Pour entreprendre le virage des médias sociaux

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Le projet ARISTOTE

posted by Raymond Morin on Jeudi, janvier 16th 2014

Le projet ARISTOTE

par Raymond Morin

«Le tout est (toujours) plus grand que la somme des parties» ARISTOTE

images-2Le projet ARISTOTE, vise à regrouper les meilleurs contenus nichés dans chacun des secteurs d’intérêts des médias sociaux, et à promouvoir les services professionnels des meilleurs spécialistes, dans un même réseau d’échanges et de partage de connaissances.  En participant à ce vaste réseau, et en partageant leurs contenus et leurs compétences avec d’autres professionnels, chacun profitera de la force du groupe pour faire progresser leur propre carrière.

Le concept d’échange et de collaboration derrière le projet ARISTOTE est simple, et repose sur ce qui est à la base de l’influence des médias sociaux ; le pouvoir de la communauté et de la réciprocité.  «Le tout est (toujours) plus grand que la somme des parties».  Chacune des plateformes participantes sélectionne, traduit et publie d’abord les articles des blogueurs – collaborateurs des autres plateformes dans ses colonnes régulières, suivant ses propres politiques éditoriales.

Toutefois, l’objectif principal du projet ARISTOTE est de susciter de nouveaux débouchés pour les services des spécialistes des médias sociaux membres du réseau. À travers le réseau, chacun des professionnels inscrits pourra compter sur l’apport des meilleurs spécialistes pour l’aider à répondre aux besoins plus spécifiques de leurs clients (les questions plus pointues auxquelles ils ne peuvent eux-mêmes répondre), et leur apporter ainsi un service plus complet. En permettant à tous les professionnels inscrits au réseau de proposer des solutions plus complètes, voire clés en main, référées par les meilleurs spécialistes dans le monde, le projet ARISTOTE constituera très certainement un levier important pour la carrière de chacun des participants.

Développé et mis en place au cours des deux dernières années, le projet ARISTOTE  regroupe déjà les intérêts de plusieurs professionnels, entreprises et organisations des médias sociaux, basées dans différentes villes américaines et canadiennes.  Chacune de ces plateformes est prête à collaborer et à échanger contenus et services à travers ce nouveau réseau professionnel. Les détails d’un premier pont avec la côte ouest américaine seront annoncés au printemps 2014. Des discussions sont également entreprises avec des organisations en Amérique du Sud et en Europe pour étendre le mouvement.

Si vous êtes intéressés à y participer, proposez-nous un texte de plus de 750 mots, et moins de 1 250 mots, nous expliquant la place qu’occupe votre créneau dans l’écosystème des médias sociaux, et pourquoi vous souhaitez collaborer au projet ARISTOTE.

 

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Influenceurs et ambassadeurs : savoir faire la différence

posted by Raymond Morin on Samedi, août 31st 2013

Comment reconnaître les influenceurs et les ambassadeurs

par Raymond Morin

Récemment, un nouveau rapport de Pew Research démontrait que, pour la première fois, les médias sociaux ont définitivement déclassés les autres médias. Selon cette étude, l’effet viral du ¨bouche-à-oreille¨ et des recommandations de pair-à-pair a désormais plus d’impact auprès des utilisateurs et des consommateurs que la publicité traditionnelle. Ces nouvelles récentes statistiques viennent corroborer celles d’un rapport précédent de Nielsen, publié en avril 2012, qui révélait que 92% des utilisateurs vont se fier aux recommandations des ambassadeurs avant celles des influenceurs, et de toute autre forme de publicité. (lire : Advocates or Influencers : Which Are More Important to your Brand Marketing Success, de Jure Klepic, sur Huffington Post Business)

Social_Influence_HeadUn des premiers enjeux pour les professionnels et les chefs d’entreprises sur le Web est donc d’identifier les utilisateurs susceptibles d’influencer, favorablement ou non, le processus de décision de leurs pairs. Les professionnels du marketing et les entreprises l’ont compris, et intègrent dorénavant les notions de marketing d’influence et de contenus dans leurs planifications stratégiques. Toutefois, le marketing d’influence dans les médias sociaux s’avère une nouvelle science beaucoup plus complexe, qui ne repose pas uniquement sur des algorithmes de mesure et des listes d’influenceurs.

Pour identifier les influenceurs et les ambassadeurs, il convient d’abord d’analyser son propre réseau et de dresser le portrait ¨médias sociaux¨ de son organisation. Ensuite, de reconnaître les spécialistes  et les experts de la communauté parmi les cinq principaux types d’influenceurs qu’on rencontre dans les réseaux sociaux.

1 – Identifier les ambassadeurs potentiels à travers son réseau

Les premiers, et plus fidèles, ambassadeurs d’une marque se retrouvent souvent parmi les employés, les fournisseurs, les partenaires et les collaborateurs de l’entreprise. Puisqu’ils se trouvent en première ligne, ils sont les premiers à bénéficier du succès et la réussite sociale de l’entreprise. Sa bonne réputation devient alors une première source de motivation.

Pour identifier ces ambassadeurs potentiels, les professionnels du marketing doivent d’abord dresser le portrait ¨médias sociaux¨ de leur réseau, et déterminer le niveau de maturité d’utilisation des principaux intervenants (employés et directions, partenaires et collaborateurs, fournisseurs et distributeurs), de même que l’état du parc informatique (équipements, logiciels, applications).

Parallèlement, les professionnels et les entreprises sur le Web doivent porter une attention constante aux utilisateurs, et à la clientèle. Observateurs privilégiés, l’impact des consomm’acteurs (connected consumers) reste inconnu et insoupçonné jusqu’à ce qu’un élément déclencheur motive leur intervention ; ils deviennent alors soit les ambassadeurs idéaux, ou les pires détracteurs de la marque ou de la campagne. Ce sont des passionnés. (Lire aussi : Marketing d’influence – Quand l’utilisateur devient ambassadeur)

2 – Reconnaître les cinq types d’influenceurs des médias sociaux

Les cinq types d'influenceurs

Les cinq types d’influenceurs

Dans un article publié l’année dernière sur le site de l’agence Intelegia, (et repris en anglais sur la plateforme de Social Media Today), je proposais une première liste de cinq types d’influenceurs des médias sociaux.  Cette liste correspond aux cinq principaux types d’influenceurs que l’on peut rencontrer à travers les différentes plateformes. Cette liste s’inscrit parfaitement dans la courbe d’adoption des médias sociaux :

Les utilisateurs (social butterfly) : Le premier, et le plus important, bassin d’ambassadeurs potentiels.  Ce sont les utilisateurs de première ligne, parmi lesquels on peut retrouver les employés, les partenaires et les collaborateurs, et les clients satisfaits, ou insatisfaits.  Ils restent des observateurs silencieux jusqu’à ce qu’une expérience, heureuse ou non, les incitent à s’exprimer.  Même si, à première vue, leur réseau n’est pas aussi important que celui des autres types d’influenceurs, l’impact de leurs recommandations ou de leurs plaintes ne doit pas être négligé.

Les diffuseurs  (reporter) : Les reporters du Web et des médias sociaux, ceux qui vont relayer et amplifier le message à travers leur important réseau.  Ceux qui partagent le plus souvent les nouvelles et les contenus pertinents dans les réseaux sociaux, ce sont généralement les autres blogueurs, les chroniqueurs et journalistes spécialisés, mais aussi les curateurs de contenus et les éditeurs Web. Leur notoriété publique augmente considérablement leur portée, et l’impact (positif ou négatif) de leurs avis et recommandations.

Les réseauteurs (networker) : Possèdent généralement les plus grosses listes de contacts. Ce sont ceux qu’on retrouvent généralement sur toutes les plateformes, qui connaissent tout le monde, et que tout le monde connaît. Les gestionnaires de communauté et les CCO (Content Chief Officer), mais également, les super-utilisateurs toujours à l’affût de contenus pertinents et de qualité pour leur propre auditoire. L’étendue et la portée de leurs multiples réseaux augmentent d’autant plus l’importance de leurs recommandations.

Les branchés (trendsetter) : Les branchés sont les pionniers du Web, les premiers à découvrir les nouvelles tendances, à tester les nouveaux produits et services, les nouvelles plateformes et les nouvelles technologies. Leur expertise, largement diffusée, se révèle souvent une des sources privilégiées des utilisateurs, et des autres types d’influenceurs. Ils deviennent, en quelques sortes, les ¨hubs¨ de leur secteur, et s’avèrent des références incontournables.

Les leaders d’opinion (thought leader) : Les premiers visionnaires, les experts du marketing et des médias sociaux. Ceux qui influencent les autres types d’influenceurs dans leur démarche. La pertinence de leurs ouvrages, l’autorité qu’on leur reconnaît dans le secteur, et souvent leur charisme naturel, en font des leaders d’opinion (thought leaders). Ils présentent régulièrement des conférences, et leurs écrits sont souvent cités en référence.

À quel type d’influenceur vous identifiez-vous? 

