Entreprendre le virage à l'ère numérique

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Quatre règles pour bâtir une relation durable avec un influenceur

posted by Raymond Morin on jeudi, avril 9th 2015

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Par Raymond Morin

Au cours des cinq dernières années, j’ai beaucoup écris sur l’impact du marketing d’influence dans les médias sociaux pour les entreprises et les organisations. Dans mes plus récents articles, j’insiste davantage sur l’importance pour les professionnels (et les CEO) de bâtir une identité numérique et un ¨personal branding¨ influent, et de développer des relations durables avec les leaders de son secteur.

Comme pour toute relation humaine (H2H), il faut comprendre à qui nous nous adressons, définir clairement ses objectifs et ses attentes, et se demander ce qu’on peut apporter en retour à la relation. Pour arriver à développer une relation durable, il faut y consacrer l’attention et le temps nécessaires, et donner avant de recevoir.

1 – Définir clairement le contexte et les attentes mutuelles

social-business-journal-volume-2-influencer-marketing-1-638La première étape d’une relation durable est de bien définir les attentes mutuelles, pour ne pas créer de déceptions. Mais, il faut d’abord définir ses propres objectifs. Se demander dans quel contexte s’inscrira notre démarche : quel résultat on souhaite obtenir de cette relation.

Les influenceurs, dans chaque secteur d’activités, sont des professionnels, passionnés par leur métier, qui ont consacrés beaucoup de travail et de temps à développer une expertise qui est aujourd’hui reconnue dans leur communauté. Cette expertise acquise leur est précieuse. Pour éviter de leur faire perdre du temps, et de perdre le vôtre, définissez clairement vos objectifs, et demandez-vous si l’influenceur peut-être susceptible d’y répondre. Analysez ses contenus, et ses conversations et ses échanges, dans sa communauté, et voyez si ça correspond au type de message que vous voulez envoyer. Assurez vous aussi qu’il est actif sur les plateformes où vous souhaitez rejoindre votre auditoire.

Il y a aussi plusieurs types d’influenceurs. Les marques n’entretiendront pas le même type de relation avec les ambassadeurs (employés, partenaires et supporters) qu’avec les leaders d’opinion, comme le souligne Neal (Schaffer), dans le Social Business Journal – Influencer Marketing, que vient de publier Cision : ¨Les employés, partenaires et supporters, qui partagent déjà certaines affinités avec la marque, représentent d’excellents ambassadeurs sur lesquels on peut miser, tandis que les influenceurs, à cause de leur influence dans leur communauté, peuvent n’avoir aucune affinité avec la marque, et s’avérer tout de même un levier pour rejoindre un auditoire plus large.¨ Il faut donc bien comprendre à qui on va s’adresser, et dans quel contexte la relation pourra se développer. Et, pour les professionnels et les CEO, qui souhaitent ¨pénétrer la sphère¨ des influenceurs, les affinités prendront alors encore plus d’importance parce qu’ils devront s’y investir plus personnellement.

2 – Respecter l’engagement des influenceurs dans leur communauté

Dans un premier temps, partager et commenter les contenus des influenceurs peut s’avèrer une bonne façon d’entreprendre la conversation et les échanges. Puisqu’ils vous inspirent (puisque vous les avez déjà identifiés comme influenceurs), c’est normal de vouloir partager leur savoir dans votre réseau. Cependant, il faut savoir respecter les règles et l’étique élémentaire du code des blogueurs.

Par exemple, si vous relayez leurs contenus à travers votre curation, assurez-vous de mentionner tous les crédits (même s’ils n’apparaissent pas nécessairement avec les outils de partage). Si vous vous en inspirez pour créer de nouveaux contenus, faites en clairement mention et assurez-vous d’inclure les liens vers la source originale. Si vous citez des extraits, ou que vous devez traduire leurs propos d’une autre langue, faites-le dans les règles de l’art, et de la courtoisie ; demandez-leur la permission.

Par la suite, lorsque vous publierez votre article, assurez-vous d’inclure leur mention dans vos ¨posts¨. Vous pouvez alors solliciter leur commentaire. Si vous faites la promotion de leurs contenus, et que vous interagissez avec eux, et que vous souscrivez et appuyez à votre tour leur communauté personnelle, vous aurez généralement des réponses positives de leur part.

Les marques ou les organisations qui sollicitent les influenceurs plus directement, doivent cependant considérer que ce sont des professionnels déjà très occupés, et qu’à ce titre, leurs interventions méritent d’être équitablement compensées. Les influenceurs des médias sociaux ne sont pas des ¨bars ouverts¨, ou des journalistes à la solde d’un média.

¨ Lorsqu’une marque sollicite un influenceur à écrire, à assister ou à parler durant un événement en leur nom, la compensation doit être considérée, non pas comme si on achetait sa loyauté, mais plutôt comme un échange équitable en retour du temps qu’il va y consacrer…¨ comme le mentionne Daniel Newman, dans un récent article paru dans Forbes. Je suis parfaitement d’accord avec lui. Cependant, je ne connais aucun influenceur qui acceptera d’écrire un article, ou d’assister à un événement ou à un lancement de produit, même contre rémunération, s’il ne peut pas l’endosser aux yeux de sa communauté. Son engagement dans sa communauté se révèle trop précieux pour le mettre en péril pour si peu.

3 – Apporter une valeur authentique, en collaborant avec les influenceurs

Pour qu’une relation soit réussie, elle doit se révéler profitable pour les deux parties. C’est la règle de la réciprocité qui s’applique. Dans une relation avec les influenceurs, on doit se demander ce qu’on peut leur apporter en échange de leurs services, et comment on peut les compenser équitablement. On doit chercher à comprendre ce qui les motive, ce qui les intéressera vraiment. Leurs contenus et leurs interventions ne se négocient pas de la même manière qu’un produit ou un service, et les avantages monétaires représentent finalement très peu d’intérêts pour eux, comme le démontre l’étude réalisée par la firme Augure. Ils privilégieront plutôt la co-création de contenus (31%) et les informations exclusives (28%), qui leur permettront d’accroître leur autorité et leur influence dans leur communauté, plutôt qu’une rémunération (16%), ou des invitations à différents événements (12%).

Une des premières leçons qu’on apprend dans les médias sociaux est qu’il faut savoir donner avant de recevoir. Cette règle est d’autant plus vraie avec les influenceurs. Si vous bâtissez votre relation exclusivement sur vos intérêts personnels, l’influenceur n’y trouvera aucun intérêt.

Cependant, si vous savez apporter une véritable valeur ajoutée dans la relation, par la pertinence de vos interventions et de vos échanges, vous obtiendrez plus facilement leur collaboration. Et, si en plus, vous produisez vous-même des contenus pertinents et intéressants pour leur communauté, ils commenceront à partager vos idées et vos contenus.

À partir de ce moment, la relation pourra passer à un niveau de collaboration. Vous serez peut-être invités à contribue, sur une base plus régulière. Et, plus vous investirez dans cette relation, et répondrez aux attentes, plus leur communauté personnelle (les autres influenceurs qui gravitent dans le même réseau) en prendra note, et portera plus d’attentions à votre message.

4 – Démontrer de la consistence et savoir remercier
Au printemps 2015, cela fera maintenant trois ans que Neal (Schaffer) m’a invité à collaborer à sa plateforme de blogueurs, et que je contribue mensuellement à cette colonne sur le marketing d’influence dans les médias sociaux. À chaque mois, je me fais un devoir de réserver mes meilleurs billets, pour m’assurer de répondre aux attentes élevées des lecteurs de Maximize Social Business. Je m’efforce d’être à la hauteur de la vingtaine d’autres auteurs qui contribuent également à la plateforme. De faire la connaissance, et d’entrer en contact avec autant d’influenceurs s’est révélé très motivant et stimulant.

Alimenter cette colonne me demande cependant beaucoup de travail, et je consacre plusieurs heures pour la rédaction et la traduction. Des heures qui s’ajoutent à mes autres mandats professionnels. Or, si j’ai parfois connu des moments difficiles, et traversé des périodes plus creuses, où j’ai raté quelques publications, Neal n’a jamais mis de pression. Au contraire, il m’a toujours supporté et n’a jamais cessé de m’appuyer. Il a toujours su démontrer beaucoup de respect pour les contenus et les auteurs, et s’investit dans des relations à long-terme. Un exemple de consistence, à suivre. (Écoutez le podcast : Guest Blogging Is Here To Stay : Respect Content and Creators, sur Maximize Your Social)

Au fil des années, j’ai beaucoup appris de ma relation avec lui. Travailler avec Neal durant ces trois années m’a beaucoup enseigné sur l’art de collaborer. Son grand professionnalisme, sa maîtrise des règles du marketing social, et le respect qu’il accorde aux personnes représentent autant d’inspirations quotidiennes dans mon travail. En tant qu’éditeur d’une plateforme de contenus, ses commentaires et suggestions toujours très pertinentes sur mes articles m’ont aidé à devenir un meilleur auteur. Il m’a même fait l’honneur de signer la préface de mon nouvel ouvrage : Génération C(onnectée) – Le marketing d’influence à l’ère numérique, qui vient de sortir en France aux Éditions Kawa. (La version anglaise sera disponible au courant de l’année). Je l’en remercie grandement.

 

 

 

 

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Gérer les relations avec les influenceurs

posted by Raymond Morin on samedi, mars 14th 2015

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La nouvelle plateforme de gestion des influenceurs, de Traackr

Par Raymond Morin

CaptureTRAACKR-RelationshipsAu cours des dix dernières années, la nouvelle science du marketing d’influence dans les médias sociaux a beaucoup évoluée. Des premières listes d’influenceurs, basées uniquement sur le ¨score social¨ des utilisateurs, les agences de marketing et de relations publiques axent désormais leur analyse sur la pertinence des contenus et des conversations générées dans les communautés.

En 2015, le marketing d’influence dans les médias sociaux prend un nouveau tournant, où la gestion des relations avec les influenceurs deviendra une nouvelle priorité pour les marques au cours des prochaines années, selon l’équipe de Traackr.

L’évolution du marketing d’influence dans les médias sociaux

¨En 2008-2009, au début de l’aventure de Traackr, nous étions tous les deux (Pierre-Loic Assayag) à Boston pour affaires. Déjà plusieurs de nos clients étaient sur Internet et les médias sociaux, et nous voulions leur permettre de mesurer leur présence sur les 3-4 plateformes qu’ils utilisaient, pas seulement Twitter. Nous avons commencés par mesurer ce qui est mesurable, et nous avons utilisés des proxys plus simples, comme la portée, l’amplification et la pertinence des contenus. Nous avons classés ces listes selon le pointage en montant des TOP 10. Ce n’était ce qu’il y a de meilleur, mais c’était ce qu’on connaissait, et la première façon de faire comprendre le concept¨ raconte David Chancogne dans une entrevue qu’il m’accordait récemment.
Dès le début, l’équipe de Traackr a développé un outil de recherche axé sur les individus, permettant de trouver des gens (les influenceurs) sur la base des contenus, plutôt que des sites comme Google. ¨Nous avons cherchés à approfondir la recherche sur ces influenceurs, et comprendre qui sont-ils? Qu’est-ce qu’ils publient? Comment fonctionnent-ils? Nous avons d’abord développé un tableau de contrôle pour permettre aux plus avancés de mieux gérer leurs activités sur les différentes plateformes. Et, peu à peu, nous sommes allés plus loin dans l’analyse des contenus et des conversations générés par les influenceurs.¨, m’expliquait David durant l’entretien en faisant le parallèle avec l’évolution du marketing d’influence au cours des dernières années.

