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Les entreprises adoptent le marketing d’influenceurs en 2015

posted by Raymond Morin on mercredi, juillet 15th 2015

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Par Raymond Morin 

État et pratiques des relations influenceurs en 2015 – Étude par Augure 

Pour une deuxième année consécutive, Augure France/RepMgmt viennent de publier les résultats de leur étude annuelle sur l’État et les pratiques des relations influenceurs. Plus de 600 professionnels des communications et du marketing, dans 32 pays et 30 secteurs d’activités, y ont participé.

Cette année encore, à titre d’auteur et de spécialiste du marketing d’influence, j’ai eu le plaisir et le privilège d’y collaborer, pour les deux marchés ; pour le marché francophone, avec Mounira Hamdi (LabCom), Fadhila Brahimi (FBassociés) et Camille Jourdain (Over-Graph), et pour le marché anglophone avec Brian Solis (Altimeter Group), Chad Pollitt (Relevance) et Jeff Bullas (JeffBullas.com). C’est tout un honneur pour moi de me retrouver cité parmi ce groupe sélect d’influenceurs des médias sociaux.

1 – Le marketing d’influence dans les médias sociaux s’implante dans les stratégies Web

Efficacit--C’est le premier constat qui ressort de l’étude d’Augure France : plus de 90% (93%) des répondants s’accordent pour dire que le marketing d’influence dans les médias sociaux leur apporte de meilleurs résultats en terme de visibilité et de reconnaissance. Un bond de plus de 20% (24%) par rapport aux résultats de l’année dernière, où moins de 70% (69%) des répondants avaient manifestés leur satisfaction. De ce nombre, 3 répondants sur 4 considèrent que l’engagement des influenceurs est très (ou plutôt) efficace pour susciter de nouvelles ventes, et tout autant (76%) pour fidéliser la clientèle.

¨Les influenceurs des médias sociaux sont les nouvelles célébrités. Mais, ça ne signifie pas pour autant que l’engagement des influenceurs doit se limiter à la promotion et aux mentions traditionnelles. En fait, la plupart des consommateurs connectés se base principalement sur l’expérience et les recommandations de leurs pairs pour prendre des décisions concernant les marques et les produits. En bout de ligne, les influenceurs agissent uniquement comme ressources stratégiques pour les consommateurs qui cherchent la voie. C’est dans cette optique de servir le client d’abord, que les marques doivent engager les influenceurs. Et, comme le démontre Augure dans son étude annuelle, les marques qui le font obtiennent des résultats concluants ; de l’approche initiale à la vente jusqu’à la fidélisation. Cependant, cela nécessite du travail et d’avoir une vision dès le départ, pour inspirer un engagement significatif, de façon à ce que les gens nous fassent confiance et suivent.¨ d’expliquer Brian Solis.

2 – Identifier les influenceurs pertinents demeure le principal défi des marques

Principaux2-d--fis-rencontr--s-lors-de-la-mise-en---uvre-de-votre-strat--gie-de-relation-influenceurs-686x575Encore cette année, l’étude d’Augure démontre que les principaux défis des marques dans la planification d’une campagne de marketing d’influenceurs est toujours celui d’identifier les plus pertinents (75%), de déterminer les stratégies les plus adéquates (69%), et de mesurer les résultats (53%). Cependant, d’autres défis se présentent désormais aux responsables des communications et du marketing :

  • Faire le suivi des activités des influenceurs (32%)
  • Débloquer les budgets suffisants pour la mise en place des campagnes (26%)
  • Automatiser le processus d’engagement ou d’interaction (26%)
  • Trouver et former le personnel qualifié (8%)

Comme j’ajoutais dans le cadre de l’étude, je crois que ça demeure toujours un défi pour les marques d’identifier les influenceurs parce que ça implique un long processus auquel les entrepreneurs et les dirigeants d’organisations ne s’attendent pas. Il faut considérer plusieurs facteurs, et cela entraine forcément l’utilisation de plusieurs canaux et de plusieurs outils.

3 – Les contenus se trouvent au centre des relations avec les influenceurs

Dans sa nouvelle étude, la firme Augure France dévoile également quelques données intéressantes sur l’impact des contenus dans les stratégies de marketing d’influenceurs. Selon les différents scénarios d’utilisation analysés, l’étude d’Augure démontre que les marques et les organisations privilégient la collaboration et les contenus des influenceurs à leur apport comme ambassadeurs ; près de 60% (59%) des répondants priorisent la création de contenus, tandis que plus du deux – tiers (67%) favorisent la promotion de contenus.

Situations-privil--gi--es-dans-le-cadre-des-relations-avec-les-influenceurs-Les communications corporatives et le positionnement SEO n’obtiennent respectivement que 32% et 23% des réponses, tandis que la gestion de crise ne récolte que 14%. En revanche, les relations d’engagement avec les influenceurs restent une priorité des répondants pour les lancements de produits (59%) et l’organisation d’événements (45%). L’année dernière, c’est plus de 3 répondants sur quatre (76%) qui privilégiaient les lancements de nouveaux produits avec les influenceurs.

¨Un influenceur reconnu dans son domaine d’expertise s’engagera plus volontiers dans la promotion d’un contenu à valeur ajoutée pour sa crédibilité professionnelle que dans la diffusion d’un nouveau produit. Ce dernier pouvant être perçu comme une pub. Pour la marque, c’est aussi un levier de crédibilité qui va conforter son expertise¨ rappelle Fadhila Brahimi.

¨Dans un monde parfait, nos interactions avec les influenceurs devraient avoir un impact sur toutes les situations mentionnées dans l’étude. Mais, ce n’est pas toujours les cas. On découvre qu’une approche du marketing d’influenceurs avec l’intention de faire la promotion de contenus (en collaborant avec les influenceurs à la création de nouveaux contenus) s’avère la façon la plus efficace parmi toutes les catégories listées¨ ajoute Chad Pollitt dans l’étude.

4 – Twitter est le canal privilégié des relations avec les influenceurs

L’étude d’Augure France révèle également des données intéressantes sur les plateformes que favorisent les entreprises et les professionnels dans leurs campagnes de relations avec les influenceurs. Les résultats démontrent que plus de la moitié des répondants (54%) priorisent les blogues, tandis que 42% préfèrent encore les médias traditionnels. Cependant, une vaste majorité privilégient les plateformes sociales populaires, Twitter venant en tête avec plus de deux répondants sur trois (68%), suivi de Facebook plus de la moitié (51%), d’Instagram (24%) et de LinkedIn (20%).

Canaux-les-plus-efficaces-dans-le-cadre-des-relations-avec-les-influenceurs-copiaEn 2014, seulement 29% considéraient Facebook pour les relations avec les influenceurs. En 2015, Facebook se positionne même en tête auprès des participants américains.

¨Les réseaux sociaux, et particulièrement Twitter, sont les canaux les plus adaptés pour déployer des campagnes avec les influenceurs. Les mécanismes de la persuasion sont subtils et repose sur plusieurs leviers, mais il est primordial de bien choisir les canaux de discussion¨ explique Camille Jourdain. ¨La retransmission en live d’un événement est la 2ième activité phare des internautes actifs après la diffusion de la veille. Twitter est à ce titre le médias social le plus plébiscité par les communications et les médias traditionnels pour prendre le pouls des sujets incontournables et pousser des sujets d’actualité au niveau des tendances (Trend Topic). Parce qu’il est public, concis et propice à la réactivité, Twitter est un levier puissant pour le bouche-à-oreille¨, d’ajouter Fadhila Brahimi. 

5 – La communauté et la qualité des contenus s’avèrent les principales motivations des influenceurs

Selon l’étude d’Augure, la possibilité d’obtenir une plus grande visibilité et d’accroître sa communauté se révèle la principale motivation des influenceurs dans leur collaboration avec une marque, pour plus de 55% des répondants. La qualité des contenus demeure un critère important (45%), mais perd un peu de son importance en comparaison avec l’année dernière (59%). Façonner son image de marque (29%), obtenir différents avantages (25%) et gagner de l’argent (24%) suivent ensuite. La qualité de l’expérience termine la liste des motivations des influenceurs avec 22% des répondants.

Motivations-influenceurs-marques-686x398¨Les influenceurs sont très à l’écoute des besoins de leur communauté car ils entretiennent une relation privilégiée avec leurs membres. Toute collaboration envisagée avec une marque doit à la fois pouvoir servir à l’influenceur ET à sa communauaté, d’où la nécessité de co-construire les messages de communication avec l’influenceur concerné afin qu’il adhère aux valeurs de la marque, de ses produits ou services¨ explique Mounira Hamdi, fondatrice du LabCom.

¨Cela dépend du type d’influenceurs, l’audience est la principale motivation des experts et leaders d’opinion, la rémunération celle des célébrités. Tandis que les blogueurs sont intéressés par la rémunération et par l’audience. D’autres motivations peuvent entrer en compte pour les blogueurs comme la reconnaissance liée à un domaine d’activité ou encore la volonté de partager des connaissances¨ poursuit Camille Jourdain, d’Open-Graph.

6 – Collaborer avec les influenceurs lors d’événements ou sur les blogues

Après la participation des influenceurs/ambassadeurs à divers événements corporatifs (pour 70% des répondants), les billets de blogues s’avèrent les contenus les plus valorisés par les marques dans leur campagne de marketing d’influenceurs (69%). Qu’il s’agisse d’articles de blogueurs – invités, d’interviews ou de simples mentions des influenceurs, plusieurs autres différents types de contenus se révèlent aussi efficaces pour les entreprises et les organisations, selon les données de l’étude d’Augure :

  • Vidéo 44 %
  • Webinaires 32 %
  • Livres blancs/études 29 %
  • Communiqués de presse 26 %
  • Infographies 27%

Contenus1¨Pas d’influence sans matière première, elle repose effectivement sur … le contenu. Mais, pas n’importe quel contenu! Le communiqué de presse reste le format le plus traditionnel, celui qui doit encore être proposé pour informer mais il n’engage pas forcément les influenceurs. En l’accompagnant de contenus attractifs, images, photos ou infographies, mais aussi de live, via Periscope par exemple, pour les événements off-line, les marques ont la possibilité d’attirer l’attention des influenceurs plus facilement.¨ soutient Camille Jourdain. 