Si cette liste se limite aux cinq principales catégories, c’est que ces principaux types d’influenceurs correspondent aussi, à mon avis, aux cinq ¨C¨ des médias sociaux et du marketing d’influence, tout comme à la courbe d’adoption des utilisateurs.  D’autres éléments importants qu’il faut, selon moi, prendre en considération pour bien identifier les influenceurs dans son réseau, et faire la différence avec les ambassadeurs qu’on retrouve parmi les employés et collaborateurs ou les meilleurs clients.

Cependant, il ne faut pas perdre de vue qu’un influenceur exerce aussi son influence dans un contexte spécifique, et unique, et qu’il ne se révèle finalement un influenceur que dans sa propre niche. Personne ne peut se prétendre spécialiste (et encore moins influenceur) dans tous les domaines.  Il existe donc une multitude d’autres types d’influenceurs que l’on peut rencontrer à travers les réseaux sociaux selon le créneau et la niche spécifique qui nous intéresse.

À ce sujet, le débat demeure ouvert. Et, les avis divergent beaucoup au sujet des types d’influenceurs du Web et des médias sociaux. La première matrice d’influence de Klout répertoriait pas moins de 16 types différents d’influenceurs parmi ses utilisateurs. Au début de l’année, Traackr a mit des visages sur 10 types d’influenceurs différents, avec une excellente infographie d’Eva Papadimitriou : The Many Faces of Influence. On y retrouve plusieurs des plus importants spécialistes des médias sociaux et du marketing de la planète, dont mon mentor, Neal Schaffer. Tandis, que plus récemment, RaynForest, qui vient aussi de lancer le TOP 10 Influencer Marketing Awards, proposait 14 types différents d’influenceurs avec une autre infographie. : The Future of Marketing and the 14 types of influencers.

Quoiqu’il en soit, pour les professionnels et les entreprises du Web et des médias sociaux, un des premiers enjeux demeure d’identifier et de différencier les ambassadeurs et les influenceurs en fonction de ses propres critères. Il existe plusieurs listes de types d’influenceurs parmi les utilisateurs d’un réseau ou d’une plateforme sociale. Il faut savoir les différencier.

Qu’en pensez-vous ? Quels types d’influenceurs et d’ambassadeurs reconnaissez-vous dans les réseaux sociaux? À quel type d’influenceur vous identifiez-vous? Partagez vos commentaires avec nos lecteurs.

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TOP 25 – Influenceurs Generation C

posted by Raymond Morin on Dimanche, mars 24th 2013

Une première liste d'influenceurs personnalisée, avec Traackr  

Par Raymond Morin

La véritable valeur du «social scoring» en 2013

Comme je l’écrivais récemment sur [Naro] Minded, les agences de marketing commencent à adopter massivement la notion d’influence, et l’intègrent de plus en plus dans leurs budgets. Ce nouveau marché a littéralement explosé au cours des dernières années, et si la tendance se maintient, on continuera de voir émerger de nouvelles applications pour mesurer l’influence dans les médias sociaux. Cependant, les agences de marketing ont aussi très vite compris que l’influence dans les médias sociaux n’est pas un concours de popularité, et ne se limite pas au capital social des influenceurs.

imgresDans son récent billet, Reflections on Social Media Power and Influence, Mark Schaefer décrit très bien la valeur du «social scoring» en 2013 : «Un indicateur de la capacité relative d’un individu à créer du contenu qui suscite les réactions et le partage en ligne. Rien de plus, rien de moins… Comme les notes de crédit, le «score social» reste imparfait, et n’est pas nécessairement un bon indicateur du comportement à venir. Toutefois, ces indicateurs demeurent utiles. Dans le contexte actuel, combien de carrières dépendent dorénavant de la capacité des individus à produire et positionner efficacement du contenu sur le Web?» (Lire aussi Et si on remettait la mesure d’influence dans le bon contexte, sur [Naro] Minded)

Le pouvoir des recommandations, et l’effet viral du «bouche-à-oreille»

Aujourd’hui, les consommateurs branchés de la Génération C forcent les agences de marketing à adopter de nouvelles approches de marketing et de vente. Les plus récentes études démontrent que près de 9 utilisateurs sur 10 ne se fient plus qu’aux recommandations de leurs pairs (proches et amis), et se laissent influencer par l’effet viral du «bouche-à-oreille» au moment de passer à l’acte d’achat. Parmi tous les utilisateurs de leur communauté d’intérêts, les professionnels et les entreprises doivent donc chercher à identifier ceux qui se révèleront les influenceurs.

imgres-7Comme je l’écrivais dans mon billet sur [Naro] Minded, pour bien saisir l’impact du marketing d’influence, on doit donc considérer la situation à la fois sous l’angle de l’influenceur (l’expert), et celui de l’influencé (le consommateur et ambassadeur potentiel). Mais, pour bien comprendre le rôle de chacun (qui influence qui), on doit aussi s’interroger sur les intentions des deux parties, et déterminer le degré de réceptivité de l’un par rapport à l’autre. On doit se questionner sur la pertinence des contenus de l’influenceur, et se demander de quelles manières ces contenus peuvent répondre aux attentes de l’influencé.

Pour que s’établisse une relation d’influence, et que cette relation s’avère profitable pour les deux parties, un certain niveau de confiance et d’engagement doit cependant exister entre les deux.  Et, ce rapport dépend d’une série de facteurs contextuels qui vont au-delà de la mesure d’influence.  Le niveau de popularité, la réputation de l’influenceur, le contexte professionnel, la situation géographique et démographique, et le moment (timing) de la conversation peuvent jouer un rôle déterminant sur la réceptivité et la disposition de l’influencé. (Lire aussi : 4 ways context impacts online influence… and why you should care, par Evy Wilkins sur le blogue de Traackr)

TOP 25 – Influenceurs GÉNÉRATION C : une première liste personnalisée

Comme je l’écrivais aussi dans un autre billet, au risque de me répéter, aujourd’hui les entreprises peuvent compter sur de nouveaux outils de mesure d’influence contextuelle, comme Appinions, eCairns Conversation, eValue et Traackr.  

Contrairement aux listes d’influenceurs qui résultent des outils populaires comme Klout, Kred et PeerIndex, qui permettent d’établir le capital social d’un influenceur, les listes créées avec ces applications payantes permettent d’approfondir encore davantage l’analyse des influenceurs, et d’aller au-delà du «score social» en étudiant davantage la pertinence de leurs contenus. (lire aussi Traackr et l’influence contextuelle sur [Naro] Minded)

TRAACKR LOGOJe vous propose donc de consulter une première liste d’influenceurs personnalisée, que j’ai montée avec l’outil de Traackr pour en tester les différentes fonctionnalités. Il s’agit d’une toute première liste d’influenceurs des médias sociaux, qui écrivent et bloguent régulièrement autour du thème de la nouvelle génération de consommateurs branchés ; les consomm’acteurs de la Génération C. Un sujet sur lequel je blogue aussi régulièrement, et sur lequel je prépare actuellement un ouvrage.

Comme mon objectif initial était d’identifier les autres influenceurs sur le sujet, je me suis volontairement retiré de la liste. Pour épurer la liste encore davantage, j’ai aussi exclus manuellement les blogueurs qui relaient continuellement les mêmes contenus, ou qui ne publient que sporadiquement sur le sujet, ou par le biais d’outils de curation et de publication automatisés comme Paper.li, ou Scoop.it. Et, finalement, tous les autres blogueurs dont la pertinence des contenus ne relève que d’un seul mot-clé dans la liste initiale de recherche.

En bout de ligne, ça m’a donné une liste où on retrouve plusieurs des plus importants influenceurs des médias sociaux, dont Brian Solis (Altimeter Group), Eric Savitz (Forbes Magazine), Lauren Goode (AllThingsD), Ingrid Lunden (TechCrunch), Estelle Metayer (UBISOFT), Mitch Joel (TwistImage), Charles Horton (The Guardians UK), Susan Gunelius (KeySplash Creative), et mon ami et mentor Neal Schaffer (WindMill Networking), que je suis heureux de retrouver en tête de liste. Autant d’expert(e)s des médias sociaux qui alimentent et influencent régulièrement ma réflexion sur la Génération, et le pouvoir du marketing d’influence.

En terminant, je tiens à remercier Liane Blanchette, Evy Wilkins, Nicolas Chabot, et toute l’équipe de Traackr, qui m’ont aimablement aidés à peaufiner cette liste, et qui m’ont préparés le widget qui vous permet de suivre son évolution en temps réel, et d’accéder aux différentes fonctionnalités de l’outil. Je vous invite donc, à votre tour, à la commenter, et à proposer de nouveaux mots-clés pour l’améliorer.

Voici donc la toute nouvelle liste : TOP 25 Influenceurs – Génération C, telle que produite et propulsée par Traackr : 

(Note éditoriale : Cet article est une adaptation, en partie, d’un autre billet publié sur [Naro] Minded, et n’est pas commandité par Traackr d’aucune manière.  Les propos et les opinions émises n’engagent que son auteur.)