Les agences de marketing et de RP ont vite compris les limites du capital social des influenceurs, et accordés plus de priorités au contexte des relations développées avec ceux-ci. L’acquisition de Klout par Lithium Technologies en 2014 est venu confirmer la volonté des entreprises de personnaliser encore davantage leurs relations avec les influenceurs. (Lire aussi : Marketing d’influence dans les médias sociaux : Pour en finir avec le ¨score social¨)

Identifier les influenceurs et analyser les conversations

CaptureTraackrActivityRM¨Pour répondre aux besoins spécifiques de nos clients, nous avons compris qu’il fallait aller au-delà des projets et des listes d’influenceurs. Nous avons développés encore davantage la base de données des influenceurs avec l’application ¨My Influencers. Au début, la recherche s’effectuait par mots-clés, maintenant elle permet de filtrer par bio, par profil, par localisation (villes/pays), par langue, par genre, et même, par plateforme sociale. L’outil permet aussi de modifier la façon d’établir le score. Ça permet de d’identifier des influenceurs dans un micro – écosystème, et de les ajouter à la liste. On se rapproche davantage du contexte, et ça permet de trouver les gens vraiment pertinents.¨ explique Nicolas Chabot, VP EMEA chez Traackr.

En plus d’améliorer considérablement son outil de recherche d’influenceurs via les contenus, Traackr a également apporté beaucoup d’attention aux activités et aux conversations suscitées.

¨Ce n’est pas suffisant d’avoir une liste d’influenceurs. En fait, c’est à ce moment-là que le travail commence vraiment. Dorénavant, avec les nouvelles applications, on peut suivre les contenus qu’ils publient sur les différentes plateformes, et le suivi des activités et des conversations générées autour de ces contenus. Ça permet de mieux comprendre le niveau d’activités avec les influenceurs en conservant un historique des interactions avec eux, incluant les courriels et les ¨tweets¨.¨ explique Nicolas.

L’impact du ¨graphe social¨ en 2015

CaptureTraackrNetworkRMLorsque Mark Zuckerberg a relancé le terme de ¨graphe social¨ en 2007, c’était pour expliquer comment le nouvel algorithme de la plateforme allait graduellement analyser les relations établies entre les utilisateurs pour offrir une expérience enrichie, et proposer des contenus plus ciblés. Pour Traackr, le ¨graphe social¨ est devenu une mappe des relations avec les influenceurs

¨Nous cherchons à identifier non seulement les influenceurs à travers leurs conversations, mais aussi à travers leurs réseaux. Avec l’expérience de nos clients, nous avons également compris que l’influence prend différentes formes selon le contexte. Avec qui l’influenceur interagit, par qui est-il influencé, et qui influence-t-il? L’influence qui existe au niveau des individus existe aussi au niveau des communautés. Dans ce contexte, les conversations entre les influenceurs représentent aussi des données très intéressantes à analyser. En pouvant relier toutes les conversations, on est capable d’identifier quelles sont les relations entre les influenceurs, et qui génère le plus de conversations. Ça permet d’identifier des influenceurs, dans des micro – écosystèmes, qui n’aurait jamais pu être identifiés autrement. Ça permet de compléter l’analyse des conversations pour trouver les gens vraiment importants pour une marque.¨ explique Nicolas Chabot.

Au cours des prochaines années, Traackr entend consacrer beaucoup d’énergies à l’analyse de toutes ces données, pour faire en sorte de faire de la plateforme un outil complet de gestion des relations avec les influenceurs. ¨Au début, nous nous sommes demandés qui sont les influenceurs, comment fonctionnent-ils? Puis, quels contenus publient-ils? Maintenant, c’est de savoir : après ça, qu’est-ce qui arrive? ¨ avance David Chancogne, à propos de l’avenir du marketing d’influence dans les médias sociaux, et de Traackr.

¨Notre axe de développement est définitivement orientée sur l’impact généré; suivre les marques concurrentes, les conversations et l’activité générées, ceux qui répondent, qui parlent de la marque. Bref, augmenter la capacité des marques de gérer leur porte – feuille d’influenceurs avec un maximum d’efficacités.¨ renchérit Nicolas Chabot.

L’analyse du ¨graphe social¨ des influenceurs permet donc de mieux comprendre l’impact des conversations et des activités qu’ils génèrent. Ainsi, en pouvant mesurer plus précisément leur valeur réelle, il devient plus facile d’évaluer le ROI potentiel d’une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux. En misant sur la qualité des relations avec les influenceurs, Traackr en tient le pari.

Qu’en pensez-vous? Le ROI d’une campagne de marketing d’influence repose-t-il sur la qualité des relations avec les influenceurs? Partagez votre expérience, et laissez-nous vos commentaires.

 

 

 

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Génération Connectée – Le marketing d’influence à l’ère numérique

posted by Raymond Morin on lundi, janvier 19th 2015

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Par Raymond Morin 

IMG_0370C’est le titre de mon nouvel ouvrage qui vient de paraître aux Éditions Kawa, en France. Il s’agit de mon troisième livre sur le Web et les médias sociaux, et c’est celui dont je suis le plus fier. J’y ai consacré plus de quatre années de recherches et d’analyses, mais c’est le premier qui aura une portée internationale. Ça valait la peine.

Endossé par Neal Schaffer, qui m’a fait l’honneur de signer la préface, ce livre est officiellement présenté aux professionnels des médias sociaux aujourd’hui même, dans le cadre du Web2Business 2015, à Paris. Il paraîtra aussi en anglais au courant de l’année. Pour le moment, la version française est disponible en ligne sur le site des Éditions Kawa.

Le pouvoir d’influence de la Génération C dans les médias sociaux

Les consommateurs connectés sont devenus les acteurs d’une nouvelle économie, et l’influence qu’ils exercent sur les entreprises et les organisations se reflète aujourd’hui dans plusieurs facettes de la vie: de la culture aux loisirs, en passant par la famille, l’éducation et le travail. Ces nouveaux paradigmes font en sorte que les entreprises et les organisations doivent désormais adapter leurs stratégies de marketing, pour répondre aux nouvelles attentes de ces ¨consomm’acteurs¨ que l’on appellent désormais la Génération C.

Aujourd’hui, les ¨Enfants du Millénaire¨ se trouvent aux commandes de cette nouvelle génération de consommateurs ¨branchés¨, mais ils ne sont déjà plus les seuls à profiter de ce pouvoir d’influence sur les marques et les organisations. Au fur et à mesure que les autres générations (les migrants numériques; des baby-boomers à la Génération Y) complètent leur apprentissage numérique en apprivoisant les nouvelles technologies, ils viennent grossir les rangs des consommateurs ¨branchés¨ de la Génération C.

Profitant de ces outils de diffusion, et de l’impact du ¨bouche-à-oreille¨ et des recommandations de pair-à-pair, les consommateurs connectés peuvent se révéler à tout moment les meilleurs ambassadeurs, ou les pires détracteurs, selon la qualité de leur expérience avec la marque ou l’entreprise. Désormais, elles doivent intégrer de nouvelles notions de marketing d’influence dans leurs stratégies pour rejoindre les consommateurs.

Un nouvel ouvrage qui vient de paraître aux Éditions Kawa, en France

Logo-Kawa-Ed-quadri-pour-FB-300x200Destiné principalement aux professionnels et aux entrepreneurs, de tous les secteurs d’activités, qui cherchent une source de références fiables pour mieux comprendre les nouveaux enjeux de la société à l’ère numérique, ce nouvel ouvrage présente les multiples facettes du marketing d’influence dans les médias sociaux : de l’identité numérique, à la e-réputation en passant par le ¨personal branding¨ et l’¨egocasting¨. Et, comment les ¨consomm’acteurs¨ de la nouvelle Génération C sont finalement les premiers à en bénéficier.

Plus de quatre ans de gestation

Au début, en 2010, lorsque j’ai amorcé la rédaction de ce nouveau livre, je n’aurais jamais cru que j’allais y mettre autant de temps. Je venais de sortir mon 2ième ouvrage : ¨Comment entreprendre le virage 2.0¨, et j’avais déjà en tête d’écrire et de publier un nouveau guide sur le marketing d’influence dans les médias sociaux et la nouvelle Génération C des consommateurs connectés l’année même.

Parallèlement à mes occupations professionnelles, qui m’ont amenées à suivre de près l’évolution des entreprises et des organisations à travers leur passage à l’ère numérique, j’ai eu la chance d’observer de près l’évolution des nouvelles générations avec mes deux garçons nés au début des années 90. Et, dès que j’ai commencé à publier mes premier blogues sur le sujet, j’ai vite compris que je m’embarquais dans une démarche qui risquait de se révéler beaucoup plus complexe. Que le marketing d’influence dans les médias sociaux et la nouvelle génération des consommateurs connectés font finalement partie d’une nouvelle science qui relève davantage de la sociologie et de l’anthropologie que des technologies. À ce niveau, nous n’en sommes qu’aux premiers balbutiements, un peu comme le septième art à l’époque du cinéma muet, il y aura bientôt un siècle.

Avec l’émergence du World Wide Web, en 1993-1994, l’humanité est passée de l’ère industrielle à l’ère numérique à une vitesse accélérée. Rapidement, la société s’est retrouvée entrainée dans un maelstrom de nouvelles technologies, confrontée à une certaine forme de ¨darwinisme numérique¨ (comme l’appelle Brian Solis), où les technologies évoluent plus rapidement que nous sommes capables de l’assimiler. Aujourd’hui, nous devons intégrer l’innovation technologique dans notre mode de vie, et adopter les nouveaux paradigmes des natifs numériques pour mieux faire face aux enjeux qui nous attendent face à la Génération C. (lire aussi Comment la révolution des médias sociaux profite à la Génération C)

L’influence des consommateurs branchés en cinq chapitres

Dans le premier chapitre, je dresse d’abord un portrait global de la nouvelle génération des consommateurs dans les médias sociaux, celle qu’on nomme désormais la Génération C. En m’appuyant sur différents ouvrages, et quelques études et analyses,  je tente de démontrer comment les comportements sociaux et économiques des cinq générations (des aînés et baby-boomers à la nouvelle Génération ALPHA) se rejoignent et se recoupent à travers les réseaux sociaux. Avec différents exemples, j’explique comment les cinq générations de consommateurs branchés de la Génération C exercent un véritable pouvoir d’influence dans plusieurs sphères d’activités de la vie de tous les jours. Et, comment les ¨natifs numériques¨ ont pris les commandes de cette nouvelle génération de ¨consomm’acteurs¨. Finalement, j’explique comment les entreprises et les organisations peuvent espérer regagner la confiance de ces nouveaux consommateurs avisés en modifiant leur approche.

Infographie par Maximize Social Business

Infographie par Maximize Social Business

Dans le second chapitre, je décris et je détaille les mécanismes du marketing d’influence dans les médias sociaux, et comment les entrepreneurs peuvent en profiter pour mieux rejoindre leur clientèle, et se positionner eux-mêmes parmi les leaders dans leur secteur. À travers différentes études, j’explique comment le marketing d’influence s’est développé de Machiavel à Cialdini, en passant par Malcolm Gladwell et Brian Solis, et quels sont aujourd’hui les trois grands défis du marketing d’influence, les principales étapes de préparation d’une campagne d’influenceurs, et à quels types d’influenceurs peut-on s’attendre dans la courbe d’adoption et la pyramide d’influence dans les médias sociaux.

