Pour entreprendre le virage des médias sociaux

Virage 2.0 Virage 2.0

médias sociaux

0

CONVIVIUM 2014 : La tendance du «storytelling» dans l’événementiel

posted by Raymond Morin on Mercredi, avril 16th 2014

Par Raymond Morin

L’histoire de Goldie, une planificatrice d’événements

Aujourd’hui, pour ma chronique sur le CONVIVIUM 2014, je vais vous raconter l’histoire de Goldie et de son agence de planification d’événements, la Goldies Goodtimes Factory.  Une fable moderne, de Jenise Fryatt, découverte la semaine dernière sur le blogue de Cevent, un des commanditaires de l’événement. Une histoire que semblent partager plusieurs planificateurs et organisateurs d’événements.

Le «storytelling» est une tendance lourde des médias sociaux, qu’on observe aussi dans l’industrie des congrès et réunions. Orchestrée autour du thème «Coureur des bois 3.0», par le chapitre Montréal-Québec de MPI (Meeting Professionals International), l’activité s’est déroulée dans une véritable ambiance de conteurs et de coureurs des bois branchés sur l’ère numérique.

La majorité des participants, armés de leur tablette ou de leur téléphone intelligent, arboraient aussi fièrement leur chemise à carreaux et accessoires de coureur des bois, pour participer au concours Instagram ta chemise ! Un «crieur public» et conteur, présentait chacune des conférences à sa manière avec un costume d’époque, et les conférenciers eux-mêmes y sont tous allés de leurs meilleures histoires pour gagner l’attention des participants.

fairmont_le_chateau_montebello_1Et, cet événement branché sur les médias sociaux et «storytelling», se déroulait dans le décor historique du Fairmont Château Montebello, un lieu mythique, construit sur les terres de la Seigneurerie de la Petite-Nation, qui appartenait à la famille de Louis-Joseph Papineau, et qui nous ramène à l’histoire des premiers patriotes, tout comme à celles plus récentes des rencontres de Bush, Harper et Félipe Calderon, alors président du Mexique, en 2007, et des réunions du Bilderbergers.

Il était une fois…

Voici donc l’histoire de Goldie et de sa petite entreprise de planification d’événements; la Goldies Goodtimes Factory. Une fable moderne, et branchée. Une histoire qui dépeint très bien la situation de plusieurs des planificateurs que j’ai rencontré, par rapport aux médias sociaux.  Je me suis permis de reprendre l’histoire de Jenise Fryatt durant ma conférence, et d’en publier une traduction libre. L’auteure, et vous, m’en pardonnerez, je l’espère.

L’histoire de Goldie, et de ses trois erreurs de marketing

Goldie, était une planificatrice d’événements que ses clients adoraient littéralement. Ils l’aimaient pour le soin personnalisé qu’elle apportait aux moindres détails, et à l’efficacité exemplaire de l’équipe qui l’entourait. Ils lui renouvelaient continuellement ses mandats, d’année en année, et ne pouvaient envisager de se tourner vers une autre agence pour planifier leurs événements annuels. La compagnie de Goldie prospérait rapidement, et elle se retrouva vite à gérer un personnel de plus d’une dizaine de personnes.  L’avenir semblait très prometteur pour Goldie.

Crise2008LeDevoirMais, ce qu’elle n’aurait pu prévoir arriva. La crise économique des dernières années l’a atteint solidement, comme toutes les autres PMEs autour d’elle. Ses clients, pourtant si fidèles, ont dû réduire leurs dépenses, en commençant par couper dans les événements corporatifs. Rapidement, Goldie a dû remercier la moitié de son personnel, le cœur brisé, sachant très bien qu’elle ne pourrait plus continuer comme avant dans ce contexte difficile.

Cependant, loin de se découragée, Goldie a alors entrepris de trouver des solutions pour reconquérir sa clientèle, voire même en dénicher une nouvelle. Tandis qu’elle consultait les magazines d’affaires à la recherche d’idées, elle tomba sur un article qui vantait les mérites d’Internet pour les petites et moyennes entreprises. Bien sûr, elle avait déjà son propre site Web, mais cette présence en ligne ne lui avait pas vraiment procurée de nouveaux mandats. Pour elle, comme bien d’autres entrepreneurs, il s’agissait d’une vitrine obligée, dont elle se préoccupait peu. Elle confiait d’ailleurs la gestion de son site à un webmestre externe, qui se chargeait de mettre en ligne les nouveaux contenus qu’elle lui fournissait.

En lisant cet article, elle comprit qu’Internet pouvait représenter un potentiel de relance formidable pour sa compagnie. Elle s’appliqua alors comme une bonne élève ; elle consulta tous les blogues et billets sur le sujet, et se renseigna sur les mots-clés, les algorithmes des engins de recherche et les classements. Aussitôt, elle inonda son site Web de mots-clés dans l’espoir de voir son site grimper dans les résultats, et voir revenir ses clients.

SEOAprès quelques mois, malgré tous ses efforts, Goldie était désespérée. Le téléphone ne sonnait guère davantage. Pire, ses initiatives sur son site Web n’amenaient pas plus de trafic. Un véritable coup d’épée dans l’eau!  Découragée, elle appela son ami Mr. Internet et lui expliqua la situation. Il lui fit réaliser que ses efforts étaient peut-être mal orientés, et que Google pénalise finalement ceux qui abusent des mots-clés, et récompense plutôt maintenant ceux qui publient des contenus.

Trop de mots-clés, pas assez de contenus de qualité

Dès qu’elle comprit qu’elle devait plutôt privilégier les contenus, elle élimina les mots-clés superflus de son site, et lu tout ce qu’elle pouvait sur la façon de créer des contenus de qualité. Elle lança un nouvel espace blogue sur son site, pour faire la promotion des activités et événements auxquelles son agence participait, tout en relayant, à l’occasion, d’autres infos et liens pertinents et intéressants pour ses clients. En effectuant un peu de recherches, Goldie a vite trouvé plusieurs sites Web et plateformes sociales où elle pouvait diffuser son message.

Apporter un mégaphone dans un party

Convaincue qu’elle obtiendrait alors les résultats escomptés, elle se lança dans une campagne d’auto-promotion dans les réseaux sociaux. Elle obtint de bons résultats avec le classement Alexa, mais resta absente des résultats de recherche sur Google. Pire, personne ne réagissait à ses billets, pas plus qu’à ses autres publications.

MegaphoneUn jour, sur Twitter, elle lut le commentaire suivant ; «Les gens qui se livrent, informent et retweetent # EIR sont agréables à suivre. Ceux qui crient « Achetez mon truc! » ne le sont pas! » Elle réalisa alors qu’elle devait s’engager elle-même dans de véritables conversations sur les médias sociaux pour rejoindre sa clientèle.

Aussitôt, elle commença plutôt à rechercher les opportunités de s’engager dans sa communauté, elle se joignit à différents groupes de discussions et participa à différentes sessions de clavardages, et partagea les «posts» des autres, pour se montrer plus aimable et ouverte en ligne.

En peu de temps, cette initiative sourit à Goldie, et grâce à l’appui et au support de ses nouveaux amis sur les médias sociaux qui devinrent ses meilleurs ambassadeurs, ses contenus de qualité se sont mis à circuler et attirer de nouveaux visiteurs sur son site.  Les résultats dans les engins de recherches se sont mis à grimper, et son blogue s’est rapidement retrouvé parmi les plus souvent consultés. Et, le téléphone s’est remit à sonner. Elle a pu relancer avec succès son agence, et réembaucher son personnel et les pigistes avec qui elle travaillait jadis.

Omettre d’assigner les ressources nécessaires

Toutefois, après peu de temps, Goldie constata que ses résultats dans les engins de recherche baissaient, et comprit que c’est parce qu’elle ne trouvait plus le temps pour bloguer, et assurer une présence active dans les médias sociaux. Elle réalisait que c’étaient précisément grâce à ses efforts d’engagement et de conversation à travers les différentes plateformes sociales qu’elle avait pu relancer ses affaires.

PanoramaCMSElle décida alors d’allouer une partie importante de son budget de promotion, et d’embaucher les ressources nécessaires pour prendre en charge du marketing dans les médias sociaux. Toutefois, elle prit bien le temps de sélectionner un candidat qui partageait sa vision pour recruter et diriger sa nouvelle équipe de marketing.

Ainsi, dès qu’il entra en poste, Goldie pu se concentrer sur le développement des affaires de son agence, et toutes les nouvelles opportunités que la présence de sa petite boîte dans les médias sociaux continua de générer. Goldie, et tous les employés et collaborateurs de la Goldies Good Times Factory vécurent heureux jusqu’à la fin de leurs jours, en ligne.