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Le marketing d’influence : une nouvelle science à développer!

posted by Raymond Morin on Mardi, août 14th 2012

Une place toujours plus grande à trouver pour les utilisateurs

Depuis 2009, et l’émergence fulgurante de Klout, la notion d’influence a beaucoup évolué. L’approche des «early adopters» est aussi vite passée d’une analyse quantitative (comme Klout et les autres outils de mesures actuellement accessibles) vers des métriques plus qualitatives (basées davantage sur les réalisations). Du coup, l’importance du «score social» a prit beaucoup moins d’importance dans le débat, et l’intérêt s’est aussitôt tourné vers la recommandation des ambassadeurs, qui représente une plus grande valeur pour les marques (lire : Influenceurs ou ambassadeurs – Quelle est la vraie valeur ?).

Or, à l’aube de nouvelles modifications dans l’algorithme de Klout, qui affecteront probablement le «score» de la plupart des influenceurs de l’heure (donc leur rapport avec les marques), on peut s’attendre à ce que les utilisateurs occupent une place encore plus importante dans l’échiquier.

Six grandes tendances du marketing d’influence sociale

Mark Schaefer à Fox News La science du marketing d’influence dans les médias sociaux continue d’évoluer. Et, l’attention des observateurs se tourne désormais vers de nouvelles métriques, davantage axées sur les réelles valeurs d’influence comme l’engagement et la confiance des utilisateurs. Dans un récent billet sur BusinessesGrow.com : Six Hot Trends In Social Marketing Influence, Mark Schaefer décrit six grandes tendances observées à travers les médias sociaux :

1 – La notion d’influence dans les médias sociaux sort enfin du stade expérimental, pour s’inscrire progressivement dans les budgets de campagnes de marketing des agences.

2 – L’influence sociale descend dans la rue ; les petites entreprises et les commerçants profitent enfin des programmes de récompenses et de fidélisation mis en place (perks) par les outils de mesure.

3 – Le marketing d’influence reste encore une toute nouvelle science, mais il prendra de plus en plus de place dans les préoccupations des professionnels, qui continueront de débattre et d’échanger sur les meilleures pratiques.

4 – Les outils de mesure tendent à intégrer davantage les recommandations des pairs parmi leurs métriques, et cherchent encore le moyen de faire passer ces échanges et interactions en ligne vers une conversion de consommateur

5 – De nouveaux outils de mesure (comme Appinions, de l’Université Cornell) placent dorénavant l’influence dans les médias sociaux en contexte, et se tournent vers des métriques d’analyse des sentiments des utilisateurs.

6 – De plus en plus d’entreprises intègrent désormais les mesures d’influence à l’interne, notamment pour récompenser les meilleurs ambassadeurs de la marque parmi leurs employés (comme PepsiCo).

Six tendances majeures observées dans l’industrie par les experts, et qui démontrent bien que le marketing d’influence prendra de plus en plus d’importance dans les stratégies des marques et des agences.

Huit étapes pour (re)gagner la confiance de la nouvelle Génération C

Cependant, dans le contexte actuel des médias sociaux, il faudra également suivre de près l’impact grandissant des nouveaux consommateurs branchés de la Génération C. (lire La Génération C – Le pouvoir des utilisateurs).

Profitant allègrement du formidable pouvoir viral de leurs recommandations pour imposer de nouvelles règles économiques, les utilisateurs de la Génération C obligent désormais les marques à adopter de nouvelles approches plus sociales que commerciales. Ils se révèlent en quelques sortes les véritables influenceurs des médias sociaux.

Dorénavant, pour obtenir l’engagement de ces nouveaux consomm’acteurs, les entreprises et les commerçants doivent d’abord gagner (ou regagner) leur confiance. Dans une infographie relayée par @DR4WARD (Dr. William J. Ward) sur son blogue, Mark Smiciklas (Intersection1, à Vancouver) rappelle les 8 étapes incontournables pour bâtir (ou rebâtir) la confiance de son réseau : The Path of Building Online Trust – 8 Steps to Build Social and Online Trust :

1 – Communiquez honnêtement et admettez vos erreurs.

2 – N’utilisez jamais les informations personnelles de vos interlocuteurs.

3 -  Ne brisez jamais les engagements que vous prenez.

4 – Assurez vous de répondre rapidement à toute situation.

5 – Faites preuve d’intégrité dans votre approche.

6 – Démontrez une éthique irréprochable dans votre marketing.

7 – Adoptez une charte d’utilisation ouverte et transparente.

8 – Instaurez un historique d’actions positives avec vos abonnés.

Huit étapes simples, mais inéluctables, que les entrepreneurs devront apprendre à mettre en pratique pour (re)gagner la confiance des consommateurs en ligne.

Que pensez-vous de cet article? Participez au débat, et partagez votre opinion. Quelles tendances prendra la nouvelle science du marketing d’influence ? Ces huit règles suffisent-elles à (re)bâtir la confiance des consommateurs ? Faites-nous connaître vos idées à ce sujet.


 

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LA E-RÉPUTATION : LE TALON D’ACHILLE DES ENTREPRISES?

posted by Raymond Morin on Samedi, juin 9th 2012

PIERRE ANGULAIRE OU PIERRE D'ACHOPPEMENT ?

Dans mon premier article pour Windmill Networking, j’écrivais que grâce aux nouvelles technologies du Web, n’importe qui peut devenir un influenceur dans son réseau. Je rappelais le cas du guitariste canadien David Carroll avec la United Airlines, et sa vidéo viral United Breaks Guitar qui a fait de lui une célébrité. (lire : Social Media Influence: How a Nobody Can Become a Somebody) 

À l’inverse, les cas de professionnels qui ont vu leur carrière bousillée par un dérapage de leur e-réputation ne manquent pas, non plus. Plusieurs entreprises, même parmi les plus grandes, ont perdu beaucoup à la suite d’une mauvaise gestion de leur réputation en ligne. La réputation d’un professionnel ou d’une marque en ligne révèle en quelques sortes son ADN numérique. C’est l’empreinte laissée à chacune de ses présences sur le Web et dans les médias sociaux.

Or, si la e-réputation n’est pas le seul indice de valeur d’un influenceur du Web social, elle constitue très certainement l’un des principaux piliers. Et, si elle peut se révéler la pierre angulaire, elle peut également s’avérer la pierre d’achoppement. C’est sa générosité à partager ses connaissances, et la proximité qu’il parviendra à installer avec ses abonnés, qui lui vaudront les meilleures recommandations. Mais, c’est aussi la transparence et l’authenticité qu’un professionnel ou une marque saura refléter face aux critiques qui lui permettront souvent de sauvegarder sa e-réputation.

Aujourd’hui, à l’ère du mobile et des médias sociaux, plus de 85% des consommateurs se fient d’abord aux recommandations de leur pair avant d’adopter une marque ou un produit*. En France, selon une récente étude de Reevoo/GMI Research, c’est près de 90% (89%). Une récente infographie de la firme britannique Brandify révèle quant à elle que plus de 83% des consommateurs consultent les commentaires et les recommandations des utilisateurs pour évaluer les compagnies. (Voir : People all over town are talking about your business… )

POURQUOI LES PME DOIVENT SE PRÉOCCUPER DE LEUR E-RÉPUTATION?

Récemment, Morgane Geffroy, une jeune étudiante française me demandait de répondre à quelques questions sur la e-réputation, pour l’aider à compléter son mémoire universitaire. Voici, en substance, mes réponses à ses questions ; comment et pourquoi l'optimisation de la e-réputation peut devenir un atout commercial pour les professionnels et les entreprises.

1)   Pourquoi la e-réputation préoccupe-t-elle dorénavant les PME?  

Les chefs de PME, et les professionnels de tous les secteurs, réalisent qu’ils doivent adopter de nouvelles approches de marketing pour rejoindre leur clientèle et passer leurs messages. Dans ce contexte, ils doivent miser sur l’impact de leur image de marque en ligne. Leur e-réputation va donc représenter un enjeu crucial pour la réussite des petites entreprises et des professionnels dans les réseaux sociaux.

2) Que constatez-vous le plus souvent comme problèmes e-reputationnels chez les organisations? 

Face aux nouveaux pouvoirs des consommateurs branchés (la Génération C), les entreprises doivent adopter une nouvelle culture organisationnelle qui impose des changements de mentalité. Ils ne peuvent plus contrôler leur image de marque de la même manière qu’avant, et c’est ce qui les effraie. Ils se voient forcés d’adopter une attitude de transparence et d’authenticité pour obtenir la confiance et l’engagement de leur clientèle. Ils doivent apprendre à réagir de la bonne manière aux commentaires parfois négatifs de certains utilisateurs. C’est souvent à ce niveau qu’on observe des dérapages dans les réseaux sociaux.

3) Selon vous, la e-réputation est un enjeu qui concerne davantage les entreprises en B2C ou B2B? 

La question de l’e-réputation est un enjeu important pour toutes les entreprises et tous les professionnels, qu’ils soient dans les secteurs B2C ou B2B. Ils doivent accorder une même importance à soigner leur identité numérique, à valoriser leur image de marque et à préserver l’intégrité de leur e-réputation. Cependant, selon qu’ils viseront directement les consommateurs (B2C), ou qu’ils s’adresseront à d’autres entreprises ou professionnels (B2B), ils devront savoir adopter les stratégies appropriées, et choisir les outils et les canaux de diffusion qui conviennent selon leur auditoire. C’est pourquoi LinkedIn est majoritairement plus utilisé par les professionnels que Facebook, par exemple.

