuellement chez la Génération Y, on peut déjà prévoir que ce chiffre ira en augmentant au cours des prochaines années, alors qu’ils deviendront eux-mêmes les patrons. (Lire aussi : Génération C – La montée de l’entrepreneuriat indépendant)

En somme, si l’on se fie à l’étude de la firme Augure et celles effectuées aux Etats-Unis, plus les cadres supérieurs et les chefs d’entreprises rajeunissent, plus les organisations adoptent rapidement les nouveaux paradigmes du marketing dans les réseaux sociaux. Plus les cadres et les CEO s’impliquent dans le processus, plus ils adoptent à leur tour les notions de marketing d’influence dans les médias sociaux. Ce qui constitue, à mon avis, une excellente nouvelle pour les prochaines années.

Qu’en pensez-vous? Selon vous, les entreprises et les marques intègrent-elles bien le marketing d’influence dans les médias sociaux dans leur stratégie? Les cadres supérieurs et les dirigeants s’impliquent-ils suffisamment? Et, peut-on envisager que la situation évoluera positivement au cours des prochaines années? Partagez votre opinion et vos expériences avec nous.

 

 

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Les blogues : la pièce – maîtresse du marketing d’influence

posted by Raymond Morin on mercredi, avril 29th 2015

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Par Raymond Morin

Si j’ai beaucoup insisté sur l’importance de développer des relations durables avec les influenceurs dans mes récents billets, je demeure aussi persuadé que les blogues représentent la pièce – maîtresse du marketing d’influence dans les médias sociaux (SMI).

6 raisons pour intégrer les blogues dans sa stratégie de marketing SMI

imgres-7En 2015, il ne fait plus aucun doute que les marques et les agences doivent intégrer les stratégies de marketing d’influence dans les médias sociaux (SMI) dans leur plan de développement, et que les blogues doivent figurer dans leurs priorités. Avec plus de 350 blogues relayés à chaque minute à travers les réseaux sociaux, et près de 200 millions de plateformes de blogues dans le monde, la blogosphère est à la fois une source intarissable de contenus de première qualité, et l’écosystème social privilégié pour établir et entretenir une relation à long terme avec les influenceurs. Et, c’est aussi la plateforme idéale pour bâtir sa réputation en ligne et développer son influence. Voici six raisons pour intégrer désormais les blogues dans sa stratégie Web :

1 – Les marques intègrent les blogues dans leurs stratégies de marketing

04_Revenue-per-1-spent-on-influencer-marketingUn récent sondage (de la firme Tomoson), réalisé auprès de 125 agences et entreprises, et relayé par le Social Media Examiner vient à nouveau démontrer que les stratégies de marketing d’influence s’avèrent profitables pour les marques et les organisations. Selon cette étude, les campagnes de marketing d’influenceurs ont rapportés 6,50 $ par dollar investi en 2014.

Dans un contexte aussi favorable, il n’est donc pas surprenant de voir près de 60% (58%) des répondants songer à augmenter leur budget SMI au cours de l’année. Et si la moitié (50%) demeurent toujours orientés vers des objectifs de rendements (ROI), dorénavant 4 sur 10 vont aussi prioriser l’engagement et la visibilité apportée par une campagne d’influenceurs.

Bien que les résultats de ce sondage ne permettent pas d’apporter de conclusions, ils viennent néanmoins appuyer la tendance lourde qu’on observe depuis quelques années. Les entreprises et les marques intègrent désormais les contenus dans leurs stratégies de marketing sur les réseaux sociaux. Et, lorsqu’on leur demande quelle plateforme ils songent privilégier, 37% optent pour le blogue.

2 – Les utilisateurs d’Internet se fient davantage aux blogueurs

huffington-post-bloggingParallèlement, les utilisateurs du Web se tournent de plus en plus vers les médias sociaux, pour s’informer et se tenir au courant de l’actualité. Avec les nouvelles technologies mobiles, et les plateformes de contenus, comme le Huffington Post, n’importe qui peut relayer et commenter les nouvelles et l’actualité en temps réel. Tandis que la crédibilité et la confiance dans les médias traditionnels s’effritent peu à peu, ces blogueurs – commentateurs (ou journalistes – citoyens) remplacent peu à peu les journalistes professionnels dans l’opinion publique.