Que pensez-vous de cette fable moderne ? Avez-vous déjà vécu, ou partagé des expériences semblables ? N’hésitez pas à commenter, et à nous raconter votre histoire. Vous pouvez lire la version originale (en anglais) de Jenise Fryatt, sur le blogue de Cevent ; l’un des commanditaires du CONVIVIUM 2014 (#Convivium14).

 

 

0

CONVIVIUM 2014 : Une approche stratégique des médias sociaux

posted by Raymond Morin on Dimanche, mars 30th 2014

Par Raymond Morin

Convivium 2014 - MPI Montréal-Québec #1Une présentation en quatre volets : de la pré-production aux retombées

En novembre dernier, lorsqu’on m’a approché pour participer au Convivium 2014, j’ai accepté l’invitation avec enthousiasme. Pour moi, c’est toujours un plaisir renouvelé que de séjourner dans le confort luxueux du Château Montebello, et ce sera pour moi une nouvelle occasion de revivre plusieurs beaux moments d’une vie antérieure. Ce sera aussi pour moi une autre opportunité de revenir sur quelques-unes des plus belles expériences de ma première carrière.  Ça deviendra un peu comme des retrouvailles !

Car, avant de prendre le virage du Web et des médias sociaux, dès le milieu des années 90, j’ai moi-même travaillé dans le secteur de la production et de la promotion de spectacles et d’événements, le merveilleux monde du «showbusiness», pendant plus d’une dizaine d’années. J’y ai connu de nombreuses expériences excitantes et mémorables qu’il me fera plaisir de partager les participants. En m’appuyant sur des cas vécus, je pourrai échanger plus facilement avec eux, et comprendre encore davantage de quelles façons les médias sociaux peuvent répondre à leurs besoins.

Durant ma présentation sur l’approche stratégique des médias sociaux, j’effectuerai un survol des nombreuses possibilités qu’offrent les nouvelles technologies et les plateformes sociales aux organisateurs et promoteurs de congrès et de réunions.  Divisée en quatre volets, ma présentation suivra chacune des étapes d’un événement ; de la pré-production aux retombées finales.

Diapositive03Apporter une valeur ajoutée à l’événement grâce aux médias sociaux

Les médias sociaux présentent une multitude d’opportunités aux organisateurs et planificateurs d’événements. Le premier défi des organisations qui souhaitent adopter le virage des réseaux sociaux consiste justement à s’y retrouver parmi tous les sites et outils disponibles sur le Web, et de choisir les ceux qui conviennent le mieux à sa campagne. Mon objectif principal sera donc de guider les professionnel(le)s à travers l’écosystème des nouvelles technologies du Web et des médias sociaux, selon leur niveau d’adoption et d’utilisation.

Je démontrerai pourquoi il demeure essentiel de dresser, en premier lieu, le portrait Web 2.0 de son organisation. J’expliquerai pourquoi il importe de déterminer d’abord le niveau d’utilisation des participants, du personnel, des collaborateurs et des partenaires, pour développer et appliquer la stratégie plus adéquate. À l’aide d’infographies, et d’exemples concrets, je décrirai comment développer une approche stratégigque dans les médias sociaux, en utilisant les outils de gestion disponibles sur le Net.  Durant ce premier volet, j’explorerai quelques-unes des nouvelles plateformes sociales et des plus récentes technologies mobiles.

Diapositive06Créer un buzz avec des campagnes créatives dans les différents réseaux

Le succès d’un événement repose souvent sur le buzz créé durant la promotion avant l’activité. Les organisateurs doivent alors démontrer de la créativité dans leurs activités promotionnelles, pour convaincre le plus grand nombre possible de participants de s’inscrire. Durant le deuxième volet de ma présentation, j’expliquerai justement comment développer et intégrer des campagnes de marketing de contenus créatives dans les différentes plateformes sociales.

En me servant d’exemples concrets et de tableaux, je décrirai les avantages professionnels des campagnes de #hashtags sur Twitter, des pages d’événements sur Facebook, des «Hangout On Air» de Google+, des groupes de discussions sur LinkedIn, et des galeries vidéo sur YouTube, et des concours sur FourSquare.

Avec les participants, j’explorerai également les nombreuses nouvelles opportunités qu’offrent les plateformes émergentes comme Quora, Instagram, Vine et Pinterest, et les outils de publications et de gestions comme HootSuite, Buffer, Spundge et SlideShare.  En présentant quelques exemples de réussites, je décrirai également comment plusieurs organisations ont su profiter des technologies mobiles, de la géolocalisation, des codes QR et de la réalité augmentée pour accroître l’impact de leur événement corporatif.

Diapositive08Prioriser l’expérience des participants durant l’événement

Dans le troisième volet de ma présentation, j’expliquerai pourquoi les activités et les concours promotionnels en ligne durant l’événement doivent avoir été soigneusement planifiée d’avance avec les équipes et les collaborateurs sur le terrain. Pourquoi, durant l’événement, l’accent doit être mis sur la qualité et la convergence des expériences en ligne et sur place (IRL). Comment une zone Wi-Fi accueillante et sécurisée, un comptoir de services à la clientèle clairement identifié, et des préposés actifs et présents sur le terrain peuvent devenir autant d’éléments clé dans la réussite d’un événement corporatif.

Pour l’occasion du Convivium 2014 : «Coureur des bois 3.0», l’équipe dynamique du CA de MPI Montréal-Québec, et de Nathaëlle Fiset (Événements Momento), a justement planifié deux journées d’interactivités originales, avec plusieurs activités et concours en ligne, et de conférences particulièrement enrichissantes pour les participants sur place. Apportez donc votre chemise à carreaux, votre chapeau de poils, mais surtout n’oubliez pas vos portables, téléphones intelligents et tablettes numériques. Vous pourriez le regretter pour le restant de l’année.

Diapositive10Assurer un suivi après l’événement pour profiter des retombées

Finalement, ce qui va vraiment compter en bout de ligne, ce seront les retombées que l’organisation pourra retirer de l’événement. Il convient donc d’assurer un suivi aux différentes opportunités, qui se présenteront inévitablement durant l’événement, pour les convertir en résultats concrets.

Dans ce quatrième, et dernier volet de ma présentation, je prendrai comme exemple le Social Media Marketing World 2014, qui est devenu un exemple de réussite au fil des années. Lors de ma conférence, cet événement viendra tout juste de se dérouler à San Diego, en Califormie.

Je décrirai comment l’organisation de Michael Steltzner, de Social Media Examiner, a su créer un véritable buzz autour de son événement, et comment il a réussi a intégrer avec brio plusieurs campagnes de blogues et de contenus enrichis à travers les différentes plateformes sociales, pour faire du SMMW un des plus retentissants succès événementiels à travers les médias sociaux.

À la fin de ma conférence, les participants pourront participer aux différents concours en ligne, et je répondrai à chacune de leurs questions (envoyées tout au long de la présentation via Twitter). Par la suite, après l’événement, ils pourront télécharger la présentation PowerPoint de ma conférence sur ma page SlideShare, qui comprend une liste de plus d’une vingtaine de liens pertinents en annexe.

Convivium 2014 - Coureurdesbois30

«Coureur des bois 3.0» : Le rendez-vous interactif de MPI Montréal-Québec

C’est donc un rendez-vous aux Convivium 2014 «Coureur des bois 3.0» du chapitre Montréal-Québec du MIP, les 10 et 11 avril prochains, pour deux journées d’activités interactives et de conférences passionnantes et inspirantes, dans l’ambiance magnifique du Fairmont Le Château Montebello, dans la belle région de l’Outaouais.

Suivez donc #Convivium14 et #NMID14 sur Twitter, et les autres plateformes sociales, avant, durant et après l’événement, pour vivre pleinement toute l’expérience interactive du «Coureur des bois 3.0». Pour vous inscrire, suivez le lien : Convivium 2014 – Programmation

 

 

 

 

 

1

Marketing d’influence: Publier dans les médias sociaux comme un pro!

posted by Raymond Morin on Lundi, mars 10th 2014

Comment publier comme un pro en quelques clics

Par Raymond Morin

L’automation, une solution à la portée des entrepreneurs et des professionnels

images-6Les résultats d’une récente étude de Balihoo, dévoilée par eMarketer (via Robert Caruso @fondalo) démontre que 78% des marques locales accordent de l’importance aux médias sociaux. En même temps, seulement 25% des répondants entendent y mettre leur priorité en 2014. En d’autres termes, pour la plupart des chefs d’entreprises et de PME, les réseaux sociaux demeurent encore un mal ¨nécessaire¨ qu’on affronte à reculons, comme une visite chez le dentiste qu’on reporte continuellement.