4) En B2B, à quels niveaux la e-réputation intervient-elle pour les professionnels et les entreprises? 

Avec LinkedIn, ou Viadeo, les entreprises et les professionnels en B2B trouvent plusieurs avantages, notamment dans la recherche d’emploi et le recrutement des ressources humaines, qui s’avèrent les utilisations les plus courantes. Par contre, aujourd'hui, on voit de plus en plus d’entreprises en B2B utiliser les volets professionnels des réseaux sociaux populaires (comme Twitter, Facebook ou Google+) pour développer de nouveaux prospects (leads). Éventuellement, ces nouvelles relations se transformeront en relations d’affaires, voire même en réels partenariats.

5) Quelle(s) mauvaise(s) pratique(s) rencontrez-vous le plus souvent chez les professionnels et les entreprises en B2B ? 

Les «jobseekers» ont souvent tendance à embellir leur CV, ou à exagérer leur expertise.  De la même manière que les commerçants et les PME doivent adopter une nouvelle approche face aux consommateurs, les professionnels doivent trouver de nouvelles manières se valoriser leur expertise face aux employeurs. De leur côté, les entreprises confondent régulièrement la e-réputation d’un candidat avec sa performance dans les réseaux sociaux. Or, l’autorité d’un individu dans son domaine ne repose pas seulement sur sa présence dans les médias sociaux et son score social, mais aussi sur le niveau d’engagement et d’échanges qu’il parvient à susciter auprès de son entourage.

6) Que conseillez-vous aux professionnels et aux PME en B2B qui souhaitent optimiser leur e-reputation et leur présence dans les médias-sociaux ? 

Pour se démarquer et se positionner efficacement dans les réseaux sociaux, les entreprises et les professionnels en B2B doivent donc miser sur une présence sociale stratégique, qui valorisera autant leur e-réputation qu’elle la préservera. De la même manière qu’avec les consommateurs en B2C, les professionnels doivent d’abord gagner la confiance de leurs interlocuteurs, avant d’établir un engagement. Ils ne peuvent plus miser seulement sur la qualité de leurs produits et services, mais doivent proposer une valeur ajoutée à leurs pairs qui reposera sur la qualité et la pertinence de leurs contenus. Apprenez à devenir plus «social», à donner avant de recevoir…

7) Selon vous, quelle importance occupera la e-réputation pour les professionnels et les entreprises? 

Au cours des prochains mois, la notion de e-réputation va se trouver au coeur des enjeux des professionnels et des entreprises sur le Web. Dans un avenir rapproché, la majorité des affaires commerciales (B2B, comme B2C) vont se réaliser en ligne, et l'évolution rapide des technologies mobiles et de l'infonuagique va favoriser une meilleure collaboration en ligne entre les professionnels et les entreprises. L'importance de la e-réputation deviendra d'autant plus grande qu'avec la convergence des réseaux sociaux et des technologies mobiles, les professionnels et les entreprises devront rétablir un lien solide de confiance avec leur clientèle. Dans bien des cas, ils devront apprendre à mieux gérer les dérapages à l'interne et les critiques des utilisateurs, tout en faisant preuve de transparence et d'authenticité. C'est probablement le plus grand défi qui les attend! 

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que la e-réputation peut représenter un atout commercial, ou qu’elle s’avère plutôt le talon d’Achille des organisations et des marques?

 

 

   

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2012 : Devenir un influenceur des médias sociaux

posted by Raymond Morin on Mercredi, décembre 28th 2011

En 2012, devenir un influenceur des médias sociaux, un enjeu majeur!

Comme plusieurs observateurs de la blogosphère et des médias sociaux, je crois que l'année qui s'en vient sera déterminante pour les entreprises et les marques sur le Net. De plus en plus conscientes qu'on doit dorénavant les retrouver dans les réseaux sociaux, les compagnies et les organisations voudront s'y assurer une niche pour rejoindre et attirer leur clientèle. Les entrepreneurs et les dirigeants d'organismes rivaliseront pour devenir des influenceurs des médias sociaux dans leur domaine. 

En 2012, la mesure de l'influence et de l'engagement dans les médias sociaux demeurera un enjeu majeur, autant pour les professionnels que pour les entreprises et les organisations. Depuis plus d'un an, j'étudie la notion d'influence sur le Web dans un contexte professionnel, et ce printemps, je publierai un livre (en français et en anglais) qui regroupera les résultats de mes recherches, appuyé d'études, d'entrevues et de réflexions. On peut déjà en lire des extraits sur le site de l'agence de développement économique et de marketing de contenus Intelegia, avec qui je collabore comme blogueur-invité. J'ai donc ouvert une nouvelle section : «Blogueur-invité», où en plus de mes billets sur Intelegia, on y retrouve également mes articles publiés dans le webzine techno français Locita. 

De plus, j'ai créé une nouvelle page : «Influence médias sociaux», qui regroupe tous les autres articles et billets que j'ai publié au cours de l'année, concernant la notion d'influence et d'engagement dans les réseaux sociaux et les différents outils de mesure. Dans cette nouvelle section du site, on peut donc suivre (en temps réel) l'évolution du classement de trois listes de professionnels du Web montées avec l'outil de PeerIndex. Plus de 2000 professionnels de tous les secteurs d'activités, réunis sur trois listes, dont certaines ont déjà été visitées près de 12000 fois au cours des derniers mois :

- Professionnels du WEB (Québec/NB) – 1128 entrées/11 555 visites (au 19/12/2011)

- Professionnels du WEB (francophonie) – 571 entrées/4314 visites (au 19/12/2011)

- WEB Influencers (World) – 1878 entrées – 7185 visites (au 19/12/2011)

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TOP 100 WEB PRO

posted by Raymond Morin on Lundi, mai 9th 2011

TOP 100 WEB PRO

LES INFLUENCEURS DU WEB 

Trois listes publiques de professionnels du WEB à consulter régulièrement sur PeerIndex

 Depuis le début du mois de mai, mes listes PeerIndex ont beaucoup évoluées. Il y a d'abord eu la nouvelle application qui permet de créer des listes de groupes à partir de mes listes sur Twitter. J'ai d'abord monté deux premières listes à partir des marchés francophones du Québec, et de l'Europe, que j'ai publié sur mon profil PI, et sur ma page Facebook, en relayant continuellement la nouvelle via Twitter et LinkedIn. 

À chaque nouvelle publication, plusieurs professionnels des deux côtés de l'Atlantique se manifestent, et proposent leur propre entrée dans ces deux listes respectives. À chaque jour, je rajoute des dizaines de nouvelles entrées. Après quelques semaines, ces deux listes comprennent déjà plusieurs centaines de professionnels du Web. 

Parallèlement, j'ai aussi ouvert la liste des professionnels du Québec aux blogueurs et tweeteurs anglophones, pour mieux représenter la réalité québécoise. Ce faisant, j'ai aussi amorcé une liste d'influenceurs du WEB anglophones sur la scène internationale, en regroupant entres autres des personnalités comme Tim O'Reilly, Kevin Rose, Arianna Huffington, Jack Dorsey, Biz Stone, David Pogue, Chris Anderson et Gary Vaynerchuk qui affichent tous des scores PI de plus de 90. Et, j'ai complété ma liste en allant explorer les listes créées par Azeem Azhar et Ervin Strniski, le co-fondateur et le directeur du marketing de PeerIndex. 

LE JEU DES COMPARAISONS

À partir du moment où mes trois premières listes comprenaient suffisamment d'entrées pour être représentatives, j'ai commencé à m'amuser un peu au jeu des comparaisons. 

J'ai alors regroupé les deux premières listes francophones (Québec et Europe), pour créer une nouvelle liste de professionnels du WEB, de toute la francophonie internationale, comprenant plus de 400 entrées, à partir de deux listes regroupant près de 1000 professionnels. Une première liste «améliorée» de pros du WEB de la francophonie, dont le TOP 10 (avec des scores de 78 à 67) comprend notamment #1 @loic (Loic Le Meur, CEO Seesmic), #2 @michelleblanc #5 @bdescary #8 @Arnaud@Thurudev et #10 @valerialandivar. 

Une fois cette nouvelle liste de professionnels du WEB francophones créée, je l'ai fusionnée (manuellement, car les applications de PI ne permettent pas encore de le faire automatiquement) avec ma liste de professionnels du WEB anglophones (internationale). Ce qui a donné une liste de plus de 1000 (1055) entrées (reconnues (avec avatar ou non) par l'engin de recherche de PeerIndex), et qui continue, elle aussi, de grossir à chaque jour.

Dans ce TOP 10 WEB Influencers (tous avec des scores PI de 95), on retrouve #1 @padmasree #2 @timoreilly #4 @kevinrose #7 @ariannahuff (Arianna Huffington) #8 @jack (Jack Dorsey) et #10 @pogue (David Pogue). À titre de comparaison, @loic se retrouve en #48 (avec un score PI de 78), tandis que @michelleblanc (avec un score PI de 71) se classe #115. Les autres WEB influenceurs du Québec qui se trouvent sur cette liste : #134 @mitchjoel #142 @guglielminetti #150 @bdescary.

