Pour entreprendre le virage des médias sociaux

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Génération C : Le choc des générations

posted by Raymond Morin on Vendredi, avril 26th 2013

par Raymond Morin

La sociologie générationnelle : une science qui évolue!

Au début du siècle dernier, le sociologue allemand Karl Mannheim soutenait que les générations se renouvèlent à chaque période de 16 à 18 ans, soit le temps nécessaire pour assurer une descendance. Son étude relevait notamment le fait que les grands changements sociaux qui caractérisent les générations s’inscrivent durant cette période d'évolution. C'était alors tout à fait logique de croire que les générations peuvent s'analyser et se comprendre sur des périodes déterminées.

getimageCe n’est toutefois qu’à la fin des années 80 que cette notion a vraiment évolué avec la parution du livre «Sociologie des générations, l’empreinte du temps». Dans son ouvrage, la française Claudine Attias-Donfut avançait alors que la sociologie générationnelle ne correspondait déjà plus à la complexité de notre société en constante évolution. Qu’il fallait donc s’attarder davantage aux comportements qui caractérisent les nouvelles générations.

La Génération C : Au coeur d'un nouveau pouvoir économique! 

Depuis les premiers balbutiements d’Arpanet en 1969, l’humanité fut entrainée dans une profonde mutation technologique et sociologique. Près de quarante-cinq ans plus tard, l’utilisateur d’Internet se retrouve plus que jamais au centre de cette importante révolution sociale.

À travers le maelstrom de l’ère numérique, le choc des générations soulève des vagues de fond qui touchent tous les secteurs de l’économie mondiale. Des aînés de la génération silencieuse (1929-1944) aux baby-boomers de l’après-guerre (1945-1961), jusqu’aux générations X (1962-1978),  et Y (1979-1994), chaque nouvelle génération fut porteuse de changements majeurs qui ont modifié le cours de leur société contemporaine. 

Avec l’arrivée de la Génération Z, les premiers natifs numériques (nés après 1994), sur le marché du travail, les entreprises se voient contraintes de changer leurs méthodes de travail et de collaboration. L’utilisateur, qui tient un rôle toujours plus déterminant dans la révolution des médias sociaux et des technologies mobiles, impose une révision en profondeur des approches de vente et de marketing. Grâce aux nouvelles technologies il est devenu un consomm'acteur ; il recherche la meilleure qualité/prix sur toute la ligne.

Pour réussir, l’entrepreneur 2.0 doit adopter une nouvelle attitude pour se rapprocher de cette nouvelle clientèle. Pour rétablir la communication, il doit faire preuve d’ouverture, de réceptivité et de support auprès des nouveaux utilisateurs des médias sociaux, de 12 à 75 ans. Il doit tenter de mieux comprendre les motivations et aspirations des nouveaux consomm'acteurs qu'on regroupe désormais sous la Génération C. (lire aussi : Génération C : Une question de connexion)

(NDLR: Cet article a été publié initialement dans le webzine français Locita – 26 septembre 2011)

Qu’en pensez-vous? Exprimez votre opinion et partagez vos idées sur la Génération C.

 

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Marketing d’influence : Quand l’utilisateur devient ambassadeur

posted by Raymond Morin on Samedi, février 16th 2013

Par Raymond Morin

L'icône de «l'excellence à l'américaine»!

Depuis la fondation de la Cadillac Automobile Company, à Detroit en 1902, la célèbre marque s’est imposée comme la référence de l’ingénierie automobile, et le symbole de la réussite sociale. Son nom, comme son logo, se sont inscrits dans l’imaginaire populaire comme des icônes de «l’excellence à l’américaine».

LogoCadillacAvec la marque Cadillac, General Motors a su bâtir un branding de leadership et d’autorité qui ne s’est jamais démenti. Depuis plus d’un siècle, Cadillac figure comme marque leader parmi les constructeurs automobiles. Pour les consommateurs, c'est le symbole de la qualité. «We don’t just make luxury cars. We make Cadillacs» .