Au fil des années, certains blogueurs ont aussi acquis une très grande réputation, qui dépasse souvent leur communauté, et qui leur permet de rejoindre un plus large auditoire. Ce sont les nouvelles vedettes des médias sociaux, qui ont su développer et proposer des contenus intéressants dans des créneaux populaires, comme la santé, la mode, les styles de vie, ou la famille et les loisirs, notamment avec l’émergence des ¨mamans¨ et ¨papas¨ blogueurs. Comme pour les célébrités, leur popularité leur vaut souvent d’être commandités ou compensés d’une façon ou d’une autre par les organisations et les marques qui les sollicitent.

3 – Les blogues peuvent évoluer et rejoindre différentes clientèles

meerkatAvec les technologies, les blogues, au début essentiellement des textes (avec ou sans images), ont également très rapidement évolués vers les contenus enrichis et les nouveaux outils des médias sociaux. Aujourd’hui, avec tous les moyens de diffusion dont ils disposent, les blogueurs peuvent proposer leurs contenus dans plusieurs formats, et rejoindre diverses clientèles.

De plus en plus, les blogueurs – influenceurs exploitent différentes plateformes de partages, comme YouTube, Instagram, Pinterest ou même Meerkat et Periscope, pour rejoindre les nouvelles générations d’utilisateurs plus tournés vers les contenus enrichis. D’autres vont utiliser différents outils de médias sociaux, comme le podcast, ou le webcast et les panels vidéo, selon l’auditoire visé.

4 – Les leaders d’opinion privilégient les blogues dans leurs interactions

Contrairement aux célébrités, et aux vedettes médiatiques, qui jouissent d’une reconnaissance déjà acquise via les médias conventionnels (TV, radio, cinéma, presse), et les super-utilisateurs, des réseaux sociaux, les influenceurs privilégient d’abord les blogues comme page de destination. Pour ces leaders d’opinion, leur plateforme de blogue devient la fondation de base de leur ¨branding¨ personnel, sur laquelle s’est bâti leur réputation et leur crédibilité en ligne. C’est le siège de leur influence dans leur communauté.

Naturellement, les leaders d’opinion privilégieront les collaborations qui leur permettront d’apporter une valeur ajoutée à leur blogue, et d’augmenter leur autorité auprès de leur communauté. Ils rechercheront davantage des collaborations qui leur permettront de créer de nouveaux contenus, et d’obtenir des informations privilégiées, qu’une rétribution monétaire, comme les célébrités et les nouvelles stars des médias sociaux. (Lire aussi : Les trois grands défis du marketing d’influence)

5 – Le blogue se révèle le maillon – clé du marketing d’influence

(Image : blog.bufferapp.com)

(Image : blog.bufferapp.com)

Pour les influenceurs, le blogue s’avère donc le centre névralgique de toutes leurs activités sur le Web et les médias sociaux. C’est leur principal canal de diffusion, leur ¨média – propriétée¨ (Owned Media), la plateforme web d’où proviendront leurs principaux contenus. C’est le maillon – clé de la chaine.

Pour les entreprises et les organisations, exploiter le réseau des blogues représente plusieurs avantages dans leurs recherches des influenceurs. La plateforme de l’influenceur permettra d’en apprendre plus sur lui, sur ses compétences et ses services professionnels, mais également sur sa communauté, sur ceux qu’il influence, et sur les relations qu’il entretient avec les autres influenceurs. Le moment venu, le blogue de l’influenceur se révèlera aussi l’endroit propice pour amorcer et entreprendre la conversation, notamment en commentant leurs billets, ou même en s’inspirant pour produire de nouveaux contenus (avec leur permission).

6 – Les blogues apportent une valeur ajoutée à la communication

Le blogue se révèle désormais un outil incontournable pour les professionnels, comme pour les entreprises et les organisations, sur le Web et les réseaux sociaux. C’est la pièce – maîtresse du marketing d’influence dans les médias sociaux, qui permet de se démarquer de la mêlée, et d’affirmer son leadership dans son secteur. Il permet d’établir sa marque de commerce, et de contrôler son identité numérique.

En produisant et en publiant régulièrement des contenus pertinents et de qualité, qui ne soient pas que promotionnels, les professionnels, comme les entreprises et les organisations, peuvent à leur tour apporter une réelle valeur ajoutée pour leur communauté. En évitant le piège de l’auto-promotion, le blogue permettra d’acquérir la crédibilité et d’obtenir la confiance, à fois des clients et des influenceurs avec qui on souhaite développer une relation durable. (Lire aussi : Bloguer et bâtir son influence dans les médias sociaux)

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que les blogues sont devenus incontournables pour les professionnels et les entreprises sur le Web et les médias sociaux? Croyez-vous que c’est la pièce – maîtresse du marketing d’influence? Partagez votre expérience.

