Pour entreprendre le virage des médias sociaux

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PME

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LA COURSE À L’INFLUENCE

posted by Raymond Morin on Mardi, mars 29th 2011


LA COURSE À L’INFLUENCE…

 LA MORT ANNONCÉE D’UN PALMARÈS KLOUT

Déjà en janvier dernier, lorsque KLOUT a annoncé la levée de 8,5 millions de dollars US pour monter ses propres listes, mon exercice de palmarès des influenceurs du Web au Québec m’apparaissait subitement devenu inutile. Jusqu’alors, il n’existait pas de liste regroupant les professionnels du Web au Québec, et ça semblait répondre à un certain besoin des entreprises et des organisations.  En tous cas, ça a suscité de très nombreuses réactions. Ça aura permis d’amorcer le débat sur la notion d’influence dans les médias sociaux parmi les professionnels du Web au Québec.

 

Au départ, j’ai commencé par dresser une liste personnelle des micro-blogueurs et micro-blogueuses francophones d’ici (du Québec). Comme TWITTER était (du moins encore en novembre 2010) la principale métrique de base de KLOUT,  j’ai démarré mon palmarès avec ma liste d’abonnés et d’abonnements. Au fil des nouvelles publications, j’ai ajouté de nouvelles entrées, souvent suite aux suggestions et aux demandes des utilisateurs. Lors de la dernière parution, le TOP 100 – Influenceurs Web du Québec comptait plus de 185 noms de professionnels de tous les secteurs, qui utilisent Twitter (et les médias sociaux de façon plus large) dans le cadre de leurs fonctions, et qui échangent à ce sujet en ligne.

 


DE NOUVEAUX OUTILS DE MESURE PLUS COMPLETS

En fait, n’eut été de l’initiative du start-up de San Francisco, qui m’a un peu par surprise, j’aurais sûrement poursuivi l’aventure avec plaisir, et publié 2 fois par mois mon palmarès KLOUT des influenceurs du Web au Québec.  Cependant, dès le début, c’était l’histoire d’une mort annoncée d’avance. Au moment où KLOUT commençait à révéler ses lacunes, notamment au niveau des mises à jour de son algorithme, d’autres start-up émergeaient avec leurs propres métriques de mesures, parfois complémentaires ; PEERINDEX, TWITALYZER, RETWEETRANK, TWITTERGRADER, TWITFLUENCE, MIXTENT et CROWDBOOSTER, pour n’en nommer que quelques-uns.

 

Alors, pour continuer d’alimenter la discussion autour de la notion d’influence dans les médias sociaux, j’ai opté pour PEERINDEX, pour une raison très pratique. Une des nouvelles applications de l’outil permet de dresser des listes interactives, pouvant accéder au profil détaillé du professionnel, mais également d’afficher en temps réel ses résultats à travers son activité sur TWITTER, FACEBOOK, LINKEDIN, et sur son blogue personnel.

 

UN ENJEU MAJEUR POUR LES PROFESSIONNELS DU WEB PARTOUT DANS LE MONDE

Quand on sait qu’en 2010, les PME ont plus que doublé leur utilisation de TWITTER, et qu’en 2012 (selon une étude du Winterberry Group), ces investissements passeront à plus de 840 millions $US, on comprend que la notion d’influence dans les médias sociaux prenne une aussi grande importance parmi les enjeux à venir d’Internet.

 

Partout dans le monde, la question d’influence dans les médias sociaux continue de susciter de nombreuses discussions et échanges parmi les observateurs. En France, sur le site de MyCommunityManager, Regis Vansnick a récemment publié un très bon article sur le sujet : «Mesurer l’influence sur Twitter», tandis que son compatriote Cedric Deniaud, du cabinet conseil The Persuaders, mettait en ligne le fruit de ses réflexions avec un excellent billet : «Les six typologies d’internautes».

 

C’est l’américain Mark Schaefer qui a cependant parti le bal avec un premier papier «Get Ready ! Social Scoring Will Change Your Life» paru dans Businesses Grow. Aussitôt, Billy Mitchell, de Business2Community répliquait avec un billet «Who Cares About Your Klout ? Do You ? ».  Et, tandis que David Armano, du Harvard Business Review publiait «The Six Pillars of New Influence», Chris Kieff, de 1GoodReason proposait une première grille de mesure basée essentiellement sur une évaluation quantitative : «9 Points Social Media Expert Evaluation». Plus récemmnent, Vocus et Brian Solis dévoilaient aussi les résultats de leur étude «What Makes An Influencer», et le débat des spécialistes de la scène internationale se déplaçait à Montréal, avec Mitch Joel de Twist Image et son excellent billet : «Making Sense of the Mess».

