Pour entreprendre le virage des médias sociaux

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TOP 25 – Influenceurs Generation C

posted by Raymond Morin on Dimanche, mars 24th 2013

Une première liste d'influenceurs personnalisée, avec Traackr  

Par Raymond Morin

La véritable valeur du «social scoring» en 2013

Comme je l’écrivais récemment sur [Naro] Minded, les agences de marketing commencent à adopter massivement la notion d’influence, et l’intègrent de plus en plus dans leurs budgets. Ce nouveau marché a littéralement explosé au cours des dernières années, et si la tendance se maintient, on continuera de voir émerger de nouvelles applications pour mesurer l’influence dans les médias sociaux. Cependant, les agences de marketing ont aussi très vite compris que l’influence dans les médias sociaux n’est pas un concours de popularité, et ne se limite pas au capital social des influenceurs.

imgresDans son récent billet, Reflections on Social Media Power and Influence, Mark Schaefer décrit très bien la valeur du «social scoring» en 2013 : «Un indicateur de la capacité relative d’un individu à créer du contenu qui suscite les réactions et le partage en ligne. Rien de plus, rien de moins… Comme les notes de crédit, le «score social» reste imparfait, et n’est pas nécessairement un bon indicateur du comportement à venir. Toutefois, ces indicateurs demeurent utiles. Dans le contexte actuel, combien de carrières dépendent dorénavant de la capacité des individus à produire et positionner efficacement du contenu sur le Web?» (Lire aussi Et si on remettait la mesure d’influence dans le bon contexte, sur [Naro] Minded)

Le pouvoir des recommandations, et l’effet viral du «bouche-à-oreille»

Aujourd’hui, les consommateurs branchés de la Génération C forcent les agences de marketing à adopter de nouvelles approches de marketing et de vente. Les plus récentes études démontrent que près de 9 utilisateurs sur 10 ne se fient plus qu’aux recommandations de leurs pairs (proches et amis), et se laissent influencer par l’effet viral du «bouche-à-oreille» au moment de passer à l’acte d’achat. Parmi tous les utilisateurs de leur communauté d’intérêts, les professionnels et les entreprises doivent donc chercher à identifier ceux qui se révèleront les influenceurs.

imgres-7Comme je l’écrivais dans mon billet sur [Naro] Minded, pour bien saisir l’impact du marketing d’influence, on doit donc considérer la situation à la fois sous l’angle de l’influenceur (l’expert), et celui de l’influencé (le consommateur et ambassadeur potentiel). Mais, pour bien comprendre le rôle de chacun (qui influence qui), on doit aussi s’interroger sur les intentions des deux parties, et déterminer le degré de réceptivité de l’un par rapport à l’autre. On doit se questionner sur la pertinence des contenus de l’influenceur, et se demander de quelles manières ces contenus peuvent répondre aux attentes de l’influencé.

Pour que s’établisse une relation d’influence, et que cette relation s’avère profitable pour les deux parties, un certain niveau de confiance et d’engagement doit cependant exister entre les deux.  Et, ce rapport dépend d’une série de facteurs contextuels qui vont au-delà de la mesure d’influence.  Le niveau de popularité, la réputation de l’influenceur, le contexte professionnel, la situation géographique et démographique, et le moment (timing) de la conversation peuvent jouer un rôle déterminant sur la réceptivité et la disposition de l’influencé. (Lire aussi : 4 ways context impacts online influence… and why you should care, par Evy Wilkins sur le blogue de Traackr)

TOP 25 – Influenceurs GÉNÉRATION C : une première liste personnalisée

Comme je l’écrivais aussi dans un autre billet, au risque de me répéter, aujourd’hui les entreprises peuvent compter sur de nouveaux outils de mesure d’influence contextuelle, comme Appinions, eCairns Conversation, eValue et Traackr.  

Contrairement aux listes d’influenceurs qui résultent des outils populaires comme Klout, Kred et PeerIndex, qui permettent d’établir le capital social d’un influenceur, les listes créées avec ces applications payantes permettent d’approfondir encore davantage l’analyse des influenceurs, et d’aller au-delà du «score social» en étudiant davantage la pertinence de leurs contenus. (lire aussi Traackr et l’influence contextuelle sur [Naro] Minded)

TRAACKR LOGOJe vous propose donc de consulter une première liste d’influenceurs personnalisée, que j’ai montée avec l’outil de Traackr pour en tester les différentes fonctionnalités. Il s’agit d’une toute première liste d’influenceurs des médias sociaux, qui écrivent et bloguent régulièrement autour du thème de la nouvelle génération de consommateurs branchés ; les consomm’acteurs de la Génération C. Un sujet sur lequel je blogue aussi régulièrement, et sur lequel je prépare actuellement un ouvrage.

Comme mon objectif initial était d’identifier les autres influenceurs sur le sujet, je me suis volontairement retiré de la liste. Pour épurer la liste encore davantage, j’ai aussi exclus manuellement les blogueurs qui relaient continuellement les mêmes contenus, ou qui ne publient que sporadiquement sur le sujet, ou par le biais d’outils de curation et de publication automatisés comme Paper.li, ou Scoop.it. Et, finalement, tous les autres blogueurs dont la pertinence des contenus ne relève que d’un seul mot-clé dans la liste initiale de recherche.

En bout de ligne, ça m’a donné une liste où on retrouve plusieurs des plus importants influenceurs des médias sociaux, dont Brian Solis (Altimeter Group), Eric Savitz (Forbes Magazine), Lauren Goode (AllThingsD), Ingrid Lunden (TechCrunch), Estelle Metayer (UBISOFT), Mitch Joel (TwistImage), Charles Horton (The Guardians UK), Susan Gunelius (KeySplash Creative), et mon ami et mentor Neal Schaffer (WindMill Networking), que je suis heureux de retrouver en tête de liste. Autant d’expert(e)s des médias sociaux qui alimentent et influencent régulièrement ma réflexion sur la Génération, et le pouvoir du marketing d’influence.

En terminant, je tiens à remercier Liane Blanchette, Evy Wilkins, Nicolas Chabot, et toute l’équipe de Traackr, qui m’ont aimablement aidés à peaufiner cette liste, et qui m’ont préparés le widget qui vous permet de suivre son évolution en temps réel, et d’accéder aux différentes fonctionnalités de l’outil. Je vous invite donc, à votre tour, à la commenter, et à proposer de nouveaux mots-clés pour l’améliorer.

Voici donc la toute nouvelle liste : TOP 25 Influenceurs – Génération C, telle que produite et propulsée par Traackr : 

(Note éditoriale : Cet article est une adaptation, en partie, d’un autre billet publié sur [Naro] Minded, et n’est pas commandité par Traackr d’aucune manière.  Les propos et les opinions émises n’engagent que son auteur.)

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SOCIAL MEDIA BILLBOARD : Un répertoire d’influenceurs du Web

posted by Raymond Morin on Mercredi, mars 20th 2013

par Raymond Morin 

Je suis très heureux de vous présenter enfin SOCIAL MEDIA BILLBOARD. Un projet personnel, inspiré ouvertement et librement du légendaire magazine Billboard, et dont le seul objectif est de proposer une nouvelle approche des listes d'influenceurs des médias sociaux, pour tenter de répondre aux deux principaux enjeux des professionnels du Web :  

- la recherche et l'identification d'influenceurs des médias sociaux dans leur secteur

- la curation et la publication de contenus originaux et spécialisés

(lire aussi : Marketing d'influence – L'impact stratégique des listes d'influenceurs).

imgres-8Des listes d'influenceurs par secteur d'activités professionnelles

Dans un premier temps, SOCIAL MEDIA BILLBOARD proposera régulièrement de nouvelles listes d'influenceurs, regroupées manuellement à partir de listes personnelles. Préparées le plus souvent possible, avec la collaboration de blogueur(se)s, spécialistes reconnu(e)s dans leur domaine d'interventions, ces listes sont par la suite intégrées à l'application de groupes de PeerIndex  qui les classe selon son algorithme.

Cet outil évalue l'effet de cascade (ripple) de la présence en ligne des influenceurs de la liste, en calcule son autorité à travers son activité, son audience et les échanges que ses contenus suscitent sur le Web, qu'il s'agisse de liens partagés sur Twitter, de messages partagés sur Facebook, Google+ ou LinkedIn, ou de blogues publiés sur d'autres plateformes. Le widget fourni par PeerIndex permet de suivre, de consulter et d'interagir avec les différentes fonctionnalités en temps réel.

Pour certains utilisateurs, ces listes pourront paraître imparfaites ou incomplètes.  Je vous invite donc à contribuer à leur amélioration, en proposant de nouveaux ajouts et en partageant vos commentaires. 

Vous pouvez donc consulter la liste des secteurs d'activités professionnels répertoriés, dans le menu déroulant sous le titre de la page dans l'onglet du menu principal, et accéder directement à celle qui vous intéresse en cliquant sur son titre. 