7 – Le paradoxe de la rémunération

Face à l’importance croissante des influenceurs dans les stratégies de marketing Web/médias sociaux des entreprises et des organisations, l’étude d’Augure s’est également penchée sur le modèle économique associé aux relations avec les influenceurs, et a posé la question fatidique : Doit-on payer les influenceurs pour leur collaboration? Près de 70% des répondants pensent que non. De façon globale, 1 répondant sur trois ne rémunère jamais les influenceurs avec qui il collabore, tandis qu’un peu plus du tiers (36%) le font occasionnellement. À titre de comparaison, aux Etats-Unis, c’est plus de la moitié (54%) qui affirment payer régulièrement leurs influenceurs.

R--mun--ration¨Il semble bien que la plupart des marques ne veulent pas payer pour le marketing d’influenceurs.  À cause de cette mentalité, elles n’atteignent pas les résultats qu’elles pourraient en combinant la bonne approche et les compensations. C’est une attitude suffisante, amateure et arrogante. Vous payez pour la télévision, vous payez pour des publicités sur Facebook, vous payez pour Google AdWords, n’est-ce-pas? Les influenceurs ont travaillés dur pendant des années pour développer et acquérir leur influence, et ils doivent être rémunérés pour ça.¨ insiste Jeff Bullas sur ce point.

8 – Les relations publiques mènent toujours les campagnes de marketing d’influence

Si aucun profil professionnel ne fait clairement l’unanimité, le responsable des relations publiques se détache tout de même avec 28% des répondants qui croient que c’est la personne idéale pour être en charge des programmes de relations avec les influenceurs. Toutefois, les résultats sont très partagés, et on observe une plus grande implication des dirigeants des entreprises dans les campagnes de marketing d’influenceurs, avec 17% des répondants, sur un pied d’égalité avec les gestionnaires de communautés.

responsable-686x398Comme je le souligne dans l’étude d’Augure, je pense que les campagnes avec les influenceurs doivent se développer avec tous les intervenants, en commençant par les dirigeants, qui sont les premiers à pouvoir partager les valeurs et la culture de l’entreprise. Mais, chaque membre de l’équipe doit aussi y apporter sa contribution ; du responsable des relations publiques au directeur du marketing, en passant par le gestionnaire de communautés et le responsable du marketing de contenus. Et, lorsqu’il s’agit de plus grandes organisations, il faut aussi intégrer les responsables des ventes, du service à la clientèle, et voire même les intervenants en développement de produits.

9 – Vers un investissement croissant dans les relations avec les influenceurs

BudgetLes conclusions qu’apporte l’étude d’Augure sont très positives quant à l’avenir du marketing d’influence dans les médias sociaux. Les stratégies de relations avec les influenceurs mises de l’avant par les entreprises et les organisations ont portées fruits, et près du trois – quarts des répondants (74%) affirment vouloir augmenter (33%) ou maintenir (41%) leur budget dédié à leur stratégie de marketing d’influence.

Toutefois, comme le soulève judicieusement Arnaud Roy d’Augure dans l’étude, on doit tenir compte de la grande disparité qui existe entre les intentions des répondants américains et des répondants européens : parmi les répondants qui prévoient augmenter leur budget, 60% sont des Etats-Unis et du Canada, alors que seulement 20% proviennent de l’Europe.

Ce ne sont là que quelques-unes des informations intéressantes qui ressortent de l’étude d’Augure France. Pour approfondir et analyser davantage les résultats, et les différences entre les marchés, les secteurs d’activités, et les tailles d’entreprises, vous pouvez télécharger l’étude complète (en français) à l’adresse suivante : http://www.augure.com/fr/blog/etude-relations-influenceurs-20150610

Ou en anglais à : http://www.augure.com/blog/state-influencer-engagement-20150618

Lire aussi : Marketing d’influence – Vers une implication accrue des dirigeants

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SMinTravel: Le guide essentiel de l’industrie du tourisme et du voyage

posted by Raymond Morin on lundi, juillet 6th 2015

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Par Raymond Morin

Paru il y a quelques semaines à peine, ce nouvel ouvrage sur les médias sociaux mérite déjà de figurer sur le bureau de tous les gestionnaires de l’industrie du tourisme et du voyage. Très complet, et superbement illustré, ce livre co – écrit par Frédéric Gonzalo et Philippe Bussière est présenté sous la forme d’un magazine de plus de 115 pages. ¨Social Media In Travel Marketing Best Practices¨ est définitivement un ¨must¨ pour les lectures de vacances des professionnels des médias sociaux.

Philippe Bussière, Micheline Bourque, et Frédéric Gonzalo, au lancement du livre ¨Social Media in Travel Marketing¨

Philippe Bussière, Micheline Bourque, et Frédéric Gonzalo, au lancement du livre ¨Social Media in Travel Marketing¨

Un ouvrage professionnel complet et bien détaillé

Le livre de Frédéric et Philippe constitue un ouvrage professionnel très complet et bien détaillé sur les médias sociaux, et les meilleures pratiques pour le secteur du tourisme et du voyage. Avant de s’attaquer aux chapitres qui concernent les plateformes sociales et autres outils du Web et des technologies mobiles incontournables, les auteurs prennent le temps d’expliquer les 7 clés essentielles d’une bonne stratégie de marketing dans les médias sociaux dans le premier chapitre, après une longue introduction pour mettre le lecteur dans le contexte.

Et, ils concluent leur ouvrage avec les notions de publicité dans les réseaux sociaux et de l’influence des consommateurs connectés à travers le monde en donnant des exemples de cas concrets. Les nombreuses sources d’informations sont clairement indiquées tout au long de la lecture, et le livre se termine avec des infographies rappelant les principaux trucs de chaque chapitre, et une liste complète des liens pour les sources mentionnées.

SMinTravelCoverUne présentation visuelle très soignée

C’est aussi ce qui saute aux yeux dès qu’on le prend en mains. Du format et de l’épaisseur d’un magazine professionnel ¨Premium¨, le traitement visuel et graphique est très soigné et facilite la lecture. Le livre utilise plusieurs images et captures d’écran pour illustrer les propos, et les nombreux graphiques et tableaux sont souvent présentés sous formes d’infographies. Comme pour un magazine, les pages de textes comprennent des encarts soulignant les points à retenir.

Un autre élément de présentation intéressant ; chaque chapitre est présenté selon la couleur de la plateforme sociale traitée, ou de l’outil des médias sociaux approprié. Les paragraphes sont courts et concis, bien aérés, et sont faciles et rapides à lire et à consulter.

À quand une version francophone ?

C’est peut-être le seul bémol que j’aurais sur l’ouvrage de Frédéric Gonzalo et Philippe Bussière. Il contient finalement peu d’exemples francophones ou québécois, ce qui peut expliquer en partie le fait qu’il soit publié d’abord en anglais. À quand une version francophone, adaptée pour le marché?

Quoiqu’il en soit, ça demeure un travail d’auto – édition remarquable. Un ¨must¨ pour tous ceux et celles qui travaillent de près ou de loin dans l’industrie de l’hospitalité et du tourisme.

 

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Marketing d’influence : Vers une implication accrue des dirigeants

posted by Raymond Morin on mercredi, juin 10th 2015

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Par Raymond Morin

Depuis quelques années, on observe une plus grande implication des cadres supérieurs et des dirigeants d’entreprises dans la transformation sociale des organisations. Les plus récentes enquêtes démontrent que les cadres seniors et les CEO surmontent leurs craintes des réseaux sociaux, et s’y affichent de plus en plus en plus. Les entreprises intègrent désormais les médias sociaux dans leurs stratégies de marketing. Toutefois, même si situation est encourageante, le meilleur reste à venir, comme le révèle une nouvelle étude, réalisée par la firme européenne Augure, et qui vient de paraître.

Le ciblage et l’identification des influenceurs : un défi pour les entreprises

ciblageinfuenceursChaque campagne d’influenceurs dans les médias sociaux (SMI) s’avère unique, et le ciblage et l’identification des bons individus demeure le principal défi des marques et des entreprises. En fait, c’est la clé principale de la réussite d’une campagne de marketing d’influence.

Ce qui ressort de l’étude d’Augure, c’est que ce n’est pas tant une question d’outils et d’applications, que de processus et de méthode. Les entreprises doivent d’abord cibler les plateformes sociales en fonction des objectifs et de l’auditoire visés. Ensuite, pour identifier les bons influenceurs, les marques et les organisations devront considérer plusieurs facteurs contextuels ; analyser leurs activités et la pertinence de leurs contenus, comprendre leur ¨graphe social¨ et savoir avec qui ils échangent et interagissent dans la communauté. Il n’y a pas de recette miracle, et tout ça impliquera un long processus, et l’utilisation de différents canaux et de plusieurs outils logiciels.

Or, les résultats de l’étude de la firme Augure démontrent qu’à ce niveau, les marques et les entreprises semblent encore se contenter d’un ciblage plutôt superficiel, en effectuant une recherche basée davantage sur des algorithmes, plutôt qu’une analyse plus contextuelle. Plus de quatre répondants sur dix (42%) privilégient Twitter et les outils de gestions d’activités sur les réseaux sociaux, et 37% choisissent Google, tandis qu’à peine 20% optent pour les plateformes de marché (20%), et les outils d’identification et de ciblage des influenceurs, de plus en plus sophistiqués et efficaces.

D’autre part, les entreprises sondées ne semblent pas avoir encore adoptée LinkedIn, qui occupe pourtant un rôle de plus en plus important dans les stratégies de marketing d’influence dans les médias sociaux. Et, plus de 25 % des répondants favorisent encore l’utilisation des TOP listes de ¨ followers ¨, ou se réfèrent encore à Klout pour identifier les influenceurs.

