Marketing d’influence : Traackr, et l’influence contextuelle
Par Raymond Morin
Si le contenu est roi, le contexte est la reine !
(Note : Cet article n’est pas payé, ni commandité. Les propos et opinions exprimés n’engagent que son auteur).
Au cours des dernières années, l’émergence fulgurante des réseaux sociaux et des appareils mobiles intelligents (smartphones) a complètement bouleversé notre façon de communiquer et de consommer. Aujourd’hui, les marques et les organisations doivent adopter de nouvelles stratégies de marketing pour rejoindre leur clientèle, et ciblent dorénavant les influenceurs de leur secteur pour profiter de leur réseau pour véhiculer leur message.
Pour identifier les utilisateurs qui peuvent éventuellement devenir des ambassadeurs de la marque dans leur réseau, les entreprises doivent d’abord savoir les reconnaître, et évaluer précisément leur potentiel par rapport aux objectifs de leur campagne.
Si l’on cherche à identifier les joueurs et les clubs sportifs, les émissions de télévision les plus populaires dans les réseaux sociaux, ou les blogueurs de chiens et de chats, les outils de mesure accessibles gratuitement sur le Web peuvent très bien répondre à la demande. Cependant, si l’on veut dénicher les influenceurs qui auront éventuellement un réel impact dans des campagnes de marketing dans les réseaux sociaux, il faudra creuser davantage et analyser la valeur de leurs contenus dans le contexte de ses propres objectifs.
L’importance de l’influence contextuelle
Comme le souligne Neal Schaffer (CEO – WindMill Networking), dans la préface de mon nouvel ouvrage («La Génération C et le pouvoir du marketing d’influence», à paraître ce printemps), l’influence est toujours relative au contexte dans lequel elle s’inscrit : «Si certaines «mamans blogueuses» influencent les mères de nouveaux-nés, elles peuvent, à leur tour être influencées, plus tard, par de «nouvelles mamans», ou des mères qui se spécialisent dans la cuisine bio, et qui partagent leurs recettes.»
Selon le temps, le sujet, le lieu et l’intention, le contexte va différer d’un influenceur à l’autre, établissant du coup la pertinence de sa relation avec l’influencé. Ces quatre éléments contextuels vont déterminer la véritable valeur d’un influenceur dans une campagne de marketing dans les réseaux sociaux. (lire aussi Four Ways Context Impacts Online Influence, par Evyenia Wilkins (VP Marketing Traackr)
Et, qu’on le veuille ou non, dans le nouveau contexte d’affaires des marques et des entreprises, la mesure d’influence s’avère un outil incontournable. Bien que souvent imparfaites, ou incomplètes, les listes d’influenceurs qui en résultent demeurent malgré tout le moyen le plus efficace d’identifier les utilisateurs qui auront un impact dans les campagnes de marketing en ligne des entreprises.
Mesurer ce qui est mesurable, pour comprendre qui influence qui, et pourquoi !
À l’ère des réseaux sociaux, le succès d’une campagne de marketing repose principalement sur trois fondements indissociables. En 2010, Brian Solis et la firme VOCUS ont publié une étude, réalisée auprès de près de 750 chefs d'entreprises et de responsables des communications et du marketing, qui déterminait les trois principaux piliers de l'influence dans les réseaux sociaux :
- la portée (reach) : sans la portée du réseau, le message se perd,
- l’amplification (resonance) : le message est relayé et amplifié par le réseau,
- la pertinence (relevance) : la concordance du message avec les objectifs,
(Lire aussi : The Pillars of Influence and How to Activate Cause and Effect, par Brian Solis)
Cependant, il faut savoir mesurer ce qui est mesurable, et comparer ce qui est comparable dans le contexte qui nous intéresse. Le marketing d’influence ne se limite pas seulement à mesurer la popularité d’une vedette populaire, d’un joueur ou d’un club sportif, ou d’une émission de télévision dans les réseaux sociaux. Pour comprendre qui est susceptible d’influencer qui, dans le contexte qui nous intéresse, il faut d’abord analyser leurs échanges à travers les contenus qu’ils diffusent et partagent dans leur communauté.
Les outils de mesure actuellement accessibles ne permettent pas d’effectuer cette recherche. Les algorithmes propriétaires utilisés pour mesurer l’influence se limitent souvent à l’activité sur certaines plateformes, et calculent davantage la popularité et le capital social des utilisateurs de première ligne (power users) que leur réelle influence.
Traackr : le contexte des listes d’influenceurs
«En 2009, Traackr est né de la volonté des fondateurs (Pierre-Loïc Assayag et David Chancogne) de repenser la recherche sur le Web, en se concentrant davantage sur les individus et leurs contenus plutôt que sur leurs pages Web.» raconte Nicolas Chabot, VP Développement Europe dans une entrevue qu’il m’a accordé en décembre.
«L’objectif est de pouvoir identifier qui sont les individus les plus importants, donc quels sont les contenus qui ont le plus d’impact sur des sujets spécifiques. Traackr permet de découvrir des individus à travers l’ensemble de leurs conversations publiques, sur la base d’une recherche par des mots-clés qui définissent le sujet/la communauté d’intérêt.»
Cet engin de recherche sophistiqué, nommé Traackr One se trouve aujourd’hui au centre des activités de la startup installée à San Francisco : «Cet engin de recherche unique permet aux professionnels de la communication et du marketing de découvrir, connaître et suivre les principaux leaders d’opinions sur le Web social, ceux qu’on désigne comme les influenceurs dans leur secteur. Il permet de mettre en œuvre concrètement et facilement leurs campagnes de marketing d’influence sur le Web, en ayant directement aux contenus les plus pertinents publiés par les experts de leur communauté. Dans son approche, l’outil intègre autant les blogues que les réseaux sociaux.» explique Nicolas Chabot.
Pour évaluer, l’impact des influenceurs qui ressortent dans les résultats de recherche, l’entreprise lui a jumelé un algorithme qui établit un classement sur la base des trois principaux piliers de l’influence dans les réseaux sociaux: la portée, l’amplification, et surtout la pertinence du message, tels qu’énoncés par Solis. «Contrairement à Klout ou Kred, par exemple, l’outil de Traackr n’est pas un jeu social (social game). C’est une moyenne des trois indicateurs ; la portée (reach), l’amplification (resonance) et la pertinence (relevance), qui nous permet de classer les individus que nous découvrons. Le score de relevance (pertinence par rapport à la recherche effectuée) est surpondéré, car nous sommes convaincus que l’influence est profondément contextuelle.» soutient Nicolas Chabot.
Puisqu’il s’agit de listes payantes, destinées à l’usage exclusif des professionnels des communications et du marketing, le client peut accéder à différentes fonctionnalités, qui n’apparaîtront pas sur les A-List rendues publiques. Par exemple, sur son tableau de bord (Dashboard), il peut obtenir le profil détaillé de l’influenceur, avec la liste de ses blogues et de ses profils sociaux (Footprint). Il peut alors accéder directement à chacune de ses publications récentes, et déterminer sa concordance avec la liste de mots-clés qui a dirigé la recherche.
Le client bénéficie aussi de fonctionnalités avancées, lui permettant de filtrer les conversations par mots-clés (Pulse), et trier le classement selon les différentes métriques, pour obtenir ainsi de nouvelles listes classées selon la portée, l’amplification ou la pertinence. Et, pour compléter l’analyse des influenceurs de la liste, et se donner une meilleure échelle de grandeur, l’utilisateur peut référer à la moyenne obtenue par les influenceurs pour chacune d’elles (Report). Actuellement, l’équipe de développeurs de Traackr planche sur plusieurs nouveautés qui viendront améliorer leurs applications, pour les rendre encore plus efficaces et conviviales pour les utilisateurs.