Des contenus originaux et spécialisés, provenant des influenceurs de chaque secteur

Dans une seconde phase du projet, les listes d'influenceurs répertoriées dans SOCIAL MEDIA BILLBOARD, se révèleront de nouvelles sources pour la curation et la publication de contenus spécifiques et spécialisés, destinés aux professionnels et les entreprises de chacun des secteurs d'activités. Chaque nouvelle liste de blogueur(se)s spécialisé(e)s sera intégrée à différentes applications de curation et de publication de contenus Web, qui permettront de sélectionner et de relayer les meilleurs contenus (liens et messages, blogues, images et vidéo) publiés par ceux-ci à travers leur réseau. 

Chaque liste sectorielle fera l'objet d'un journal spécifique, mis à jour et publié quotidiennement dans la section Journal/Daily @RaymondMorinV2)

TOP 100 des blogueurs/chroniqueurs Web/médias sociaux (Québec – francophone)

Pour servir de première page de destination (landing page), voici une nouvelle liste révisée des 100 blogueurs/chroniqueurs francophones, du Québec, sur le Web et les médias sociaux. Indépendants, ou en agence, ils bloguent sous leur propre nom, et publient des contenus (blogues et/ou messages (posts)) qui traitent de l'évolution du Web 2.0 et des réseaux sociaux. 

 

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Marketing d’influence : Quand l’utilisateur devient ambassadeur

posted by Raymond Morin on Samedi, février 16th 2013

Par Raymond Morin

L'icône de «l'excellence à l'américaine»!

Depuis la fondation de la Cadillac Automobile Company, à Detroit en 1902, la célèbre marque s’est imposée comme la référence de l’ingénierie automobile, et le symbole de la réussite sociale. Son nom, comme son logo, se sont inscrits dans l’imaginaire populaire comme des icônes de «l’excellence à l’américaine».

LogoCadillacAvec la marque Cadillac, General Motors a su bâtir un branding de leadership et d’autorité qui ne s’est jamais démenti. Depuis plus d’un siècle, Cadillac figure comme marque leader parmi les constructeurs automobiles. Pour les consommateurs, c'est le symbole de la qualité. «We don’t just make luxury cars. We make Cadillacs» .

Lauréat du prestigieux prix annuel du «Meilleur véhicule routier en Amérique du Nord», décerné par le North American International Auto Show (NAIAS) en janvier dernier, la nouvelle Cadillac ATS continue d’accumuler les prix et les récompenses, (lire aussi : La Cadillac ATS 2013 accumule les honneurs, par Luc Gagné, sur Sympatico.ca Autos)

Une série Web-télé et une campagne multi-plateformes axée sur l'expérience

En juillet 2012, General Motors a décidé d'innover, et de sortir des sentiers battus. Pour lancer son nouveau modèle de berline à propulsion, la Cadillac ATS, GM s’est attaqué directement au marché international des européennes, d’Audi, BMW et Mercedez-Benz, en voulant démontrer la fiabilité du véhicule à toutes épreuves, et le plaisir de conduite qu'il offre dans toutes les conditions. 

Pour réaliser la campagne Web-télé «Cadillac ATS à l’épreuve du monde»General Motors a fait appel au commentateur Ross Thomas, et au conducteur professionnel Derek Hill, pour aller tester le véhicule sur les routes les plus difficiles du monde. Avec toute l’équipe de tournage, ils se sont rendus en Patagonie, aux fins fonds de l’Argentine, dans le désert aride du Maroc, dans les montagnes rocheuses de la Chine, et dans les rues de Monaco pour tourner des séquences vidéo enlevantes.

La bande-annonce de la série de quatre épisodes, réalisée par le cinéaste Joe Berlinger et le spécialiste de la vidéo automobile, Jeff Zwart, fut d’abord présentée sur le site officiel de Cadillac, quelques jours avant le début des Jeux Olympiques de Londres. Avant d'être diffusée en grande pompe sur la chaîne YouTube de l'entreprise, et les principaux réseaux de télévision, durant la cérémonie d'ouverture.

Dès le départ de la campagne, l'entreprise a adopté une stratégie de multi-plateformes pour faire la promotion de la nouvelle Cadillac ATS dans les médias et sur le Web. Après un déploiement sur les principales plateformes sociales (Facebook, Google+, Twitter) et sites de partages de fichiers photos (Pinterest, Instagram), GM a continué d'alimenter régulièrement la série de 4 épisodes WebTV sur sa chaîne YouTube, qui affiche déjà plus de 63 000 abonnés, et près de 12 millions de vues. 

Miser sur le marketing d'influence pour amplifier le message

Parallèlement à sa campagne Web-télé, General Motors a également voulut pousser l'expérience «sociale» plus loin en la portant au niveau des utilisateurs. En s'associant à Klout pour identifier les influenceurs des médias sociaux (affichant un score social de plus de 60), pour leur proposer un essai routier de 3 jours de la Cadillac ATS, GM a misé sur le marketing d'influence et une campagne d'ambassadeurs pour prolonger la diffusion le message. 

Convaincu de la qualité optimale de conduite de sa nouvelle berline sportive de luxe, General Motors n'a pas hésité non plus à jouer la carte de l'«expérience extrême» en proposant aux participants de s'inscrire aussi à la Cadillac Vacademy, au Spring Mountain Motorsports Ranch. On peut parier que l'apprentissage et les essais routiers des «acamédicien(ne)s» fera l'objet d'une nouvelle série Web-télé.

N'osant pas aller jusqu'à m'inscrire à ces cours, je n'ai quand même pas su résister à la tentation de participer à cette promotion spéciale «Klout Perks» lorsqu'on me l'a proposée. N'ayant aucune aspiration à devenir chroniqueur-automobile, et n'étant pas un «gars de char», j'ai sauté sur l'occasion de vivre une expérience de conduite hors-pair, et de tester la valeur «sociale» de ces campagnes de marketing d'influence. 

Mon expérience «sociale» avec la Cadillac ATS 2013

Mon expérience «sociale» avec l’essai routier de la nouvelle Cadillac ATS 2013 m’a permis de constater que la réputation de la marque n’est pas surfaite. La qualité du service est à la hauteur, et les responsables de la campagne «Cadillac ATS vs The World» semblent avoir très bien compris la notion d’ambassadeurs vs influenceurs, et que ce qui peut motiver les utilisateurs à devenir des ambassadeurs ne peut pas se monnayer, ni se commanditer. La véritable valeur de leur engagement reposera justement sur leur indépendance et leur authenticité. (Lire aussi : Social Media Influencers vs Social Media Ambassadors – What Is Their True Value ?). Lorsqu’elle m’a remis les clés, après m’avoir expliqué les principales fonctionnalités, la représentante m’a tout simplement souhaité une belle expérience. Aucun autre engagement ; juste apprécier et partager l’expérience! 

Et, même si je n’ai jamais été un «gars de char», j’en ai profité pleinement, et surtout, j’en ai fais profiter à mon entourage. À commencer par mon beau-père, atteint d’Alzheimer, qui s’est mis à rayonner à nouveau lorsque je lui ai proposé une ballade. Il y avait bien longtemps qu’on ne lui avait pas vu les yeux aussi brillants. Et, mon beau-frère qui a vécu l’expérience dont il a rêvé toute sa vie. Le lendemain, il dînait avec un copain qui veut changer d’automobile. De quoi ont-ils discuté ce jour-là croyez vous? 

Photo : Cadillac.com

Mais, comme je le mentionnais, je n’ai jamais eu aucune prétention à devenir un chroniqueur-automobile, et mes connaissances de la mécanique se limitent à déceler des bruits suspects sous le capot, ou à reconnaître les voyants d’alerte qui s’allument sur le tableau de bord. Mon beau-frère m’a d’ailleurs servi de pilote d’essai. Je le remercie à mon tour pour avoir su me faire apprécier la tenue de route impeccable et les différentes caractéristiques qui font de la Cadillac un véhicule aussi convoité. Durant la randonnée, c'est lui qui est devenu l'influenceur. 

Pendant ce temps, je me suis plutôt amusé à découvrir les différentes fonctionnalités du système d’infodivertissement CUE (pour Cadillac User Experience). Il permet notamment de synchroniser son iPhone, et de recevoir ou de placer des appels en mains-libres à partir de sa liste de contacts. On peut également consulter une carte routière, activée par un système GPS efficace, et qui peut se pincer et s’agrandir de façon tactile. À partir de l’écran, on peut aussi sélectionner la radio HD, et répartir les haut-parleurs aux quatre coins de l’habitacle, activer le lecteur CD intégrer, et actionner les commandes système de climatisation. On peut également sélectionner les commandes vocales, et lorsqu’on fait marche arrière, l’image de la caméra de recul occupe automatiquement l’écran.  De plus, le tableau de bord est également muni d’entrées USB qui permettent de connecter d’autres appareils.

Mais, comme plusieurs chroniqueurs le déplorent, le système CUE n’est pas encore tout à fait au point. L’écran tactile ne répond très bien, et il comprend tellement de fonctionnalités et de gadgets qu’il faudrait passer plusieurs heures à feuilleter le manuel pour tout explorer.

