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Marketing d’influence : Traackr, et l’influence contextuelle

posted by Raymond Morin on Lundi, février 18th 2013

Par Raymond Morin

Si le contenu est roi, le contexte est la reine !

(Note : Cet article n’est pas payé, ni commandité. Les propos et opinions exprimés n’engagent que son auteur).

Au cours des dernières années, l’émergence fulgurante des réseaux sociaux et des appareils mobiles intelligents (smartphones) a complètement bouleversé notre façon de communiquer et de consommer. Aujourd’hui, les marques et les organisations doivent adopter de nouvelles stratégies de marketing pour rejoindre leur clientèle, et ciblent dorénavant les influenceurs de leur secteur pour profiter de leur réseau pour véhiculer leur message.

Pour identifier les utilisateurs qui peuvent éventuellement devenir des ambassadeurs de la marque dans leur réseau, les entreprises doivent d’abord savoir les reconnaître, et évaluer précisément leur potentiel par rapport aux objectifs de leur campagne.

Si l’on cherche à identifier les joueurs et les clubs sportifs, les émissions de télévision les plus populaires dans les réseaux sociaux, ou les blogueurs de chiens et de chats, les outils de mesure accessibles gratuitement sur le Web peuvent très bien répondre à la demande. Cependant, si l’on veut dénicher les influenceurs qui auront éventuellement un réel impact dans des campagnes de marketing dans les réseaux sociaux, il faudra creuser davantage et analyser la valeur de leurs contenus dans le contexte de ses propres objectifs. 

L’importance de l’influence contextuelle

imgres-7Comme le souligne Neal Schaffer (CEO – WindMill Networking), dans la préface de mon nouvel ouvrage La Génération C et le pouvoir du marketing d’influence», à paraître ce printemps), l’influence est toujours relative au contexte dans lequel elle s’inscrit : «Si certaines «mamans blogueuses» influencent les mères de nouveaux-nés, elles peuvent, à leur tour être influencées, plus tard, par de «nouvelles mamans», ou des mères qui se spécialisent dans la cuisine bio, et qui partagent leurs recettes.»

Selon le temps, le sujet, le lieu et l’intention, le contexte va différer d’un influenceur à l’autre, établissant du coup la pertinence de sa relation avec l’influencé. Ces quatre éléments contextuels vont déterminer la véritable valeur d’un influenceur dans une campagne de marketing dans les réseaux sociaux. (lire aussi Four Ways Context Impacts Online Influence, par Evyenia Wilkins (VP Marketing Traackr)

Et, qu’on le veuille ou non, dans le nouveau contexte d’affaires des marques et des entreprises, la mesure d’influence s’avère un outil incontournable. Bien que souvent imparfaites, ou incomplètes, les listes d’influenceurs qui en résultent demeurent malgré tout le moyen le plus efficace d’identifier les utilisateurs qui auront un impact dans les campagnes de marketing en ligne des entreprises.

Mesurer ce qui est mesurable, pour comprendre qui influence qui, et pourquoi !

À l’ère des réseaux sociaux, le succès d’une campagne de marketing repose principalement sur trois fondements indissociables. En 2010, Brian Solis et la firme VOCUS ont publié une étude, réalisée auprès de près de 750 chefs d'entreprises et de responsables des communications et du marketing, qui déterminait les trois principaux piliers de l'influence dans les réseaux sociaux :

photostream-       la portée (reach) : sans la portée du réseau, le message se perd,

-       l’amplification (resonance) : le message est relayé et amplifié par le réseau,

-       la pertinence (relevance) : la concordance du message avec les objectifs,

(Lire aussi : The Pillars of Influence and How to Activate Cause and Effect, par Brian Solis)

Cependant, il faut savoir mesurer ce qui est mesurable, et comparer ce qui est comparable dans le contexte qui nous intéresse. Le marketing d’influence ne se limite pas seulement à mesurer la popularité d’une vedette populaire, d’un joueur ou d’un club sportif, ou d’une émission de télévision dans les réseaux sociaux. Pour comprendre qui est susceptible d’influencer qui, dans le contexte qui nous intéresse, il faut d’abord analyser leurs échanges à travers les contenus qu’ils diffusent et partagent dans leur communauté.

Les outils de mesure actuellement accessibles ne permettent pas d’effectuer cette recherche. Les algorithmes propriétaires utilisés pour mesurer l’influence se limitent souvent à l’activité sur certaines plateformes, et calculent davantage la popularité et le capital social des utilisateurs de première ligne (power users) que leur réelle influence.

Traackr : le contexte des listes d’influenceurs

«En 2009, Traackr est né de la volonté des fondateurs (Pierre-Loïc Assayag et David Chancogne) de repenser la recherche sur le Web, en se concentrant davantage sur les individus et leurs contenus plutôt que sur leurs pages Web.» raconte Nicolas Chabot, VP Développement Europe dans une entrevue qu’il m’a accordé en décembre.

TRAACKR LOGO«L’objectif est de pouvoir identifier qui sont les individus les plus importants, donc quels sont les contenus qui ont le plus d’impact sur des sujets spécifiques. Traackr permet de découvrir des individus à travers l’ensemble de leurs conversations publiques, sur la base d’une recherche par des mots-clés qui définissent le sujet/la communauté d’intérêt.»

Cet engin de recherche sophistiqué, nommé Traackr One se trouve aujourd’hui au centre des activités de la startup installée à San Francisco : «Cet engin de recherche unique permet aux professionnels de la communication et du marketing de découvrir, connaître et suivre les principaux leaders d’opinions sur le Web social, ceux qu’on désigne comme les influenceurs dans leur secteur. Il permet de mettre en œuvre concrètement et facilement leurs campagnes de marketing d’influence sur le Web, en ayant directement aux contenus les plus pertinents publiés par les experts de leur communauté. Dans son approche, l’outil intègre autant les blogues que les réseaux sociaux.» explique Nicolas Chabot.

Pour évaluer, l’impact des influenceurs qui ressortent dans les résultats de recherche, l’entreprise lui a jumelé un algorithme qui établit un classement sur la base des trois principaux piliers de l’influence dans les réseaux sociaux: la portée, l’amplification, et surtout la pertinence du message, tels qu’énoncés par Solis. «Contrairement à Klout ou Kred, par exemple, l’outil de Traackr n’est pas un jeu social (social game). C’est une moyenne des trois indicateurs ; la portée (reach), l’amplification (resonance) et la pertinence (relevance), qui nous permet de classer les individus que nous découvrons. Le score de relevance (pertinence par rapport à la recherche effectuée) est surpondéré, car nous sommes convaincus que l’influence est profondément contextuelle.» soutient Nicolas Chabot.