Jusqu’à l’automne dernier, l’engin de recherche de Traackr One ne fonctionnait que pour les contenus anglophones. Depuis janvier, l’outil intègre également les contenus (et les influenceurs) francophones, et en 2013, Traackr va développer d’autres marchés européens dont celui de l’Allemagne. De plus, ils peaufinent une fonctionnalité de géolocalisation qui permettra de cibler les influenceurs selon des régions spécifiques.
Actuellement, Traackr compte plus de 150 clients, dont plusieurs se retrouvent dans la liste Fortune 500 ; Hill & Knowlton, Edelman, JP Morgan Chase, Delta Airlines, Paramount et plusieurs autres. L'entreprise a le vent dans les voiles, et vient de compléter une nouvelle ronde de financement de 1,5$ millions. Après avoir participé comme bêta-testeur, pendant plusieurs semaines, avec l’équipe de Traackr (Liane Blanchette, Evy Wilkins et Nicolas Chabot, que je remercie pour leur aimable collaboration), pour tenter d'améliorer la qualité de l'outil, je le recommande fortement aux professionnels des communications et des entreprises.
Tout comme le suggèrent les auteurs ontariens, Danny Brown et Sam Fiorella, dans le «Hangout» vidéo réalisé avec Pierre-Loïc Assayag (co-fondateur) et Evy Wilkins (VP Marketing) : Why Platforms Like Traackr Are Leading The Future of Influence Marketing.)
En attendant la publication d'un nouveau billet, je vous invite à consulter et commenter les deux nouvelles listes TOP 25 des blogueurs/curateurs Marketing Web/Médias sociaux créées avec l'outil de Traackr :
TOP 25 – Marketing Web/Médias sociaux (Québec)
TOP 25 – Marketing Web/Médias sociaux (Europe francophone)
Quelle est votre opinion sur cet article? Exprimez votre point de vue, et participez à la discussion sur le marketing d'influence dans les médias sociaux. N'hésitez pas à commenter, et à partager dans votre réseau.
Génération C : Le défi des nouvelles générations
Les mythes du travail salarié déboulonnés,
par Raymond Morin
Note: Cet article a été publié initialement sur le blogue de Genaro Brady : [Naro] Minded
Aujourd'hui, de plus en plus de professionnel(le)s et d'entrepreneurs indépendants, de tous les secteurs d'activités, utilisent le Web et les médias sociaux pour offrir leurs produits et services, ou pour promouvoir leur carrière. Ils savent qu'ils pourront profiter de nombreuses plateformes interactives, et d'une multitude d'applications, pour afficher leurs réalisations, portfolios et CV en ligne de manière dynamique, et faire valoir leurs compétences de plusieurs autres façons. Même les plus importants influenceurs et leaders politiques de la planète jouent la carte des médias sociaux durant leur campagne.
Selon les plus récentes données de l'Institut de la Statistique du Québec, les entrepreneurs indépendants représentent le segment de marché du travail qui affiche le plus haut taux de croissance des dernières années, en hausse constante depuis 1976. Une montée des travailleurs autonomes, observée un peu partout à travers le monde, et qui peut s'expliquer de plusieurs façons.
Au fil des années, plusieurs mythes sont tombés chez les travailleurs salariés. La plupart des grandes entreprises éprouvent de sérieuses difficultés financières, et la sécurité de l'emploi corporatif n'existe plus. La classe moyenne se dilue, et les travailleurs ont cessés de rêver aux retraites dorées et aux montres plaquées après 25 ans de loyaux services. Le chômage atteint des niveaux records partout dans le monde, et plus particulièrement chez les jeunes générations (jusqu'à 60% de chômage chez les jeunes de 18-25 ans en Grèce).
Dans un tel contexte, il ne faut pas s'étonner de la recrudescence des travailleurs autonomes et des entrepreneurs indépendants. Selon James Altucher, l'auteur de 40 Alternatives to College, cette mouvance vers le travail autonome continuera de s'affirmer au cours des prochaines années. On verra de plus en plus d'entrepreneurs indépendants, de consultants et de «cols bleus» débarquer sur le Web dans l'espoir d'y réussir une nouvelle carrière, et de réaliser leurs ambitions, même au détriment d'une sécurité financière.
Les leviers de l'entrepreneuriat indépendant
Dans un récent article intitulé 10 Reasons Why 2013 Will Be The Year You Quit Your Job, l'auteur américain en rajoutes, et soutient que le moment est plus propice que jamais pour se lancer en affaires. Et, que ce n'est peut-être pas pour les raisons qu'on serait portés à croire au début.
Dans son billet, paru récemment dans TechCrunch, Altucher souligne que le contexte actuel des nouvelles technologies mobiles et des médias sociaux est plus propice que jamais pour l'entrepreneuriat indépendant. Aujourd'hui, les innovations technologiques et les réseaux sociaux, toujours de plus en plus accessibles, offrent une multitude d'opportunités aux professionnels qui visent l'indépendance.
Via le Web et les réseaux sociaux, ils peuvent accéder aux meilleures formations, apprendre à utiliser les meilleurs outils, et profiter des conseils des spécialistes les plus reconnus. À travers les réseaux sociaux, ils savent qu'ils pourront aussi rejoindre leur clientèle potentielle, et développer des réseaux de collaborateurs à l'échelle internationale.
Cette nouvelle génération de travailleurs indépendants, aux compétences multiples, ne se limite pas non plus aux jeunes générations (Y et Z), et touche finalement autant la génération X et les baby-boomers. Dans des contextes souvent différents, leurs motivations professionnelles se rejoignent malgré tout dans une volonté commune de mettre de l'avant des projets innovateurs. À l'ère numérique, il faut donc considérer les nouvelles générations par rapport aux changements qu'elles peuvent apporter dans la société.
La génération Z, porteuse de grands changements
Enfants des plus vieux de la génération Y et des plus jeunes de la génération X, ils sont nés après la chute du mur de Berlin, et ont vécus leur adolescence durant les premières années du millénaire. Ils ont connus la tragédie des attentats du 2001, les catastrophes naturelles à répétition, et la crise économique globale de 2008-2009.
Dans son ouvrage The ABC of XYZ : Understanding The Glogal Generations, co-écrit avec Emily Wolfinger, Mark McCrindle part des recherches de Strauss et Howe, qui avaient identifiés quatre cycles successifs, complétant le cycle entier des générations :
· les artistes (la génération silencieuse): indécis et émotionnels, ils ont grandis en pleine crise, surprotégés par leurs parents
· les prophètes (les baby-boomers) : moralisateurs, acharnés, ils vivent à travers leurs valeurs, et sont prêts à se battre pour défendre leurs idées,
· les nomades (la génération X) : cyniques, ils sont plus pragmatiques, mais en même temps plus aventureux, ils ne craignent pas d’abandonner certains acquis en cours de route, pour vivre de nouvelles expériences plus enrichissantes,
· les héros (la génération Y) : énergiques et curieux, ils ont toujours été le centre d’intérêt, et leur réussite actuelle leur apporte la reconnaissance qu’ils recherchent,
Or, dans son ouvrage McCrindle rappelle que la science de la sociologie a démontré que les crises surgissent lorsque les artistes tirent leur révérence, que les prophètes vieillissent, que les nomades deviennent adultes, et que les héros s’affirment dès leur jeunesse. Et, qu’après les crises surviennent aussi les grands changements sociaux…
Dans un contexte historique, la situation de la génération Z (ou natifs numériques, nés après 1994) peut se comparer à celle de la génération silencieuse des années 30-40 (1929-1945). Une génération qui a évolué à travers les difficultés de la Grande Crise, et de la Deuxième Guerre Mondiale, mais qui fut en même temps porteuse des grands changements d’après-guerre.