Lauréat du prestigieux prix annuel du «Meilleur véhicule routier en Amérique du Nord», décerné par le North American International Auto Show (NAIAS) en janvier dernier, la nouvelle Cadillac ATS continue d’accumuler les prix et les récompenses, (lire aussi : La Cadillac ATS 2013 accumule les honneurs, par Luc Gagné, sur Sympatico.ca Autos)

Une série Web-télé et une campagne multi-plateformes axée sur l'expérience

En juillet 2012, General Motors a décidé d'innover, et de sortir des sentiers battus. Pour lancer son nouveau modèle de berline à propulsion, la Cadillac ATS, GM s’est attaqué directement au marché international des européennes, d’Audi, BMW et Mercedez-Benz, en voulant démontrer la fiabilité du véhicule à toutes épreuves, et le plaisir de conduite qu'il offre dans toutes les conditions. 

Pour réaliser la campagne Web-télé «Cadillac ATS à l’épreuve du monde»General Motors a fait appel au commentateur Ross Thomas, et au conducteur professionnel Derek Hill, pour aller tester le véhicule sur les routes les plus difficiles du monde. Avec toute l’équipe de tournage, ils se sont rendus en Patagonie, aux fins fonds de l’Argentine, dans le désert aride du Maroc, dans les montagnes rocheuses de la Chine, et dans les rues de Monaco pour tourner des séquences vidéo enlevantes.

La bande-annonce de la série de quatre épisodes, réalisée par le cinéaste Joe Berlinger et le spécialiste de la vidéo automobile, Jeff Zwart, fut d’abord présentée sur le site officiel de Cadillac, quelques jours avant le début des Jeux Olympiques de Londres. Avant d'être diffusée en grande pompe sur la chaîne YouTube de l'entreprise, et les principaux réseaux de télévision, durant la cérémonie d'ouverture.

Dès le départ de la campagne, l'entreprise a adopté une stratégie de multi-plateformes pour faire la promotion de la nouvelle Cadillac ATS dans les médias et sur le Web. Après un déploiement sur les principales plateformes sociales (Facebook, Google+, Twitter) et sites de partages de fichiers photos (Pinterest, Instagram), GM a continué d'alimenter régulièrement la série de 4 épisodes WebTV sur sa chaîne YouTube, qui affiche déjà plus de 63 000 abonnés, et près de 12 millions de vues. 

Miser sur le marketing d'influence pour amplifier le message

Parallèlement à sa campagne Web-télé, General Motors a également voulut pousser l'expérience «sociale» plus loin en la portant au niveau des utilisateurs. En s'associant à Klout pour identifier les influenceurs des médias sociaux (affichant un score social de plus de 60), pour leur proposer un essai routier de 3 jours de la Cadillac ATS, GM a misé sur le marketing d'influence et une campagne d'ambassadeurs pour prolonger la diffusion le message. 

Convaincu de la qualité optimale de conduite de sa nouvelle berline sportive de luxe, General Motors n'a pas hésité non plus à jouer la carte de l'«expérience extrême» en proposant aux participants de s'inscrire aussi à la Cadillac Vacademy, au Spring Mountain Motorsports Ranch. On peut parier que l'apprentissage et les essais routiers des «acamédicien(ne)s» fera l'objet d'une nouvelle série Web-télé.

N'osant pas aller jusqu'à m'inscrire à ces cours, je n'ai quand même pas su résister à la tentation de participer à cette promotion spéciale «Klout Perks» lorsqu'on me l'a proposée. N'ayant aucune aspiration à devenir chroniqueur-automobile, et n'étant pas un «gars de char», j'ai sauté sur l'occasion de vivre une expérience de conduite hors-pair, et de tester la valeur «sociale» de ces campagnes de marketing d'influence. 

Mon expérience «sociale» avec la Cadillac ATS 2013

Mon expérience «sociale» avec l’essai routier de la nouvelle Cadillac ATS 2013 m’a permis de constater que la réputation de la marque n’est pas surfaite. La qualité du service est à la hauteur, et les responsables de la campagne «Cadillac ATS vs The World» semblent avoir très bien compris la notion d’ambassadeurs vs influenceurs, et que ce qui peut motiver les utilisateurs à devenir des ambassadeurs ne peut pas se monnayer, ni se commanditer. La véritable valeur de leur engagement reposera justement sur leur indépendance et leur authenticité. (Lire aussi : Social Media Influencers vs Social Media Ambassadors – What Is Their True Value ?). Lorsqu’elle m’a remis les clés, après m’avoir expliqué les principales fonctionnalités, la représentante m’a tout simplement souhaité une belle expérience. Aucun autre engagement ; juste apprécier et partager l’expérience! 