Les relations avec les influenceurs : une affaire d’équipe

relationinfluenceursDans le même sens, puisque la réussite d’une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux impliquera aussi plusieurs intervenants, les relations avec les influenceurs ne doivent pas être confiées à une seule personne, ou un seul département, au sein d’une entreprise. Chaque intervenant dans la chaine, en commençant par les dirigeants et les cadres, devront s’impliquer à un moment ou à un autre dans la relation. Le marketing d’influence dans les médias sociaux ne repose pas uniquement sur les relations publiques et le marketing, mais passe également par le service à la clientèle et la gestion des ressources humaines. Dans cette optique, les CEO devraient être les premiers à transmettre les valeurs et la culture de leur organisation, et à donner l’exemple.

L’étude de la firme Augure révèle toutefois que pour une grande partie des répondants, les relations avec les influenceurs durant une campagne dans les réseaux sociaux relève encore du responsable des relations publiques (28 %) ou du gestionnaire de communautés (17%). Autant croient cependant qu’elles devraient être confiées aux dirigeants (17%), et 11 % au directeur des communications et du marketing.

La méthode d’acquisition de clientèle en ligne la plus efficace et rapide

evolutioninfluenceursMême si on semble encore tarder à vouloir impliquer les dirigeants dans les campagnes et les relations avec les influenceurs, et qu’une entreprise sur cinq (20%) n’entend pas y consacrer de budget, seulement 6% se déclarent insatisfaits des résultats de leur(s) campagne(s) et songent couper ou réduire leur budget pour la prochaine année. La situation reste donc encourageante pour 75% des répondants ; le tiers des répondants (33%) songent au contraire augmenter leur budget, tandis que plus de quatre sur dix (42%) comptent le maintenir au même niveau.

Des résultats similaires à ceux de l’étude de Tomoson, parue aussi récemment dans Social Media Examiner, et qui révèle qu’en 2014, le marketing d’influence la méthode d’acquisition de clientèle en ligne la plus rapide et la plus efficace pour près de 25 % (22%) des entreprises. Soixante – dix pourcent (70%) des répondants se déclarent très satisfaits des résultats de leur campagne d’influenceurs, avec des revenus moyens de 6,50$ par dollar investi. Pas surprenant qu’en 2015, près de 60% (59%) d’entres comptent augmenter leur budget consacrer au marketing d’influenceurs. (Lire aussi : Les blogues : la pièce – maîtresse du marketing d’influence)

Vers une plus grande implication des dirigeants, avec l’arrivée des X et Y

Une tendance positive que viennent aussi confirmer, d’une certaine manière, deux autres études importantes réalisées aux Etats-Unis. Selon les enquêtes publiées dans le Harvard Business Review, et INC, les cadres supérieurs et les dirigeants (CEO) des entreprises sont de plus en plus jeunes, dynamiques et innovateurs, donc plus disposés à adopter les médias sociaux aux seins de leur entreprise ou de leur organisation.

Depuis 1980, selon les statistiques relevées par DOMO/CEO.com, et publiées dans l’article sur INC, l’âge moyen des dirigeants du Fortune 100 n’a jamais cessé de décliner, passant de 60 ans à 56 ans. Et, depuis 2011, 20% des dirigeants des grandes compagnies des TIC en bourse ont moins de 40 ans. Avec la montée de l’entrepreneuriat indépendant que l’on observe actuellement chez la Génération Y, on peut déjà prévoir que ce chiffre ira en augmentant au cours des prochaines années, alors qu’ils deviendront eux-mêmes les patrons. (Lire aussi : Génération C – La montée de l’entrepreneuriat indépendant)

En somme, si l’on se fie à l’étude de la firme Augure et celles effectuées aux Etats-Unis, plus les cadres supérieurs et les chefs d’entreprises rajeunissent, plus les organisations adoptent rapidement les nouveaux paradigmes du marketing dans les réseaux sociaux. Plus les cadres et les CEO s’impliquent dans le processus, plus ils adoptent à leur tour les notions de marketing d’influence dans les médias sociaux. Ce qui constitue, à mon avis, une excellente nouvelle pour les prochaines années.

Qu’en pensez-vous? Selon vous, les entreprises et les marques intègrent-elles bien le marketing d’influence dans les médias sociaux dans leur stratégie? Les cadres supérieurs et les dirigeants s’impliquent-ils suffisamment? Et, peut-on envisager que la situation évoluera positivement au cours des prochaines années? Partagez votre opinion et vos expériences avec nous.

 

 

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Gérer les relations avec les influenceurs

posted by Raymond Morin on samedi, mars 14th 2015

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La nouvelle plateforme de gestion des influenceurs, de Traackr

Par Raymond Morin

CaptureTRAACKR-RelationshipsAu cours des dix dernières années, la nouvelle science du marketing d’influence dans les médias sociaux a beaucoup évoluée. Des premières listes d’influenceurs, basées uniquement sur le ¨score social¨ des utilisateurs, les agences de marketing et de relations publiques axent désormais leur analyse sur la pertinence des contenus et des conversations générées dans les communautés.

En 2015, le marketing d’influence dans les médias sociaux prend un nouveau tournant, où la gestion des relations avec les influenceurs deviendra une nouvelle priorité pour les marques au cours des prochaines années, selon l’équipe de Traackr.

L’évolution du marketing d’influence dans les médias sociaux

¨En 2008-2009, au début de l’aventure de Traackr, nous étions tous les deux (Pierre-Loic Assayag) à Boston pour affaires. Déjà plusieurs de nos clients étaient sur Internet et les médias sociaux, et nous voulions leur permettre de mesurer leur présence sur les 3-4 plateformes qu’ils utilisaient, pas seulement Twitter. Nous avons commencés par mesurer ce qui est mesurable, et nous avons utilisés des proxys plus simples, comme la portée, l’amplification et la pertinence des contenus. Nous avons classés ces listes selon le pointage en montant des TOP 10. Ce n’était ce qu’il y a de meilleur, mais c’était ce qu’on connaissait, et la première façon de faire comprendre le concept¨ raconte David Chancogne dans une entrevue qu’il m’accordait récemment.
Dès le début, l’équipe de Traackr a développé un outil de recherche axé sur les individus, permettant de trouver des gens (les influenceurs) sur la base des contenus, plutôt que des sites comme Google. ¨Nous avons cherchés à approfondir la recherche sur ces influenceurs, et comprendre qui sont-ils? Qu’est-ce qu’ils publient? Comment fonctionnent-ils? Nous avons d’abord développé un tableau de contrôle pour permettre aux plus avancés de mieux gérer leurs activités sur les différentes plateformes. Et, peu à peu, nous sommes allés plus loin dans l’analyse des contenus et des conversations générés par les influenceurs.¨, m’expliquait David durant l’entretien en faisant le parallèle avec l’évolution du marketing d’influence au cours des dernières années.

Les agences de marketing et de RP ont vite compris les limites du capital social des influenceurs, et accordés plus de priorités au contexte des relations développées avec ceux-ci. L’acquisition de Klout par Lithium Technologies en 2014 est venu confirmer la volonté des entreprises de personnaliser encore davantage leurs relations avec les influenceurs. (Lire aussi : Marketing d’influence dans les médias sociaux : Pour en finir avec le ¨score social¨)

Identifier les influenceurs et analyser les conversations

CaptureTraackrActivityRM¨Pour répondre aux besoins spécifiques de nos clients, nous avons compris qu’il fallait aller au-delà des projets et des listes d’influenceurs. Nous avons développés encore davantage la base de données des influenceurs avec l’application ¨My Influencers. Au début, la recherche s’effectuait par mots-clés, maintenant elle permet de filtrer par bio, par profil, par localisation (villes/pays), par langue, par genre, et même, par plateforme sociale. L’outil permet aussi de modifier la façon d’établir le score. Ça permet de d’identifier des influenceurs dans un micro – écosystème, et de les ajouter à la liste. On se rapproche davantage du contexte, et ça permet de trouver les gens vraiment pertinents.¨ explique Nicolas Chabot, VP EMEA chez Traackr.

En plus d’améliorer considérablement son outil de recherche d’influenceurs via les contenus, Traackr a également apporté beaucoup d’attention aux activités et aux conversations suscitées.

¨Ce n’est pas suffisant d’avoir une liste d’influenceurs. En fait, c’est à ce moment-là que le travail commence vraiment. Dorénavant, avec les nouvelles applications, on peut suivre les contenus qu’ils publient sur les différentes plateformes, et le suivi des activités et des conversations générées autour de ces contenus. Ça permet de mieux comprendre le niveau d’activités avec les influenceurs en conservant un historique des interactions avec eux, incluant les courriels et les ¨tweets¨.¨ explique Nicolas.

L’impact du ¨graphe social¨ en 2015

CaptureTraackrNetworkRMLorsque Mark Zuckerberg a relancé le terme de ¨graphe social¨ en 2007, c’était pour expliquer comment le nouvel algorithme de la plateforme allait graduellement analyser les relations établies entre les utilisateurs pour offrir une expérience enrichie, et proposer des contenus plus ciblés. Pour Traackr, le ¨graphe social¨ est devenu une mappe des relations avec les influenceurs

¨Nous cherchons à identifier non seulement les influenceurs à travers leurs conversations, mais aussi à travers leurs réseaux. Avec l’expérience de nos clients, nous avons également compris que l’influence prend différentes formes selon le contexte. Avec qui l’influenceur interagit, par qui est-il influencé, et qui influence-t-il? L’influence qui existe au niveau des individus existe aussi au niveau des communautés. Dans ce contexte, les conversations entre les influenceurs représentent aussi des données très intéressantes à analyser. En pouvant relier toutes les conversations, on est capable d’identifier quelles sont les relations entre les influenceurs, et qui génère le plus de conversations. Ça permet d’identifier des influenceurs, dans des micro – écosystèmes, qui n’aurait jamais pu être identifiés autrement. Ça permet de compléter l’analyse des conversations pour trouver les gens vraiment importants pour une marque.¨ explique Nicolas Chabot.

Au cours des prochaines années, Traackr entend consacrer beaucoup d’énergies à l’analyse de toutes ces données, pour faire en sorte de faire de la plateforme un outil complet de gestion des relations avec les influenceurs. ¨Au début, nous nous sommes demandés qui sont les influenceurs, comment fonctionnent-ils? Puis, quels contenus publient-ils? Maintenant, c’est de savoir : après ça, qu’est-ce qui arrive? ¨ avance David Chancogne, à propos de l’avenir du marketing d’influence dans les médias sociaux, et de Traackr.