Malgré les similitudes, la situation actuelle des jeunes de la génération Z n’est pas aussi dramatique que celle de la génération silencieuse. Elle diffère beaucoup de celles de nos aïeux du fait qu’ils bénéficient aujourd’hui d’outils qui leur permettent de mieux affronter les situations de crise. Aujourd’hui, les natifs numériques maîtrisent parfaitement les nouvelles technologies, et s’en servent abondamment pour se réaliser et améliorer leur quotidien. Et, cette nouvelle génération est loin d'être «silencieuse».
Selon une étude de la firme française Infolab, réalisée en 2012, en collaboration avec Habbo Hotel, les jeunes emos (pour émotionnels) de la génération Z ne conçoivent plus que l’on puisse se passer de ces outils dans la vie de tous les jours, encore moins au travail. Aussi appelés Echo-Boomers (pour les rapports étroits entretenus avec leurs grand-parents, les boomers), ces jeunes ont une approche multi-tâches naturelle, presqu’innée. Pour eux, le téléphone cellulaire est devenu une extension de leur personne, et Internet leur appartient. Leur vie réelle est pratiquement formatée à partir de leur vie digitale. Les entreprises et les organisations devront donc considérer très sérieusement ces nouveaux paradigmes, pour adopter leur gestion d'embauche et de ressources humaines en conséquence.
Un nouveau choc des générations à prévoir!
Dans une quinzaine d’années, peut-être moins, on assistera à l’arrivée massive d’une nouvelle génération, issue d’un nouveau baby-boom ; la génération ALPHA (nés après 2010). S'inscrivant naturellement dans le cycle des générations, elle évoluera en réaction avec la précédente, comme la X la fait avec les baby-boomers, et la Z la fait avec ses parents de la génération Y.
Suivant la théorie de McCrindle, au cours des années à venir, on peut donc prévoir un nouveau choc générationnel majeur, qui viendra définir un nouvel ordre. Les nouveaux paradigmes vont continuer de se heurter, et de se confronter au fil des générations, au rythme accéléré des changements politiques, économiques et technologiques, entrainant de nouveaux chocs d’idéologies et de profondes mutations sociales. Évidemment, les nouvelles générations se trouveront toujours au cœur de ces bouleversements sociaux.
Il faudra poursuivre les recherches et demeurer à l’écoute de leurs attentes, pour mieux comprendre ce qui anime et motive ces nouvelles générations. Pour y arriver, il faudra vite accorder une place plus importante à ce qu’il est dorénavant convenu d’appeler la science du Web, pour vraiment cerner l’impact qu’elles auront sur notre société, nos organisations et nos entreprises.
À travers les médias sociaux, Internet et les nouvelles technologies, la génération Z, et ALPHA après elle, continueront d’évoluer, et de se réaliser individuellement, et professionnellement. Car, ces deux nouvelles générations portent déjà en elles l’avenir de notre société. Les germes d’une prochaine révolution sociale… celle de la gouvernance 2.0 ! À nous d’y voir aussi !
Qu’en pensez-vous ? Croyez qu'un nouveau choc des générations est à prévoir ? Ou sommes-nous déjà au beau milieu d'une nouvelle crise générationnelle? Exprimez votre opinion et partagez vos idées sur le sujet.
2013 – L’année du marketing d’influence et de la Génération C
L’heure des bilans
Personne ne peut prédire l'avenir ; ni les scientifiques, ni même les Mayas, qui ont pourtant inventé le langage de calcul binaire. À l’aube de 2013, une seule certitude persiste ; notre vie numérique continuera de s’accélérer.
Heureusement, la période des Fêtes nous impose une pause. Ça nous permet de faire le bilan de l’année qui s’achève, et d’en tirer les leçons qui s’imposent pour celle qui s’annonce. À ce chapitre, l’omniprésence des nouvelles technologies mobiles et des médias sociaux, et leur impact grandissant sur tous les aspects de notre vie, furent certes l’un des points marquants de l’année.
Le début du règne de la Génération C
À l’ère numérique, Internet et les médias sociaux ne peuvent plus être considérés comme des phénomènes passagers et sans conséquences. Au cours des derniers mois, le formidable pouvoir de diffusion du Web a joué un rôle clé dans plusieurs changements majeurs de la société, tant au niveau social que politique et économique. L’évolution des nouvelles technologies mobiles a accéléré le processus de transformation de notre société de consommation.
D’utilisateurs passifs, et jusqu’alors plutôt ludiques, les consommateurs branchés de la Génération C ont vite réalisé le pouvoir d’influence qu’ils peuvent dorénavant exercer à travers les médias sociaux. Tout au long de l’année, on a observé une plus grande maturité s’installer chez les utilisateurs. Ils sont parvenus à s’imposer comme des consomm’acteurs, exigeant de s’impliquer dans tous les aspects de la chaîne.
Les organisations et les entreprises commencent à reconnaître l’importance de ces changements, et à intégrer les nouvelles technologies d’Internet et des médias sociaux dans leurs opérations de communications et de marketing. Les professionnels de plusieurs secteurs se tournent désormais vers les réseaux sociaux pour rejoindre leur clientèle.
Aussi, en 2013, on peut s’attendre à connaître une nouvelle révolution du e-commerce, marquée par le début d’une nouvelle ère ; celle du marketing d’influence et de la Génération C.
13 tendances majeures qui annoncent l’ère du marketing d’influence
En 2012, plusieurs changements importants ont été observés dans l’industrie naissante des médias sociaux. Des tendances qui ont émergées rapidement, suivant l’évolution accélérée des technologies mobiles et des applications qui se sont multipliées. Les consommateurs branchés se sont aussi vite emparés de ces nouveaux outils pour installer leur nouveau pouvoir d’influence.
Parmi toutes ces tendances fortes, qui ont émergées durant l’année, l’importance qu’a occupé le marketing d’influence dans les médias sociaux est déterminante, et marquera une nouvelle ère du marketing Web. Voici 13 tendances majeures du marketing d’influence qu’il faudra surveiller en 2013, tant du côté des consommacteurs (prosumers) que des marques et des entreprises :
1 – Le règne des consommateurs branchés de la Génération C se confirme. Au cours des prochains mois, le pouvoir d’influence qu’exerce la nouvelle Génération C va s’imposer dans l’économie d’Internet, et changer radicalement la façon de faire des affaires. (voir aussi sur WindMill Networking : Generation C : Prosumers and Maturialism.)
2 – Le marketing d’influence s’inscrit de plus en plus dans les budgets d’entreprises. Les marketeurs et les chefs d’entreprises (CEO) commencent à comprendre l’impact des nouveaux influenceurs de la Générations C, et intègreront davantage ce volet dans leurs campagnes de marketing. (voir BusinessesGrow : Six Hot Trends in Social Influence Marketing)
3 – Les marketeurs recrutent les ambassadeurs chez les utilisateurs. Les marques recherchent dorénavant de nouvelles façons d’engager les utilisateurs de première ligne (Power Users) dans leurs campagnes pour en faire des ambassadeurs. En 2013, la notion d’ambassadeurs vs influenceurs continuera d’alimenter le débat. (voir aussi sur WindMill Networking : Social Media Influencers vs Ambassadors. What Is Their True Value?)