 

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Quatre règles pour bâtir une relation durable avec un influenceur

posted by Raymond Morin on jeudi, avril 9th 2015

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Par Raymond Morin

Au cours des cinq dernières années, j’ai beaucoup écris sur l’impact du marketing d’influence dans les médias sociaux pour les entreprises et les organisations. Dans mes plus récents articles, j’insiste davantage sur l’importance pour les professionnels (et les CEO) de bâtir une identité numérique et un ¨personal branding¨ influent, et de développer des relations durables avec les leaders de son secteur.

Comme pour toute relation humaine (H2H), il faut comprendre à qui nous nous adressons, définir clairement ses objectifs et ses attentes, et se demander ce qu’on peut apporter en retour à la relation. Pour arriver à développer une relation durable, il faut y consacrer l’attention et le temps nécessaires, et donner avant de recevoir.

1 – Définir clairement le contexte et les attentes mutuelles

social-business-journal-volume-2-influencer-marketing-1-638La première étape d’une relation durable est de bien définir les attentes mutuelles, pour ne pas créer de déceptions. Mais, il faut d’abord définir ses propres objectifs. Se demander dans quel contexte s’inscrira notre démarche : quel résultat on souhaite obtenir de cette relation.

Les influenceurs, dans chaque secteur d’activités, sont des professionnels, passionnés par leur métier, qui ont consacrés beaucoup de travail et de temps à développer une expertise qui est aujourd’hui reconnue dans leur communauté. Cette expertise acquise leur est précieuse. Pour éviter de leur faire perdre du temps, et de perdre le vôtre, définissez clairement vos objectifs, et demandez-vous si l’influenceur peut-être susceptible d’y répondre. Analysez ses contenus, et ses conversations et ses échanges, dans sa communauté, et voyez si ça correspond au type de message que vous voulez envoyer. Assurez vous aussi qu’il est actif sur les plateformes où vous souhaitez rejoindre votre auditoire.

Il y a aussi plusieurs types d’influenceurs. Les marques n’entretiendront pas le même type de relation avec les ambassadeurs (employés, partenaires et supporters) qu’avec les leaders d’opinion, comme le souligne Neal (Schaffer), dans le Social Business Journal – Influencer Marketing, que vient de publier Cision : ¨Les employés, partenaires et supporters, qui partagent déjà certaines affinités avec la marque, représentent d’excellents ambassadeurs sur lesquels on peut miser, tandis que les influenceurs, à cause de leur influence dans leur communauté, peuvent n’avoir aucune affinité avec la marque, et s’avérer tout de même un levier pour rejoindre un auditoire plus large.¨ Il faut donc bien comprendre à qui on va s’adresser, et dans quel contexte la relation pourra se développer. Et, pour les professionnels et les CEO, qui souhaitent ¨pénétrer la sphère¨ des influenceurs, les affinités prendront alors encore plus d’importance parce qu’ils devront s’y investir plus personnellement.

2 – Respecter l’engagement des influenceurs dans leur communauté

Dans un premier temps, partager et commenter les contenus des influenceurs peut s’avèrer une bonne façon d’entreprendre la conversation et les échanges. Puisqu’ils vous inspirent (puisque vous les avez déjà identifiés comme influenceurs), c’est normal de vouloir partager leur savoir dans votre réseau. Cependant, il faut savoir respecter les règles et l’étique élémentaire du code des blogueurs.

Par exemple, si vous relayez leurs contenus à travers votre curation, assurez-vous de mentionner tous les crédits (même s’ils n’apparaissent pas nécessairement avec les outils de partage). Si vous vous en inspirez pour créer de nouveaux contenus, faites en clairement mention et assurez-vous d’inclure les liens vers la source originale. Si vous citez des extraits, ou que vous devez traduire leurs propos d’une autre langue, faites-le dans les règles de l’art, et de la courtoisie ; demandez-leur la permission.

Par la suite, lorsque vous publierez votre article, assurez-vous d’inclure leur mention dans vos ¨posts¨. Vous pouvez alors solliciter leur commentaire. Si vous faites la promotion de leurs contenus, et que vous interagissez avec eux, et que vous souscrivez et appuyez à votre tour leur communauté personnelle, vous aurez généralement des réponses positives de leur part.