Puisqu’il s’agit de listes payantes, destinées à l’usage exclusif des professionnels des communications et du marketing, le client peut accéder à différentes fonctionnalités, qui n’apparaîtront pas sur les A-List rendues publiques. Par exemple, sur son tableau de bord (Dashboard), il peut obtenir le profil détaillé de l’influenceur, avec la liste de ses blogues et de ses profils sociaux (Footprint). Il peut alors accéder directement à chacune de ses publications récentes, et déterminer sa concordance avec la liste de mots-clés qui a dirigé la recherche.

Le client bénéficie aussi de fonctionnalités avancées, lui permettant de filtrer les conversations par mots-clés (Pulse), et trier le classement selon les différentes métriques, pour obtenir ainsi de nouvelles listes classées selon la portée, l’amplification ou la pertinence. Et, pour compléter l’analyse des influenceurs de la liste, et se donner une meilleure échelle de grandeur, l’utilisateur peut référer à la moyenne obtenue par les influenceurs pour chacune d’elles (Report). Actuellement, l’équipe de développeurs de Traackr planche sur plusieurs nouveautés qui viendront améliorer leurs applications, pour les rendre encore plus efficaces et conviviales pour les utilisateurs.

team-traackrJusqu’à l’automne dernier, l’engin de recherche de Traackr One ne fonctionnait que pour les contenus anglophones. Depuis janvier, l’outil intègre également les contenus (et les influenceurs) francophones, et en 2013, Traackr va développer d’autres marchés européens dont celui de l’Allemagne. De plus, ils peaufinent une fonctionnalité de géolocalisation qui permettra de cibler les influenceurs selon des régions spécifiques.

Actuellement, Traackr compte plus de 150 clients, dont plusieurs se retrouvent dans la liste Fortune 500 ; Hill & Knowlton, Edelman, JP Morgan Chase, Delta Airlines, Paramount et plusieurs autres. L'entreprise a le vent dans les voiles, et vient de compléter une nouvelle ronde de financement de 1,5$ millions. Après avoir participé comme bêta-testeur, pendant plusieurs semaines, avec l’équipe de Traackr (Liane Blanchette, Evy Wilkins et Nicolas Chabot, que je remercie pour leur aimable collaboration), pour tenter d'améliorer la qualité de l'outil, je le recommande fortement aux professionnels des communications et des entreprises.

Tout comme le suggèrent les auteurs ontariens, Danny Brown et Sam Fiorella, dans le «Hangout» vidéo réalisé avec  Pierre-Loïc Assayag (co-fondateur) et Evy Wilkins (VP Marketing) : Why Platforms Like Traackr Are Leading The Future of Influence Marketing.)

En attendant la publication d'un nouveau billet, je vous invite à consulter et commenter les deux nouvelles listes TOP 25 des blogueurs/curateurs Marketing Web/Médias sociaux créées avec l'outil de Traackr : 

TOP 25 – Marketing Web/Médias sociaux (Québec) 

TOP 25 – Marketing Web/Médias sociaux (Europe francophone)

Quelle est votre opinion sur cet article? Exprimez votre point de vue, et participez à la discussion sur le marketing d'influence dans les médias sociaux. N'hésitez pas à commenter, et à partager dans votre réseau. 


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Marketing d’influence : L’impact stratégique des listes d’influenceurs

posted by Raymond Morin on Lundi, janvier 14th 2013

La petite histoire des TOP listes 

De toute l'histoire du marketing, l'impact populaire des TOP listes a eu un effet viral indéniable sur les clientèles, et s'est avéré un outil incontournable. Au cours du dernier siècle, la plupart des grands marchés de la culture et des médias électroniques se sont érigés en empires industriels, justement, sur la base de listes et de palmarès. 

 Et, si c'est l’industrie de la musique qui a donné naissance aux premiers palmarès populaires, le phénomène des TOP listes ne lui est pas resté unique longtemps. Le cinéma et ses résultats de box-offices, et la littérature avec ses listes de best-sellers, ont vite emboîté le pas. Du coup, ces deux secteurs culturels se sont révélées parmi les grappes industrielles les plus fructueuses des années 40-50. Quelques années plus tard, les nouveaux mass-médias, comme la radio et la télévision, sont également entrés dans la danse des palmarès avec les résultats de sondages BBM. 

Pour chacune de ces nouvelles industries du XX ième siècle, les palmarès et les listes d'influenceurs ont joués un rôle déterminant dans la réussite commerciale des entreprises, et l'essor économique de leur industrie. Ces TOP listes sont vite devenues extrêmement populaires auprès du public-consommateur (qui pouvait alors plus facilement faire son choix), et se sont aussitôt révélées des outils incontournables pour les marques à cause de leur effet hautement viral. 

La naissance de l'empire du magazine Billboard

Au tournant du siècle, le magazine Billboard se concentrait sur des palmarès d’achalandage des activités du Bailey and Ringling Bros. Circus qui se déployaient à travers tout le pays. D’une ville à l’autre, ces palmarès servaient uniquement de levier promotionnel pour les ventes de billets. Mais, on s’est vite rendu compte que l’attrait de ces listes auprès du grand public pouvait également servir de moteur pour d’autres secteurs d’activités.

En même temps, avec l’invention du gramophone et de la radio, la musique devint rapidement très populaire, et dès les années 20, avec les premières émissions populaires de Radiola en France, et de KDKA à Washington, aux USA, le magazine Billboard prit le virage musical qu’on lui connaît encore aujourd’hui. C’est finalement en 1936 que le magazine américain introduisit son premier «Hit-Parade», suivi du «Music Popularity» au début des années 40. Plus tard, en pleine heure de gloire d’Elvis, le Billboard publia enfin ses «Top Charts» avec les ventes de 45-tours et de fréquence radio. (source : Wikipédia)

En 2013, le magazine Billboard se déploie largement sur le Web, et continue d’être une source inépuisable de contenus, et un levier stratégique majeur pour l'industrie de la musique partout dans le monde. 

Les TOP listes: une voie d'avenir pour le marketing d'influence ?

Depuis quelques années, certaines entreprises comme Klout, PeerIndex, Empire Avenue et Kred, proposent des outils de mesure d'influence dans les médias sociaux qui soulèvent encore beaucoup de controverses. 