4 – Après les «mamans blogueuses», voici les «marraines professionnelles sans enfants». Après les «mamans blogueuses», qui ont grandement influencés les entreprises au cours des dernières années, voici venir les «marraines professionnelles sans enfants» (PANK), indépendantes, branchées et fortunées. (Voir Savvy Auntie : Professional Aunt No Kids)
5 – L’Internet de l’objet et les technologies mobiles favorisent l’offre personnalisée. Les consommateurs branchés de la Génération C prennent encore plus d’importance avec le phénomène de l’Internet de l’objet et des technologies mobiles, qui permettent d’enregistrer tout ce qu’un utilisateur fait. De cette manière, l’évolution des technologies de géolocalisation et du paiement mobile favorisera l’offre personnalisée des commerçants. (voir RF1 – L’internet des objets – Le nouvel eldorado du numérique)
6 – Les entreprises et les professionnels adoptent le rôle d’éditeurs de contenus Web. Grâce aux nouvelles technologies de diffusion et d’automation, les entreprises intègrent mieux les différentes stratégies de marketing de contenus, et adoptent plus facilement le rôle d’éditeur de contenus Web qui leur permet de s’affirmer dans les réseaux sociaux. En 2013, on verra l’émergence d’une nouveau métier ; celui de chef des contenus (Chief Content Officer) (voir aussi sur Virage 2.0 : Curation de contenus – Penser comme un éditeur Web)
7 – La notion de partage s’impose dans la nouvelle économie des médias sociaux. Parallèlement, l’influence de la Génération C force aussi une nouvelle approche plus sociale des entreprises, basée sur des valeurs plus équitables de partage. La consommation responsable, l’échange équitable et le financement social s’inscrivent dans les nouvelles habitudes des consommateurs. Dans cette nouvelle économie non-marchande, les entreprises devront dorénavant apprendre à donner avant de recevoir. (voir The Week : The Sharing Economy – The Next Big Business Trend)
8 – Les marques apprivoisent les médias sociaux, et se tournent davantage vers leur service à la clientèle. Les entreprises maîtrisent plus facilement les nouvelles technologies d’Internet et des médias sociaux, et comprennent mieux leur position face à la Génération C des consommateurs branchés. Pour assurer leur leadership, ils visent l’amélioration de leur système de gestion du service à la clientèle (Customer Relationship Management System). (voir aussi sur WindMill Networking : Generation C – Where The Customer Finally Becomes The King)
9 – Des récompenses offertes aux utilisateurs en puissance (Power Users). Pour susciter l’engagement des influenceurs, les entreprises invitent désormais les utilisateurs en puissance à devenir des consommateurs de première ligne (presumers), en leur offrant des récompenses pour leur contribution. Avec les programmes de Klout (et Wahooly), ce phénomène prendra encore plus d’ampleur en 2013. (Voir Venture Beat : How Wahooly (and Klout) Are Going To Turn Your Klout Score in Cash…)
10 – Le score social se révèle un critère de recrutement et d’embauche pour les DRH et les universités. L’influence dans les médias sociaux, et le score social, deviennent de nouveaux critères de recrutement et d’embauche pour les DRH des grandes marques. La nouvelle science du marketing d’influence commence à être enseignée dans les universités, et le score social deviendra la nouvelle monnaie d’échange des médias sociaux. (voir BusinessesGrow : Florida State University Class Using Klout to Determine Student Grades)
11 – Les outils de mesure d’influence ciblent l’engagement des utilisateurs. Avec de nouveaux outils comme Traackr, et Appinions, les outils de mesure d’influence dans les médias sociaux s’affûtent, et ciblent désormais l’engagement et l’influence contextuelle des utilisateurs. Les principaux joueurs emboîtent le pas, et placent les contenus des utilisateurs à l’avant-plan. (voir Appinions : Influence Marketing News – Don’t Take This Out Of Context)
12 – Les TOP listes d’influenceurs prennent de la valeur pour les marketeurs. Parce qu’elles permettent d’identifier plus précisément les influenceurs, selon des secteurs d’activités spécifiques, les TOP listes s’avèrent de plus en plus populaires auprès des marketeurs. Les listes ciblées se révèleront le St-Graal des marques qui n’hésiteront pas à les monnayer. (voir aussi sur Virage 2.0 : Social Media Billboard – Des listes d’influenceurs par secteurs)
13 – Gagner la confiance des utilisateurs : l’enjeu majeur des entreprises. Les organisations et les marques accordent une plus grande importance à leur e-réputation, et apprendront à mieux gérer les situations de crise dans les médias sociaux, tout en faisant preuve de plus de transparence. Les entreprises réalisent que les marques ne leur appartiennent plus, et que la confiance des utilisateurs se révèle leur principal enjeu pour les prochains mois. (voir TED : Rachel Botsman – The Currency of the New Economy Is Trust)
Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que le marketing d’influence annonce une ère nouvelle du marketing Web? Partagez votre opinion et commentez cet article.
Lire aussi :
Sur WindMill Networking :
The Future of Social Media in 2013 : Six Points to Consider, par Jessica Rogers
Three Trends To Consider for Your 2013 Video Strategy, par Jayson Duncan
Social Media for IT Professionals : 7 Trends To Follow, par Neal Schaffer
Sur WebMetricsGuru :
2013 Predictions And Heralding in Imminent Change, par Marshall Sponder
Sur SmartInsights :
Digital Marketing Trends 2013, par Dave Chaffey
Sur B2B Marketing Insider :
The 2013 Marketing Predictions Post : Content Marketing and Social Business, par Michael Brenner
Sur Business2Community :
25 Marketing Predictions for 2013 from Exact Target (Infographic), par Kyle Lacy
Sur iMEDIA Connection :
Social Media Takes Flight in 2013 : 13 Trends (Infographic), par Winnie Brignac Hart
Curation de contenus : penser comme un éditeur Web
Les contenus demeurent rois des réseaux sociaux (paru initialement en mai 2012)
Depuis l'événement du South By SouthWest (SXSW) à Austin en mars dernier, la curation de contenus a émergé comme une des plus fortes tendances des médias sociaux. Le contenu s'est révélé plus que jamais le ROI incontesté des réseaux sociaux, et le marketing de contenus est désormais un enjeu majeur des professionnels du Web.
Au cours de la dernière année, je me suis interessé plus particulièrement à la notion d'influence, et sur ce qui fait qu'un message sera rediffusé et relayé dans les médias sociaux. Avec les réseaux sociaux, ce n'est pas tant l'influenceur qui compte comme l'amplification et la réception de son message. Ce n'est plus tant la marque d'une entreprise que la réelle valeur du produit qui compte aux yeux du nouveau consomm'acteur.
Aujourd'hui, la qualité et la pertinence des contenus représente une très grande valeur pour les entreprises et les marques. Pour rejoindre leur clientèle à travers les réseaux sociaux, la pertinence et la qualité des contenus se révèlent donc un des principaux chevaux sur lesquels les professionnels et les CEOs devront miser sur le Web.
Neal Schaffer, de Windmill Networking a écrit un excellent billet sur l'importance d'élever ses contenus à un niveau supérieur : Raising Your Content Curation To The Next Level Je vous encourage fortement à le lire, et à le partager à votre tour à votre réseau professionnel.
Le Code des curateurs : savoir honorer la découverte!
