Pour entreprendre le virage des médias sociaux

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Marketing d’influence : Pour en finir avec le «score social»

posted by Raymond Morin on Mercredi, avril 9th 2014

Par Raymond Morin

Vers une plus grande personnalisation de l’offre

imgres-11Les derniers mois ont été particulièrement fertiles dans les médias sociaux. Les fusions et les acquisitions d’entreprises se sont multipliées, apportant une plus grande profondeur aux principaux joueurs de l’industrie. Celle de Klout, le «standard de la mesure d’influence», par Lithium Technologies aura assurément un très gros impact sur le marketing dans les médias sociaux.

Avec cette acquisition, Lithium Technologies fait converger les informations mensuelles de plus de 100 millions de consommateurs, avec la banque de données de plus de 500 millions de d’utilisateurs touchés par l’outil de mesure d’influence dans les médias sociaux. En effet, la liste des données personnelles disponibles via les plateformes sociales recensées par l’algorithme de Klout est impressionnante.  Seulement sur Facebook et LinkedIn, Klout extrait une quinzaine de données fournies par l’utilisateur pour calculer son «score social». L’outil accède également à nos données sur Twitter, Instagram, Google+, FourSquare, YouTube, WordPress, Flickr, Yammer, Bing et Last.fm. Avec l’apport des données de Klout, Lithium est donc en mesure d’établir un portait très précis des centres d’intérêts des consommateurs, et ainsi de mieux guider les marques dans leurs campagnes. Est-ce à l’avantage du consommateur? (lire aussi : What Does Klout Know About You, de Jim Dougherty sur LeadersWest)

Doit-on craindre le profilage commercial?

imgres-12Avec un accès aussi ciblé d’informations personnelles sur les consommateurs, doit-on craindre le profilage commercial? La question a été soulevée récemment à l’émission de Bazzo, à Télé-Québec, avec Jacques Nantel, professeur titulaire au HEC Montréal, et Jean-Hugues Roy, professeur à l’École des médias de l’UQAM. (voir aussi : Doit-on craindre le profilage commercial, sur Bazzo TV). Un débat pertinent, certes, et tout à fait justifié, qui mérite largement qu’on y porte attention. Toutefois, si la situation présente une certaine menace pour la confidentialité des consommateurs, elle offre aussi plusieurs avantages.

Le profilage commercial ne représente pas que des désavantages.  Il permet notamment aux marques de mieux cibler les intérêts des clients potentiels, et de ne leur proposer que des contenus et des publicités qui peuvent les concerner.  Avant Lithium, Apple avait également adopté cette tangente avec l’acquisition de Topsy en 2013. Et, d’autres entreprises comme Traackr, Appinions et Augure, avaient choisies de privilégier l’analyse contextuelle de l’influence dans les médias sociaux avant le ¨scoring social¨, qui n’est finalement que la pointe de l’iceberg, qu’un aperçu du véritable capital social d’un influenceur dans les médias sociaux. Avec l’acquisition de Klout, Lithium confirme cette tendance, comme l’explique Azeem Azhar, le CEO de PeerIndex dans son récent billet sur LinkedIn, en relatant son entrevue avec Joe Fernandez, le fondateur de Klout : Why Lithium Bought Klout – Social Depth. Il en ressort finalement que c’est le consommateur qui en profitera le plus.

Faire ressortir les ambassadeurs potentiels parmi les utilisateurs

images-16Pour les marques, ce virage présente donc plusieurs avantages.  En ciblant davantage les intérêts des clients, cette nouvelle approche du marketing d’influence permet non seulement de leur proposer des contenus appropriés, mais aussi de découvrir plus facilement les ambassadeurs potentiels parmi tous les utilisateurs.

En pouvant cibler aussi précisément les centres d’intérêts des utilisateurs, les marques peuvent déterminer plus facilement quel type de promotion sera susceptible d’intéresser leurs clients.  D’ailleurs, de plus en plus d’entreprises et d’organisations choisissent d’ailleurs d’offrir des programmes de récompenses et des expériences exclusives aux utilisateurs les plus fidèles, plutôt que d’investir en publicités.  En misant sur la qualité de l’expérience de l’utilisateur, les marques répondent ainsi aux nouvelles attentes des consomm’acteurs que sont devenus les consommateurs branchés de la Génération C.

En les impliquant dès le début du processus, par exemple comme bêta testeurs de nouveaux produits ou services, ou en leur offrant des périodes d’essais et des produits promotionnels (perks), les marques dénichent ainsi plus facilement les ambassadeurs potentiels à travers tous leurs utilisateurs. D’une certaine façon, cette nouvelle approche démontre une volonté des marques de se rapprocher de leur clientèle, et de leur remettre le pouvoir d’achat entre les mains. Les marques apprennent davantage de leurs clients, et ce sont les deux parties qui en bénéficient en bout de ligne.

Si l’on doit bien évidemment demeurer vigilant quant à la manipulation, la confidentialité et la sécurité des informations personnelles des consommateurs, on ne doit pas non plus négliger les avantages qu’ils peuvent en retirer. Les utilisateurs, particulièrement chez les nouvelles générations, hyper-informés, se révèlent dorénavant des consomm’acteurs en puissance ; ce sont eux qui sont devenus les véritables influenceurs dans les médias sociaux. Toutes les récentes études le confirment ; les utilisateurs se fient davantage aux contenus et aux recommandations de leurs pairs, qu’à toutes autres formes de publicités ou de sollicitations commerciales.

Alors, même s’il s’avère que l’information c’est le pouvoir, comme Marshall McLuhan l’avançait lui-même, il y a cinquante ans, il ajoutait aussi : «Nous façonnons nous-mêmes nos outils, et ceux-ci, à leur tour, nous façonnent».  À nous d’y voir!

Que pensez-vous de l’acquisition de Klout par Lithium? Croyez-vous qu’il s’agit d’un avancement pour la nouvelle science du marketing d’influence? Est-ce que ça profitera aux consommateurs? Partagez votre opinion, et commentez cet article.

Lire et voir aussi :

Klout Redesign & New Partnership, de Jenny Wittman sur Cision Navigator

Stop Scoring Influence, Start Creating Influence Paths, de Danny Brown sur Influence Marketing

How Will Lithium Technologies Benefit From Klout, via FoxBusiness Video

Understanding Klout as a Brokerage Business, de Lucy Leiderman, sur The Next Web

The Millenials Trust User-Generated Content 50% Than Other Media, de Max Knoblauch, sur Mashable

 

 

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Marketing d’influence: Publier dans les médias sociaux comme un pro!

posted by Raymond Morin on Lundi, mars 10th 2014

Comment publier comme un pro en quelques clics

Par Raymond Morin

L’automation, une solution à la portée des entrepreneurs et des professionnels

images-6Les résultats d’une récente étude de Balihoo, dévoilée par eMarketer (via Robert Caruso @fondalo) démontre que 78% des marques locales accordent de l’importance aux médias sociaux. En même temps, seulement 25% des répondants entendent y mettre leur priorité en 2014. En d’autres termes, pour la plupart des chefs d’entreprises et de PME, les réseaux sociaux demeurent encore un mal ¨nécessaire¨ qu’on affronte à reculons, comme une visite chez le dentiste qu’on reporte continuellement.

Malgré l’évidence devant laquelle ils se retrouvent, les entreprises hésitent encore à prendre le virage d’Internet et des médias sociaux. Ils réalisent l’importance d’assurer une présence sur les plateformes sociales s’ils veulent rejoindre à nouveau leur clientèle, mais ne veulent pas s’impliquer personnellement. Et ils comprennent, que pour se démarquer, ils devront compter sur des contenus de qualités, mais ne savent pas par où commencer.  Mais, ils enregistrent surtout qu’il leur faudra rebâtir leur réputation à partir du bas de l’échelle, et reconstruire leur réseau d’influence dans les réseaux sociaux avant de reprendre leur part de marché (lire aussi : La pyramide d’influence dans les médias sociaux – Recommencer en bas de l’échelle).

images-7Aussi, lorsqu’ils réalisent qu’ils devront modifier leur façon d’opérer, changer leur approche de marketing, et qu’en plus, il leur faudra s’impliquer personnellement, et penser désormais comme des éditeurs sur les réseaux sociaux, ça leur apparaît comme une montagne.  On ne saurait les en blâmer.  Ils n’ont pas choisi le chemin de l’entrepreneuriat pour écrire leurs mémoires ou devenir éditeur de web magazines, mais pour négocier des affaires avec les clients.

Souvent, ce n’est pas seulement une question de budget et de ressources qui les fait reculer, mais surtout le manque de compétences et de compréhension de ce nouvel éco-système qui les effraient. À titre de coach/conseiller, on doit donc les rassurer et les aider à choisir les meilleurs outils pour suppléer à leurs lacunes. Et, les accompagner durant tout le processus, en leur démontrant qu’avec les bons outils, ils pourront publier sur le Web comme des pros, en quelques heures par jour.  C’est un des grands avantages des outils d’automation de contenus.

Développer un plan d’action pragmatique et rationnel

Plusieurs outils, accessibles via le Web, permettent aujourd’hui de planifier et d’organiser efficacement plusieurs phases dans le processus de création, de curation et de publication de contenus sur les différentes plateformes. Dans un premier temps, il faut établir un plan d’action précis et détaillé avec l’entreprise (ou le professionnel) :

-       Réviser les contenus actuels des archives, et déterminer ceux qui peuvent être enrichis avec les nouvelles technologies audio et vidéo,

-       Établir la liste des nouveaux contenus potentiels à créer, à partir des archives, et des activités de l’entreprise (ou du professionnel),

-       Recruter et former l’équipe responsable de la création des contenus et de la gestion de la communauté au sein de son personnel, et embaucher les consultants nécessaires pour compléter l’équipe (ou les collaborateurs),

-       Sélectionner les outils de curation et de publication les plus appropriés, selon les objectifs spécifiques des campagnes,

-       Déterminer un cahier de production, et un calendrier de livrables, raisonnables en fonction des ressources disponibles,

imgres-3Des outils de curation de contenus comme Spundge, Paper.li, et Scoop.it, entres autres, permettent de trouver et d’archiver les meilleurs contenus diffusés dans les réseaux sociaux, selon des thématiques et des mots-clés. Tandis que d’autres applications, comme HootSuite, IFTTT, Triberr, Zapier et Buffer, permettent de planifier et d’organiser efficacement un calendrier de publication.