Malgré l’évidence devant laquelle ils se retrouvent, les entreprises hésitent encore à prendre le virage d’Internet et des médias sociaux. Ils réalisent l’importance d’assurer une présence sur les plateformes sociales s’ils veulent rejoindre à nouveau leur clientèle, mais ne veulent pas s’impliquer personnellement. Et ils comprennent, que pour se démarquer, ils devront compter sur des contenus de qualités, mais ne savent pas par où commencer.  Mais, ils enregistrent surtout qu’il leur faudra rebâtir leur réputation à partir du bas de l’échelle, et reconstruire leur réseau d’influence dans les réseaux sociaux avant de reprendre leur part de marché (lire aussi : La pyramide d’influence dans les médias sociaux – Recommencer en bas de l’échelle).

images-7Aussi, lorsqu’ils réalisent qu’ils devront modifier leur façon d’opérer, changer leur approche de marketing, et qu’en plus, il leur faudra s’impliquer personnellement, et penser désormais comme des éditeurs sur les réseaux sociaux, ça leur apparaît comme une montagne.  On ne saurait les en blâmer.  Ils n’ont pas choisi le chemin de l’entrepreneuriat pour écrire leurs mémoires ou devenir éditeur de web magazines, mais pour négocier des affaires avec les clients.

Souvent, ce n’est pas seulement une question de budget et de ressources qui les fait reculer, mais surtout le manque de compétences et de compréhension de ce nouvel éco-système qui les effraient. À titre de coach/conseiller, on doit donc les rassurer et les aider à choisir les meilleurs outils pour suppléer à leurs lacunes. Et, les accompagner durant tout le processus, en leur démontrant qu’avec les bons outils, ils pourront publier sur le Web comme des pros, en quelques heures par jour.  C’est un des grands avantages des outils d’automation de contenus.

Développer un plan d’action pragmatique et rationnel

Plusieurs outils, accessibles via le Web, permettent aujourd’hui de planifier et d’organiser efficacement plusieurs phases dans le processus de création, de curation et de publication de contenus sur les différentes plateformes. Dans un premier temps, il faut établir un plan d’action précis et détaillé avec l’entreprise (ou le professionnel) :

-       Réviser les contenus actuels des archives, et déterminer ceux qui peuvent être enrichis avec les nouvelles technologies audio et vidéo,

-       Établir la liste des nouveaux contenus potentiels à créer, à partir des archives, et des activités de l’entreprise (ou du professionnel),

-       Recruter et former l’équipe responsable de la création des contenus et de la gestion de la communauté au sein de son personnel, et embaucher les consultants nécessaires pour compléter l’équipe (ou les collaborateurs),

-       Sélectionner les outils de curation et de publication les plus appropriés, selon les objectifs spécifiques des campagnes,

-       Déterminer un cahier de production, et un calendrier de livrables, raisonnables en fonction des ressources disponibles,

imgres-3Des outils de curation de contenus comme Spundge, Paper.li, et Scoop.it, entres autres, permettent de trouver et d’archiver les meilleurs contenus diffusés dans les réseaux sociaux, selon des thématiques et des mots-clés. Tandis que d’autres applications, comme HootSuite, IFTTT, Triberr, Zapier et Buffer, permettent de planifier et d’organiser efficacement un calendrier de publication.

D’autres applications permettront plus tard d’analyser et de mesurer les résultats des campagnes de marketing d’influence dans les médias sociaux. J’y reviendrai dans un prochain article.

Mon coffre à outils

Personnellement, j’utilise une combinaison des outils Spundge et Paper.li pour la curation et l’archivage de contenus, avec celui de Buffer pour établir mon calendrier de publication dans les quatre réseaux sociaux principaux : Facebook, LinkedIn, Google + et Twitter. Plus d’un demi-million de professionnels l’utilisent dans le monde. Une combinaison d’applications qui répondent parfaitement à mes besoins actuels de consultant freelance, et qui me permet surtout de focuser le reste du temps sur mes autres activités professionnelles.

Tôt le matin, j’épluche mes cinq carnets thématiques sur Spundge*, et mes journaux sur Paper.li, pour y sélectionner les meilleurs contenus.  Au fur et à mesure de ma sélection, ils sont relayés à l’application Buffer, qui les ajoute au calendrier de publication de chacune des mes plateformes sociales, tel que déterminé d’avance. Ainsi, au moment voulu, les différents contenus que j’ai sélectionnés à travers Spundge et Paper.li, sont programmés pour être publiés à différentes heures, voire même à différentes journées.  Une opération qui ne me prend que quelques heures par jour.

Et, qui me permet d’offrir continuellement les meilleurs contenus, aux différentes heures de la journée (selon que mon auditoire se trouve dans différents fuseaux horaires à ce moment).  Ces applications me permettent de programmer mes contenus suivant ma stratégie, tout en respectant la règle du 5-3-2. Une règle de blogueurs, non–écrite, qui veut que sur 10 ¨posts¨ envoyés sur les réseaux sociaux, la moitié doit provenir de sources externes. Et, sur les cinq autres de source interne, trois doivent être de nature non-commerciale, et les deux autres, orientés de manière à humaniser la relation avec la clientèle. (lire aussi l’article d’Eric Tung, sur BusinessGrow : Social Media Automation : Here’s a Rational Plan !)

* À surveiller : Bientôt, mes cinq cahiers thématiques Spundge remplaceront la section consacrée à mes journaux Paper.li, et prendront graduellement plus d’importance dans mon offre de contenus.

Une grille de publication dans les réseaux sociaux à personnaliser

GRILLE DE PUBLICATIONPour faciliter encore davantage la tâche de mes clients, j’ai développé une grille de publication dans les réseaux sociaux avec l’application Buffer, qui peut aisément s’adapter à différents contextes, ou à différentes campagnes. Basée sur différentes études, dont celle de l’équipe de BufferApp, établissant les meilleures heures pour publier sur les différentes plateformes, cette grille demeure tout de même flexible, et peut être modifiée en tout temps. La grille ci-dessous a été développée pour une entreprise qui amorce son virage numérique, et se limite donc à quatre ¨posts¨ par jour par plateforme (sauf la journée où ce réseau est en vedette).

Basée sur une évaluation tout à fait personnelle (qui n’a absolument rien de scientifique), cette grille de publication constitue donc un canevas, assez simple à appliquer, et couvrant les cinq jours de la semaine durant les heures ouvrables (7 heures AM à 17 heures PM). Dans la grille, chacune des journées de la semaine est identifiée selon la couleur de la plateforme du jour (celle qui obtient le plus d’impact selon les études), et chacune des cases horaires de la journée est identifiée par le nom de la plateforme à privilégier à cette heure.

Ainsi, toujours selon les études, les journées de la semaine se répartissent de la manière suivante :

Lundi (Ocre/Blogue/Twitter) : La journée privilégiée du marketing de contenus. C’est la journée idéale, en tout début de semaine, pour publier un blogue, ou tout autre contenu personnel.  Cette journée-là, Twitter s’avère le meilleur relais pour ces contenus.

-  Mardi (Mauve/LinkedIn/Google+) : C’est la journée Marketing B2B. Pour les professionnels, préoccupés par le succès immédiat de leur présence dans les réseaux sociaux, LinkedIn se révèle la meilleure plateforme, le Mardi Les utilisateurs de Google+ y trouvent aussi leur compte.

-  Mercredi (Bleu /Facebook/Blogue) :  Pour les blogueurs, Mercredi est la meilleure journée de la semaine pour le marketing B2C. Pour rejoindre un large public, Facebook s’avère encore la plateforme la plus efficace, malgré toutes les critiques. Et, le Mercredi, est aussi une très bonne période pour publier un blogue.

Jeudi (Rouge/Google+/LinkedIn) : Le Jeudi est la journée Tendances/Nouvelles technologies. Une autre journée fructueuse pour les professionnels sur les médias sociaux. Cette journée-là, ce sont les blogueurs technos qui émergent sur Google+, révélant leurs récentes découvertes, ou commentant les actualités de la semaine.

Vendredi (Turquoise/Twitter/Blogue) : Le Vendredi, c’est la revue de la semaine. C’est une autre bonne journée pour publier un blogue, et pour répondre aux conversations entreprises durant la semaine. C’est la journée idéale pour les micro-blogues de Twitter.

Dans le calendrier final que vous préparerez à partir de cette grille, l’heure précise de publication peut varier d’une demi-heure, d’une case à l’autre.  Les cases plus foncées correspondant aux meilleurs moments de la journée pour publier (selon les différentes études qui ont servies à préparer la grille), elles peuvent aussi être modifiées, en fonction du fuseau horaire de votre auditoire.  Toutes les possibilités peuvent être envisageables, en fonction des objectifs, et c’est ce qui rend ces outils bénéfiques.