Durant le SXSW 2012, l'auteure et blogueuse américaine Maria Popova (@brainpicker) et sa collègue Tina Roth Eisenberg (@swissmiss), avec l'aide de leur copine web designer Kelli Anderson, en ont profité pour lancer le premier Code des curateurs. Un code d'honneur pour tous les utilisateurs, qui comme moi, repiquent régulièrement des liens au passage pour relayer à son réseau, et retweetent parfois des nouvelles, sans nécessairement toujours faire la mention complète de la source.
Me considérant moi-même comme un auteur, blogueur et curateur de contenus, ça m'a directement interpellé. Comment sauver la chèvre et le chou, lorsqu'on a parfois l'impression d'être la chèvre qui broute!??? Avant le nouveau code des curateurs de Popova et Eisenberg, il n'existait pas de références, ni de consensus sur la reconnaissance de la source et de l'auteur. Ce nouveau code d'éthique constitue un premier pas dans ce sens.
En matière de contenus, Internet recèle une véritable caverne aux trésors. C'est ce qui fait justement sa richesse. Au cours des prochaines années, il faudra cependant éviter que ça ne devienne une nouvelle caverne d'Ali-Baba et ses quarante voleurs! Adoptons dès maintenant les quelques nouvelles pratiques préconisées dans le Code des curateurs.
À lire sur Locita, mon récent billet sur le nouveau code d'honneur des utilisateurs : Le Code des Curateurs : Un code d'honneur pour les utilisateurs.
La nouvelle science du marketing d'influence : comme à l'époque du cinéma muet!*
Dans foulée des contenus-ROI, l'influence dans les médias sociaux, et les outils de mesure d'efficacité qui en découlent, s'avèrent aussi des enjeux incontournables pour les entreprises et les professionnels du Web. L'un ne va pas sans l'autre, sans leurs contenus, les influenceurs n'obtiendraient pas l'audience qu'ils méritent. Or, sans l'influence de leurs auteurs, les contenus ne bénéficieraient pas d'une telle audience.
Cependant, au-delà du «score social», la véritable autorité d'un professionnel dans son secteur va surtout se révéler par la pertinence et la qualité de ses interventions. Sur le Web et dans les réseaux sociaux, les influenceurs se démarquent aussi par leur générosité et par l'engagement qu'ils obtiennent de leur auditoire. Ils partagent ce qu'ils dénichent dans le maelstrom des médias sociaux, et créent et recréent de nouveaux contenus qu'ils diffusent ensuite dans leur propre réseau pour partager leur passion.
Au cours du siècle dernier, comme à l'époque du cinéma muet, les premières industries culturelles (films, livres, musique) avaient déjà imaginés les palmarès pour faire la promotion des nouveaux produits. Aujourd'hui, à travers le bruit et la cohue des réseaux sociaux, les nouveaux outils de mesure d'efficacité comme Klout, PeerIndex ou EmpireAvenue permettent de séparer le bon grain de l'ivraie. Malgré leurs lacunes, ils fournissent différents indices aux professionnels pour mieux évaluer leur ROI.
Comme les box-offices, best-sellers et hit-parades qui les ont précédés, les listes d'influenceurs revendiquent une juste place dans le nouvel échiquier des réseaux sociaux. Elles se révèlent désormais des outils incontournables pour les professionnels et les organisations sur le Web. Déjà, plusieurs entreprises et organisations se basent principalement sur lescore social d'un candidat lors du recrutement. En se fiant uniquement sur son capital social et l'amplification de son message, ils ratent souvent l'objectif.
En favorisant ainsi la naissance d'un nouveau culte du star-système, les nouvelles plateformes de «score social» suscitent de vives controverses auprès des utilisateurs. Aujourd'hui, la science du Web social se trouve encore à ses premiers balbutiements. Même si on peut déjà s'émerveiller devant les réalisations récentes d'un passé encore jeune, les meilleures années restent encore à découvrir… Avec les outils de mesure d'influence, ce n'est pas tant la valeur des métriques qui fait défaut, comme l'apprentissage des meilleures pratiques. Et, à ce niveau, tout reste encore à faire.
À lire également, un autre très bon article de Neal Schaffer sur Windmill Networking : What's The Meaning of A Klout Score? The Pros and Cons of How The Social Influence is Measured
* Une image utilisée par Mark Schaefer dans une entrevue accordée au début de l'année à un magazine brésilien…
Social Media Billboard : Trois nouvelles listes TOP 20
TOP 20 – Blogues/Chroniques Tourisme, Éducation, Famille/Enfance
Dans cette nouvelle section de mon blogue WordPress, je vous propose de partager mes listes personnelles d’influenceurs des médias sociaux. Ces premières listes ont été électionnées à partir de mes principaux comptes dans les réseaux populaires, et rendues accessibles (en temps réel) dans mon site grâce au nouvel API amélioré de PeerIndex.
Au cours des prochaines semaines, cette nouvelle section continuera d’évoluer, et j’utiliserai éventuellement d’autres outils (comme ceux de Traackr, par exemple) pour dresser mes listes d’influenceurs, histoire de comparer. D’ailleurs, durant les derniers mois, j’ai eu l’occasion de tester plusieurs de ces nouveaux outils, et je vous partagerai également mes observations et commentaires sur chacun d’eux.
Ce nouveau Social Media Billboard a donc pour objectif de regrouper des listes de professionnels reconnus dans les médias sociaux, provenant de tous les secteurs d’activités : de la finance au tourisme, de la santé à l’éducation, du sport à la culture, des entrepreneurs indépendants aux organismes sans buts lucratifs. Et, de les présenter sous forme de palmarès pour permettre d’identifier les influenceurs qui se démarquent le plus dans chaque domaine. Grâce aux API de ces outils, vous pourrez donc consulter l’évolution de ces listes en temps réel à chacune de vos visites sur le site.
Je vous invite donc à consulter régulièrement ces listes au fil des prochaines semaines, et à y contribuer pour les améliorer en ajoutant directement vos commentaires, et vos suggestions de nouvelles entrées.
TOP 20 – Blogues et chroniques – Tourisme, Éducation et Famille/Enfance (Québec)
À moins d'une dizaine de jours de la fête de Noel, voici trois nouvelles listes TOP 20 des meilleurs blogues et chroniques sur le tourisme/voyage, l'éducation et la famille/enfance au Québec, classées avec l'outil de PeerIndex. Des listes regroupant des blogueur(se)s et des chroniqueur(se)s qui traitent régulièrement de ces trois sujets en privilégiant l'apport des nouvelles technologies d'Internet et des médias sociaux.
Bien sûr, ce sont des listes personnelles, donc partielles et incomplètes. Si vous pensez qu'un blogueur/chroniqueur devrait y figurer, l'application de PeerIndex vous permet d'ajouter son nom directement dans la liste, en inscrivant son identifiant Twitter (@nom) dans la fenêtre à cet effet en haut à droite (voir ADD MEMBER). Je vérifie régulièrement mes listes pour y ajouter de nouveaux influenceurs. N'hésitez pas non plus à commenter et à partager dans vos réseaux.
TOP 20 – BLOGUES/CHRONIQUES TOURISME (QUÉBEC)
TOP 20 – BLOGUES ÉDUCATION (QUÉBEC)
TOP 20 – BLOGUES FAMILLE/ENFANCE (QUÉBEC)
TOP 20 – BLOGUES RADIO/TV – WEB/TECHNO (QUÉBEC)
TOP 20 – BLOGUES PRESSE/WEB – WEB/TECHNO (QUÉBEC)
TOP 20 – MÉDIAS PRESSE/WEB – WEB-TECHNO (QUÉBEC)
La petite histoire des palmarès et l’empire des camelots!
