Entreprendre le virage à l'ère numérique

Virage 3.0 Virage 3.0

marketing d’influence

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Quand l’identité numérique devient la marque de commerce

posted by Raymond Morin on mercredi, février 11th 2015

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par Raymond Morin

À l’automne dernier, une jeune finissante de l’ISCOM, à Paris, m’a sollicité pour l’aider à rédiger son mémoire sur le phénomène de l’influence dans les médias sociaux. Sa thématique m’a tout de suite interpellé parce qu’elle soulève de nouveaux paradigmes importants pour les professionnels et les entreprises qui doivent désormais développer leur ¨identité numérique¨ sur les réseaux sociaux : «Comment les influenceurs parviennent-ils à se positionner dans les médias sociaux au point de devenir eux-mêmes de véritables marques de commerce

Le ¨personal branding¨, un incontournable pour les professionnels 

stock-photo-personal-branding-in-word-collage-97813853Aujourd’hui, à l’ère numérique, développer une identité numérique forte et influente sur les réseaux sociaux s’avère essentiel et incontournable pour tous les professionnels actifs sur le Web, autant pour les travailleurs autonomes et les professionnels en agences, qui proposent des services professionnels, que pour les chefs de PME et les petits commerçants qui vendent des produits. Même les futur(e)s candidat(e)s à l’emploi, qui sont désormais recrutés dès le collège par les organisations, doivent intégrer la notion de e-réputation, et développer leur ¨personal branding¨. Read more…

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Génération Connectée – Une préface de Neal Schaffer

posted by Raymond Morin on lundi, janvier 19th 2015

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Par Neal Schaffer, CEO Maximize Social Business

Génération C(onnectée) - LivreLa notion dinfluence dans les médias sociaux est un sujet qui touche à la fois les marques qui veulent profiter de laspect viral que ces médias présentent, aussi bien que les consommateurs qui souhaitent que leur voix soit entendue, chacun cherchant à profiter pleinement de leur présence dans les réseaux sociaux. Dans un nouvel ouvrage fascinant, Raymond Morin aborde de front chacun de ces aspects pour aider les deux parties à mieux comprendre linfluence véritable des utilisateurs et examiner comment les entreprises peuvent exploiter ce phénomène dont l’avènement est dû à la popularité mondiale des médias sociaux.

Lorsque Raymond m’a demandé d’écrire la préface de son nouveau livre, j’ai été flatté. Ayant beaucoup de respect pour Raymond, je l’ai invité à collaborer à mon blogue Windmill Networking, comme blogueur « officiel », à la rubrique consacrée à l’influence dans les médias sociaux. Si je n’écris ou ne blogue pas exclusivement sur un sujet spécifique, l’influence des médias sociaux est un sujet qui me fascine en tant que spécialiste du marketing social tout autant qu’il fascine les clients et les lecteurs avec qui j’ai des échanges.

LA PERSPECTIVE DES MARQUES

Que vous soyez dans le secteur du B2C ou B2B, la situation est claire: 90% des spécialistes du marketing prennent désormais en compte l’importance des médias sociaux dans leurs campagnes[1]. Aussitôt qu’elles s’embarquent dans une campagne de sensibilisation à l’influence dans les médias sociaux, les personnes qui exercent une influence sur les médias sociaux deviennent le « graal » que les marques cherchent à dénicher pour les aider à amplifier leur message. Après tout, si vous êtes dans les affaires, vous voulez non seulement que votre message soit entendu à travers les réseaux sociaux, mais pourquoi pas non plus profiter de l’aspect multiplicateur que présentent ces utilisateurs influents qui sont appelés à partager votre message dans leurs réseaux ?

Maximize-Your-Social-Revision.min_La notion d’utiliser des « personnes influentes » n’est pas nouvelle. La volonté de profiter du phénomène du «bouche-à-oreille» et de fournir des incitatifs aux recommandations des clients existait bien avant que les médias sociaux n’entrent en jeu. Aujourd’hui, les médias sociaux accélèrent leur impact. Quoi qu’il en soit, aucun client n’a la même valeur, et certains se révèlent plus influents en ligne que d’autres, et c’est ainsi qu’ils influencent davantage de personnes à acheter le même produit ou service. Si ce concept existait avant les médias sociaux, aujourd’hui il est possible de déterminer ceux qui peuvent être les plus susceptibles de recommander votre entreprise à un public plus large ou à des réseaux de consommateurs potentiels plus étendus. Si vous voulez monter un plan de marketing qui propose des incitations ou des rabais aux consommateurs en contrepartie de recommandations, vous voudrez vous assurer qu’ils introduisent votre produit aux groupes de personnes les plus pertinentes, spécialement à celles qui peuvent représenter la valeur la plus considérable.

Alors, la question qui se pose : qui peut potentiellement être le plus influent pour la marque ? Évidemment, la réponse diffère d’une entreprise à l’autre parce que l’objectif démographique de deux entreprises différentes varie en fonction de plusieurs facteurs. Les agences sont passées à la vitesse supérieure et proposent diverses recherches sur les personnes influentes pour aider les marques à trouver et à identifier les personnes influentes idéales, mais cette démarche apporte plus de questions que de réponses.

1) Un vaste auditoire dans les médias sociaux est-il synonyme d’une plus grande influence ?

J’ai moi-même aidé certaines entreprises à faire des recherches sur les utilisateurs-cibles envisageables dans le cadre d’une campagne de sensibilisation de personnes d’influence et donc je parle ici de ma propre expérience. Un piège dans lequel on tombe souvent est tout simplement de choisir les utilisateurs de médias sociaux qui ont le plus de « followers » (autrement dit le plus d’adeptes) sur Twitter ou sur Facebook.

2) Quelle est la personnalité de ces personnes d’influence ? Comment collaboreront-elles ?

Avant de chercher à recruter les personnes d’influence dans les médias sociaux, on cherchait à convaincre les blogueurs. Le défi reste le même : comment influencer des individus, avec qui on n’entretient aucune relation personnelle, à parler positivement de sa marque ? Doit-on leur proposer certaines formes de compensations ? À quel coût ? Et, est-ce que la nature publique de cette relation commerciale ouverte ne vient pas diminuer la valeur de votre marque ? Les gens ne sont pas des statistiques et, pour les spécialistes du marketing, le défi est de déterminer les traits de personnalité de chaque utilisateur de médias sociaux et d’évaluer son potentiel de collaboration.

3) Le rôle de vos meilleurs ambassadeurs : vos clients et vos employés

Ce qui est particulier à propos de l’influence dans les médias sociaux est qu’elle relève de ceux qui vont éventuellement devenir les défenseurs de la marque. Mais, qu’en est-il de ceux qui sont déjà vos plus fidèles ambassadeurs, à savoir vos clients et vos employés ? Ne sont-ils pas déjà ceux qui parlent de votre entreprise, que ce soit en ligne ou hors-ligne ? J’ajouterai que n’importe quelle campagne axée sur l’influence dans les médias sociaux doit tenir compte des employés et des consommateurs satisfaits qui sont déjà les meilleurs ambassadeurs de votre marque.

Le livre de Raymond Morin est en ce sens important, car il aidera les entreprises à naviguer avec plus d’aisance dans cet espace difficile qu’est celui de la notion d’influence dans les médias sociaux, afin de prendre de meilleures décisions, tant pour collaborer avec les personnes influentes, que pour se révéler eux-mêmes en tant que parties influentes dans leur propre secteur. L’ouvrage de Raymond porte également un regard sur le nouveau paradigme des médias sociaux qui fait qu’aujourd’hui les consommateurs et les utilisateurs peuvent devenir à leur tour des personnes influentes.

LA PERSPECTIVE DES CONSOMMATEURS

goQ3EmH8Examinons maintenant l’envers de la médaille, celui de la quête de l’influence pour les utilisateurs. Les médias sociaux ont contribué à donner aux consommateurs un pouvoir qu’ils n’avaient pas auparavant. Il existe un nombre croissant d’utilisateurs des médias sociaux que, Lilach Bullock, notre collègue blogueuse sur Maximize Social Business, désigne comme étant les « voix » des médias sociaux[2]. Ce sont les utilisateurs qui passent le plus de temps sur les médias sociaux pour toutes sortes de raisons, et qui se font entendre régulièrement en tweetant, en relayant ou en bloguant. Parfois, ces « voix » parlent des produits et des services qu’ils aiment, ou raconte une mauvaise expérience. D’autres demandent l’avis de leurs abonnés sur certains produits ou services.

Très tôt en 2009, un certain incident, qui a fini par être publié dans le magazine Forbes[3], nous a donné un avant-goût de l’avenir. Il s’agissait d’une femme qui se plaignait de sa nouvelle machine à laver Maytag qu’elle venait d’acheter et dont les réparations n’en finissaient pas, même après plusieurs visites à domicile du réparateur. En dernier recours, après s’être débattue en vain avec le service clientèle, elle a demandé à la personne au bout du fil si elle n’avait jamais entendu parler de Twitter. Ni elle, ni sa supérieure, n’en avait entendu parler, et rapidement Heather Armstrong, connue sous le pseudonyme de @Dooce sur Twitter, a commencé à diffuser des messages négatifs concernant Maytag aux millions d’abonnés qu’elle avait sur Twitter. Le lendemain matin, un des patrons de Whirlpool, société-mère de Maytag, était au téléphone avec Heather Armstrong et le problème a été réglé sur le champ. Des incidents comme celui-là démontrent très clairement le nouveau pouvoir que les utilisateurs peuvent avoir s’ils décident de s’en servir. Cette tendance a contribué à l’émergence d’une nouvelle génération critique pour les entreprises: la génération C.

L’ÉMERGENCE DE LA GÉNÉRATION C

Une des notions sur laquelle Raymond Morin insiste beaucoup dans son ouvrage est celle de l’émergence de la génération C. Si une partie de son ouvrage explore comment les entreprises et les professionnels peuvent à la fois exploiter l’influence des utilisateurs, tout en se positionnant eux-mêmes parmi les acteurs influents sur leur propre secteur, les consommateurs, quant à eux, exercent un pouvoir d’influence indéniable à travers les réseaux sociaux. L’idée que n’importe quel utilisateur des médias sociaux peut devenir une personne influente prend de l’importance au fur et à mesure que cette nouvelle génération grossit en nombre et en influence. Aujourd’hui, ils ont le pouvoir de faire changer la façon dont les entreprises font des affaires. Ce livre fera le point sur l’émergence de cette nouvelle génération d’utilisateurs-consommateurs de la Génération C, et le pouvoir du marketing d’influence.