Chacun de ces outils (disponibles gratuitement sur le Web)offre des applications qui lui sont spécifiques, et qui permettent d'établir une certaine échelle de mesure pouvant correspondre aux besoins des entreprises et des professionnels. Selon les objectifs d'une campagne, ils présentent différents avantages, mais aucun des algorithmes proposés ne répond tout à fait aux attentes. 

En même temps, on a vu émerger d'autres joueurs, comme Traackr, Appinions, et eValue (de la firme montréalaise PartaDialogue), qui proposent de nouvelles approches. En se basant sur de nouvelles métriques, davantage axées sur l'analyse des contenus et de l'engagement des utilisateurs, ces nouvelles startups, ces nouveaux outils permettent d'identifier les influenceurs selon la valeur, la résonance et la pertinence des contenus par thématiques. De l'avis de plusieurs spécialistes, ces nouveaux outils et leurs TOP listes marqueront la prochaine avancée majeure du marketing d'influence.

Aujourd'hui, les marketeurs et les agences commencent peu à peu à réaliser tout le potentiel commercial des TOP listes. Les outils de mesure d'influence comme Klout, PeerIndex et Kred l'ont vite compris, en offrant des applications permettant de monter des listes d'influenceurs. Tout comme Shyam Subramanyan et Nick Kellett, deux entrepreneurs de Silicone Valley, qui ont lancé List.ly en mars 2011, un site entièrement dédié aux amateurs de listes sociales.  

En 2013, la nouvelle science du marketing continuera d'évoluer, et ces outils s'amélioreront. Leurs équipes de développeurs plancheront sur de nouvelles fonctionnalités qui augmenteront considérablement leur valeur aux yeux des professionnels du Web. Ils gagneront peu à peu la confiance des influenceurs en peaufinant leurs algorithmes. Et, les listes d'influenceurs se révèleront de plus en plus populaires auprès des professionnels et des entreprises parce qu'elles permettront enfin d'établir un lien direct avec les véritables influenceurs des médias sociaux, et leurs contenus; les utilisateurs de première ligne.

 

Qu’en pensez-vous ? Croyez-vous que les listes-palmarès peuvent effectivement constituer des leviers stratégiques pour les professionnels du Web et les entreprises ? Ou craignez-vous qu'elles contribuent à la naissance d'un star-système inutile et inadéquat dans l'univers des médias sociaux?

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2013 – L’année du marketing d’influence et de la Génération C

posted by Raymond Morin on Lundi, décembre 17th 2012

L’heure des bilans

Personne ne peut prédire l'avenir ; ni les scientifiques, ni même les Mayas, qui ont pourtant inventé le langage de calcul binaire. À l’aube de 2013, une seule certitude persiste ; notre vie numérique continuera de s’accélérer.

Heureusement, la période des Fêtes nous impose une pause. Ça nous permet de faire le bilan de l’année qui s’achève, et d’en tirer les leçons qui s’imposent pour celle qui s’annonce. À ce chapitre, l’omniprésence des nouvelles technologies mobiles et des médias sociaux, et leur impact grandissant sur tous les aspects de notre vie, furent certes l’un des points marquants de l’année. 

Le début du règne de la Génération C

 À l’ère numérique, Internet et les médias sociaux ne peuvent plus être considérés comme des phénomènes passagers et sans conséquences.  Au cours des derniers mois, le formidable pouvoir de diffusion du Web a joué un rôle clé dans plusieurs changements majeurs de la société, tant au niveau social que politique et économique. L’évolution des nouvelles technologies mobiles a accéléré le processus de transformation de notre société de consommation.

D’utilisateurs passifs, et jusqu’alors plutôt ludiques, les consommateurs branchés de la Génération C ont vite réalisé le pouvoir d’influence qu’ils peuvent dorénavant exercer à travers les médias sociaux. Tout au long de l’année, on a observé une plus grande maturité s’installer chez les utilisateurs. Ils sont parvenus à s’imposer comme des consomm’acteurs, exigeant de s’impliquer dans tous les aspects de la chaîne.

Les organisations et les entreprises commencent à reconnaître l’importance de ces changements, et à intégrer les nouvelles technologies d’Internet et des médias sociaux dans leurs opérations de communications et de marketing. Les professionnels de plusieurs secteurs se tournent désormais vers les réseaux sociaux pour rejoindre leur clientèle. 

Aussi, en 2013, on peut s’attendre à connaître une nouvelle révolution du e-commerce, marquée par le début d’une nouvelle ère ; celle du marketing d’influence et de la Génération C.

13 tendances majeures qui annoncent l’ère du marketing d’influence

En 2012, plusieurs changements importants ont été observés dans l’industrie naissante des médias sociaux. Des tendances qui ont émergées rapidement, suivant l’évolution accélérée des technologies mobiles et des applications qui se sont multipliées. Les consommateurs branchés se sont aussi vite emparés de ces nouveaux outils pour installer leur nouveau pouvoir d’influence.

Parmi toutes ces tendances fortes, qui ont émergées durant l’année, l’importance qu’a occupé le marketing d’influence dans les médias sociaux est déterminante, et marquera une nouvelle ère du marketing Web. Voici 13 tendances majeures du marketing d’influence qu’il faudra surveiller en 2013, tant du côté des consommacteurs (prosumers) que des marques et des entreprises :

 1 – Le règne des consommateurs branchés de la Génération C se confirme. Au cours des prochains mois, le pouvoir d’influence qu’exerce la nouvelle Génération C va s’imposer dans l’économie d’Internet, et changer radicalement la façon de faire des affaires. (voir aussi sur WindMill Networking : Generation C : Prosumers and Maturialism.)

2 – Le marketing d’influence s’inscrit de plus en plus dans les budgets d’entreprises. Les marketeurs et les chefs d’entreprises (CEO) commencent à comprendre l’impact des nouveaux influenceurs de la Générations C, et intègreront davantage ce volet dans leurs campagnes de marketing. (voir BusinessesGrow : Six Hot Trends in Social Influence Marketing)

3 – Les marketeurs recrutent les ambassadeurs chez les utilisateurs. Les marques recherchent dorénavant de nouvelles façons d’engager les utilisateurs de première ligne (Power Users) dans leurs campagnes pour en faire des ambassadeurs. En 2013, la notion d’ambassadeurs vs influenceurs continuera d’alimenter le débat. (voir aussi sur WindMill Networking : Social Media Influencers vs Ambassadors. What Is Their True Value?)