Les palmarès, ou listes de classements (charts), ne datent pas d'hier. Au début des années 1900, elles ont largement contribué à ériger les fondements de plusieurs industries médiatiques et culturelles comme la télévision, la radio, le cinéma, la musique, et la littérature. (Lire : Comment définir l'influence dans les médias sociaux).
En fait, les palmarès sont apparus aussitôt qu'en 1894 avec le Billboard Magazine aux USA qui couvrait la popularité des foires publiques. À la même époque, avant que les premiers enregistrements phonographiques ne deviennent populaires en France, on compilait les ventes de partitions musicales imprimées. Les plus gros succès pouvaient s’écouler jusqu’à 400 000 copies, vendus par des camelots dans la rue.
Ceux qui savaient lire les partitions musicales retournaient souvent dans la rue pour y interpréter ces chansons, et vivre à leur tour de la musique. À la veille de la Grande Guerre, les spectacles des «chanteurs de rue» sont devenus très populaires, et occupaient littéralement les rues achalandées de Paris. C’était la naissance du show-business moderne avec les premiers palmarès de ventes de partitions, imaginée par un distributeur futé qui avait vu venir la popularité des «petits formats».
L'impact des «hit-parade» et le magazine Billboard aux USA
Aux États-Unis, au tournant du siècle, le magazine Billboard se concentrait sur des palmarès d’achalandage des activités du Bailey and Ringling Bros. Circus qui se déployaient à travers tout le pays. D’une ville à l’autre, ces palmarès servaient uniquement de levier promotionnel pour les ventes de billets. Mais, on s’est vite rendu compte que l’attrait de ces listes auprès du grand public pouvait également servir de levier pour d’autres secteurs d’activités.
En même temps, avec l’invention du gramophone et de la radio, la musique devint rapidement très populaire, et dès les années 20, avec les premières émissions populaires de Radiola en France, et de KDKA à Washington, aux USA, le magazine Billboard prit le virage musical qu’on lui connaît encore aujourd’hui. En fait, c’est en 1936 que le magazine américain introduisit son premier «Hit-Parade», suivi du «Music Popularity» au début des années 40. Et, en pleine heure de gloire d’Elvis, le Billboard publia enfin ses «Top Charts» avec les ventes de 45-tours et de fréquence radio.
Aujourd’hui, le magazine Billboard se déploie largement sur le Web, et continue d’être une source inépuisable de contenus sur l’industrie de la musique partout dans le monde. Dans le contexte actuel d’Internet et des médias sociaux, Social Media Billboard (SMB) se veut une version adaptée pour les professionnels des médias sociaux.
À l’ère des médias sociaux : des leçons à tirer des palmarès!
Si l’industrie de la musique a donné naissance aux premiers palmarès populaires, le phénomène ne lui est cependant pas resté unique. Les industries naissantes des médias et du show-business ont vite adoptés le pas de danse, et repris la recette du Billboard pour ériger de véritables empires financiers.
Les «mass-médias», comme la radio et la télévision, furent probablement les nouvelles grappes industrielles les plus fructueuses des années 40-50. À l’époque des «Mad Men», il fallait encore s’assurer du contrôle. Pour mesurer le succès d’une campagne de pubs ou de marketing, on calculait encore le ROI en espèces sonnantes. Aujourd’hui, on peut certainement tirer des leçons intéressantes de l’histoire des palmarès.
Qu’en pensez-vous ? Exprimez votre opinion, et partagez vos commentaires aves les autres lecteurs. Croyez-vous que les listes-palmarès peuvent constituer des leviers valables dans les entreprises et les professionnels ?
Génération C : l’utilisateur devient le nouveau ROI
L'ère du consomm'acteur!
À l’ère des médias sociaux, et de la socialisation des organisations, le client s’avère plus que jamais le ROI. Tandis que l’accès aux nouvelles technologies et l’économie d’abondance favorisent les consommateurs en ligne, les marques s’efforcent de trouver de nouvelles façons d’établir une nouvelle relation de confiance avec leurs clientèles. Ils doivent apprendre à échanger et communiquer plus ouvertement avec eux, et à les impliquer davantage dans le processus.
Le pouvoir des contenus générés par les utilisateurs
Parce qu’ils constituent les utilisateurs de première ligne, leur influence sur les autres représente un enjeu majeur pour les entreprises. Ils peuvent se révéler les meilleurs ambassadeurs, comme les pires détracteurs. Les entreprises doivent donc intégrer des nouvelles notions de marketing d’influence et de recommandations dans leur stratégie, et placer les utilisateurs au centre de leurs principales priorités. Car, ces nouveaux consommateurs-utilisateurs, qu’on appelle désormais la Génération C, représentent à coup sûr leur meilleur retour sur l’investissement. (À consulter : Socially Devoted To You – What’s The ROI of Being Attentive To Your Customers, une infographie de DemandForce/ColumnFive, via le site de mon ami espagnol Alfredo Vela Zancada – TICS y formacion)
Pour bien saisir l’impact de ces nouveaux influenceurs, il suffit de penser au formidable pouvoir des contenus qu’il génèrent et diffusent quotidiennement sur les réseaux sociaux. Selon les plus récentes études, plus de 90% des consommateurs se fient désormais aux recommandations émises par leurs amis ou leur famille avant d’acheter. La publicité traditionnelle n’a plus guère d’impact réel sur eux. Les contenus générés par les utilisateurs et le marketing de recommandations se trouvent dorénavant au cœur d’une nouvelle culture d’entreprises, une nouvelle manière de faire des affaires dictée par les nouveaux consommateurs branchés.
C’est ce que l’équipe du TrendWatching a voulut démontrer en 2004, en introduisant une vaste étude axée sur les comportements des nouveaux consommateurs. Depuis, le magazine américain, continue de publier son rapport annuel des grandes tendances de consommation de la nouvelle Génération C.
Génération C : Des baby-boomers à la génération Z !
En 2012, en pleine effervescence des médias sociaux, ce serait cependant une erreur de se limiter à la génération Y. Aujourd’hui, les nouveaux consommateurs branchés de la Génération C se retrouvent parmi toutes les couches de la société, et sont actifs dans chaque groupe d’âge. Des baby-boomers, qui gardent contact avec leurs proches et prolongent leur carrière, aux générations X et Y qui s’en servent désormais au boulot, ou la nouvelle génération Z, dont une première cohorte vient de débarquer sur le marché du travail, chaque utilisateur trouve désormais son compte à travers les réseaux sociaux. Et, dans moins de 15 ans, il y aura la génération Alpha pour prendre la relève, revendiquant à son tour ses propres règles du jeu.
Au cours du dernier siècle, la sociologie a beaucoup évolué. Les cycles générationnels se sont forcément adaptés à l’évolution accélérée de notre société technologique, et les générations se renouvèlent plus rapidement. En 2012, les femmes repoussent leur première naissance dans la trentaine pour donner un meilleur élan à leur carrière. La sociologie générationnelle conventionnelle (basée sur la période moyenne de reproduction – 16 à 18 ans) de Mannheim a depuis cédé la place à une approche axée davantage sur les comportements de consommation.
Aujourd’hui, chaque nouveau consommateur-utilisateur de la Génération C, de 15 à 75 ans, représente un enjeu important pour les entreprises. Ce qui les relie, c’est la façon d’utiliser les nouvelles technologies et les réseaux sociaux pour satisfaire leurs besoins. (À lire aussi sur ce site : L'influence dans les médias sociaux : le pouvoir de la Génération C)
Contenus + consommation = consomm’action
Si elles veulent rejoindre ces nouveaux influenceurs, et se positionner à leur tour comme des leaders auprès des nouvelles clientèles, les organisations doivent chercher à mieux comprendre ce qui motive chacun dans sa recherche et son processus d’acquisition. Ils doivent être à l’écoute, et leur donner la parole.