NEAL SCHAFFER

Président/CEO Maximize Social Business

[1] http://blog.hubspot.com/blog/tabid/6307/bid/11633/Social-Media-Important-to-90-of-Marketers-New-Data.aspx

[2] ttp://windmillnetworking.com/2012/06/21/secondary-customers-talkers-influencers-and-social-media-power-users/

[3] http://www.forbes.com/2009/09/02/twitter-dooce-maytag-markets-equities-whirlpool.html

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Génération Connectée – Le marketing d’influence à l’ère numérique

posted by Raymond Morin on lundi, janvier 19th 2015

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Par Raymond Morin 

IMG_0370C’est le titre de mon nouvel ouvrage qui vient de paraître aux Éditions Kawa, en France. Il s’agit de mon troisième livre sur le Web et les médias sociaux, et c’est celui dont je suis le plus fier. J’y ai consacré plus de quatre années de recherches et d’analyses, mais c’est le premier qui aura une portée internationale. Ça valait la peine.

Endossé par Neal Schaffer, qui m’a fait l’honneur de signer la préface, ce livre est officiellement présenté aux professionnels des médias sociaux aujourd’hui même, dans le cadre du Web2Business 2015, à Paris. Il paraîtra aussi en anglais au courant de l’année. Pour le moment, la version française est disponible en ligne sur le site des Éditions Kawa.

Le pouvoir d’influence de la Génération C dans les médias sociaux

Les consommateurs connectés sont devenus les acteurs d’une nouvelle économie, et l’influence qu’ils exercent sur les entreprises et les organisations se reflète aujourd’hui dans plusieurs facettes de la vie: de la culture aux loisirs, en passant par la famille, l’éducation et le travail. Ces nouveaux paradigmes font en sorte que les entreprises et les organisations doivent désormais adapter leurs stratégies de marketing, pour répondre aux nouvelles attentes de ces ¨consomm’acteurs¨ que l’on appellent désormais la Génération C.

Aujourd’hui, les ¨Enfants du Millénaire¨ se trouvent aux commandes de cette nouvelle génération de consommateurs ¨branchés¨, mais ils ne sont déjà plus les seuls à profiter de ce pouvoir d’influence sur les marques et les organisations. Au fur et à mesure que les autres générations (les migrants numériques; des baby-boomers à la Génération Y) complètent leur apprentissage numérique en apprivoisant les nouvelles technologies, ils viennent grossir les rangs des consommateurs ¨branchés¨ de la Génération C.

Profitant de ces outils de diffusion, et de l’impact du ¨bouche-à-oreille¨ et des recommandations de pair-à-pair, les consommateurs connectés peuvent se révéler à tout moment les meilleurs ambassadeurs, ou les pires détracteurs, selon la qualité de leur expérience avec la marque ou l’entreprise. Désormais, elles doivent intégrer de nouvelles notions de marketing d’influence dans leurs stratégies pour rejoindre les consommateurs.

Un nouvel ouvrage qui vient de paraître aux Éditions Kawa, en France

Logo-Kawa-Ed-quadri-pour-FB-300x200Destiné principalement aux professionnels et aux entrepreneurs, de tous les secteurs d’activités, qui cherchent une source de références fiables pour mieux comprendre les nouveaux enjeux de la société à l’ère numérique, ce nouvel ouvrage présente les multiples facettes du marketing d’influence dans les médias sociaux : de l’identité numérique, à la e-réputation en passant par le ¨personal branding¨ et l’¨egocasting¨. Et, comment les ¨consomm’acteurs¨ de la nouvelle Génération C sont finalement les premiers à en bénéficier.

Plus de quatre ans de gestation

Au début, en 2010, lorsque j’ai amorcé la rédaction de ce nouveau livre, je n’aurais jamais cru que j’allais y mettre autant de temps. Je venais de sortir mon 2ième ouvrage : ¨Comment entreprendre le virage 2.0¨, et j’avais déjà en tête d’écrire et de publier un nouveau guide sur le marketing d’influence dans les médias sociaux et la nouvelle Génération C des consommateurs connectés l’année même.

Parallèlement à mes occupations professionnelles, qui m’ont amenées à suivre de près l’évolution des entreprises et des organisations à travers leur passage à l’ère numérique, j’ai eu la chance d’observer de près l’évolution des nouvelles générations avec mes deux garçons nés au début des années 90. Et, dès que j’ai commencé à publier mes premier blogues sur le sujet, j’ai vite compris que je m’embarquais dans une démarche qui risquait de se révéler beaucoup plus complexe. Que le marketing d’influence dans les médias sociaux et la nouvelle génération des consommateurs connectés font finalement partie d’une nouvelle science qui relève davantage de la sociologie et de l’anthropologie que des technologies. À ce niveau, nous n’en sommes qu’aux premiers balbutiements, un peu comme le septième art à l’époque du cinéma muet, il y aura bientôt un siècle.

Avec l’émergence du World Wide Web, en 1993-1994, l’humanité est passée de l’ère industrielle à l’ère numérique à une vitesse accélérée. Rapidement, la société s’est retrouvée entrainée dans un maelstrom de nouvelles technologies, confrontée à une certaine forme de ¨darwinisme numérique¨ (comme l’appelle Brian Solis), où les technologies évoluent plus rapidement que nous sommes capables de l’assimiler. Aujourd’hui, nous devons intégrer l’innovation technologique dans notre mode de vie, et adopter les nouveaux paradigmes des natifs numériques pour mieux faire face aux enjeux qui nous attendent face à la Génération C. (lire aussi Comment la révolution des médias sociaux profite à la Génération C)

L’influence des consommateurs branchés en cinq chapitres

Dans le premier chapitre, je dresse d’abord un portrait global de la nouvelle génération des consommateurs dans les médias sociaux, celle qu’on nomme désormais la Génération C. En m’appuyant sur différents ouvrages, et quelques études et analyses,  je tente de démontrer comment les comportements sociaux et économiques des cinq générations (des aînés et baby-boomers à la nouvelle Génération ALPHA) se rejoignent et se recoupent à travers les réseaux sociaux. Avec différents exemples, j’explique comment les cinq générations de consommateurs branchés de la Génération C exercent un véritable pouvoir d’influence dans plusieurs sphères d’activités de la vie de tous les jours. Et, comment les ¨natifs numériques¨ ont pris les commandes de cette nouvelle génération de ¨consomm’acteurs¨. Finalement, j’explique comment les entreprises et les organisations peuvent espérer regagner la confiance de ces nouveaux consommateurs avisés en modifiant leur approche.

Infographie par Maximize Social Business

Infographie par Maximize Social Business

Dans le second chapitre, je décris et je détaille les mécanismes du marketing d’influence dans les médias sociaux, et comment les entrepreneurs peuvent en profiter pour mieux rejoindre leur clientèle, et se positionner eux-mêmes parmi les leaders dans leur secteur. À travers différentes études, j’explique comment le marketing d’influence s’est développé de Machiavel à Cialdini, en passant par Malcolm Gladwell et Brian Solis, et quels sont aujourd’hui les trois grands défis du marketing d’influence, les principales étapes de préparation d’une campagne d’influenceurs, et à quels types d’influenceurs peut-on s’attendre dans la courbe d’adoption et la pyramide d’influence dans les médias sociaux.

Dans le chapitre suivant, je fais la distinction entre les influenceurs, et le phénomène grandissant des ambassadeurs en entreprise. J’explique qui sont les ambassadeurs versus les influenceurs reconnus, comment on peut les différencier, et quel est leur impact véritable dans le cadre d’une campagne de marketing sur les réseaux sociaux. À partir de cas vécu, et d’entrevue, je décris comment le consommateur peut devenir un fidèle ambassadeur, et comment on peut impliquer ses meilleurs ambassadeurs en entreprise.

Par la suite, dans le quatrième chapitre, j’explore davantage les effets de levier du marketing de contenus dans une campagne d’influenceurs. Pourquoi il faut placer les contenus au cœur de la stratégie de marketing, et comment le blogue se révèle un élément essentiel pour bâtir son influence dans les médias sociaux. J’explique pourquoi dorénavant les marques doivent penser comme des éditeurs Web, et quelles sont les quatre étapes d’un plan de marketing de contenus. J’ouvre finalement mon coffre à outils, et je propose une grille de publication à personnaliser.

Dans le cinquième et dernier chapitre du livre, je tente de déterminer la véritable valeur du capital social des influenceurs et des ambassadeurs, en expliquant comment le ¨Social Score¨ peut vite devenir un ¨Social Game¨ et une course à la popularité, qui ne fait que souligner encore davantage la valeur subjective de la mesure d’influence dans les médias sociaux. Finalement, je conclue le livre en décrivant les avantages d’une analyse plus contextuelle pour mesurer l’influence, et calculer le ROI d’une campagne d’influenceurs dans les réseaux sociaux. 

Un premier livre traduit en anglais

MSB Badge-300x250Ce nouvel ouvrage représente aussi un avancement important au niveau international dans ma carrière. Pour la première fois, un de mes livres sera traduit et publié en anglais. Préfacé par Neal (Schaffer), de Maximize Social Business, il m’a également ouvert la porte de la communauté de blogueurs de Curatti, où Jan Gordon m’a invité à contribuer avec une nouvelle colonne sur la Génération C.

curatti-logo-final-with-tag-trans-e1386771792543Chacune de ces contributions mensuelles en anglais sur le marketing d’influence dans les médias sociaux (avec MSB) et la Génération C (avec Curatti) a régulièrement suscité plus de 500 partages, parfois même jusqu’à plus de mille partages. Il était donc tout à fait normal de vouloir faire traduire ce nouvel ouvrage pour en faire profiter également mes lecteurs de Maximize Social Business et Curatti. ¨Génération C(onnectée) – Le marketing d’influence à l’ère numérique¨ sera donc également traduit en anglais au cours des prochaines semaines, pour une parution au printemps 2015.