Destinée aux professionnels, aux entreprises et aux organisations qui débutent dans les médias sociaux, cette grille de base se limite donc à seulement quatre publications par jour, par plateforme sociale, sauf cinq publications le jour de la semaine où ce réseau est le plus populaire chez les utilisateurs.  Les cases vides pourront être comblées par des nouvelles d’actualités durant la semaine, ou lorsqu’on choisira d’augmenter la cadence de publications sur les différents réseaux sociaux. 

GRILLE DE PUBLICATION

Qu’en pensez-vous ? Est-ce que cette grille vous semble utile ? Sinon, comment pourrait-on l’améliorer ? Proposez vos idées, et partagez vos commentaires.

Sources :

http://socialmediatoday.com/caitlinz10/1731626/taking-headache-out-social-media-tools-help-you-plan-and-share-great-content, par Caitlin Zucal, via Socialmediatoday

http://socialtimes.com/best-worst-times-post-social-media-infographic_b141745 (Infographie de SocialMarketingWriting)

http://lorirtaylor.com/the-best-and-worst-times-to-post-on-social-networks-infographic/

par Krissy Brady (Infographie de SocialCaffeine)

http://hosting.ber-art.nl/best-times-to-post-on-social-media-an-infographic/ (Infographie de Fannit)

http://blog.bufferapp.com/best-time-to-tweet-post-to-facebook-send-emails-publish-blogposts , par Belle Beth Cooper (Infographie de Buffer)

Lire aussi :

http://maximizesocialbusiness.com/best-time-to-post-social-media-updates-8114/, par Joel Don, via Maximize Social Business

http://maximizesocialbusiness.com/auto-posting-way-fame-fortune-health-weight-loss-12736/ , par Bob Geller, via Maximize Social Business

 

 

 

4

La pyramide d’influence dans les médias sociaux

posted by Raymond Morin on Dimanche, février 16th 2014

Par Raymond Morin  (MaJ: 16 février 2014) 

La hiérarchie des besoins à l’ère numérique

Depuis 1943, la théorie de la pyramide hiérarchique des besoins de Maslow a été largement exploitée, notamment pour mieux comprendre le comportement des consommateurs, mais aussi, plus récemment, pour décrire l’évolution des utilisateurs sur Internet.  (voir : Maslow’s Hierarchy of Needs via SMTT – Social Media TICS’s and Training) À mon tour, je vous propose une nouvelle version, inspirée des plus récentes déclinaisons Web 2.0, et de diverses recherches (Rogers, AIMIA), et qui établit un parallèle entre l’évolution des utilisateurs (à gauche), et celle des influenceurs (à droite). À l’ère numérique, cette nouvelle pyramide de l’influence dans les médias sociaux permet d’identifier à quel moment, dans la courbe d’adoption et de maturité des médias sociaux, les influenceurs se démarquent, et que les ambassadeurs (ou les détracteurs) se révèleront parmi les utilisateurs.

Recommencer en bas de l’échelle

Infographie par Maximize Social Business

Infographie par Maximize Social Business

Avec les médias sociaux, le premier enjeu qui attend les professionnels et les organisations est de revoir complètement leur approche, pour répondre aux attentes de leur clientèle.

Pour parvenir à se tailler une place dans les médias sociaux, ils doivent revoir leur positionnement à la base, et rebâtir leur réputation en ligne en développant une nouvelle identité numérique, solide et efficace, à travers les réseaux sociaux en réponse aux besoins de leur clientèle.

Les professionnels, les entreprises et les organisations doivent d’abord apprendre à naviguer en toute sécurité dans un nouvel écosystème, où chaque geste posé, chaque action constitue une forme d’empreinte digitale, où chaque code, mots ou paroles émises contribuent à son ADN numérique. Par la suite, puisqu’aujourd’hui les consommateurs ne se réfèrent plus qu’aux recommandations de leurs pairs et au ¨bouche-à-oreille¨ dans l’acte d’achat, les entreprises et les marques doivent adopter une nouvelle approche davantage orientée vers le marketing d’influence et la qualité de relation qu’ils parviendront à établir avec eux.

Selon le contexte d’une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux, ce ne sont pas tous les types d’influenceurs qui pourront répondre aux besoins spécifiques de l’entreprise. Il faut donc pouvoir identifier à quel moment les leaders de notre communauté se démarquent, et affirment leur influence dans les différents médias sociaux. La pyramide des besoins de Maslow peut nous aider à mieux comprendre l’évolution des utilisateurs et des influenceurs à travers leur progression dans les médias sociaux

1 – Découvrir un nouvel écosystème

Que ce soit sur Facebook, LinkedIn, ou sur Twitter, au début, les premières expériences s’apparentent aux premiers jours de l’éducation pré-scolaire. Ça ressemble à un jardin d’enfants qui apprennent, pour la première fois à voler de leurs propres ailes, et à se faire une place dans la vie.

imgres-1

Les premiers jours, chacun reste dans son coin, écoute et regarde ce qui se passe. Peu à peu, au fur et à mesure qu’on se sécurise, on découvre un nouvel environnement, et assimile les nouvelles règles à suivre. Les plus timides hésitent avant de se mêler au groupe, tandis que les meneurs vont déjà essayer tous les nouveaux jouets, et commencer à faire des plans pour les prochains jours.

À ce niveau de la pyramide, les utilisateurs utilisent déjà le courriel et effectuent leurs premières recherches sur Google et Wikipedia, tandis que les influenceurs s’ouvrent des comptes sur les principaux réseaux sociaux, et réfléchissent déjà à la stratégie qu’ils déploieront pour se démarquer.

2 – Sortir de sa zone de confort

Au primaire, déjà la situation a beaucoup changée.  On réalise vite qu’on vient d’entrer dans le territoire des ¨grands¨, et que ça comporte aussi quelques risques. Loin du nid, on se laisse souvent intimider par les plus vieux dans la cour d’école, et instinctivement, on se rapproche de ceux qui nous ressemblent le plus.  Quelques-uns de nos premiers amis de la maternelle auront suivis, et plusieurs nouveaux copains s’ajouteront au groupe.

C’est au deuxième niveau de la pyramide que commence à se bâtir l’identité numérique. Tandis que les utilisateurs s’ouvrent une première page Facebook et cherchent à se protéger des pourriels et des logiciels malveillants, les influenceurs s’assurent de sécuriser leur réseaux et établissent leur politique d’utilisation des médias sociaux. À ce niveau, les motivations professionnelles des influenceurs commencent déjà à s’affirmer, alors que la majorité des utilisateurs continuent d’avoir une approche essentiellement ludique des réseaux sociaux.

3 – La transition de l’adolescence 

Au secondaire, la transition de l’adolescence se fait sentir à tous les instants. En même temps, la vie nous offres une multitude de nouvelles opportunités.  On cherche à s’affirmer davantage dans notre communauté, et on prend souvent l’initiative d’émettre son opinion et d’engager la conversation. Une phase qui se traduira le plus souvent par le partage et le réseautage.

images-3

C’est au troisième niveau de la pyramide que les influenceurs se démarquent vraiment, et qu’ils commencent à mesurer leur capital social. Les utilisateurs, qui continuent de naviguer ludiquement à travers les réseaux sociaux, s’ouvrent quant à eux un compte YouTube et commencent à ¨ tweeter ¨ pour partager leurs découvertes. Tandis que les influenceurs, qui ont déjà mis en ligne leur propre blogue, collaborent aussi à différentes plateformes et participent à divers forums et sessions de clavardage en ligne.  C’est le stade de la polyvalence.

4 – Commencer à faire sa niche dans sa communauté

Après le secondaire, plusieurs gradueront au collège avant de passer à l’université. Tandis que d’autres choisiront de ne pas poursuivre leurs études, et d’aller directement sur le marché du travail.  Ceux qui poursuivront auront gagné en confiance, et se seront donnés des objectifs précis.  À ce stade, le réseautage s’avère la grande priorité, et l’estime de soi et des autres deviennent l’objectif principal.

Au quatrième niveau de la pyramide des médias sociaux, les utilisateurs se retrouvent à un niveau d’influence comparable à celui des professionnels. Ils ont commencé à affirmer leur présence en publiant sur Instagram et les nouvelles plateformes, et clavardent allègrement avec leurs pairs. Leurs opinions commencent à compter pour les marques et les entreprises. Certains découvrent leur pouvoir d’influence, et n’hésitent pas à l’exercer. De leur côté, les influenceurs professionnels continuent d’affirmer leur autorité en publiant en ligne leurs ouvrages, et en proposant des podcasts.  À ce niveau, leur influence est déjà largement reconnue, et leur niche est déjà faite.