Les marques ou les organisations qui sollicitent les influenceurs plus directement, doivent cependant considérer que ce sont des professionnels déjà très occupés, et qu’à ce titre, leurs interventions méritent d’être équitablement compensées. Les influenceurs des médias sociaux ne sont pas des ¨bars ouverts¨, ou des journalistes à la solde d’un média.

¨ Lorsqu’une marque sollicite un influenceur à écrire, à assister ou à parler durant un événement en leur nom, la compensation doit être considérée, non pas comme si on achetait sa loyauté, mais plutôt comme un échange équitable en retour du temps qu’il va y consacrer…¨ comme le mentionne Daniel Newman, dans un récent article paru dans Forbes. Je suis parfaitement d’accord avec lui. Cependant, je ne connais aucun influenceur qui acceptera d’écrire un article, ou d’assister à un événement ou à un lancement de produit, même contre rémunération, s’il ne peut pas l’endosser aux yeux de sa communauté. Son engagement dans sa communauté se révèle trop précieux pour le mettre en péril pour si peu.

3 – Apporter une valeur authentique, en collaborant avec les influenceurs

Pour qu’une relation soit réussie, elle doit se révéler profitable pour les deux parties. C’est la règle de la réciprocité qui s’applique. Dans une relation avec les influenceurs, on doit se demander ce qu’on peut leur apporter en échange de leurs services, et comment on peut les compenser équitablement. On doit chercher à comprendre ce qui les motive, ce qui les intéressera vraiment. Leurs contenus et leurs interventions ne se négocient pas de la même manière qu’un produit ou un service, et les avantages monétaires représentent finalement très peu d’intérêts pour eux, comme le démontre l’étude réalisée par la firme Augure. Ils privilégieront plutôt la co-création de contenus (31%) et les informations exclusives (28%), qui leur permettront d’accroître leur autorité et leur influence dans leur communauté, plutôt qu’une rémunération (16%), ou des invitations à différents événements (12%).

Une des premières leçons qu’on apprend dans les médias sociaux est qu’il faut savoir donner avant de recevoir. Cette règle est d’autant plus vraie avec les influenceurs. Si vous bâtissez votre relation exclusivement sur vos intérêts personnels, l’influenceur n’y trouvera aucun intérêt.

Cependant, si vous savez apporter une véritable valeur ajoutée dans la relation, par la pertinence de vos interventions et de vos échanges, vous obtiendrez plus facilement leur collaboration. Et, si en plus, vous produisez vous-même des contenus pertinents et intéressants pour leur communauté, ils commenceront à partager vos idées et vos contenus.

À partir de ce moment, la relation pourra passer à un niveau de collaboration. Vous serez peut-être invités à contribue, sur une base plus régulière. Et, plus vous investirez dans cette relation, et répondrez aux attentes, plus leur communauté personnelle (les autres influenceurs qui gravitent dans le même réseau) en prendra note, et portera plus d’attentions à votre message.

4 – Démontrer de la consistence et savoir remercier

Au printemps 2015, cela fera maintenant trois ans que Neal (Schaffer) m’a invité à collaborer à sa plateforme de blogueurs, et que je contribue mensuellement à cette colonne sur le marketing d’influence dans les médias sociaux. À chaque mois, je me fais un devoir de réserver mes meilleurs billets, pour m’assurer de répondre aux attentes élevées des lecteurs de Maximize Social Business. Je m’efforce d’être à la hauteur de la vingtaine d’autres auteurs qui contribuent également à la plateforme. De faire la connaissance, et d’entrer en contact avec autant d’influenceurs s’est révélé très motivant et stimulant.

Alimenter cette colonne me demande cependant beaucoup de travail, et je consacre plusieurs heures pour la rédaction et la traduction. Des heures qui s’ajoutent à mes autres mandats professionnels. Or, si j’ai parfois connu des moments difficiles, et traversé des périodes plus creuses, où j’ai raté quelques publications, Neal n’a jamais mis de pression. Au contraire, il m’a toujours supporté et n’a jamais cessé de m’appuyer. Il a toujours su démontrer beaucoup de respect pour les contenus et les auteurs, et s’investit dans des relations à long-terme. Un exemple de consistence, à suivre. (Écoutez le podcast : Guest Blogging Is Here To Stay : Respect Content and Creators, sur Maximize Your Social)