 4 – Après les «mamans blogueuses», voici les «marraines professionnelles sans enfants». Après les «mamans blogueuses», qui ont grandement influencés les entreprises au cours des dernières années, voici venir les «marraines professionnelles sans enfants» (PANK), indépendantes, branchées et fortunées. (Voir Savvy Auntie : Professional Aunt No Kids)

5 – L’Internet de l’objet et les technologies mobiles favorisent l’offre personnalisée. Les consommateurs branchés de la Génération C prennent encore plus d’importance avec le phénomène de l’Internet de l’objet et des technologies mobiles, qui permettent d’enregistrer tout ce qu’un utilisateur fait. De cette manière, l’évolution des technologies de géolocalisation et du paiement mobile favorisera l’offre personnalisée des commerçants. (voir RF1 – L’internet des objets – Le nouvel eldorado du numérique)

6 – Les entreprises et les professionnels adoptent le rôle d’éditeurs de contenus Web. Grâce aux nouvelles technologies de diffusion et d’automation, les entreprises intègrent mieux les différentes stratégies de marketing de contenus, et adoptent plus facilement le rôle d’éditeur de contenus Web qui leur permet de s’affirmer dans les réseaux sociaux. En 2013, on verra l’émergence d’une nouveau métier ; celui de chef des contenus (Chief Content Officer) (voir aussi sur Virage 2.0 : Curation de contenus – Penser comme un éditeur Web)

 7 – La notion de partage s’impose dans la nouvelle économie des médias sociaux. Parallèlement, l’influence de la Génération C force aussi une nouvelle approche plus sociale des entreprises, basée sur des valeurs plus équitables de partage. La consommation responsable, l’échange équitable et le financement social s’inscrivent dans les nouvelles habitudes des consommateurs. Dans cette nouvelle économie non-marchande, les entreprises devront dorénavant apprendre à donner avant de recevoir. (voir The Week : The Sharing Economy – The Next Big Business Trend)

8 – Les marques apprivoisent les médias sociaux, et se tournent davantage vers leur service à la clientèle. Les entreprises maîtrisent plus facilement les nouvelles technologies d’Internet et des médias sociaux, et comprennent mieux leur position face à la Génération C des consommateurs branchés. Pour assurer leur leadership, ils visent l’amélioration de leur système de gestion du service à la clientèle (Customer Relationship Management System). (voir aussi sur WindMill Networking : Generation C – Where The Customer Finally Becomes The King)

9 – Des récompenses offertes aux utilisateurs en puissance (Power Users). Pour susciter l’engagement des influenceurs, les entreprises invitent désormais les utilisateurs en puissance à devenir des consommateurs de première ligne (presumers), en leur offrant des récompenses pour leur contribution. Avec les programmes de Klout (et Wahooly), ce phénomène prendra encore plus d’ampleur en 2013. (Voir Venture Beat : How Wahooly (and Klout) Are Going To Turn Your Klout Score in Cash…)

10 – Le score social se révèle un critère de recrutement et d’embauche pour les DRH et les universités. L’influence dans les médias sociaux, et le score social, deviennent de nouveaux critères de recrutement et d’embauche pour les DRH des grandes marques. La nouvelle science du marketing d’influence commence à être enseignée dans les universités, et le score social deviendra la nouvelle monnaie d’échange des médias sociaux. (voir BusinessesGrow : Florida State University Class Using Klout to Determine Student Grades)

 11 – Les outils de mesure d’influence ciblent l’engagement des utilisateurs. Avec de nouveaux outils comme Traackr, et Appinions, les outils de mesure d’influence dans les médias sociaux s’affûtent, et ciblent désormais l’engagement et l’influence contextuelle des utilisateurs. Les principaux joueurs emboîtent le pas, et placent les contenus des utilisateurs à l’avant-plan. (voir Appinions : Influence Marketing News – Don’t Take This Out Of Context)

12 – Les TOP listes d’influenceurs prennent de la valeur pour les marketeurs.  Parce qu’elles permettent d’identifier plus précisément les influenceurs, selon des secteurs d’activités spécifiques, les TOP listes s’avèrent de plus en plus populaires auprès des marketeurs. Les listes ciblées se révèleront le St-Graal des marques qui n’hésiteront pas à les monnayer. (voir aussi sur Virage 2.0 : Social Media Billboard – Des listes d’influenceurs par secteurs)

13 – Gagner la confiance des utilisateurs : l’enjeu majeur des entreprises. Les organisations et les marques accordent une plus grande importance à leur e-réputation, et apprendront à mieux gérer les situations de crise dans les médias sociaux, tout en faisant preuve de plus de transparence. Les entreprises réalisent que les marques ne leur appartiennent plus, et que la confiance des utilisateurs se révèle leur principal enjeu pour les prochains mois. (voir TED : Rachel Botsman – The Currency of the New Economy Is Trust)

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que le marketing d’influence annonce une ère nouvelle du marketing Web? Partagez votre opinion et commentez cet article.

Lire aussi :

Sur WindMill Networking :

The Future of Social Media in 2013 : Six Points to Consider, par Jessica Rogers

Three Trends To Consider for Your 2013 Video Strategy, par Jayson Duncan

Social Media for IT Professionals : 7 Trends To Follow, par Neal Schaffer

Sur WebMetricsGuru :

2013 Predictions And Heralding in Imminent Change, par Marshall Sponder

Sur SmartInsights :

Digital Marketing Trends 2013, par Dave Chaffey

Sur B2B Marketing Insider :

The 2013 Marketing Predictions Post : Content Marketing and Social Business, par Michael Brenner

Sur Business2Community :

25 Marketing Predictions for 2013 from Exact Target (Infographic), par Kyle Lacy

Sur iMEDIA Connection :

Social Media Takes Flight in 2013 : 13 Trends (Infographic), par Winnie Brignac Hart

 

 

 

 

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Génération C : l’utilisateur devient le nouveau ROI

posted by Raymond Morin on Jeudi, octobre 18th 2012

L'ère du consomm'acteur!

À l’ère des médias sociaux, et de la socialisation des organisations, le client s’avère plus que jamais le ROI. Tandis que l’accès aux nouvelles technologies et l’économie d’abondance favorisent les consommateurs en ligne, les marques s’efforcent de trouver de nouvelles façons d’établir une nouvelle relation de confiance avec leurs clientèles. Ils doivent apprendre à échanger et communiquer plus ouvertement avec eux, et à les impliquer davantage dans le processus. 