 

UN DÉBAT À SUIVRE…

Assurément, le débat va se poursuivre encore pendant plusieurs mois, et les nouveaux outils de mesure, de plus en plus en plus sophistiqués émergent sur le Web en version bêta. Dans un prochain billet, je vous dévoilerai les résultats de mes propres expériences dans la course à l’influence dans les médias sociaux. Je vous ferai également le bilan de ma première année sur TWITTER et dans la blogosphère.

 

Mais, en attendant, vous pourrez continuer de me suivre sur FOURSQUARE, et sur TWITTER, et de me retrouver sur l’un de mes groupes FACEBOOK et me lire et me laisser vos commentaires sur mon blogue-portfolio WORDPRESS. Vous pourrez aussi visionner mes clips sur YOUTUBE, et regarder mes galeries de photos sur FLICKR. Et, finalement, si vous souhaitez aller plus loin, vous pourrez aussi me retrouver sur EMPIREAVENUE, et si le cœur vous en dit achetez mes actions pendant que je serai en vacances… 

 

TOP 200 – PROFESSIONNELS DU WEB AU QUÉBEC, SELON L’INDICE PEERINDEX

Alors, pour continuer d’alimenter la discussion, voici un nouveau palmarès : le TOP 200 des professionnels du Web au Québec (francophone et anglophone), selon le nouvel indice de PEERINDEX (plus de 270 noms, en date du 5 avril 2011) : 

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Les entrepreneurs à l’ère des réseaux sociaux

posted by Raymond Morin on Vendredi, juin 11th 2010

«COMMENT ENTREPRENDRE LE VIRAGE 2.0»

par Raymond Morin

LES ENTREPRENEURS À L’ÈRE DES RÉSEAUX SOCIAUX

Alors que Facebook affiche plus de 400 millions d’inscriptions, et que Twitter annonce plus de 2 milliards de messages par mois, et enregistre plus de 135 000 nouvelles inscriptions par jour, les entrepreneurs et les professionnels admettent enfin qu’il ne s’agit pas d’un phénomène passager. Avec de tels chiffres d’achalandage, pas étonnant que pour un chef de PME sur trois, les sites de réseautage social se révèlent la porte d’entrée naturelle vers le Web 2.0.

En effet, pour la plupart, les sites de réseautage social ne représentent ni plus ni moins qu’une nouvelle plateforme populaire pour lancer de nouvelles stratégies de marketing et de ventes. Cependant, d’autres entrepreneurs, de plus en plus nombreux, vont y trouver de nouvelles opportunités de tisser de nouvelles relations d’affaires. Ceux-là vont plutôt opter pour un site de réseautage social professionnel comme LinkedIn (qui compte plus de 65 millions d’inscriptions).

Bien sûr, il ne suffit pas de s’afficher dans les médias sociaux pour en tirer automatiquement des bénéfices. Au-delà de la visibilité et des considérations de marketing et de ventes, les nombreuses applications proposées dans divers réseaux sociaux offrent dorénavant une plus grande panoplie de possibilités pour les PME et les professionnels.

Les six degrés de séparation des individus

Par définition, le réseautage social met en relation des individus qui partagent des intérêts communs. Il repose sur le principe établi que les contacts de nos contacts peuvent aussi devenir nos contacts, et venir enrichir notre propre réseau. Ce principe illustre bien la théorie des six degrés de séparation. Cette théorie, popularisée par le psychologue américain Stanley Milgram à la fin des années 60, soutient que sur la planète, chaque individu peut se trouver relié à n’importe quel autre par le biais d’une chaîne de relations qui comprendrait, au plus, cinq autres maillons. Aussi, grâce aux sites de réseautage social en ligne et aux applications qui les soutiennent, les internautes réduisent cet écart qui les sépare des autres individus partout dans le monde.

Selon certains spécialistes, l’immense popularité des sites de réseautage social auprès des internautes s’explique aussi par le fait qu’ils répondent aux véritables attentes des internautes. Trois objectifs majeurs des nouveaux utilisateurs consommateurs de la Génération C (avec les natifs numériques en tête) correspondent à des besoins fondamentaux énoncés dans la théorie de la Pyramide des besoins de Maslow :

·      permettre l’accomplissement personnel par l’expression de soi ;

·      favoriser la socialisation et répondent au besoin relationnel ;

·      encourager l’estime des autres et la communication.