PEERINDEX : À L'ÉCOUTE DES UTILISATEURS DE PREMIÈRE LIGNE

Cependant, lorsque ces listes deviennent aussi importantes, les limites de l'algorithme de PeerIndex semblent se révéler davantage. Par exemple, dans cette dernière liste, avec un score PI de 61 je me retrouve en #451 parmi plus de 60 autres professionnels du WEB qui affichent le même score. Dans un tel contexte, les autres métriques de mesure (autorité, activité et audience) devraient, en principe établir un nouvel ordre logique. Or, cette logique ne semble pas exister, et le classement de ces entrées du même score ne semble pas en tenir compte.

J'ai demandé des explications à Ervin Strniski (@ervindex) et à Azeem Azhar (@azeem) à ce sujet, comme pour plusieurs autres aspects, et leurs réponses feront l'objet d'un autre billet. En attendant, je vous propose une entrevue réalisée avec @azeem par Rick Liebling (@rick_now) :« CEO Interview : Azeem Azhar from PeerIndex, on How Soon Is Now? » 

LES LISTES RÉPERTOIRES : UN INTÉRÊT COMMERCIAL POUR LES ENTREPRISES 2.0, ET POUR LES PROFESSIONNELS DU WEB

Depuis l'ère industrielle, les listes-répertoire, et les palmarès qui en  découlent, ont jalonnés l'évolution des plus importants secteurs. De l'industrie du livre, à celle du cinéma ou de la musique, les industries culturelles se sont toutes bâties sur des listes et des palmarès de réussites commerciales. Avec ces palmarès, ces industries sont parvenues à rejoindre efficacement leurs clientèles cible. 

À l'ère numérique, ces listes prennent une importance d'autant plus grande qu'elles permettent de répondre à un double besoin. Dans un premier temps, elles fournissent de nouvelles métriques de mesure aux pros du WEB pour déterminer leur propre valeur par rapport à leurs pairs. Dans le même sens, ces listes permettent aussi aux entreprises et aux organisations d'accéder plus facilement aux influenceurs du WEB, en fonction de leurs objectifs.

Dans un contexte où la curation de contenus se révèle déjà un enjeu majeur pour les entreprises et les organisations, les listes répertoires fournissent des balises intéressantes pour les décideurs. Dans le même optique, la monétisation des contenus demeure une préoccupation majeure pour les influenceurs, qui deviennent les principaux fournisseurs.

TOP WEB PRO : TROIS NOUVELLES LISTES À SUIVRE À CHAQUE SEMAINE

L'impact des listes PeerIndex est indéniable. En quelques jours, depuis le début du mois de mai, mes listes PI génèrent des résultats d'achalandage particulièrement intéressants. Elles attirent surtout l'attention de nombreux nouveaux followers qui viennent se joindre à ma timeline. Ce qui me donne accès à d'autant plus de bons contenus. Et, si je deviens en quelques sorties le hub d'une liste de followers, en revanche j'inscris la plupart d'entres eux dans ma liste d'abonnements.

À tous moments, vous pourrez donc consulter ces trois listes, mises à jour à partir de l'application de PeerIndex : TOP 100 Influenceurs Québec/NB (fr./eng.) + TOP WEB Influenceurs (francophonie) + TOP 100 WEB Influencers (world). Toutefois, pour consulter les listes complètes, vous devrez vous rendre sur mon profil PI à l'adresse suivante : http://www.peerindex.net/raymondmorinv2.

Voici donc ces trois listes, en commençant par le TOP 100 des WEB Influenceurs du Québec :

* TOP 100 WEB Influenceurs Québec/NB (fr./eng.) - à partir d'une liste de près de 600 professionnels du WEB (français/anglais) du Québec et du Nouveau-Brunswick. 

 

*TOP 100 WEB Influenceurs (francophonie) - à partir d'une liste de plus de 400 professionnels du WEB (du Québec, du Nouveau-Brunswick, de l'Ontario, de la France, de la Belgique, de la Suisse, et des autres pays de la francophonie internationale) 

*TOP 100 WEB Influencers (World) – (fr./eng.) - à partir d'une liste de plus de 1 000 professionnels du WEB de partout à travers le monde.

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Les influenceurs du Web : un enjeu majeur?

posted by Raymond Morin on Jeudi, février 10th 2011


Les influenceurs du Web : un enjeu majeur ?

 Depuis la parution du premier TOP 100 des influenceurs du Web au Québec (en novembre dernier), plusieurs utilisateurs professionnels d’Internet se sont manifestés, et se sont ajoutés au répertoire. Aujourd’hui, la liste de base, à partir de laquelle je continue de compiler les 100 premières positions du palmarès, comprends déjà près de 200 noms d’entrepreneur(e)s indépendant(e)s et de travailleurs autonomes francophones du Québec, qui tweetent dans un contexte professionnel. Face aux nombreuses réactions, il ne fait plus de doutes que les notions d’influenceurs du Web et la monétisation des contenus se trouvent au cœur des enjeux des professionnels des médias sociaux.

Les nouveaux évangélisateurs du web social

 

À travers leurs occupations quotidiennes, ces professionnel(le)s se servent des médias sociaux pour  améliorer leur qualité de vie, tant à la maison que dans les loisirs. Naturellement, ils transposent ces outils dans leur milieu de travail, et cherchent aussi à profiter des nouveaux réseaux sociaux pour faire avancer leur carrière, voire même leur propre business.

Dans leur milieu, ils font souvent figure d’évangélisateurs des vertus d’Internet. À travers le maelstrom de nouvelles applications et de nouveaux outils des médias sociaux qui émergent, ils deviennent, en quelques sortes, le hublot (hub) par lequel leurs abonnés (ou followers) vont désormais trouver les meilleurs contenus et les informations les plus pertinentes.

À leur tour, tels des apôtres, ces followers vont relayer ces nouvelles (tweets) émanant des influenceurs, à leur propre réseau, contribuant à l’effet viral escompté. Chacun va donc contribuer à alimenter l’effet d’entraînement du bouche-à-oreille en participant à la diffusion du message initial. Et, devenir à son tour le porte-voix de la nouvelle dans son propre réseau, l’influenceur de sa communauté.

Mais, comment identifie-t-on ces influenceurs, ces évangélisateurs du Web et des médias sociaux ? Et, comment mesure-t-on leur degré d’influence ?

Quel(s) outil(s) de mesure choisir ?

 Jusqu’à présent les applications que j’ai testé sur le Web ne m’ont permis d’obtenir qu’une estimation partielle de la véritable influence des intervenants (voir le billet précédent : Influenceurs du Web au Québec). Bien sûr, il s’agit encore de versions bêta, mais déjà la plupart des utilisateurs s’entendent pour dire qu’il y a encore beaucoup d’améliorations à apporter à ces différents outils de mesure. 

Comme je le mentionnais dans le billet précédent, plusieurs autres critères d’évaluation, non quantifiables mais plutôt qualifiables, doivent aussi être pris en considération dans le calcul de la mesure d’influence. Des paramètres plus difficiles à mesurer précisément comme la proximité, l’expertise, la crédibilité, la confiance et le style, qui demeurent tous beaucoup plus subjectifs. Des éléments de calculs plus complexes, mais qui restent néanmoins essentiels pour être en mesure d’évaluer plus précisément le niveau d’influence véritable d’un intervenant sur le Web.

À quel type d’influenceur vous identifiez-vous ?

La mesure de l’influence sur le Web se complexifie encore davantage si l’on considère aussi les différents types d’influenceurs. En effet, en tant qu’individu, chacun possède un parcours différent et une courbe d’adoption des médias sociaux unique, guidé par des objectifs spécifiques à ses aspirations professionnelles.

Dans cette optique, on peut déjà établir différentes typologies d’influenceurs :

Les précurseurs : Ils sont les pionniers, les blogueurs de la première heure, les premiers à avoir adopté les médias sociaux dans leur communauté. Ils bénéficient d’un très large réseau et leur notoriété n’est plus à faire. Leurs tweets, comme leurs retweets, sont régulièrement amplifiés par leurs nombreux abonnés, qui leur sont souvent très fidèles.  Ce qui augmente encore davantage l’importance de leur réseau.

Les explorateurs : Ils touchent à plusieurs secteurs d’intérêts, et n’hésitent pas à explorer de nouvelles avenues au gré de la sérendipité. Ils sont donc souvent actifs dans plusieurs catégories en même temps, selon leur humeur du moment. Ils font preuve de beaucoup de charisme et d’une forte autorité. Ils s’avèrent très convaincants, ce qui leur attire le respect d’une grande communauté de followers.  En revanche, ils comptent généralement autant de followings.

Les veilleurs : Souvent les premiers à réagir aux nouvelles, et à les retweeter dans leur réseau, ils s’aliment à plusieurs sources. Ils exercent une veille assidue dans leur secteur d’activités, et diffusent régulièrement de nouvelles infos à leurs abonnés. Ils se révèlent souvent le «hublot» de leur communauté, le canal privilégié par lequel leurs abonnés vont aller piger les contenus qu’ils retweeteront à leur tour.