5 – La réalisation de soi-même et les collaborations

images-5

À l’université, c’est l’anti-chambre des ligues majeures. Les carrières se dessinent plus précisément, les projets de collaboration se mettent en branle, et on s’affaire à préparer sa maîtrise. Au cinquième et dernier niveau de la pyramide d’influence dans les médias sociaux, les utilisateurs s’accomplissent déjà, et exercent pleinement leur pouvoir d’influence en publiant blogues et commentaires sur les réseaux sociaux, tandis que les influenceurs donnent régulièrement des conférences et des ateliers de formations aux organisations.

En graduant, ambassadeurs et influenceurs auront atteint le plus haut niveau d’influence dans les médias sociaux.  Les médias solliciteront alors régulièrement leurs avis sur les grandes tendances, et les ouvrages publiés par les leaders d’opinion seront analysés à l’université.  Et, les propositions de collaborations afflueront.a dernière étape avant d’atteindre et de réaliser ses objectifs.

Avec le leadership viennent aussi les responsabilités

C’est à ce niveau de la pyramide que viennent les responsabilités sociales des influenceurs et ambassadeurs.  Ceux qui parviennent à ce leadership ont démontré leur influence tout au cours de leur progression dans les médias sociaux, en publiant des contenus de qualité et en s’engageant auprès de leur communauté.  Ils ont suscités des attentes auxquelles ils devront continuer par la suite de répondre. Or, à ce stade-ci, leur plus grande responsabilité sociale sera de redonner à la communauté, de transmettre leur savoir et leurs connaissances, et de partager leurs compétences. C’est à ce moment qu’ils auront vraiment réalisé leur mission.

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que les influenceurs ont une responsabilité sociale? Quelle relation entretenez-vous avec les influenceurs de votre communauté? N’hésitez pas à partager vos opinions et commentaires avec nos lecteurs.

 

 

0

Génération C : La clé de l’influence dans les médias sociaux ?

posted by Raymond Morin on Vendredi, janvier 17th 2014

Par Raymond Morin

Au début de l’année, un journaliste du magazine français Marketing m’a contacté pour me proposer une entrevue sur l’influence dans les médias sociaux, en commençant par me demander ce que je pensais des outils de mesure comme Klout, Kred et PeerIndex.  Je lui ai simplement répondu que le marketing d’influence dans les médias sociaux est une nouvelle science beaucoup plus complexe que les algorithmes de ces outils,  et que je ne pouvais me limiter à ce sujet. Ça m’a amené à revisiter quelques-uns de mes billets publiés durant l’année, pour en faire finalement une synthèse, qui résume assez bien mon point de vue sur la question.

icebergs-still-threaten-ships-100-years-after-titanic_1Le capital social n’est que le volet visible de l’influence dans les médias sociaux

Le capital social d’un individu, déterminé par les divers outils d’analyse et de mesure d’influence ne représente que la partie visible de son influence dans les médias sociaux. Le marketing d’influence dans les médias sociaux est une nouvelle science beaucoup plus vaste, qui commence à peine à émerger.

C’est un nouveau champ de savoirs et de  compétences, qui se développe en accéléré, et qui dépasse nos schèmes d’apprentissage. C’est un tout nouvel écosystème qui ne se limite seulement à l’analyse et la mesure du capital social (social scoring), mais qui implique plutôt une nouvelle approche relationnelle entre les entreprises et les consommateurs branchés de la Génération C.

Au cours des prochaines années, le pouvoir économique de ces consomm’acteurs continuera de dynamiser les médias sociaux, et le marketing d’influence s’intègrera de plus en plus dans les stratégies d’entreprise. Avec l’arrivée des nouvelles générations, les milieux de travail s’adapteront graduellement aux médias sociaux, et les formations en optimisation révèleront un ¨must¨, au fur et à mesure que les entreprises miseront davantage sur leurs ressources.  (lire aussi : Et si la tendance se maintient… 2014 – Le jour d’après !)

Il n’existe pas de recette-miracle

Pour les entreprises et les professionnels, il n’existe pas de ¨posture stratégique¨ idéale ou de meilleures pratiques en matière de marketing d’influence dans les médias sociaux.  Chaque nouvelle planification stratégique doit être développée en fonction des objectifs spécifiques d’une campagne. Et, comme chaque campagne est unique, elle oriente la stratégie et les choix des outils.

imgres

Les outils analytiques et les algorithmes de mesure d’influence, comme Klout et Kred, se sont beaucoup améliorés au fil des années.  Leurs applications permettent aujourd’hui de mesurer efficacement l’activité dans les principaux réseaux sociaux, et d’obtenir un ¨score¨ basé sur la réponse des utilisateurs. Pour certaines campagnes, axées davantage sur un impact de masse, les influenceurs qui ressortent de ces listes peuvent se révéler tout à fait pertinents.  Mais, pour des campagnes plus ciblées, ces outils s’avèrent insuffisants.

Plusieurs autres outils de mesure de l’influence dans les médias sociaux peuvent aussi être combinés (comme Empire Avenue, Social Bro ou Twtrland). Ça dépend toujours du contexte de la campagne. La bonne combinaison de ces outils, selon les objectifs de votre campagne, vous permettra d’identifier principalement les influenceurs de votre réseau, ou des communautés ciblées.  Cependant, pour débusquer les ambassadeurs du lot, vous devrez utiliser d’autres outils de mesure d’influence, axés sur des algorithmes d’analyse plus contextuelle,  comme Traackr,  qui font davantage ressortir la pertinence du contexte et des contenus. (Lire aussi : Traackr, et l’influence contextuelle – Si le contenu est roi, le contexte est la reine !) 

Connaître ses objectifs et choisir le bon type d’influenceurs

Comme je le décrivais dans une chronique précédente, au départ, il est essentiel de déterminer d’abord quel type d’influenceur peut le mieux répondre aux objectifs d’une campagne de marketing d’influence.

On peut regrouper les influenceurs en deux principales catégories :

-       les macro-influenceurs : qui comprend les célébrités et les vedettes (qui ressortent dans les listes de Klout et Kred), mais aussi les leaders d’opinion, les spécialistes et les découvreurs de tendances, qui profitent de larges audiences.

-       les micro-influenceurs : qui regroupe les réseauteurs, les diffuseurs et grands utilisateurs, qui émergent et exercent un pouvoir d’influence au sein de communautés respectables

C’est parmi les micro-influenceurs qu’on retrouvent les ambassadeurs, ces influenceurs spontanés qui se révèleront les meilleurs avocats d’une marque ou d’une organisation.  On peut aussi les regrouper en deux principales catégories :

-       les employés et les collaborateurs : Ils se trouvent au sein même des entreprises et des organisations, et sont trop souvent inexploités

-       les clients et les utilisateurs : Ce sont les consommateurs branchés de la Génération C, ceux qui peuvent exercer, à tout moment, le véritable pouvoir d’influence sur les marques et les entreprises

(lire aussi : Comment reconnaître les ambassadeurs dans les médias sociaux)

imgres-3L’influence dans les médias sociaux se bâtit sur les relations

Dans une brillante étude de cas, qui décrit les résultats d’une campagne qu’il a appuyé pour l’organisme Amachi, Mark Schaefer démontre très bien comment l’influence dans les médias repose d’abord et avant tout sur la qualité des relations qu’on parvient à y établir.

Aujourd’hui, les consommateurs profitent du pouvoir que leur apportent les nouvelles technologies pour exercer une influence indéniable sur les marques et les organisations.  Ils exigent désormais d’être entendus à tout moment, et qu’on réponde à leurs moindres attentes. Par le biais des médias sociaux, ils sont devenus des consomm’acteurs, qui tiennent à s’impliquer dans chacune des étapes du processus. Ils exercent leur influence pour obtenir la plus grande satisfaction, et se révèlent finalement les véritables influenceurs des médias sociaux, forçant les marques et les entreprises à s’adapter. Les cas d’utilisateurs et consommateurs qui ont fait pliés les grandes marques, à la suite de plaintes sur les réseaux sociaux, se multiplient, et se révèlent une véritable hantise pour plusieurs entreprises.

Au cours des prochaines années, si elles veulent combler le fossé qui continue de s’élargir entre eux et les consommateurs, les entreprises et les marketeurs devront cesser de se baser uniquement sur le ¨score social¨ des individus pour déterminer la valeur de leur influence dans les médias sociaux. Et, plutôt apprendre à mieux comprendre ce qui motive la Génération C (des baby-boomers à la Génération Z), pour développer des relations personnalisées, basées sur une confiance mutuelle axée sur les valeurs de la communauté et la pertinence des contenus partagés. Car, ce sont eux qui détiennent probablement la clé de l’influence dans les médias sociaux. (lire aussi : Les cinq C du marketing d’influence dans les médias sociaux).