¨Notre axe de développement est définitivement orientée sur l’impact généré; suivre les marques concurrentes, les conversations et l’activité générées, ceux qui répondent, qui parlent de la marque. Bref, augmenter la capacité des marques de gérer leur porte – feuille d’influenceurs avec un maximum d’efficacités.¨ renchérit Nicolas Chabot.

L’analyse du ¨graphe social¨ des influenceurs permet donc de mieux comprendre l’impact des conversations et des activités qu’ils génèrent. Ainsi, en pouvant mesurer plus précisément leur valeur réelle, il devient plus facile d’évaluer le ROI potentiel d’une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux. En misant sur la qualité des relations avec les influenceurs, Traackr en tient le pari.

Qu’en pensez-vous? Le ROI d’une campagne de marketing d’influence repose-t-il sur la qualité des relations avec les influenceurs? Partagez votre expérience, et laissez-nous vos commentaires.

 

 

 

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Quand l’identité numérique devient la marque de commerce

posted by Raymond Morin on mercredi, février 11th 2015

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par Raymond Morin

À l’automne dernier, une jeune finissante de l’ISCOM, à Paris, m’a sollicité pour l’aider à rédiger son mémoire sur le phénomène de l’influence dans les médias sociaux. Sa thématique m’a tout de suite interpellé parce qu’elle soulève de nouveaux paradigmes importants pour les professionnels et les entreprises qui doivent désormais développer leur ¨identité numérique¨ sur les réseaux sociaux : «Comment les influenceurs parviennent-ils à se positionner dans les médias sociaux au point de devenir eux-mêmes de véritables marques de commerce

Le ¨personal branding¨, un incontournable pour les professionnels 

stock-photo-personal-branding-in-word-collage-97813853Aujourd’hui, à l’ère numérique, développer une identité numérique forte et influente sur les réseaux sociaux s’avère essentiel et incontournable pour tous les professionnels actifs sur le Web, autant pour les travailleurs autonomes et les professionnels en agences, qui proposent des services professionnels, que pour les chefs de PME et les petits commerçants qui vendent des produits. Même les futur(e)s candidat(e)s à l’emploi, qui sont désormais recrutés dès le collège par les organisations, doivent intégrer la notion de e-réputation, et développer leur ¨personal branding¨. Read more…

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Génération C : Au centre des transformations sociales

posted by Raymond Morin on samedi, janvier 24th 2015

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À l’aube de 2015, une tendance lourde se démarque déjà dans les médias sociaux pour les prochains mois ; la nouvelle génération de consommateurs connectés, qu’on nomme désormais la Génération C, s’inscrira définitivement comme une plaque tournante dans le passage de la société de l’ère industrielle à l’ère numérique.

Déjà, depuis quelques années, grâce à l’impact des recommandations de pair-à-pair, et de la portée virale du ¨bouche-à-oreilles¨, les ¨consomm’acteurs¨ de la Génération C exercent un pouvoir d’influence formidable, et sans cesse grandissant, auprès des entreprises et des organisations.

Conception graphique : Guillaume Monsigny

Conception graphique : Guillaume Monsigny

En 2015, la Génération Connectée continuera de dynamiser les médias sociaux, et son influence se reflètera encore davantage dans les entreprises et les organisations. On privilégiera définitivement l’expérience des consommateurs, et la gestion du service et des relations avec la clientèle s’intègreront dans les stratégies de marketing. Les environnements de travail et les organisations s’adapteront aux nouveaux paradigmes des générations du nouveau millénaire. L’apprentissage numérique deviendra un pré-requis pour les candidats aux nouveaux emplois, et la rétention du personnel, un des enjeux majeurs pour les organisations.

Les dix travaux de la Génération C

Au cours des dernières années, l’influence grandissante des consommateurs connectés ne s’est pas seulement faite sentir dans les milieux de travail et dans l’économie, mais également dans plusieurs autres sphères d’activités de la société : de l’éducation à la santé, en passant par l’environnement, la famille, les loisirs, la culture, la politique et les médias. Ce sont les «dix travaux de la Génération C».

ContexteSocialGenerations1 – La Génération C influence toutes les couches de la société

De façon générale, les consommateurs connectés de la Génération C influencent chacune des générations démographiques, des aînés et des baby-boomers, aux générations X, Y et Z. Chacune des générations ne réagit pas de la même manière aux nouvelles technologies, et n’a pas les mêmes besoins, ni les mêmes habitudes, de vie et de consommation. Toutefois, avec les technologies mobiles, en 2015, l’écart de l’apprentissage numérique entre les générations diminuera de façon importante.

2 – Les consommateurs connectés modifient les règles du marketing

En privilégiant de plus en plus l’économie de partage ou collaborative (trocs, échanges, prêts et locations entre parties), les consommateurs connectés modifient en profondeur les règles du commerce et du marketing. Rejetant toute forme de publicité intrusive, ils obligent les marques à adopter de nouvelles relations avec les clients. Le paiement mobile et la monnaie virtuelle continueront de faire de nouveaux adaptes en 2015, et le marketing local et de proximité s’étendra davantage chez les commerçants.

3 – La Génération C accélère la transformation sociale des organisations

Tant au niveau de l’innovation technologique que de la productivité en milieu de travail, les entreprises et les organisations se voient contraintes de réorganiser leurs processus, et de s’adapter aux nouveaux paradigmes des générations numériques (BYOD, télé-travail, horaires flexibles). En 2015, les DRH doivent adapter leurs méthodes de recrutement, et miser davantage sur la rétention du personnel et leurs meilleurs ambassadeurs. L’employabilité des nouvelles générations se révèlera un enjeu majeur pour les organisations.

4 – Les consommateurs connectés adoptent l’économie du partage

L’accessibilité accrue, et le partage facilité de l’information via les médias sociaux, incitent les consommateurs connectés à adopter de nouveaux styles de vie, axés davantage sur la collaboration et la coopération. Mieux informé, le consomm’acteur se sensibilise de plus en plus aux services de partages qui gagnent en popularité, et l’économie durable fait surface. Au cours des prochaines années, on commencera à parler d’une économie non-marchande.

france_paris_charlie_hebdo_attack-e14206972347455 – La Génération C continue de réclamer des changements sociaux

Depuis les mouvements populaires d’Occupy Wall Street, du Printemps Arabe, et des grèves étudiantes, la pression populaire des nouvelles générations sur les gouvernements et les organisations n’a pas cessée. Partout dans le monde, la corruption et la dictature sont révélées au grand jour, et forcent une gouvernance plus transparente, sociale et juste. En 2015, de nouveaux mouvements d’insurrections soulèveront la population à travers les médias sociaux, comme vient de nous le démontrer ¨Je suis Charlie¨.

6 – Les consommateurs connectés se sensibilisent davantage à l’environnement

Conséquemment à leurs nouvelles habitudes de consommation plus axées sur le partage et l’échange, on verra la Génération C s’impliquer encore davantage dans les mouvements sociaux écologiques et environnementaux. Les nouveaux consommateurs connectés, mieux informés, influencent déjà l’agenda des industries polluantes et menaçantes pour l’environnement, l’écologie et la biosphère. On le constate avec les controverses engagées au sujet du gaz de schiste et des sables bitumineux, entres autres. Les entreprises alimentaires et pharmaceutiques continueront aussi de subir la foudre de la population via les médias sociaux.

7 – La Génération C favorise l’éclosion des nouvelles technologies

Les habitudes des consommateurs de la Génération C favorisent aussi la multiplication des nouvelles technologies : l’Internet de l’objet, l’impression 3D, la réalité augmentée et les technologies portables avancées constituent autant de tendances qui apporteront des changements majeurs, et ce, dans plusieurs secteurs. Les voitures électriques et les systèmes d’énergie solaire connaîtront notamment beaucoup de popularité auprès des consommateurs. À lui seul, le marché de l’analyse des données via l’Internet de l’objet représentera un marché de plusieurs milliards $ au cours des prochaines années.

8 – Les consommateurs connectés réclament des réformes du système de santé

Si le marché des nouvelles technologies avancées représente autant d’opportunités pour les entreprises, c’est que les consommateurs connectés qui les adoptent de plus en plus exigent en même temps qu’elles servent à améliorer leurs conditions de vie, et notamment au niveau de la santé. Les technologies portables avancées et l’impression 3D trouveront des applications pratiques qui amèneront des changements importants dans le système de santé. Le secteur de la médecine connaîtra d’importantes modifications au cours des prochaines années grâce aux nouvelles technologies.

9 – Les générations numériques s’informent et apprennent différemment

Avec l’utilisation des encyclopédies virtuelles et des engins de recherche, la Génération C a introduit de nouvelles façons de traiter l’information et d’apprendre.  Après l’enseignement à distance et les MOOC, la formation professionnelle et l’apprentissage numérique s’avèreront des enjeux majeurs pour les organisations. Au cours des prochaines années, les nouvelles générations s’impliqueront davantage dans la transformation sociale des institutions d’enseignement, et commenceront à apporter des solutions pratiques, qui répondent mieux à leurs besoins et à leur curiosité naturelle.

10 – La Génération C consomme la culture en kilobits/secondes

À l’ère numérique, toutes les industries culturelles se trouvent confrontées aux nouveaux paradigmes de la Génération C. De la musique au cinéma, en passant par la littérature et les arts visuels, la consommation de la culture se fait désormais en kilobits/secondes, via le Web et les médias sociaux. Les artistes doivent dorénavant intégrer les nouveaux canaux de diffusion dans leur démarche créative pour rejoindre leur clientèle. Plusieurs artistes et groupes, notamment en musique (Radiohead, Arcade Fire, Arctic Monkeys) ont très bien intégrés ces nouvelles notions, tandis que dans d’autres secteurs, comme dans celui du cinéma, ont optés pour des campagnes de financement publiques en ligne.