Au fil des années, j’ai beaucoup appris de ma relation avec lui. Travailler avec Neal durant ces trois années m’a beaucoup enseigné sur l’art de collaborer. Son grand professionnalisme, sa maîtrise des règles du marketing social, et le respect qu’il accorde aux personnes représentent autant d’inspirations quotidiennes dans mon travail. En tant qu’éditeur d’une plateforme de contenus, ses commentaires et suggestions toujours très pertinentes sur mes articles m’ont aidé à devenir un meilleur auteur. Il m’a même fait l’honneur de signer la préface de mon nouvel ouvrage : Génération C(onnectée) – Le marketing d’influence à l’ère numérique, qui vient de sortir en France aux Éditions Kawa. (La version anglaise sera disponible au courant de l’année). Je l’en remercie grandement.

 

 

 

 

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Gérer les relations avec les influenceurs

posted by Raymond Morin on samedi, mars 14th 2015

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La nouvelle plateforme de gestion des influenceurs, de Traackr

Par Raymond Morin

CaptureTRAACKR-RelationshipsAu cours des dix dernières années, la nouvelle science du marketing d’influence dans les médias sociaux a beaucoup évoluée. Des premières listes d’influenceurs, basées uniquement sur le ¨score social¨ des utilisateurs, les agences de marketing et de relations publiques axent désormais leur analyse sur la pertinence des contenus et des conversations générées dans les communautés.

En 2015, le marketing d’influence dans les médias sociaux prend un nouveau tournant, où la gestion des relations avec les influenceurs deviendra une nouvelle priorité pour les marques au cours des prochaines années, selon l’équipe de Traackr.

L’évolution du marketing d’influence dans les médias sociaux

¨En 2008-2009, au début de l’aventure de Traackr, nous étions tous les deux (Pierre-Loic Assayag) à Boston pour affaires. Déjà plusieurs de nos clients étaient sur Internet et les médias sociaux, et nous voulions leur permettre de mesurer leur présence sur les 3-4 plateformes qu’ils utilisaient, pas seulement Twitter. Nous avons commencés par mesurer ce qui est mesurable, et nous avons utilisés des proxys plus simples, comme la portée, l’amplification et la pertinence des contenus. Nous avons classés ces listes selon le pointage en montant des TOP 10. Ce n’était ce qu’il y a de meilleur, mais c’était ce qu’on connaissait, et la première façon de faire comprendre le concept¨ raconte David Chancogne dans une entrevue qu’il m’accordait récemment.
Dès le début, l’équipe de Traackr a développé un outil de recherche axé sur les individus, permettant de trouver des gens (les influenceurs) sur la base des contenus, plutôt que des sites comme Google. ¨Nous avons cherchés à approfondir la recherche sur ces influenceurs, et comprendre qui sont-ils? Qu’est-ce qu’ils publient? Comment fonctionnent-ils? Nous avons d’abord développé un tableau de contrôle pour permettre aux plus avancés de mieux gérer leurs activités sur les différentes plateformes. Et, peu à peu, nous sommes allés plus loin dans l’analyse des contenus et des conversations générés par les influenceurs.¨, m’expliquait David durant l’entretien en faisant le parallèle avec l’évolution du marketing d’influence au cours des dernières années.

Les agences de marketing et de RP ont vite compris les limites du capital social des influenceurs, et accordés plus de priorités au contexte des relations développées avec ceux-ci. L’acquisition de Klout par Lithium Technologies en 2014 est venu confirmer la volonté des entreprises de personnaliser encore davantage leurs relations avec les influenceurs. (Lire aussi : Marketing d’influence dans les médias sociaux : Pour en finir avec le ¨score social¨)

Identifier les influenceurs et analyser les conversations

CaptureTraackrActivityRM¨Pour répondre aux besoins spécifiques de nos clients, nous avons compris qu’il fallait aller au-delà des projets et des listes d’influenceurs. Nous avons développés encore davantage la base de données des influenceurs avec l’application ¨My Influencers. Au début, la recherche s’effectuait par mots-clés, maintenant elle permet de filtrer par bio, par profil, par localisation (villes/pays), par langue, par genre, et même, par plateforme sociale. L’outil permet aussi de modifier la façon d’établir le score. Ça permet de d’identifier des influenceurs dans un micro – écosystème, et de les ajouter à la liste. On se rapproche davantage du contexte, et ça permet de trouver les gens vraiment pertinents.¨ explique Nicolas Chabot, VP EMEA chez Traackr.