L’entrepreneur, comme le professionnel, qui veut profiter de la plateforme des réseaux sociaux doit tenir compte de ces impératifs. Il doit s’assurer, dès le premier instant, d’apporter une valeur ajoutée intéressante à l’expérience de l’internaute s’il veut capter son attention, et acquérir une certaine notoriété auprès de la nouvelle communauté d’internautes. Le succès d’une démarche dans les réseaux sociaux dépend essentiellement de la qualité des contributions et des contacts que l’on apporte à la communauté. Sans cet apport, le lien de confiance n’existe pas et le réseautage social s’avère vain et inefficace.

Choisir les sites de réseautage social qui correspondent à votre entreprise

Pour l’entreprise, comme pour le professionnel, les caractéristiques des réseaux sociaux en ligne peuvent être exploitées de diverses manières, et répondre à de multiples besoins. Le professionnel, ou l’entrepreneur, doit d’abord définir clairement ses objectifs, et savoir bien évaluer la pertinence de chacune des plateformes de réseautage avant d’y investir.

Qu’il s’agisse d’un site « grand public » (ou communautaire), ou d’un réseau social professionnel (RSP), les applications proposées peuvent permettre, notamment, de :

·      présenter une nouvelle vitrine corporative animée de contenus enrichis ;

·      déployer de nouvelles stratégies de marketing ;

·      lancer de nouvelles campagnes de publicités et de ventes ;

·      développer de nouvelles relations d’affaires ;

·      recruter du nouveau personnel spécialisé ;

·      entretenir de nouvelles collaborations professionnelles ;

·      améliorer les communications avec la clientèle et les fournisseurs ;

·      organiser des événements et en faire la promotion.

Le professionnel, ou l’entrepreneur, doit donc d’abord définir clairement ses objectifs pour ensuite bien évaluer la pertinence d’une plateforme plutôt qu’une autre.

A) Les sites de réseautage social communautaires

La vocation première des sites de réseautage social « grand public » ou communautaires, repose principalement sur le divertissement et le partage de contenus enrichis (liens, images, fichiers audio et vidéo). Depuis quelques années, divers réseaux sociaux populaires offrent aussi certaines fonctionnalités plus spécifiques, bien qu’encore sommaires, destinées aux entrepreneurs et aux professionnels. 

Cependant, au-delà de ces considérations de marketing et de ventes, certaines entreprises s’en servent aussi pour améliorer les communications au sein de leur organisation, ou l’utilisent pour recruter du nouveau personnel ou de nouveaux collaborateurs. D’autres créent de nouvelles communautés d’intérêts pour appuyer la promotion d’événements ou de nouveaux produits. 

B) Les sites de réseautage social professionnel (RSP)

Parce qu’ils sont exclusivement dédiés aux professionnels, les sites RSP présentent souvent un intérêt plus naturel pour les entrepreneurs. Pour de nombreux professionnels et plusieurs petites et moyennes entreprises, les sites de réseautage social professionnel constituent régulièrement la plateforme privilégiée pour entreprendre le virage Web 2.0. Certains sites, comme LinkedIn (65 millions) ou Viadeo (30 millions) affichent un achalandage qui n’a rien à envier aux réseaux sociaux communautaires populaires.

Les réseaux sociaux professionnels se concentrent sur des outils qui favorisent la mise en relation et sur le référencement des autres membres. Ils reposent principalement sur la qualité des listes de contacts, et leur potentiel de relations. Les entreprises peuvent mettre en ligne des offres d’emploi et trouver rapidement les profils qui correspondent parmi tous les membres. De la même manière, ils peuvent lancer et recevoir des appels de soumissions à travers leur liste de contacts.

De plus en plus d’entreprises cherchent également à appliquer une notion de marché social. Ils mettent alors en ligne de nouveaux réseaux professionnels privés, strictement dédiés à une marque ou à un secteur de services. Plusieurs organisations profitent déjà des réseaux sociaux professionnels pour s’afficher et diffuser leur marque (ou leur message) à des clientèles très spécifiques (comme ce fut le cas, par exemple, lors des élections présidentielles aux USA en 2008).