Et, même si je n’ai jamais été un «gars de char», j’en ai profité pleinement, et surtout, j’en ai fais profiter à mon entourage. À commencer par mon beau-père, atteint d’Alzheimer, qui s’est mis à rayonner à nouveau lorsque je lui ai proposé une ballade. Il y avait bien longtemps qu’on ne lui avait pas vu les yeux aussi brillants. Et, mon beau-frère qui a vécu l’expérience dont il a rêvé toute sa vie. Le lendemain, il dînait avec un copain qui veut changer d’automobile. De quoi ont-ils discuté ce jour-là croyez vous? 

Photo : Cadillac.com

Mais, comme je le mentionnais, je n’ai jamais eu aucune prétention à devenir un chroniqueur-automobile, et mes connaissances de la mécanique se limitent à déceler des bruits suspects sous le capot, ou à reconnaître les voyants d’alerte qui s’allument sur le tableau de bord. Mon beau-frère m’a d’ailleurs servi de pilote d’essai. Je le remercie à mon tour pour avoir su me faire apprécier la tenue de route impeccable et les différentes caractéristiques qui font de la Cadillac un véhicule aussi convoité. Durant la randonnée, c'est lui qui est devenu l'influenceur. 

Pendant ce temps, je me suis plutôt amusé à découvrir les différentes fonctionnalités du système d’infodivertissement CUE (pour Cadillac User Experience). Il permet notamment de synchroniser son iPhone, et de recevoir ou de placer des appels en mains-libres à partir de sa liste de contacts. On peut également consulter une carte routière, activée par un système GPS efficace, et qui peut se pincer et s’agrandir de façon tactile. À partir de l’écran, on peut aussi sélectionner la radio HD, et répartir les haut-parleurs aux quatre coins de l’habitacle, activer le lecteur CD intégrer, et actionner les commandes système de climatisation. On peut également sélectionner les commandes vocales, et lorsqu’on fait marche arrière, l’image de la caméra de recul occupe automatiquement l’écran.  De plus, le tableau de bord est également muni d’entrées USB qui permettent de connecter d’autres appareils.

Mais, comme plusieurs chroniqueurs le déplorent, le système CUE n’est pas encore tout à fait au point. L’écran tactile ne répond très bien, et il comprend tellement de fonctionnalités et de gadgets qu’il faudrait passer plusieurs heures à feuilleter le manuel pour tout explorer.

Photo : Auto123.comLaissons la parole aux vrais experts

Aussi, pour le mot de la fin, pour le bénéfice des vrais amateurs, je laisserai la parole aux vrais experts, deux chroniqueurs-auto qui sont de véritables influenceurs dans le domaine de l’automobile ; les pilotes Carl Nadeau, de ZTélé, et Justin Pitchard, du magazine Auto 123.  Les deux s’entendent pour accorder de très bonnes notes à la Cadillac ATS 2013, mais Carl Nadeau se montre un peu plus sévère avec une appréciation générale de 70%. Je vous laisse donc juger par vous-mêmes. Mais, le mieux est encore de l’essayer vous-mêmes. En attendant, bonne lecture! (Lire aussi : Essai routier de la Cadillac ATS 2013, par Carl Nadeau, de Z Télé, et Essai routier de la Cadillac ATS 2013, par Justin Pritchard, de Auto 123)

Et, pour retrouver les véritables influenceurs (francophones) des médias sociaux dans le domaine de l'automobile au Québec, je vous invite à consulter le nouveau TOP 20 – Blogueurs/chroniqueurs (automobile) Québec sur SocialMedia Billboard. 

 

 

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Marketing d’influence – L’experience «sociale» de Cadillac

posted by Raymond Morin on Dimanche, février 10th 2013

Par Raymond Morin

(Note: Ce billet n'est pas payé, ni commandité. Les propos et les opinions exprimés n'impliquent que son auteur.)  

L'icône de «l'excellence à l'américaine»!

Depuis la fondation de la Cadillac Automobile Company, à Detroit en 1902, la célèbre marque s’est imposée comme la référence de l’ingénierie automobile, et le symbole de la réussite sociale. Son nom, comme son logo, se sont inscrits dans l’imaginaire populaire comme des icônes de «l’excellence à l’américaine».

LogoCadillacAvec la marque Cadillac, General Motors a su bâtir un branding de leadership et d’autorité qui ne s’est jamais démenti. Depuis plus d’un siècle, Cadillac figure comme marque leader parmi les constructeurs automobiles. Pour les consommateurs, c'est le symbole de la qualité. «We don’t just make luxury cars. We make Cadillacs» .