Et vous, que pensez-vous des outils de mesure d’influence et du «social scoring» en 2014 ? Quels outils utilisez-vous ? Partagez vos commentaires et vos opinions avec nos lecteurs ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

0

Le projet ARISTOTE

posted by Raymond Morin on Jeudi, janvier 16th 2014

Le projet ARISTOTE

par Raymond Morin

«Le tout est (toujours) plus grand que la somme des parties» ARISTOTE

images-2Le projet ARISTOTE, vise à regrouper les meilleurs contenus nichés dans chacun des secteurs d’intérêts des médias sociaux, et à promouvoir les services professionnels des meilleurs spécialistes, dans un même réseau d’échanges et de partage de connaissances.  En participant à ce vaste réseau, et en partageant leurs contenus et leurs compétences avec d’autres professionnels, chacun profitera de la force du groupe pour faire progresser leur propre carrière.

Le concept d’échange et de collaboration derrière le projet ARISTOTE est simple, et repose sur ce qui est à la base de l’influence des médias sociaux ; le pouvoir de la communauté et de la réciprocité.  «Le tout est (toujours) plus grand que la somme des parties».  Chacune des plateformes participantes sélectionne, traduit et publie d’abord les articles des blogueurs – collaborateurs des autres plateformes dans ses colonnes régulières, suivant ses propres politiques éditoriales.

Toutefois, l’objectif principal du projet ARISTOTE est de susciter de nouveaux débouchés pour les services des spécialistes des médias sociaux membres du réseau. À travers le réseau, chacun des professionnels inscrits pourra compter sur l’apport des meilleurs spécialistes pour l’aider à répondre aux besoins plus spécifiques de leurs clients (les questions plus pointues auxquelles ils ne peuvent eux-mêmes répondre), et leur apporter ainsi un service plus complet. En permettant à tous les professionnels inscrits au réseau de proposer des solutions plus complètes, voire clés en main, référées par les meilleurs spécialistes dans le monde, le projet ARISTOTE constituera très certainement un levier important pour la carrière de chacun des participants.

Développé et mis en place au cours des deux dernières années, le projet ARISTOTE  regroupe déjà les intérêts de plusieurs professionnels, entreprises et organisations des médias sociaux, basées dans différentes villes américaines et canadiennes.  Chacune de ces plateformes est prête à collaborer et à échanger contenus et services à travers ce nouveau réseau professionnel. Les détails d’un premier pont avec la côte ouest américaine seront annoncés au printemps 2014. Des discussions sont également entreprises avec des organisations en Amérique du Sud et en Europe pour étendre le mouvement.

Si vous êtes intéressés à y participer, proposez-nous un texte de plus de 750 mots, et moins de 1 250 mots, nous expliquant la place qu’occupe votre créneau dans l’écosystème des médias sociaux, et pourquoi vous souhaitez collaborer au projet ARISTOTE.

 

0

Comment reconnaître les ambassadeurs dans les médias sociaux

posted by Raymond Morin on Mardi, octobre 29th 2013

Par Raymond Morin

Une question de contexte, de contenus et de synchronicité 

cropped-SynchroniCityAujourd’hui, avec l’omniprésence des plateformes sociales et des technologies mobiles, les entreprises et les organisations investissent davantage dans des campagnes de marketing d’influence dans les médias sociaux. Le pouvoir d’influence des consommateurs les a forcé à adapter leur approche, et à miser davantage sur l’impact des recommandations de pair-à-pair, et l’aspect viral du ¨bouche-à-oreille¨ pour rejoindre leur clientèle. 

Un des premiers enjeux des professionnels du marketing consiste donc à identifier les influenceurs potentiels au sein de leur communauté, et à reconnaître, parmi eux, ceux qui se révèleront les meilleurs ambassadeurs.

Dans mes deux derniers articles sur Virage 2.0, j’identifiais les principales typologies d’influenceurs que l’on retrouvent généralement sur les différentes plateformes sociales, et les cinq conditions essentielles de l’influence dans les médias sociaux (Lire aussi : Influenceurs et ambassadeurs : Savoir faire la différence et Les cinq ¨C¨ du marketing d’influence dans les médias sociaux).  Deux premiers volets d’une analyse contextuelle, qui permettent seulement d’identifier les influenceurs et les experts des médias sociaux de son secteur d’activités, en se basant uniquement sur leur capital social.

Pour développer une campagne efficace de marketing d’influence dans les médias sociaux, les marketeurs ne peuvent plus se fier seulement sur le rayonnement et la portée des influenceurs. Ils doivent plutôt chercher à identifier parmi eux les meilleurs ambassadeurs, pour installer un contexte favorable et développer une relation de confiance avec les utilisateurs-consommateurs. Les influenceurs doivent devenir une courroie de transmission, un levier du message, pas seulement l’amplificateur.

Les trois principaux niveaux d’influence dans les médias sociaux

images

Dans un premier temps, les entreprises doivent donc déterminer, selon les paramètres et les objectifs spécifiques, quel niveau d’influenceurs ou d’ambassadeurs il conviendra de privilégier. Et, valider par la suite que ceux-ci répondent aux quatre volets contextuels du phénomène d’influence dans les médias sociaux.

Le premier niveau d’influenceur qui retient le plus l’attention des marketeurs est évidemment celui des influenceurs-vedettes. Ils profitent généralement d’une très large audience. On y retrouve des étoiles du monde du sport, des personnalités publiques ou des vedettes des médias ou du show-business. Commandités, ils accepteront d’agir comme porte-paroles promotionnels.  L’impact potentiel de ces influenceurs-vedettes repose essentiellement sur la portée de leur popularité (reach) et l’amplification (résonance) de leur message dans les réseaux sociaux, et ne peut finalement répondre qu’à des objectifs d’audience et d’achalandage.

Au deuxième niveau, l’équipe de marketing peut se tourner vers les experts des médias sociaux, qui offrent déjà un plus grand potentiel de conversion auprès des différentes clientèles. Ces leaders d’opinion font déjà figure d’autorité et de référence dans leurs communautés, et leur réputation est largement répandue dans les réseaux sociaux. Le plus souvent, il s’agit de journalistes et de chroniqueurs spécialisés, ou de professionnels passionnés, issus de tous les secteurs d’activités, qui se sont forgés une certaine crédibilité par une présence sociale active et des contenus pertinents. Naturellement, dans leurs interventions pour la marque, ces ¨ambassadeurs professionnels¨ veilleront d’abord à préserver leur propre crédibilité.  Pour obtenir leur entière collaboration, les entreprises devront donc d’abord mériter leur confiance.

Finalement, les marques qui espèrent profiter pleinement des retombées d’une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux, devront aussi porter une attention spéciale aux ¨ambassadeurs spontanés¨. On ne doit surtout pas négliger cette catégorie d’influenceurs potentiels, au contraire. Selon les plus récentes études de Nielsen, 92 % des utilisateurs-consommateurs se fient en premier lieu sur les recommandations de leurs pairs avant de prendre leur décision.

Sur les réseaux sociaux, ce sont les utilisateurs précoces (early adopters), ces utilisateurs en puissance (power users), qui s’empressent à la moindre occasion de partager spontanément leurs avis à leurs communautés. Il s’agit souvent d’un ami, d’un membre de la famille, ou simplement d’une connaissance qui va recommander le produit (ou le service) parce qu’il l’a lui-même essayé et adopté.  Et, c’est souvent au sein même de leur personnel et de leur organisation (parmi les employés dédiés et les clients satisfaits) que les entreprises retrouveront leurs plus ardents défenseurs dans les médias sociaux.  Cependant, parce que leur pouvoir d’influence demeure spontané, ces ambassadeurs naturels demeurent plus difficilement reconnaissables et identifiables parmi tous les utilisateurs.

Les quatre volets contextuels du marketing d’influence

imgres

Pour mieux comprendre la valeur des ambassadeurs, l’entreprise doit analyser les quatre volets contextuels du marketing d’influence dans les médias sociaux. Dans le processus d’influence, l’utilisateur-consommateur cherche à priori à répondre à un besoin personnel (un produit ou un service dont il souhaite profiter à court ou à moyen terme). Pour s’assurer de prendre la meilleure décision, et de faire le meilleur choix, il effectue ses propres recherches, et sollicite l’avis de son entourage. D’emblée, il est disposé à se laisser influencer par ceux à qui il accorde sa confiance (les pairs), et à ceux dont il reconnaît l’autorité de le faire (les experts des médias sociaux).

Une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux reposera donc sur un contexte favorable qui doit s’établir entre deux individus (l’influenceur et l’influencé). Ce contexte, essentiel au phénomène d’influence, repose sur la synchronicité de quatre volets qui doivent correspondre au moment opportun (timing) aux objectifs spécifiques d’une campagne (intents), tant au niveau de l’audience visée et de la présence sociale (locations) de l’influenceur, que de l’expertise et des contenus (topics) exploités pour y parvenir.