Dans le chapitre suivant, je fais la distinction entre les influenceurs, et le phénomène grandissant des ambassadeurs en entreprise. J’explique qui sont les ambassadeurs versus les influenceurs reconnus, comment on peut les différencier, et quel est leur impact véritable dans le cadre d’une campagne de marketing sur les réseaux sociaux. À partir de cas vécu, et d’entrevue, je décris comment le consommateur peut devenir un fidèle ambassadeur, et comment on peut impliquer ses meilleurs ambassadeurs en entreprise.

Par la suite, dans le quatrième chapitre, j’explore davantage les effets de levier du marketing de contenus dans une campagne d’influenceurs. Pourquoi il faut placer les contenus au cœur de la stratégie de marketing, et comment le blogue se révèle un élément essentiel pour bâtir son influence dans les médias sociaux. J’explique pourquoi dorénavant les marques doivent penser comme des éditeurs Web, et quelles sont les quatre étapes d’un plan de marketing de contenus. J’ouvre finalement mon coffre à outils, et je propose une grille de publication à personnaliser.

Dans le cinquième et dernier chapitre du livre, je tente de déterminer la véritable valeur du capital social des influenceurs et des ambassadeurs, en expliquant comment le ¨Social Score¨ peut vite devenir un ¨Social Game¨ et une course à la popularité, qui ne fait que souligner encore davantage la valeur subjective de la mesure d’influence dans les médias sociaux. Finalement, je conclue le livre en décrivant les avantages d’une analyse plus contextuelle pour mesurer l’influence, et calculer le ROI d’une campagne d’influenceurs dans les réseaux sociaux. 

Un premier livre traduit en anglais

MSB Badge-300x250Ce nouvel ouvrage représente aussi un avancement important au niveau international dans ma carrière. Pour la première fois, un de mes livres sera traduit et publié en anglais. Préfacé par Neal (Schaffer), de Maximize Social Business, il m’a également ouvert la porte de la communauté de blogueurs de Curatti, où Jan Gordon m’a invité à contribuer avec une nouvelle colonne sur la Génération C.

curatti-logo-final-with-tag-trans-e1386771792543Chacune de ces contributions mensuelles en anglais sur le marketing d’influence dans les médias sociaux (avec MSB) et la Génération C (avec Curatti) a régulièrement suscité plus de 500 partages, parfois même jusqu’à plus de mille partages. Il était donc tout à fait normal de vouloir faire traduire ce nouvel ouvrage pour en faire profiter également mes lecteurs de Maximize Social Business et Curatti. ¨Génération C(onnectée) – Le marketing d’influence à l’ère numérique¨ sera donc également traduit en anglais au cours des prochaines semaines, pour une parution au printemps 2015.

 

 

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Une nouvelle pyramide des relations avec les influenceurs

posted by Raymond Morin on vendredi, janvier 9th 2015

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Par Raymond Morin

L’année dernière, à pareille date, je commençais à présenter en ligne certains éléments de mon nouvel ouvrage : Génération Connectée – Le marketing d’influence à l’ère numérique, qui vient de paraître aux Éditions Kawa en France. En débutant avec une des pièces maîtresses : une pyramide de l’influence dans les médias sociaux, correspondant aux cinq niveaux de besoins de Maslow. On peut y suivre l’évolution de l’apprentissage numérique des utilisateurs, et la comparer à celle des influenceurs. (lire aussi : La pyramide d’influence dans les médias sociaux)

Infographie par Maximize Social Business

Infographie par Maximize Social Business

L’apprentissage numérique

Dans cette pyramide d’influence dans les médias sociaux, j’illustre comment les influenceurs et les utilisateurs (professionnels et entreprises) suivent la même courbe d’influence, mais n’adoptent pas les mêmes plateformes au même moment, ni pour les mêmes motifs. C’est la courbe d’apprentissage numérique qui diffère.

Au début, pour les deux premiers niveaux de besoins de la pyramide de Maslow (les besoins physiologiques de base, et de sécurité), les influenceurs et les utilisateurs se trouvent pratiquement au même stade. Leur influence est presque nulle ; l’un comme l’autre découvre un nouvel écosystème, et sort de sa zone de confort pour s’adapter à de nouvelles plateformes et à de nouvelles communautés. À la différence des professionnels et des entreprises, qui vont d’abord utiliser les outils de base (Google, Wikipedia, courriels) à des fins pratiques et usuelles, avant de se préoccuper de leur image sur Facebook et de filtrer les pourriels, les influenceurs vont établir leur stratégie et choisir judicieusement leurs plateformes, pour ensuite bâtir leur identité numérique et sécuriser leur présence dans les médias sociaux.

C’est au troisième niveau de la pyramide que l’influence commence réellement à se manifester dans les médias sociaux, tant du côté des utilisateurs que des influenceurs. C’est la transition de l’adolescence, pour un comme pour l’autre. Une fois en confiance dans les réseaux sociaux, les professionnels et les entrepreneurs adoptent plus facilement différentes plateformes sociales comme Twitter, YouTube et LinkedIn pour rejoindre leur clientèle, et les influenceurs. Selon le contexte d’une campagne de marketing d’influence, c’est le moment d’entreprendre la relation avec les leaders de son secteur.

Ce n’est toutefois au quatrième niveau de la pyramide (celui qui correspond à l’estime de soi dans l’échelle des besoins de Maslow) que les influenceurs et les ambassadeurs se rejoignent véritablement. À ce stade, les leaders d’opinion animent des podcasts, publient des e-books et donnent des conférences, tandis que les ambassadeurs, émergent sur des plateformes comme Instagram ou Pinterest. Dès qu’ils publient régulièrement des contenus, le niveau d’influence des ambassadeurs et des influenceurs se rapproche. Certains utilisateurs auront même parfois une influence plus grande que certains spécialistes. C’est là qu’une analyse contextuelle du capital social des leaders, ou des ambassadeurs, s’avère nécessaire pour identifier le type d’influenceur qui va correspondre le mieux à la campagne.

Finalement, c’est principalement au cinquième échelon de la pyramide que se retrouvent les célébrités. Leur influence dans les médias sociaux repose uniquement sur leur portée déjà acquise via leurs ¨fans¨, et du fait, sur leur visibilité. Une stratégie de marketing, axée sur la publicité autour du porte-parole, ou de la célébrité. Une campagne qui aura nécessairement un impact réel, mais limité ; c’est comme s’acheter des ¨followers¨ sur Twitter. Au contraire, à ce niveau de la pyramide, les véritables influenceurs donnent des conférences ¨keynotes¨ et enseignent à l’université, et les nouvelles ¨stars¨ des réseaux sociaux sont invitées dans les médias, et publient à leur tour des e-books ou des blogues.

Pyramid-Influenceurs

Infographie par Augure France

Quand et quel type de relation développer avec les influenceurs

En novembre dernier, Caroline Baron, chez Augure France, a publié une nouvelle pyramide qui apporte plus de détails sur le processus relationnel avec les influenceurs. Partant du résultat d’une étude menée en février qui établissait les trois priorités des entreprises dans le marketing d’influence (identifier, interagir et mesurer), Arnaud Roy, le VP marketing de la boîte a développé une pyramide des relations avec les influenceurs, qui explique clairement ce qui motive les différents types d’influenceurs, et à quel genre de relations on peut s’attendre.

Il délimite tout d’abord trois types d’influenceurs dans sa pyramide : au premier niveau, les consomm’acteurs (qu’il évalue à 50 millions), au second, les leaders d’opinion (Brian Solis ou Garance Doré) qui sont 500 000, et tout en haut, les célébrités (George Clooney ou Roger Federer) qu’il chiffre à 50 000.

Pour un, comme pour l’autre, l’objectif du processus est le même : identifier, interagir et mesurer, et il répond aux trois enjeux identifiés par les entreprises qui ont participé à l’étude. Une fois que les influenceurs sont identifiés dans la pyramide, c’est dans le procédé que ça diffère.

Avec les consomm’acteurs, on visera à capter leur attention, et à les inciter à partager leurs expériences de la marque dans leur communauté (recommandations), tandis qu’avec les leaders d’opinion, l’objectif sera de créer une relation à long terme avec les experts, afin de créer conjointement de la valeur et de la visibilité (crédibilité), alors que pour les célébrités, ce sera plutôt de développer une relation (contractuelle ou non) afin d’obtenir qu’il fasse la promotion des produits ou services, et qu’il soutienne la marque publiquement (popularité).

De la même façon, les motivations des influenceurs diffèrent également. Les consomm’acteurs qui s’identifient à la marque s’attendront à obtenir des avantages (réductions, échantillons, récompenses), alors que les leaders d’opinion seront davantage motivés par la valeur ajoutée que ça peut apporter dans leur influence auprès leur audience. Pour les célébrités, c’est la rémunération qui prévaudra.

De plus, ils n’utiliseront pas les mêmes canaux de diffusion ; on va retrouver d’abord les consomm’acteurs sur les réseaux sociaux populaires, mais également sur les sites de partage et les forums de discussion, tandis que les leaders d’opinion seront davantage présents dans les blogues et les sites professionnels. Les célébrités seront quant à elles plus souvent qu’autrement dans les médias traditionnels, et quelques fois sur les médias sociaux.

Selon les objectifs de la campagne, il est donc essentiel d’adapter le type de relation que l’on développera avec les influenceurs. Avec les consomm’acteurs, on pourra développer la relation autour d’échantillons et de concours, tandis qu’avec les leaders, il s’agira plutôt de co-création de contenus, de participation à des événements, de test de nouveaux produits et d’interactions à travers les blogues. Avec les célébrités, la campagne reposera essentiellement sur des publicités, des participations à des événements et des placements de produits.

Comment mesurer le ROI d’une campagne de marketing d’influence

Selon le contexte, les mesures-clés du retour sur l’investissement doivent aussi différer selon le type d’influenceurs, contrairement à ce qu’Arnaud Roy présente dans son infographie. Avec les consomm’acteurs, la mesure se traduira par de nouvelles opportunités commerciales, tandis qu’avec les influenceurs, le ROI se calculera davantage selon le taux d’engagement et les contrats signés. Avec les célébrités, le retour se mesurera principalement sur le trafic créé et la couverture médiatique. Parce qu’ils n’utilisent pas les mêmes canaux de diffusion, et qu’ils ne rejoignent pas les mêmes audiences, les résultats de la campagne ne peuvent pas se calculer de la même manière.

Et, comme je le mentionnais plus haut, ce n’est qu’au troisième niveau de la pyramide de Maslow (le besoin d’appartenance communautaire) que l’on peut vraiment commencer à mesurer l’influence dans les médias sociaux, c.i.d. lorsque le message atteint justement la communauté. C’est à ce moment que les influenceurs diffusent des blogues et participent à des groupes de discussions, et que les consomm’acteurs commencent à partager des liens sur Twitter et des vidéos sur YouTube. Ce qui représente globalement approximativement le tiers des utilisateurs. Aux deux premiers niveaux de base de la pyramide, comme je le décris dans la pyramide d’influence, c’est encore l’apprentissage numérique, et les influenceurs s’occupent à bâtir leur réputation en ligne.