Photo : Auto123.comLaissons la parole aux vrais experts

Aussi, pour le mot de la fin, pour le bénéfice des vrais amateurs, je laisserai la parole aux vrais experts, deux chroniqueurs-auto qui sont de véritables influenceurs dans le domaine de l’automobile ; les pilotes Carl Nadeau, de ZTélé, et Justin Pitchard, du magazine Auto 123.  Les deux s’entendent pour accorder de très bonnes notes à la Cadillac ATS 2013, mais Carl Nadeau se montre un peu plus sévère avec une appréciation générale de 70%. Je vous laisse donc juger par vous-mêmes. Mais, le mieux est encore de l’essayer vous-mêmes. En attendant, bonne lecture! (Lire aussi : Essai routier de la Cadillac ATS 2013, par Carl Nadeau, de Z Télé, et Essai routier de la Cadillac ATS 2013, par Justin Pritchard, de Auto 123)

Et, pour retrouver les véritables influenceurs (francophones) des médias sociaux dans le domaine de l'automobile au Québec, je vous invite à consulter le nouveau TOP 20 – Blogueurs/chroniqueurs (automobile) Québec sur SocialMedia Billboard. 

 

 

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Marketing d’influence – L’experience «sociale» de Cadillac

posted by Raymond Morin on Dimanche, février 10th 2013

Par Raymond Morin

(Note: Ce billet n'est pas payé, ni commandité. Les propos et les opinions exprimés n'impliquent que son auteur.)  

L'icône de «l'excellence à l'américaine»!

Depuis la fondation de la Cadillac Automobile Company, à Detroit en 1902, la célèbre marque s’est imposée comme la référence de l’ingénierie automobile, et le symbole de la réussite sociale. Son nom, comme son logo, se sont inscrits dans l’imaginaire populaire comme des icônes de «l’excellence à l’américaine».

LogoCadillacAvec la marque Cadillac, General Motors a su bâtir un branding de leadership et d’autorité qui ne s’est jamais démenti. Depuis plus d’un siècle, Cadillac figure comme marque leader parmi les constructeurs automobiles. Pour les consommateurs, c'est le symbole de la qualité. «We don’t just make luxury cars. We make Cadillacs» .

Lauréat du prestigieux prix annuel du «Meilleur véhicule routier en Amérique du Nord», décerné par le North American International Auto Show (NAIAS) en janvier dernier, la nouvelle Cadillac ATS continue d’accumuler les prix et les récompenses, (lire aussi : La Cadillac ATS 2013 accumule les honneurs, par Luc Gagné, sur Sympatico.ca Autos)

Une série Web-télé et une campagne multi-plateformes axée sur l'expérience

En juillet 2012, General Motors a décidé d'innover, et de sortir des sentiers battus. Pour lancer son nouveau modèle de berline à propulsion, la Cadillac ATS, GM s’est attaqué directement au marché international des européennes, d’Audi, BMW et Mercedez-Benz, en voulant démontrer la fiabilité du véhicule à toutes épreuves, et le plaisir de conduite qu'il offre dans toutes les conditions. 

Pour réaliser la campagne Web-télé «Cadillac ATS à l’épreuve du monde»General Motors a fait appel au commentateur Ross Thomas, et au conducteur professionnel Derek Hill, pour aller tester le véhicule sur les routes les plus difficiles du monde. Avec toute l’équipe de tournage, ils se sont rendus en Patagonie, aux fins fonds de l’Argentine, dans le désert aride du Maroc, dans les montagnes rocheuses de la Chine, et dans les rues de Monaco pour tourner des séquences vidéo enlevantes.

La bande-annonce de la série de quatre épisodes, réalisée par le cinéaste Joe Berlinger et le spécialiste de la vidéo automobile, Jeff Zwart, fut d’abord présentée sur le site officiel de Cadillac, quelques jours avant le début des Jeux Olympiques de Londres. Avant d'être diffusée en grande pompe sur la chaîne YouTube de l'entreprise, et les principaux réseaux de télévision, durant la cérémonie d'ouverture.

Dès le départ de la campagne, l'entreprise a adopté une stratégie de multi-plateformes pour faire la promotion de la nouvelle Cadillac ATS dans les médias et sur le Web. Après un déploiement sur les principales plateformes sociales (Facebook, Google+, Twitter) et sites de partages de fichiers photos (Pinterest, Instagram), GM a continué d'alimenter régulièrement la série de 4 épisodes WebTV sur sa chaîne YouTube, qui affiche déjà plus de 63 000 abonnés, et près de 12 millions de vues. 

Miser sur le marketing d'influence pour amplifier le message

Parallèlement à sa campagne Web-télé, General Motors a également voulut pousser l'expérience «sociale» plus loin en la portant au niveau des utilisateurs. En s'associant à Klout pour identifier les influenceurs des médias sociaux (affichant un score social de plus de 60), pour leur proposer un essai routier de 3 jours de la Cadillac ATS, GM a misé sur le marketing d'influence et une campagne d'ambassadeurs pour prolonger la diffusion le message. 

Convaincu de la qualité optimale de conduite de sa nouvelle berline sportive de luxe, General Motors n'a pas hésité non plus à jouer la carte de l'«expérience extrême» en proposant aux participants de s'inscrire aussi à la Cadillac Vacademy, au Spring Mountain Motorsports Ranch. On peut parier que l'apprentissage et les essais routiers des «acamédicien(ne)s» fera l'objet d'une nouvelle série Web-télé.

N'osant pas aller jusqu'à m'inscrire à ces cours, je n'ai quand même pas su résister à la tentation de participer à cette promotion spéciale «Klout Perks» lorsqu'on me l'a proposée. N'ayant aucune aspiration à devenir chroniqueur-automobile, et n'étant pas un «gars de char», j'ai sauté sur l'occasion de vivre une expérience de conduite hors-pair, et de tester la valeur «sociale» de ces campagnes de marketing d'influence. 

Et, j'ai pu constater que la qualité du service est à la hauteur de la réputation de Cadillac. Les responsables de la campagne semblent avoir très bien compris que ce qui motive vraiment les utilisateurs-influenceurs à devenir des ambassadeurs ne peut se monnayer, ni se commanditer. La véritable valeur de leur engagement repose justement sur leur indépendance et leur authenticité (Lire aussi : Social Media Influencers vs Social Media Ambassadors – What Is Their True Value ?).

Dans un prochain billet, je vous partagerai mes commentaires l'expérience «sociale» que j’ai vécu, gracieuseté de General Motors et Klout. Je vous parlerai aussi du système d'infodivertissement CUE de la nouvelle Cadillac ATS, et surtout, je vous raconterai comment j’ai fais plusieurs heureux durant ces trois jours.  À suivre !


 

 

 

  

 

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Génération C : Le défi des nouvelles générations

posted by Raymond Morin on Lundi, février 4th 2013

Les mythes du travail salarié déboulonnés,

par Raymond Morin

Note: Cet article a été publié initialement sur le blogue de Genaro Brady :  [Naro] Minded

Aujourd'hui, de plus en plus de professionnel(le)s et d'entrepreneurs indépendants, de tous les secteurs d'activités, utilisent le Web et les médias sociaux pour offrir leurs produits et services, ou pour promouvoir leur carrière. Ils savent qu'ils pourront profiter de nombreuses plateformes interactives, et d'une multitude d'applications, pour afficher leurs réalisations, portfolios et CV en ligne de manière dynamique, et faire valoir leurs compétences de plusieurs autres façons. Même les plus importants influenceurs et leaders politiques de la planète jouent la carte des médias sociaux durant leur campagne. 

Selon les plus récentes données de l'Institut de la Statistique du Québec, les entrepreneurs indépendants représentent le segment de marché du travail qui affiche le plus haut taux de croissance des dernières années, en hausse constante depuis 1976. Une montée des travailleurs autonomes, observée un peu partout à travers le monde, et qui peut s'expliquer de plusieurs façons.

Au fil des années, plusieurs mythes sont tombés chez les travailleurs salariés. La plupart des grandes entreprises éprouvent de sérieuses difficultés financières, et la sécurité de l'emploi corporatif n'existe plus. La classe moyenne se dilue, et les travailleurs ont cessés de rêver aux retraites dorées et aux montres plaquées après 25 ans de loyaux services. Le chômage atteint des niveaux records partout dans le monde, et plus particulièrement chez les jeunes générations (jusqu'à 60% de chômage chez les jeunes de 18-25 ans en Grèce). 

Dans un tel contexte, il ne faut pas s'étonner de la recrudescence des travailleurs autonomes et des entrepreneurs indépendants. Selon James Altucher, l'auteur de 40 Alternatives to College, cette mouvance vers le travail autonome continuera de s'affirmer au cours des prochaines années. On verra de plus en plus d'entrepreneurs indépendants, de consultants et de «cols bleus» débarquer sur le Web dans l'espoir d'y réussir une nouvelle carrière, et de réaliser leurs ambitions, même au détriment d'une sécurité financière. 