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Génération Connectée – Une préface de Neal Schaffer

posted by Raymond Morin on lundi, janvier 19th 2015

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Par Neal Schaffer, CEO Maximize Social Business

Génération C(onnectée) - LivreLa notion dinfluence dans les médias sociaux est un sujet qui touche à la fois les marques qui veulent profiter de laspect viral que ces médias présentent, aussi bien que les consommateurs qui souhaitent que leur voix soit entendue, chacun cherchant à profiter pleinement de leur présence dans les réseaux sociaux. Dans un nouvel ouvrage fascinant, Raymond Morin aborde de front chacun de ces aspects pour aider les deux parties à mieux comprendre linfluence véritable des utilisateurs et examiner comment les entreprises peuvent exploiter ce phénomène dont l’avènement est dû à la popularité mondiale des médias sociaux.

Lorsque Raymond m’a demandé d’écrire la préface de son nouveau livre, j’ai été flatté. Ayant beaucoup de respect pour Raymond, je l’ai invité à collaborer à mon blogue Windmill Networking, comme blogueur « officiel », à la rubrique consacrée à l’influence dans les médias sociaux. Si je n’écris ou ne blogue pas exclusivement sur un sujet spécifique, l’influence des médias sociaux est un sujet qui me fascine en tant que spécialiste du marketing social tout autant qu’il fascine les clients et les lecteurs avec qui j’ai des échanges.

LA PERSPECTIVE DES MARQUES

Que vous soyez dans le secteur du B2C ou B2B, la situation est claire: 90% des spécialistes du marketing prennent désormais en compte l’importance des médias sociaux dans leurs campagnes[1]. Aussitôt qu’elles s’embarquent dans une campagne de sensibilisation à l’influence dans les médias sociaux, les personnes qui exercent une influence sur les médias sociaux deviennent le « graal » que les marques cherchent à dénicher pour les aider à amplifier leur message. Après tout, si vous êtes dans les affaires, vous voulez non seulement que votre message soit entendu à travers les réseaux sociaux, mais pourquoi pas non plus profiter de l’aspect multiplicateur que présentent ces utilisateurs influents qui sont appelés à partager votre message dans leurs réseaux ?

Maximize-Your-Social-Revision.min_La notion d’utiliser des « personnes influentes » n’est pas nouvelle. La volonté de profiter du phénomène du «bouche-à-oreille» et de fournir des incitatifs aux recommandations des clients existait bien avant que les médias sociaux n’entrent en jeu. Aujourd’hui, les médias sociaux accélèrent leur impact. Quoi qu’il en soit, aucun client n’a la même valeur, et certains se révèlent plus influents en ligne que d’autres, et c’est ainsi qu’ils influencent davantage de personnes à acheter le même produit ou service. Si ce concept existait avant les médias sociaux, aujourd’hui il est possible de déterminer ceux qui peuvent être les plus susceptibles de recommander votre entreprise à un public plus large ou à des réseaux de consommateurs potentiels plus étendus. Si vous voulez monter un plan de marketing qui propose des incitations ou des rabais aux consommateurs en contrepartie de recommandations, vous voudrez vous assurer qu’ils introduisent votre produit aux groupes de personnes les plus pertinentes, spécialement à celles qui peuvent représenter la valeur la plus considérable.

Alors, la question qui se pose : qui peut potentiellement être le plus influent pour la marque ? Évidemment, la réponse diffère d’une entreprise à l’autre parce que l’objectif démographique de deux entreprises différentes varie en fonction de plusieurs facteurs. Les agences sont passées à la vitesse supérieure et proposent diverses recherches sur les personnes influentes pour aider les marques à trouver et à identifier les personnes influentes idéales, mais cette démarche apporte plus de questions que de réponses.

1) Un vaste auditoire dans les médias sociaux est-il synonyme d’une plus grande influence ?

J’ai moi-même aidé certaines entreprises à faire des recherches sur les utilisateurs-cibles envisageables dans le cadre d’une campagne de sensibilisation de personnes d’influence et donc je parle ici de ma propre expérience. Un piège dans lequel on tombe souvent est tout simplement de choisir les utilisateurs de médias sociaux qui ont le plus de « followers » (autrement dit le plus d’adeptes) sur Twitter ou sur Facebook.

2) Quelle est la personnalité de ces personnes d’influence ? Comment collaboreront-elles ?

Avant de chercher à recruter les personnes d’influence dans les médias sociaux, on cherchait à convaincre les blogueurs. Le défi reste le même : comment influencer des individus, avec qui on n’entretient aucune relation personnelle, à parler positivement de sa marque ? Doit-on leur proposer certaines formes de compensations ? À quel coût ? Et, est-ce que la nature publique de cette relation commerciale ouverte ne vient pas diminuer la valeur de votre marque ? Les gens ne sont pas des statistiques et, pour les spécialistes du marketing, le défi est de déterminer les traits de personnalité de chaque utilisateur de médias sociaux et d’évaluer son potentiel de collaboration.

3) Le rôle de vos meilleurs ambassadeurs : vos clients et vos employés

Ce qui est particulier à propos de l’influence dans les médias sociaux est qu’elle relève de ceux qui vont éventuellement devenir les défenseurs de la marque. Mais, qu’en est-il de ceux qui sont déjà vos plus fidèles ambassadeurs, à savoir vos clients et vos employés ? Ne sont-ils pas déjà ceux qui parlent de votre entreprise, que ce soit en ligne ou hors-ligne ? J’ajouterai que n’importe quelle campagne axée sur l’influence dans les médias sociaux doit tenir compte des employés et des consommateurs satisfaits qui sont déjà les meilleurs ambassadeurs de votre marque.

Le livre de Raymond Morin est en ce sens important, car il aidera les entreprises à naviguer avec plus d’aisance dans cet espace difficile qu’est celui de la notion d’influence dans les médias sociaux, afin de prendre de meilleures décisions, tant pour collaborer avec les personnes influentes, que pour se révéler eux-mêmes en tant que parties influentes dans leur propre secteur. L’ouvrage de Raymond porte également un regard sur le nouveau paradigme des médias sociaux qui fait qu’aujourd’hui les consommateurs et les utilisateurs peuvent devenir à leur tour des personnes influentes.

LA PERSPECTIVE DES CONSOMMATEURS

goQ3EmH8Examinons maintenant l’envers de la médaille, celui de la quête de l’influence pour les utilisateurs. Les médias sociaux ont contribué à donner aux consommateurs un pouvoir qu’ils n’avaient pas auparavant. Il existe un nombre croissant d’utilisateurs des médias sociaux que, Lilach Bullock, notre collègue blogueuse sur Maximize Social Business, désigne comme étant les « voix » des médias sociaux[2]. Ce sont les utilisateurs qui passent le plus de temps sur les médias sociaux pour toutes sortes de raisons, et qui se font entendre régulièrement en tweetant, en relayant ou en bloguant. Parfois, ces « voix » parlent des produits et des services qu’ils aiment, ou raconte une mauvaise expérience. D’autres demandent l’avis de leurs abonnés sur certains produits ou services.

Très tôt en 2009, un certain incident, qui a fini par être publié dans le magazine Forbes[3], nous a donné un avant-goût de l’avenir. Il s’agissait d’une femme qui se plaignait de sa nouvelle machine à laver Maytag qu’elle venait d’acheter et dont les réparations n’en finissaient pas, même après plusieurs visites à domicile du réparateur. En dernier recours, après s’être débattue en vain avec le service clientèle, elle a demandé à la personne au bout du fil si elle n’avait jamais entendu parler de Twitter. Ni elle, ni sa supérieure, n’en avait entendu parler, et rapidement Heather Armstrong, connue sous le pseudonyme de @Dooce sur Twitter, a commencé à diffuser des messages négatifs concernant Maytag aux millions d’abonnés qu’elle avait sur Twitter. Le lendemain matin, un des patrons de Whirlpool, société-mère de Maytag, était au téléphone avec Heather Armstrong et le problème a été réglé sur le champ. Des incidents comme celui-là démontrent très clairement le nouveau pouvoir que les utilisateurs peuvent avoir s’ils décident de s’en servir. Cette tendance a contribué à l’émergence d’une nouvelle génération critique pour les entreprises: la génération C.

L’ÉMERGENCE DE LA GÉNÉRATION C

Une des notions sur laquelle Raymond Morin insiste beaucoup dans son ouvrage est celle de l’émergence de la génération C. Si une partie de son ouvrage explore comment les entreprises et les professionnels peuvent à la fois exploiter l’influence des utilisateurs, tout en se positionnant eux-mêmes parmi les acteurs influents sur leur propre secteur, les consommateurs, quant à eux, exercent un pouvoir d’influence indéniable à travers les réseaux sociaux. L’idée que n’importe quel utilisateur des médias sociaux peut devenir une personne influente prend de l’importance au fur et à mesure que cette nouvelle génération grossit en nombre et en influence. Aujourd’hui, ils ont le pouvoir de faire changer la façon dont les entreprises font des affaires. Ce livre fera le point sur l’émergence de cette nouvelle génération d’utilisateurs-consommateurs de la Génération C, et le pouvoir du marketing d’influence.

NEAL SCHAFFER

Président/CEO Maximize Social Business

[1] http://blog.hubspot.com/blog/tabid/6307/bid/11633/Social-Media-Important-to-90-of-Marketers-New-Data.aspx

[2] ttp://windmillnetworking.com/2012/06/21/secondary-customers-talkers-influencers-and-social-media-power-users/

[3] http://www.forbes.com/2009/09/02/twitter-dooce-maytag-markets-equities-whirlpool.html

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Génération Connectée – Le marketing d’influence à l’ère numérique

posted by Raymond Morin on lundi, janvier 19th 2015

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Par Raymond Morin 

IMG_0370C’est le titre de mon nouvel ouvrage qui vient de paraître aux Éditions Kawa, en France. Il s’agit de mon troisième livre sur le Web et les médias sociaux, et c’est celui dont je suis le plus fier. J’y ai consacré plus de quatre années de recherches et d’analyses, mais c’est le premier qui aura une portée internationale. Ça valait la peine.

Endossé par Neal Schaffer, qui m’a fait l’honneur de signer la préface, ce livre est officiellement présenté aux professionnels des médias sociaux aujourd’hui même, dans le cadre du Web2Business 2015, à Paris. Il paraîtra aussi en anglais au courant de l’année. Pour le moment, la version française est disponible en ligne sur le site des Éditions Kawa.