Lauréat du prestigieux prix annuel du «Meilleur véhicule routier en Amérique du Nord», décerné par le North American International Auto Show (NAIAS) en janvier dernier, la nouvelle Cadillac ATS continue d’accumuler les prix et les récompenses, (lire aussi : La Cadillac ATS 2013 accumule les honneurs, par Luc Gagné, sur Sympatico.ca Autos)

Une série Web-télé et une campagne multi-plateformes axée sur l'expérience

En juillet 2012, General Motors a décidé d'innover, et de sortir des sentiers battus. Pour lancer son nouveau modèle de berline à propulsion, la Cadillac ATS, GM s’est attaqué directement au marché international des européennes, d’Audi, BMW et Mercedez-Benz, en voulant démontrer la fiabilité du véhicule à toutes épreuves, et le plaisir de conduite qu'il offre dans toutes les conditions. 

Pour réaliser la campagne Web-télé «Cadillac ATS à l’épreuve du monde»General Motors a fait appel au commentateur Ross Thomas, et au conducteur professionnel Derek Hill, pour aller tester le véhicule sur les routes les plus difficiles du monde. Avec toute l’équipe de tournage, ils se sont rendus en Patagonie, aux fins fonds de l’Argentine, dans le désert aride du Maroc, dans les montagnes rocheuses de la Chine, et dans les rues de Monaco pour tourner des séquences vidéo enlevantes.

La bande-annonce de la série de quatre épisodes, réalisée par le cinéaste Joe Berlinger et le spécialiste de la vidéo automobile, Jeff Zwart, fut d’abord présentée sur le site officiel de Cadillac, quelques jours avant le début des Jeux Olympiques de Londres. Avant d'être diffusée en grande pompe sur la chaîne YouTube de l'entreprise, et les principaux réseaux de télévision, durant la cérémonie d'ouverture.

Dès le départ de la campagne, l'entreprise a adopté une stratégie de multi-plateformes pour faire la promotion de la nouvelle Cadillac ATS dans les médias et sur le Web. Après un déploiement sur les principales plateformes sociales (Facebook, Google+, Twitter) et sites de partages de fichiers photos (Pinterest, Instagram), GM a continué d'alimenter régulièrement la série de 4 épisodes WebTV sur sa chaîne YouTube, qui affiche déjà plus de 63 000 abonnés, et près de 12 millions de vues. 

Miser sur le marketing d'influence pour amplifier le message

Parallèlement à sa campagne Web-télé, General Motors a également voulut pousser l'expérience «sociale» plus loin en la portant au niveau des utilisateurs. En s'associant à Klout pour identifier les influenceurs des médias sociaux (affichant un score social de plus de 60), pour leur proposer un essai routier de 3 jours de la Cadillac ATS, GM a misé sur le marketing d'influence et une campagne d'ambassadeurs pour prolonger la diffusion le message. 

Convaincu de la qualité optimale de conduite de sa nouvelle berline sportive de luxe, General Motors n'a pas hésité non plus à jouer la carte de l'«expérience extrême» en proposant aux participants de s'inscrire aussi à la Cadillac Vacademy, au Spring Mountain Motorsports Ranch. On peut parier que l'apprentissage et les essais routiers des «acamédicien(ne)s» fera l'objet d'une nouvelle série Web-télé.

N'osant pas aller jusqu'à m'inscrire à ces cours, je n'ai quand même pas su résister à la tentation de participer à cette promotion spéciale «Klout Perks» lorsqu'on me l'a proposée. N'ayant aucune aspiration à devenir chroniqueur-automobile, et n'étant pas un «gars de char», j'ai sauté sur l'occasion de vivre une expérience de conduite hors-pair, et de tester la valeur «sociale» de ces campagnes de marketing d'influence. 

Et, j'ai pu constater que la qualité du service est à la hauteur de la réputation de Cadillac. Les responsables de la campagne semblent avoir très bien compris que ce qui motive vraiment les utilisateurs-influenceurs à devenir des ambassadeurs ne peut se monnayer, ni se commanditer. La véritable valeur de leur engagement repose justement sur leur indépendance et leur authenticité (Lire aussi : Social Media Influencers vs Social Media Ambassadors – What Is Their True Value ?).