Les leviers de l'entrepreneuriat indépendant

Dans un récent article intitulé 10 Reasons Why 2013 Will Be The Year You Quit Your Job, l'auteur américain en rajoutes, et soutient que le moment est plus propice que jamais pour se lancer en affaires. Et, que ce n'est peut-être pas pour les raisons qu'on serait portés à croire au début. 

Dans son billet, paru récemment dans TechCrunch, Altucher souligne que le contexte actuel des nouvelles technologies mobiles et des médias sociaux est plus propice que jamais pour l'entrepreneuriat indépendant. Aujourd'hui, les innovations technologiques et les réseaux sociaux, toujours de plus en plus accessibles, offrent une multitude d'opportunités aux professionnels qui visent l'indépendance.

Via le Web et les réseaux sociaux, ils peuvent accéder aux meilleures formations, apprendre à utiliser les meilleurs outils, et profiter des conseils des spécialistes les plus reconnus. À travers les réseaux sociaux, ils savent qu'ils pourront aussi rejoindre leur clientèle potentielle, et développer des réseaux de collaborateurs à l'échelle internationale. 

Cette nouvelle génération de travailleurs indépendants, aux compétences multiples, ne se limite pas non plus aux jeunes générations (Y et Z), et touche finalement autant la génération X et les baby-boomers. Dans des contextes souvent différents, leurs motivations professionnelles se rejoignent malgré tout dans une volonté commune de mettre de l'avant des projets innovateurs. À l'ère numérique, il faut donc considérer les nouvelles générations par rapport aux changements qu'elles peuvent apporter dans la société.

La génération Z, porteuse de grands changements

  Enfants des plus vieux de la génération Y et des plus jeunes de la génération X, ils sont nés après la chute du mur de Berlin, et ont vécus leur adolescence durant les premières années du millénaire. Ils ont connus la tragédie des attentats du 2001, les catastrophes naturelles à répétition, et la crise économique globale de 2008-2009. 

Dans son ouvrage The ABC of XYZ : Understanding The Glogal Generations, co-écrit avec Emily Wolfinger, Mark McCrindle part des recherches de Strauss et Howe, qui avaient identifiés quatre cycles successifs, complétant le cycle entier des générations :

·     les artistes (la génération silencieuse): indécis et émotionnels, ils ont grandis en pleine crise, surprotégés par leurs parents

·     les prophètes (les baby-boomers) : moralisateurs, acharnés, ils vivent à travers leurs valeurs, et sont prêts à se battre pour défendre leurs idées,

·    les nomades (la génération X) : cyniques, ils sont plus pragmatiques, mais en même temps plus aventureux, ils ne craignent pas d’abandonner certains acquis en cours de route, pour vivre de nouvelles expériences plus enrichissantes,

·    les héros (la génération Y) : énergiques et curieux, ils ont toujours été le centre d’intérêt, et leur réussite actuelle leur apporte la reconnaissance qu’ils recherchent, 

Or, dans son ouvrage McCrindle rappelle que la science de la sociologie a démontré que les crises surgissent lorsque les artistes tirent leur révérence, que les prophètes vieillissent, que les nomades deviennent adultes, et que les héros s’affirment dès leur jeunesse. Et, qu’après les crises surviennent aussi les grands changements sociaux… 

Dans un contexte historique, la situation de la génération Z (ou natifs numériques, nés après 1994) peut se comparer à celle de la génération silencieuse des années 30-40 (1929-1945). Une génération qui a évolué à travers les difficultés de la Grande Crise, et de la Deuxième Guerre Mondiale, mais qui fut en même temps porteuse des grands changements d’après-guerre.

Malgré les similitudes, la situation actuelle des jeunes de la génération Z n’est pas aussi dramatique que celle de la génération silencieuse. Elle diffère beaucoup de celles de nos aïeux du fait qu’ils bénéficient aujourd’hui d’outils qui leur permettent de mieux affronter les situations de crise. Aujourd’hui, les natifs numériques maîtrisent parfaitement les nouvelles technologies, et s’en servent abondamment pour se réaliser et améliorer leur quotidien. Et, cette nouvelle génération est loin d'être «silencieuse».

Selon une étude de la firme française Infolab, réalisée en 2012, en collaboration avec Habbo Hotel, les jeunes emos (pour émotionnels) de la génération Z ne conçoivent plus que l’on puisse se passer de ces outils dans la vie de tous les jours, encore moins au travail. Aussi appelés Echo-Boomers (pour les rapports étroits entretenus avec leurs grand-parents, les boomers), ces jeunes ont une approche multi-tâches naturelle, presqu’innée. Pour eux, le téléphone cellulaire est devenu une extension de leur personne, et Internet leur appartient. Leur vie réelle est pratiquement formatée à partir de leur vie digitale. Les entreprises et les organisations devront donc considérer très sérieusement ces nouveaux paradigmes, pour adopter leur gestion d'embauche et de ressources humaines en conséquence.

Un nouveau choc des générations à prévoir!

 

Dans une quinzaine d’années, peut-être moins, on assistera à l’arrivée massive d’une nouvelle génération, issue d’un nouveau baby-boom ; la génération ALPHA (nés après 2010). S'inscrivant naturellement dans le cycle des générations, elle évoluera en réaction avec la précédente, comme la X la fait avec les baby-boomers, et la Z la fait avec ses parents de la génération Y. 

Suivant la théorie de McCrindle, au cours des années à venir, on peut donc prévoir un nouveau choc générationnel majeur, qui viendra définir un nouvel ordre. Les nouveaux paradigmes vont continuer de se heurter, et de se confronter au fil des générations, au rythme accéléré des changements politiques, économiques et technologiques, entrainant de nouveaux chocs d’idéologies et de profondes mutations sociales. Évidemment, les nouvelles générations se trouveront toujours au cœur de ces bouleversements sociaux.

Il faudra poursuivre les recherches et demeurer à l’écoute de leurs attentes, pour mieux comprendre ce qui anime et motive ces nouvelles générations. Pour y arriver, il faudra vite accorder une place plus importante à ce qu’il est dorénavant convenu d’appeler la science du Web, pour vraiment cerner l’impact qu’elles auront sur notre société, nos organisations et nos entreprises.

À travers les médias sociaux, Internet et les nouvelles technologies, la génération Z, et ALPHA après elle, continueront d’évoluer, et de se réaliser individuellement, et professionnellement. Car, ces deux nouvelles générations portent déjà en elles l’avenir de notre société. Les germes d’une prochaine révolution sociale… celle de la gouvernance 2.0 ! À nous d’y voir aussi !

 

 

Qu’en pensez-vous ? Croyez qu'un nouveau choc des générations est à prévoir ? Ou sommes-nous déjà au beau milieu d'une nouvelle crise générationnelle? Exprimez votre opinion et partagez vos idées sur le sujet. 


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2013 – L’année du marketing d’influence et de la Génération C

posted by Raymond Morin on Lundi, décembre 17th 2012

L’heure des bilans

Personne ne peut prédire l'avenir ; ni les scientifiques, ni même les Mayas, qui ont pourtant inventé le langage de calcul binaire. À l’aube de 2013, une seule certitude persiste ; notre vie numérique continuera de s’accélérer.

Heureusement, la période des Fêtes nous impose une pause. Ça nous permet de faire le bilan de l’année qui s’achève, et d’en tirer les leçons qui s’imposent pour celle qui s’annonce. À ce chapitre, l’omniprésence des nouvelles technologies mobiles et des médias sociaux, et leur impact grandissant sur tous les aspects de notre vie, furent certes l’un des points marquants de l’année. 

Le début du règne de la Génération C

 À l’ère numérique, Internet et les médias sociaux ne peuvent plus être considérés comme des phénomènes passagers et sans conséquences.  Au cours des derniers mois, le formidable pouvoir de diffusion du Web a joué un rôle clé dans plusieurs changements majeurs de la société, tant au niveau social que politique et économique. L’évolution des nouvelles technologies mobiles a accéléré le processus de transformation de notre société de consommation.

D’utilisateurs passifs, et jusqu’alors plutôt ludiques, les consommateurs branchés de la Génération C ont vite réalisé le pouvoir d’influence qu’ils peuvent dorénavant exercer à travers les médias sociaux. Tout au long de l’année, on a observé une plus grande maturité s’installer chez les utilisateurs. Ils sont parvenus à s’imposer comme des consomm’acteurs, exigeant de s’impliquer dans tous les aspects de la chaîne.

Les organisations et les entreprises commencent à reconnaître l’importance de ces changements, et à intégrer les nouvelles technologies d’Internet et des médias sociaux dans leurs opérations de communications et de marketing. Les professionnels de plusieurs secteurs se tournent désormais vers les réseaux sociaux pour rejoindre leur clientèle. 

Aussi, en 2013, on peut s’attendre à connaître une nouvelle révolution du e-commerce, marquée par le début d’une nouvelle ère ; celle du marketing d’influence et de la Génération C.