 

 

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2015 : Le marketing d’influence à l’ère numérique

posted by Raymond Morin on mardi, décembre 9th 2014

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Par Raymond Morin

L’évolution accélérée d’une nouvelle science sociale du marketing 

InternetObjet

(Image : lemondeinformatique.fr)

Au cours des dernières années, la notion de marketing d’influence dans les médias sociaux a évolué très rapidement. Les dirigeants comprennent désormais l’importance des contenus sur le Web pour se démarquer. Ils reconnaissent l’impact stratégique des influenceurs dans les médias sociaux, et l’intègrent de plus en plus dans leur budget de marketing.

La perception et la compréhension des outils de mesure d’influence dans les médias sociaux ont aussi rapidement changées. Du ¨Social Score¨ des premières années, les professionnels du Web et des médias sociaux ont adoptés une analyse plus contextuelle, et plus personnalisée du message. La notion d’influenceur s’est relativisée, et les entreprises se tournent désormais davantage vers les ambassadeurs au sein des organisateurs.

Avec l’émergence des nouvelles technologies mobiles et portables, qui favorisent la diffusion et la production de contenus par les utilisateurs, les agences et les marques commencent aussi à expérimenter ce nouveau canal de marketing. Dans cette optique, la réalité augmentée, l’impression 3D et l’Internet de l’objet se développeront très rapidement, et seront appelées à se fusionner pour apporter de nouvelles opportunités encore insoupçonnées.

Pour reprendre la métaphore amusante de Mark Schaefer : en 2015, nous nous retrouvons à l’aube d’une nouvelle science du marketing dans les médias sociaux, un peu comme à l’ère du cinéma muet, alors qu’on s’extasiait déjà devant les premières découvertes, tandis que le meilleur reste à venir.

Les cinq C du marketing d’influence dans les médias sociaux, en 2015

ÉtudeAugure2014Toutefois, le marketing d’influence à l’ère numérique s’avère une science beaucoup plus complexe, qui fait appel à plusieurs facteurs humains plus sociologiques que technologiques. Si l’on veut dresser un bilan complet de la situation du marketing d’influence dans les médias sociaux, on doit regarder plus loin qu’en surface. Au cours des dernières années, le marketing d’influence dans les médias sociaux a aussi évolué en profondeur, pour atteindre un nouveau niveau de maturité.

Au début de l’année, la firme française Augure Communications + Marketing a publié une étude révélant les trois grands défis du marketing d’influence, selon les professionnels du marketing et des communications :

–       61% = identifier les influenceurs pertinents dans le cadre d’une campagne

–       56% = développer et entretenir une relation profitable avec les influenceurs

–       44% = calculer le ROI d’une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux

(Voir aussi : Les trois grands défis du marketing d’influence)

Or, tout au long de l’année, dans tous les aspects du marketing d’influence, on a pu observer des transformations majeures, qui ont modifiés les comportements des consommateurs, et influencés les entreprises et les organisations. Ces changements viennent en quelques sortes confirmer les enjeux qui ressortent de l’étude d’Augure France. (voir aussi : Les cinq C du marketing d’influence dans les médias sociaux)

Contenus : En 2014, les contenus se sont révélés plus que jamais la pierre angulaire du marketing d’influence dans les médias sociaux. Les marques et les organisations comprennent dorénavant le rôle majeur des contenus, et pensent davantage comme de nouveaux médias. Les marketeurs adoptent désormais une tactique multi-canaux, axée sur une combinaison de médias payants, acquis et mérités (P.O.E.M.). Le ¨storytelling¨ transmédia, la personnalisation des contenus et la communication visuelle se sont particulièrement démarqués, et continueront de créer le ¨buzz¨ en 2015. Les marques majeures font désormais l’acquisition de médias pour combler leurs besoins en contenus, et les influenceurs prennent davantage un rôle de co-créateurs.

Contexte : Si les contenus se sont avérés le ROI des réseaux sociaux, le contexte s’est révélé la REINE en 2014. L’acquisition de Klout par Lithium au début de l’année a définitivement fait basculer la mesure d’influence dans les médias sociaux d’une analyse quantitative, basée sur des algorithmes purement mathématiques, à une analyse plus contextuelle, davantage axée sur la pertinence des contenus que sur la portée et l’amplification du message. L’identification des influenceurs prend une nouvelle valeur, et les entreprises se tournent davantage vers les ambassadeurs au sein de leur organisation.

Communauté : Les blogueurs et créateurs de contenus ont pris une plus grande importance, et du fait, les plateformes de collaborations et d’échanges se sont multipliées en 2014. Recherchant davantage l’engagement des consommateurs, les marques et les organisations veulent personnaliser le message, et préfèrent désormais s’adresser à des communautés plus restreintes, plus spécialisées, mais plus efficaces. Les outils de recommandations et de personnalisation des contenus émergeront, et les communautés d’intérêts continueront de se développer. Et, peu à peu les contenus générés par les utilisateurs prendront plus d’importance, et les blogueurs remplaceront les influenceurs et les experts reconnus dans le processus. Les entreprises et les organisations cherchent désormais à développer des relations durables et profitables avec les ambassadeurs potentiels.

Crédibilité : La personnalisation du message a également amené les marques et les entreprises à modifier leur perception de l’influence dans les médias sociaux, et à spécifier davantage leur créneau. La crédibilité et la réputation en ligne ont pris une importance majeure, et les organisations cherchent désormais à affirmer leur leadership et assurer leur autorité dans leur créneau. En 2014, on a vu émerger les ¨Social Media War Rooms¨ pour mieux gérer les crises dans les réseaux sociaux. En 2015, les marques et les professionnels soigneront encore davantage leur image sociale, et s’associeront aux influenceurs pour créer (ou co-créer) des contenus enrichis qui apporteront une nouvelle valeur ajoutée à leur ¨branding¨.

Confiance : La confiance et les recommandations des consommateurs connectés sont devenues le Saint-Graal du marketing d’influence dans les médias sociaux en 2014. Pour mieux répondre aux attentes des nouvelles générations, les entreprises et les organisations fusionnent désormais les compétences, et intègrent chacun des départements dans leur planification stratégique. Pour récolter cette confiance, elles misent davantage sur la transformation sociale et une plus grande transparence de la gouvernance. La rétention et la fidélisation des meilleurs ambassadeurs en entreprises deviendront des enjeux prioritaires en 2015.

Où placer vos priorités en 2015?

(Image : TheCouchManager.com)

(Image : TheCouchManager.com)

Au fil des dernières années, les compétences se sont aussi fragmentées et fusionnées pour créer de nouvelles voies. Aujourd’hui, la notion d’expertise spécialisée se trouve confrontée à celle des multi-compétences, où chaque compétences sont reliées entres elles. Même Malcolm Gladwell (The Tipping Point) a révisé ses positions, en remettant en question sa propre théorie des 10 000 heures : «Je peux jouer aux échecs pendant 100 ans, et je ne deviendrai jamais un grand maître»  avoue l’auteur dans un article paru dans le Business Insider en juin dernier.

Il devient donc de plus en plus hasardeux de fixer définitivement des prédictions dans un secteur, sans considérer également tous les autres aspects. Aujourd’hui, l’évolution accélérée des nouvelles technologies, qui s’implantent aussi vite dans chacune des facettes de la vie, amène des changements de comportements sociaux pratiquement à tous les trimestres. D’autres transformations surviendront, apportant d’autres modifications de comportements chez les utilisateurs qui influenceront les entreprises et les marques.

En attendant, je vous propose une sélection personnelle d’une trentaine d’articles (en français et en anglais) inspirants  de blogueurs et de spécialistes sur les nombreuses tendances à suivre en 2015 dans le marketing et les médias sociaux. En consultant ces articles, vous pourrez à votre tour faire vos propres prédictions dans le secteur d’activités qui vous intéresse.

Bonne lecture, et joyeuse période des Fêtes!

Lire aussi :

En français :

http://raymondmorin.com/2013/12/portfolio/et-si-la-tendance-se-maintient/

http://frenchweb.fr/5-tendances-cles-du-marketing-digital-en-2015/175807

http://www.servicesmobiles.fr/tendances-mobiles-2015-by-forrester-25291/

https://medium.com/en-francais/ce-quon-a-predit-pour-2015-il-y-a-bien-des-annees-71d2f3c1137c

http://espritdemarque.ca/tendances-marketing-de-contenu/le-marketing-de-contenu-premiere-raison-de-la-croissance-du-marketing-internet-au-canada-en-2015/

http://www.e-marketing.fr/Marketing-Magazine/Article/Le-jeu-subtil-du-marketing-d-influence-41769-1.htm

http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/le-nombre-d-internautes-dans-le-monde-en-2015-1114.shtml

http://www.infopresse.com/article/2014/11/26/10-tendances-consommateur-pour-2015

http://www.cadremploi.fr/editorial/actualites/actu-emploi/detail/article/recrutement-ce-qui-aura-change-en-2025.html

http://meta-media.fr/2014/09/28/journalisme-web-10-tendances-pour-2015.html

http://www.servicesmobiles.fr/tendances-mobiles-2015-by-forrester-25291/

http://www.journaldunet.com/ebusiness/expert/58994/les-10-tendances-digitales-de-l-annee-2015.shtml

http://frenchweb.fr/social-media-7-tendances-a-suivre-en-2015/167966

En anglais:

http://maximizesocialbusiness.com/build-your-network-of-brand-ambassadors-with-blogger-outreach-9589/

http://www.augure.com/blog/influencers-marketing-status-2014-survey-20140226

http://www.fastcoexist.com/3037823/millennials-will-become-the-majority-in-the-workforce-in-2015-is-your-company-ready

http://stevefarnsworth.wordpress.com/2014/12/01/social-mobile-content-marketing-predictions-2015-1/

http://www.searchenginepeople.com/blog/master-4ps-content-marketing-2015-stat.html

https://www.elance-odesk.com/millennial-majority-workforce

http://www.theguardian.com/money/2014/aug/18/social-media-monitoring-employers-rise-pwc

http://chiefmartec.com/2014/11/will-happen-marketing-technology-2015

http://www.mavsocial.com/social-media-trends-2015/

http://www.businessesgrow.com/2014/11/17/2015-digital-marketing-trends/

http://beingyourbrand.com/2014/11/16/10-marketing-predictions-for-2015-infographic/

http://trendwatching.com/trends/future-customer-service/

http://calebstorkey.com/slides/2015-social-media-trends/

http://contently.com/strategist/2014/11/24/17-content-marketing-predictions-for-2015/