Dans un prochain billet, je vous partagerai mes commentaires l'expérience «sociale» que j’ai vécu, gracieuseté de General Motors et Klout. Je vous parlerai aussi du système d'infodivertissement CUE de la nouvelle Cadillac ATS, et surtout, je vous raconterai comment j’ai fais plusieurs heureux durant ces trois jours.  À suivre !


 

 

 

  

 

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2013 – L’année du marketing d’influence et de la Génération C

posted by Raymond Morin on Lundi, décembre 17th 2012

L’heure des bilans

Personne ne peut prédire l'avenir ; ni les scientifiques, ni même les Mayas, qui ont pourtant inventé le langage de calcul binaire. À l’aube de 2013, une seule certitude persiste ; notre vie numérique continuera de s’accélérer.

Heureusement, la période des Fêtes nous impose une pause. Ça nous permet de faire le bilan de l’année qui s’achève, et d’en tirer les leçons qui s’imposent pour celle qui s’annonce. À ce chapitre, l’omniprésence des nouvelles technologies mobiles et des médias sociaux, et leur impact grandissant sur tous les aspects de notre vie, furent certes l’un des points marquants de l’année. 

Le début du règne de la Génération C

 À l’ère numérique, Internet et les médias sociaux ne peuvent plus être considérés comme des phénomènes passagers et sans conséquences.  Au cours des derniers mois, le formidable pouvoir de diffusion du Web a joué un rôle clé dans plusieurs changements majeurs de la société, tant au niveau social que politique et économique. L’évolution des nouvelles technologies mobiles a accéléré le processus de transformation de notre société de consommation.

D’utilisateurs passifs, et jusqu’alors plutôt ludiques, les consommateurs branchés de la Génération C ont vite réalisé le pouvoir d’influence qu’ils peuvent dorénavant exercer à travers les médias sociaux. Tout au long de l’année, on a observé une plus grande maturité s’installer chez les utilisateurs. Ils sont parvenus à s’imposer comme des consomm’acteurs, exigeant de s’impliquer dans tous les aspects de la chaîne.

Les organisations et les entreprises commencent à reconnaître l’importance de ces changements, et à intégrer les nouvelles technologies d’Internet et des médias sociaux dans leurs opérations de communications et de marketing. Les professionnels de plusieurs secteurs se tournent désormais vers les réseaux sociaux pour rejoindre leur clientèle. 

Aussi, en 2013, on peut s’attendre à connaître une nouvelle révolution du e-commerce, marquée par le début d’une nouvelle ère ; celle du marketing d’influence et de la Génération C.

13 tendances majeures qui annoncent l’ère du marketing d’influence

En 2012, plusieurs changements importants ont été observés dans l’industrie naissante des médias sociaux. Des tendances qui ont émergées rapidement, suivant l’évolution accélérée des technologies mobiles et des applications qui se sont multipliées. Les consommateurs branchés se sont aussi vite emparés de ces nouveaux outils pour installer leur nouveau pouvoir d’influence.

Parmi toutes ces tendances fortes, qui ont émergées durant l’année, l’importance qu’a occupé le marketing d’influence dans les médias sociaux est déterminante, et marquera une nouvelle ère du marketing Web. Voici 13 tendances majeures du marketing d’influence qu’il faudra surveiller en 2013, tant du côté des consommacteurs (prosumers) que des marques et des entreprises :

 1 – Le règne des consommateurs branchés de la Génération C se confirme. Au cours des prochains mois, le pouvoir d’influence qu’exerce la nouvelle Génération C va s’imposer dans l’économie d’Internet, et changer radicalement la façon de faire des affaires. (voir aussi sur WindMill Networking : Generation C : Prosumers and Maturialism.)

2 – Le marketing d’influence s’inscrit de plus en plus dans les budgets d’entreprises. Les marketeurs et les chefs d’entreprises (CEO) commencent à comprendre l’impact des nouveaux influenceurs de la Générations C, et intègreront davantage ce volet dans leurs campagnes de marketing. (voir BusinessesGrow : Six Hot Trends in Social Influence Marketing)

3 – Les marketeurs recrutent les ambassadeurs chez les utilisateurs. Les marques recherchent dorénavant de nouvelles façons d’engager les utilisateurs de première ligne (Power Users) dans leurs campagnes pour en faire des ambassadeurs. En 2013, la notion d’ambassadeurs vs influenceurs continuera d’alimenter le débat. (voir aussi sur WindMill Networking : Social Media Influencers vs Ambassadors. What Is Their True Value?)