13 tendances majeures qui annoncent l’ère du marketing d’influence

En 2012, plusieurs changements importants ont été observés dans l’industrie naissante des médias sociaux. Des tendances qui ont émergées rapidement, suivant l’évolution accélérée des technologies mobiles et des applications qui se sont multipliées. Les consommateurs branchés se sont aussi vite emparés de ces nouveaux outils pour installer leur nouveau pouvoir d’influence.

Parmi toutes ces tendances fortes, qui ont émergées durant l’année, l’importance qu’a occupé le marketing d’influence dans les médias sociaux est déterminante, et marquera une nouvelle ère du marketing Web. Voici 13 tendances majeures du marketing d’influence qu’il faudra surveiller en 2013, tant du côté des consommacteurs (prosumers) que des marques et des entreprises :

 1 – Le règne des consommateurs branchés de la Génération C se confirme. Au cours des prochains mois, le pouvoir d’influence qu’exerce la nouvelle Génération C va s’imposer dans l’économie d’Internet, et changer radicalement la façon de faire des affaires. (voir aussi sur WindMill Networking : Generation C : Prosumers and Maturialism.)

2 – Le marketing d’influence s’inscrit de plus en plus dans les budgets d’entreprises. Les marketeurs et les chefs d’entreprises (CEO) commencent à comprendre l’impact des nouveaux influenceurs de la Générations C, et intègreront davantage ce volet dans leurs campagnes de marketing. (voir BusinessesGrow : Six Hot Trends in Social Influence Marketing)

3 – Les marketeurs recrutent les ambassadeurs chez les utilisateurs. Les marques recherchent dorénavant de nouvelles façons d’engager les utilisateurs de première ligne (Power Users) dans leurs campagnes pour en faire des ambassadeurs. En 2013, la notion d’ambassadeurs vs influenceurs continuera d’alimenter le débat. (voir aussi sur WindMill Networking : Social Media Influencers vs Ambassadors. What Is Their True Value?)

 4 – Après les «mamans blogueuses», voici les «marraines professionnelles sans enfants». Après les «mamans blogueuses», qui ont grandement influencés les entreprises au cours des dernières années, voici venir les «marraines professionnelles sans enfants» (PANK), indépendantes, branchées et fortunées. (Voir Savvy Auntie : Professional Aunt No Kids)

5 – L’Internet de l’objet et les technologies mobiles favorisent l’offre personnalisée. Les consommateurs branchés de la Génération C prennent encore plus d’importance avec le phénomène de l’Internet de l’objet et des technologies mobiles, qui permettent d’enregistrer tout ce qu’un utilisateur fait. De cette manière, l’évolution des technologies de géolocalisation et du paiement mobile favorisera l’offre personnalisée des commerçants. (voir RF1 – L’internet des objets – Le nouvel eldorado du numérique)

6 – Les entreprises et les professionnels adoptent le rôle d’éditeurs de contenus Web. Grâce aux nouvelles technologies de diffusion et d’automation, les entreprises intègrent mieux les différentes stratégies de marketing de contenus, et adoptent plus facilement le rôle d’éditeur de contenus Web qui leur permet de s’affirmer dans les réseaux sociaux. En 2013, on verra l’émergence d’une nouveau métier ; celui de chef des contenus (Chief Content Officer) (voir aussi sur Virage 2.0 : Curation de contenus – Penser comme un éditeur Web)

 7 – La notion de partage s’impose dans la nouvelle économie des médias sociaux. Parallèlement, l’influence de la Génération C force aussi une nouvelle approche plus sociale des entreprises, basée sur des valeurs plus équitables de partage. La consommation responsable, l’échange équitable et le financement social s’inscrivent dans les nouvelles habitudes des consommateurs. Dans cette nouvelle économie non-marchande, les entreprises devront dorénavant apprendre à donner avant de recevoir. (voir The Week : The Sharing Economy – The Next Big Business Trend)

8 – Les marques apprivoisent les médias sociaux, et se tournent davantage vers leur service à la clientèle. Les entreprises maîtrisent plus facilement les nouvelles technologies d’Internet et des médias sociaux, et comprennent mieux leur position face à la Génération C des consommateurs branchés. Pour assurer leur leadership, ils visent l’amélioration de leur système de gestion du service à la clientèle (Customer Relationship Management System). (voir aussi sur WindMill Networking : Generation C – Where The Customer Finally Becomes The King)

9 – Des récompenses offertes aux utilisateurs en puissance (Power Users). Pour susciter l’engagement des influenceurs, les entreprises invitent désormais les utilisateurs en puissance à devenir des consommateurs de première ligne (presumers), en leur offrant des récompenses pour leur contribution. Avec les programmes de Klout (et Wahooly), ce phénomène prendra encore plus d’ampleur en 2013. (Voir Venture Beat : How Wahooly (and Klout) Are Going To Turn Your Klout Score in Cash…)

10 – Le score social se révèle un critère de recrutement et d’embauche pour les DRH et les universités. L’influence dans les médias sociaux, et le score social, deviennent de nouveaux critères de recrutement et d’embauche pour les DRH des grandes marques. La nouvelle science du marketing d’influence commence à être enseignée dans les universités, et le score social deviendra la nouvelle monnaie d’échange des médias sociaux. (voir BusinessesGrow : Florida State University Class Using Klout to Determine Student Grades)

 11 – Les outils de mesure d’influence ciblent l’engagement des utilisateurs. Avec de nouveaux outils comme Traackr, et Appinions, les outils de mesure d’influence dans les médias sociaux s’affûtent, et ciblent désormais l’engagement et l’influence contextuelle des utilisateurs. Les principaux joueurs emboîtent le pas, et placent les contenus des utilisateurs à l’avant-plan. (voir Appinions : Influence Marketing News – Don’t Take This Out Of Context)

12 – Les TOP listes d’influenceurs prennent de la valeur pour les marketeurs.  Parce qu’elles permettent d’identifier plus précisément les influenceurs, selon des secteurs d’activités spécifiques, les TOP listes s’avèrent de plus en plus populaires auprès des marketeurs. Les listes ciblées se révèleront le St-Graal des marques qui n’hésiteront pas à les monnayer. (voir aussi sur Virage 2.0 : Social Media Billboard – Des listes d’influenceurs par secteurs)

13 – Gagner la confiance des utilisateurs : l’enjeu majeur des entreprises. Les organisations et les marques accordent une plus grande importance à leur e-réputation, et apprendront à mieux gérer les situations de crise dans les médias sociaux, tout en faisant preuve de plus de transparence. Les entreprises réalisent que les marques ne leur appartiennent plus, et que la confiance des utilisateurs se révèle leur principal enjeu pour les prochains mois. (voir TED : Rachel Botsman – The Currency of the New Economy Is Trust)

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que le marketing d’influence annonce une ère nouvelle du marketing Web? Partagez votre opinion et commentez cet article.

Lire aussi :

Sur WindMill Networking :

The Future of Social Media in 2013 : Six Points to Consider, par Jessica Rogers

Three Trends To Consider for Your 2013 Video Strategy, par Jayson Duncan

Social Media for IT Professionals : 7 Trends To Follow, par Neal Schaffer

Sur WebMetricsGuru :

2013 Predictions And Heralding in Imminent Change, par Marshall Sponder

Sur SmartInsights :

Digital Marketing Trends 2013, par Dave Chaffey

Sur B2B Marketing Insider :

The 2013 Marketing Predictions Post : Content Marketing and Social Business, par Michael Brenner

Sur Business2Community :

25 Marketing Predictions for 2013 from Exact Target (Infographic), par Kyle Lacy

Sur iMEDIA Connection :

Social Media Takes Flight in 2013 : 13 Trends (Infographic), par Winnie Brignac Hart

 

 

 

 

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Social Media Billboard : Trois nouvelles listes TOP 20

posted by Raymond Morin on Vendredi, décembre 14th 2012

TOP 20 – Blogues/Chroniques Tourisme, Éducation, Famille/Enfance 

Dans cette nouvelle section de mon blogue WordPress, je vous propose de partager mes listes personnelles d’influenceurs des médias sociaux. Ces premières listes ont été électionnées à partir de mes principaux comptes dans les réseaux populaires, et rendues accessibles (en temps réel) dans mon site grâce au nouvel API amélioré de PeerIndex.  

 Au cours des prochaines semaines, cette nouvelle section continuera d’évoluer, et j’utiliserai éventuellement d’autres outils (comme ceux de Traackr, par exemple) pour dresser mes listes d’influenceurs, histoire de comparer. D’ailleurs, durant les derniers mois, j’ai eu l’occasion de tester plusieurs de ces nouveaux outils, et je vous partagerai également mes observations et commentaires sur chacun d’eux.