D’autres applications permettront plus tard d’analyser et de mesurer les résultats des campagnes de marketing d’influence dans les médias sociaux. J’y reviendrai dans un prochain article.

Mon coffre à outils

Personnellement, j’utilise une combinaison des outils Spundge et Paper.li pour la curation et l’archivage de contenus, avec celui de Buffer pour établir mon calendrier de publication dans les quatre réseaux sociaux principaux : Facebook, LinkedIn, Google + et Twitter. Plus d’un demi-million de professionnels l’utilisent dans le monde. Une combinaison d’applications qui répondent parfaitement à mes besoins actuels de consultant freelance, et qui me permet surtout de focuser le reste du temps sur mes autres activités professionnelles.

Tôt le matin, j’épluche mes cinq carnets thématiques sur Spundge*, et mes journaux sur Paper.li, pour y sélectionner les meilleurs contenus.  Au fur et à mesure de ma sélection, ils sont relayés à l’application Buffer, qui les ajoute au calendrier de publication de chacune des mes plateformes sociales, tel que déterminé d’avance. Ainsi, au moment voulu, les différents contenus que j’ai sélectionnés à travers Spundge et Paper.li, sont programmés pour être publiés à différentes heures, voire même à différentes journées.  Une opération qui ne me prend que quelques heures par jour.

Et, qui me permet d’offrir continuellement les meilleurs contenus, aux différentes heures de la journée (selon que mon auditoire se trouve dans différents fuseaux horaires à ce moment).  Ces applications me permettent de programmer mes contenus suivant ma stratégie, tout en respectant la règle du 5-3-2. Une règle de blogueurs, non–écrite, qui veut que sur 10 ¨posts¨ envoyés sur les réseaux sociaux, la moitié doit provenir de sources externes. Et, sur les cinq autres de source interne, trois doivent être de nature non-commerciale, et les deux autres, orientés de manière à humaniser la relation avec la clientèle. (lire aussi l’article d’Eric Tung, sur BusinessGrow : Social Media Automation : Here’s a Rational Plan !)

* À surveiller : Bientôt, mes cinq cahiers thématiques Spundge remplaceront la section consacrée à mes journaux Paper.li, et prendront graduellement plus d’importance dans mon offre de contenus.

Une grille de publication dans les réseaux sociaux à personnaliser

GRILLE DE PUBLICATIONPour faciliter encore davantage la tâche de mes clients, j’ai développé une grille de publication dans les réseaux sociaux avec l’application Buffer, qui peut aisément s’adapter à différents contextes, ou à différentes campagnes. Basée sur différentes études, dont celle de l’équipe de BufferApp, établissant les meilleures heures pour publier sur les différentes plateformes, cette grille demeure tout de même flexible, et peut être modifiée en tout temps. La grille ci-dessous a été développée pour une entreprise qui amorce son virage numérique, et se limite donc à quatre ¨posts¨ par jour par plateforme (sauf la journée où ce réseau est en vedette).

Basée sur une évaluation tout à fait personnelle (qui n’a absolument rien de scientifique), cette grille de publication constitue donc un canevas, assez simple à appliquer, et couvrant les cinq jours de la semaine durant les heures ouvrables (7 heures AM à 17 heures PM). Dans la grille, chacune des journées de la semaine est identifiée selon la couleur de la plateforme du jour (celle qui obtient le plus d’impact selon les études), et chacune des cases horaires de la journée est identifiée par le nom de la plateforme à privilégier à cette heure.

Ainsi, toujours selon les études, les journées de la semaine se répartissent de la manière suivante :

Lundi (Ocre/Blogue/Twitter) : La journée privilégiée du marketing de contenus. C’est la journée idéale, en tout début de semaine, pour publier un blogue, ou tout autre contenu personnel.  Cette journée-là, Twitter s’avère le meilleur relais pour ces contenus.

-  Mardi (Mauve/LinkedIn/Google+) : C’est la journée Marketing B2B. Pour les professionnels, préoccupés par le succès immédiat de leur présence dans les réseaux sociaux, LinkedIn se révèle la meilleure plateforme, le Mardi Les utilisateurs de Google+ y trouvent aussi leur compte.

-  Mercredi (Bleu /Facebook/Blogue) :  Pour les blogueurs, Mercredi est la meilleure journée de la semaine pour le marketing B2C. Pour rejoindre un large public, Facebook s’avère encore la plateforme la plus efficace, malgré toutes les critiques. Et, le Mercredi, est aussi une très bonne période pour publier un blogue.

Jeudi (Rouge/Google+/LinkedIn) : Le Jeudi est la journée Tendances/Nouvelles technologies. Une autre journée fructueuse pour les professionnels sur les médias sociaux. Cette journée-là, ce sont les blogueurs technos qui émergent sur Google+, révélant leurs récentes découvertes, ou commentant les actualités de la semaine.

Vendredi (Turquoise/Twitter/Blogue) : Le Vendredi, c’est la revue de la semaine. C’est une autre bonne journée pour publier un blogue, et pour répondre aux conversations entreprises durant la semaine. C’est la journée idéale pour les micro-blogues de Twitter.

Dans le calendrier final que vous préparerez à partir de cette grille, l’heure précise de publication peut varier d’une demi-heure, d’une case à l’autre.  Les cases plus foncées correspondant aux meilleurs moments de la journée pour publier (selon les différentes études qui ont servies à préparer la grille), elles peuvent aussi être modifiées, en fonction du fuseau horaire de votre auditoire.  Toutes les possibilités peuvent être envisageables, en fonction des objectifs, et c’est ce qui rend ces outils bénéfiques.

Destinée aux professionnels, aux entreprises et aux organisations qui débutent dans les médias sociaux, cette grille de base se limite donc à seulement quatre publications par jour, par plateforme sociale, sauf cinq publications le jour de la semaine où ce réseau est le plus populaire chez les utilisateurs.  Les cases vides pourront être comblées par des nouvelles d’actualités durant la semaine, ou lorsqu’on choisira d’augmenter la cadence de publications sur les différents réseaux sociaux. 

GRILLE DE PUBLICATION

Qu’en pensez-vous ? Est-ce que cette grille vous semble utile ? Sinon, comment pourrait-on l’améliorer ? Proposez vos idées, et partagez vos commentaires.

Sources :

http://socialmediatoday.com/caitlinz10/1731626/taking-headache-out-social-media-tools-help-you-plan-and-share-great-content, par Caitlin Zucal, via Socialmediatoday

http://socialtimes.com/best-worst-times-post-social-media-infographic_b141745 (Infographie de SocialMarketingWriting)

http://lorirtaylor.com/the-best-and-worst-times-to-post-on-social-networks-infographic/

par Krissy Brady (Infographie de SocialCaffeine)

http://hosting.ber-art.nl/best-times-to-post-on-social-media-an-infographic/ (Infographie de Fannit)

http://blog.bufferapp.com/best-time-to-tweet-post-to-facebook-send-emails-publish-blogposts , par Belle Beth Cooper (Infographie de Buffer)

Lire aussi :

http://maximizesocialbusiness.com/best-time-to-post-social-media-updates-8114/, par Joel Don, via Maximize Social Business

http://maximizesocialbusiness.com/auto-posting-way-fame-fortune-health-weight-loss-12736/ , par Bob Geller, via Maximize Social Business

 

 

 

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Génération C : La clé de l’influence dans les médias sociaux ?

posted by Raymond Morin on Vendredi, janvier 17th 2014

Par Raymond Morin

Au début de l’année, un journaliste du magazine français Marketing m’a contacté pour me proposer une entrevue sur l’influence dans les médias sociaux, en commençant par me demander ce que je pensais des outils de mesure comme Klout, Kred et PeerIndex.  Je lui ai simplement répondu que le marketing d’influence dans les médias sociaux est une nouvelle science beaucoup plus complexe que les algorithmes de ces outils,  et que je ne pouvais me limiter à ce sujet. Ça m’a amené à revisiter quelques-uns de mes billets publiés durant l’année, pour en faire finalement une synthèse, qui résume assez bien mon point de vue sur la question.

icebergs-still-threaten-ships-100-years-after-titanic_1Le capital social n’est que le volet visible de l’influence dans les médias sociaux

Le capital social d’un individu, déterminé par les divers outils d’analyse et de mesure d’influence ne représente que la partie visible de son influence dans les médias sociaux. Le marketing d’influence dans les médias sociaux est une nouvelle science beaucoup plus vaste, qui commence à peine à émerger.

C’est un nouveau champ de savoirs et de  compétences, qui se développe en accéléré, et qui dépasse nos schèmes d’apprentissage. C’est un tout nouvel écosystème qui ne se limite seulement à l’analyse et la mesure du capital social (social scoring), mais qui implique plutôt une nouvelle approche relationnelle entre les entreprises et les consommateurs branchés de la Génération C.

Au cours des prochaines années, le pouvoir économique de ces consomm’acteurs continuera de dynamiser les médias sociaux, et le marketing d’influence s’intègrera de plus en plus dans les stratégies d’entreprise. Avec l’arrivée des nouvelles générations, les milieux de travail s’adapteront graduellement aux médias sociaux, et les formations en optimisation révèleront un ¨must¨, au fur et à mesure que les entreprises miseront davantage sur leurs ressources.  (lire aussi : Et si la tendance se maintient… 2014 – Le jour d’après !)