Au troisième niveau de la pyramide d’influence (qui correspond au premier niveau de la pyramide de relations d’Augure), le retour sur l’investissement se calcule donc principalement auprès du consomm’acteur, avec des résultats chiffrables. À partir du quatrième niveau de la pyramide, le ROI se mesure davantage sur l’évaluation de l’impact des influenceurs en terme de crédibilité et de réputation acquise. C’est à ce niveau (celui du besoin d’estime de soi) que les utilisateurs les plus actifs se démarquent en tant qu’influenceurs, en publiant à leur tour des contenus originaux sur leur blogue ou sur des sites de partages populaires comme Instagram ou Pinterest. À ce niveau, selon les plus récentes études, on ne retrouve tout au plus que 10% des utilisateurs. La mesure de l’influence doit donc reposer davantage sur des métriques qualifiables, plus contextuelles en rapport avec les objectifs de la campagne.

Finalement, c’est au dernier niveau de la pyramide, celui de la réalisation et de l’accomplissement de soi-même dans l’échelle de Maslow, qu’interviennent les célébrités. Les leaders d’opinion donnent des conférences et enseignent dans les universités, tandis que les consomm’acteurs (ou les professionnels et entreprises) qui ont gravis les échelons de la pyramide jusqu’à ce niveau, sont invités dans les médias et publient des livres sur leur expérience. À ce stade-ci, on ne retrouve plus que 3% des utilisateurs. La mesure du ROI à ce niveau se calcule donc plus en terme de couverture médiatique et d’achalandage. On utilise alors des métriques-clés de performances qui sont plus facilement quantifiables. (lire aussi : Comment définir l’influence dans les médias sociaux)

generation-connectee-4Le marketing d’influence à l’ère numérique : une nouvelle science

Le marketing d’influence dans les médias sociaux est une nouvelle approche du marketing qui correspond davantage aux nouveaux paradigmes de l’ère numérique. C’est une des principales thématiques que j’aborde dans mon nouvel ouvrage : Génération C – Le marketing d’influence à l’ère numérique, et qui vient de paraître (en français) aux Éditions Kawa, en France. Préfacé par mon ami et mentor-éditeur, Neal Schaffer, qui m’a fait l’honneur de la présentation, il paraitra également en anglais au courant de l’année.

J’y décris le processus d’influence dans les médias sociaux, et les meilleures pratiques de marketing de contenus. J’y propose aussi quelques infographies exclusives, comme celle de la pyramide d’influence, une collaboration de Maximize Social Business (je tenais aussi à le souligner). (voir Génération Connectée – Le marketing d’influence à l’ère numérique)

Que pensez-vous de cet article? Êtes-vous d’accord avec les notions avancées dans la pyramide d’influence? Faites-nous part de vos commentaires, et partagez votre opinion avec nos lecteurs.

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2015 : Le marketing d’influence à l’ère numérique

posted by Raymond Morin on mardi, décembre 9th 2014

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Par Raymond Morin

L’évolution accélérée d’une nouvelle science sociale du marketing 

InternetObjet

(Image : lemondeinformatique.fr)

Au cours des dernières années, la notion de marketing d’influence dans les médias sociaux a évolué très rapidement. Les dirigeants comprennent désormais l’importance des contenus sur le Web pour se démarquer. Ils reconnaissent l’impact stratégique des influenceurs dans les médias sociaux, et l’intègrent de plus en plus dans leur budget de marketing.

La perception et la compréhension des outils de mesure d’influence dans les médias sociaux ont aussi rapidement changées. Du ¨Social Score¨ des premières années, les professionnels du Web et des médias sociaux ont adoptés une analyse plus contextuelle, et plus personnalisée du message. La notion d’influenceur s’est relativisée, et les entreprises se tournent désormais davantage vers les ambassadeurs au sein des organisateurs.

Avec l’émergence des nouvelles technologies mobiles et portables, qui favorisent la diffusion et la production de contenus par les utilisateurs, les agences et les marques commencent aussi à expérimenter ce nouveau canal de marketing. Dans cette optique, la réalité augmentée, l’impression 3D et l’Internet de l’objet se développeront très rapidement, et seront appelées à se fusionner pour apporter de nouvelles opportunités encore insoupçonnées.

Pour reprendre la métaphore amusante de Mark Schaefer : en 2015, nous nous retrouvons à l’aube d’une nouvelle science du marketing dans les médias sociaux, un peu comme à l’ère du cinéma muet, alors qu’on s’extasiait déjà devant les premières découvertes, tandis que le meilleur reste à venir.

Les cinq C du marketing d’influence dans les médias sociaux, en 2015

ÉtudeAugure2014Toutefois, le marketing d’influence à l’ère numérique s’avère une science beaucoup plus complexe, qui fait appel à plusieurs facteurs humains plus sociologiques que technologiques. Si l’on veut dresser un bilan complet de la situation du marketing d’influence dans les médias sociaux, on doit regarder plus loin qu’en surface. Au cours des dernières années, le marketing d’influence dans les médias sociaux a aussi évolué en profondeur, pour atteindre un nouveau niveau de maturité.

Au début de l’année, la firme française Augure Communications + Marketing a publié une étude révélant les trois grands défis du marketing d’influence, selon les professionnels du marketing et des communications :

–       61% = identifier les influenceurs pertinents dans le cadre d’une campagne

–       56% = développer et entretenir une relation profitable avec les influenceurs

–       44% = calculer le ROI d’une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux

(Voir aussi : Les trois grands défis du marketing d’influence)

Or, tout au long de l’année, dans tous les aspects du marketing d’influence, on a pu observer des transformations majeures, qui ont modifiés les comportements des consommateurs, et influencés les entreprises et les organisations. Ces changements viennent en quelques sortes confirmer les enjeux qui ressortent de l’étude d’Augure France. (voir aussi : Les cinq C du marketing d’influence dans les médias sociaux)

Contenus : En 2014, les contenus se sont révélés plus que jamais la pierre angulaire du marketing d’influence dans les médias sociaux. Les marques et les organisations comprennent dorénavant le rôle majeur des contenus, et pensent davantage comme de nouveaux médias. Les marketeurs adoptent désormais une tactique multi-canaux, axée sur une combinaison de médias payants, acquis et mérités (P.O.E.M.). Le ¨storytelling¨ transmédia, la personnalisation des contenus et la communication visuelle se sont particulièrement démarqués, et continueront de créer le ¨buzz¨ en 2015. Les marques majeures font désormais l’acquisition de médias pour combler leurs besoins en contenus, et les influenceurs prennent davantage un rôle de co-créateurs.

Contexte : Si les contenus se sont avérés le ROI des réseaux sociaux, le contexte s’est révélé la REINE en 2014. L’acquisition de Klout par Lithium au début de l’année a définitivement fait basculer la mesure d’influence dans les médias sociaux d’une analyse quantitative, basée sur des algorithmes purement mathématiques, à une analyse plus contextuelle, davantage axée sur la pertinence des contenus que sur la portée et l’amplification du message. L’identification des influenceurs prend une nouvelle valeur, et les entreprises se tournent davantage vers les ambassadeurs au sein de leur organisation.

Communauté : Les blogueurs et créateurs de contenus ont pris une plus grande importance, et du fait, les plateformes de collaborations et d’échanges se sont multipliées en 2014. Recherchant davantage l’engagement des consommateurs, les marques et les organisations veulent personnaliser le message, et préfèrent désormais s’adresser à des communautés plus restreintes, plus spécialisées, mais plus efficaces. Les outils de recommandations et de personnalisation des contenus émergeront, et les communautés d’intérêts continueront de se développer. Et, peu à peu les contenus générés par les utilisateurs prendront plus d’importance, et les blogueurs remplaceront les influenceurs et les experts reconnus dans le processus. Les entreprises et les organisations cherchent désormais à développer des relations durables et profitables avec les ambassadeurs potentiels.

Crédibilité : La personnalisation du message a également amené les marques et les entreprises à modifier leur perception de l’influence dans les médias sociaux, et à spécifier davantage leur créneau. La crédibilité et la réputation en ligne ont pris une importance majeure, et les organisations cherchent désormais à affirmer leur leadership et assurer leur autorité dans leur créneau. En 2014, on a vu émerger les ¨Social Media War Rooms¨ pour mieux gérer les crises dans les réseaux sociaux. En 2015, les marques et les professionnels soigneront encore davantage leur image sociale, et s’associeront aux influenceurs pour créer (ou co-créer) des contenus enrichis qui apporteront une nouvelle valeur ajoutée à leur ¨branding¨.

Confiance : La confiance et les recommandations des consommateurs connectés sont devenues le Saint-Graal du marketing d’influence dans les médias sociaux en 2014. Pour mieux répondre aux attentes des nouvelles générations, les entreprises et les organisations fusionnent désormais les compétences, et intègrent chacun des départements dans leur planification stratégique. Pour récolter cette confiance, elles misent davantage sur la transformation sociale et une plus grande transparence de la gouvernance. La rétention et la fidélisation des meilleurs ambassadeurs en entreprises deviendront des enjeux prioritaires en 2015.

Où placer vos priorités en 2015?

(Image : TheCouchManager.com)

(Image : TheCouchManager.com)

Au fil des dernières années, les compétences se sont aussi fragmentées et fusionnées pour créer de nouvelles voies. Aujourd’hui, la notion d’expertise spécialisée se trouve confrontée à celle des multi-compétences, où chaque compétences sont reliées entres elles. Même Malcolm Gladwell (The Tipping Point) a révisé ses positions, en remettant en question sa propre théorie des 10 000 heures : «Je peux jouer aux échecs pendant 100 ans, et je ne deviendrai jamais un grand maître»  avoue l’auteur dans un article paru dans le Business Insider en juin dernier.

Il devient donc de plus en plus hasardeux de fixer définitivement des prédictions dans un secteur, sans considérer également tous les autres aspects. Aujourd’hui, l’évolution accélérée des nouvelles technologies, qui s’implantent aussi vite dans chacune des facettes de la vie, amène des changements de comportements sociaux pratiquement à tous les trimestres. D’autres transformations surviendront, apportant d’autres modifications de comportements chez les utilisateurs qui influenceront les entreprises et les marques.

En attendant, je vous propose une sélection personnelle d’une trentaine d’articles (en français et en anglais) inspirants  de blogueurs et de spécialistes sur les nombreuses tendances à suivre en 2015 dans le marketing et les médias sociaux. En consultant ces articles, vous pourrez à votre tour faire vos propres prédictions dans le secteur d’activités qui vous intéresse.

Bonne lecture, et joyeuse période des Fêtes!