 4 – Après les «mamans blogueuses», voici les «marraines professionnelles sans enfants». Après les «mamans blogueuses», qui ont grandement influencés les entreprises au cours des dernières années, voici venir les «marraines professionnelles sans enfants» (PANK), indépendantes, branchées et fortunées. (Voir Savvy Auntie : Professional Aunt No Kids)

5 – L’Internet de l’objet et les technologies mobiles favorisent l’offre personnalisée. Les consommateurs branchés de la Génération C prennent encore plus d’importance avec le phénomène de l’Internet de l’objet et des technologies mobiles, qui permettent d’enregistrer tout ce qu’un utilisateur fait. De cette manière, l’évolution des technologies de géolocalisation et du paiement mobile favorisera l’offre personnalisée des commerçants. (voir RF1 – L’internet des objets – Le nouvel eldorado du numérique)

6 – Les entreprises et les professionnels adoptent le rôle d’éditeurs de contenus Web. Grâce aux nouvelles technologies de diffusion et d’automation, les entreprises intègrent mieux les différentes stratégies de marketing de contenus, et adoptent plus facilement le rôle d’éditeur de contenus Web qui leur permet de s’affirmer dans les réseaux sociaux. En 2013, on verra l’émergence d’une nouveau métier ; celui de chef des contenus (Chief Content Officer) (voir aussi sur Virage 2.0 : Curation de contenus – Penser comme un éditeur Web)

 7 – La notion de partage s’impose dans la nouvelle économie des médias sociaux. Parallèlement, l’influence de la Génération C force aussi une nouvelle approche plus sociale des entreprises, basée sur des valeurs plus équitables de partage. La consommation responsable, l’échange équitable et le financement social s’inscrivent dans les nouvelles habitudes des consommateurs. Dans cette nouvelle économie non-marchande, les entreprises devront dorénavant apprendre à donner avant de recevoir. (voir The Week : The Sharing Economy – The Next Big Business Trend)

8 – Les marques apprivoisent les médias sociaux, et se tournent davantage vers leur service à la clientèle. Les entreprises maîtrisent plus facilement les nouvelles technologies d’Internet et des médias sociaux, et comprennent mieux leur position face à la Génération C des consommateurs branchés. Pour assurer leur leadership, ils visent l’amélioration de leur système de gestion du service à la clientèle (Customer Relationship Management System). (voir aussi sur WindMill Networking : Generation C – Where The Customer Finally Becomes The King)

9 – Des récompenses offertes aux utilisateurs en puissance (Power Users). Pour susciter l’engagement des influenceurs, les entreprises invitent désormais les utilisateurs en puissance à devenir des consommateurs de première ligne (presumers), en leur offrant des récompenses pour leur contribution. Avec les programmes de Klout (et Wahooly), ce phénomène prendra encore plus d’ampleur en 2013. (Voir Venture Beat : How Wahooly (and Klout) Are Going To Turn Your Klout Score in Cash…)

10 – Le score social se révèle un critère de recrutement et d’embauche pour les DRH et les universités. L’influence dans les médias sociaux, et le score social, deviennent de nouveaux critères de recrutement et d’embauche pour les DRH des grandes marques. La nouvelle science du marketing d’influence commence à être enseignée dans les universités, et le score social deviendra la nouvelle monnaie d’échange des médias sociaux. (voir BusinessesGrow : Florida State University Class Using Klout to Determine Student Grades)

 11 – Les outils de mesure d’influence ciblent l’engagement des utilisateurs. Avec de nouveaux outils comme Traackr, et Appinions, les outils de mesure d’influence dans les médias sociaux s’affûtent, et ciblent désormais l’engagement et l’influence contextuelle des utilisateurs. Les principaux joueurs emboîtent le pas, et placent les contenus des utilisateurs à l’avant-plan. (voir Appinions : Influence Marketing News – Don’t Take This Out Of Context)

12 – Les TOP listes d’influenceurs prennent de la valeur pour les marketeurs.  Parce qu’elles permettent d’identifier plus précisément les influenceurs, selon des secteurs d’activités spécifiques, les TOP listes s’avèrent de plus en plus populaires auprès des marketeurs. Les listes ciblées se révèleront le St-Graal des marques qui n’hésiteront pas à les monnayer. (voir aussi sur Virage 2.0 : Social Media Billboard – Des listes d’influenceurs par secteurs)