Ce nouveau Social Media Billboard a donc pour objectif de regrouper des listes de professionnels reconnus dans les médias sociaux, provenant de tous les secteurs d’activités : de la finance au tourisme, de la santé à l’éducation, du sport à la culture, des entrepreneurs indépendants aux organismes sans buts lucratifs. Et, de les présenter sous forme de palmarès pour permettre d’identifier les influenceurs qui se démarquent le plus dans chaque domaine. Grâce aux API de ces outils, vous pourrez donc consulter l’évolution de ces listes en temps réel à chacune de vos visites sur le site.

Je vous invite donc à consulter régulièrement ces listes au fil des prochaines semaines, et à y contribuer pour les améliorer en ajoutant directement vos commentaires, et vos suggestions de nouvelles entrées.

TOP 20 – Blogues et chroniques – Tourisme, Éducation et Famille/Enfance (Québec)

À moins d'une dizaine de jours de la fête de Noel, voici trois nouvelles listes TOP 20 des meilleurs blogues et chroniques sur le tourisme/voyage,  l'éducation et la famille/enfance au Québec, classées avec l'outil de PeerIndex. Des listes regroupant des blogueur(se)s et des chroniqueur(se)s qui traitent régulièrement de ces trois sujets en privilégiant l'apport des nouvelles technologies d'Internet et des médias sociaux. 

Bien sûr, ce sont des listes personnelles, donc partielles et incomplètes. Si vous pensez qu'un blogueur/chroniqueur devrait y figurer, l'application de PeerIndex vous permet d'ajouter son nom directement dans la liste, en inscrivant son identifiant Twitter (@nom) dans la fenêtre à cet effet en haut à droite (voir ADD MEMBER). Je vérifie régulièrement mes listes pour y ajouter de nouveaux influenceurs. N'hésitez pas non plus à commenter et à partager dans vos réseaux.

TOP 20 – BLOGUES/CHRONIQUES TOURISME (QUÉBEC)

TOP 20 – BLOGUES ÉDUCATION (QUÉBEC)

TOP 20 – BLOGUES FAMILLE/ENFANCE (QUÉBEC)

TOP 20 – BLOGUES RADIO/TV – WEB/TECHNO (QUÉBEC)  

TOP 20 – BLOGUES PRESSE/WEB – WEB/TECHNO (QUÉBEC)

TOP 20 – MÉDIAS PRESSE/WEB – WEB-TECHNO (QUÉBEC)

La petite histoire des palmarès et l’empire des camelots!

Les palmarès, ou listes de classements (charts), ne datent pas d'hier. Au début des années 1900, elles ont largement contribué à ériger les fondements de plusieurs industries médiatiques et culturelles comme la télévision, la radio, le cinéma, la musique, et la littérature. (Lire : Comment définir l'influence dans les médias sociaux).

En fait, les palmarès sont apparus aussitôt qu'en 1894 avec le Billboard Magazine aux USA qui couvrait la popularité des foires publiques. À la même époque, avant que les premiers enregistrements phonographiques ne deviennent populaires en France, on compilait les ventes de partitions musicales imprimées. Les plus gros succès pouvaient s’écouler jusqu’à 400 000 copies, vendus par des camelots dans la rue.

Ceux qui savaient lire les partitions musicales retournaient souvent dans la rue pour y interpréter ces chansons, et vivre à leur tour de la musique. À la veille de la Grande Guerre, les spectacles des «chanteurs de rue» sont devenus très populaires, et occupaient littéralement les rues achalandées de Paris. C’était la naissance du show-business moderne avec les premiers palmarès de ventes de partitions, imaginée par un distributeur futé qui avait vu venir la popularité des «petits formats».

L'impact des «hit-parade» et le magazine Billboard aux USA

 Aux États-Unis, au tournant du siècle, le magazine Billboard se concentrait sur des palmarès d’achalandage des activités du Bailey and Ringling Bros. Circus qui se déployaient à travers tout le pays. D’une ville à l’autre, ces palmarès servaient uniquement de levier promotionnel pour les ventes de billets. Mais, on s’est vite rendu compte que l’attrait de ces listes auprès du grand public pouvait également servir de levier pour d’autres secteurs d’activités.

En même temps, avec l’invention du gramophone et de la radio, la musique devint rapidement très populaire, et dès les années 20, avec les premières émissions populaires de Radiola en France, et de KDKA à Washington, aux USA, le magazine Billboard prit le virage musical qu’on lui connaît encore aujourd’hui. En fait, c’est en 1936 que le magazine américain introduisit son premier «Hit-Parade», suivi du «Music Popularity» au début des années 40. Et, en pleine heure de gloire d’Elvis, le Billboard publia enfin ses «Top Charts» avec les ventes de 45-tours et de fréquence radio.

Aujourd’hui, le magazine Billboard se déploie largement sur le Web, et continue d’être une source inépuisable de contenus sur l’industrie de la musique partout dans le monde. Dans le contexte actuel d’Internet et des médias sociaux, Social Media Billboard (SMB) se veut une version adaptée pour les professionnels des médias sociaux.

À l’ère des médias sociaux : des leçons à tirer des palmarès!

Si l’industrie de la musique a donné naissance aux premiers palmarès populaires, le phénomène ne lui est cependant pas resté unique. Les industries naissantes des médias et du show-business ont vite adoptés le pas de danse, et repris la recette du Billboard pour ériger de véritables empires financiers.

Les «mass-médias», comme la radio et la télévision, furent probablement les nouvelles grappes industrielles les plus fructueuses des années 40-50. À l’époque des «Mad Men», il fallait encore s’assurer du contrôle. Pour mesurer le succès d’une campagne de pubs ou de marketing, on calculait encore le ROI en espèces sonnantes. Aujourd’hui, on peut certainement tirer des leçons intéressantes de l’histoire des palmarès.

Qu’en pensez-vous ? Exprimez votre opinion, et partagez vos commentaires aves les autres lecteurs. Croyez-vous que les listes-palmarès peuvent constituer des leviers valables dans les entreprises et les professionnels ?

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Génération C : l’utilisateur devient le nouveau ROI

posted by Raymond Morin on Jeudi, octobre 18th 2012

L'ère du consomm'acteur!

À l’ère des médias sociaux, et de la socialisation des organisations, le client s’avère plus que jamais le ROI. Tandis que l’accès aux nouvelles technologies et l’économie d’abondance favorisent les consommateurs en ligne, les marques s’efforcent de trouver de nouvelles façons d’établir une nouvelle relation de confiance avec leurs clientèles. Ils doivent apprendre à échanger et communiquer plus ouvertement avec eux, et à les impliquer davantage dans le processus. 

Le pouvoir des contenus générés par les utilisateurs

Parce qu’ils constituent les utilisateurs de première ligne, leur influence sur les autres représente un enjeu majeur pour les entreprises. Ils peuvent se révéler les meilleurs ambassadeurs, comme les pires détracteurs. Les entreprises doivent donc intégrer des nouvelles notions de marketing d’influence et de recommandations dans leur stratégie, et placer les utilisateurs au centre de leurs principales priorités. Car, ces nouveaux consommateurs-utilisateurs, qu’on appelle désormais la Génération C, représentent à coup sûr leur meilleur retour sur l’investissement. (À consulter : Socially Devoted To You – What’s The ROI of Being Attentive To Your Customers, une infographie de DemandForce/ColumnFive, via le site de mon ami espagnol Alfredo Vela Zancada – TICS y formacion)

Pour bien saisir l’impact de ces nouveaux influenceurs, il suffit de penser au formidable pouvoir des contenus qu’il génèrent et diffusent quotidiennement sur les réseaux sociaux. Selon les plus récentes études, plus de 90% des consommateurs se fient désormais aux recommandations émises par leurs amis ou leur famille avant d’acheter. La publicité traditionnelle n’a plus guère d’impact réel sur eux. Les contenus générés par les utilisateurs et le marketing de recommandations se trouvent dorénavant au cœur d’une nouvelle culture d’entreprises, une nouvelle manière de faire des affaires dictée par les nouveaux consommateurs branchés. 

C’est ce que l’équipe du TrendWatching a voulut démontrer en 2004, en introduisant une vaste étude axée sur les comportements des nouveaux consommateurs. Depuis, le magazine américain, continue de publier son rapport annuel des grandes tendances de consommation de la nouvelle Génération C.

Génération C : Des baby-boomers à la génération Z !

En 2012, en pleine effervescence des médias sociaux, ce serait cependant une erreur de se limiter à la génération Y. Aujourd’hui, les nouveaux consommateurs branchés de la Génération C se retrouvent parmi toutes les couches de la société, et sont actifs dans chaque groupe d’âge. Des baby-boomers, qui gardent contact avec leurs proches et prolongent leur carrière, aux générations X et Y qui s’en servent désormais au boulot, ou la nouvelle génération Z, dont une première cohorte vient de débarquer sur le marché du travail, chaque utilisateur trouve désormais son compte à travers les réseaux sociaux. Et, dans moins de 15 ans, il y aura la génération Alpha pour prendre la relève, revendiquant à son tour ses propres règles du jeu.