Lire aussi :

En français :

http://raymondmorin.com/2013/12/portfolio/et-si-la-tendance-se-maintient/

http://frenchweb.fr/5-tendances-cles-du-marketing-digital-en-2015/175807

http://www.servicesmobiles.fr/tendances-mobiles-2015-by-forrester-25291/

https://medium.com/en-francais/ce-quon-a-predit-pour-2015-il-y-a-bien-des-annees-71d2f3c1137c

http://espritdemarque.ca/tendances-marketing-de-contenu/le-marketing-de-contenu-premiere-raison-de-la-croissance-du-marketing-internet-au-canada-en-2015/

http://www.e-marketing.fr/Marketing-Magazine/Article/Le-jeu-subtil-du-marketing-d-influence-41769-1.htm

http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/le-nombre-d-internautes-dans-le-monde-en-2015-1114.shtml

http://www.infopresse.com/article/2014/11/26/10-tendances-consommateur-pour-2015

http://www.cadremploi.fr/editorial/actualites/actu-emploi/detail/article/recrutement-ce-qui-aura-change-en-2025.html

http://meta-media.fr/2014/09/28/journalisme-web-10-tendances-pour-2015.html

http://www.servicesmobiles.fr/tendances-mobiles-2015-by-forrester-25291/

http://www.journaldunet.com/ebusiness/expert/58994/les-10-tendances-digitales-de-l-annee-2015.shtml

http://frenchweb.fr/social-media-7-tendances-a-suivre-en-2015/167966

En anglais:

http://maximizesocialbusiness.com/build-your-network-of-brand-ambassadors-with-blogger-outreach-9589/

http://www.augure.com/blog/influencers-marketing-status-2014-survey-20140226

http://www.fastcoexist.com/3037823/millennials-will-become-the-majority-in-the-workforce-in-2015-is-your-company-ready

http://stevefarnsworth.wordpress.com/2014/12/01/social-mobile-content-marketing-predictions-2015-1/

http://www.searchenginepeople.com/blog/master-4ps-content-marketing-2015-stat.html

https://www.elance-odesk.com/millennial-majority-workforce

http://www.theguardian.com/money/2014/aug/18/social-media-monitoring-employers-rise-pwc

http://chiefmartec.com/2014/11/will-happen-marketing-technology-2015

http://www.mavsocial.com/social-media-trends-2015/

http://www.businessesgrow.com/2014/11/17/2015-digital-marketing-trends/

http://beingyourbrand.com/2014/11/16/10-marketing-predictions-for-2015-infographic/

http://trendwatching.com/trends/future-customer-service/

http://calebstorkey.com/slides/2015-social-media-trends/

http://contently.com/strategist/2014/11/24/17-content-marketing-predictions-for-2015/

 

 

 

 

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L’influence grandissante des ambassadeurs en entreprises

posted by Raymond Morin on vendredi, octobre 31st 2014

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Par Raymond Morin

En 2014, les notions d’influenceurs et ambassadeurs dans les médias sociaux se sont trouvées plus que jamais au centre des préoccupations des entreprises et des marques. À défaut de pouvoir compter sur l’impact du marketing traditionnel pour rejoindre la clientèle, les agences de marketing et de relations publiques ont commencé à faire appel aux influenceurs et aux ambassadeurs, dans l’espoir de susciter le ¨bouche-à-oreille¨ et d’obtenir les recommandations.

6-Social-Media-Influencers-or-Ambassadors-V2-copyDéfinir le rôle des ambassadeurs en entreprises

Au fil des expériences, deux grandes tendances se détachent dans le marketing d’influence dans les médias sociaux. D’un côté, le capital social des influenceurs, mesuré par des algorithmes, demeure très relatif, et ne peut s’appliquer que dans un contexte favorable aux objectifs d’une campagne. L’impact des influenceurs s’avère donc forcément limité. À l’inverse, un nombre grandissant de professionnels et d’entreprises se tourne progressivement vers les ambassadeurs en entreprises qui représentent un meilleur potentiel. Mais, leur rôle reste encore à définir.

Depuis un peu plus d’un an, on observe ce phénomène se développer dans plusieurs organisations. Plusieurs spécialistes s’y sont penchés, et de nombreux articles ont été rédigés, pour analyser et décrire la valeur réelle des ambassadeurs en entreprises. J’ai moi-même écris quelques billets sur le sujet, et j’y consacre tout un chapitre dans mon nouvel ouvrage (Génération C et l’influence des consommateurs branchés). Récemment, Neal (Schaffer) et PeopleLinx ont aussi publiés un e-book très intéressant : Social Marketing : How To Build an Employee Advocacy Program ; un guide complet qui explique comment bâtir un programme d’ambassadeurs en entreprises efficace sur LinkedIn et Twitter. (Lire aussi : Social Media Influencers or Ambassadors : How To Identify Them ?)

Personnaliser et humaniser la relation marque-client

NealSchafferAdvocacyProgramComme le démontre Neal dans son livre, un programme efficace d’ambassadeurs en entreprise pourra avoir plusieurs retombées positives sur l’organisation. L’engagement des employés permettra d’accroître la portée de la marque dans les médias sociaux, d’augmenter sa crédibilité et de bâtir un réseau solide autour des consommateurs. Un programme d’ambassadeurs en entreprise permettra aussi d’être à l’écoute du client, et de pouvoir ainsi mieux mesurer l’efficacité de son intervention dans les réseaux sociaux et de se réajuster en conséquence. Les entreprises et les marques doivent donc donner la parole à leurs ambassadeurs.

Aux USA, plus de 93% des entreprises comptent plus de 100 employés dans les médias sociaux, et pendant que la confiance des consommateurs envers les marques et leur dirigeant (CEO) décline (moins de 15%), celle des employés a augmenté de plus de 20% au cours des cinq dernières années (selon le Edelman Trust Barometer). Actuellement, plus de 70% de la perception des marques par les consommateurs est déterminée par l’expérience vécue avec un individu représentant de la marque, révèle aussi une étude de Market Leader. Tout comme l’exemple de TELUS sur Maximize Social Business, on relate ailleurs aussi plusieurs autres histoires à succès d’organisations qui ont réussi à implanter des programmes d’ambassadeurs en entreprises, pour rejoindre plus efficacement leur clientèle, comme Yahoo!, Salesforce, SAP, Electronic Arts et Adobe qui se trouvent en tête de liste du palmarès de  Sociallook Leaderboard.

Toutes les recherches pointent dans ce sens ; les ambassadeurs sont devenues la voix la plus crédible des marques et des organisations. Les consommateurs veulent s’adresser à des personnes, à des humains comme eux. L’engagement des ambassadeurs en entreprises humanise et personnalise la relation marque-client. C’est cet engagement personnel des ambassadeurs en entreprises qui installera une relation de confiance, qui se traduira régulièrement par de nouvelles opportunités d’affaires et des ventes concrètes. Mais, l’engagement des ambassadeurs permettra aussi d’améliorer considérablement l’efficacité du service à la clientèle, de la gestion des ressources humaines et des relations publiques. Et, il permettra aussi très souvent de mieux gérer les situations de crises qui ne manqueront pas d’arriver sur les réseaux sociaux.

Sur les réseaux sociaux, n’importe qui peut générer une crise

Dans les réseaux sociaux, on le sait, n’importe quel lambda peut se révéler du jour au lendemain l’un des pires détracteurs d’une marque ou d’une organisation. Du point de vue du consomm’acteur, c’est un pouvoir d’influence qu’il n’hésite pas à exercer pour obtenir satisfaction. Et, malgré les exemples de gaffes de relations publiques ou de services à la clientèle qui ne cessent de se multiplier à travers les réseaux sociaux, de récentes études démontrent que près de 60% des entreprises n’ont pas de plan pour faire face aux crises.

On cite souvent les exemples de Heather Armstrong (@Dooce) avec Maytag/Whirlpool, ou du musicien canadien Dave Carroll (@DaveCarroll), avec la United Airlines (United Breaks Guitar), pour décrire le pouvoir d’influence négatif que peut exercer n’importe quel lambda à travers les réseaux sociaux. Dans ces deux cas célèbres, ils ont su profiter d’une certaine portée dans les réseaux sociaux pour amplifier largement leur message, et installer un contexte jouant en leur faveur pour faire plier les marques fautives. En 2013, il aura suffit qu’un pasteur, avec 24 000 «followers» sur Twitter dénote une erreur d’étiquetage des bibles en magasin, pour que Costco se retrouve devant une crise majeure à gérer sur les médias sociaux. Encore tout récemment, les pressions des militants de Greenpeace sur les réseaux sociaux ont poussé le fabricant de jouets Lego à mettre fin à une entente très lucrative avec Shell.

NestléSMWarRoomAprès ces erreurs monumentales, qui ont coûté des fortunes aux entreprises, et quelques renvois, la réputation en ligne des entreprises et des marques prend une double valeur, et la gestion de crise se révèle dorénavant une priorité qui celles qui comprennent désormais l’importance de gérer la e-réputation. Au cours des dernières années, plusieurs organisations ont mis en place des «Social War Room» de monitoring des médias sociaux (comme Dell, IBM, Nestlé, KLM, CISCO, SouthWest Airlines, et plusieurs autres) pour mieux gérer ces situations de crise. Or, dans une situation de crise générée par une erreur des relations publiques ou du service à la clientèle, si les excuses viennent du personnel, elles seront généralement mieux entendues. Si l’entreprise sait, à travers ses ambassadeurs, démontrer de la franchise et de l’honnêteté, et faire preuve de transparence dans sa réponse, elle parviendra souvent à désarmorcer la crise.

Remettre les clés aux ambassadeurs, et les installer dans le siège du conducteur

Toutefois, parce que l’engagement des ambassadeurs repose principalement sur la spontanéité et l’authenticité de leurs recommandations, il peut difficilement être contrôlé, monnayé, ou même commandité. Son engagement doit plutôt être motivé par d’autres incitatifs. Les ambassadeurs en entreprises vont naturellement privilégier des incitatifs qui vont les valoriser. Les entreprises doivent donc viser à développer un sentiment de fierté et d’appartenance. Et, si les employés ont en même temps l’impression de servir et de défendre une cause sociale juste et honorable, leur engagement sera d’autant plus grand.

Des marques comme Adobe ont su développer des programmes d’ambassadeurs en entreprise efficaces, en apportant du support interne pour leur faciliter la tâche, et en mettant en place des infrastructures incluant des politiques et des guides d’utilisation accompagnés de formations en atelier. À l’été 2014, plus du tiers des 11 000 employés d’Adobe dans le monde avaient spontanément suivis le programme de formation Social Shift de la compagnie pour devenir des ambassadeurs de la marque dans les réseaux sociaux.

Dans leur e-book, Neal et l’équipe de PeopleLinx proposent également une série d’incitatifs pour impliquer davantage les meilleurs ambassadeurs en entreprises, comme la «gamification» des objectifs corporatifs, la reconnaissance des meilleurs contributeurs, la valorisation à l’interne, les récompenses au mérite (badging), la co-création de contenus (crowdsourcing) et l’accès exclusif à certains privilèges.

À l’exemple de TELUS et des autres marques qui ont su impliquer leurs meilleurs ambassadeurs en instaurant leur propre programme et leurs propres incitatifs, chaque organisation trouvera avantages à donner la parole à son meilleur capital social ; son personnel. Il faut cependant accepter de lui remettre les clés, et de l’installer dans le siège du conducteur.

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que les entreprises ont avantages à remettre les clés aux ambassadeurs? Quelles sont vos expériences avec les ambassadeurs en entreprises? Partagez vos commentaires et vos idées.