Fort conscients du pouvoir que leur apportent les nouvelles technologies et les médias sociaux, les nouveaux consommateurs de la Génération C profitent de cette position de force pour revendiquer une influence toujours plus grande. En s’exprimant sur leurs expériences, ils tiennent à ce qu’on les écoutent, et réclament un rôle plus actif dans le processus commercial. C’est le règne des nouveaux consomm’acteurs qui s’amorce.
Pour répondre aux nouvelles attentes de la Génération C, les marques et les entreprises doivent donc leur offrir davantage, et miser sur la qualité et la valeur ajoutée d’une expérience complète et enrichissante. En 2013, les entreprises sont condamnées à l’excellence. De l’expérience à la livraison, de la consommation jusqu’au service après vente, tous les aspects doivent correspondre aux nouvelles exigences des utilisateurs.
Et, dans quelques années, les entreprises encore actives sur le Web social réaliseront que la satisfaction du client/utilisateur s’avère finalement leur meilleur retour sur l’investissement. Avec l’arrivée en force de la nouvelle Génération C, le client redevient le ROI du village.
Qu’en pensez-vous ? L’avenir des entreprises dans les médias sociaux repose-t-il sur la Génération C ? Commentez cet article, et partagez votre opinion sur le sujet avec nos lecteurs.
À venir dans cette nouvelle colonne sur la Génération C : Les 7 types de consommateurs branchés.
REUSSIR DANS LES RESEAUX SOCIAUX : LA CLE DE L’INFLUENCE
Après un an de recherches, d'expérimentations et de rédaction, je peux enfin vous parler de mon nouveau livre : Réussir dans les médias sociaux : la clé de l'influence! En près de 165 pages, ce nouvel ouvrage décrit clairement les enjeux et les avantages pour les professionnels de se positionner en tant qu’influenceurs dans les médias sociaux.
Rappelant la petite histoire des palmarès dans la société industrielle, j’établis le parallèle avec l’essor fulgurant du marché actuel du «web analytic» à l’ère numérique. J’explique comment la définition du ROI (retour sur l’investissement) pour les entreprises change avec les médias sociaux, et je présente les principaux avantages pour les professionnels.

En m’appuyant sur les fondements de l’influence et de l’engagement dans les réseaux sociaux, tels qu’observés par les plus éminents spécialistes, je décris les différents types d’utilisateurs et d’influenceurs qu’on retrouve sur le Web social. Dans un langage facile à comprendre, je décris les différentes étapes à suivre pour identifier et suivre les influenceurs dans son secteur, et devenir à son tour un leader dans les réseaux sociaux.
En vous décrivant mes expérimentations personnelles, je vous propose une sélection des meilleurs outils de mesure d’influence accessibles sur le Web. Je vous fais également part de mes premières impressions des nouveaux outils de curation de contenus et de graphe social qui émergent depuis quelques temps.
Réservez votre copie en ligne, et obtenez 25% de réduction
Après avoir parcouru les sept chapitres du livre vous aurez une vision plus globale de la notion d’influence sur le Web. Vous saurez reconnaître les avantages, et éviter les écueils à travers chacune des étapes pour devenir vous-même un leader dans votre domaine. Vous aurez alors en main la clé de l'influence!
Profitez de l’offre de pré-lancement ! Soyez parmi les premiers à réserver et commander votre exemplaire en ligne, et obtenez une réduction de 25% sur le prix régulier. En plus de la version numérique, recevez une copie dédicacée par la poste. Bonne lecture !
Pour commander, écrivez-moi à : raymondmorin58@gmail.com
2012 : Developpez votre profil social
Objectif 2012 : Développez votre profil social!
En 2012, la question d'influence et d'engagement dans les médias sociaux continuera de susciter d'intenses débats. Dans la foulée des outils de mesure les plus populaires (Klout, PeerIndex, Empire Avenue), en 2011, on a vu émerger une multitude de nouvelles plateformes et d'applications qui proposent leur propre analyse de l'influence dans les réseaux sociaux. Mais, si la mesure de l'efficacité et de l'engagement à travers les médias sociaux s'avère mesurable et quantifiable, l'influence d'un individu ou d'une marque ne se limite pas seulement au Web, et déborde souvent dans la vraie vie. (À lire sur @Locita :L'influence dans les médias sociaux – Une tendance lourde en 2011)
Néanmoins, ces outils de mesure demeurent pertinents, dans la mesure où ils permettent d'évaluer et analyser l'efficacité des campagnes dans les réseaux sociaux. Même s'ils ne révèlent que certaines facettes de l'activité, ils permettent de calculer et de justifier le ROI de l'opération. S'il veut devenir un influenceur dans son domaine, le professionnel doit pouvoir mesurer les résultats de son approche, de manière à réagir et corriger le tir. S'il veut développer sa présence, et améliorer continuellement la portée de ses interventions dans les médias sociaux, il devra donc se fier sur différents outils pour obtenir une mesure qui corresponde à ses critères.
C'est dans cette optique que j'ai décidé d'apporter des modifications à mon blogue, de manière à pouvoir fournir un meilleur aperçu de mon «Profil social». J'ai commencé par y intégrer ma nouvelle carte MiniXeeMe, qui permet d'accéder directement d'un seul clic à mon profil social dans près de 40 plateformes sociales et groupes de discussions. Cette nouvelle plateforme donne accès à plus de 200 médias sociaux différents, et permet à l'utilisateur de se connecter à d'autres professionnels du Web dans plus de 25 pays à travers le monde.
Pour compléter mon profil social, j'ai rajouté des liens et des widgets qui permettent dorénavant de suivre mon score selon les trois principaux outils de mesure que j'utilise : Empire Avenue (EAv), Klout, et PeerIndex. J'ai également intégrés les liens vers trois nouvelles plateformes que j'ai adopté récemment:
* PROskore, qui analyse également le profil professionnel et le CV de l'utilisateur, et le poids des contacts dans le site,
* XeeMe, qui accorde un score global de l'activité pour l'ensemble de l'activité dans les réseaux sociaux connectés au profil,
* Marketing Grader, de HubSpot, qui analyse la performance, à trois niveaux, dans les principaux réseaux,
Grâce aux widgets disponibles, on peut suivre en temps réel, l'évolution de mon score sur Empire Avenue (EAv), sur Klout et sur PROskore, dans la page «Profil social» .
Une présence accrue dans les réseaux sociaux
En 2012, pour devenir eux-mêmes des influenceurs du Web dans leur domaine, les professionnels de tous les domaines, les entrepreneurs indépendants et les chefs de PME devront assurer une présence accrue, et soutenue, dans les réseaux sociaux pour obtenir la confiance des autres influenceurs.
Au cours des dernières semaines, à l'invitation de nouveaux contacts sociaux, j'ai accepté de participer comme bêta testeur à de nouvelles plateformes sociales qui proposent une approche différente de l'engagement, basée sur la recommandation des pairs. Le site Connect.me me permet notamment de développer mon réseau de contacts sociaux en reliant mes profils et listes d'abonnés dans près d'une douzaine d'autres plateformes. On peut donc savoir plus facilement dans quelles autres plateformes sociales se retrouvent également nos contacts, et établir de nouveaux liens vers nos autres pages sociales. Dans Connect.me, c'est par l'attestation (vouch) de ces relations qu'on augmente son niveau de confiance (trust).