Le pouvoir des contenus générés par les utilisateurs

Parce qu’ils constituent les utilisateurs de première ligne, leur influence sur les autres représente un enjeu majeur pour les entreprises. Ils peuvent se révéler les meilleurs ambassadeurs, comme les pires détracteurs. Les entreprises doivent donc intégrer des nouvelles notions de marketing d’influence et de recommandations dans leur stratégie, et placer les utilisateurs au centre de leurs principales priorités. Car, ces nouveaux consommateurs-utilisateurs, qu’on appelle désormais la Génération C, représentent à coup sûr leur meilleur retour sur l’investissement. (À consulter : Socially Devoted To You – What’s The ROI of Being Attentive To Your Customers, une infographie de DemandForce/ColumnFive, via le site de mon ami espagnol Alfredo Vela Zancada – TICS y formacion)

Pour bien saisir l’impact de ces nouveaux influenceurs, il suffit de penser au formidable pouvoir des contenus qu’il génèrent et diffusent quotidiennement sur les réseaux sociaux. Selon les plus récentes études, plus de 90% des consommateurs se fient désormais aux recommandations émises par leurs amis ou leur famille avant d’acheter. La publicité traditionnelle n’a plus guère d’impact réel sur eux. Les contenus générés par les utilisateurs et le marketing de recommandations se trouvent dorénavant au cœur d’une nouvelle culture d’entreprises, une nouvelle manière de faire des affaires dictée par les nouveaux consommateurs branchés. 

C’est ce que l’équipe du TrendWatching a voulut démontrer en 2004, en introduisant une vaste étude axée sur les comportements des nouveaux consommateurs. Depuis, le magazine américain, continue de publier son rapport annuel des grandes tendances de consommation de la nouvelle Génération C.

Génération C : Des baby-boomers à la génération Z !

En 2012, en pleine effervescence des médias sociaux, ce serait cependant une erreur de se limiter à la génération Y. Aujourd’hui, les nouveaux consommateurs branchés de la Génération C se retrouvent parmi toutes les couches de la société, et sont actifs dans chaque groupe d’âge. Des baby-boomers, qui gardent contact avec leurs proches et prolongent leur carrière, aux générations X et Y qui s’en servent désormais au boulot, ou la nouvelle génération Z, dont une première cohorte vient de débarquer sur le marché du travail, chaque utilisateur trouve désormais son compte à travers les réseaux sociaux. Et, dans moins de 15 ans, il y aura la génération Alpha pour prendre la relève, revendiquant à son tour ses propres règles du jeu.

Au cours du dernier siècle, la sociologie a beaucoup évolué. Les cycles générationnels se sont forcément adaptés à l’évolution accélérée de notre société technologique, et les générations se renouvèlent plus rapidement. En 2012, les femmes repoussent leur première naissance dans la trentaine pour donner un meilleur élan à leur carrière. La sociologie générationnelle conventionnelle (basée sur la période moyenne de reproduction – 16 à 18 ans) de Mannheim a depuis cédé la place à une approche axée davantage sur les comportements de consommation.

Aujourd’hui, chaque nouveau consommateur-utilisateur de la Génération C, de 15 à 75 ans, représente un enjeu important pour les entreprises. Ce qui les relie, c’est la façon d’utiliser les nouvelles technologies et les réseaux sociaux pour satisfaire leurs besoins. (À lire aussi sur ce site : L'influence dans les médias sociaux : le pouvoir de la Génération C

Contenus + consommation = consomm’action

Si elles veulent rejoindre ces nouveaux influenceurs, et se positionner à leur tour comme des leaders auprès des nouvelles clientèles, les organisations doivent chercher à mieux comprendre ce qui motive chacun dans sa recherche et son processus d’acquisition. Ils doivent être à l’écoute, et leur donner la parole. 

Fort conscients du pouvoir que leur apportent les nouvelles technologies et les médias sociaux, les nouveaux consommateurs de la Génération C profitent de cette position de force pour revendiquer une influence toujours plus grande. En s’exprimant sur leurs expériences, ils tiennent à ce qu’on les écoutent, et réclament un rôle plus actif dans le processus commercial. C’est le règne des nouveaux consomm’acteurs qui s’amorce.

Pour répondre aux nouvelles attentes de la Génération C, les marques et les entreprises doivent donc leur offrir davantage, et miser sur la qualité et la valeur ajoutée d’une expérience complète et enrichissante. En 2013, les entreprises sont condamnées à l’excellence. De l’expérience à la livraison, de la consommation jusqu’au service après vente, tous les aspects doivent correspondre aux nouvelles exigences des utilisateurs.

Et, dans quelques années, les entreprises encore actives sur le Web social réaliseront que la satisfaction du client/utilisateur s’avère finalement leur meilleur retour sur l’investissement.  Avec l’arrivée en force de la nouvelle Génération C, le client redevient le ROI du village.

Qu’en pensez-vous ? L’avenir des entreprises dans les médias sociaux repose-t-il sur la Génération C ? Commentez cet article, et partagez votre opinion sur le sujet avec nos lecteurs.

À venir dans cette nouvelle colonne sur la Génération C : Les 7 types de consommateurs branchés.

 

 

 

 

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Le marketing d’influence : une nouvelle science à développer!

posted by Raymond Morin on Mardi, août 14th 2012

Une place toujours plus grande à trouver pour les utilisateurs

Depuis 2009, et l’émergence fulgurante de Klout, la notion d’influence a beaucoup évolué. L’approche des «early adopters» est aussi vite passée d’une analyse quantitative (comme Klout et les autres outils de mesures actuellement accessibles) vers des métriques plus qualitatives (basées davantage sur les réalisations). Du coup, l’importance du «score social» a prit beaucoup moins d’importance dans le débat, et l’intérêt s’est aussitôt tourné vers la recommandation des ambassadeurs, qui représente une plus grande valeur pour les marques (lire : Influenceurs ou ambassadeurs – Quelle est la vraie valeur ?).

Or, à l’aube de nouvelles modifications dans l’algorithme de Klout, qui affecteront probablement le «score» de la plupart des influenceurs de l’heure (donc leur rapport avec les marques), on peut s’attendre à ce que les utilisateurs occupent une place encore plus importante dans l’échiquier.

Six grandes tendances du marketing d’influence sociale

Mark Schaefer à Fox News La science du marketing d’influence dans les médias sociaux continue d’évoluer. Et, l’attention des observateurs se tourne désormais vers de nouvelles métriques, davantage axées sur les réelles valeurs d’influence comme l’engagement et la confiance des utilisateurs. Dans un récent billet sur BusinessesGrow.com : Six Hot Trends In Social Marketing Influence, Mark Schaefer décrit six grandes tendances observées à travers les médias sociaux :

1 – La notion d’influence dans les médias sociaux sort enfin du stade expérimental, pour s’inscrire progressivement dans les budgets de campagnes de marketing des agences.