 

 

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Les trois grands défis du marketing d’influence.

posted by Raymond Morin on samedi, mai 31st 2014

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Une étude d’Augure France

Par Raymond Morin

Au début de l’année, j’ai été approché par la firme de communications et de marketing digital Augure, en France, pour participer à une étude sur le marketing d’influence.  Cette vaste étude, réalisée auprès de plus de 600 professionnels du marketing et des communications dans le monde, a permis de cibler les principaux enjeux des entreprises et des organisations face au marketing d’influence dans les médias sociaux.

defi-marketing-influence-686x182Dans un article paru en février, Arnaud Roy fait ressortir les statistiques les plus probantes de l’étude, et identifie les trois grands défis qui attendent les attendent les entreprises et les organisations qui adoptent le marketing d’influence dans leurs campagnes :

61 % : identifier les influenceurs pertinents pour leurs marques et leurs campagnes,

56 % : attirer l’attention et développer une relation durable avec les influenceurs,

44 % : mesurer et évaluer le ROI des actions de marketing d’influence,

Les résultats diffèrent selon la langue et le type d’entreprises. Par exemple, pour le marché anglophone (71 % des répondants), le retour sur l’investissement demeure le principal défi. Il sera donc intéressant de comparer aussi les résultats selon les marchés. 39 % des répondants sont dans des marchés hispanophones, 32 % dans des marchés francophones et 29 % dans des marchés anglophones ou d’autres pays.

1 – Comment identifier les influenceurs pertinents pour sa campagne

L’article d’Arnaud Roy aborde directement cette question, et me cite : «Selon moi, il y a les macro-influenceurs (célébrités, experts, journalistes, vedettes), et les micro-influenceurs (employés, collaborateurs, clients-ambassadeurs). Pour simplifier, il y a ceux qui sont déjà bien établis, et ceux qui se révèlent à travers les médias sociaux. Mais, il faut toujours tout ramener à une notion de contexte : on n’est influent que dans certains sujets donnés

profil-influenceur-686x257Les résultats de l’étude révèlent en effet que seulement 9 % des répondants pensent qu’un score Klout élevé est un indicateur d’influence.

Et, lorsqu’on leur demande d’identifier ce qui permet d’identifier les influenceurs, près de 80 % (79 %) placent sa capacité de mobiliser des opinions et de susciter des réactions (l’écho ou résonance) en tête de lice, 73 % privilégient son potentiel d’audience et la taille de sa communauté (l’exposition ou reach), et 62 % priorisent son niveau de conversation et d’échanges sur un sujet donné (part de voix ou relevance). Dans ce sens, l’étude démontre que le «score social» n’a finalement qu’une importance relative face à l’engagement et la conversation.

Plus loin, l’article d’Arnaud Roy relève aussi les principaux indicateurs utilisés par les entreprises et les organisations pour mesurer l’efficacité de l’action des influenceurs dans leurs campagnes.  Les chiffres qui en ressortent vont dans le même sens ;

-       65 % des répondants calculent les mentions obtenues sur les blogues et les réseaux sociaux

-       51 % privilégient les partages des contenus à travers les réseaux sociaux

-       42 % visent d’abord le trafic entrant sur leur site ou leurs plateformes sociales

-       31 % priorisent encore le nombre d’opportunités commerciales générées

2 – Comment développer une relation durable avec les influenceurs

Avant d’entreprendre et de développer une relation professionnelle durable avec les influenceurs, il faut savoir quel canal utiliser pour interagir avec eux, et comment attirer leur attention.  À ce sujet, l’étude d’Augure France identifie quelques pistes intéressantes :

-       66 % des répondants privilégient le courriel

-       57 % utilisent Twitter

-       52 % commentent sur les blogues des influenceurs

-       38 % vont sur LinkedIn

-       29 % se tournent vers Facebook

-       11 % participent à des forums

-       9 % utilisent Google +

attentes-influenceurs-686x387Pour les professionnels du marketing, des communications et des relations publiques interrogés, les influenceurs se montrent plus réceptifs à tout ce qui leur permet d’améliorer la qualité de leurs contenus et de leurs interventions dans les médias sociaux, plutôt qu’aux bénéfices matériels (rémunération ou cadeaux) :

-   31 % : l’aide à la création de contenus

-   28 % : le partage d’infos exclusives et des contenus de qualité

-    16 % : la rémunération

-    12 % : les invitations et privilèges aux événements

-      9 % : les test bêta de nouveaux produits

-       4 % : les autres compensations diverses (cadeaux, échantillons)

Sur cette question, Arnaud Roy ajoute aussi mon commentaire : « Il faut qu’il existe une certaine cohérence entre le profil de l’influenceur et la demande de la marque.  Personnellement, comme je ne prendrai jamais la parole en faveur d’un produit ou d’un sujet que je n’assume pas, il faut qu’il s’établisse une certaine convergence entre les intérêts de la marque, et les miens. »

3 – Comment évaluer le ROI d’une activité avec les influenceurs

mesurer-influenceur-686x97Finalement, l’article d’Arnaud Roy souligne également quelques données très intéressantes de l’étude sur la préoccupation qu’accordent (encore et toujours…) les agences et les marketeurs au retour sur l’investissement.

collaboration-influenceurs-686x309

Dans un premier temps, il révèle pourquoi on fait appel aux influenceurs :

- 76 % pour le lancement d’un nouveau produit ou d’une nouvelle marque

-   57 % pour la promotion et la diffusion des contenus

-   50 % pour l’organisation d’événements et de webinaires

-   44 % pour la gestion de crises

-   22 % pour la communication corporative

L’étude d’Augure France détermine également, avec plus de précisions, les motifs et les raisons invoquées par les agences et les entreprises pour faire appel aux influenceurs.  Dans leurs communications de produits, les répondants estiment qu’ils peuvent obtenir les meilleurs résultats de leurs campagnes avec les influenceurs dans trois principaux secteurs, et à qu’à ce titre, ce sont les secteurs à privilégier :

-       55 % dans l’organisation d’événements

-       31 % avec les tests de produits

-       17 % avec les échantillons et les cadeaux

Parallèlement, les entreprises semblent compter aussi beaucoup sur l’impact des influenceurs dans leurs réseaux, pour amplifier leur message : 44 % déclarent même collaborer régulièrement avec différents influenceurs pour la rédaction et la co-création de contenus.

Toutefois, si les répondants déclarent que le retour sur l’investissement demeure une de leurs trois principales préoccupations, l’étude d’Augure France démontre en même temps que près de 70 % (69 %) de ceux qui ont pris le virage se révèlent satisfaits de leurs activités avec les influenceurs, tandis que les résultats passent à 80 % pour ceux pour qui ça fait plus de deux ans.  Les priorités des entreprises continuent donc d’évoluer.  Or, si le ROI reste encore une priorité pour les marketeurs, on sent que cette question commence à prendre moins d’importance.

En somme, l’étude d’Augure France démontre que la science du marketing d’influence dans les médias sociaux continue d’évoluer en maturité, et que les marketeurs et les entreprises intègrent de plus en plus les notions d’influence dans leurs campagnes.  Ils font désormais une distinction plus nette entre les influenceurs et les ambassadeurs.  Le ¨score social¨ ne représente plus autant d’importance à leurs yeux que la pertinence des interventions et la co-création de contenus.  Les relations durables et profitables avec les influenceurs et les ambassadeurs prennent le dessus sur le retour sur l’investissement.

Autant d’observations qui permettent de croire que le marketing d’influence dans les médias sociaux continuera de s’implanter dans les pratiques de marketing et de communications au cours des prochaines années.

Qu’en pensez-vous ? Dans vos campagnes, comment intégrez-vous le marketing d’influence dans les médias sociaux. Partagez vos expériences et vos commentaires.

 

 

 

 

 

 

 

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La montée des ambassadeurs et influenceurs en entreprises

posted by Raymond Morin on vendredi, avril 25th 2014

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Les influenceurs des médias sociaux s’intègrent désormais dans les stratégies de marketing

Par Raymond Morin

En 2014, la plupart des experts et des études commanditées par les agences de recherche, placent le marketing de contenus et d’influence parmi les principales priorités des dirigeants d’entreprises.  Un peu, partout dans le monde, les spécialistes et blogueurs s’entendent sur l’importance du marketing de contenus et d’influence dans les médias sociaux pour les organisations.

Infographie - Étude sur le statut du marketing d'influence, par Augure Communications

Infographie – Étude sur le statut du marketing d’influence, par Augure Communications

(MaJ – 27 avril 2014) – Puisque la publicité et les médias traditionnels ne rejoignent plus les consommateurs, les entreprises et les marques décident de devenir eux-mêmes leur propre média, et planifient désormais leur présence dans les réseaux sociaux comme des éditeurs Web. Pour se démarquer du flot incessant de contenus et d’informations, et retenir l’attention de leur clientèle, les entreprises doivent faire preuve de créativité et miser sur la qualité de l’expérience des utilisateurs. Les organisations doivent donc adopter de nouvelles approches d’affaires, en valorisant l’implication des employés et le service à la clientèle.  Souhaitant obtenir les recommandations des leaders dans les médias sociaux, les entreprises intègrent davantage les notions du marketing d’influence dans leurs campagnes de communications et de relations publiques. Et, depuis quelques temps, on voit émerger deux nouveaux types d’influenceurs, qui occupent cependant des rôles très différents ; les ambassadeurs en entreprises (Office Influencers), et les influenceurs – reporters (Social Media Influencer Reporters). (lire aussi : Et si la tendance se maintient … 2014, le jour d’après! 14 tendances à surveiller durant l’année)

Ambassadeurs dans les médias sociaux : un nouveau rôle pour les leaders en entreprises

Toutefois, si les influenceurs (ou ambassadeurs) en entreprises intéressent de plus en plus les marques et des organisations, il importe néanmoins de faire la distinction entre ses objectifs de marketing et de communications ou de relations publiques pour choisir les bons.  Et, comme le soulève mon amie et collègue torontoise Judy Gombita dans un excellent article, paru sur PR Conversations, les entreprises doivent éviter de tomber dans le piège en considérant ces influenceurs uniquement comme des «commodités commerciales». (Lire aussi Social sniff test : Engaging Social Employees as Advocates or Treating Them as Commercial Commodities ?, par Judy Gombita, sur PRConversations )

Les organisations et les entreprises doivent plutôt chercher à établir une relation confiance mutuelle avec les influenceurs. Pour qu’ils recommandent un produit ou un service dans leur communauté, tant les ambassadeurs à l’interne que les influenceurs à l’externe, doivent eux-mêmes en avoir une totale confiance. Pour bien véhiculer le message de l’entreprise, ils doivent d’abord adopter la vision et la culture de l’organisation. Avec les influenceurs, les entreprises doivent surtout éviter de chercher à tout prix à contrôler le message, en voulant exploiter leurs plateformes sociales comme des espaces de publicités inclusives (native advertising). Et, comme le souligne Judy dans son article, ne pas confondre info-publicités et contenus sponsorisés.

Bâtir une vision d’entreprise forte

Pour s’assurer de choisir les bons ambassadeurs parmi les leaders en entreprise, il importe d’abord s’assurer qu’ils comprennent bien et qu’ils partagent la vision et la culture de l’entreprise. L’organisation doit donc avoir clairement défini ses objectifs dès le départ pour définir par la suite avec eux la nature de leur mandat.