Les penseurs : Leurs réflexions sur les médias sociaux en font les nouveaux penseurs du Web. Leur production de nouveaux contenus s’avère peut-être moins régulière, mais plus significative que la plupart des autres blogueurs. Ce sont les découvreurs de nouvelles tendances, ce qui leur vaut une très grande notoriété se répercutant souvent dans les médias spécialisés et traditionnels où ils interviennent plus régulièrement.

Les testeurs : Professionnels aguerris et expérimentateurs de première ligne des nouvelles technologies, leur expertise est largement reconnue. Leurs commentaires et leurs appréciations des nouveaux outils font référence, et ils deviennent souvent une source d’informations privilégiée pour les autres influenceurs. Ce qui leur confère un très grand respect de leurs pairs, et une très forte crédibilité dans leur réseau.

Les observateurs : Plutôt généralistes et touche-à-tout, ils se révèlent néanmoins des observateurs privilégiés, et leur influence s’étend à plusieurs niveaux. Ils s’avèrent des vulgarisateurs et évangélisateurs particulièrement convaincants, et retweetent régulièrement les contenus des autres influenceurs à leur réseau. Ils comptent généralement plus d’abonnements que d’abonnés.

Alors, à quelle catégorie d’influenceur vous identifiez-vous ? La question est lancée. Si vous avez des suggestions d’autre(s) type(s) d’influenceur(s), n’hésitez pas à nous faire partager vos commentaires.

Plus d’interactivités entre les influenceurs et les utilisateurs

Suite aux nombreuses suggestions des lecteurs, j’ai déjà envisagé plusieurs modifications au palmarès des influenceurs du Web. J’ai commencé à recruter quelques collaborateurs pour me seconder, mais la tâche s’annonce déjà beaucoup plus ardue que je ne l’imaginais au départ.  Comme tous projets de démarrage, ça demande un certain niveau d’implication bénévole pour mettre la machine sur les rails.

Aussi, je vous lance une nouvelle invitation ; si le défi de contribuer à l’amélioration du TOP 100 des influenceurs du Web au Québec vous intéresse, je reçois toutes les propositions. L’objectif étant d’apporter plus d’éléments d’interactivités au palmarès, de manière à susciter encore plus d’échanges et de collaboration entre les utilisateurs (les abonnés : entreprises et professionnels de chacun des secteurs) et les influenceurs.

Bientôt, des palmarès d'influenceurs dans 6 secteurs d’activités

Déjà, dans la prochaine publication du TOP 100 des influenceurs du Web au Québec, vous pourrez accéder directement au compte Twitter de chaque professionnel listé. Vous pourrez donc suivre (si ce n’est déjà fait) les micro-blogueurs que vous retrouverez sur le palmarès des influenceurs québécois du Web.

Au fur et à mesure qu’il évoluera, le palmarès continuera de prendre de l’ampleur, en listant les professionnels de six secteurs d’activités :

·      médias sociaux/e-marketing

·      techno/multimédia

·      médias/culture/société

·      éducation/pédagogie

·      santé/bien-être

·      mode/lifestyle/loisirs

Donc, si vous pensez à des professionnel(le)s de ces secteurs d’activités qui tweetent en français, et qui mériteraient de figurer sur la liste des influenceurs du Web au Québec, n’hésitez pas à nous faire vos suggestions, en devenant membre du groupe Facebook Influenceurs Web au Québec, et en laissant un message sur le babillard avec leur nom d’utilisateur Twitter et leur Klout score.  

D'importants mouvements à prévoir dans le prochain palmarès!

Dans la prochaine révision du palmarès, il faudra prévoir des modifications majeures dans le positionnement des influenceurs. Encore cette semaine, près d’une trentaine de nouvelles entrées (dont plus d’une douzaine dans le secteur de l’éducation) viennent complètement changer les cinquante premières positions. 

Avec près de 200 noms, il faut comprendre qu’un seul point d’écart du Klout Score peut signifier une différence d’une dizaine de positions dans le palmarès. Selon l’algorithme de la compagnie californienne, basé sur plus de 35 variables qui analysent l’activité sur Twitter, mais également sur Facebook et depuis peu sur LinkedIn, il suffit en effet d’un simple ralentissement des interventions sur les réseaux sociaux pour faire perdre de précieux points au classement. Il ne faudra donc pas se surprendre de voir certain(e)s professionnel(le)s qui semblaient bien installés parmi les leaders disparaître complètement du TOP 10.

PREMIER TOP 10 – INFLUENCEURS DU WEB AU QUÉBEC (Éducation)

Alors, pour vous permettre de patienter encore quelques jours avant la prochaine révision du TOP 100 des influenceurs du Web au Québec, je vous propose un premier palmarès sectoriel (selon le Klout Score) :

TOP 10 – INFLUENCEURS DU WEB AU QUÉBEC – ÉDUCATION/PÉDAGOGIE

1 – @JeanBoileau 71

2 – @rachellehoude 66 (nouveau)

3 – @Alex_Riopel 63 (nouveau)

4 – @MarioAsselin 61

5 – @profnoel 61 (nouveau)

6 – @slyberu 61 (nouveau)

7 – @AlexBoileau 60

8 – @LucDupont 58

9 – @mariellepotvin 55 (nouveau)

10 – @françoisGuite 53 (nouveau)


11 – @ppoulin 53 (nouveau)

12 – @sstasse 50 (nouveau)

13 – @educations 49 (nouveau)

14 – @cyberprofesseur 36 (nouveau)

15 – @michel_20_100 (nouveau)

 

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LE TOP 100 DES INFLUENCEURS DU WEB 2.0 AU QUEBEC

posted by Raymond Morin on Jeudi, novembre 25th 2010

BILLET 

LE TOP 100 DES INFLUENCEURS DU WEB 2.0 AU QUÉBEC, SELON LE KLOUT SCORE

UN NOUVEAU MARCHÉ TRÈS LUCRATIF POUR LES PROFESSIONNELS DU WEB

Depuis quelques mois, le statut d’influenceurs du Web 2.0 et des médias sociaux soulève beaucoup d’intérêts. Il y a d’abord eu le billet de Martine Turenne, dans le Journal Les Affaires : «Tim Baker : Il n’y a pas d’experts en médias sociaux».  Avec un titre pareil, la faune des marketeurs et spécialistes des médias sociaux au Québec n’a pas tardé à réagir.  

Déjà, en septembre, avec l’annonce de la mise en ligne du Twitter Analytics avant la fin de l’année, on pressentait un vif intérêt commercial dans l’évaluation des influenceurs du Web. Combiné avec l’émergence fulgurante de nouvelles plateformes comme Klout et Empire Avenue, auprès des entrepreneurs indépendants et des chefs de PME, il apparaissait désormais bien évident qu’on trouverait vite le moyen de monétiser ces nouveaux pouvoirs économiques. Et, qu’à partir de ce moment, chacun voudrait se positionner rapidement dans ce nouveau marché des plus lucratifs. En effet, selon le Winterberry Group, dès 2012, les investissements des entrepreneurs indépendants et des PME dans les médias sociaux représenteront plus de 840 millions de dollars.

«IL N’Y A PAS D’EXPERTS EN MÉDIAS SOCIAUX» DIXIT TIM BAKER 

Dans le contexte actuel des médias sociaux, la monétisation de ce nouveau pouvoir économique attribué aux influenceurs représente donc un nouvel enjeu professionnel majeur, qui interpelle déjà, on s’en doute, plusieurs spécialistes. Dans un billet récent, où je reprenais exactement le même titre : «Il n’y a pas d’experts en médias sociaux», je commentais cette citation de Tim Baker, selon mon propre point de vue, tout en me positionnant (d’avance) face au nouveau débat que ça ne manquera pas de soulever.   

« Ce qui me motive vraiment, c'est de pouvoir partager mes observations; celles d'un internaute à l'affût, d'un consomm'acteur avisé, qui scrute continuellement la toile à la recherche du meilleur plan. Les observations d'un professionnel des médias sociaux et de la culture numérique qui cherche aussi sans cesse à mieux comprendre les nouvelles applications du Web, dans un contexte pratique. Celles d'un explorateur, d'un chercheur, en quête perpétuelle des meilleures pratiques des médias sociaux et de la nouvelle science d'Internet.  Celles d'un véritable passionné des nouveaux médias qui n'aspire, en bout de ligne, qu'à partager aussi souvent que possible ses découvertes avec le plus grand nombre de passionnés, comme lui. »

Aujourd’hui, j’éprouve beaucoup plus de satisfactions à savoir que mes compétences pourront profiter éventuellement à d’autres professionnels des médias sociaux,  pour faire avancer la nouvelle science du Web…

COMMENT ÉVALUER LES INFLUENCEURS DU WEB 2.0

  

À travers la blogosphère, le phénomène des influenceurs n’a jamais cessé d’alimenter les fils RSS et autres agrégateurs de contenus, comme iGoogle ou Netvibes. Au cours des dernières semaines, on a d’abord commencé par relayer un premier article, qui proposait une méthode de calcul de l’influence en ligne ; 9 Point Social Media Expert Evaluation, (de Chris Kieff (1GoodReason)). Une grille presqu’essentiellement basée sur l’importance d’une présence quantitative dans les médias sociaux, et qui a suscité beaucoup de réactions dès sa parution.