Il n’existe pas de recette-miracle

Pour les entreprises et les professionnels, il n’existe pas de ¨posture stratégique¨ idéale ou de meilleures pratiques en matière de marketing d’influence dans les médias sociaux.  Chaque nouvelle planification stratégique doit être développée en fonction des objectifs spécifiques d’une campagne. Et, comme chaque campagne est unique, elle oriente la stratégie et les choix des outils.

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Les outils analytiques et les algorithmes de mesure d’influence, comme Klout et Kred, se sont beaucoup améliorés au fil des années.  Leurs applications permettent aujourd’hui de mesurer efficacement l’activité dans les principaux réseaux sociaux, et d’obtenir un ¨score¨ basé sur la réponse des utilisateurs. Pour certaines campagnes, axées davantage sur un impact de masse, les influenceurs qui ressortent de ces listes peuvent se révéler tout à fait pertinents.  Mais, pour des campagnes plus ciblées, ces outils s’avèrent insuffisants.

Plusieurs autres outils de mesure de l’influence dans les médias sociaux peuvent aussi être combinés (comme Empire Avenue, Social Bro ou Twtrland). Ça dépend toujours du contexte de la campagne. La bonne combinaison de ces outils, selon les objectifs de votre campagne, vous permettra d’identifier principalement les influenceurs de votre réseau, ou des communautés ciblées.  Cependant, pour débusquer les ambassadeurs du lot, vous devrez utiliser d’autres outils de mesure d’influence, axés sur des algorithmes d’analyse plus contextuelle,  comme Traackr,  qui font davantage ressortir la pertinence du contexte et des contenus. (Lire aussi : Traackr, et l’influence contextuelle – Si le contenu est roi, le contexte est la reine !) 

Connaître ses objectifs et choisir le bon type d’influenceurs

Comme je le décrivais dans une chronique précédente, au départ, il est essentiel de déterminer d’abord quel type d’influenceur peut le mieux répondre aux objectifs d’une campagne de marketing d’influence.

On peut regrouper les influenceurs en deux principales catégories :

-       les macro-influenceurs : qui comprend les célébrités et les vedettes (qui ressortent dans les listes de Klout et Kred), mais aussi les leaders d’opinion, les spécialistes et les découvreurs de tendances, qui profitent de larges audiences.

-       les micro-influenceurs : qui regroupe les réseauteurs, les diffuseurs et grands utilisateurs, qui émergent et exercent un pouvoir d’influence au sein de communautés respectables

C’est parmi les micro-influenceurs qu’on retrouvent les ambassadeurs, ces influenceurs spontanés qui se révèleront les meilleurs avocats d’une marque ou d’une organisation.  On peut aussi les regrouper en deux principales catégories :

-       les employés et les collaborateurs : Ils se trouvent au sein même des entreprises et des organisations, et sont trop souvent inexploités

-       les clients et les utilisateurs : Ce sont les consommateurs branchés de la Génération C, ceux qui peuvent exercer, à tout moment, le véritable pouvoir d’influence sur les marques et les entreprises

(lire aussi : Comment reconnaître les ambassadeurs dans les médias sociaux)

imgres-3L’influence dans les médias sociaux se bâtit sur les relations

Dans une brillante étude de cas, qui décrit les résultats d’une campagne qu’il a appuyé pour l’organisme Amachi, Mark Schaefer démontre très bien comment l’influence dans les médias repose d’abord et avant tout sur la qualité des relations qu’on parvient à y établir.

Aujourd’hui, les consommateurs profitent du pouvoir que leur apportent les nouvelles technologies pour exercer une influence indéniable sur les marques et les organisations.  Ils exigent désormais d’être entendus à tout moment, et qu’on réponde à leurs moindres attentes. Par le biais des médias sociaux, ils sont devenus des consomm’acteurs, qui tiennent à s’impliquer dans chacune des étapes du processus. Ils exercent leur influence pour obtenir la plus grande satisfaction, et se révèlent finalement les véritables influenceurs des médias sociaux, forçant les marques et les entreprises à s’adapter. Les cas d’utilisateurs et consommateurs qui ont fait pliés les grandes marques, à la suite de plaintes sur les réseaux sociaux, se multiplient, et se révèlent une véritable hantise pour plusieurs entreprises.

Au cours des prochaines années, si elles veulent combler le fossé qui continue de s’élargir entre eux et les consommateurs, les entreprises et les marketeurs devront cesser de se baser uniquement sur le ¨score social¨ des individus pour déterminer la valeur de leur influence dans les médias sociaux. Et, plutôt apprendre à mieux comprendre ce qui motive la Génération C (des baby-boomers à la Génération Z), pour développer des relations personnalisées, basées sur une confiance mutuelle axée sur les valeurs de la communauté et la pertinence des contenus partagés. Car, ce sont eux qui détiennent probablement la clé de l’influence dans les médias sociaux. (lire aussi : Les cinq C du marketing d’influence dans les médias sociaux).

Et vous, que pensez-vous des outils de mesure d’influence et du «social scoring» en 2014 ? Quels outils utilisez-vous ? Partagez vos commentaires et vos opinions avec nos lecteurs ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Et, si la tendance se maintient…

posted by Raymond Morin on Mercredi, décembre 4th 2013

2014 : Le jour d’après !

Par Raymond Morin

À chaque année, à l’approche des Fêtes, la blogosphère est inondée de prédictions de toutes sortes. Les blogueurs et les agences se déchainent, et tentent d’annoncer en primeur les tendances à surveiller pour la prochaine année.

imgres-3Même si je me prête aussi à l’exercice, depuis que je suis sur les médias sociaux, je préfère attendre que la tempête se passe, et plutôt de mieux comprendre comment la situation a évoluée durant l’année qui vient de s’écouler. J’analyse les diverses études et sondages effectués durant l’année, et tente de faire ressortir les principales tendances qui m’apparaissent plus significatives par rapport à l’évolution des consommateurs branchés (la Génération C) dans l’écosystème des médias sociaux et des nouvelles technologies. Et, de démontrer comment, en bout de ligne, ces nouveaux paradigmes amènent les entreprises et les professionnels à modifier leur approche.

 Et, «Si la tendance se maintient…», pour paraphraser Bernard Derôme et Radio-Canada lors des soirées d’élections, voici donc ma liste personnelle de quatorze tendances à surveiller en 2014. Vous trouverez toutes les sources en annexe. Avec en prime, à la fin de mon article, les prédictions de la USC Business School, telles que dépecées par l’ineffable «storyteller» des médias sociaux, Mark Schaefer.  Pour nous rappeler finalement, avec un brin d’humour, que la vie est trop éphémère pour accorder une trop grande importance à toutes ces prédictions.

1 – Le pouvoir de la Génération C continuera de dynamiser les médias sociaux

Le pouvoir économique et social de la nouvelle Génération C s’est imposé en 2013, et continuera de forcer les entreprises et les professionnels à s’adapter à de nouvelles façons de transiger avec eux. Dans ce sens, ils se révèleront plus que jamais les véritables influenceurs des médias sociaux obligeant les marques à adopter de nouvelles approches de marketing.

2 – Le marketing d’influence s’intègrera dans les stratégies des entreprises

Le marketing d’influence dans les médias sociaux prendra de la maturité, et les entreprises se tourneront davantage vers les ambassadeurs.  La neuroscience permettra de mieux comprendre les mécanismes d’engagement des consommateurs, et les outils de mesure adopteront des algorithmes davantage axés sur une analyse contextuelle.  Les agences développeront des campagnes de marketing d’influence sur de multiples plateformes.

3 – Le marché sera dominé par les notions de commerce social et de partage

Partout dans le monde, les consommateurs branchés prennent aussi de la maturité, et réalisent leur impact et leur pouvoir d’influence à travers les médias sociaux, obligeant les marques et les organisations à adopter une attitude plus sociale.  Les valeurs de partage et de consommation responsable et équitable émergent, et la transparence des marques est désormais exigée.

4 – Les marques planifieront leur présence sociale comme des éditeurs Web

Pour répondre à la demande de valeur ajoutée des consommateurs, les entreprises prioriseront les efforts de marketing vers la curation et la publication de contenus. Le contenu visuel continuera de s’imposer à travers les nouvelles plateformes populaires, et les sites et blogues d’entreprises s’afficheront de plus en plus comme de nouveaux éditeurs Web. Le «storytelling» deviendra une approche incontournable pour se démarquer, et les contenus générés par les utilisateurs prendront une place importante.

5 – Les nouvelles technologies offriront de nouvelles opportunités aux détaillants

En profitant des nouvelles technologies de paiement mobile (NFC), de la monnaie virtuelle et de la diversité des appareils, les applications de géolocalisation, de  codes QR, et de réalité augmentée profiteront aux détaillants locaux qui adopteront aussi les présentoirs virtuels.  Ils profiteront également des avantages de ces applications pour améliorer leur service à la clientèle.

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 6 – L’Internet de l’objet et les datas personnels favoriseront l’utilisateur

Tout, ou presque, est dorénavant branché et accessible via Internet. Les utilisateurs apprendront à mieux gérer l’Internet de l’objet, les cybervêtements et toutes les données personnelles qu’on en retire, et en profiteront pour récolter des offres plus personnalisées de la part des marques.  À l’inverse, les gouvernements perdront le contrôle des données sensibles. Aussi, peut-on prédire d’autres Wikileaks et Snowden.

7 – Les organisations miseront davantage sur leurs employés

Désormais, un des grands défis des entreprises sera d’intégrer les différents départements dans une stratégie globale sur les médias sociaux. Les récompenses offertes aux influenceurs et ambassadeurs valoriseront aussi l’implication des employés. Les organisations favoriseront de meilleures conditions de vie et de travail pour leurs employés, notamment avec des programmes-santé.