Mais, avant tout, il faudra dresser un portrait web/médias sociaux complet de son personnel, et de ses collaborateurs, et déterminer leur niveau d’adoption des différentes plateformes. Pour s’assurer de choisir les bons ambassadeurs, les entreprises devront alors procéder à une analyse contextuelle approfondie des différents candidats, et déterminer si leurs contenus, et la portée de leur communauté en ligne correspondent à la clientèle visée. Et, si au sein de ces communautés, leur leadership personnel et leur niveau de compétences répondent au contexte spécifique de chacune des campagnes ou activités de promotion. Divers outils, comme Traackr, permettent d’effectuer une analyse approfondie des influenceurs. (lire aussi : Les cinq C du marketing d’influence dans les médias sociaux)

Michel Therrien derrière le banc des Canadiens (Image RDS.ca)

Michel Therrien derrière le banc des Canadiens (Image RDS.ca)

À compter du moment où une entreprise se lance dans une campagne d’ambassadeurs en entreprises, elle doit leur fournir un cadre propice à la socialisation, à l’expression de leurs idées, et favoriser une approche créative de leur travail. Et, tout faire en sorte qu’ils se sentent supportés, valorisés et appréciés dans leurs démarches. Il s’avère donc essentiel d’impliquer dès le départ tous les départements concernés, des ventes au marketing jusqu’au service à la clientèle et les relations publiques, sans toutefois jamais mettre de pressions. Comme Kelly Hungerford, de Paper.li, le suggère dans l’article de Judy, il est préférable de ne pas établir des cadres trop stricts, et de rester flexible aux changements qui ne manqueront pas d’arriver.

Toutefois, même si les ambassadeurs en entreprises se révèlent la plupart du temps les porte-paroles les plus efficaces, et souvent les plus fidèles, d’une marque, ils peuvent aussi s’avérer la source d’erreurs, dont découleront les catastrophes et crises que toute entreprise veut éviter sur les réseaux sociaux. Mais, plutôt que de chercher à contrôler le message, l’entreprise doit chercher à travailler en équipe avec les ambassadeurs. Développer avec eux une étroite collaboration, pour s’assurer d’atteindre ensemble les objectifs, ou de réajuster le tir en conséquence, le cas échéant. Un peu comme l’entraîneur d’une équipe de hockey qui veillera à ce que chacune de ses lignes adoptent le plan de match.

Les influenceurs – reporters remplacent les relations de presse traditionnelles

Matthew Marley (mmarley.com)

Matthew Marley (mmarley.com)

Depuis quelques temps, on remarque aussi l’émergence d’un nouveau rôle pour les influenceurs des médias sociaux ; celui de SMI Reporter. Avec le rejet massif de la publicité par les consommateurs, les entreprises sollicitent davantage les influenceurs pour couvrir leurs événements corporatifs. Peu à peu, ces nouveaux influenceurs-reporters viennent remplacer les relations de presse traditionnelles. 

Plusieurs collègues américains et canadiens, qui ont relatés leurs nouvelles expériences d’influenceur-reporter, se révèlent d’ailleurs grandement satisfaits de leur collaboration avec les organisations. Au Québec, au cours des derniers mois, diverses agences et entreprises m’ont sollicités et m’ont confiés ce mandat d’influenceur-reporter pour leur activité de lancement, leur conférence ou leur événement corporatif. À chacune des occasions, l’expérience s’est soldée par un vif succès, tant au niveau de la promotion avant l’activité que durant l’événement.

À titre de consultant et d’influenceur-reporter, j’ai justement collaboré récemment avec le comité-organisateur du CONVIVIUM 2014, et de la Journée Nationale de l’Industrie des Réunions (JNIR). Organisé par le chapitre Montréal – Québec du MPI (Meeting Professionals International), cet événement réunissait près de 120 planificateurs et organisateurs d’événements, de colloques et de congrès au Fairmont Château Montebello, pour prendre le pouls des nouvelles tendances de l’industrie.

Une fois de plus, j’ai pu constater comment un personnel convaincu et motivé, qui se sent impliqué dès le début dans une campagne, peut en devenir le meilleur ambassadeur en ligne, et se révéler un formidable levier pour le succès d’un événement corporatif. La participation extraordinaire de toute l’équipe bénévole d’étudiants de l’ITHQ (Institut des Tourisme et d’Hôtelerie du Québec), sous la supervision de Suzanne Bédard, en a été un exemple probant durant toute la journée. La dizaine de jeunes de l’école d’hôtellerie réputée ont apportés un support très efficace sur place au comité-organisateur de MPI Montréal-Québec et à l’équipe technique, tout en collaborant étroitement avec celles du Fairmont Château Montebello, pour offrir aux participants les meilleures conditions et le meilleur environnement.

Présentation au CONVIVIUM 2014 du MPM Montréal-Québec, au Château Montebello - 11 avril 2014

Présentation au CONVIVIUM 2014 du MPM Montréal-Québec, au Château Montebello – 11 avril 2014

En tant qu’influenceur-reporter, j’ai également eu le plaisir d’apporter ma contribution avec ma chronique sur Virage 2.0, et d’aider à rejoindre efficacement les participants (près de 93 % de participation) à travers les réseaux sociaux. Pendant la journée, j’ai également eu la chance d’assister à plusieurs conférences très intéressantes, notamment avec Maxime Boilard, de CANU, et François Lanouette, président de MPI Montréal-Québec.

Et, à en juger par les commentaires et les réactions enthousiastes de tous ceux rencontrés sur place, le CONVIVIUM 2014, placé sous la thématique interactive du «Coureur des bois 3.0»,  et de la Journée Nationale de l’Industrie des Réunions (JNIR) la veille, furent deux journées mémorables dont tous les participant(e)s parleront encore longtemps au cours des prochaines semaines. D’ailleurs, plusieurs se sont déjà donnés rendez-vous pour le Tournoi de golf annuel qui se déroulera le 19 juin prochain.

Pour moi, ce fut une autre expérience qui m’a démontré une fois de plus que le nouveau rôle d’influenceur-reporter des médias sociaux peut apporter des dividendes fructueux, tant pour l’influenceur (ou l’ambassadeur) que pour l’organisation. Et ce, bien au-delà des compensations ou commandites régulières offertes par les entreprises ou les agences. Personnellement, et professionnellement, c’est ce niveau de collaborations naturelles que j’aspire lorsque je négocie un nouveau mandat. Plusieurs nouveaux mandats m’attendent d’ailleurs avec différents professionnels rencontrés durant la journée du CONVIVIUM 2014. Ce fut donc une journée très profitable, à tous les points de vue.

Certes, les nouveaux rôles d’influenceur-reporter et d’ambassadeur en entreprises restent encore à définir plus clairement. Mais, déjà plusieurs entreprises et organisations en tirent profit. Les notions de marketing d’influence dans les médias sociaux continuent de s’implanter tant au sein des entreprises que des agences de marketing, et ces deux nouveaux types d’influenceurs continueront de prendre de plus en plus d’importance dans les campagnes de communications et de relations publiques au cours des prochains mois.

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que les ambassadeurs en entreprises et les influenceurs-reporters peuvent jouer un rôle important dans le succès d’une campagne de marketing ou de relations publiques dans les réseaux sociaux? Partagez vos idées et vos commentaires à propos de cet article, et le marketing d’influence dans les médias sociaux. 

Lire aussi sur le meme sujet :

The Hidden Value of Influencers on B2B Marketing, by Lee Odden – TopRank Blog http://www.toprankblog.com/2014/04/influencers-b2b-marketing/

Office Influencers : A New Job ? (by Rachel Feintzeig), via Eric Vernette sur Consommateur Influenceur http://consommateurinfluenceur.blogspot.ca/2014/04/office-influencer-new-job.html

How Social Employees Make Great Brand Ambassadors (Infographic by Digital Influence Group), by Jorgen Sundberg, via The Undercover Recruiter http://theundercoverrecruiter.com/social-employees-brand/

6 Steps to Turn your Business Leaders into Brand Influencers, by Jeff Roach,  via Mark Harai – Digital Entrepreneur Blog http://markharai.com/6-steps-to-turn-your-business-leaders-into-brand-influencers

5 leçons pour construire une stratégie de marketing d’influence efficace, par Arnaud Roy, via Augure http://www.augure.com/fr/blog/strategie-marketing-influence-20140414?utm_source=googleplus&utm_medium=social&utm_campaign=webinar-forrester

 

 

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Marketing d’influence : Pour en finir avec le «score social»

posted by Raymond Morin on mercredi, avril 9th 2014

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Klout et Lithium : Vers une plus grande personnalisation de l’offre

Par Raymond Morin

imgres-11Les derniers mois ont été particulièrement fertiles dans les médias sociaux. Les fusions et les acquisitions d’entreprises se sont multipliées, apportant une plus grande profondeur aux principaux joueurs de l’industrie. Celle de Klout, le «standard de la mesure d’influence», par Lithium Technologies aura assurément un très gros impact sur le marketing dans les médias sociaux.

Avec cette acquisition, Lithium Technologies fait converger les informations mensuelles de plus de 100 millions de consommateurs, avec la banque de données de plus de 500 millions de d’utilisateurs touchés par l’outil de mesure d’influence dans les médias sociaux. En effet, la liste des données personnelles disponibles via les plateformes sociales recensées par l’algorithme de Klout est impressionnante.  Seulement sur Facebook et LinkedIn, Klout extrait une quinzaine de données fournies par l’utilisateur pour calculer son «score social». L’outil accède également à nos données sur Twitter, Instagram, Google+, FourSquare, YouTube, WordPress, Flickr, Yammer, Bing et Last.fm. Avec l’apport des données de Klout, Lithium est donc en mesure d’établir un portait très précis des centres d’intérêts des consommateurs, et ainsi de mieux guider les marques dans leurs campagnes. Est-ce à l’avantage du consommateur? (lire aussi : What Does Klout Know About You, de Jim Dougherty sur LeadersWest)

Doit-on craindre le profilage commercial?

imgres-12Avec un accès aussi ciblé d’informations personnelles sur les consommateurs, doit-on craindre le profilage commercial? La question a été soulevée récemment à l’émission de Bazzo, à Télé-Québec, avec Jacques Nantel, professeur titulaire au HEC Montréal, et Jean-Hugues Roy, professeur à l’École des médias de l’UQAM. (voir aussi : Doit-on craindre le profilage commercial, sur Bazzo TV). Un débat pertinent, certes, et tout à fait justifié, qui mérite largement qu’on y porte attention. Toutefois, si la situation présente une certaine menace pour la confidentialité des consommateurs, elle offre aussi plusieurs avantages.

Le profilage commercial ne représente pas que des désavantages.  Il permet notamment aux marques de mieux cibler les intérêts des clients potentiels, et de ne leur proposer que des contenus et des publicités qui peuvent les concerner.  Avant Lithium, Apple avait également adopté cette tangente avec l’acquisition de Topsy en 2013. Et, d’autres entreprises comme Traackr, Appinions et Augure, avaient choisies de privilégier l’analyse contextuelle de l’influence dans les médias sociaux avant le ¨scoring social¨, qui n’est finalement que la pointe de l’iceberg, qu’un aperçu du véritable capital social d’un influenceur dans les médias sociaux. Avec l’acquisition de Klout, Lithium confirme cette tendance, comme l’explique Azeem Azhar, le CEO de PeerIndex dans son récent billet sur LinkedIn, en relatant son entrevue avec Joe Fernandez, le fondateur de Klout : Why Lithium Bought Klout – Social Depth. Il en ressort finalement que c’est le consommateur qui en profitera le plus.

Faire ressortir les ambassadeurs potentiels parmi les utilisateurs

images-16Pour les marques, ce virage présente donc plusieurs avantages.  En ciblant davantage les intérêts des clients, cette nouvelle approche du marketing d’influence permet non seulement de leur proposer des contenus appropriés, mais aussi de découvrir plus facilement les ambassadeurs potentiels parmi tous les utilisateurs.