Aussitôt, on s’est mis à retweeter un autre billet, Seeking Influence, paru celui-là dans The Economist, et, qui affirmait au contraire que la popularité sur les médias sociaux n’équivaut pas nécessairement à une grande influence dans les réseaux. Puis, une jeune blogueuse de la région de Québec (Etolane) a remis en question cette grille sur son blogue Vol de mots : Être ou ne pas être expert en médias sociaux. Il n’en fallait pas plus pour qu’on relance le débat, en relayant un nouvel article de Mark Schaefer, dans BusinessesGrow : Get Ready ! Social Scoring Will Change Your Life.

LA MONÉTISATION DES INFLUENCEURS

 Dans son billet, l’auteur de Knoxville (TN) va plus loin, et soulève des exemples de promotions (et de monétisations) basées sur le niveau d’influence des utilisateurs :

·       Le Palm’s Hotel – Las Vegas -  propose déjà le Klout Klub, qui permet aux influenceurs reconnus d’obtenir certains privilèges lors des réservations,

·       Virgin Airlines offre des tarifs spéciaux, pour de nouveaux itinéraires, aux plus grands influenceurs sur Twitter. Une première promotion au printemps, a déjà généré plus de 4 600 tweets, et résulté à plus de 7,4 millions d’impressions, et une couverture aussi importante que des sites comme le L.A. Times et CNN Money.

Il soutient notamment que le social score va vite devenir un critère de base dans l’embauche des spécialistes et des marketeurs du Web 2.0. En se basant sur le fait qu’une image de marque solide se bâtit d’abord à travers une forte influence sociale, il soulève l’importance de ces nouveaux enjeux, tout en mettant en garde contre les joueurs et les imposteurs qui ne manqueront pas de se pointer.  Il prédit, en terminant que la plus belle opportunité d’affaires pour les influenceurs se trouvera justement dans le coaching Klout auprès des entrepreneurs indépendants et des chefs de PME.

EMPIRE AVENUE ET KLOUT ; LA COTE DES INFLUENCEURS

Pour ceux qui ne sont pas encore familiers avec ces nouvelles plateformes d’évaluation, ces deux sites sont en voies de devenir les bases d’une nouvelle échelle d’évaluation des compétences. Alors qu’Empire Avenue repose encore davantage sur les principes d’un jeu boursier, Klout semble connaître un boom de popularité chez les professionnels du e-marketing et du Web 2.0 en entreprises. Chacune de ces méthodes d’analyse reste encore à peaufiner pour atteindre vraiment ses objectifs, mais déjà, les bases sont jetées pour une grille d’analyse. Tandis qu’Empire Avenue évalue les influenceurs selon leurs activités en ligne, en leur attribuant une cote boursière, Klout se base sur plus de 35 variables, dans trois catégories, pour estimer l’influence globale des internautes :

KLOUT SCORE : l’influence globale, selon les activités en ligne (sur une échelle de 1 à 100), et basée sur les trois critères suivants :

·       True Reach : la taille de l’audience engagée de l’influenceur, basée sur les amis et followers qui le suivent régulièrement, et qui commente ses messages,

·      Amplification Score : la probabilité (sur une échelle de 1 à 100) que les messages de l’influenceur génèrent de l’action enligne (retweets, messages, appréciations et commentaires),

·      Network Score : indique le niveau d’influence (sur une échelle de 1 à 100) de l’audience engagée de l’influenceur,

 Après avoir saisi quelques principes de base sur Empire Avenue, j’ai multiplié les transactions, et fait grimper rapidement le prix de mes actions à près de 40e. Voici mes résultats détaillés (en anglais) en date du 25 novembre 2010 :

SKRYBB – RAYMOND MORIN

Share price : 39.07e (+0.430) – Yesterday's Range : 37.968 – 38.646 

Shareholders : 44 – Share's Outstanding: 5052 (50.520%)

Portfolio Count : 41 – Portfolio value : 106,804.986 – Portfolio change : + 1,488.00

Dividends (weekly avg.) : 4,581/day – 0.46/share 

Sur KLOUT, j'ai aussi vu ma cote globale bondir de 19 à 49 au cours de la dernières semaine. Voici mes résultats détaillés :

RAYMONDMORINV2

Klout score (overall online influence) : 49

Influence matrix (influence style and network) : Conversationalist

True reach (size of engaged audience) : 24 (446 Total Followers – 6% Follower Retweet) 

Amplification (likelihood that content will be acted unpon) : 24 (0.18 In/Outbound MSG Ratio)

Network (influence level of engaged audience) : 61 (0.7 Follower/Follow Ratio)

LE JEU DE LA COMPARAISON

Avec Empire Avenue et Klout, je me suis vite laissé embarquer dans le jeu. J'ai voulu savoir où je me situais dans l'échelle des influenceurs des médias sociaux au Québec, et j’ai recensé les 100 plus importants influenceurs tels que recensés par Klout. Finalement, avec mon Klout score, je me situe dans le milieu du peloton. Ce qui me semble pas si mal, surtout si je considère qu'avant la sortie de mon livre en mars dernier, j'étais complètement absent de la blogosphère…  

En dressant la liste des 25 plus importants influenceurs, j'ai réalisé que plus de la moitié bénéficie d'une plateforme médiatique qui leur permet de rejoindre un plus large auditoire. On doit donc relativiser les résultats. Cependant, le tableau représente assez bien la réalité de la blogosphère au Québec. 

À vous d’en tirer les conclusions qui s’imposent… Et, surtout, n’hésitez pas à commenter. C’est ce qui nous permettra tous de mieux estimer ce qu’on pourra en retirer. En attendant, voici la liste des 100 plus importants influenceurs du Web 2.0 en entreprises, selon le Klout Score. Si vous n'apparaissez pas sur cette liste, n'hésitez pas à me contacter pour me le signaler. J'incluerai votre résultat dans la prochaine liste. 

1 - TOP 25 DES INFLUENCEURS DU WEB 2.0 EN ENTREPRISES (francophones)

KLOUT – 21 au 23 NOVEMBRE 2010 (selon Klout score)

Nom utilisateur (Twitter)    Klout score   True reach     Amplification          Network             

1 – guglielminetti                70                   3K                   56                             74
2 – michelleblanc               67                   4K                   54                             70
3 – bdescary                       65                 13K                   42                             72
4 – patdion                          65                   2K                   49                             71
5 - laurentlasalle                65                 411                   47                             72
6 – Louis_Grenier              65                   43                   50                             73
7 – ginades                         63                   2K                   44                             68
8 – PhilippeMartin             62                   2K                   39                             72
9 – NicolasRoberge          62                   2K                   47                             66
10 – LucDupont                  62                   2K                   39                             66
11 – MarioAsselin              62                   1K                   45                             67
12 – DanyPaquin               61                 671                   46                             63
13 – e_veilleur                    61                 324                   41                             67
14 – PierreLucLemay        61                 262                   43                             65
15 – JeanBoileau               61                 131                   44                             66
16 - DominicArpin             59                 21K                   39                             60
17 – KimAuclair                  59                 968                   40                             64
18 – DominicDesbiens     59                 124                   33                             64
19 – NathalieCollard         58                 682                   38                            64
20 – AlexBoileau                58                   14                   38                            63
21 – DianeBourque           57                 254                   33                            75
22 – MindSix                       57                 138                   38                            64
23 - guillaumebrunet        56                 382                   35                            82
24 - Philippefehmiu           56                  2K                   35                            60
25 – martinlessard              56                448                   34                            62
 
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2 – TOP 50 DES INFLUENCEURS DU WEB 2.0 EN ENTREPRISES (francophones) (26 à 50)
 
KLOUT – 21 au 23 NOVEMBRE 2010 (selon Klout score)

Nom utilisateur (Twitter)          Klout score   True reach     Amplification          Network             

26 – Dboudreau                         56                      20                  37                             62
 
27 – Cindy Rivard                     55                    626                  34                             61
 
28 – Mariejugag                         55                      2K                 36                             60
 
29 – Sebprovencher                 54                     1K                   33                             61
 
30 – sgrandmaison                   54                    923                  35                             56
 
31- dioplr                                    54                   606                   33                             62
 
32 – carlcharest                         54                    464                  33                             61
 
33 - jfcodere                               53                    411                   28                            62
 
34 - jacqueswarren                  53                    330                   34                            59
 
35 – diane_berard                     53                    248                   34                           60
 
36 – francoischarron                52                    960                   30                             54
 
37 - KarineMiron                       52                    465                   29                             59
 
38 – PierreBellerose                52                    194                   33                             57
 
39 – orenoque                            51                     1K                    30                             52
 
40 – Nathalie101                       51                   111                    32                              50
 
41 - joplam                                 51                     90                    30                              59
 
42 – etiennechabot                   50                     1K                    28                             58
 
43 – zelaurent                            50                     1K                    29                             52
 
44 – Marketinehoude               50                    929                    29                             57
 
45 – olivierzara                          50                    630                    25                             59
 
46 – amicalmant                        50                    423                    30                             55
 
47- KhaledElHage                   50                    107                     27                            60
 
48 – supergilbys                        49                   626                     25                             57
 
49 – palalonde                            49                   261                     27                             51
 
50 – RaymondMorinV2            49                      24                    24                              61