8 – Les formations en optimisation des médias sociaux (SMO) deviendront un «must» 

Les entreprises mettront beaucoup d’efforts pour bâtir de politiques d’utilisation des médias sociaux, et pour communiquer leur mission et leur stratégie à l’ensemble de leur personnel.  Les équipes spécialisées reliées aux médias sociaux seront remplacées par des équipes multi-disciplinaires.  La formation orientée sur l’utilisation des médias sociaux en entreprise deviendra un «must» pour les professionnels de tous les secteurs.

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9 – Les milieux de travail s’adapteront graduellement aux médias sociaux

Évidemment, ces changements auront des répercussions majeures sur l’organisation des milieux de travail. Les institutions d’enseignement et les organisations continueront d’évaluer le capital social (social score) pour recruter de nouveaux candidats, tandis que les entreprises miseront davantage sur l’implication de leurs ressources internes.  Les politiques de BYOD s’intègreront naturellement dans le processus d’embauche.

10 – Les organisations miseront davantage sur les événements pour se démarquer

Pour rejoindre leur clientèle, les entreprises et les organisations miseront encore davantage sur les événements publics pour se démarquer, et établir un contact direct avec leur clientèle. Durant ces événements, les efforts seront beaucoup axés sur le service à la clientèle en temps réel (CRM) et la gestion de crise. L’apport des «social influencer reporter» deviendra monnaie courante, et remplacera les relations de presse traditionnelles.

11 – Le conflit des générations  aura des répercussions sociales majeures

Au cours des prochaines années, les boomers se retireront graduellement, cédant en principe la place à la nouvelle Génération Z (nés après 1994) qui arrive sur le marché du travail. Mais, la situation économique précaire et l’automatisation des tâches réduiront les opportunités d’emploi pour les nouvelles générations, entrainant d’autres mouvements de contestation majeurs alimentés par les médias sociaux.

12 – L’entrepreneuriat indépendant deviendra une profession reconnue

Confrontés à une situation économique aussi difficile, la Génération C optera pour des solutions de rechange comme l’entrepreneuriat indépendant qui deviendra une normalité. La e-réputation prendra alors beaucoup d’importance autant pour les professionnels que pour les entreprises. Le télé-travail continuera de s’étendre comme pratique courante chez les professionnels, et l’on verra émerger les «personal clouds» pour mieux gérer les échanges. LinkedIn deviendra un incontournable pour le marketing B2B et le «personal branding».

13 – L’évolution accélérée des technologies entrainera un «darwinisme numérique»

Les nouvelles technologies continueront d’évoluer et de se propager dans toutes les facettes de notre vie quotidienne, au point de devenir omniprésentes, tant au niveau personnel que professionnel. Son évolution dépassera notre capacité d’adaptation, entraînant une forme de «darwinisme numérique», comme l’avance Brian Solis. L’impression 3-D et la monnaie virtuelle (bitcoin) auront des impacts majeurs sur les entreprises et les organisations,  à la fois sur les chaines de production et de distribution.

imgres-414 – Les nouvelles applications mobiles (API) continueront de favoriser l’egocasting

En revanche, l’évolution des nouveaux réseaux sociaux axés sur l’image (Pinterest, Instagram, Vine, Snapchat), et l’émergence des applications mobiles, favoriseront une plus grande expression spontanée des utilisateurs et l’egocasting. Le phénomène Selfie prendra de l’ampleur avec les nouvelles générations. YouTube se positionnera plus que jamais comme la plateforme d’échanges la plus populaire, et MySpace poursuivra sa réinsertion parmi les joueurs majeurs.

En terminant sur une note plus légère, voici tel que promis, les prédictions du Marshall School of Business de la USC pour 2014, décortiquées par Mark Schaefer : USC Business School Predict  Americans  Will Stop Working, Eating and Having Sex by 2015. Vous comprendrez alors pourquoi il presse d’agir.

 Bon temps des Fêtes!

Sources :

ALTIMETER GROUP : The State of Social Business Evolution 2013 – Brian Solis/Charlene Li

FORBES : Top 10 Workplace Trends for 2014 – Dan Schawbel

VOCUS : Digital Marketing in 2014 – Where Your Customers Will Be – Jim Dougherty

GARTNER : Top Predictions for IT Organizations and Users for 2014

FORBES : Top 7 Technology Trends That Will Dominate 2014 – Jayson DeMers

WIRED UK : The 5 Technologies That Will Converge To Predict The Future – Liat Clark

FORBES : Top 7 Social Media Marketing Trends That Will Dominate 2014 – Jayson DeMers

THE STRATEGY WEB : 20 Marketing Stats and Predictions for 2014 (Infographic WebDAM)

FORBES : How Social Media Campaigns Will Change In 2014 – Drew Hendricks

BUSINESS2COMMUNITY : The Future of Customer Service - Tricia Morris

MARKETING PROFS : The State of B2B Content Marketing (Infographic – CMI/Brightcove)

INSIDE CXM : How Social Will Drive Customer Experiment Into 2014 - Ted Rubin

NEW MEDIA MARKETING : 2014 Marketing Predictions - Rich Meyer

INFORMATION WEEK : 5 Top Social Media Trends for 2014 - Kristin Burnham

HOOTSUITE : 5 Top Social Media Predictions for 2014 - Ulara Nakagawa

HEIDI COHEN : 2014 – The Future of Content Marketing and Media

BERRIE PELSER : 14 Digital and Social Media Marketing Trends (Infographic -Twin Engine)

JEREMIAH OWYANG : 10 Trends For The Progressive Retailer

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Influenceurs et ambassadeurs : savoir faire la différence

posted by Raymond Morin on Samedi, août 31st 2013

Comment reconnaître les influenceurs et les ambassadeurs

par Raymond Morin

Récemment, un nouveau rapport de Pew Research démontrait que, pour la première fois, les médias sociaux ont définitivement déclassés les autres médias. Selon cette étude, l’effet viral du ¨bouche-à-oreille¨ et des recommandations de pair-à-pair a désormais plus d’impact auprès des utilisateurs et des consommateurs que la publicité traditionnelle. Ces nouvelles récentes statistiques viennent corroborer celles d’un rapport précédent de Nielsen, publié en avril 2012, qui révélait que 92% des utilisateurs vont se fier aux recommandations des ambassadeurs avant celles des influenceurs, et de toute autre forme de publicité. (lire : Advocates or Influencers : Which Are More Important to your Brand Marketing Success, de Jure Klepic, sur Huffington Post Business)

Social_Influence_HeadUn des premiers enjeux pour les professionnels et les chefs d’entreprises sur le Web est donc d’identifier les utilisateurs susceptibles d’influencer, favorablement ou non, le processus de décision de leurs pairs. Les professionnels du marketing et les entreprises l’ont compris, et intègrent dorénavant les notions de marketing d’influence et de contenus dans leurs planifications stratégiques. Toutefois, le marketing d’influence dans les médias sociaux s’avère une nouvelle science beaucoup plus complexe, qui ne repose pas uniquement sur des algorithmes de mesure et des listes d’influenceurs.

Pour identifier les influenceurs et les ambassadeurs, il convient d’abord d’analyser son propre réseau et de dresser le portrait ¨médias sociaux¨ de son organisation. Ensuite, de reconnaître les spécialistes  et les experts de la communauté parmi les cinq principaux types d’influenceurs qu’on rencontre dans les réseaux sociaux.

1 – Identifier les ambassadeurs potentiels à travers son réseau

Les premiers, et plus fidèles, ambassadeurs d’une marque se retrouvent souvent parmi les employés, les fournisseurs, les partenaires et les collaborateurs de l’entreprise. Puisqu’ils se trouvent en première ligne, ils sont les premiers à bénéficier du succès et la réussite sociale de l’entreprise. Sa bonne réputation devient alors une première source de motivation.

Pour identifier ces ambassadeurs potentiels, les professionnels du marketing doivent d’abord dresser le portrait ¨médias sociaux¨ de leur réseau, et déterminer le niveau de maturité d’utilisation des principaux intervenants (employés et directions, partenaires et collaborateurs, fournisseurs et distributeurs), de même que l’état du parc informatique (équipements, logiciels, applications).

Parallèlement, les professionnels et les entreprises sur le Web doivent porter une attention constante aux utilisateurs, et à la clientèle. Observateurs privilégiés, l’impact des consomm’acteurs (connected consumers) reste inconnu et insoupçonné jusqu’à ce qu’un élément déclencheur motive leur intervention ; ils deviennent alors soit les ambassadeurs idéaux, ou les pires détracteurs de la marque ou de la campagne. Ce sont des passionnés. (Lire aussi : Marketing d’influence – Quand l’utilisateur devient ambassadeur)

2 – Reconnaître les cinq types d’influenceurs des médias sociaux

Les cinq types d'influenceurs

Les cinq types d’influenceurs

Dans un article publié l’année dernière sur le site de l’agence Intelegia, (et repris en anglais sur la plateforme de Social Media Today), je proposais une première liste de cinq types d’influenceurs des médias sociaux.  Cette liste correspond aux cinq principaux types d’influenceurs que l’on peut rencontrer à travers les différentes plateformes. Cette liste s’inscrit parfaitement dans la courbe d’adoption des médias sociaux :

Les utilisateurs (social butterfly) : Le premier, et le plus important, bassin d’ambassadeurs potentiels.  Ce sont les utilisateurs de première ligne, parmi lesquels on peut retrouver les employés, les partenaires et les collaborateurs, et les clients satisfaits, ou insatisfaits.  Ils restent des observateurs silencieux jusqu’à ce qu’une expérience, heureuse ou non, les incitent à s’exprimer.  Même si, à première vue, leur réseau n’est pas aussi important que celui des autres types d’influenceurs, l’impact de leurs recommandations ou de leurs plaintes ne doit pas être négligé.

Les diffuseurs  (reporter) : Les reporters du Web et des médias sociaux, ceux qui vont relayer et amplifier le message à travers leur important réseau.  Ceux qui partagent le plus souvent les nouvelles et les contenus pertinents dans les réseaux sociaux, ce sont généralement les autres blogueurs, les chroniqueurs et journalistes spécialisés, mais aussi les curateurs de contenus et les éditeurs Web. Leur notoriété publique augmente considérablement leur portée, et l’impact (positif ou négatif) de leurs avis et recommandations.