 

 

 

 

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Les trois grands défis du marketing d’influence.

posted by Raymond Morin on samedi, mai 31st 2014

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Une étude d’Augure France

Par Raymond Morin

Au début de l’année, j’ai été approché par la firme de communications et de marketing digital Augure, en France, pour participer à une étude sur le marketing d’influence.  Cette vaste étude, réalisée auprès de plus de 600 professionnels du marketing et des communications dans le monde, a permis de cibler les principaux enjeux des entreprises et des organisations face au marketing d’influence dans les médias sociaux.

defi-marketing-influence-686x182Dans un article paru en février, Arnaud Roy fait ressortir les statistiques les plus probantes de l’étude, et identifie les trois grands défis qui attendent les attendent les entreprises et les organisations qui adoptent le marketing d’influence dans leurs campagnes :

61 % : identifier les influenceurs pertinents pour leurs marques et leurs campagnes,

56 % : attirer l’attention et développer une relation durable avec les influenceurs,

44 % : mesurer et évaluer le ROI des actions de marketing d’influence,

Les résultats diffèrent selon la langue et le type d’entreprises. Par exemple, pour le marché anglophone (71 % des répondants), le retour sur l’investissement demeure le principal défi. Il sera donc intéressant de comparer aussi les résultats selon les marchés. 39 % des répondants sont dans des marchés hispanophones, 32 % dans des marchés francophones et 29 % dans des marchés anglophones ou d’autres pays.

1 – Comment identifier les influenceurs pertinents pour sa campagne

L’article d’Arnaud Roy aborde directement cette question, et me cite : «Selon moi, il y a les macro-influenceurs (célébrités, experts, journalistes, vedettes), et les micro-influenceurs (employés, collaborateurs, clients-ambassadeurs). Pour simplifier, il y a ceux qui sont déjà bien établis, et ceux qui se révèlent à travers les médias sociaux. Mais, il faut toujours tout ramener à une notion de contexte : on n’est influent que dans certains sujets donnés

profil-influenceur-686x257Les résultats de l’étude révèlent en effet que seulement 9 % des répondants pensent qu’un score Klout élevé est un indicateur d’influence.

Et, lorsqu’on leur demande d’identifier ce qui permet d’identifier les influenceurs, près de 80 % (79 %) placent sa capacité de mobiliser des opinions et de susciter des réactions (l’écho ou résonance) en tête de lice, 73 % privilégient son potentiel d’audience et la taille de sa communauté (l’exposition ou reach), et 62 % priorisent son niveau de conversation et d’échanges sur un sujet donné (part de voix ou relevance). Dans ce sens, l’étude démontre que le «score social» n’a finalement qu’une importance relative face à l’engagement et la conversation.

Plus loin, l’article d’Arnaud Roy relève aussi les principaux indicateurs utilisés par les entreprises et les organisations pour mesurer l’efficacité de l’action des influenceurs dans leurs campagnes.  Les chiffres qui en ressortent vont dans le même sens ;

-       65 % des répondants calculent les mentions obtenues sur les blogues et les réseaux sociaux

-       51 % privilégient les partages des contenus à travers les réseaux sociaux

-       42 % visent d’abord le trafic entrant sur leur site ou leurs plateformes sociales

-       31 % priorisent encore le nombre d’opportunités commerciales générées

2 – Comment développer une relation durable avec les influenceurs

Avant d’entreprendre et de développer une relation professionnelle durable avec les influenceurs, il faut savoir quel canal utiliser pour interagir avec eux, et comment attirer leur attention.  À ce sujet, l’étude d’Augure France identifie quelques pistes intéressantes :

-       66 % des répondants privilégient le courriel

-       57 % utilisent Twitter

-       52 % commentent sur les blogues des influenceurs

-       38 % vont sur LinkedIn

-       29 % se tournent vers Facebook

-       11 % participent à des forums

-       9 % utilisent Google +

attentes-influenceurs-686x387Pour les professionnels du marketing, des communications et des relations publiques interrogés, les influenceurs se montrent plus réceptifs à tout ce qui leur permet d’améliorer la qualité de leurs contenus et de leurs interventions dans les médias sociaux, plutôt qu’aux bénéfices matériels (rémunération ou cadeaux) :

-   31 % : l’aide à la création de contenus

-   28 % : le partage d’infos exclusives et des contenus de qualité

-    16 % : la rémunération

-    12 % : les invitations et privilèges aux événements

-      9 % : les test bêta de nouveaux produits

-       4 % : les autres compensations diverses (cadeaux, échantillons)

Sur cette question, Arnaud Roy ajoute aussi mon commentaire : « Il faut qu’il existe une certaine cohérence entre le profil de l’influenceur et la demande de la marque.  Personnellement, comme je ne prendrai jamais la parole en faveur d’un produit ou d’un sujet que je n’assume pas, il faut qu’il s’établisse une certaine convergence entre les intérêts de la marque, et les miens. »

3 – Comment évaluer le ROI d’une activité avec les influenceurs

mesurer-influenceur-686x97Finalement, l’article d’Arnaud Roy souligne également quelques données très intéressantes de l’étude sur la préoccupation qu’accordent (encore et toujours…) les agences et les marketeurs au retour sur l’investissement.

collaboration-influenceurs-686x309

Dans un premier temps, il révèle pourquoi on fait appel aux influenceurs :

- 76 % pour le lancement d’un nouveau produit ou d’une nouvelle marque

-   57 % pour la promotion et la diffusion des contenus

-   50 % pour l’organisation d’événements et de webinaires

-   44 % pour la gestion de crises

-   22 % pour la communication corporative

L’étude d’Augure France détermine également, avec plus de précisions, les motifs et les raisons invoquées par les agences et les entreprises pour faire appel aux influenceurs.  Dans leurs communications de produits, les répondants estiment qu’ils peuvent obtenir les meilleurs résultats de leurs campagnes avec les influenceurs dans trois principaux secteurs, et à qu’à ce titre, ce sont les secteurs à privilégier :

-       55 % dans l’organisation d’événements

-       31 % avec les tests de produits

-       17 % avec les échantillons et les cadeaux

Parallèlement, les entreprises semblent compter aussi beaucoup sur l’impact des influenceurs dans leurs réseaux, pour amplifier leur message : 44 % déclarent même collaborer régulièrement avec différents influenceurs pour la rédaction et la co-création de contenus.

Toutefois, si les répondants déclarent que le retour sur l’investissement demeure une de leurs trois principales préoccupations, l’étude d’Augure France démontre en même temps que près de 70 % (69 %) de ceux qui ont pris le virage se révèlent satisfaits de leurs activités avec les influenceurs, tandis que les résultats passent à 80 % pour ceux pour qui ça fait plus de deux ans.  Les priorités des entreprises continuent donc d’évoluer.  Or, si le ROI reste encore une priorité pour les marketeurs, on sent que cette question commence à prendre moins d’importance.

En somme, l’étude d’Augure France démontre que la science du marketing d’influence dans les médias sociaux continue d’évoluer en maturité, et que les marketeurs et les entreprises intègrent de plus en plus les notions d’influence dans leurs campagnes.  Ils font désormais une distinction plus nette entre les influenceurs et les ambassadeurs.  Le ¨score social¨ ne représente plus autant d’importance à leurs yeux que la pertinence des interventions et la co-création de contenus.  Les relations durables et profitables avec les influenceurs et les ambassadeurs prennent le dessus sur le retour sur l’investissement.

Autant d’observations qui permettent de croire que le marketing d’influence dans les médias sociaux continuera de s’implanter dans les pratiques de marketing et de communications au cours des prochaines années.

Qu’en pensez-vous ? Dans vos campagnes, comment intégrez-vous le marketing d’influence dans les médias sociaux. Partagez vos expériences et vos commentaires.

 

 

 

 

 

 

 

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Marketing d’influence : Pour en finir avec le «score social»

posted by Raymond Morin on mercredi, avril 9th 2014

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Klout et Lithium : Vers une plus grande personnalisation de l’offre

Par Raymond Morin

imgres-11Les derniers mois ont été particulièrement fertiles dans les médias sociaux. Les fusions et les acquisitions d’entreprises se sont multipliées, apportant une plus grande profondeur aux principaux joueurs de l’industrie. Celle de Klout, le «standard de la mesure d’influence», par Lithium Technologies aura assurément un très gros impact sur le marketing dans les médias sociaux.

Avec cette acquisition, Lithium Technologies fait converger les informations mensuelles de plus de 100 millions de consommateurs, avec la banque de données de plus de 500 millions de d’utilisateurs touchés par l’outil de mesure d’influence dans les médias sociaux. En effet, la liste des données personnelles disponibles via les plateformes sociales recensées par l’algorithme de Klout est impressionnante.  Seulement sur Facebook et LinkedIn, Klout extrait une quinzaine de données fournies par l’utilisateur pour calculer son «score social». L’outil accède également à nos données sur Twitter, Instagram, Google+, FourSquare, YouTube, WordPress, Flickr, Yammer, Bing et Last.fm. Avec l’apport des données de Klout, Lithium est donc en mesure d’établir un portait très précis des centres d’intérêts des consommateurs, et ainsi de mieux guider les marques dans leurs campagnes. Est-ce à l’avantage du consommateur? (lire aussi : What Does Klout Know About You, de Jim Dougherty sur LeadersWest)

Doit-on craindre le profilage commercial?

imgres-12Avec un accès aussi ciblé d’informations personnelles sur les consommateurs, doit-on craindre le profilage commercial? La question a été soulevée récemment à l’émission de Bazzo, à Télé-Québec, avec Jacques Nantel, professeur titulaire au HEC Montréal, et Jean-Hugues Roy, professeur à l’École des médias de l’UQAM. (voir aussi : Doit-on craindre le profilage commercial, sur Bazzo TV). Un débat pertinent, certes, et tout à fait justifié, qui mérite largement qu’on y porte attention. Toutefois, si la situation présente une certaine menace pour la confidentialité des consommateurs, elle offre aussi plusieurs avantages.