Le pouvoir d’influence de la Génération C dans les médias sociaux

Les consommateurs connectés sont devenus les acteurs d’une nouvelle économie, et l’influence qu’ils exercent sur les entreprises et les organisations se reflète aujourd’hui dans plusieurs facettes de la vie: de la culture aux loisirs, en passant par la famille, l’éducation et le travail. Ces nouveaux paradigmes font en sorte que les entreprises et les organisations doivent désormais adapter leurs stratégies de marketing, pour répondre aux nouvelles attentes de ces ¨consomm’acteurs¨ que l’on appellent désormais la Génération C.

Aujourd’hui, les ¨Enfants du Millénaire¨ se trouvent aux commandes de cette nouvelle génération de consommateurs ¨branchés¨, mais ils ne sont déjà plus les seuls à profiter de ce pouvoir d’influence sur les marques et les organisations. Au fur et à mesure que les autres générations (les migrants numériques; des baby-boomers à la Génération Y) complètent leur apprentissage numérique en apprivoisant les nouvelles technologies, ils viennent grossir les rangs des consommateurs ¨branchés¨ de la Génération C.

Profitant de ces outils de diffusion, et de l’impact du ¨bouche-à-oreille¨ et des recommandations de pair-à-pair, les consommateurs connectés peuvent se révéler à tout moment les meilleurs ambassadeurs, ou les pires détracteurs, selon la qualité de leur expérience avec la marque ou l’entreprise. Désormais, elles doivent intégrer de nouvelles notions de marketing d’influence dans leurs stratégies pour rejoindre les consommateurs.

Un nouvel ouvrage qui vient de paraître aux Éditions Kawa, en France

Logo-Kawa-Ed-quadri-pour-FB-300x200Destiné principalement aux professionnels et aux entrepreneurs, de tous les secteurs d’activités, qui cherchent une source de références fiables pour mieux comprendre les nouveaux enjeux de la société à l’ère numérique, ce nouvel ouvrage présente les multiples facettes du marketing d’influence dans les médias sociaux : de l’identité numérique, à la e-réputation en passant par le ¨personal branding¨ et l’¨egocasting¨. Et, comment les ¨consomm’acteurs¨ de la nouvelle Génération C sont finalement les premiers à en bénéficier.

Plus de quatre ans de gestation

Au début, en 2010, lorsque j’ai amorcé la rédaction de ce nouveau livre, je n’aurais jamais cru que j’allais y mettre autant de temps. Je venais de sortir mon 2ième ouvrage : ¨Comment entreprendre le virage 2.0¨, et j’avais déjà en tête d’écrire et de publier un nouveau guide sur le marketing d’influence dans les médias sociaux et la nouvelle Génération C des consommateurs connectés l’année même.

Parallèlement à mes occupations professionnelles, qui m’ont amenées à suivre de près l’évolution des entreprises et des organisations à travers leur passage à l’ère numérique, j’ai eu la chance d’observer de près l’évolution des nouvelles générations avec mes deux garçons nés au début des années 90. Et, dès que j’ai commencé à publier mes premier blogues sur le sujet, j’ai vite compris que je m’embarquais dans une démarche qui risquait de se révéler beaucoup plus complexe. Que le marketing d’influence dans les médias sociaux et la nouvelle génération des consommateurs connectés font finalement partie d’une nouvelle science qui relève davantage de la sociologie et de l’anthropologie que des technologies. À ce niveau, nous n’en sommes qu’aux premiers balbutiements, un peu comme le septième art à l’époque du cinéma muet, il y aura bientôt un siècle.

Avec l’émergence du World Wide Web, en 1993-1994, l’humanité est passée de l’ère industrielle à l’ère numérique à une vitesse accélérée. Rapidement, la société s’est retrouvée entrainée dans un maelstrom de nouvelles technologies, confrontée à une certaine forme de ¨darwinisme numérique¨ (comme l’appelle Brian Solis), où les technologies évoluent plus rapidement que nous sommes capables de l’assimiler. Aujourd’hui, nous devons intégrer l’innovation technologique dans notre mode de vie, et adopter les nouveaux paradigmes des natifs numériques pour mieux faire face aux enjeux qui nous attendent face à la Génération C. (lire aussi Comment la révolution des médias sociaux profite à la Génération C)

L’influence des consommateurs branchés en cinq chapitres

Dans le premier chapitre, je dresse d’abord un portrait global de la nouvelle génération des consommateurs dans les médias sociaux, celle qu’on nomme désormais la Génération C. En m’appuyant sur différents ouvrages, et quelques études et analyses,  je tente de démontrer comment les comportements sociaux et économiques des cinq générations (des aînés et baby-boomers à la nouvelle Génération ALPHA) se rejoignent et se recoupent à travers les réseaux sociaux. Avec différents exemples, j’explique comment les cinq générations de consommateurs branchés de la Génération C exercent un véritable pouvoir d’influence dans plusieurs sphères d’activités de la vie de tous les jours. Et, comment les ¨natifs numériques¨ ont pris les commandes de cette nouvelle génération de ¨consomm’acteurs¨. Finalement, j’explique comment les entreprises et les organisations peuvent espérer regagner la confiance de ces nouveaux consommateurs avisés en modifiant leur approche.

Infographie par Maximize Social Business

Infographie par Maximize Social Business

Dans le second chapitre, je décris et je détaille les mécanismes du marketing d’influence dans les médias sociaux, et comment les entrepreneurs peuvent en profiter pour mieux rejoindre leur clientèle, et se positionner eux-mêmes parmi les leaders dans leur secteur. À travers différentes études, j’explique comment le marketing d’influence s’est développé de Machiavel à Cialdini, en passant par Malcolm Gladwell et Brian Solis, et quels sont aujourd’hui les trois grands défis du marketing d’influence, les principales étapes de préparation d’une campagne d’influenceurs, et à quels types d’influenceurs peut-on s’attendre dans la courbe d’adoption et la pyramide d’influence dans les médias sociaux.

Dans le chapitre suivant, je fais la distinction entre les influenceurs, et le phénomène grandissant des ambassadeurs en entreprise. J’explique qui sont les ambassadeurs versus les influenceurs reconnus, comment on peut les différencier, et quel est leur impact véritable dans le cadre d’une campagne de marketing sur les réseaux sociaux. À partir de cas vécu, et d’entrevue, je décris comment le consommateur peut devenir un fidèle ambassadeur, et comment on peut impliquer ses meilleurs ambassadeurs en entreprise.

Par la suite, dans le quatrième chapitre, j’explore davantage les effets de levier du marketing de contenus dans une campagne d’influenceurs. Pourquoi il faut placer les contenus au cœur de la stratégie de marketing, et comment le blogue se révèle un élément essentiel pour bâtir son influence dans les médias sociaux. J’explique pourquoi dorénavant les marques doivent penser comme des éditeurs Web, et quelles sont les quatre étapes d’un plan de marketing de contenus. J’ouvre finalement mon coffre à outils, et je propose une grille de publication à personnaliser.

Dans le cinquième et dernier chapitre du livre, je tente de déterminer la véritable valeur du capital social des influenceurs et des ambassadeurs, en expliquant comment le ¨Social Score¨ peut vite devenir un ¨Social Game¨ et une course à la popularité, qui ne fait que souligner encore davantage la valeur subjective de la mesure d’influence dans les médias sociaux. Finalement, je conclue le livre en décrivant les avantages d’une analyse plus contextuelle pour mesurer l’influence, et calculer le ROI d’une campagne d’influenceurs dans les réseaux sociaux. 

Un premier livre traduit en anglais

MSB Badge-300x250Ce nouvel ouvrage représente aussi un avancement important au niveau international dans ma carrière. Pour la première fois, un de mes livres sera traduit et publié en anglais. Préfacé par Neal (Schaffer), de Maximize Social Business, il m’a également ouvert la porte de la communauté de blogueurs de Curatti, où Jan Gordon m’a invité à contribuer avec une nouvelle colonne sur la Génération C.

curatti-logo-final-with-tag-trans-e1386771792543Chacune de ces contributions mensuelles en anglais sur le marketing d’influence dans les médias sociaux (avec MSB) et la Génération C (avec Curatti) a régulièrement suscité plus de 500 partages, parfois même jusqu’à plus de mille partages. Il était donc tout à fait normal de vouloir faire traduire ce nouvel ouvrage pour en faire profiter également mes lecteurs de Maximize Social Business et Curatti. ¨Génération C(onnectée) – Le marketing d’influence à l’ère numérique¨ sera donc également traduit en anglais au cours des prochaines semaines, pour une parution au printemps 2015.

 

 

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Une nouvelle pyramide des relations avec les influenceurs

posted by Raymond Morin on vendredi, janvier 9th 2015

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Par Raymond Morin

L’année dernière, à pareille date, je commençais à présenter en ligne certains éléments de mon nouvel ouvrage : Génération Connectée – Le marketing d’influence à l’ère numérique, qui vient de paraître aux Éditions Kawa en France. En débutant avec une des pièces maîtresses : une pyramide de l’influence dans les médias sociaux, correspondant aux cinq niveaux de besoins de Maslow. On peut y suivre l’évolution de l’apprentissage numérique des utilisateurs, et la comparer à celle des influenceurs. (lire aussi : La pyramide d’influence dans les médias sociaux)

Infographie par Maximize Social Business

Infographie par Maximize Social Business

L’apprentissage numérique

Dans cette pyramide d’influence dans les médias sociaux, j’illustre comment les influenceurs et les utilisateurs (professionnels et entreprises) suivent la même courbe d’influence, mais n’adoptent pas les mêmes plateformes au même moment, ni pour les mêmes motifs. C’est la courbe d’apprentissage numérique qui diffère.

Au début, pour les deux premiers niveaux de besoins de la pyramide de Maslow (les besoins physiologiques de base, et de sécurité), les influenceurs et les utilisateurs se trouvent pratiquement au même stade. Leur influence est presque nulle ; l’un comme l’autre découvre un nouvel écosystème, et sort de sa zone de confort pour s’adapter à de nouvelles plateformes et à de nouvelles communautés. À la différence des professionnels et des entreprises, qui vont d’abord utiliser les outils de base (Google, Wikipedia, courriels) à des fins pratiques et usuelles, avant de se préoccuper de leur image sur Facebook et de filtrer les pourriels, les influenceurs vont établir leur stratégie et choisir judicieusement leurs plateformes, pour ensuite bâtir leur identité numérique et sécuriser leur présence dans les médias sociaux.