Au cours du dernier siècle, la sociologie a beaucoup évolué. Les cycles générationnels se sont forcément adaptés à l’évolution accélérée de notre société technologique, et les générations se renouvèlent plus rapidement. En 2012, les femmes repoussent leur première naissance dans la trentaine pour donner un meilleur élan à leur carrière. La sociologie générationnelle conventionnelle (basée sur la période moyenne de reproduction – 16 à 18 ans) de Mannheim a depuis cédé la place à une approche axée davantage sur les comportements de consommation.

Aujourd’hui, chaque nouveau consommateur-utilisateur de la Génération C, de 15 à 75 ans, représente un enjeu important pour les entreprises. Ce qui les relie, c’est la façon d’utiliser les nouvelles technologies et les réseaux sociaux pour satisfaire leurs besoins. (À lire aussi sur ce site : L'influence dans les médias sociaux : le pouvoir de la Génération C

Contenus + consommation = consomm’action

Si elles veulent rejoindre ces nouveaux influenceurs, et se positionner à leur tour comme des leaders auprès des nouvelles clientèles, les organisations doivent chercher à mieux comprendre ce qui motive chacun dans sa recherche et son processus d’acquisition. Ils doivent être à l’écoute, et leur donner la parole. 

Fort conscients du pouvoir que leur apportent les nouvelles technologies et les médias sociaux, les nouveaux consommateurs de la Génération C profitent de cette position de force pour revendiquer une influence toujours plus grande. En s’exprimant sur leurs expériences, ils tiennent à ce qu’on les écoutent, et réclament un rôle plus actif dans le processus commercial. C’est le règne des nouveaux consomm’acteurs qui s’amorce.

Pour répondre aux nouvelles attentes de la Génération C, les marques et les entreprises doivent donc leur offrir davantage, et miser sur la qualité et la valeur ajoutée d’une expérience complète et enrichissante. En 2013, les entreprises sont condamnées à l’excellence. De l’expérience à la livraison, de la consommation jusqu’au service après vente, tous les aspects doivent correspondre aux nouvelles exigences des utilisateurs.

Et, dans quelques années, les entreprises encore actives sur le Web social réaliseront que la satisfaction du client/utilisateur s’avère finalement leur meilleur retour sur l’investissement.  Avec l’arrivée en force de la nouvelle Génération C, le client redevient le ROI du village.

Qu’en pensez-vous ? L’avenir des entreprises dans les médias sociaux repose-t-il sur la Génération C ? Commentez cet article, et partagez votre opinion sur le sujet avec nos lecteurs.

À venir dans cette nouvelle colonne sur la Génération C : Les 7 types de consommateurs branchés.

 

 

 

 

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Influenceurs vs ambassadeurs ?

posted by Raymond Morin on Vendredi, juillet 13th 2012

Influenceurs vs ambassadeurs?  Quelle est la vraie valeur?

À l’heure où les plus importants réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Google+, et Pinterest) s’apprêtent à entreprendre le virage du e-commerce, le marketing d’influence se révèle plus que jamais un enjeu majeur pour les entreprises. La publicité traditionnelle n’a plus guère d’impact sur l’acte d’achat, et le «bouche-à-oreille» et les recommandations des pairs (P2P) s’imposent désormais comme les nouveaux barèmes des consommateurs branchés de la Génération C.

Les marques réalisent que pour rejoindre à nouveau leur clientèle, ils doivent changer leur fusil d’épaule et adopter une approche plus «sociale», avant de faire la promotion de leurs produits et services. Les agences de marketing reconnaissent désormais l’impact des influenceurs des médias sociaux, et cherchent par tous les moyens à les intégrer dans leurs stratégies.

Toutefois, les experts sont de plus en plus nombreux à se questionner sur la monétisation de l’influence. Les outils de mesure de l’influence dans les médias sociaux continuent de soulever la controverse, et les influenceurs préfèrent se voir plutôt comme des ambassadeurs. Et, ce n’est pas qu’une question de rhétorique.

(À lire : Social Media Influence : Understanding the new Generation C – Ambassadors or Sponsors ?)

Qui sont les ambassadeurs?

Même s’ils ne rejoignent pas un auditoire aussi large que les influenceurs réputés des médias sociaux, les spécialistes du marketing numérique commencent à réaliser que les ambassadeurs représentent peut-être une plus grande valeur pour les marques. Contrairement aux influenceurs, leurs interventions sont gratuites et spontanées, donc plus authentiques et dignes de confiance aux yeux des autres utilisateurs.

C’est ce qui ressort notamment d’une recherche menée par le Dr. Kathleen R. Ferris-Costa, du College of Business Administration de l’Université du Rhode Island. Une étude analysée dans le «Field Guide to Brand Advocates» de l’agence BzzAgent, et reproduite dans l’infographie : Who Brand Advocates Are and Why They Rock).

Selon cette étude, les ambassadeurs commentent spontanément et régulièrement de 10 à 15 marques par semaine, et rejoignent souvent jusqu’à 500 abonnés dans les réseaux sociaux. Ils publient jusqu’à deux fois plus de contenus (commentaires, revues, recommandations, «like», etc.) sur les marques que les entreprises elles-mêmes avec leurs outils de communication. Les trois-quarts n’hésiteront pas à partager une bonne expérience de marque, plus particulièrement pour des produits personnels, ou des produits pour les enfants ou la maison.

Une autre étude (et une infographie), celle-là de l’agence Zuberance : Three Surprising Facts About Brand Advocates détaille encore davantage les secteurs où les ambassadeurs sont les plus actifs : près du quart commentent des produits technologiques, 15% des restaurants, 14% des événements de divertissement, et plus du deux tiers (67%) vont recommander autant des produits de consommation que des services professionnels.

Qu’est-ce qui motive leur engagement ?

Les ambassadeurs ont un impact naturel sur les consommateurs parce qu’ils sont indépendants, donc plus authentiques. Selon l’étude du Dr. Ferris-Costa, les véritables ambassadeurs sont d’abord motivés par l’opportunité de contribuer à leur communauté en apportant des informations pertinentes. En commentant les marques, les ambassadeurs valorisent d'abord leur relation avec leur communauté, et leur positionnement comme consomm'acteurs influents du Web (social consumers). Ces super-utilisateurs tiennent donc à ce que leur expertise soit reconnue et que leur voix soit entendue par les entreprises. Et, pour s'assurer de remplir efficacement ce rôle auprès de leur communauté, ils défendent leur intégrité ; à peine 1% des répondants de l'étude avouent avoir considérés les rétributions des compagnies au moment de leurs recommandations.

La motivation des ambassadeurs échappe au contrôle des agences de marketing. Bien qu'elle représente l'influence la plus directe sur la consommation, elle ne saurait être monnayée ni commanditée. La vraie valeur de l'engagement (ou du désagengement) des ambassadeurs repose justement sur leur indépendance, sur leur authenticité. Les entreprises doivent donc cesser d'y chercher à tout prix une valeur de ROI. Et, comprendre plutôt qu'en devenant plus «sociales», en écoutant et en considérant leurs «fans» comme autant de VIP, elles ont beaucoup plus à gagner. 

Au cours des dix dernières années, avec l'émergence des réseaux sociaux, on a vu disparaître plusieurs marques majeures qui n'ont pas su s'adapter aux changements imposés par les nouveaux consommateurs. Certains observateurs prédisent déjà la mort de plusieurs autres grands labels réputés qui tardent depuis trop longtemps à prendre le virage du Web social. Et vous, qu'en pensez-vous? Les entreprises doivent-elles abandonner la valeur du ROI pour adopter celle des ambassadeurs?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qu'en pensez-vous? Êtes-vous d'accord? Partagez et commentez ce nouveau billet. 

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Les influenceurs du Web : un enjeu majeur?

posted by Raymond Morin on Jeudi, février 10th 2011


Les influenceurs du Web : un enjeu majeur ?

 Depuis la parution du premier TOP 100 des influenceurs du Web au Québec (en novembre dernier), plusieurs utilisateurs professionnels d’Internet se sont manifestés, et se sont ajoutés au répertoire. Aujourd’hui, la liste de base, à partir de laquelle je continue de compiler les 100 premières positions du palmarès, comprends déjà près de 200 noms d’entrepreneur(e)s indépendant(e)s et de travailleurs autonomes francophones du Québec, qui tweetent dans un contexte professionnel. Face aux nombreuses réactions, il ne fait plus de doutes que les notions d’influenceurs du Web et la monétisation des contenus se trouvent au cœur des enjeux des professionnels des médias sociaux.

Les nouveaux évangélisateurs du web social

 

À travers leurs occupations quotidiennes, ces professionnel(le)s se servent des médias sociaux pour  améliorer leur qualité de vie, tant à la maison que dans les loisirs. Naturellement, ils transposent ces outils dans leur milieu de travail, et cherchent aussi à profiter des nouveaux réseaux sociaux pour faire avancer leur carrière, voire même leur propre business.

Dans leur milieu, ils font souvent figure d’évangélisateurs des vertus d’Internet. À travers le maelstrom de nouvelles applications et de nouveaux outils des médias sociaux qui émergent, ils deviennent, en quelques sortes, le hublot (hub) par lequel leurs abonnés (ou followers) vont désormais trouver les meilleurs contenus et les informations les plus pertinentes.