Les champs d’expertises : Les champs d’expertises de l’influenceur, et les contenus exploités durant la campagne, doivent correspondre au centre d’intérêts de l’influencé, et répondre à ses attentes.  La pertinence des interventions de l’influenceur joue un rôle prédominant dans le contexte d’une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux.

imgres-2Les intentions : La relation de confiance qui doit d’abord se développer entre l’entreprise et l’ambassadeur potentiel reposera sur des intentions mutuelles partagées. Par la suite, ce même contexte relationnel favorable pourra plus facilement s’établir à son tour entre l’ambassadeur et le consommateur.

La proximité : L’environnement social de l’influenceur doit correspondre à celui du consommateur.  Il peut s’agir du contexte géographique (ville, pays), du secteur d’activités, ou tout simplement des plateformes sociales où peuvent se retrouver l’influenceur et l’influencé.  L’influenceur doit se placer au même niveau que le consommateur.

La synchronicité : Le contexte temporel est primordial dans l’équation. Dans un premier temps, et la relation entre l’entreprise et l’ambassadeur doit se développer au moment opportun. L’expert des médias sociaux d’un secteur ne l’était peut-être pas nécessairement un an plus tôt. De la même manière, la relation qui se développera entre l’ambassadeur et le consommateur devra répondre à une certaine synchronicité.

Aujourd’hui, pour valider le contexte d’une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux, les entreprises et leur équipe de marketing/médias sociaux peuvent compter sur de nouveaux moteurs de recherches et de nouvelles applications Web, comme celles développées par Traackr et Appinions (et Augure en Europe). (lire aussi : 4 Ways Context Impacts Online Influence, and Why You Should Care… d’Evy Wilkins sur le blogue de Traackr)

Toutefois, s’il est possible d’effectuer une analyse plus contextuelle avec ces outils, et d’estimer la valeur des influenceurs dans le cadre d’une campagne, il demeurera toujours plus difficile de déterminer le moment propice pour entreprendre la conversation. Dans un prochain article, j’expliquerai comment on peut aussi se servir de la pyramide de hiérarchie des besoins de Maslow 2.0, et de la courbe d’adoption et de maturité des influenceurs, pour y arriver.

En attendant, je vous invite à poursuivre le débat, et à partager votre point de vue avec nos lecteurs. Selon votre expérience professionnelle, y a-t-il d’autres volets d’analyse contextuelle qu’une entreprise ou une organisation doit considérer dans une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux ?

 

 

 

 

 

0

Les cinq ¨C¨ du marketing d’influence dans les médias sociaux

posted by Raymond Morin on Dimanche, septembre 8th 2013

Read more…

1

Marketing de contenus : Se démarquer de la mêlée!

posted by Raymond Morin on Jeudi, septembre 5th 2013

Comment se démarquer

Par Raymond Morin

De plus en plus, le marketing de contenus s’inscrit parmi les nouvelles priorités des stratégies d’entreprises. Indubitablement, la création et la diffusion de contenus se révèlent de nouvelles pièces maîtressse, et incontournables, pour le succès des marques et des professionnels dans les médias sociaux.

«Les plateformes et les règles d’engagement changent. Et, les attentes des consommateurs sont largement différentes de ce qu’elles étaient il y a encore à peine quelques années. Aujourd’hui, nous devons tout simplement mieux comprendre ces nouveaux fondements
pour réussir à se démarquer». – Mark Schaefer

¨Cut Through The Clutter¨

Mark Schaefer - Cut Through The Clutter

Le 4 juillet dernier, à l’invitation de SocialMeex en collaboration avec The McGill Writing Centre, Mark Schaefer, une des plus grandes sommités internationales en matière de marketing de contenus et de blogues, animait un atelier de trois heures à La Citadelle : Cut Through The Clutter.

Un atelier auquel j’ai eu l’opportunité d’assister, et qui m’a permis de profiter non seulement de l’expertise de Mark, mais également d’apprécier son grand talent de raconteur (storyteller) et son charisme comme conférencier.  Un événement qui m’a également donné l’occasion de faire la connaissance, et de rencontrer en personne, plusieurs autres professionnels du Web et des médias sociaux, comme Nancy Locke, Ray Hiltz et Luis London Gomez de Social Meex, mais également Diane Bourque, Julien Smith, Mitch Joel (Twist Image), Dino Dogan (Triberr) et Craig Silverman (Spundge), pour n’en nommer que quelques-un. Ce fut vraiment une journée de réseautage extraordinaire.

Avant son atelier, j’ai aussi eu la chance de m’entretenir et d’échanger avec lui, et d’en apprendre davantage sur son atelier et son nouveau livre. Dans ce nouvel ouvrage, intitulé Born To Blog (co-écrit avec Stanford Smith), et plus récemment dans un de ses billets publié sur son blogue, Do you have to be a great writer to be a great blogger ?, Mark explique comment les blogues peuvent représenter un levier de marketing important, même si l’on ne possède pas nécessairement la meilleure plume.  «Évidemment, bien écrire compte lorsqu’il s’agit de blogueur. Mais, même si tu n’es pas un grand auteur, il y a plusieurs autres façons de parvenir à produire et de publier régulièrement des contenus de qualité.»

Comment devenir un bon blogueur

Son atelier s’est amorcé avec les meilleures démarches de curation, et s’est poursuivi sur la création de contenus efficaces pour le Web. En entrevue, il m’avait déjà révélés les grande lignes : «La première étape est toujours d’observer le monde comme une source perpétuelle d’idées, peu importe dans quelles circonstance l’on se trouve. Que ce soit lorsqu’on lit un titre de livre, une entête de magazine, un bulletin de nouvelles qu’on entends, une question qu’un ami nous poses… toujours se demander : Est-ce que ça pourrait faire un bon sujet de blogue ? De quelle manière je pourrais retourner cette idée ?»

4 juillet 2013 -  12 h. 30 à 18 h. 30 Atelier/workshop «Cut Through The Clutter», avec Mark Schaefer  Univ. McGill, Montreal

4 juillet 2013 – 12h.30-18h.30 à l’Université McGill        (The McGill Writing Center)   «Cut Through The Clutter»   Atelier/workshop sur le marketing de contenus, avec  Mark Schaefer                            présenté par SocialMeex 

«Je ne crois pas être un meilleur blogueur qu’un autre. Je suis peut-être seulement plus discipliné dans la façon de trouver et de ramasser mes idées. Mais, réfléchir aux idées n’est pas suffisant. Il faut aussi savoir les saisir et les capturer sur le moment, avant qu’elles ne s’évanouissent. Pas nécessaire de rédiger le blogue en entier, simplement de noter l’idée, la source de réflexion, pour y revenir plus tard. De cette manière, lorsqu’arrive la période que je me réserve à chaque semaine pour l’écriture, je profite d’une longue liste d’idées en réserve, parmi lesquelles je peux piger à tout moment. Ainsi, je ne me trouve jamais en panne d’inspiration.»

 Créer des contenus pertinents, avec constance, pour répondre aux attentes

Durant son atelier, Mark nous a également expliqué comment, et surtout pourquoi, créer des contenus pertinents, avec consistance et régularité, se révèle aussi essentiel pour les entreprises que pour les professionnels. «Les lecteurs seront toujours attirés par des écrits pertinents, intéressants, actuels et attrayants. Si tu produis et publie régulièrement des contenus qui répondent à ces trois critères, inévitablement ça va t’attirer un lectorat.  Je dirais que ce sont plutôt les objectifs, et l’urgence, qui diffèrent (entre les entreprises et les professionnels). Les éléments d’un bon blogue restent toujours les mêmes.»

Finalement, en s’appuyant sur des études de cas probants, Mark nous a également révélé plusieurs trucs pratiques qui font en sorte que les contenus se propagent dans les réseaux sociaux, et atteignent leurs objectifs. «Le plus difficile dans tout ça, et le plus important, c’est de demeurer divertissant. Toujours se demander comment notre contenu va captiver l’auditoire, comment il nous permet de nous démarquer dans le fouillis d’informations qui circule sur le Web. Il faut constamment se questionner : C’est le genre de contenu que vous appréciez et que vous partagez, n’est-ce pas ?»

Ce fut un atelier des plus enrichissants, pour tous ceux qui ont assistés (la salle était pleine), et, surtout pour les curateurs de contenus et blogueurs. Mark possède un talent extraordinaire de raconteur, et c’est ce qui fait son grand succès comme conférencier.

Personnellement, je suis très heureux d’avoir pu contribuer, à ma manière, à faire de cet événement un succès, et aussi de faciliter sa visite, à lui et Rebecca, sa charmante épouse, à Montréal, durant le Festival International de Jazz de Montréal. Je tiens à remercier Laurent Saulnier et Isabelle Melançon, de Spectra Scène, pour leur collaboration.