En plus d’améliorer considérablement son outil de recherche d’influenceurs via les contenus, Traackr a également apporté beaucoup d’attention aux activités et aux conversations suscitées.

¨Ce n’est pas suffisant d’avoir une liste d’influenceurs. En fait, c’est à ce moment-là que le travail commence vraiment. Dorénavant, avec les nouvelles applications, on peut suivre les contenus qu’ils publient sur les différentes plateformes, et le suivi des activités et des conversations générées autour de ces contenus. Ça permet de mieux comprendre le niveau d’activités avec les influenceurs en conservant un historique des interactions avec eux, incluant les courriels et les ¨tweets¨.¨ explique Nicolas.

L’impact du ¨graphe social¨ en 2015

CaptureTraackrNetworkRMLorsque Mark Zuckerberg a relancé le terme de ¨graphe social¨ en 2007, c’était pour expliquer comment le nouvel algorithme de la plateforme allait graduellement analyser les relations établies entre les utilisateurs pour offrir une expérience enrichie, et proposer des contenus plus ciblés. Pour Traackr, le ¨graphe social¨ est devenu une mappe des relations avec les influenceurs

¨Nous cherchons à identifier non seulement les influenceurs à travers leurs conversations, mais aussi à travers leurs réseaux. Avec l’expérience de nos clients, nous avons également compris que l’influence prend différentes formes selon le contexte. Avec qui l’influenceur interagit, par qui est-il influencé, et qui influence-t-il? L’influence qui existe au niveau des individus existe aussi au niveau des communautés. Dans ce contexte, les conversations entre les influenceurs représentent aussi des données très intéressantes à analyser. En pouvant relier toutes les conversations, on est capable d’identifier quelles sont les relations entre les influenceurs, et qui génère le plus de conversations. Ça permet d’identifier des influenceurs, dans des micro – écosystèmes, qui n’aurait jamais pu être identifiés autrement. Ça permet de compléter l’analyse des conversations pour trouver les gens vraiment importants pour une marque.¨ explique Nicolas Chabot.

Au cours des prochaines années, Traackr entend consacrer beaucoup d’énergies à l’analyse de toutes ces données, pour faire en sorte de faire de la plateforme un outil complet de gestion des relations avec les influenceurs. ¨Au début, nous nous sommes demandés qui sont les influenceurs, comment fonctionnent-ils? Puis, quels contenus publient-ils? Maintenant, c’est de savoir : après ça, qu’est-ce qui arrive? ¨ avance David Chancogne, à propos de l’avenir du marketing d’influence dans les médias sociaux, et de Traackr.

¨Notre axe de développement est définitivement orientée sur l’impact généré; suivre les marques concurrentes, les conversations et l’activité générées, ceux qui répondent, qui parlent de la marque. Bref, augmenter la capacité des marques de gérer leur porte – feuille d’influenceurs avec un maximum d’efficacités.¨ renchérit Nicolas Chabot.

L’analyse du ¨graphe social¨ des influenceurs permet donc de mieux comprendre l’impact des conversations et des activités qu’ils génèrent. Ainsi, en pouvant mesurer plus précisément leur valeur réelle, il devient plus facile d’évaluer le ROI potentiel d’une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux. En misant sur la qualité des relations avec les influenceurs, Traackr en tient le pari.

Qu’en pensez-vous? Le ROI d’une campagne de marketing d’influence repose-t-il sur la qualité des relations avec les influenceurs? Partagez votre expérience, et laissez-nous vos commentaires.

 

 

 

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Génération Connectée – Le marketing d’influence à l’ère numérique

posted by Raymond Morin on lundi, janvier 19th 2015

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Par Raymond Morin 

IMG_0370C’est le titre de mon nouvel ouvrage qui vient de paraître aux Éditions Kawa, en France. Il s’agit de mon troisième livre sur le Web et les médias sociaux, et c’est celui dont je suis le plus fier. J’y ai consacré plus de quatre années de recherches et d’analyses, mais c’est le premier qui aura une portée internationale. Ça valait la peine.

Endossé par Neal Schaffer, qui m’a fait l’honneur de signer la préface, ce livre est officiellement présenté aux professionnels des médias sociaux aujourd’hui même, dans le cadre du Web2Business 2015, à Paris. Il paraîtra aussi en anglais au courant de l’année. Pour le moment, la version française est disponible en ligne sur le site des Éditions Kawa.