2 – L’influence sociale descend dans la rue ; les petites entreprises et les commerçants profitent enfin des programmes de récompenses et de fidélisation mis en place (perks) par les outils de mesure.

3 – Le marketing d’influence reste encore une toute nouvelle science, mais il prendra de plus en plus de place dans les préoccupations des professionnels, qui continueront de débattre et d’échanger sur les meilleures pratiques.

4 – Les outils de mesure tendent à intégrer davantage les recommandations des pairs parmi leurs métriques, et cherchent encore le moyen de faire passer ces échanges et interactions en ligne vers une conversion de consommateur

5 – De nouveaux outils de mesure (comme Appinions, de l’Université Cornell) placent dorénavant l’influence dans les médias sociaux en contexte, et se tournent vers des métriques d’analyse des sentiments des utilisateurs.

6 – De plus en plus d’entreprises intègrent désormais les mesures d’influence à l’interne, notamment pour récompenser les meilleurs ambassadeurs de la marque parmi leurs employés (comme PepsiCo).

Six tendances majeures observées dans l’industrie par les experts, et qui démontrent bien que le marketing d’influence prendra de plus en plus d’importance dans les stratégies des marques et des agences.

Huit étapes pour (re)gagner la confiance de la nouvelle Génération C

Cependant, dans le contexte actuel des médias sociaux, il faudra également suivre de près l’impact grandissant des nouveaux consommateurs branchés de la Génération C. (lire La Génération C – Le pouvoir des utilisateurs).

Profitant allègrement du formidable pouvoir viral de leurs recommandations pour imposer de nouvelles règles économiques, les utilisateurs de la Génération C obligent désormais les marques à adopter de nouvelles approches plus sociales que commerciales. Ils se révèlent en quelques sortes les véritables influenceurs des médias sociaux.

Dorénavant, pour obtenir l’engagement de ces nouveaux consomm’acteurs, les entreprises et les commerçants doivent d’abord gagner (ou regagner) leur confiance. Dans une infographie relayée par @DR4WARD (Dr. William J. Ward) sur son blogue, Mark Smiciklas (Intersection1, à Vancouver) rappelle les 8 étapes incontournables pour bâtir (ou rebâtir) la confiance de son réseau : The Path of Building Online Trust – 8 Steps to Build Social and Online Trust :

1 – Communiquez honnêtement et admettez vos erreurs.

2 – N’utilisez jamais les informations personnelles de vos interlocuteurs.

3 -  Ne brisez jamais les engagements que vous prenez.

4 – Assurez vous de répondre rapidement à toute situation.

5 – Faites preuve d’intégrité dans votre approche.

6 – Démontrez une éthique irréprochable dans votre marketing.

7 – Adoptez une charte d’utilisation ouverte et transparente.

8 – Instaurez un historique d’actions positives avec vos abonnés.

Huit étapes simples, mais inéluctables, que les entrepreneurs devront apprendre à mettre en pratique pour (re)gagner la confiance des consommateurs en ligne.

Que pensez-vous de cet article? Participez au débat, et partagez votre opinion. Quelles tendances prendra la nouvelle science du marketing d’influence ? Ces huit règles suffisent-elles à (re)bâtir la confiance des consommateurs ? Faites-nous connaître vos idées à ce sujet.


 

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Influenceurs vs ambassadeurs ?

posted by Raymond Morin on Vendredi, juillet 13th 2012

Influenceurs vs ambassadeurs?  Quelle est la vraie valeur?

À l’heure où les plus importants réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Google+, et Pinterest) s’apprêtent à entreprendre le virage du e-commerce, le marketing d’influence se révèle plus que jamais un enjeu majeur pour les entreprises. La publicité traditionnelle n’a plus guère d’impact sur l’acte d’achat, et le «bouche-à-oreille» et les recommandations des pairs (P2P) s’imposent désormais comme les nouveaux barèmes des consommateurs branchés de la Génération C.

Les marques réalisent que pour rejoindre à nouveau leur clientèle, ils doivent changer leur fusil d’épaule et adopter une approche plus «sociale», avant de faire la promotion de leurs produits et services. Les agences de marketing reconnaissent désormais l’impact des influenceurs des médias sociaux, et cherchent par tous les moyens à les intégrer dans leurs stratégies.

Toutefois, les experts sont de plus en plus nombreux à se questionner sur la monétisation de l’influence. Les outils de mesure de l’influence dans les médias sociaux continuent de soulever la controverse, et les influenceurs préfèrent se voir plutôt comme des ambassadeurs. Et, ce n’est pas qu’une question de rhétorique.

(À lire : Social Media Influence : Understanding the new Generation C – Ambassadors or Sponsors ?)

Qui sont les ambassadeurs?

Même s’ils ne rejoignent pas un auditoire aussi large que les influenceurs réputés des médias sociaux, les spécialistes du marketing numérique commencent à réaliser que les ambassadeurs représentent peut-être une plus grande valeur pour les marques. Contrairement aux influenceurs, leurs interventions sont gratuites et spontanées, donc plus authentiques et dignes de confiance aux yeux des autres utilisateurs.

C’est ce qui ressort notamment d’une recherche menée par le Dr. Kathleen R. Ferris-Costa, du College of Business Administration de l’Université du Rhode Island. Une étude analysée dans le «Field Guide to Brand Advocates» de l’agence BzzAgent, et reproduite dans l’infographie : Who Brand Advocates Are and Why They Rock).

Selon cette étude, les ambassadeurs commentent spontanément et régulièrement de 10 à 15 marques par semaine, et rejoignent souvent jusqu’à 500 abonnés dans les réseaux sociaux. Ils publient jusqu’à deux fois plus de contenus (commentaires, revues, recommandations, «like», etc.) sur les marques que les entreprises elles-mêmes avec leurs outils de communication. Les trois-quarts n’hésiteront pas à partager une bonne expérience de marque, plus particulièrement pour des produits personnels, ou des produits pour les enfants ou la maison.

Une autre étude (et une infographie), celle-là de l’agence Zuberance : Three Surprising Facts About Brand Advocates détaille encore davantage les secteurs où les ambassadeurs sont les plus actifs : près du quart commentent des produits technologiques, 15% des restaurants, 14% des événements de divertissement, et plus du deux tiers (67%) vont recommander autant des produits de consommation que des services professionnels.

Qu’est-ce qui motive leur engagement ?