Le profilage commercial ne représente pas que des désavantages.  Il permet notamment aux marques de mieux cibler les intérêts des clients potentiels, et de ne leur proposer que des contenus et des publicités qui peuvent les concerner.  Avant Lithium, Apple avait également adopté cette tangente avec l’acquisition de Topsy en 2013. Et, d’autres entreprises comme Traackr, Appinions et Augure, avaient choisies de privilégier l’analyse contextuelle de l’influence dans les médias sociaux avant le ¨scoring social¨, qui n’est finalement que la pointe de l’iceberg, qu’un aperçu du véritable capital social d’un influenceur dans les médias sociaux. Avec l’acquisition de Klout, Lithium confirme cette tendance, comme l’explique Azeem Azhar, le CEO de PeerIndex dans son récent billet sur LinkedIn, en relatant son entrevue avec Joe Fernandez, le fondateur de Klout : Why Lithium Bought Klout – Social Depth. Il en ressort finalement que c’est le consommateur qui en profitera le plus.

Faire ressortir les ambassadeurs potentiels parmi les utilisateurs

images-16Pour les marques, ce virage présente donc plusieurs avantages.  En ciblant davantage les intérêts des clients, cette nouvelle approche du marketing d’influence permet non seulement de leur proposer des contenus appropriés, mais aussi de découvrir plus facilement les ambassadeurs potentiels parmi tous les utilisateurs.

En pouvant cibler aussi précisément les centres d’intérêts des utilisateurs, les marques peuvent déterminer plus facilement quel type de promotion sera susceptible d’intéresser leurs clients.  D’ailleurs, de plus en plus d’entreprises et d’organisations choisissent d’ailleurs d’offrir des programmes de récompenses et des expériences exclusives aux utilisateurs les plus fidèles, plutôt que d’investir en publicités.  En misant sur la qualité de l’expérience de l’utilisateur, les marques répondent ainsi aux nouvelles attentes des consomm’acteurs que sont devenus les consommateurs branchés de la Génération C.

En les impliquant dès le début du processus, par exemple comme bêta testeurs de nouveaux produits ou services, ou en leur offrant des périodes d’essais et des produits promotionnels (perks), les marques dénichent ainsi plus facilement les ambassadeurs potentiels à travers tous leurs utilisateurs. D’une certaine façon, cette nouvelle approche démontre une volonté des marques de se rapprocher de leur clientèle, et de leur remettre le pouvoir d’achat entre les mains. Les marques apprennent davantage de leurs clients, et ce sont les deux parties qui en bénéficient en bout de ligne.

Si l’on doit bien évidemment demeurer vigilant quant à la manipulation, la confidentialité et la sécurité des informations personnelles des consommateurs, on ne doit pas non plus négliger les avantages qu’ils peuvent en retirer. Les utilisateurs, particulièrement chez les nouvelles générations, hyper-informés, se révèlent dorénavant des consomm’acteurs en puissance ; ce sont eux qui sont devenus les véritables influenceurs dans les médias sociaux. Toutes les récentes études le confirment ; les utilisateurs se fient davantage aux contenus et aux recommandations de leurs pairs, qu’à toutes autres formes de publicités ou de sollicitations commerciales.

Alors, même s’il s’avère que l’information c’est le pouvoir, comme Marshall McLuhan l’avançait lui-même, il y a cinquante ans, il ajoutait aussi : «Nous façonnons nous-mêmes nos outils, et ceux-ci, à leur tour, nous façonnent».  À nous d’y voir!

Que pensez-vous de l’acquisition de Klout par Lithium? Croyez-vous qu’il s’agit d’un avancement pour la nouvelle science du marketing d’influence? Est-ce que ça profitera aux consommateurs? Partagez votre opinion, et commentez cet article.

Lire et voir aussi :

Klout Redesign & New Partnership, de Jenny Wittman sur Cision Navigator

Stop Scoring Influence, Start Creating Influence Paths, de Danny Brown sur Influence Marketing

How Will Lithium Technologies Benefit From Klout, via FoxBusiness Video

Understanding Klout as a Brokerage Business, de Lucy Leiderman, sur The Next Web

The Millenials Trust User-Generated Content 50% Than Other Media, de Max Knoblauch, sur Mashable

 

 

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Marketing d’influence: Publier dans les médias sociaux comme un pro!

posted by Raymond Morin on lundi, mars 10th 2014

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L’automatisation, une solution à la portée des entrepreneurs et des professionnels

Par Raymond Morin

images-6Les résultats d’une récente étude de Balihoo, dévoilée par eMarketer (via Robert Caruso @fondalo) démontre que 78% des marques locales accordent de l’importance aux médias sociaux. En même temps, seulement 25% des répondants entendent y mettre leur priorité en 2014. En d’autres termes, pour la plupart des chefs d’entreprises et de PME, les réseaux sociaux demeurent encore un mal ¨nécessaire¨ qu’on affronte à reculons, comme une visite chez le dentiste qu’on reporte continuellement.

Malgré l’évidence devant laquelle ils se retrouvent, les entreprises hésitent encore à prendre le virage d’Internet et des médias sociaux. Ils réalisent l’importance d’assurer une présence sur les plateformes sociales s’ils veulent rejoindre à nouveau leur clientèle, mais ne veulent pas s’impliquer personnellement. Et ils comprennent, que pour se démarquer, ils devront compter sur des contenus de qualités, mais ne savent pas par où commencer.  Mais, ils enregistrent surtout qu’il leur faudra rebâtir leur réputation à partir du bas de l’échelle, et reconstruire leur réseau d’influence dans les réseaux sociaux avant de reprendre leur part de marché (lire aussi : La pyramide d’influence dans les médias sociaux – Recommencer en bas de l’échelle).

images-7Aussi, lorsqu’ils réalisent qu’ils devront modifier leur façon d’opérer, changer leur approche de marketing, et qu’en plus, il leur faudra s’impliquer personnellement, et penser désormais comme des éditeurs sur les réseaux sociaux, ça leur apparaît comme une montagne.  On ne saurait les en blâmer.  Ils n’ont pas choisi le chemin de l’entrepreneuriat pour écrire leurs mémoires ou devenir éditeur de web magazines, mais pour négocier des affaires avec les clients.

Souvent, ce n’est pas seulement une question de budget et de ressources qui les fait reculer, mais surtout le manque de compétences et de compréhension de ce nouvel éco-système qui les effraient. À titre de coach/conseiller, on doit donc les rassurer et les aider à choisir les meilleurs outils pour suppléer à leurs lacunes. Et, les accompagner durant tout le processus, en leur démontrant qu’avec les bons outils, ils pourront publier sur le Web comme des pros, en quelques heures par jour.  C’est un des grands avantages des outils d’automation de contenus.

Développer un plan d’action pragmatique et rationnel

Plusieurs outils, accessibles via le Web, permettent aujourd’hui de planifier et d’organiser efficacement plusieurs phases dans le processus de création, de curation et de publication de contenus sur les différentes plateformes. Dans un premier temps, il faut établir un plan d’action précis et détaillé avec l’entreprise (ou le professionnel) :

-       Réviser les contenus actuels des archives, et déterminer ceux qui peuvent être enrichis avec les nouvelles technologies audio et vidéo,

-       Établir la liste des nouveaux contenus potentiels à créer, à partir des archives, et des activités de l’entreprise (ou du professionnel),

-       Recruter et former l’équipe responsable de la création des contenus et de la gestion de la communauté au sein de son personnel, et embaucher les consultants nécessaires pour compléter l’équipe (ou les collaborateurs),

-       Sélectionner les outils de curation et de publication les plus appropriés, selon les objectifs spécifiques des campagnes,

-       Déterminer un cahier de production, et un calendrier de livrables, raisonnables en fonction des ressources disponibles,

imgres-3Des outils de curation de contenus comme Spundge, Paper.li, et Scoop.it, entres autres, permettent de trouver et d’archiver les meilleurs contenus diffusés dans les réseaux sociaux, selon des thématiques et des mots-clés. Tandis que d’autres applications, comme HootSuite, IFTTT, Triberr, Zapier et Buffer, permettent de planifier et d’organiser efficacement un calendrier de publication.

D’autres applications permettront plus tard d’analyser et de mesurer les résultats des campagnes de marketing d’influence dans les médias sociaux. J’y reviendrai dans un prochain article.

Mon coffre à outils

Personnellement, j’utilise une combinaison des outils Spundge et Paper.li pour la curation et l’archivage de contenus, avec celui de Buffer pour établir mon calendrier de publication dans les quatre réseaux sociaux principaux : Facebook, LinkedIn, Google + et Twitter. Plus d’un demi-million de professionnels l’utilisent dans le monde. Une combinaison d’applications qui répondent parfaitement à mes besoins actuels de consultant freelance, et qui me permet surtout de focuser le reste du temps sur mes autres activités professionnelles.

Tôt le matin, j’épluche mes cinq carnets thématiques sur Spundge*, et mes journaux sur Paper.li, pour y sélectionner les meilleurs contenus.  Au fur et à mesure de ma sélection, ils sont relayés à l’application Buffer, qui les ajoute au calendrier de publication de chacune des mes plateformes sociales, tel que déterminé d’avance. Ainsi, au moment voulu, les différents contenus que j’ai sélectionnés à travers Spundge et Paper.li, sont programmés pour être publiés à différentes heures, voire même à différentes journées.  Une opération qui ne me prend que quelques heures par jour.

Et, qui me permet d’offrir continuellement les meilleurs contenus, aux différentes heures de la journée (selon que mon auditoire se trouve dans différents fuseaux horaires à ce moment).  Ces applications me permettent de programmer mes contenus suivant ma stratégie, tout en respectant la règle du 5-3-2. Une règle de blogueurs, non–écrite, qui veut que sur 10 ¨posts¨ envoyés sur les réseaux sociaux, la moitié doit provenir de sources externes. Et, sur les cinq autres de source interne, trois doivent être de nature non-commerciale, et les deux autres, orientés de manière à humaniser la relation avec la clientèle. (lire aussi l’article d’Eric Tung, sur BusinessGrow : Social Media Automation : Here’s a Rational Plan !)

* À surveiller : Bientôt, mes cinq cahiers thématiques Spundge remplaceront la section consacrée à mes journaux Paper.li, et prendront graduellement plus d’importance dans mon offre de contenus.