Le pouvoir d’influence de la Génération C dans les médias sociaux

Les consommateurs connectés sont devenus les acteurs d’une nouvelle économie, et l’influence qu’ils exercent sur les entreprises et les organisations se reflète aujourd’hui dans plusieurs facettes de la vie: de la culture aux loisirs, en passant par la famille, l’éducation et le travail. Ces nouveaux paradigmes font en sorte que les entreprises et les organisations doivent désormais adapter leurs stratégies de marketing, pour répondre aux nouvelles attentes de ces ¨consomm’acteurs¨ que l’on appellent désormais la Génération C.

Aujourd’hui, les ¨Enfants du Millénaire¨ se trouvent aux commandes de cette nouvelle génération de consommateurs ¨branchés¨, mais ils ne sont déjà plus les seuls à profiter de ce pouvoir d’influence sur les marques et les organisations. Au fur et à mesure que les autres générations (les migrants numériques; des baby-boomers à la Génération Y) complètent leur apprentissage numérique en apprivoisant les nouvelles technologies, ils viennent grossir les rangs des consommateurs ¨branchés¨ de la Génération C.

Profitant de ces outils de diffusion, et de l’impact du ¨bouche-à-oreille¨ et des recommandations de pair-à-pair, les consommateurs connectés peuvent se révéler à tout moment les meilleurs ambassadeurs, ou les pires détracteurs, selon la qualité de leur expérience avec la marque ou l’entreprise. Désormais, elles doivent intégrer de nouvelles notions de marketing d’influence dans leurs stratégies pour rejoindre les consommateurs.

Un nouvel ouvrage qui vient de paraître aux Éditions Kawa, en France

Logo-Kawa-Ed-quadri-pour-FB-300x200Destiné principalement aux professionnels et aux entrepreneurs, de tous les secteurs d’activités, qui cherchent une source de références fiables pour mieux comprendre les nouveaux enjeux de la société à l’ère numérique, ce nouvel ouvrage présente les multiples facettes du marketing d’influence dans les médias sociaux : de l’identité numérique, à la e-réputation en passant par le ¨personal branding¨ et l’¨egocasting¨. Et, comment les ¨consomm’acteurs¨ de la nouvelle Génération C sont finalement les premiers à en bénéficier.

Plus de quatre ans de gestation

Au début, en 2010, lorsque j’ai amorcé la rédaction de ce nouveau livre, je n’aurais jamais cru que j’allais y mettre autant de temps. Je venais de sortir mon 2ième ouvrage : ¨Comment entreprendre le virage 2.0¨, et j’avais déjà en tête d’écrire et de publier un nouveau guide sur le marketing d’influence dans les médias sociaux et la nouvelle Génération C des consommateurs connectés l’année même.

Parallèlement à mes occupations professionnelles, qui m’ont amenées à suivre de près l’évolution des entreprises et des organisations à travers leur passage à l’ère numérique, j’ai eu la chance d’observer de près l’évolution des nouvelles générations avec mes deux garçons nés au début des années 90. Et, dès que j’ai commencé à publier mes premier blogues sur le sujet, j’ai vite compris que je m’embarquais dans une démarche qui risquait de se révéler beaucoup plus complexe. Que le marketing d’influence dans les médias sociaux et la nouvelle génération des consommateurs connectés font finalement partie d’une nouvelle science qui relève davantage de la sociologie et de l’anthropologie que des technologies. À ce niveau, nous n’en sommes qu’aux premiers balbutiements, un peu comme le septième art à l’époque du cinéma muet, il y aura bientôt un siècle.

Avec l’émergence du World Wide Web, en 1993-1994, l’humanité est passée de l’ère industrielle à l’ère numérique à une vitesse accélérée. Rapidement, la société s’est retrouvée entrainée dans un maelstrom de nouvelles technologies, confrontée à une certaine forme de ¨darwinisme numérique¨ (comme l’appelle Brian Solis), où les technologies évoluent plus rapidement que nous sommes capables de l’assimiler. Aujourd’hui, nous devons intégrer l’innovation technologique dans notre mode de vie, et adopter les nouveaux paradigmes des natifs numériques pour mieux faire face aux enjeux qui nous attendent face à la Génération C. (lire aussi Comment la révolution des médias sociaux profite à la Génération C)