En pouvant cibler aussi précisément les centres d’intérêts des utilisateurs, les marques peuvent déterminer plus facilement quel type de promotion sera susceptible d’intéresser leurs clients.  D’ailleurs, de plus en plus d’entreprises et d’organisations choisissent d’ailleurs d’offrir des programmes de récompenses et des expériences exclusives aux utilisateurs les plus fidèles, plutôt que d’investir en publicités.  En misant sur la qualité de l’expérience de l’utilisateur, les marques répondent ainsi aux nouvelles attentes des consomm’acteurs que sont devenus les consommateurs branchés de la Génération C.

En les impliquant dès le début du processus, par exemple comme bêta testeurs de nouveaux produits ou services, ou en leur offrant des périodes d’essais et des produits promotionnels (perks), les marques dénichent ainsi plus facilement les ambassadeurs potentiels à travers tous leurs utilisateurs. D’une certaine façon, cette nouvelle approche démontre une volonté des marques de se rapprocher de leur clientèle, et de leur remettre le pouvoir d’achat entre les mains. Les marques apprennent davantage de leurs clients, et ce sont les deux parties qui en bénéficient en bout de ligne.

Si l’on doit bien évidemment demeurer vigilant quant à la manipulation, la confidentialité et la sécurité des informations personnelles des consommateurs, on ne doit pas non plus négliger les avantages qu’ils peuvent en retirer. Les utilisateurs, particulièrement chez les nouvelles générations, hyper-informés, se révèlent dorénavant des consomm’acteurs en puissance ; ce sont eux qui sont devenus les véritables influenceurs dans les médias sociaux. Toutes les récentes études le confirment ; les utilisateurs se fient davantage aux contenus et aux recommandations de leurs pairs, qu’à toutes autres formes de publicités ou de sollicitations commerciales.

Alors, même s’il s’avère que l’information c’est le pouvoir, comme Marshall McLuhan l’avançait lui-même, il y a cinquante ans, il ajoutait aussi : «Nous façonnons nous-mêmes nos outils, et ceux-ci, à leur tour, nous façonnent».  À nous d’y voir!

Que pensez-vous de l’acquisition de Klout par Lithium? Croyez-vous qu’il s’agit d’un avancement pour la nouvelle science du marketing d’influence? Est-ce que ça profitera aux consommateurs? Partagez votre opinion, et commentez cet article.

Lire et voir aussi :

Klout Redesign & New Partnership, de Jenny Wittman sur Cision Navigator

Stop Scoring Influence, Start Creating Influence Paths, de Danny Brown sur Influence Marketing

How Will Lithium Technologies Benefit From Klout, via FoxBusiness Video

Understanding Klout as a Brokerage Business, de Lucy Leiderman, sur The Next Web

The Millenials Trust User-Generated Content 50% Than Other Media, de Max Knoblauch, sur Mashable

 

 

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La pyramide d’influence dans les médias sociaux

posted by Raymond Morin on dimanche, février 16th 2014

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La hiérarchie des besoins à l’ère numérique

Par Raymond Morin  (MaJ: 16 février 2014)

Depuis 1943, la théorie de la pyramide hiérarchique des besoins de Maslow a été largement exploitée, notamment pour mieux comprendre le comportement des consommateurs, mais aussi, plus récemment, pour décrire l’évolution des utilisateurs sur Internet.  (voir : Maslow’s Hierarchy of Needs via SMTT – Social Media TICS’s and Training) À mon tour, je vous propose une nouvelle version, inspirée des plus récentes déclinaisons Web 2.0, et de diverses recherches (Rogers, AIMIA), et qui établit un parallèle entre l’évolution des utilisateurs (à gauche), et celle des influenceurs (à droite).

Recommencer en bas de l’échelle

Infographie par Maximize Social Business

Infographie par Maximize Social Business

À l’ère numérique, cette nouvelle pyramide de l’influence dans les médias sociaux permet d’identifier à quel moment, dans la courbe d’adoption et de maturité des médias sociaux, les influenceurs se démarquent, et que les ambassadeurs (ou les détracteurs) se révèleront parmi les utilisateurs. Avec les médias sociaux, le premier enjeu qui attend les professionnels et les organisations est de revoir complètement leur approche, pour répondre aux attentes de leur clientèle.

Pour parvenir à se tailler une place dans les médias sociaux, ils doivent revoir leur positionnement à la base, et rebâtir leur réputation en ligne en développant une nouvelle identité numérique, solide et efficace, à travers les réseaux sociaux en réponse aux besoins de leur clientèle. Les professionnels, les entreprises et les organisations doivent d’abord apprendre à naviguer en toute sécurité dans un nouvel écosystème, où chaque geste posé, chaque action constitue une forme d’empreinte digitale, où chaque code, mots ou paroles émises contribuent à son ADN numérique. Par la suite, puisqu’aujourd’hui les consommateurs ne se réfèrent plus qu’aux recommandations de leurs pairs et au ¨bouche-à-oreille¨ dans l’acte d’achat, les entreprises et les marques doivent adopter une nouvelle approche davantage orientée vers le marketing d’influence et la qualité de relation qu’ils parviendront à établir avec eux.

Selon le contexte d’une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux, ce ne sont pas tous les types d’influenceurs qui pourront répondre aux besoins spécifiques de l’entreprise. Il faut donc pouvoir identifier à quel moment les leaders de notre communauté se démarquent, et affirment leur influence dans les différents médias sociaux. La pyramide des besoins de Maslow peut nous aider à mieux comprendre l’évolution des utilisateurs et des influenceurs à travers leur progression dans les médias sociaux

1 – Découvrir un nouvel écosystème

Que ce soit sur Facebook, LinkedIn, ou sur Twitter, au début, les premières expériences s’apparentent aux premiers jours de l’éducation pré-scolaire. Ça ressemble à un jardin d’enfants qui apprennent, pour la première fois à voler de leurs propres ailes, et à se faire une place dans la vie.

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Les premiers jours, chacun reste dans son coin, écoute et regarde ce qui se passe. Peu à peu, au fur et à mesure qu’on se sécurise, on découvre un nouvel environnement, et assimile les nouvelles règles à suivre. Les plus timides hésitent avant de se mêler au groupe, tandis que les meneurs vont déjà essayer tous les nouveaux jouets, et commencer à faire des plans pour les prochains jours.

À ce niveau de la pyramide, les utilisateurs utilisent déjà le courriel et effectuent leurs premières recherches sur Google et Wikipedia, tandis que les influenceurs s’ouvrent des comptes sur les principaux réseaux sociaux, et réfléchissent déjà à la stratégie qu’ils déploieront pour se démarquer.

2 – Sortir de sa zone de confort

Au primaire, déjà la situation a beaucoup changée.  On réalise vite qu’on vient d’entrer dans le territoire des ¨grands¨, et que ça comporte aussi quelques risques. Loin du nid, on se laisse souvent intimider par les plus vieux dans la cour d’école, et instinctivement, on se rapproche de ceux qui nous ressemblent le plus.  Quelques-uns de nos premiers amis de la maternelle auront suivis, et plusieurs nouveaux copains s’ajouteront au groupe.

C’est au deuxième niveau de la pyramide que commence à se bâtir l’identité numérique. Tandis que les utilisateurs s’ouvrent une première page Facebook et cherchent à se protéger des pourriels et des logiciels malveillants, les influenceurs s’assurent de sécuriser leur réseaux et établissent leur politique d’utilisation des médias sociaux. À ce niveau, les motivations professionnelles des influenceurs commencent déjà à s’affirmer, alors que la majorité des utilisateurs continuent d’avoir une approche essentiellement ludique des réseaux sociaux.

3 – La transition de l’adolescence 

Au secondaire, la transition de l’adolescence se fait sentir à tous les instants. En même temps, la vie nous offres une multitude de nouvelles opportunités.  On cherche à s’affirmer davantage dans notre communauté, et on prend souvent l’initiative d’émettre son opinion et d’engager la conversation. Une phase qui se traduira le plus souvent par le partage et le réseautage.

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C’est au troisième niveau de la pyramide que les influenceurs se démarquent vraiment, et qu’ils commencent à mesurer leur capital social. Les utilisateurs, qui continuent de naviguer ludiquement à travers les réseaux sociaux, s’ouvrent quant à eux un compte YouTube et commencent à ¨ tweeter ¨ pour partager leurs découvertes. Tandis que les influenceurs, qui ont déjà mis en ligne leur propre blogue, collaborent aussi à différentes plateformes et participent à divers forums et sessions de clavardage en ligne.  C’est le stade de la polyvalence.

4 – Commencer à faire sa niche dans sa communauté

Après le secondaire, plusieurs gradueront au collège avant de passer à l’université. Tandis que d’autres choisiront de ne pas poursuivre leurs études, et d’aller directement sur le marché du travail.  Ceux qui poursuivront auront gagné en confiance, et se seront donnés des objectifs précis.  À ce stade, le réseautage s’avère la grande priorité, et l’estime de soi et des autres deviennent l’objectif principal.

Au quatrième niveau de la pyramide des médias sociaux, les utilisateurs se retrouvent à un niveau d’influence comparable à celui des professionnels. Ils ont commencé à affirmer leur présence en publiant sur Instagram et les nouvelles plateformes, et clavardent allègrement avec leurs pairs. Leurs opinions commencent à compter pour les marques et les entreprises. Certains découvrent leur pouvoir d’influence, et n’hésitent pas à l’exercer. De leur côté, les influenceurs professionnels continuent d’affirmer leur autorité en publiant en ligne leurs ouvrages, et en proposant des podcasts.  À ce niveau, leur influence est déjà largement reconnue, et leur niche est déjà faite.

5 – La réalisation de soi-même et les collaborations

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À l’université, c’est l’anti-chambre des ligues majeures. Les carrières se dessinent plus précisément, les projets de collaboration se mettent en branle, et on s’affaire à préparer sa maîtrise. Au cinquième et dernier niveau de la pyramide d’influence dans les médias sociaux, les utilisateurs s’accomplissent déjà, et exercent pleinement leur pouvoir d’influence en publiant blogues et commentaires sur les réseaux sociaux, tandis que les influenceurs donnent régulièrement des conférences et des ateliers de formations aux organisations.

En graduant, ambassadeurs et influenceurs auront atteint le plus haut niveau d’influence dans les médias sociaux.  Les médias solliciteront alors régulièrement leurs avis sur les grandes tendances, et les ouvrages publiés par les leaders d’opinion seront analysés à l’université.  Et, les propositions de collaborations afflueront.a dernière étape avant d’atteindre et de réaliser ses objectifs.

Avec le leadership viennent aussi les responsabilités

C’est à ce niveau de la pyramide que viennent les responsabilités sociales des influenceurs et ambassadeurs.  Ceux qui parviennent à ce leadership ont démontré leur influence tout au cours de leur progression dans les médias sociaux, en publiant des contenus de qualité et en s’engageant auprès de leur communauté.  Ils ont suscités des attentes auxquelles ils devront continuer par la suite de répondre. Or, à ce stade-ci, leur plus grande responsabilité sociale sera de redonner à la communauté, de transmettre leur savoir et leurs connaissances, et de partager leurs compétences. C’est à ce moment qu’ils auront vraiment réalisé leur mission.

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que les influenceurs ont une responsabilité sociale? Quelle relation entretenez-vous avec les influenceurs de votre communauté? N’hésitez pas à partager vos opinions et commentaires avec nos lecteurs.

 

 

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