Les ambassadeurs ont un impact naturel sur les consommateurs parce qu’ils sont indépendants, donc plus authentiques. Selon l’étude du Dr. Ferris-Costa, les véritables ambassadeurs sont d’abord motivés par l’opportunité de contribuer à leur communauté en apportant des informations pertinentes. En commentant les marques, les ambassadeurs valorisent d'abord leur relation avec leur communauté, et leur positionnement comme consomm'acteurs influents du Web (social consumers). Ces super-utilisateurs tiennent donc à ce que leur expertise soit reconnue et que leur voix soit entendue par les entreprises. Et, pour s'assurer de remplir efficacement ce rôle auprès de leur communauté, ils défendent leur intégrité ; à peine 1% des répondants de l'étude avouent avoir considérés les rétributions des compagnies au moment de leurs recommandations.

La motivation des ambassadeurs échappe au contrôle des agences de marketing. Bien qu'elle représente l'influence la plus directe sur la consommation, elle ne saurait être monnayée ni commanditée. La vraie valeur de l'engagement (ou du désagengement) des ambassadeurs repose justement sur leur indépendance, sur leur authenticité. Les entreprises doivent donc cesser d'y chercher à tout prix une valeur de ROI. Et, comprendre plutôt qu'en devenant plus «sociales», en écoutant et en considérant leurs «fans» comme autant de VIP, elles ont beaucoup plus à gagner. 

Au cours des dix dernières années, avec l'émergence des réseaux sociaux, on a vu disparaître plusieurs marques majeures qui n'ont pas su s'adapter aux changements imposés par les nouveaux consommateurs. Certains observateurs prédisent déjà la mort de plusieurs autres grands labels réputés qui tardent depuis trop longtemps à prendre le virage du Web social. Et vous, qu'en pensez-vous? Les entreprises doivent-elles abandonner la valeur du ROI pour adopter celle des ambassadeurs?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qu'en pensez-vous? Êtes-vous d'accord? Partagez et commentez ce nouveau billet. 

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L’INFLUENCE DANS LES MÉDIAS SOCIAUX : LE POUVOIR DE LA GÉNÉRATION C

posted by Raymond Morin on Mercredi, mai 16th 2012

La Génération C : l’influence des utilisateurs

Pour bien saisir les enjeux de l’influence dans les médias sociaux, les entreprises et les organisations doivent d’abord chercher à mieux comprendre les motivations des utilisateurs. À l’ère des réseaux sociaux et de la mobilité, ces nouveaux utilisateurs d’Internet prennent les rênes d’un nouveau pouvoir économique ; celui de la Génération C.

Il ne s’agit pas d’une nouvelle génération basée sur l’âge, ou l’évolution démographique. Dans l’esprit du magazine Trendwatching (qui a lancé le concept de Génération C en 2004), il s’agit plutôt d’une nouvelle génération d’utilisateurs des réseaux sociaux et des technologies mobiles, de consommateurs branchés, qui profitent de ces outils pour revendiquer un rôle plus actif dans la chaine.

Bien qu’elle soit représentée en grande majorité par les natifs numériques (nés après 1994), la Génération C regroupe finalement toutes les générations. On y compte un très grand nombre d’utilisateurs parmi les Y (nés entre 1979 et 1994) et les X (nés entre 1963 et 1979). Et, les baby-boomers (nés entre 1945 et 1963) constituent le groupe d’âge qui affiche le plus haut taux d’adoption des médias sociaux au cours des dernières années (à ce sujet, lire mon billet sur @Locita : Génération C : Le moteur d’une nouvelle société)

Tous ces nouveaux consomm’acteurs attendent beaucoup plus de leur expérience d’achat. Ils exigent désormais que leur voix compte, et ils n’hésiteront pas à partager leur avis ou recommandations, bonnes ou mauvaises, pour faire valoir ce droit. En 2012, ce n’est plus l’entreprise qui contrôle son image de marque, mais le formidable pouvoir viral des recommandations de pairs-à-pairs (P2P) des utilisateurs.

L’utilisateur devient alors lui-même l’influenceur, influençant davantage la marque dans ses décisions qu’elle ne l’influence lui-même. En profitant de cette nouvelle influence, l’utilisateur prend un rôle plus important dans le processus. Dorénavant, le privilège de décider du niveau d’engagement lui revient.

À lire aussi :

·      Brian Solis : Meet Generation C : The Connected Consumer.

·      Mark McCrindle : The ABC of XYZ : Understanding the Global Generations

Influenceurs des médias sociaux : ambassadeurs ou commandités?

Aujourd’hui, les marques doivent donc susciter l’engagement des utilisateurs pour qu’ils deviennent finalement leurs ambassadeurs.  Dans un article publié à l’automne dernier dans Windmill Networking, Social Media Influencer Outreach Brand Ambassador : Case Study All Nippon Airways #Analax, Neal Schaffer présentait un très bon exemple avec son propre cas.  Plutôt que de se contenter d’une formule de «perks» ou de commandite, la compagnie aérienne japonaise lui avait plutôt proposé un plus haut niveau d’engagement. Une approche qui avait plu davantage à Neal qui préférait s’engager comme ambassadeur.

La notion d’influenceur dans les médias sociaux continue de soulever beaucoup de controverses. Dans le contexte des réseaux sociaux, ce n’est pas la définition de l’influence, comme celle de l’influenceur qui suscite un malaise. Ce n’est pourtant qu’une notion qui n’existe en réalité qu’en fonction de la confiance et de l’engagement que l’influencé lui accorde. L’influence dans les médias sociaux va toujours demeurer relative dans le temps, suivant le sujet traité et les canaux de diffusion utilisés. On doit donc aller au-delà du «score social» pour comprendre comment un influenceur se mérite la confiance de ses «followers».

Avec les nouveaux consomm’acteurs de la Génération C, la conversation doit être honnête et transparente. Pour accepter de se laisser influencer, l’utilisateur doit être réceptif  et se laisser communiquer la véritable passion qui doit animer l’influenceur pour qu’il devienne un ambassadeur. Il doit déjà avoir mérité la confiance de l’utilisateur, qui reconnaît alors sa crédibilité et son autorité. 

En optant pour la commandite, ou les programmes de «perks» des marques, les deux parties s’entendent alors sur un niveau d’engagements purement professionnels. L’influenceur accepte alors un rôle qui se rapproche davantage du mandat de porte-parole, d’amplificateur du message. Un rôle qui s’éloigne cependant de la conversation, et dont il doit aviser clairement ses «followers». Au risque de devenir lui-même l’influencé!