C’est au troisième niveau de la pyramide que l’influence commence réellement à se manifester dans les médias sociaux, tant du côté des utilisateurs que des influenceurs. C’est la transition de l’adolescence, pour un comme pour l’autre. Une fois en confiance dans les réseaux sociaux, les professionnels et les entrepreneurs adoptent plus facilement différentes plateformes sociales comme Twitter, YouTube et LinkedIn pour rejoindre leur clientèle, et les influenceurs. Selon le contexte d’une campagne de marketing d’influence, c’est le moment d’entreprendre la relation avec les leaders de son secteur.

Ce n’est toutefois au quatrième niveau de la pyramide (celui qui correspond à l’estime de soi dans l’échelle des besoins de Maslow) que les influenceurs et les ambassadeurs se rejoignent véritablement. À ce stade, les leaders d’opinion animent des podcasts, publient des e-books et donnent des conférences, tandis que les ambassadeurs, émergent sur des plateformes comme Instagram ou Pinterest. Dès qu’ils publient régulièrement des contenus, le niveau d’influence des ambassadeurs et des influenceurs se rapproche. Certains utilisateurs auront même parfois une influence plus grande que certains spécialistes. C’est là qu’une analyse contextuelle du capital social des leaders, ou des ambassadeurs, s’avère nécessaire pour identifier le type d’influenceur qui va correspondre le mieux à la campagne.

Finalement, c’est principalement au cinquième échelon de la pyramide que se retrouvent les célébrités. Leur influence dans les médias sociaux repose uniquement sur leur portée déjà acquise via leurs ¨fans¨, et du fait, sur leur visibilité. Une stratégie de marketing, axée sur la publicité autour du porte-parole, ou de la célébrité. Une campagne qui aura nécessairement un impact réel, mais limité ; c’est comme s’acheter des ¨followers¨ sur Twitter. Au contraire, à ce niveau de la pyramide, les véritables influenceurs donnent des conférences ¨keynotes¨ et enseignent à l’université, et les nouvelles ¨stars¨ des réseaux sociaux sont invitées dans les médias, et publient à leur tour des e-books ou des blogues.

Pyramid-Influenceurs

Infographie par Augure France

Quand et quel type de relation développer avec les influenceurs

En novembre dernier, Caroline Baron, chez Augure France, a publié une nouvelle pyramide qui apporte plus de détails sur le processus relationnel avec les influenceurs. Partant du résultat d’une étude menée en février qui établissait les trois priorités des entreprises dans le marketing d’influence (identifier, interagir et mesurer), Arnaud Roy, le VP marketing de la boîte a développé une pyramide des relations avec les influenceurs, qui explique clairement ce qui motive les différents types d’influenceurs, et à quel genre de relations on peut s’attendre.

Il délimite tout d’abord trois types d’influenceurs dans sa pyramide : au premier niveau, les consomm’acteurs (qu’il évalue à 50 millions), au second, les leaders d’opinion (Brian Solis ou Garance Doré) qui sont 500 000, et tout en haut, les célébrités (George Clooney ou Roger Federer) qu’il chiffre à 50 000.

Pour un, comme pour l’autre, l’objectif du processus est le même : identifier, interagir et mesurer, et il répond aux trois enjeux identifiés par les entreprises qui ont participé à l’étude. Une fois que les influenceurs sont identifiés dans la pyramide, c’est dans le procédé que ça diffère.

Avec les consomm’acteurs, on visera à capter leur attention, et à les inciter à partager leurs expériences de la marque dans leur communauté (recommandations), tandis qu’avec les leaders d’opinion, l’objectif sera de créer une relation à long terme avec les experts, afin de créer conjointement de la valeur et de la visibilité (crédibilité), alors que pour les célébrités, ce sera plutôt de développer une relation (contractuelle ou non) afin d’obtenir qu’il fasse la promotion des produits ou services, et qu’il soutienne la marque publiquement (popularité).

De la même façon, les motivations des influenceurs diffèrent également. Les consomm’acteurs qui s’identifient à la marque s’attendront à obtenir des avantages (réductions, échantillons, récompenses), alors que les leaders d’opinion seront davantage motivés par la valeur ajoutée que ça peut apporter dans leur influence auprès leur audience. Pour les célébrités, c’est la rémunération qui prévaudra.

De plus, ils n’utiliseront pas les mêmes canaux de diffusion ; on va retrouver d’abord les consomm’acteurs sur les réseaux sociaux populaires, mais également sur les sites de partage et les forums de discussion, tandis que les leaders d’opinion seront davantage présents dans les blogues et les sites professionnels. Les célébrités seront quant à elles plus souvent qu’autrement dans les médias traditionnels, et quelques fois sur les médias sociaux.

Selon les objectifs de la campagne, il est donc essentiel d’adapter le type de relation que l’on développera avec les influenceurs. Avec les consomm’acteurs, on pourra développer la relation autour d’échantillons et de concours, tandis qu’avec les leaders, il s’agira plutôt de co-création de contenus, de participation à des événements, de test de nouveaux produits et d’interactions à travers les blogues. Avec les célébrités, la campagne reposera essentiellement sur des publicités, des participations à des événements et des placements de produits.

Comment mesurer le ROI d’une campagne de marketing d’influence

Selon le contexte, les mesures-clés du retour sur l’investissement doivent aussi différer selon le type d’influenceurs, contrairement à ce qu’Arnaud Roy présente dans son infographie. Avec les consomm’acteurs, la mesure se traduira par de nouvelles opportunités commerciales, tandis qu’avec les influenceurs, le ROI se calculera davantage selon le taux d’engagement et les contrats signés. Avec les célébrités, le retour se mesurera principalement sur le trafic créé et la couverture médiatique. Parce qu’ils n’utilisent pas les mêmes canaux de diffusion, et qu’ils ne rejoignent pas les mêmes audiences, les résultats de la campagne ne peuvent pas se calculer de la même manière.

Et, comme je le mentionnais plus haut, ce n’est qu’au troisième niveau de la pyramide de Maslow (le besoin d’appartenance communautaire) que l’on peut vraiment commencer à mesurer l’influence dans les médias sociaux, c.i.d. lorsque le message atteint justement la communauté. C’est à ce moment que les influenceurs diffusent des blogues et participent à des groupes de discussions, et que les consomm’acteurs commencent à partager des liens sur Twitter et des vidéos sur YouTube. Ce qui représente globalement approximativement le tiers des utilisateurs. Aux deux premiers niveaux de base de la pyramide, comme je le décris dans la pyramide d’influence, c’est encore l’apprentissage numérique, et les influenceurs s’occupent à bâtir leur réputation en ligne.

Au troisième niveau de la pyramide d’influence (qui correspond au premier niveau de la pyramide de relations d’Augure), le retour sur l’investissement se calcule donc principalement auprès du consomm’acteur, avec des résultats chiffrables. À partir du quatrième niveau de la pyramide, le ROI se mesure davantage sur l’évaluation de l’impact des influenceurs en terme de crédibilité et de réputation acquise. C’est à ce niveau (celui du besoin d’estime de soi) que les utilisateurs les plus actifs se démarquent en tant qu’influenceurs, en publiant à leur tour des contenus originaux sur leur blogue ou sur des sites de partages populaires comme Instagram ou Pinterest. À ce niveau, selon les plus récentes études, on ne retrouve tout au plus que 10% des utilisateurs. La mesure de l’influence doit donc reposer davantage sur des métriques qualifiables, plus contextuelles en rapport avec les objectifs de la campagne.

Finalement, c’est au dernier niveau de la pyramide, celui de la réalisation et de l’accomplissement de soi-même dans l’échelle de Maslow, qu’interviennent les célébrités. Les leaders d’opinion donnent des conférences et enseignent dans les universités, tandis que les consomm’acteurs (ou les professionnels et entreprises) qui ont gravis les échelons de la pyramide jusqu’à ce niveau, sont invités dans les médias et publient des livres sur leur expérience. À ce stade-ci, on ne retrouve plus que 3% des utilisateurs. La mesure du ROI à ce niveau se calcule donc plus en terme de couverture médiatique et d’achalandage. On utilise alors des métriques-clés de performances qui sont plus facilement quantifiables. (lire aussi : Comment définir l’influence dans les médias sociaux)

generation-connectee-4Le marketing d’influence à l’ère numérique : une nouvelle science

Le marketing d’influence dans les médias sociaux est une nouvelle approche du marketing qui correspond davantage aux nouveaux paradigmes de l’ère numérique. C’est une des principales thématiques que j’aborde dans mon nouvel ouvrage : Génération C – Le marketing d’influence à l’ère numérique, et qui vient de paraître (en français) aux Éditions Kawa, en France. Préfacé par mon ami et mentor-éditeur, Neal Schaffer, qui m’a fait l’honneur de la présentation, il paraitra également en anglais au courant de l’année.

J’y décris le processus d’influence dans les médias sociaux, et les meilleures pratiques de marketing de contenus. J’y propose aussi quelques infographies exclusives, comme celle de la pyramide d’influence, une collaboration de Maximize Social Business (je tenais aussi à le souligner). (voir Génération Connectée – Le marketing d’influence à l’ère numérique)

Que pensez-vous de cet article? Êtes-vous d’accord avec les notions avancées dans la pyramide d’influence? Faites-nous part de vos commentaires, et partagez votre opinion avec nos lecteurs.

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2015 : Le marketing d’influence à l’ère numérique

posted by Raymond Morin on mardi, décembre 9th 2014

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Par Raymond Morin

L’évolution accélérée d’une nouvelle science sociale du marketing 

InternetObjet

(Image : lemondeinformatique.fr)

Au cours des dernières années, la notion de marketing d’influence dans les médias sociaux a évolué très rapidement. Les dirigeants comprennent désormais l’importance des contenus sur le Web pour se démarquer. Ils reconnaissent l’impact stratégique des influenceurs dans les médias sociaux, et l’intègrent de plus en plus dans leur budget de marketing.