Les réseauteurs (networker) : Possèdent généralement les plus grosses listes de contacts. Ce sont ceux qu’on retrouvent généralement sur toutes les plateformes, qui connaissent tout le monde, et que tout le monde connaît. Les gestionnaires de communauté et les CCO (Content Chief Officer), mais également, les super-utilisateurs toujours à l’affût de contenus pertinents et de qualité pour leur propre auditoire. L’étendue et la portée de leurs multiples réseaux augmentent d’autant plus l’importance de leurs recommandations.

Les branchés (trendsetter) : Les branchés sont les pionniers du Web, les premiers à découvrir les nouvelles tendances, à tester les nouveaux produits et services, les nouvelles plateformes et les nouvelles technologies. Leur expertise, largement diffusée, se révèle souvent une des sources privilégiées des utilisateurs, et des autres types d’influenceurs. Ils deviennent, en quelques sortes, les ¨hubs¨ de leur secteur, et s’avèrent des références incontournables.

Les leaders d’opinion (thought leader) : Les premiers visionnaires, les experts du marketing et des médias sociaux. Ceux qui influencent les autres types d’influenceurs dans leur démarche. La pertinence de leurs ouvrages, l’autorité qu’on leur reconnaît dans le secteur, et souvent leur charisme naturel, en font des leaders d’opinion (thought leaders). Ils présentent régulièrement des conférences, et leurs écrits sont souvent cités en référence.

À quel type d’influenceur vous identifiez-vous? 

Si cette liste se limite aux cinq principales catégories, c’est que ces principaux types d’influenceurs correspondent aussi, à mon avis, aux cinq ¨C¨ des médias sociaux et du marketing d’influence, tout comme à la courbe d’adoption des utilisateurs.  D’autres éléments importants qu’il faut, selon moi, prendre en considération pour bien identifier les influenceurs dans son réseau, et faire la différence avec les ambassadeurs qu’on retrouve parmi les employés et collaborateurs ou les meilleurs clients.

Cependant, il ne faut pas perdre de vue qu’un influenceur exerce aussi son influence dans un contexte spécifique, et unique, et qu’il ne se révèle finalement un influenceur que dans sa propre niche. Personne ne peut se prétendre spécialiste (et encore moins influenceur) dans tous les domaines.  Il existe donc une multitude d’autres types d’influenceurs que l’on peut rencontrer à travers les réseaux sociaux selon le créneau et la niche spécifique qui nous intéresse.

À ce sujet, le débat demeure ouvert. Et, les avis divergent beaucoup au sujet des types d’influenceurs du Web et des médias sociaux. La première matrice d’influence de Klout répertoriait pas moins de 16 types différents d’influenceurs parmi ses utilisateurs. Au début de l’année, Traackr a mit des visages sur 10 types d’influenceurs différents, avec une excellente infographie d’Eva Papadimitriou : The Many Faces of Influence. On y retrouve plusieurs des plus importants spécialistes des médias sociaux et du marketing de la planète, dont mon mentor, Neal Schaffer. Tandis, que plus récemment, RaynForest, qui vient aussi de lancer le TOP 10 Influencer Marketing Awards, proposait 14 types différents d’influenceurs avec une autre infographie. : The Future of Marketing and the 14 types of influencers.

Quoiqu’il en soit, pour les professionnels et les entreprises du Web et des médias sociaux, un des premiers enjeux demeure d’identifier et de différencier les ambassadeurs et les influenceurs en fonction de ses propres critères. Il existe plusieurs listes de types d’influenceurs parmi les utilisateurs d’un réseau ou d’une plateforme sociale. Il faut savoir les différencier.

Qu’en pensez-vous ? Quels types d’influenceurs et d’ambassadeurs reconnaissez-vous dans les réseaux sociaux? À quel type d’influenceur vous identifiez-vous? Partagez vos commentaires avec nos lecteurs.

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Marketing d’influence : Traackr, et l’influence contextuelle

posted by Raymond Morin on Lundi, février 18th 2013

Par Raymond Morin

Si le contenu est roi, le contexte est la reine !

(Note : Cet article n’est pas payé, ni commandité. Les propos et opinions exprimés n’engagent que son auteur).

Au cours des dernières années, l’émergence fulgurante des réseaux sociaux et des appareils mobiles intelligents (smartphones) a complètement bouleversé notre façon de communiquer et de consommer. Aujourd’hui, les marques et les organisations doivent adopter de nouvelles stratégies de marketing pour rejoindre leur clientèle, et ciblent dorénavant les influenceurs de leur secteur pour profiter de leur réseau pour véhiculer leur message.

Pour identifier les utilisateurs qui peuvent éventuellement devenir des ambassadeurs de la marque dans leur réseau, les entreprises doivent d’abord savoir les reconnaître, et évaluer précisément leur potentiel par rapport aux objectifs de leur campagne.

Si l’on cherche à identifier les joueurs et les clubs sportifs, les émissions de télévision les plus populaires dans les réseaux sociaux, ou les blogueurs de chiens et de chats, les outils de mesure accessibles gratuitement sur le Web peuvent très bien répondre à la demande. Cependant, si l’on veut dénicher les influenceurs qui auront éventuellement un réel impact dans des campagnes de marketing dans les réseaux sociaux, il faudra creuser davantage et analyser la valeur de leurs contenus dans le contexte de ses propres objectifs. 

L’importance de l’influence contextuelle

imgres-7Comme le souligne Neal Schaffer (CEO – WindMill Networking), dans la préface de mon nouvel ouvrage La Génération C et le pouvoir du marketing d’influence», à paraître ce printemps), l’influence est toujours relative au contexte dans lequel elle s’inscrit : «Si certaines «mamans blogueuses» influencent les mères de nouveaux-nés, elles peuvent, à leur tour être influencées, plus tard, par de «nouvelles mamans», ou des mères qui se spécialisent dans la cuisine bio, et qui partagent leurs recettes.»

Selon le temps, le sujet, le lieu et l’intention, le contexte va différer d’un influenceur à l’autre, établissant du coup la pertinence de sa relation avec l’influencé. Ces quatre éléments contextuels vont déterminer la véritable valeur d’un influenceur dans une campagne de marketing dans les réseaux sociaux. (lire aussi Four Ways Context Impacts Online Influence, par Evyenia Wilkins (VP Marketing Traackr)

Et, qu’on le veuille ou non, dans le nouveau contexte d’affaires des marques et des entreprises, la mesure d’influence s’avère un outil incontournable. Bien que souvent imparfaites, ou incomplètes, les listes d’influenceurs qui en résultent demeurent malgré tout le moyen le plus efficace d’identifier les utilisateurs qui auront un impact dans les campagnes de marketing en ligne des entreprises.

Mesurer ce qui est mesurable, pour comprendre qui influence qui, et pourquoi !

À l’ère des réseaux sociaux, le succès d’une campagne de marketing repose principalement sur trois fondements indissociables. En 2010, Brian Solis et la firme VOCUS ont publié une étude, réalisée auprès de près de 750 chefs d'entreprises et de responsables des communications et du marketing, qui déterminait les trois principaux piliers de l'influence dans les réseaux sociaux :

photostream-       la portée (reach) : sans la portée du réseau, le message se perd,

-       l’amplification (resonance) : le message est relayé et amplifié par le réseau,

-       la pertinence (relevance) : la concordance du message avec les objectifs,

(Lire aussi : The Pillars of Influence and How to Activate Cause and Effect, par Brian Solis)

Cependant, il faut savoir mesurer ce qui est mesurable, et comparer ce qui est comparable dans le contexte qui nous intéresse. Le marketing d’influence ne se limite pas seulement à mesurer la popularité d’une vedette populaire, d’un joueur ou d’un club sportif, ou d’une émission de télévision dans les réseaux sociaux. Pour comprendre qui est susceptible d’influencer qui, dans le contexte qui nous intéresse, il faut d’abord analyser leurs échanges à travers les contenus qu’ils diffusent et partagent dans leur communauté.

Les outils de mesure actuellement accessibles ne permettent pas d’effectuer cette recherche. Les algorithmes propriétaires utilisés pour mesurer l’influence se limitent souvent à l’activité sur certaines plateformes, et calculent davantage la popularité et le capital social des utilisateurs de première ligne (power users) que leur réelle influence.

Traackr : le contexte des listes d’influenceurs

«En 2009, Traackr est né de la volonté des fondateurs (Pierre-Loïc Assayag et David Chancogne) de repenser la recherche sur le Web, en se concentrant davantage sur les individus et leurs contenus plutôt que sur leurs pages Web.» raconte Nicolas Chabot, VP Développement Europe dans une entrevue qu’il m’a accordé en décembre.

TRAACKR LOGO«L’objectif est de pouvoir identifier qui sont les individus les plus importants, donc quels sont les contenus qui ont le plus d’impact sur des sujets spécifiques. Traackr permet de découvrir des individus à travers l’ensemble de leurs conversations publiques, sur la base d’une recherche par des mots-clés qui définissent le sujet/la communauté d’intérêt.»

Cet engin de recherche sophistiqué, nommé Traackr One se trouve aujourd’hui au centre des activités de la startup installée à San Francisco : «Cet engin de recherche unique permet aux professionnels de la communication et du marketing de découvrir, connaître et suivre les principaux leaders d’opinions sur le Web social, ceux qu’on désigne comme les influenceurs dans leur secteur. Il permet de mettre en œuvre concrètement et facilement leurs campagnes de marketing d’influence sur le Web, en ayant directement aux contenus les plus pertinents publiés par les experts de leur communauté. Dans son approche, l’outil intègre autant les blogues que les réseaux sociaux.» explique Nicolas Chabot.