À leur tour, tels des apôtres, ces followers vont relayer ces nouvelles (tweets) émanant des influenceurs, à leur propre réseau, contribuant à l’effet viral escompté. Chacun va donc contribuer à alimenter l’effet d’entraînement du bouche-à-oreille en participant à la diffusion du message initial. Et, devenir à son tour le porte-voix de la nouvelle dans son propre réseau, l’influenceur de sa communauté.

Mais, comment identifie-t-on ces influenceurs, ces évangélisateurs du Web et des médias sociaux ? Et, comment mesure-t-on leur degré d’influence ?

Quel(s) outil(s) de mesure choisir ?

 Jusqu’à présent les applications que j’ai testé sur le Web ne m’ont permis d’obtenir qu’une estimation partielle de la véritable influence des intervenants (voir le billet précédent : Influenceurs du Web au Québec). Bien sûr, il s’agit encore de versions bêta, mais déjà la plupart des utilisateurs s’entendent pour dire qu’il y a encore beaucoup d’améliorations à apporter à ces différents outils de mesure. 

Comme je le mentionnais dans le billet précédent, plusieurs autres critères d’évaluation, non quantifiables mais plutôt qualifiables, doivent aussi être pris en considération dans le calcul de la mesure d’influence. Des paramètres plus difficiles à mesurer précisément comme la proximité, l’expertise, la crédibilité, la confiance et le style, qui demeurent tous beaucoup plus subjectifs. Des éléments de calculs plus complexes, mais qui restent néanmoins essentiels pour être en mesure d’évaluer plus précisément le niveau d’influence véritable d’un intervenant sur le Web.

À quel type d’influenceur vous identifiez-vous ?

La mesure de l’influence sur le Web se complexifie encore davantage si l’on considère aussi les différents types d’influenceurs. En effet, en tant qu’individu, chacun possède un parcours différent et une courbe d’adoption des médias sociaux unique, guidé par des objectifs spécifiques à ses aspirations professionnelles.

Dans cette optique, on peut déjà établir différentes typologies d’influenceurs :

Les précurseurs : Ils sont les pionniers, les blogueurs de la première heure, les premiers à avoir adopté les médias sociaux dans leur communauté. Ils bénéficient d’un très large réseau et leur notoriété n’est plus à faire. Leurs tweets, comme leurs retweets, sont régulièrement amplifiés par leurs nombreux abonnés, qui leur sont souvent très fidèles.  Ce qui augmente encore davantage l’importance de leur réseau.

Les explorateurs : Ils touchent à plusieurs secteurs d’intérêts, et n’hésitent pas à explorer de nouvelles avenues au gré de la sérendipité. Ils sont donc souvent actifs dans plusieurs catégories en même temps, selon leur humeur du moment. Ils font preuve de beaucoup de charisme et d’une forte autorité. Ils s’avèrent très convaincants, ce qui leur attire le respect d’une grande communauté de followers.  En revanche, ils comptent généralement autant de followings.

Les veilleurs : Souvent les premiers à réagir aux nouvelles, et à les retweeter dans leur réseau, ils s’aliment à plusieurs sources. Ils exercent une veille assidue dans leur secteur d’activités, et diffusent régulièrement de nouvelles infos à leurs abonnés. Ils se révèlent souvent le «hublot» de leur communauté, le canal privilégié par lequel leurs abonnés vont aller piger les contenus qu’ils retweeteront à leur tour.

Les penseurs : Leurs réflexions sur les médias sociaux en font les nouveaux penseurs du Web. Leur production de nouveaux contenus s’avère peut-être moins régulière, mais plus significative que la plupart des autres blogueurs. Ce sont les découvreurs de nouvelles tendances, ce qui leur vaut une très grande notoriété se répercutant souvent dans les médias spécialisés et traditionnels où ils interviennent plus régulièrement.

Les testeurs : Professionnels aguerris et expérimentateurs de première ligne des nouvelles technologies, leur expertise est largement reconnue. Leurs commentaires et leurs appréciations des nouveaux outils font référence, et ils deviennent souvent une source d’informations privilégiée pour les autres influenceurs. Ce qui leur confère un très grand respect de leurs pairs, et une très forte crédibilité dans leur réseau.

Les observateurs : Plutôt généralistes et touche-à-tout, ils se révèlent néanmoins des observateurs privilégiés, et leur influence s’étend à plusieurs niveaux. Ils s’avèrent des vulgarisateurs et évangélisateurs particulièrement convaincants, et retweetent régulièrement les contenus des autres influenceurs à leur réseau. Ils comptent généralement plus d’abonnements que d’abonnés.

Alors, à quelle catégorie d’influenceur vous identifiez-vous ? La question est lancée. Si vous avez des suggestions d’autre(s) type(s) d’influenceur(s), n’hésitez pas à nous faire partager vos commentaires.

Plus d’interactivités entre les influenceurs et les utilisateurs

Suite aux nombreuses suggestions des lecteurs, j’ai déjà envisagé plusieurs modifications au palmarès des influenceurs du Web. J’ai commencé à recruter quelques collaborateurs pour me seconder, mais la tâche s’annonce déjà beaucoup plus ardue que je ne l’imaginais au départ.  Comme tous projets de démarrage, ça demande un certain niveau d’implication bénévole pour mettre la machine sur les rails.

Aussi, je vous lance une nouvelle invitation ; si le défi de contribuer à l’amélioration du TOP 100 des influenceurs du Web au Québec vous intéresse, je reçois toutes les propositions. L’objectif étant d’apporter plus d’éléments d’interactivités au palmarès, de manière à susciter encore plus d’échanges et de collaboration entre les utilisateurs (les abonnés : entreprises et professionnels de chacun des secteurs) et les influenceurs.

Bientôt, des palmarès d'influenceurs dans 6 secteurs d’activités

Déjà, dans la prochaine publication du TOP 100 des influenceurs du Web au Québec, vous pourrez accéder directement au compte Twitter de chaque professionnel listé. Vous pourrez donc suivre (si ce n’est déjà fait) les micro-blogueurs que vous retrouverez sur le palmarès des influenceurs québécois du Web.

Au fur et à mesure qu’il évoluera, le palmarès continuera de prendre de l’ampleur, en listant les professionnels de six secteurs d’activités :

·      médias sociaux/e-marketing

·      techno/multimédia

·      médias/culture/société

·      éducation/pédagogie

·      santé/bien-être

·      mode/lifestyle/loisirs

Donc, si vous pensez à des professionnel(le)s de ces secteurs d’activités qui tweetent en français, et qui mériteraient de figurer sur la liste des influenceurs du Web au Québec, n’hésitez pas à nous faire vos suggestions, en devenant membre du groupe Facebook Influenceurs Web au Québec, et en laissant un message sur le babillard avec leur nom d’utilisateur Twitter et leur Klout score.  

D'importants mouvements à prévoir dans le prochain palmarès!

Dans la prochaine révision du palmarès, il faudra prévoir des modifications majeures dans le positionnement des influenceurs. Encore cette semaine, près d’une trentaine de nouvelles entrées (dont plus d’une douzaine dans le secteur de l’éducation) viennent complètement changer les cinquante premières positions. 

Avec près de 200 noms, il faut comprendre qu’un seul point d’écart du Klout Score peut signifier une différence d’une dizaine de positions dans le palmarès. Selon l’algorithme de la compagnie californienne, basé sur plus de 35 variables qui analysent l’activité sur Twitter, mais également sur Facebook et depuis peu sur LinkedIn, il suffit en effet d’un simple ralentissement des interventions sur les réseaux sociaux pour faire perdre de précieux points au classement. Il ne faudra donc pas se surprendre de voir certain(e)s professionnel(le)s qui semblaient bien installés parmi les leaders disparaître complètement du TOP 10.

PREMIER TOP 10 – INFLUENCEURS DU WEB AU QUÉBEC (Éducation)

Alors, pour vous permettre de patienter encore quelques jours avant la prochaine révision du TOP 100 des influenceurs du Web au Québec, je vous propose un premier palmarès sectoriel (selon le Klout Score) :

TOP 10 – INFLUENCEURS DU WEB AU QUÉBEC – ÉDUCATION/PÉDAGOGIE

1 – @JeanBoileau 71

2 – @rachellehoude 66 (nouveau)

3 – @Alex_Riopel 63 (nouveau)

4 – @MarioAsselin 61

5 – @profnoel 61 (nouveau)

6 – @slyberu 61 (nouveau)

7 – @AlexBoileau 60

8 – @LucDupont 58

9 – @mariellepotvin 55 (nouveau)

10 – @françoisGuite 53 (nouveau)


11 – @ppoulin 53 (nouveau)

12 – @sstasse 50 (nouveau)

13 – @educations 49 (nouveau)

14 – @cyberprofesseur 36 (nouveau)

15 – @michel_20_100 (nouveau)