La perception et la compréhension des outils de mesure d’influence dans les médias sociaux ont aussi rapidement changées. Du ¨Social Score¨ des premières années, les professionnels du Web et des médias sociaux ont adoptés une analyse plus contextuelle, et plus personnalisée du message. La notion d’influenceur s’est relativisée, et les entreprises se tournent désormais davantage vers les ambassadeurs au sein des organisateurs.

Avec l’émergence des nouvelles technologies mobiles et portables, qui favorisent la diffusion et la production de contenus par les utilisateurs, les agences et les marques commencent aussi à expérimenter ce nouveau canal de marketing. Dans cette optique, la réalité augmentée, l’impression 3D et l’Internet de l’objet se développeront très rapidement, et seront appelées à se fusionner pour apporter de nouvelles opportunités encore insoupçonnées.

Pour reprendre la métaphore amusante de Mark Schaefer : en 2015, nous nous retrouvons à l’aube d’une nouvelle science du marketing dans les médias sociaux, un peu comme à l’ère du cinéma muet, alors qu’on s’extasiait déjà devant les premières découvertes, tandis que le meilleur reste à venir.

Les cinq C du marketing d’influence dans les médias sociaux, en 2015

ÉtudeAugure2014Toutefois, le marketing d’influence à l’ère numérique s’avère une science beaucoup plus complexe, qui fait appel à plusieurs facteurs humains plus sociologiques que technologiques. Si l’on veut dresser un bilan complet de la situation du marketing d’influence dans les médias sociaux, on doit regarder plus loin qu’en surface. Au cours des dernières années, le marketing d’influence dans les médias sociaux a aussi évolué en profondeur, pour atteindre un nouveau niveau de maturité.

Au début de l’année, la firme française Augure Communications + Marketing a publié une étude révélant les trois grands défis du marketing d’influence, selon les professionnels du marketing et des communications :

–       61% = identifier les influenceurs pertinents dans le cadre d’une campagne

–       56% = développer et entretenir une relation profitable avec les influenceurs

–       44% = calculer le ROI d’une campagne de marketing d’influence dans les médias sociaux

(Voir aussi : Les trois grands défis du marketing d’influence)

Or, tout au long de l’année, dans tous les aspects du marketing d’influence, on a pu observer des transformations majeures, qui ont modifiés les comportements des consommateurs, et influencés les entreprises et les organisations. Ces changements viennent en quelques sortes confirmer les enjeux qui ressortent de l’étude d’Augure France. (voir aussi : Les cinq C du marketing d’influence dans les médias sociaux)

Contenus : En 2014, les contenus se sont révélés plus que jamais la pierre angulaire du marketing d’influence dans les médias sociaux. Les marques et les organisations comprennent dorénavant le rôle majeur des contenus, et pensent davantage comme de nouveaux médias. Les marketeurs adoptent désormais une tactique multi-canaux, axée sur une combinaison de médias payants, acquis et mérités (P.O.E.M.). Le ¨storytelling¨ transmédia, la personnalisation des contenus et la communication visuelle se sont particulièrement démarqués, et continueront de créer le ¨buzz¨ en 2015. Les marques majeures font désormais l’acquisition de médias pour combler leurs besoins en contenus, et les influenceurs prennent davantage un rôle de co-créateurs.

Contexte : Si les contenus se sont avérés le ROI des réseaux sociaux, le contexte s’est révélé la REINE en 2014. L’acquisition de Klout par Lithium au début de l’année a définitivement fait basculer la mesure d’influence dans les médias sociaux d’une analyse quantitative, basée sur des algorithmes purement mathématiques, à une analyse plus contextuelle, davantage axée sur la pertinence des contenus que sur la portée et l’amplification du message. L’identification des influenceurs prend une nouvelle valeur, et les entreprises se tournent davantage vers les ambassadeurs au sein de leur organisation.

Communauté : Les blogueurs et créateurs de contenus ont pris une plus grande importance, et du fait, les plateformes de collaborations et d’échanges se sont multipliées en 2014. Recherchant davantage l’engagement des consommateurs, les marques et les organisations veulent personnaliser le message, et préfèrent désormais s’adresser à des communautés plus restreintes, plus spécialisées, mais plus efficaces. Les outils de recommandations et de personnalisation des contenus émergeront, et les communautés d’intérêts continueront de se développer. Et, peu à peu les contenus générés par les utilisateurs prendront plus d’importance, et les blogueurs remplaceront les influenceurs et les experts reconnus dans le processus. Les entreprises et les organisations cherchent désormais à développer des relations durables et profitables avec les ambassadeurs potentiels.

Crédibilité : La personnalisation du message a également amené les marques et les entreprises à modifier leur perception de l’influence dans les médias sociaux, et à spécifier davantage leur créneau. La crédibilité et la réputation en ligne ont pris une importance majeure, et les organisations cherchent désormais à affirmer leur leadership et assurer leur autorité dans leur créneau. En 2014, on a vu émerger les ¨Social Media War Rooms¨ pour mieux gérer les crises dans les réseaux sociaux. En 2015, les marques et les professionnels soigneront encore davantage leur image sociale, et s’associeront aux influenceurs pour créer (ou co-créer) des contenus enrichis qui apporteront une nouvelle valeur ajoutée à leur ¨branding¨.

Confiance : La confiance et les recommandations des consommateurs connectés sont devenues le Saint-Graal du marketing d’influence dans les médias sociaux en 2014. Pour mieux répondre aux attentes des nouvelles générations, les entreprises et les organisations fusionnent désormais les compétences, et intègrent chacun des départements dans leur planification stratégique. Pour récolter cette confiance, elles misent davantage sur la transformation sociale et une plus grande transparence de la gouvernance. La rétention et la fidélisation des meilleurs ambassadeurs en entreprises deviendront des enjeux prioritaires en 2015.

Où placer vos priorités en 2015?

(Image : TheCouchManager.com)

(Image : TheCouchManager.com)

Au fil des dernières années, les compétences se sont aussi fragmentées et fusionnées pour créer de nouvelles voies. Aujourd’hui, la notion d’expertise spécialisée se trouve confrontée à celle des multi-compétences, où chaque compétences sont reliées entres elles. Même Malcolm Gladwell (The Tipping Point) a révisé ses positions, en remettant en question sa propre théorie des 10 000 heures : «Je peux jouer aux échecs pendant 100 ans, et je ne deviendrai jamais un grand maître»  avoue l’auteur dans un article paru dans le Business Insider en juin dernier.

Il devient donc de plus en plus hasardeux de fixer définitivement des prédictions dans un secteur, sans considérer également tous les autres aspects. Aujourd’hui, l’évolution accélérée des nouvelles technologies, qui s’implantent aussi vite dans chacune des facettes de la vie, amène des changements de comportements sociaux pratiquement à tous les trimestres. D’autres transformations surviendront, apportant d’autres modifications de comportements chez les utilisateurs qui influenceront les entreprises et les marques.

En attendant, je vous propose une sélection personnelle d’une trentaine d’articles (en français et en anglais) inspirants  de blogueurs et de spécialistes sur les nombreuses tendances à suivre en 2015 dans le marketing et les médias sociaux. En consultant ces articles, vous pourrez à votre tour faire vos propres prédictions dans le secteur d’activités qui vous intéresse.

Bonne lecture, et joyeuse période des Fêtes!

Lire aussi :

En français :

http://raymondmorin.com/2013/12/portfolio/et-si-la-tendance-se-maintient/

http://frenchweb.fr/5-tendances-cles-du-marketing-digital-en-2015/175807

http://www.servicesmobiles.fr/tendances-mobiles-2015-by-forrester-25291/

https://medium.com/en-francais/ce-quon-a-predit-pour-2015-il-y-a-bien-des-annees-71d2f3c1137c

http://espritdemarque.ca/tendances-marketing-de-contenu/le-marketing-de-contenu-premiere-raison-de-la-croissance-du-marketing-internet-au-canada-en-2015/

http://www.e-marketing.fr/Marketing-Magazine/Article/Le-jeu-subtil-du-marketing-d-influence-41769-1.htm

http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/le-nombre-d-internautes-dans-le-monde-en-2015-1114.shtml

http://www.infopresse.com/article/2014/11/26/10-tendances-consommateur-pour-2015

http://www.cadremploi.fr/editorial/actualites/actu-emploi/detail/article/recrutement-ce-qui-aura-change-en-2025.html

http://meta-media.fr/2014/09/28/journalisme-web-10-tendances-pour-2015.html

http://www.servicesmobiles.fr/tendances-mobiles-2015-by-forrester-25291/

http://www.journaldunet.com/ebusiness/expert/58994/les-10-tendances-digitales-de-l-annee-2015.shtml

http://frenchweb.fr/social-media-7-tendances-a-suivre-en-2015/167966

En anglais:

http://maximizesocialbusiness.com/build-your-network-of-brand-ambassadors-with-blogger-outreach-9589/

http://www.augure.com/blog/influencers-marketing-status-2014-survey-20140226

http://www.fastcoexist.com/3037823/millennials-will-become-the-majority-in-the-workforce-in-2015-is-your-company-ready

http://stevefarnsworth.wordpress.com/2014/12/01/social-mobile-content-marketing-predictions-2015-1/

http://www.searchenginepeople.com/blog/master-4ps-content-marketing-2015-stat.html

https://www.elance-odesk.com/millennial-majority-workforce

http://www.theguardian.com/money/2014/aug/18/social-media-monitoring-employers-rise-pwc

http://chiefmartec.com/2014/11/will-happen-marketing-technology-2015

http://www.mavsocial.com/social-media-trends-2015/

http://www.businessesgrow.com/2014/11/17/2015-digital-marketing-trends/

http://beingyourbrand.com/2014/11/16/10-marketing-predictions-for-2015-infographic/

http://trendwatching.com/trends/future-customer-service/

http://calebstorkey.com/slides/2015-social-media-trends/

http://contently.com/strategist/2014/11/24/17-content-marketing-predictions-for-2015/

 

 

 

 

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