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3 – TOP 75 DES INFLUENCEURS DU WEB 2.0 EN ENTREPRISES (francophones) (51 à 75)

KLOUT – 21 au 23 NOVEMBRE 2010 (selon Klout score)

Nom utilisateur (Twitter)        Klout score   True reach     Amplification          Network

51 - sylvaincarle                    49                    8                    29                              55

52 – SusanneMartel             49                     9                    29                              59

53 – annedarche                    48                 626                   26                              54

54 – matyasgabor                 48                 530                   24                              55

55 – Julie_horn                      48                 211                   26                              57

56 – fdlaramee                      48                 153                    24                              52

57 - mcken                            48                 115                    24                              56

58 – pgmartin                        47                 257                    25                              55

59 – sdeclomesnil                47                 254                    25                              54

60 – Intelegia                         46                 238                    46                               56

61 – alizerh                            46                 266                    23                               53

62 – Emergent007               46                  1K                     26                               49

63 – ericbaillargeon            45                  1K                     26                               46

64 – missberlinger              45                310                     19                               58

65 – ChristianMasson        45                115                     21                               57

66 – Wuxia                            45                282                      23                               54

67 – PatrickHamel25         45                  92                      24                               54

68 – DavidMTL                     44                389                      21                               52

69 – juliebenoit                    44                216                      35                               54

70- marcpoulin                  44                213                      22                               51

71 – FTHINK                        44                151                      23                               52

72 – JeanGosselin            44                     6                      22                               52

73 – geoffroigaron             43               668                      19                               55

74 – sebrodrigue                43                 78                      20                               55

75 – claudepeloquin          42               326                      22                               45

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TOP 100 DES INFLUENCEURS DU WEB 2.0 EN ENTREPRISES (francophones) (76 à 100)

KLOUT – 21 au 23 NOVEMBRE 2010 (selon Klout score)

Nom utilisateur (Twitter)    Klout score   True reach     Amplification          Network 

76 – yveshache                    42                   123                 22                             48

77 – jfrenaud                         42                     54                 21                              50

78 – PierreFraser                 41                   670                 20                             50

79 – vezart                             41                   666                 19                             45

80 – AndresRestrepo          41                   139                 19                             49

81 – boutotcom                     40                   218                 19                             49

82 – Titaninteractif               40                     48                 20                             40

83 – msullivan                       39                   275                 20                             47

84 – cguy                                39                     81                 20                             45

85 – nathalieberger              39                     80                 19                             36

86 – simon_dit                       38                   250                 18                             46

87 – KavenBrassard            38                   116                 17                             49

88 – ChristianRoy                 38                      75                 17                             48

89 – nadmercure                   37                   267                 17                             45

90 – PhilippeBonneau          37                   201                 17                             51

91 – Ywilliams                        37                   189                 15                             49

92 – jeffpoulin                        37                    166                 17                             45

93 – LouisCossette              36                    375                 16                             48

94 - CedricFontaine            36                    296                 16                             42

95 – FrancoisNeron             36                      25                 17                             45

96 – Vallier Lapierre            36                    266                 20                            10

97 – arnaudgranata             36                    119                 14                            47

98 – MBDesrosiers             35                       52                 16                            46

99 – JosyMasse                  34                     106                 14                            44

100 – dianenadeau             34                     434                 16                            40


 

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Dresser le portrait Web 2.0 de l’entreprise

posted by Raymond Morin on Vendredi, juin 4th 2010

«COMMENT ENTREPRENDRE LE VIRAGE 2.0»

par Raymond Morin

L'optimisation des médias sociaux : dresser le portrait Web 2.0 de l'entreprise

L’émergence phénoménale des sites de réseautage social (Facebook, MySpace), de partage de fichiers (YouTube, FlickR) et de micro-blogging (Twitter) retient définitivement l’attention des professionnels et des entrepreneurs de tout acabit. On cherche à mieux comprendre les médias sociaux pour en profiter dorénavant dans un contexte professionnel. On parle désormais d’optimisation des médias sociaux (Social Media Optimization ou SMO).

Toutefois, si une entreprise ou une organisation souhaite intégrer certaines de ces applications, elle devra d’abord réévaluer la manière qu’elle exploite déjà le commerce électronique à travers son site, comment elle exploite le marketing viral, le courrier électronique et le référencement qui sont à la base du Web en entreprise. Il devra s’interroger également sur son identité numérique, et revisiter l’image de marque qu’il voudra véhiculer à travers les médias sociaux.

Pour plusieurs entrepreneurs, l’optimisation des médias sociaux va d’abord se traduire par une nouvelle technique de référencement naturel qui leur permettra d’atteindre leur premier objectif de positionnement dans le réseau. Dans un premier temps, c’est souvent par le biais d’une nouvelle visibilité qu’ils escomptent réaliser un retour sur leur investissement. Ils souhaitent susciter de nouvelles opportunités d’affaires, voire même en réalisant de nouvelles ventes. Une première démarche qui s’inscrit dans une approche de marketing traditionnel qui atteint cependant très vite ses limites auprès de la nouvelle génération d’utilisateurs.

Le plein potentiel de l’entreprise 2.0 ne se limite pas à des opérations de référencement s’inscrivant dans des stratégies traditionnelles de marketing et de ventes basées sur l’approche conventionnelle. Plusieurs entrepreneurs et de nombreux professionnels exploitent déjà avec succès les possibilités du web collaboratif, en les appliquant pour leur service à la clientèle ou à travers leur gestion des ressources humaines. Si on veut pleinement apprécier le potentiel du Web 2.0 au sein d’une entreprise, on doit reconsidérer les objectifs de retour sur investissement (ROI) sous un nouvel angle, davantage axé sur de nouvelles méthodes de travail et de collaboration, car les bénéfices qu’on peut retirer des médias sociaux et du Web 2.0 ne se chiffrent pas toujours en argent sonnant.

DÉFINISSEZ D’ABORD VOTRE POTENTIEL WEB 2.0

L’élaboration et le déploiement d’un plan SMO nécessitent une certaine réorganisation du processus d’opérations d’une entreprise. L’entrepreneur ou le professionnel qui opte pour une nouvelle stratégie axée vers les médias sociaux doit considérer l’importance d’une préparation adéquate. Un plan d’optimisation des médias sociaux impliquera une réorganisation en profondeur des ressources humaines, et une redéfinition des objectifs corporatifs. Il trouvera bien sûr de nombreux avantages aux applications du Web 2.0 en entreprise, mais il devra se préparer à des changements de méthodes de travail et de collaboration.

La première étape d’une bonne préparation au virage du Web 2.0 consiste à identifier les éléments clé, sur lesquels on pourra  compter, au sein de son entreprise. Du coup, ça permettra également de cerner plus rapidement les réticences que l’on risque de rencontrer dans le processus de changement. Pour dresser le portrait Web 2.0 de votre organisation, déterminez d’abord l’importance qu’y occupent les natifs numériques. Puisqu’ils seront en première ligne des changements, ils s’avèrent la pierre angulaire d’un virage réussi vers l’entreprise 2.0.

Voici deux opérations simples pour établir le portait de la situation :

A – Établissez l’inventaire de votre personnel, ou de vos collaborateurs, en commençant par identifier les natifs numériques, c’est-à-dire tous ceux de moins de 25 ans. Puisqu’ils savent mieux que quiconque exploiter les nouvelles applications du Web 2.0, placez-les dès le départ au centre des changements. Tout au long du processus, assurez-vous de considérer leur opinion. Ils constitueront les éléments clé de votre succès dans les médias sociaux. Sur la même liste, regroupez ensuite le reste de votre personnel selon les générations (X, Y) auxquelles ils appartiennent. Pour chacune de ces sous-catégories, vous pourrez alors mieux identifier les migrants numériques (early adopters), qui viendront éventuellement contribuer aussi au projet. Enfin, parmi les baby-boomers de votre personnel cadre ou de vos principaux collaborateurs, identifiez ceux qui participeront également.

B – Demandez-leur de spécifier quelles applications Web 2.0 ils utilisent eux-mêmes le plus souvent, et de vous décrire de quelles façons elles améliorent leur qualité de vie. Comment ils croient que les applications du Web 2.0 et les médias sociaux viendront améliorer leurs méthodes de travail et de collaboration. Ces révélations permettront de mieux cerner leurs attentes face au phénomène du web collaboratif, et de mieux comprendre les motivations des utilisateurs.

En identifiant dès le départ les joueurs clés au sein de vos ressources humaines ou de vos collaborateurs, il vous sera alors beaucoup plus facile d’intégrer plus tard de nouvelles pratiques et de nouvelles solutions technologiques. Ce premier état des lieux permettra de mieux cibler les forces et les faiblesses de votre organisation, avant qu’elle n’amorce définitivement son virage vers l’entreprise 2.0. Une phase de préparation qui vous permettra de cibler encore plus clairement les services et départements de votre entreprise, ou de votre organisation, qui mériteront une attention plus particulière dans votre plan SMO.

Extrait du livre «Comment entreprendre le virage 2.0», par Raymond Morin. Paru aux Éditions Transcontinental (Collection Entreprendre), en collaboration avec la Fondation de l’entrepreneurship du Québec.