Une grille de publication dans les réseaux sociaux à personnaliser

GRILLE DE PUBLICATIONPour faciliter encore davantage la tâche de mes clients, j’ai développé une grille de publication dans les réseaux sociaux avec l’application Buffer, qui peut aisément s’adapter à différents contextes, ou à différentes campagnes. Basée sur différentes études, dont celle de l’équipe de BufferApp, établissant les meilleures heures pour publier sur les différentes plateformes, cette grille demeure tout de même flexible, et peut être modifiée en tout temps. La grille ci-dessous a été développée pour une entreprise qui amorce son virage numérique, et se limite donc à quatre ¨posts¨ par jour par plateforme (sauf la journée où ce réseau est en vedette).

Basée sur une évaluation tout à fait personnelle (qui n’a absolument rien de scientifique), cette grille de publication constitue donc un canevas, assez simple à appliquer, et couvrant les cinq jours de la semaine durant les heures ouvrables (7 heures AM à 17 heures PM). Dans la grille, chacune des journées de la semaine est identifiée selon la couleur de la plateforme du jour (celle qui obtient le plus d’impact selon les études), et chacune des cases horaires de la journée est identifiée par le nom de la plateforme à privilégier à cette heure.

Ainsi, toujours selon les études, les journées de la semaine se répartissent de la manière suivante :

Lundi (Ocre/Blogue/Twitter) : La journée privilégiée du marketing de contenus. C’est la journée idéale, en tout début de semaine, pour publier un blogue, ou tout autre contenu personnel.  Cette journée-là, Twitter s’avère le meilleur relais pour ces contenus.

-  Mardi (Mauve/LinkedIn/Google+) : C’est la journée Marketing B2B. Pour les professionnels, préoccupés par le succès immédiat de leur présence dans les réseaux sociaux, LinkedIn se révèle la meilleure plateforme, le Mardi Les utilisateurs de Google+ y trouvent aussi leur compte.

-  Mercredi (Bleu /Facebook/Blogue) :  Pour les blogueurs, Mercredi est la meilleure journée de la semaine pour le marketing B2C. Pour rejoindre un large public, Facebook s’avère encore la plateforme la plus efficace, malgré toutes les critiques. Et, le Mercredi, est aussi une très bonne période pour publier un blogue.

Jeudi (Rouge/Google+/LinkedIn) : Le Jeudi est la journée Tendances/Nouvelles technologies. Une autre journée fructueuse pour les professionnels sur les médias sociaux. Cette journée-là, ce sont les blogueurs technos qui émergent sur Google+, révélant leurs récentes découvertes, ou commentant les actualités de la semaine.

Vendredi (Turquoise/Twitter/Blogue) : Le Vendredi, c’est la revue de la semaine. C’est une autre bonne journée pour publier un blogue, et pour répondre aux conversations entreprises durant la semaine. C’est la journée idéale pour les micro-blogues de Twitter.

Dans le calendrier final que vous préparerez à partir de cette grille, l’heure précise de publication peut varier d’une demi-heure, d’une case à l’autre.  Les cases plus foncées correspondant aux meilleurs moments de la journée pour publier (selon les différentes études qui ont servies à préparer la grille), elles peuvent aussi être modifiées, en fonction du fuseau horaire de votre auditoire.  Toutes les possibilités peuvent être envisageables, en fonction des objectifs, et c’est ce qui rend ces outils bénéfiques.

Destinée aux professionnels, aux entreprises et aux organisations qui débutent dans les médias sociaux, cette grille de base se limite donc à seulement quatre publications par jour, par plateforme sociale, sauf cinq publications le jour de la semaine où ce réseau est le plus populaire chez les utilisateurs.  Les cases vides pourront être comblées par des nouvelles d’actualités durant la semaine, ou lorsqu’on choisira d’augmenter la cadence de publications sur les différents réseaux sociaux. 

GRILLE DE PUBLICATION

Qu’en pensez-vous ? Est-ce que cette grille vous semble utile ? Sinon, comment pourrait-on l’améliorer ? Proposez vos idées, et partagez vos commentaires.

Sources :

http://socialmediatoday.com/caitlinz10/1731626/taking-headache-out-social-media-tools-help-you-plan-and-share-great-content, par Caitlin Zucal, via Socialmediatoday

http://socialtimes.com/best-worst-times-post-social-media-infographic_b141745 (Infographie de SocialMarketingWriting)

http://lorirtaylor.com/the-best-and-worst-times-to-post-on-social-networks-infographic/

par Krissy Brady (Infographie de SocialCaffeine)

http://hosting.ber-art.nl/best-times-to-post-on-social-media-an-infographic/ (Infographie de Fannit)

http://blog.bufferapp.com/best-time-to-tweet-post-to-facebook-send-emails-publish-blogposts , par Belle Beth Cooper (Infographie de Buffer)

Lire aussi :

http://maximizesocialbusiness.com/best-time-to-post-social-media-updates-8114/, par Joel Don, via Maximize Social Business

http://maximizesocialbusiness.com/auto-posting-way-fame-fortune-health-weight-loss-12736/ , par Bob Geller, via Maximize Social Business

 

 

 

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Génération C : La clé de l’influence dans les médias sociaux ?

posted by Raymond Morin on vendredi, janvier 17th 2014

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Le capital social n’est que le volet visible de l’influence dans les médias sociaux

Par Raymond Morin

Au début de l’année, un journaliste du magazine français Marketing m’a contacté pour me proposer une entrevue sur l’influence dans les médias sociaux, en commençant par me demander ce que je pensais des outils de mesure comme Klout, Kred et PeerIndex.  Je lui ai simplement répondu que le marketing d’influence dans les médias sociaux est une nouvelle science beaucoup plus complexe que les algorithmes de ces outils,  et que je ne pouvais me limiter à ce sujet. Ça m’a amené à revisiter quelques-uns de mes billets publiés durant l’année, pour en faire finalement une synthèse, qui résume assez bien mon point de vue sur la question.

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Le capital social d’un individu, déterminé par les divers outils d’analyse et de mesure d’influence ne représente que la partie visible de son influence dans les médias sociaux. Le marketing d’influence dans les médias sociaux est une nouvelle science beaucoup plus vaste, qui commence à peine à émerger.

C’est un nouveau champ de savoirs et de  compétences, qui se développe en accéléré, et qui dépasse nos schèmes d’apprentissage. C’est un tout nouvel écosystème qui ne se limite seulement à l’analyse et la mesure du capital social (social scoring), mais qui implique plutôt une nouvelle approche relationnelle entre les entreprises et les consommateurs branchés de la Génération C.

Au cours des prochaines années, le pouvoir économique de ces consomm’acteurs continuera de dynamiser les médias sociaux, et le marketing d’influence s’intègrera de plus en plus dans les stratégies d’entreprise. Avec l’arrivée des nouvelles générations, les milieux de travail s’adapteront graduellement aux médias sociaux, et les formations en optimisation révèleront un ¨must¨, au fur et à mesure que les entreprises miseront davantage sur leurs ressources.  (lire aussi : Et si la tendance se maintient… 2014 – Le jour d’après !)

Il n’existe pas de recette-miracle

Pour les entreprises et les professionnels, il n’existe pas de ¨posture stratégique¨ idéale ou de meilleures pratiques en matière de marketing d’influence dans les médias sociaux.  Chaque nouvelle planification stratégique doit être développée en fonction des objectifs spécifiques d’une campagne. Et, comme chaque campagne est unique, elle oriente la stratégie et les choix des outils.

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Les outils analytiques et les algorithmes de mesure d’influence, comme Klout et Kred, se sont beaucoup améliorés au fil des années.  Leurs applications permettent aujourd’hui de mesurer efficacement l’activité dans les principaux réseaux sociaux, et d’obtenir un ¨score¨ basé sur la réponse des utilisateurs. Pour certaines campagnes, axées davantage sur un impact de masse, les influenceurs qui ressortent de ces listes peuvent se révéler tout à fait pertinents.  Mais, pour des campagnes plus ciblées, ces outils s’avèrent insuffisants.

Plusieurs autres outils de mesure de l’influence dans les médias sociaux peuvent aussi être combinés (comme Empire Avenue, Social Bro ou Twtrland). Ça dépend toujours du contexte de la campagne. La bonne combinaison de ces outils, selon les objectifs de votre campagne, vous permettra d’identifier principalement les influenceurs de votre réseau, ou des communautés ciblées.  Cependant, pour débusquer les ambassadeurs du lot, vous devrez utiliser d’autres outils de mesure d’influence, axés sur des algorithmes d’analyse plus contextuelle,  comme Traackr,  qui font davantage ressortir la pertinence du contexte et des contenus. (Lire aussi : Traackr, et l’influence contextuelle – Si le contenu est roi, le contexte est la reine !) 

Connaître ses objectifs et choisir le bon type d’influenceurs

Comme je le décrivais dans une chronique précédente, au départ, il est essentiel de déterminer d’abord quel type d’influenceur peut le mieux répondre aux objectifs d’une campagne de marketing d’influence.

On peut regrouper les influenceurs en deux principales catégories :

-       les macro-influenceurs : qui comprend les célébrités et les vedettes (qui ressortent dans les listes de Klout et Kred), mais aussi les leaders d’opinion, les spécialistes et les découvreurs de tendances, qui profitent de larges audiences.

-       les micro-influenceurs : qui regroupe les réseauteurs, les diffuseurs et grands utilisateurs, qui émergent et exercent un pouvoir d’influence au sein de communautés respectables

C’est parmi les micro-influenceurs qu’on retrouvent les ambassadeurs, ces influenceurs spontanés qui se révèleront les meilleurs avocats d’une marque ou d’une organisation.  On peut aussi les regrouper en deux principales catégories :

-       les employés et les collaborateurs : Ils se trouvent au sein même des entreprises et des organisations, et sont trop souvent inexploités

-       les clients et les utilisateurs : Ce sont les consommateurs branchés de la Génération C, ceux qui peuvent exercer, à tout moment, le véritable pouvoir d’influence sur les marques et les entreprises

(lire aussi : Comment reconnaître les ambassadeurs dans les médias sociaux)

imgres-3L’influence dans les médias sociaux se bâtit sur les relations

Dans une brillante étude de cas, qui décrit les résultats d’une campagne qu’il a appuyé pour l’organisme Amachi, Mark Schaefer démontre très bien comment l’influence dans les médias repose d’abord et avant tout sur la qualité des relations qu’on parvient à y établir.