L’influence des consommateurs branchés en cinq chapitres

Dans le premier chapitre, je dresse d’abord un portrait global de la nouvelle génération des consommateurs dans les médias sociaux, celle qu’on nomme désormais la Génération C. En m’appuyant sur différents ouvrages, et quelques études et analyses,  je tente de démontrer comment les comportements sociaux et économiques des cinq générations (des aînés et baby-boomers à la nouvelle Génération ALPHA) se rejoignent et se recoupent à travers les réseaux sociaux. Avec différents exemples, j’explique comment les cinq générations de consommateurs branchés de la Génération C exercent un véritable pouvoir d’influence dans plusieurs sphères d’activités de la vie de tous les jours. Et, comment les ¨natifs numériques¨ ont pris les commandes de cette nouvelle génération de ¨consomm’acteurs¨. Finalement, j’explique comment les entreprises et les organisations peuvent espérer regagner la confiance de ces nouveaux consommateurs avisés en modifiant leur approche.

Infographie par Maximize Social Business

Infographie par Maximize Social Business

Dans le second chapitre, je décris et je détaille les mécanismes du marketing d’influence dans les médias sociaux, et comment les entrepreneurs peuvent en profiter pour mieux rejoindre leur clientèle, et se positionner eux-mêmes parmi les leaders dans leur secteur. À travers différentes études, j’explique comment le marketing d’influence s’est développé de Machiavel à Cialdini, en passant par Malcolm Gladwell et Brian Solis, et quels sont aujourd’hui les trois grands défis du marketing d’influence, les principales étapes de préparation d’une campagne d’influenceurs, et à quels types d’influenceurs peut-on s’attendre dans la courbe d’adoption et la pyramide d’influence dans les médias sociaux.

Dans le chapitre suivant, je fais la distinction entre les influenceurs, et le phénomène grandissant des ambassadeurs en entreprise. J’explique qui sont les ambassadeurs versus les influenceurs reconnus, comment on peut les différencier, et quel est leur impact véritable dans le cadre d’une campagne de marketing sur les réseaux sociaux. À partir de cas vécu, et d’entrevue, je décris comment le consommateur peut devenir un fidèle ambassadeur, et comment on peut impliquer ses meilleurs ambassadeurs en entreprise.

Par la suite, dans le quatrième chapitre, j’explore davantage les effets de levier du marketing de contenus dans une campagne d’influenceurs. Pourquoi il faut placer les contenus au cœur de la stratégie de marketing, et comment le blogue se révèle un élément essentiel pour bâtir son influence dans les médias sociaux. J’explique pourquoi dorénavant les marques doivent penser comme des éditeurs Web, et quelles sont les quatre étapes d’un plan de marketing de contenus. J’ouvre finalement mon coffre à outils, et je propose une grille de publication à personnaliser.

Dans le cinquième et dernier chapitre du livre, je tente de déterminer la véritable valeur du capital social des influenceurs et des ambassadeurs, en expliquant comment le ¨Social Score¨ peut vite devenir un ¨Social Game¨ et une course à la popularité, qui ne fait que souligner encore davantage la valeur subjective de la mesure d’influence dans les médias sociaux. Finalement, je conclue le livre en décrivant les avantages d’une analyse plus contextuelle pour mesurer l’influence, et calculer le ROI d’une campagne d’influenceurs dans les réseaux sociaux. 

Un premier livre traduit en anglais

MSB Badge-300x250Ce nouvel ouvrage représente aussi un avancement important au niveau international dans ma carrière. Pour la première fois, un de mes livres sera traduit et publié en anglais. Préfacé par Neal (Schaffer), de Maximize Social Business, il m’a également ouvert la porte de la communauté de blogueurs de Curatti, où Jan Gordon m’a invité à contribuer avec une nouvelle colonne sur la Génération C.

curatti-logo-final-with-tag-trans-e1386771792543Chacune de ces contributions mensuelles en anglais sur le marketing d’influence dans les médias sociaux (avec MSB) et la Génération C (avec Curatti) a régulièrement suscité plus de 500 partages, parfois même jusqu’à plus de mille partages. Il était donc tout à fait normal de vouloir faire traduire ce nouvel ouvrage pour en faire profiter également mes lecteurs de Maximize Social Business et Curatti. ¨Génération C(onnectée) – Le marketing d’influence à l’ère numérique¨ sera donc également traduit en anglais au cours des prochaines semaines, pour une parution au printemps 2015.

 

 

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