3

Influenceurs et ambassadeurs : savoir faire la différence

posted by Raymond Morin on Samedi, août 31st 2013

Comment reconnaître les influenceurs et les ambassadeurs

par Raymond Morin

Récemment, un nouveau rapport de Pew Research démontrait que, pour la première fois, les médias sociaux ont définitivement déclassés les autres médias. Selon cette étude, l’effet viral du ¨bouche-à-oreille¨ et des recommandations de pair-à-pair a désormais plus d’impact auprès des utilisateurs et des consommateurs que la publicité traditionnelle. Ces nouvelles récentes statistiques viennent corroborer celles d’un rapport précédent de Nielsen, publié en avril 2012, qui révélait que 92% des utilisateurs vont se fier aux recommandations des ambassadeurs avant celles des influenceurs, et de toute autre forme de publicité. (lire : Advocates or Influencers : Which Are More Important to your Brand Marketing Success, de Jure Klepic, sur Huffington Post Business)

Social_Influence_HeadUn des premiers enjeux pour les professionnels et les chefs d’entreprises sur le Web est donc d’identifier les utilisateurs susceptibles d’influencer, favorablement ou non, le processus de décision de leurs pairs. Les professionnels du marketing et les entreprises l’ont compris, et intègrent dorénavant les notions de marketing d’influence et de contenus dans leurs planifications stratégiques. Toutefois, le marketing d’influence dans les médias sociaux s’avère une nouvelle science beaucoup plus complexe, qui ne repose pas uniquement sur des algorithmes de mesure et des listes d’influenceurs.

Pour identifier les influenceurs et les ambassadeurs, il convient d’abord d’analyser son propre réseau et de dresser le portrait ¨médias sociaux¨ de son organisation. Ensuite, de reconnaître les spécialistes  et les experts de la communauté parmi les cinq principaux types d’influenceurs qu’on rencontre dans les réseaux sociaux.

1 – Identifier les ambassadeurs potentiels à travers son réseau

Les premiers, et plus fidèles, ambassadeurs d’une marque se retrouvent souvent parmi les employés, les fournisseurs, les partenaires et les collaborateurs de l’entreprise. Puisqu’ils se trouvent en première ligne, ils sont les premiers à bénéficier du succès et la réussite sociale de l’entreprise. Sa bonne réputation devient alors une première source de motivation.

Pour identifier ces ambassadeurs potentiels, les professionnels du marketing doivent d’abord dresser le portrait ¨médias sociaux¨ de leur réseau, et déterminer le niveau de maturité d’utilisation des principaux intervenants (employés et directions, partenaires et collaborateurs, fournisseurs et distributeurs), de même que l’état du parc informatique (équipements, logiciels, applications).

Parallèlement, les professionnels et les entreprises sur le Web doivent porter une attention constante aux utilisateurs, et à la clientèle. Observateurs privilégiés, l’impact des consomm’acteurs (connected consumers) reste inconnu et insoupçonné jusqu’à ce qu’un élément déclencheur motive leur intervention ; ils deviennent alors soit les ambassadeurs idéaux, ou les pires détracteurs de la marque ou de la campagne. Ce sont des passionnés. (Lire aussi : Marketing d’influence – Quand l’utilisateur devient ambassadeur)

2 – Reconnaître les cinq types d’influenceurs des médias sociaux

Les cinq types d'influenceurs

Les cinq types d’influenceurs

Dans un article publié l’année dernière sur le site de l’agence Intelegia, (et repris en anglais sur la plateforme de Social Media Today), je proposais une première liste de cinq types d’influenceurs des médias sociaux.  Cette liste correspond aux cinq principaux types d’influenceurs que l’on peut rencontrer à travers les différentes plateformes. Cette liste s’inscrit parfaitement dans la courbe d’adoption des médias sociaux :

Les utilisateurs (social butterfly) : Le premier, et le plus important, bassin d’ambassadeurs potentiels.  Ce sont les utilisateurs de première ligne, parmi lesquels on peut retrouver les employés, les partenaires et les collaborateurs, et les clients satisfaits, ou insatisfaits.  Ils restent des observateurs silencieux jusqu’à ce qu’une expérience, heureuse ou non, les incitent à s’exprimer.  Même si, à première vue, leur réseau n’est pas aussi important que celui des autres types d’influenceurs, l’impact de leurs recommandations ou de leurs plaintes ne doit pas être négligé.

Les diffuseurs  (reporter) : Les reporters du Web et des médias sociaux, ceux qui vont relayer et amplifier le message à travers leur important réseau.  Ceux qui partagent le plus souvent les nouvelles et les contenus pertinents dans les réseaux sociaux, ce sont généralement les autres blogueurs, les chroniqueurs et journalistes spécialisés, mais aussi les curateurs de contenus et les éditeurs Web. Leur notoriété publique augmente considérablement leur portée, et l’impact (positif ou négatif) de leurs avis et recommandations.

Les réseauteurs (networker) : Possèdent généralement les plus grosses listes de contacts. Ce sont ceux qu’on retrouvent généralement sur toutes les plateformes, qui connaissent tout le monde, et que tout le monde connaît. Les gestionnaires de communauté et les CCO (Content Chief Officer), mais également, les super-utilisateurs toujours à l’affût de contenus pertinents et de qualité pour leur propre auditoire. L’étendue et la portée de leurs multiples réseaux augmentent d’autant plus l’importance de leurs recommandations.

Les branchés (trendsetter) : Les branchés sont les pionniers du Web, les premiers à découvrir les nouvelles tendances, à tester les nouveaux produits et services, les nouvelles plateformes et les nouvelles technologies. Leur expertise, largement diffusée, se révèle souvent une des sources privilégiées des utilisateurs, et des autres types d’influenceurs. Ils deviennent, en quelques sortes, les ¨hubs¨ de leur secteur, et s’avèrent des références incontournables.

Les leaders d’opinion (thought leader) : Les premiers visionnaires, les experts du marketing et des médias sociaux. Ceux qui influencent les autres types d’influenceurs dans leur démarche. La pertinence de leurs ouvrages, l’autorité qu’on leur reconnaît dans le secteur, et souvent leur charisme naturel, en font des leaders d’opinion (thought leaders). Ils présentent régulièrement des conférences, et leurs écrits sont souvent cités en référence.

À quel type d’influenceur vous identifiez-vous? 

Si cette liste se limite aux cinq principales catégories, c’est que ces principaux types d’influenceurs correspondent aussi, à mon avis, aux cinq ¨C¨ des médias sociaux et du marketing d’influence, tout comme à la courbe d’adoption des utilisateurs.  D’autres éléments importants qu’il faut, selon moi, prendre en considération pour bien identifier les influenceurs dans son réseau, et faire la différence avec les ambassadeurs qu’on retrouve parmi les employés et collaborateurs ou les meilleurs clients.

Cependant, il ne faut pas perdre de vue qu’un influenceur exerce aussi son influence dans un contexte spécifique, et unique, et qu’il ne se révèle finalement un influenceur que dans sa propre niche. Personne ne peut se prétendre spécialiste (et encore moins influenceur) dans tous les domaines.  Il existe donc une multitude d’autres types d’influenceurs que l’on peut rencontrer à travers les réseaux sociaux selon le créneau et la niche spécifique qui nous intéresse.

À ce sujet, le débat demeure ouvert. Et, les avis divergent beaucoup au sujet des types d’influenceurs du Web et des médias sociaux. La première matrice d’influence de Klout répertoriait pas moins de 16 types différents d’influenceurs parmi ses utilisateurs. Au début de l’année, Traackr a mit des visages sur 10 types d’influenceurs différents, avec une excellente infographie d’Eva Papadimitriou : The Many Faces of Influence. On y retrouve plusieurs des plus importants spécialistes des médias sociaux et du marketing de la planète, dont mon mentor, Neal Schaffer. Tandis, que plus récemment, RaynForest, qui vient aussi de lancer le TOP 10 Influencer Marketing Awards, proposait 14 types différents d’influenceurs avec une autre infographie. : The Future of Marketing and the 14 types of influencers.

Quoiqu’il en soit, pour les professionnels et les entreprises du Web et des médias sociaux, un des premiers enjeux demeure d’identifier et de différencier les ambassadeurs et les influenceurs en fonction de ses propres critères. Il existe plusieurs listes de types d’influenceurs parmi les utilisateurs d’un réseau ou d’une plateforme sociale. Il faut savoir les différencier.

Qu’en pensez-vous ? Quels types d’influenceurs et d’ambassadeurs reconnaissez-vous dans les réseaux sociaux? À quel type d’influenceur vous identifiez-vous? Partagez vos commentaires avec nos lecteurs.