Aujourd’hui, les consommateurs profitent du pouvoir que leur apportent les nouvelles technologies pour exercer une influence indéniable sur les marques et les organisations.  Ils exigent désormais d’être entendus à tout moment, et qu’on réponde à leurs moindres attentes. Par le biais des médias sociaux, ils sont devenus des consomm’acteurs, qui tiennent à s’impliquer dans chacune des étapes du processus. Ils exercent leur influence pour obtenir la plus grande satisfaction, et se révèlent finalement les véritables influenceurs des médias sociaux, forçant les marques et les entreprises à s’adapter. Les cas d’utilisateurs et consommateurs qui ont fait pliés les grandes marques, à la suite de plaintes sur les réseaux sociaux, se multiplient, et se révèlent une véritable hantise pour plusieurs entreprises.

Au cours des prochaines années, si elles veulent combler le fossé qui continue de s’élargir entre eux et les consommateurs, les entreprises et les marketeurs devront cesser de se baser uniquement sur le ¨score social¨ des individus pour déterminer la valeur de leur influence dans les médias sociaux. Et, plutôt apprendre à mieux comprendre ce qui motive la Génération C (des baby-boomers à la Génération Z), pour développer des relations personnalisées, basées sur une confiance mutuelle axée sur les valeurs de la communauté et la pertinence des contenus partagés. Car, ce sont eux qui détiennent probablement la clé de l’influence dans les médias sociaux. (lire aussi : Les cinq C du marketing d’influence dans les médias sociaux).

Et vous, que pensez-vous des outils de mesure d’influence et du «social scoring» en 2014 ? Quels outils utilisez-vous ? Partagez vos commentaires et vos opinions avec nos lecteurs ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Et, si la tendance se maintient…

posted by Raymond Morin on mercredi, décembre 4th 2013

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2014 : Le jour d’après ! 14 tendances à surveiller! 

Par Raymond Morin

À chaque année, à l’approche des Fêtes, la blogosphère est inondée de prédictions de toutes sortes. Les blogueurs et les agences se déchainent, et tentent d’annoncer en primeur les tendances à surveiller pour la prochaine année.

imgres-3Même si je me prête aussi à l’exercice, depuis que je suis sur les médias sociaux, je préfère attendre que la tempête se passe, et plutôt de mieux comprendre comment la situation a évoluée durant l’année qui vient de s’écouler. J’analyse les diverses études et sondages effectués durant l’année, et tente de faire ressortir les principales tendances qui m’apparaissent plus significatives par rapport à l’évolution des consommateurs branchés (la Génération C) dans l’écosystème des médias sociaux et des nouvelles technologies. Et, de démontrer comment, en bout de ligne, ces nouveaux paradigmes amènent les entreprises et les professionnels à modifier leur approche.

 Et, «Si la tendance se maintient…», pour paraphraser Bernard Derôme et Radio-Canada lors des soirées d’élections, voici donc ma liste personnelle de quatorze tendances à surveiller en 2014. Vous trouverez toutes les sources en annexe. Avec en prime, à la fin de mon article, les prédictions de la USC Business School, telles que dépecées par l’ineffable «storyteller» des médias sociaux, Mark Schaefer.  Pour nous rappeler finalement, avec un brin d’humour, que la vie est trop éphémère pour accorder une trop grande importance à toutes ces prédictions.

1 – Le pouvoir de la Génération C continuera de dynamiser les médias sociaux

Le pouvoir économique et social de la nouvelle Génération C s’est imposé en 2013, et continuera de forcer les entreprises et les professionnels à s’adapter à de nouvelles façons de transiger avec eux. Dans ce sens, ils se révèleront plus que jamais les véritables influenceurs des médias sociaux obligeant les marques à adopter de nouvelles approches de marketing.

2 – Le marketing d’influence s’intègrera dans les stratégies des entreprises

Le marketing d’influence dans les médias sociaux prendra de la maturité, et les entreprises se tourneront davantage vers les ambassadeurs.  La neuroscience permettra de mieux comprendre les mécanismes d’engagement des consommateurs, et les outils de mesure adopteront des algorithmes davantage axés sur une analyse contextuelle.  Les agences développeront des campagnes de marketing d’influence sur de multiples plateformes.

3 – Le marché sera dominé par les notions de commerce social et de partage

Partout dans le monde, les consommateurs branchés prennent aussi de la maturité, et réalisent leur impact et leur pouvoir d’influence à travers les médias sociaux, obligeant les marques et les organisations à adopter une attitude plus sociale.  Les valeurs de partage et de consommation responsable et équitable émergent, et la transparence des marques est désormais exigée.

4 – Les marques planifieront leur présence sociale comme des éditeurs Web

Pour répondre à la demande de valeur ajoutée des consommateurs, les entreprises prioriseront les efforts de marketing vers la curation et la publication de contenus. Le contenu visuel continuera de s’imposer à travers les nouvelles plateformes populaires, et les sites et blogues d’entreprises s’afficheront de plus en plus comme de nouveaux éditeurs Web. Le «storytelling» deviendra une approche incontournable pour se démarquer, et les contenus générés par les utilisateurs prendront une place importante.

5 – Les nouvelles technologies offriront de nouvelles opportunités aux détaillants

En profitant des nouvelles technologies de paiement mobile (NFC), de la monnaie virtuelle et de la diversité des appareils, les applications de géolocalisation, de  codes QR, et de réalité augmentée profiteront aux détaillants locaux qui adopteront aussi les présentoirs virtuels.  Ils profiteront également des avantages de ces applications pour améliorer leur service à la clientèle.

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 6 – L’Internet de l’objet et les datas personnels favoriseront l’utilisateur

Tout, ou presque, est dorénavant branché et accessible via Internet. Les utilisateurs apprendront à mieux gérer l’Internet de l’objet, les cybervêtements et toutes les données personnelles qu’on en retire, et en profiteront pour récolter des offres plus personnalisées de la part des marques.  À l’inverse, les gouvernements perdront le contrôle des données sensibles. Aussi, peut-on prédire d’autres Wikileaks et Snowden.

7 – Les organisations miseront davantage sur leurs employés

Désormais, un des grands défis des entreprises sera d’intégrer les différents départements dans une stratégie globale sur les médias sociaux. Les récompenses offertes aux influenceurs et ambassadeurs valoriseront aussi l’implication des employés. Les organisations favoriseront de meilleures conditions de vie et de travail pour leurs employés, notamment avec des programmes-santé.

8 – Les formations en optimisation des médias sociaux (SMO) deviendront un «must» 

Les entreprises mettront beaucoup d’efforts pour bâtir de politiques d’utilisation des médias sociaux, et pour communiquer leur mission et leur stratégie à l’ensemble de leur personnel.  Les équipes spécialisées reliées aux médias sociaux seront remplacées par des équipes multi-disciplinaires.  La formation orientée sur l’utilisation des médias sociaux en entreprise deviendra un «must» pour les professionnels de tous les secteurs.

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9 – Les milieux de travail s’adapteront graduellement aux médias sociaux

Évidemment, ces changements auront des répercussions majeures sur l’organisation des milieux de travail. Les institutions d’enseignement et les organisations continueront d’évaluer le capital social (social score) pour recruter de nouveaux candidats, tandis que les entreprises miseront davantage sur l’implication de leurs ressources internes.  Les politiques de BYOD s’intègreront naturellement dans le processus d’embauche.

10 – Les organisations miseront davantage sur les événements pour se démarquer

Pour rejoindre leur clientèle, les entreprises et les organisations miseront encore davantage sur les événements publics pour se démarquer, et établir un contact direct avec leur clientèle. Durant ces événements, les efforts seront beaucoup axés sur le service à la clientèle en temps réel (CRM) et la gestion de crise. L’apport des «social influencer reporter» deviendra monnaie courante, et remplacera les relations de presse traditionnelles.

11 – Le conflit des générations  aura des répercussions sociales majeures

Au cours des prochaines années, les boomers se retireront graduellement, cédant en principe la place à la nouvelle Génération Z (nés après 1994) qui arrive sur le marché du travail. Mais, la situation économique précaire et l’automatisation des tâches réduiront les opportunités d’emploi pour les nouvelles générations, entrainant d’autres mouvements de contestation majeurs alimentés par les médias sociaux.

12 – L’entrepreneuriat indépendant deviendra une profession reconnue

Confrontés à une situation économique aussi difficile, la Génération C optera pour des solutions de rechange comme l’entrepreneuriat indépendant qui deviendra une normalité. La e-réputation prendra alors beaucoup d’importance autant pour les professionnels que pour les entreprises. Le télé-travail continuera de s’étendre comme pratique courante chez les professionnels, et l’on verra émerger les «personal clouds» pour mieux gérer les échanges. LinkedIn deviendra un incontournable pour le marketing B2B et le «personal branding».

13 – L’évolution accélérée des technologies entrainera un «darwinisme numérique»

Les nouvelles technologies continueront d’évoluer et de se propager dans toutes les facettes de notre vie quotidienne, au point de devenir omniprésentes, tant au niveau personnel que professionnel. Son évolution dépassera notre capacité d’adaptation, entraînant une forme de «darwinisme numérique», comme l’avance Brian Solis. L’impression 3-D et la monnaie virtuelle (bitcoin) auront des impacts majeurs sur les entreprises et les organisations,  à la fois sur les chaines de production et de distribution.

imgres-414 – Les nouvelles applications mobiles (API) continueront de favoriser l’egocasting

En revanche, l’évolution des nouveaux réseaux sociaux axés sur l’image (Pinterest, Instagram, Vine, Snapchat), et l’émergence des applications mobiles, favoriseront une plus grande expression spontanée des utilisateurs et l’egocasting. Le phénomène Selfie prendra de l’ampleur avec les nouvelles générations. YouTube se positionnera plus que jamais comme la plateforme d’échanges la plus populaire, et MySpace poursuivra sa réinsertion parmi les joueurs majeurs.

En terminant sur une note plus légère, voici tel que promis, les prédictions du Marshall School of Business de la USC pour 2014, décortiquées par Mark Schaefer : USC Business School Predict  Americans  Will Stop Working, Eating and Having Sex by 2015. Vous comprendrez alors pourquoi il presse d’agir.