13 – Gagner la confiance des utilisateurs : l’enjeu majeur des entreprises. Les organisations et les marques accordent une plus grande importance à leur e-réputation, et apprendront à mieux gérer les situations de crise dans les médias sociaux, tout en faisant preuve de plus de transparence. Les entreprises réalisent que les marques ne leur appartiennent plus, et que la confiance des utilisateurs se révèle leur principal enjeu pour les prochains mois. (voir TED : Rachel Botsman – The Currency of the New Economy Is Trust)

Qu’en pensez-vous? Croyez-vous que le marketing d’influence annonce une ère nouvelle du marketing Web? Partagez votre opinion et commentez cet article.

Lire aussi :

Sur WindMill Networking :

The Future of Social Media in 2013 : Six Points to Consider, par Jessica Rogers

Three Trends To Consider for Your 2013 Video Strategy, par Jayson Duncan

Social Media for IT Professionals : 7 Trends To Follow, par Neal Schaffer

Sur WebMetricsGuru :

2013 Predictions And Heralding in Imminent Change, par Marshall Sponder

Sur SmartInsights :

Digital Marketing Trends 2013, par Dave Chaffey

Sur B2B Marketing Insider :

The 2013 Marketing Predictions Post : Content Marketing and Social Business, par Michael Brenner

Sur Business2Community :

25 Marketing Predictions for 2013 from Exact Target (Infographic), par Kyle Lacy

Sur iMEDIA Connection :

Social Media Takes Flight in 2013 : 13 Trends (Infographic), par Winnie Brignac Hart

 

 

 

 

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Génération C : l’utilisateur devient le nouveau ROI

posted by Raymond Morin on Jeudi, octobre 18th 2012

L'ère du consomm'acteur!

À l’ère des médias sociaux, et de la socialisation des organisations, le client s’avère plus que jamais le ROI. Tandis que l’accès aux nouvelles technologies et l’économie d’abondance favorisent les consommateurs en ligne, les marques s’efforcent de trouver de nouvelles façons d’établir une nouvelle relation de confiance avec leurs clientèles. Ils doivent apprendre à échanger et communiquer plus ouvertement avec eux, et à les impliquer davantage dans le processus. 

Le pouvoir des contenus générés par les utilisateurs

Parce qu’ils constituent les utilisateurs de première ligne, leur influence sur les autres représente un enjeu majeur pour les entreprises. Ils peuvent se révéler les meilleurs ambassadeurs, comme les pires détracteurs. Les entreprises doivent donc intégrer des nouvelles notions de marketing d’influence et de recommandations dans leur stratégie, et placer les utilisateurs au centre de leurs principales priorités. Car, ces nouveaux consommateurs-utilisateurs, qu’on appelle désormais la Génération C, représentent à coup sûr leur meilleur retour sur l’investissement. (À consulter : Socially Devoted To You – What’s The ROI of Being Attentive To Your Customers, une infographie de DemandForce/ColumnFive, via le site de mon ami espagnol Alfredo Vela Zancada – TICS y formacion)

Pour bien saisir l’impact de ces nouveaux influenceurs, il suffit de penser au formidable pouvoir des contenus qu’il génèrent et diffusent quotidiennement sur les réseaux sociaux. Selon les plus récentes études, plus de 90% des consommateurs se fient désormais aux recommandations émises par leurs amis ou leur famille avant d’acheter. La publicité traditionnelle n’a plus guère d’impact réel sur eux. Les contenus générés par les utilisateurs et le marketing de recommandations se trouvent dorénavant au cœur d’une nouvelle culture d’entreprises, une nouvelle manière de faire des affaires dictée par les nouveaux consommateurs branchés. 

C’est ce que l’équipe du TrendWatching a voulut démontrer en 2004, en introduisant une vaste étude axée sur les comportements des nouveaux consommateurs. Depuis, le magazine américain, continue de publier son rapport annuel des grandes tendances de consommation de la nouvelle Génération C.

Génération C : Des baby-boomers à la génération Z !