Puisqu'il faut désormais gérer son temps de manière à soutenir une présence accrue à travers les réseaux sociaux, on doit aussi permettre aux utilisateurs d'accéder rapidement aux meilleurs contenus. La nouvelle plateforme Twylah regroupe, à chaque semaine, les tweets les plus consultés de son fil Twitter, pour les présenter selon les thématiques les plus populaires, avec liens, images et vidéos provenant de la source.
Finalement, j'ai rajouté le bouton de ma page Twylah et celui de ma page XeeMe à la fenêtre «Réseaux sociaux» de la colonne de droite, et intégré une nouvelle fenêtre affichant en temps réel le fil de mes cinq plus récents tweets sur Twitter.
Ce sont les principaux changements que j'ai apporté à mon site pour tenter de faire rayonner davantage mon profil social. Qu'en pensez-vous? Partagez vos commentaires et suggestions.
2012 : Devenir un influenceur des médias sociaux
En 2012, devenir un influenceur des médias sociaux, un enjeu majeur!
Comme plusieurs observateurs de la blogosphère et des médias sociaux, je crois que l'année qui s'en vient sera déterminante pour les entreprises et les marques sur le Net. De plus en plus conscientes qu'on doit dorénavant les retrouver dans les réseaux sociaux, les compagnies et les organisations voudront s'y assurer une niche pour rejoindre et attirer leur clientèle. Les entrepreneurs et les dirigeants d'organismes rivaliseront pour devenir des influenceurs des médias sociaux dans leur domaine.
En 2012, la mesure de l'influence et de l'engagement dans les médias sociaux demeurera un enjeu majeur, autant pour les professionnels que pour les entreprises et les organisations. Depuis plus d'un an, j'étudie la notion d'influence sur le Web dans un contexte professionnel, et ce printemps, je publierai un livre (en français et en anglais) qui regroupera les résultats de mes recherches, appuyé d'études, d'entrevues et de réflexions. On peut déjà en lire des extraits sur le site de l'agence de développement économique et de marketing de contenus Intelegia, avec qui je collabore comme blogueur-invité. J'ai donc ouvert une nouvelle section : «Blogueur-invité», où en plus de mes billets sur Intelegia, on y retrouve également mes articles publiés dans le webzine techno français Locita.
De plus, j'ai créé une nouvelle page : «Influence médias sociaux», qui regroupe tous les autres articles et billets que j'ai publié au cours de l'année, concernant la notion d'influence et d'engagement dans les réseaux sociaux et les différents outils de mesure. Dans cette nouvelle section du site, on peut donc suivre (en temps réel) l'évolution du classement de trois listes de professionnels du Web montées avec l'outil de PeerIndex. Plus de 2000 professionnels de tous les secteurs d'activités, réunis sur trois listes, dont certaines ont déjà été visitées près de 12000 fois au cours des derniers mois :
- Professionnels du WEB (Québec/NB) – 1128 entrées/11 555 visites (au 19/12/2011)
- Professionnels du WEB (francophonie) – 571 entrées/4314 visites (au 19/12/2011)
- WEB Influencers (World) – 1878 entrées – 7185 visites (au 19/12/2011)
KLOUT : UNE MORT ANNONCÉE?
KLOUT : UNE MORT ANNONCÉE?
UNE SEMAINE INFERNALE, MALGRÉ UNE LEVÉE DE FONDS DE 30 MILLIONS $
Depuis que Klout a apporté les changements à son algorithme, la startup californienne a vécu une véritable semaine d’enfer. Malgré la levée de 30 millions de dollars avec la firme Kleiner Perkins (ce qui lui permet de faire grimper son évaluation à plus de 200 Millions $), Klout a été sérieusement ébranlé par le flot incessant de critiques et d’abandons. La firme de San Francisco ne révèlera jamais les chiffres exacts, mais partout sur le Net les désaffections se multiplient.
Dès le lendemain des changements, les réactions n’ont pas tardées. Dans un premier billet sur @Locita, KLOUT : Des changements majeurs! Dans le bon sens? j’apportais quelques explications sur la nature des modifications. À première vue, le simple fait qu’on accordait dorénavant une réelle valeur à l’activité dans les autres réseaux sociaux (plus seulement Twitter) apparaissait comme une bonne nouvelle. On pouvait croire que Klout délaissait enfin les mesures exclusivement quantitatives pour se tourner davantage vers des indices qualitatifs.
En fait, en y regardant de plus près, et en analysant les incidences plus en détail, on comprend qu’il n’en est rien. Plus que jamais, l’algorithme priorise la mesure des «impressions». Dans un deuxième billet, sur @Virage 2.0 : KLOUT : La Nuit des Morts-Vivants, je révèle les véritables motivations purement commerciales, reliées au programme Klout Perks. Pour l’entreprise de San Francisco, il semble que le temps soit venu de rendre des comptes (ROI) aux annonceurs et aux partenaires d’affaires. Après tout, pour une levée de fonds de 30 Millions $, plusieurs startups (bien que ce ne soit plus vraiment un démarrage après trois ans…) en aurait fait tout autant. Des nouveaux locaux, et un personnel en constante croissance (aux dernières nouvelles, plus de 45 salariés), faut bien que ça se paie!
LA KLOUTPOCALYPSE ET LE MOUVEMENT OCCUPY KLOUT
Dans son blogue, Jason Yormark (VP Strategies 360, Seattle) parle même d’apocalypse : Have You Survived The KloutPocalypse, en se moquant gentiment de l’importance que certains y accordent. Aussitôt, son blogue était relayé et commenté sur TwitteRadar par @Twitterman : KloutPocalypse : changement de l’algorithme de notation de Klout. En France, plus particulièrement, le Klout Score est quasiment devenu un culte de l’image, du personal branding (certains parlent de personal branling) avec le palmarès de MinuteBuzz.
Il n’en fallait pas plus pour que s’organisent, un peu partout dans la blogosphère, des mouvements de contestations : Occupy Klout a vite vu le jour, aussitôt relayé par le Blog du Modérateur : Occupy Klout, les indignés de Klout : Why U So Serious?. Quelques jours plus tôt, sur le blogue de BoumBox, on suggérait même aux internautes Comment hacker Klout. Le mouvement ne date pas d’hier.
En fait, durant toute la semaine, on a sentit la rogne se répandre chez les professionnels du Web. Une profonde déception qui s’est traduite par une désaffectation généralisée. Pour plusieurs, les changements se sont avérés catastrophiques. En effet, comment expliquer à un client que son Klout score vient de chuter de 30 à 16 points lorsqu’on ne nous fournit aucune explication? Pour plusieurs, c’est le début de la fin. À leurs yeux, l’outil de mesure de l’influence dans les médias sociaux que propose dorénavant Klout, avec tous ces changements, n’a plus aucune crédibilité.
Il est peut-être encore trop tôt pour statuer. Mais, on peut assurément affirmer que dans la tempête, Klout a perdu des plumes, et que son statut de «Standard for the Influence» en a pris pour son rhume. Bien que l’entreprise ne révèlera jamais les véritables statistiques, plusieurs milliers d’utilisateurs auront probablement déjà fermés leur compte au moment où vous lirez ce billet.
Et vous? Qu’en pensez-vous? Allez-vous continuer d’utiliser Klout comme mesure de votre activité dans les médias sociaux? Partagez vos commentaires et opinions.
.
Virage 2.0 