Pour évaluer, l’impact des influenceurs qui ressortent dans les résultats de recherche, l’entreprise lui a jumelé un algorithme qui établit un classement sur la base des trois principaux piliers de l’influence dans les réseaux sociaux: la portée, l’amplification, et surtout la pertinence du message, tels qu’énoncés par Solis. «Contrairement à Klout ou Kred, par exemple, l’outil de Traackr n’est pas un jeu social (social game). C’est une moyenne des trois indicateurs ; la portée (reach), l’amplification (resonance) et la pertinence (relevance), qui nous permet de classer les individus que nous découvrons. Le score de relevance (pertinence par rapport à la recherche effectuée) est surpondéré, car nous sommes convaincus que l’influence est profondément contextuelle.» soutient Nicolas Chabot.

Puisqu’il s’agit de listes payantes, destinées à l’usage exclusif des professionnels des communications et du marketing, le client peut accéder à différentes fonctionnalités, qui n’apparaîtront pas sur les A-List rendues publiques. Par exemple, sur son tableau de bord (Dashboard), il peut obtenir le profil détaillé de l’influenceur, avec la liste de ses blogues et de ses profils sociaux (Footprint). Il peut alors accéder directement à chacune de ses publications récentes, et déterminer sa concordance avec la liste de mots-clés qui a dirigé la recherche.

Le client bénéficie aussi de fonctionnalités avancées, lui permettant de filtrer les conversations par mots-clés (Pulse), et trier le classement selon les différentes métriques, pour obtenir ainsi de nouvelles listes classées selon la portée, l’amplification ou la pertinence. Et, pour compléter l’analyse des influenceurs de la liste, et se donner une meilleure échelle de grandeur, l’utilisateur peut référer à la moyenne obtenue par les influenceurs pour chacune d’elles (Report). Actuellement, l’équipe de développeurs de Traackr planche sur plusieurs nouveautés qui viendront améliorer leurs applications, pour les rendre encore plus efficaces et conviviales pour les utilisateurs.

team-traackrJusqu’à l’automne dernier, l’engin de recherche de Traackr One ne fonctionnait que pour les contenus anglophones. Depuis janvier, l’outil intègre également les contenus (et les influenceurs) francophones, et en 2013, Traackr va développer d’autres marchés européens dont celui de l’Allemagne. De plus, ils peaufinent une fonctionnalité de géolocalisation qui permettra de cibler les influenceurs selon des régions spécifiques.

Actuellement, Traackr compte plus de 150 clients, dont plusieurs se retrouvent dans la liste Fortune 500 ; Hill & Knowlton, Edelman, JP Morgan Chase, Delta Airlines, Paramount et plusieurs autres. L'entreprise a le vent dans les voiles, et vient de compléter une nouvelle ronde de financement de 1,5$ millions. Après avoir participé comme bêta-testeur, pendant plusieurs semaines, avec l’équipe de Traackr (Liane Blanchette, Evy Wilkins et Nicolas Chabot, que je remercie pour leur aimable collaboration), pour tenter d'améliorer la qualité de l'outil, je le recommande fortement aux professionnels des communications et des entreprises.

Tout comme le suggèrent les auteurs ontariens, Danny Brown et Sam Fiorella, dans le «Hangout» vidéo réalisé avec  Pierre-Loïc Assayag (co-fondateur) et Evy Wilkins (VP Marketing) : Why Platforms Like Traackr Are Leading The Future of Influence Marketing.)

En attendant la publication d'un nouveau billet, je vous invite à consulter et commenter les deux nouvelles listes TOP 25 des blogueurs/curateurs Marketing Web/Médias sociaux créées avec l'outil de Traackr : 

TOP 25 – Marketing Web/Médias sociaux (Québec) 

TOP 25 – Marketing Web/Médias sociaux (Europe francophone)

Quelle est votre opinion sur cet article? Exprimez votre point de vue, et participez à la discussion sur le marketing d'influence dans les médias sociaux. N'hésitez pas à commenter, et à partager dans votre réseau. 


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Marketing d’influence : L’impact stratégique des listes d’influenceurs

posted by Raymond Morin on Lundi, janvier 14th 2013

La petite histoire des TOP listes 

De toute l'histoire du marketing, l'impact populaire des TOP listes a eu un effet viral indéniable sur les clientèles, et s'est avéré un outil incontournable. Au cours du dernier siècle, la plupart des grands marchés de la culture et des médias électroniques se sont érigés en empires industriels, justement, sur la base de listes et de palmarès. 

 Et, si c'est l’industrie de la musique qui a donné naissance aux premiers palmarès populaires, le phénomène des TOP listes ne lui est pas resté unique longtemps. Le cinéma et ses résultats de box-offices, et la littérature avec ses listes de best-sellers, ont vite emboîté le pas. Du coup, ces deux secteurs culturels se sont révélées parmi les grappes industrielles les plus fructueuses des années 40-50. Quelques années plus tard, les nouveaux mass-médias, comme la radio et la télévision, sont également entrés dans la danse des palmarès avec les résultats de sondages BBM. 

Pour chacune de ces nouvelles industries du XX ième siècle, les palmarès et les listes d'influenceurs ont joués un rôle déterminant dans la réussite commerciale des entreprises, et l'essor économique de leur industrie. Ces TOP listes sont vite devenues extrêmement populaires auprès du public-consommateur (qui pouvait alors plus facilement faire son choix), et se sont aussitôt révélées des outils incontournables pour les marques à cause de leur effet hautement viral. 

La naissance de l'empire du magazine Billboard

Au tournant du siècle, le magazine Billboard se concentrait sur des palmarès d’achalandage des activités du Bailey and Ringling Bros. Circus qui se déployaient à travers tout le pays. D’une ville à l’autre, ces palmarès servaient uniquement de levier promotionnel pour les ventes de billets. Mais, on s’est vite rendu compte que l’attrait de ces listes auprès du grand public pouvait également servir de moteur pour d’autres secteurs d’activités.

En même temps, avec l’invention du gramophone et de la radio, la musique devint rapidement très populaire, et dès les années 20, avec les premières émissions populaires de Radiola en France, et de KDKA à Washington, aux USA, le magazine Billboard prit le virage musical qu’on lui connaît encore aujourd’hui. C’est finalement en 1936 que le magazine américain introduisit son premier «Hit-Parade», suivi du «Music Popularity» au début des années 40. Plus tard, en pleine heure de gloire d’Elvis, le Billboard publia enfin ses «Top Charts» avec les ventes de 45-tours et de fréquence radio. (source : Wikipédia)

En 2013, le magazine Billboard se déploie largement sur le Web, et continue d’être une source inépuisable de contenus, et un levier stratégique majeur pour l'industrie de la musique partout dans le monde. 

Les TOP listes: une voie d'avenir pour le marketing d'influence ?

Depuis quelques années, certaines entreprises comme Klout, PeerIndex, Empire Avenue et Kred, proposent des outils de mesure d'influence dans les médias sociaux qui soulèvent encore beaucoup de controverses. 

Chacun de ces outils (disponibles gratuitement sur le Web)offre des applications qui lui sont spécifiques, et qui permettent d'établir une certaine échelle de mesure pouvant correspondre aux besoins des entreprises et des professionnels. Selon les objectifs d'une campagne, ils présentent différents avantages, mais aucun des algorithmes proposés ne répond tout à fait aux attentes. 

En même temps, on a vu émerger d'autres joueurs, comme Traackr, Appinions, et eValue (de la firme montréalaise PartaDialogue), qui proposent de nouvelles approches. En se basant sur de nouvelles métriques, davantage axées sur l'analyse des contenus et de l'engagement des utilisateurs, ces nouvelles startups, ces nouveaux outils permettent d'identifier les influenceurs selon la valeur, la résonance et la pertinence des contenus par thématiques. De l'avis de plusieurs spécialistes, ces nouveaux outils et leurs TOP listes marqueront la prochaine avancée majeure du marketing d'influence.

Aujourd'hui, les marketeurs et les agences commencent peu à peu à réaliser tout le potentiel commercial des TOP listes. Les outils de mesure d'influence comme Klout, PeerIndex et Kred l'ont vite compris, en offrant des applications permettant de monter des listes d'influenceurs. Tout comme Shyam Subramanyan et Nick Kellett, deux entrepreneurs de Silicone Valley, qui ont lancé List.ly en mars 2011, un site entièrement dédié aux amateurs de listes sociales.  

En 2013, la nouvelle science du marketing continuera d'évoluer, et ces outils s'amélioreront. Leurs équipes de développeurs plancheront sur de nouvelles fonctionnalités qui augmenteront considérablement leur valeur aux yeux des professionnels du Web. Ils gagneront peu à peu la confiance des influenceurs en peaufinant leurs algorithmes. Et, les listes d'influenceurs se révèleront de plus en plus populaires auprès des professionnels et des entreprises parce qu'elles permettront enfin d'établir un lien direct avec les véritables influenceurs des médias sociaux, et leurs contenus; les utilisateurs de première ligne.

 

Qu’en pensez-vous ? Croyez-vous que les listes-palmarès peuvent effectivement constituer des leviers stratégiques pour les professionnels du Web et les entreprises ? Ou craignez-vous qu'elles contribuent à la naissance d'un star-système inutile et inadéquat dans l'univers des médias sociaux?

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2013 – L’année du marketing d’influence et de la Génération C

posted by Raymond Morin on Lundi, décembre 17th 2012

L’heure des bilans

Personne ne peut prédire l'avenir ; ni les scientifiques, ni même les Mayas, qui ont pourtant inventé le langage de calcul binaire. À l’aube de 2013, une seule certitude persiste ; notre vie numérique continuera de s’accélérer.

Heureusement, la période des Fêtes nous impose une pause. Ça nous permet de faire le bilan de l’année qui s’achève, et d’en tirer les leçons qui s’imposent pour celle qui s’annonce. À ce chapitre, l’omniprésence des nouvelles technologies mobiles et des médias sociaux, et leur impact grandissant sur tous les aspects de notre vie, furent certes l’un des points marquants de l’année. 