Lire aussi Michael Brito dans un récent article sur Edelman Digital : Shifting The Conversation From Influence to Advocacy

Le marketing d’influence, comme à l’époque du cinéma muet

J’adopte souvent cette métaphore de Mark Schaefer parce que je partage pleinement cette idée ; à l’heure actuelle, on ne peut que constater à quel point l’influence prend une importance considérable dans l’échiquier des médias sociaux. On ne peut qu’être fasciné devant ce qu’on découvre, et s’enthousiasmer face à ce que l’avenir nous réserve.

Cependant, la mesure et la compréhension de la nouvelle science du Web en sont encore à leurs premiers balbutiements. En ne mesurant que l’amplification et la résonance des messages d’un influenceur, les outils de mesure accessibles sur le Net n’évaluent qu’une partie de son capital social.

Mais, comme je l’écrivais dans un récent billet sur Virage 2.0 : «…ce n’est pas tant la valeur des métriques (de mesure) qui fait défaut, comme l’apprentissage des meilleures pratiques. Et, à ce niveau, tout reste encore à faire.» Comme à l’époque du cinéma muet, le meilleur (comme le pire) reste encore à venir!

 

 

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L’INFLUENCE DANS LES MÉDIAS SOCIAUX : LA CLÉ DES CONTENUS

posted by Raymond Morin on Lundi, avril 16th 2012

COMMENT N’IMPORTE QUI PEUT DEVENIR QUELQU’UN!

Aujourd’hui, le formidable pouvoir des médias sociaux repose désormais entre les mains des utilisateurs. Au cours de la dernière année, on l’a vu avec le Printemps Arabe et la place Tahir, et avec le mouvement Occupy Wall Street qui a vite pris une ampleur planétaire.  L’utilisateur des réseaux sociaux est devenu un acteur majeur des changements sociaux.

En 2009, en se servant de YouTube et des réseaux sociaux, le guitariste canadien David Carroll a fait trembler la compagnie aérienne United Airlines pour avoir cassé son instrument (Lire : The Power of One Voice At The Age of Social Media). Depuis, il n’y a pas une semaine sans qu’un utilisateur frustré ne force les entreprises à gérer de nouvelles crises. 

Comme l’écrivait Gérald Fillion, de Radio-Canada dans un récent blogue (en français) Pouvoir citoyen 2.0 : «Le pouvoir citoyen existe, et nous assistons aujourd’hui à une nouvelle incarnation de ce pouvoir : les médias sociaux.» Avec les outils du Web 2.0 et des médias sociaux, l’influence s’est démocratisée. N’importe quel utilisateur peut se démarquer et se révéler un influenceur dans son réseau.

LE NOUVEAU POUVOIR ÉCONOMIQUE DES INFLUENCEURS

Dans un contexte d’affaires, le pouvoir social de ces nouveaux influenceurs devient aussi économique. Conscient de l’impact qu’il peut avoir, le simple utilisateur devient un acteur majeur qui ne se contente plus du rôle de spectateur. Avant de devenir partie prenante, il exige désormais d’être écouté et de contribuer à enrichir l’expérience.

Dans la foulée, les plateformes sociales populaires comme Twitter, Facebook et YouTube ont créé un nouvel écosystème économique qui change complètement la notion d’influence. À l’ère des médias sociaux, ce ne sont plus les entreprises qui s’affichent dans l’espoir de vendre, mais les utilisateurs qui recherchent et trouvent les meilleures occasions.

Les marques se voient donc forcées de changer leur fusil d’épaule, et de réaligner leurs stratégies et leurs approches commerciales. Les techniques traditionnelles de publicité et de marketing n’ont plus la même emprise sur les consommateurs.  Une récente étude du cabinet Lightspeed Research révèle que près de trois consommateurs sur quatre (73%) se fient davantage aux recommandations de leurs pairs avant d’acheter.  Plus du tiers (37%) vont même changer d’idée suite à des critiques négatives d’autres consommateurs.

LE MARKETING D’INFLUENCE : UNE INDUSTRIE EN PLEIN ESSOR

Du coup, l’impact social et économique de ces nouveaux influenceurs du Web a engendré une nouvelle industrie en pleine croissance ; celle du marketing d’influence. Essentiellement basée sur des algorithmes qui calculent l’interaction et l’engagement en ligne suscités par les nouveaux influenceurs, cette nouvelle industrie florissante permet aux marques d’identifier les intervenants qui démontrent le plus fort impact sur leur audience.

 À l’instar des industries culturelles (cinéma, livre, musique) et des médias électroniques (radio, télévision), cette nouvelle industrie s’appuie sur des scores et des palmarès pour établir une certaine hiérarchie chez les influenceurs. Des compagnies comme Klout, PeerIndex, Kred et Empire Avenue (pour ne nommer que les plus importantes) proposent dorénavant des outils de mesure sophistiqués pour évaluer le capital social des nouveaux influenceurs du Web.

En leur offrant des récompenses (perks), les marques souhaitent qu’ils deviennent alors leur ambassadeur, pour rejoindre à nouveau leur clientèle. Cependant, en dressant des listes, et en proposant des classements qui entrainent une course à l’influence, ils détournent ainsi les nouveaux influenceurs de leur réelle valeur.

LA CURATION DE CONTENUS : LA CLÉ DE L’INFLUENCE 

Dans un récent blogue sur Intelegia : Les 9 indices de valeur des influenceurs du Web, j’écrivais que la clé de l’influence repose essentiellement sur la qualité et la pertinence des contenus proposés. Je le maintiens plus que jamais. Ce n’est qu’en apportant une valeur ajoutée au maelstrom des contenus diffusés sur le Web qu’un blogueur se révèle un influenceur pour son réseau.

Les influenceurs des médias sociaux proposent des contenus originaux et personnalisés, qui permettent aux lecteurs de reconnaître et d’apprécier, d’emblée, leur valeur unique.  Pour mériter la confiance que leurs lecteurs leur témoignent, ils doivent continuellement se questionner sur la pertinence et la réelle valeur de leurs contenus.

Dans le contexte actuel des médias sociaux, on doit donc intégrer la curation de contenus dans la notion d’influence. Comme le mentionnait Neal Schaffer en me proposant de me joindre à son équipe de blogueurs-invités sur The Windmill Networking, il faut toujours se demander si nos contenus valent la peine d’être partagés et relayés à nouveau. C’est ce que je m’efforcerai de faire avec cette nouvelle chronique.

À lire bientôt en anglais sur Windmill Networking.