C) Les réseaux sociaux professionnels internes (RSPI)

Pour certaines grandes entreprises, la confidentialité des informations s’avère souvent un obstacle majeur à l’utilisation des réseaux sociaux, tant « grand public » que professionnels. Par souci de préserver l’intégrité et la sécurité de leur image de marque, certains entrepreneurs interdisent l’accès aux sites de réseautage social externe à leurs employés à cause des mesures de sécurité inadéquates du site. Ces entreprises optent alors pour la création d’un réseau social privé, ou fermé, qui évoluera uniquement dans le réseau Intranet de l’entreprise. Un nouvelle plateforme, intégrée au réseau Intranet, combinant les applications collaboratives des sites de réseautage social ouverts (communautaires et RSP) dans l’unique but d’améliorer les méthodes de travail et de collaboration.

En cernant précisément ses besoins, l’entrepreneur peut plus facilement identifier les applications les plus pertinentes parmi tous les sites de réseautage social. Selon son secteur d’activités, il peut décider d’assurer une présence parallèle, à la fois dans les réseaux sociaux communautaires et professionnels. Une stratégie qui implique nécessairement plus de temps à y consacrer, mais qui permet d’intégrer des contenus multimédias (liens, images et sons), qui viennent continuellement enrichir son profil dans les réseaux communautaires. Du coup, il peut référer (avec liens) ses nouveaux contenus multimédia à travers ses profils affichés dans les sites RSP, et générer lui-même autant de rétroliens vers son profil dans les sites communautaires.

Extrait du livre «Comment entreprendre le virage 2.0», par Raymond Morin. Publié en mars 2010, aux Éditions Transcontinental (Collection Entreprendre), en collaboration avec la Fondation de l’entrepreneurship du Québec.

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Savoir profiter des nouveaux outils du Web

posted by Raymond Morin on Jeudi, avril 1st 2010

                                                      SAVOIR PROFITER DES NOUVEAUX OUTILS DU WEB !

Ce matin, je lisais le signet de Chantal Guy (La Presse), Essentielle superficialité, dans lequel elle commente l’arrivée imminente du iPad. Elle y soulève l’importance de la nature exhibitionniste de l’homme qui se révèle à travers des plateformes comme Facebook et Twitter… et, elle remet en question la survie de notre rapport affectif au livre-objet… au détriment du véritable lien social qui s’établit chez les amoureux du livre.

Sa réflexion m’a ramené à l’entrevue réalisée la veille à CHOI-FM (Le Retour de Radio X) avec Danny Houle et Marie Lefebvre. L’animatrice s’inquiétait justement de la qualité de nos relations interpersonnelles à cause du phénomène des médias sociaux. Je lui ai alors rétorqué qu’au contraire, si on parvient à dépasser l’utilisation ludique et à découvrir leurs véritables vertus, ces nouveaux outils du Web 2.0 peuvent nous permettre d’améliorer nos conditions de vie, et du coup, ses relations.

Durant la promotion du livre Comment entreprendre le virage 2.0, j’ai réalisé une trentaine d’entrevues avec les médias. Et, à chaque fois, j’ai pu constater à quel point les nouveaux réseaux sociaux apparaissent encore nébuleux pour la plupart, et ce malgré leur énorme popularité. En même temps, j’ai aussi observé une profonde volonté des gens de s’y retrouver, et de mieux comprendre ces nouveaux outils du Web pour enfin pouvoir en profiter.

La promotion de mon ouvrage s’achève, et l’attachée de presse (Marie Marsolais) de mon éditeur (Éditions Transcontinental, en collaboration avec La Fondation de l’entrepreneurship) a accomplit un travail vraiment extraordinaire. Toutes ces entrevues, et les conférences auxquelles j’ai participé m’ont permis de confirmer la pertinence de mon ouvrage. Et l’importance d’apporter une vision élargie, à 360 degrés, pour débroussailler le phénomène.

Suite au tourbillon des entrevues avec les médias, c’est avec fierté que je me joins à l’agence d’interaction Phéromone. J’y poursuivrai la mission que je me suis donné avec mon livre Comment entreprendre le virage 2.0. Je suis vraiment comblé, et très enthousiaste, de me retrouver dans un contexte de travail où l’humain se retrouve au centre des préoccupations. Je vais partager le quotidien d’une formidable équipe de professionnel(le)s qui partagent la même vision du Web 2.0 et des médias sociaux.

Au cours des prochaines semaines, nous vous annoncerons une première série de conférences et d’ateliers de formations publiques. Ouvertes aux travailleurs autonomes, aux professionnels et aux PME qui n’ont qu’une ou deux personnes à former, ces séances publiques de formation sur les réseaux sociaux permettront aux participants de mieux comprendre comment on élabore une stratégie de communication efficace dans l’univers du Web 2.0. Pour finalement tirer profit des nouveaux médias sociaux… au-delà de la superficialité!