Le début du règne de la Génération C

 À l’ère numérique, Internet et les médias sociaux ne peuvent plus être considérés comme des phénomènes passagers et sans conséquences.  Au cours des derniers mois, le formidable pouvoir de diffusion du Web a joué un rôle clé dans plusieurs changements majeurs de la société, tant au niveau social que politique et économique. L’évolution des nouvelles technologies mobiles a accéléré le processus de transformation de notre société de consommation.

D’utilisateurs passifs, et jusqu’alors plutôt ludiques, les consommateurs branchés de la Génération C ont vite réalisé le pouvoir d’influence qu’ils peuvent dorénavant exercer à travers les médias sociaux. Tout au long de l’année, on a observé une plus grande maturité s’installer chez les utilisateurs. Ils sont parvenus à s’imposer comme des consomm’acteurs, exigeant de s’impliquer dans tous les aspects de la chaîne.

Les organisations et les entreprises commencent à reconnaître l’importance de ces changements, et à intégrer les nouvelles technologies d’Internet et des médias sociaux dans leurs opérations de communications et de marketing. Les professionnels de plusieurs secteurs se tournent désormais vers les réseaux sociaux pour rejoindre leur clientèle. 

Aussi, en 2013, on peut s’attendre à connaître une nouvelle révolution du e-commerce, marquée par le début d’une nouvelle ère ; celle du marketing d’influence et de la Génération C.

13 tendances majeures qui annoncent l’ère du marketing d’influence

En 2012, plusieurs changements importants ont été observés dans l’industrie naissante des médias sociaux. Des tendances qui ont émergées rapidement, suivant l’évolution accélérée des technologies mobiles et des applications qui se sont multipliées. Les consommateurs branchés se sont aussi vite emparés de ces nouveaux outils pour installer leur nouveau pouvoir d’influence.

Parmi toutes ces tendances fortes, qui ont émergées durant l’année, l’importance qu’a occupé le marketing d’influence dans les médias sociaux est déterminante, et marquera une nouvelle ère du marketing Web. Voici 13 tendances majeures du marketing d’influence qu’il faudra surveiller en 2013, tant du côté des consommacteurs (prosumers) que des marques et des entreprises :

 1 – Le règne des consommateurs branchés de la Génération C se confirme. Au cours des prochains mois, le pouvoir d’influence qu’exerce la nouvelle Génération C va s’imposer dans l’économie d’Internet, et changer radicalement la façon de faire des affaires. (voir aussi sur WindMill Networking : Generation C : Prosumers and Maturialism.)

2 – Le marketing d’influence s’inscrit de plus en plus dans les budgets d’entreprises. Les marketeurs et les chefs d’entreprises (CEO) commencent à comprendre l’impact des nouveaux influenceurs de la Générations C, et intègreront davantage ce volet dans leurs campagnes de marketing. (voir BusinessesGrow : Six Hot Trends in Social Influence Marketing)

3 – Les marketeurs recrutent les ambassadeurs chez les utilisateurs. Les marques recherchent dorénavant de nouvelles façons d’engager les utilisateurs de première ligne (Power Users) dans leurs campagnes pour en faire des ambassadeurs. En 2013, la notion d’ambassadeurs vs influenceurs continuera d’alimenter le débat. (voir aussi sur WindMill Networking : Social Media Influencers vs Ambassadors. What Is Their True Value?)

 4 – Après les «mamans blogueuses», voici les «marraines professionnelles sans enfants». Après les «mamans blogueuses», qui ont grandement influencés les entreprises au cours des dernières années, voici venir les «marraines professionnelles sans enfants» (PANK), indépendantes, branchées et fortunées. (Voir Savvy Auntie : Professional Aunt No Kids)

5 – L’Internet de l’objet et les technologies mobiles favorisent l’offre personnalisée. Les consommateurs branchés de la Génération C prennent encore plus d’importance avec le phénomène de l’Internet de l’objet et des technologies mobiles, qui permettent d’enregistrer tout ce qu’un utilisateur fait. De cette manière, l’évolution des technologies de géolocalisation et du paiement mobile favorisera l’offre personnalisée des commerçants. (voir RF1 – L’internet des objets – Le nouvel eldorado du numérique)

6 – Les entreprises et les professionnels adoptent le rôle d’éditeurs de contenus Web. Grâce aux nouvelles technologies de diffusion et d’automation, les entreprises intègrent mieux les différentes stratégies de marketing de contenus, et adoptent plus facilement le rôle d’éditeur de contenus Web qui leur permet de s’affirmer dans les réseaux sociaux. En 2013, on verra l’émergence d’une nouveau métier ; celui de chef des contenus (Chief Content Officer) (voir aussi sur Virage 2.0 : Curation de contenus – Penser comme un éditeur Web)

 7 – La notion de partage s’impose dans la nouvelle économie des médias sociaux. Parallèlement, l’influence de la Génération C force aussi une nouvelle approche plus sociale des entreprises, basée sur des valeurs plus équitables de partage. La consommation responsable, l’échange équitable et le financement social s’inscrivent dans les nouvelles habitudes des consommateurs. Dans cette nouvelle économie non-marchande, les entreprises devront dorénavant apprendre à donner avant de recevoir. (voir The Week : The Sharing Economy – The Next Big Business Trend)

8 – Les marques apprivoisent les médias sociaux, et se tournent davantage vers leur service à la clientèle. Les entreprises maîtrisent plus facilement les nouvelles technologies d’Internet et des médias sociaux, et comprennent mieux leur position face à la Génération C des consommateurs branchés. Pour assurer leur leadership, ils visent l’amélioration de leur système de gestion du service à la clientèle (Customer Relationship Management System). (voir aussi sur WindMill Networking : Generation C – Where The Customer Finally Becomes The King)

9 – Des récompenses offertes aux utilisateurs en puissance (Power Users). Pour susciter l’engagement des influenceurs, les entreprises invitent désormais les utilisateurs en puissance à devenir des consommateurs de première ligne (presumers), en leur offrant des récompenses pour leur contribution. Avec les programmes de Klout (et Wahooly), ce phénomène prendra encore plus d’ampleur en 2013. (Voir Venture Beat : How Wahooly (and Klout) Are Going To Turn Your Klout Score in Cash…)

10 – Le score social se révèle un critère de recrutement et d’embauche pour les DRH et les universités. L’influence dans les médias sociaux, et le score social, deviennent de nouveaux critères de recrutement et d’embauche pour les DRH des grandes marques. La nouvelle science du marketing d’influence commence à être enseignée dans les universités, et le score social deviendra la nouvelle monnaie d’échange des médias sociaux. (voir BusinessesGrow : Florida State University Class Using Klout to Determine Student Grades)

 11 – Les outils de mesure d’influence ciblent l’engagement des utilisateurs. Avec de nouveaux outils comme Traackr, et Appinions, les outils de mesure d’influence dans les médias sociaux s’affûtent, et ciblent désormais l’engagement et l’influence contextuelle des utilisateurs. Les principaux joueurs emboîtent le pas, et placent les contenus des utilisateurs à l’avant-plan. (voir Appinions : Influence Marketing News – Don’t Take This Out Of Context)

12 – Les TOP listes d’influenceurs prennent de la valeur pour les marketeurs.  Parce qu’elles permettent d’identifier plus précisément les influenceurs, selon des secteurs d’activités spécifiques, les TOP listes s’avèrent de plus en plus populaires auprès des marketeurs. Les listes ciblées se révèleront le St-Graal des marques qui n’hésiteront pas à les monnayer. (voir aussi sur Virage 2.0 : Social Media Billboard – Des listes d’influenceurs par secteurs)

13 – Gagner la confiance des utilisateurs : l’enjeu majeur des entreprises. Les organisations et les marques accordent une plus grande importance à leur e-réputation, et apprendront à mieux gérer les situations de crise dans les médias sociaux, tout en faisant preuve de plus de transparence. Les entreprises réalisent que les marques ne leur appartiennent plus, et que la confiance des utilisateurs se révèle leur principal enjeu pour les prochains mois. (voir TED : Rachel Botsman – The Currency of the New Economy Is Trust)

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que le marketing d’influence annonce une ère nouvelle du marketing Web? Partagez votre opinion et commentez cet article.

Lire aussi :

Sur WindMill Networking :

The Future of Social Media in 2013 : Six Points to Consider, par Jessica Rogers

Three Trends To Consider for Your 2013 Video Strategy, par Jayson Duncan

Social Media for IT Professionals : 7 Trends To Follow, par Neal Schaffer

Sur WebMetricsGuru :

2013 Predictions And Heralding in Imminent Change, par Marshall Sponder

Sur SmartInsights :

Digital Marketing Trends 2013, par Dave Chaffey

Sur B2B Marketing Insider :

The 2013 Marketing Predictions Post : Content Marketing and Social Business, par Michael Brenner

Sur Business2Community :

25 Marketing Predictions for 2013 from Exact Target (Infographic), par Kyle Lacy

Sur iMEDIA Connection :

Social Media Takes Flight in 2013 : 13 Trends (Infographic), par Winnie Brignac Hart

 

 

 

 

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Génération C : l’utilisateur devient le nouveau ROI

posted by Raymond Morin on Jeudi, octobre 18th 2012

L'ère du consomm'acteur!

À l’ère des médias sociaux, et de la socialisation des organisations, le client s’avère plus que jamais le ROI. Tandis que l’accès aux nouvelles technologies et l’économie d’abondance favorisent les consommateurs en ligne, les marques s’efforcent de trouver de nouvelles façons d’établir une nouvelle relation de confiance avec leurs clientèles. Ils doivent apprendre à échanger et communiquer plus ouvertement avec eux, et à les impliquer davantage dans le processus. 