 Bon temps des Fêtes!

Sources :

ALTIMETER GROUP : The State of Social Business Evolution 2013 – Brian Solis/Charlene Li

FORBES : Top 10 Workplace Trends for 2014 – Dan Schawbel

VOCUS : Digital Marketing in 2014 – Where Your Customers Will Be – Jim Dougherty

GARTNER : Top Predictions for IT Organizations and Users for 2014

FORBES : Top 7 Technology Trends That Will Dominate 2014 – Jayson DeMers

WIRED UK : The 5 Technologies That Will Converge To Predict The Future – Liat Clark

FORBES : Top 7 Social Media Marketing Trends That Will Dominate 2014 – Jayson DeMers

THE STRATEGY WEB : 20 Marketing Stats and Predictions for 2014 (Infographic WebDAM)

FORBES : How Social Media Campaigns Will Change In 2014 – Drew Hendricks

BUSINESS2COMMUNITY : The Future of Customer Service - Tricia Morris

MARKETING PROFS : The State of B2B Content Marketing (Infographic – CMI/Brightcove)

INSIDE CXM : How Social Will Drive Customer Experiment Into 2014 – Ted Rubin

NEW MEDIA MARKETING : 2014 Marketing Predictions – Rich Meyer

INFORMATION WEEK : 5 Top Social Media Trends for 2014 – Kristin Burnham

HOOTSUITE : 5 Top Social Media Predictions for 2014 – Ulara Nakagawa

HEIDI COHEN : 2014 – The Future of Content Marketing and Media

BERRIE PELSER : 14 Digital and Social Media Marketing Trends (Infographic -Twin Engine)

JEREMIAH OWYANG : 10 Trends For The Progressive Retailer

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Influenceurs et ambassadeurs : savoir faire la différence

posted by Raymond Morin on samedi, août 31st 2013

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Comment reconnaître les influenceurs et les ambassadeurs

par Raymond Morin

Récemment, un nouveau rapport de Pew Research démontrait que, pour la première fois, les médias sociaux ont définitivement déclassés les autres médias. Selon cette étude, l’effet viral du ¨bouche-à-oreille¨ et des recommandations de pair-à-pair a désormais plus d’impact auprès des utilisateurs et des consommateurs que la publicité traditionnelle.

Social_Influence_HeadCes nouvelles récentes statistiques viennent corroborer celles d’un rapport précédent de Nielsen, publié en avril 2012, qui révélait que 92% des utilisateurs vont se fier aux recommandations des ambassadeurs avant celles des influenceurs, et de toute autre forme de publicité. (lire : Advocates or Influencers : Which Are More Important to your Brand Marketing Success, de Jure Klepic, sur Huffington Post Business)

Un des premiers enjeux pour les professionnels et les chefs d’entreprises sur le Web est donc d’identifier les utilisateurs susceptibles d’influencer, favorablement ou non, le processus de décision de leurs pairs. Les professionnels du marketing et les entreprises l’ont compris, et intègrent dorénavant les notions de marketing d’influence et de contenus dans leurs planifications stratégiques. Toutefois, le marketing d’influence dans les médias sociaux s’avère une nouvelle science beaucoup plus complexe, qui ne repose pas uniquement sur des algorithmes de mesure et des listes d’influenceurs.

Pour identifier les influenceurs et les ambassadeurs, il convient d’abord d’analyser son propre réseau et de dresser le portrait ¨médias sociaux¨ de son organisation. Ensuite, de reconnaître les spécialistes  et les experts de la communauté parmi les cinq principaux types d’influenceurs qu’on rencontre dans les réseaux sociaux.

1 – Identifier les ambassadeurs potentiels à travers son réseau

Les premiers, et plus fidèles, ambassadeurs d’une marque se retrouvent souvent parmi les employés, les fournisseurs, les partenaires et les collaborateurs de l’entreprise. Puisqu’ils se trouvent en première ligne, ils sont les premiers à bénéficier du succès et la réussite sociale de l’entreprise. Sa bonne réputation devient alors une première source de motivation.

Pour identifier ces ambassadeurs potentiels, les professionnels du marketing doivent d’abord dresser le portrait ¨médias sociaux¨ de leur réseau, et déterminer le niveau de maturité d’utilisation des principaux intervenants (employés et directions, partenaires et collaborateurs, fournisseurs et distributeurs), de même que l’état du parc informatique (équipements, logiciels, applications).

Parallèlement, les professionnels et les entreprises sur le Web doivent porter une attention constante aux utilisateurs, et à la clientèle. Observateurs privilégiés, l’impact des consomm’acteurs (connected consumers) reste inconnu et insoupçonné jusqu’à ce qu’un élément déclencheur motive leur intervention ; ils deviennent alors soit les ambassadeurs idéaux, ou les pires détracteurs de la marque ou de la campagne. Ce sont des passionnés. (Lire aussi : Marketing d’influence – Quand l’utilisateur devient ambassadeur)

2 – Reconnaître les cinq types d’influenceurs des médias sociaux

Les cinq types d'influenceurs

Les cinq types d’influenceurs

Dans un article publié l’année dernière sur le site de l’agence Intelegia, (et repris en anglais sur la plateforme de Social Media Today), je proposais une première liste de cinq types d’influenceurs des médias sociaux.  Cette liste correspond aux cinq principaux types d’influenceurs que l’on peut rencontrer à travers les différentes plateformes. Cette liste s’inscrit parfaitement dans la courbe d’adoption des médias sociaux :

Les utilisateurs (social butterfly) : Le premier, et le plus important, bassin d’ambassadeurs potentiels.  Ce sont les utilisateurs de première ligne, parmi lesquels on peut retrouver les employés, les partenaires et les collaborateurs, et les clients satisfaits, ou insatisfaits.  Ils restent des observateurs silencieux jusqu’à ce qu’une expérience, heureuse ou non, les incitent à s’exprimer.  Même si, à première vue, leur réseau n’est pas aussi important que celui des autres types d’influenceurs, l’impact de leurs recommandations ou de leurs plaintes ne doit pas être négligé.

Les diffuseurs  (reporter) : Les reporters du Web et des médias sociaux, ceux qui vont relayer et amplifier le message à travers leur important réseau.  Ceux qui partagent le plus souvent les nouvelles et les contenus pertinents dans les réseaux sociaux, ce sont généralement les autres blogueurs, les chroniqueurs et journalistes spécialisés, mais aussi les curateurs de contenus et les éditeurs Web. Leur notoriété publique augmente considérablement leur portée, et l’impact (positif ou négatif) de leurs avis et recommandations.

Les réseauteurs (networker) : Possèdent généralement les plus grosses listes de contacts. Ce sont ceux qu’on retrouvent généralement sur toutes les plateformes, qui connaissent tout le monde, et que tout le monde connaît. Les gestionnaires de communauté et les CCO (Content Chief Officer), mais également, les super-utilisateurs toujours à l’affût de contenus pertinents et de qualité pour leur propre auditoire. L’étendue et la portée de leurs multiples réseaux augmentent d’autant plus l’importance de leurs recommandations.

Les branchés (trendsetter) : Les branchés sont les pionniers du Web, les premiers à découvrir les nouvelles tendances, à tester les nouveaux produits et services, les nouvelles plateformes et les nouvelles technologies. Leur expertise, largement diffusée, se révèle souvent une des sources privilégiées des utilisateurs, et des autres types d’influenceurs. Ils deviennent, en quelques sortes, les ¨hubs¨ de leur secteur, et s’avèrent des références incontournables.

Les leaders d’opinion (thought leader) : Les premiers visionnaires, les experts du marketing et des médias sociaux. Ceux qui influencent les autres types d’influenceurs dans leur démarche. La pertinence de leurs ouvrages, l’autorité qu’on leur reconnaît dans le secteur, et souvent leur charisme naturel, en font des leaders d’opinion (thought leaders). Ils présentent régulièrement des conférences, et leurs écrits sont souvent cités en référence.

À quel type d’influenceur vous identifiez-vous? 

Si cette liste se limite aux cinq principales catégories, c’est que ces principaux types d’influenceurs correspondent aussi, à mon avis, aux cinq ¨C¨ des médias sociaux et du marketing d’influence, tout comme à la courbe d’adoption des utilisateurs.  D’autres éléments importants qu’il faut, selon moi, prendre en considération pour bien identifier les influenceurs dans son réseau, et faire la différence avec les ambassadeurs qu’on retrouve parmi les employés et collaborateurs ou les meilleurs clients.

Cependant, il ne faut pas perdre de vue qu’un influenceur exerce aussi son influence dans un contexte spécifique, et unique, et qu’il ne se révèle finalement un influenceur que dans sa propre niche. Personne ne peut se prétendre spécialiste (et encore moins influenceur) dans tous les domaines.  Il existe donc une multitude d’autres types d’influenceurs que l’on peut rencontrer à travers les réseaux sociaux selon le créneau et la niche spécifique qui nous intéresse.

À ce sujet, le débat demeure ouvert. Et, les avis divergent beaucoup au sujet des types d’influenceurs du Web et des médias sociaux. La première matrice d’influence de Klout répertoriait pas moins de 16 types différents d’influenceurs parmi ses utilisateurs. Au début de l’année, Traackr a mit des visages sur 10 types d’influenceurs différents, avec une excellente infographie d’Eva Papadimitriou : The Many Faces of Influence. On y retrouve plusieurs des plus importants spécialistes des médias sociaux et du marketing de la planète, dont mon mentor, Neal Schaffer. Tandis, que plus récemment, RaynForest, qui vient aussi de lancer le TOP 10 Influencer Marketing Awards, proposait 14 types différents d’influenceurs avec une autre infographie. : The Future of Marketing and the 14 types of influencers.

Quoiqu’il en soit, pour les professionnels et les entreprises du Web et des médias sociaux, un des premiers enjeux demeure d’identifier et de différencier les ambassadeurs et les influenceurs en fonction de ses propres critères. Il existe plusieurs listes de types d’influenceurs parmi les utilisateurs d’un réseau ou d’une plateforme sociale. Il faut savoir les différencier.

Qu’en pensez-vous ? Quels types d’influenceurs et d’ambassadeurs reconnaissez-vous dans les réseaux sociaux? À quel type d’influenceur vous identifiez-vous? Partagez vos commentaires avec nos lecteurs.

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