Le pouvoir des contenus générés par les utilisateurs

Parce qu’ils constituent les utilisateurs de première ligne, leur influence sur les autres représente un enjeu majeur pour les entreprises. Ils peuvent se révéler les meilleurs ambassadeurs, comme les pires détracteurs. Les entreprises doivent donc intégrer des nouvelles notions de marketing d’influence et de recommandations dans leur stratégie, et placer les utilisateurs au centre de leurs principales priorités. Car, ces nouveaux consommateurs-utilisateurs, qu’on appelle désormais la Génération C, représentent à coup sûr leur meilleur retour sur l’investissement. (À consulter : Socially Devoted To You – What’s The ROI of Being Attentive To Your Customers, une infographie de DemandForce/ColumnFive, via le site de mon ami espagnol Alfredo Vela Zancada – TICS y formacion)

Pour bien saisir l’impact de ces nouveaux influenceurs, il suffit de penser au formidable pouvoir des contenus qu’il génèrent et diffusent quotidiennement sur les réseaux sociaux. Selon les plus récentes études, plus de 90% des consommateurs se fient désormais aux recommandations émises par leurs amis ou leur famille avant d’acheter. La publicité traditionnelle n’a plus guère d’impact réel sur eux. Les contenus générés par les utilisateurs et le marketing de recommandations se trouvent dorénavant au cœur d’une nouvelle culture d’entreprises, une nouvelle manière de faire des affaires dictée par les nouveaux consommateurs branchés. 

C’est ce que l’équipe du TrendWatching a voulut démontrer en 2004, en introduisant une vaste étude axée sur les comportements des nouveaux consommateurs. Depuis, le magazine américain, continue de publier son rapport annuel des grandes tendances de consommation de la nouvelle Génération C.

Génération C : Des baby-boomers à la génération Z !

En 2012, en pleine effervescence des médias sociaux, ce serait cependant une erreur de se limiter à la génération Y. Aujourd’hui, les nouveaux consommateurs branchés de la Génération C se retrouvent parmi toutes les couches de la société, et sont actifs dans chaque groupe d’âge. Des baby-boomers, qui gardent contact avec leurs proches et prolongent leur carrière, aux générations X et Y qui s’en servent désormais au boulot, ou la nouvelle génération Z, dont une première cohorte vient de débarquer sur le marché du travail, chaque utilisateur trouve désormais son compte à travers les réseaux sociaux. Et, dans moins de 15 ans, il y aura la génération Alpha pour prendre la relève, revendiquant à son tour ses propres règles du jeu.

Au cours du dernier siècle, la sociologie a beaucoup évolué. Les cycles générationnels se sont forcément adaptés à l’évolution accélérée de notre société technologique, et les générations se renouvèlent plus rapidement. En 2012, les femmes repoussent leur première naissance dans la trentaine pour donner un meilleur élan à leur carrière. La sociologie générationnelle conventionnelle (basée sur la période moyenne de reproduction – 16 à 18 ans) de Mannheim a depuis cédé la place à une approche axée davantage sur les comportements de consommation.

Aujourd’hui, chaque nouveau consommateur-utilisateur de la Génération C, de 15 à 75 ans, représente un enjeu important pour les entreprises. Ce qui les relie, c’est la façon d’utiliser les nouvelles technologies et les réseaux sociaux pour satisfaire leurs besoins. (À lire aussi sur ce site : L'influence dans les médias sociaux : le pouvoir de la Génération C

Contenus + consommation = consomm’action

Si elles veulent rejoindre ces nouveaux influenceurs, et se positionner à leur tour comme des leaders auprès des nouvelles clientèles, les organisations doivent chercher à mieux comprendre ce qui motive chacun dans sa recherche et son processus d’acquisition. Ils doivent être à l’écoute, et leur donner la parole. 

Fort conscients du pouvoir que leur apportent les nouvelles technologies et les médias sociaux, les nouveaux consommateurs de la Génération C profitent de cette position de force pour revendiquer une influence toujours plus grande. En s’exprimant sur leurs expériences, ils tiennent à ce qu’on les écoutent, et réclament un rôle plus actif dans le processus commercial. C’est le règne des nouveaux consomm’acteurs qui s’amorce.

Pour répondre aux nouvelles attentes de la Génération C, les marques et les entreprises doivent donc leur offrir davantage, et miser sur la qualité et la valeur ajoutée d’une expérience complète et enrichissante. En 2013, les entreprises sont condamnées à l’excellence. De l’expérience à la livraison, de la consommation jusqu’au service après vente, tous les aspects doivent correspondre aux nouvelles exigences des utilisateurs.

Et, dans quelques années, les entreprises encore actives sur le Web social réaliseront que la satisfaction du client/utilisateur s’avère finalement leur meilleur retour sur l’investissement.  Avec l’arrivée en force de la nouvelle Génération C, le client redevient le ROI du village.

Qu’en pensez-vous ? L’avenir des entreprises dans les médias sociaux repose-t-il sur la Génération C ? Commentez cet article, et partagez votre opinion sur le sujet avec nos lecteurs.

À venir dans cette nouvelle colonne sur la Génération C : Les 7 types de consommateurs branchés.

 

 

 

 

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Le marketing d’influence : une nouvelle science à développer!

posted by Raymond Morin on Mardi, août 14th 2012

Une place toujours plus grande à trouver pour les utilisateurs

Depuis 2009, et l’émergence fulgurante de Klout, la notion d’influence a beaucoup évolué. L’approche des «early adopters» est aussi vite passée d’une analyse quantitative (comme Klout et les autres outils de mesures actuellement accessibles) vers des métriques plus qualitatives (basées davantage sur les réalisations). Du coup, l’importance du «score social» a prit beaucoup moins d’importance dans le débat, et l’intérêt s’est aussitôt tourné vers la recommandation des ambassadeurs, qui représente une plus grande valeur pour les marques (lire : Influenceurs ou ambassadeurs – Quelle est la vraie valeur ?).

Or, à l’aube de nouvelles modifications dans l’algorithme de Klout, qui affecteront probablement le «score» de la plupart des influenceurs de l’heure (donc leur rapport avec les marques), on peut s’attendre à ce que les utilisateurs occupent une place encore plus importante dans l’échiquier.

Six grandes tendances du marketing d’influence sociale

Mark Schaefer à Fox News La science du marketing d’influence dans les médias sociaux continue d’évoluer. Et, l’attention des observateurs se tourne désormais vers de nouvelles métriques, davantage axées sur les réelles valeurs d’influence comme l’engagement et la confiance des utilisateurs. Dans un récent billet sur BusinessesGrow.com : Six Hot Trends In Social Marketing Influence, Mark Schaefer décrit six grandes tendances observées à travers les médias sociaux :

1 – La notion d’influence dans les médias sociaux sort enfin du stade expérimental, pour s’inscrire progressivement dans les budgets de campagnes de marketing des agences.

2 – L’influence sociale descend dans la rue ; les petites entreprises et les commerçants profitent enfin des programmes de récompenses et de fidélisation mis en place (perks) par les outils de mesure.

3 – Le marketing d’influence reste encore une toute nouvelle science, mais il prendra de plus en plus de place dans les préoccupations des professionnels, qui continueront de débattre et d’échanger sur les meilleures pratiques.

4 – Les outils de mesure tendent à intégrer davantage les recommandations des pairs parmi leurs métriques, et cherchent encore le moyen de faire passer ces échanges et interactions en ligne vers une conversion de consommateur

5 – De nouveaux outils de mesure (comme Appinions, de l’Université Cornell) placent dorénavant l’influence dans les médias sociaux en contexte, et se tournent vers des métriques d’analyse des sentiments des utilisateurs.

6 – De plus en plus d’entreprises intègrent désormais les mesures d’influence à l’interne, notamment pour récompenser les meilleurs ambassadeurs de la marque parmi leurs employés (comme PepsiCo).

Six tendances majeures observées dans l’industrie par les experts, et qui démontrent bien que le marketing d’influence prendra de plus en plus d’importance dans les stratégies des marques et des agences.

Huit étapes pour (re)gagner la confiance de la nouvelle Génération C

Cependant, dans le contexte actuel des médias sociaux, il faudra également suivre de près l’impact grandissant des nouveaux consommateurs branchés de la Génération C. (lire La Génération C – Le pouvoir des utilisateurs).

Profitant allègrement du formidable pouvoir viral de leurs recommandations pour imposer de nouvelles règles économiques, les utilisateurs de la Génération C obligent désormais les marques à adopter de nouvelles approches plus sociales que commerciales. Ils se révèlent en quelques sortes les véritables influenceurs des médias sociaux.

Dorénavant, pour obtenir l’engagement de ces nouveaux consomm’acteurs, les entreprises et les commerçants doivent d’abord gagner (ou regagner) leur confiance. Dans une infographie relayée par @DR4WARD (Dr. William J. Ward) sur son blogue, Mark Smiciklas (Intersection1, à Vancouver) rappelle les 8 étapes incontournables pour bâtir (ou rebâtir) la confiance de son réseau : The Path of Building Online Trust – 8 Steps to Build Social and Online Trust :

1 – Communiquez honnêtement et admettez vos erreurs.

2 – N’utilisez jamais les informations personnelles de vos interlocuteurs.

3 -  Ne brisez jamais les engagements que vous prenez.

4 – Assurez vous de répondre rapidement à toute situation.

5 – Faites preuve d’intégrité dans votre approche.

6 – Démontrez une éthique irréprochable dans votre marketing.

7 – Adoptez une charte d’utilisation ouverte et transparente.

8 – Instaurez un historique d’actions positives avec vos abonnés.

Huit étapes simples, mais inéluctables, que les entrepreneurs devront apprendre à mettre en pratique pour (re)gagner la confiance des consommateurs en ligne.

Que pensez-vous de cet article? Participez au débat, et partagez votre opinion. Quelles tendances prendra la nouvelle science du marketing d’influence ? Ces huit règles suffisent-elles à (re)bâtir la confiance des consommateurs ? Faites-nous connaître vos idées à ce sujet.