En 2012, en pleine effervescence des médias sociaux, ce serait cependant une erreur de se limiter à la génération Y. Aujourd’hui, les nouveaux consommateurs branchés de la Génération C se retrouvent parmi toutes les couches de la société, et sont actifs dans chaque groupe d’âge. Des baby-boomers, qui gardent contact avec leurs proches et prolongent leur carrière, aux générations X et Y qui s’en servent désormais au boulot, ou la nouvelle génération Z, dont une première cohorte vient de débarquer sur le marché du travail, chaque utilisateur trouve désormais son compte à travers les réseaux sociaux. Et, dans moins de 15 ans, il y aura la génération Alpha pour prendre la relève, revendiquant à son tour ses propres règles du jeu.

Au cours du dernier siècle, la sociologie a beaucoup évolué. Les cycles générationnels se sont forcément adaptés à l’évolution accélérée de notre société technologique, et les générations se renouvèlent plus rapidement. En 2012, les femmes repoussent leur première naissance dans la trentaine pour donner un meilleur élan à leur carrière. La sociologie générationnelle conventionnelle (basée sur la période moyenne de reproduction – 16 à 18 ans) de Mannheim a depuis cédé la place à une approche axée davantage sur les comportements de consommation.

Aujourd’hui, chaque nouveau consommateur-utilisateur de la Génération C, de 15 à 75 ans, représente un enjeu important pour les entreprises. Ce qui les relie, c’est la façon d’utiliser les nouvelles technologies et les réseaux sociaux pour satisfaire leurs besoins. (À lire aussi sur ce site : L'influence dans les médias sociaux : le pouvoir de la Génération C

Contenus + consommation = consomm’action

Si elles veulent rejoindre ces nouveaux influenceurs, et se positionner à leur tour comme des leaders auprès des nouvelles clientèles, les organisations doivent chercher à mieux comprendre ce qui motive chacun dans sa recherche et son processus d’acquisition. Ils doivent être à l’écoute, et leur donner la parole. 

Fort conscients du pouvoir que leur apportent les nouvelles technologies et les médias sociaux, les nouveaux consommateurs de la Génération C profitent de cette position de force pour revendiquer une influence toujours plus grande. En s’exprimant sur leurs expériences, ils tiennent à ce qu’on les écoutent, et réclament un rôle plus actif dans le processus commercial. C’est le règne des nouveaux consomm’acteurs qui s’amorce.

Pour répondre aux nouvelles attentes de la Génération C, les marques et les entreprises doivent donc leur offrir davantage, et miser sur la qualité et la valeur ajoutée d’une expérience complète et enrichissante. En 2013, les entreprises sont condamnées à l’excellence. De l’expérience à la livraison, de la consommation jusqu’au service après vente, tous les aspects doivent correspondre aux nouvelles exigences des utilisateurs.

Et, dans quelques années, les entreprises encore actives sur le Web social réaliseront que la satisfaction du client/utilisateur s’avère finalement leur meilleur retour sur l’investissement.  Avec l’arrivée en force de la nouvelle Génération C, le client redevient le ROI du village.

Qu’en pensez-vous ? L’avenir des entreprises dans les médias sociaux repose-t-il sur la Génération C ? Commentez cet article, et partagez votre opinion sur le sujet avec nos lecteurs.

À venir dans cette nouvelle colonne sur la Génération C : Les 7 types de consommateurs branchés.

 

 

 

 

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L’INFLUENCE DANS LES MÉDIAS SOCIAUX : LE POUVOIR DE LA GÉNÉRATION C

posted by Raymond Morin on Mercredi, mai 16th 2012

La Génération C : l’influence des utilisateurs

Pour bien saisir les enjeux de l’influence dans les médias sociaux, les entreprises et les organisations doivent d’abord chercher à mieux comprendre les motivations des utilisateurs. À l’ère des réseaux sociaux et de la mobilité, ces nouveaux utilisateurs d’Internet prennent les rênes d’un nouveau pouvoir économique ; celui de la Génération C.

Il ne s’agit pas d’une nouvelle génération basée sur l’âge, ou l’évolution démographique. Dans l’esprit du magazine Trendwatching (qui a lancé le concept de Génération C en 2004), il s’agit plutôt d’une nouvelle génération d’utilisateurs des réseaux sociaux et des technologies mobiles, de consommateurs branchés, qui profitent de ces outils pour revendiquer un rôle plus actif dans la chaine.

Bien qu’elle soit représentée en grande majorité par les natifs numériques (nés après 1994), la Génération C regroupe finalement toutes les générations. On y compte un très grand nombre d’utilisateurs parmi les Y (nés entre 1979 et 1994) et les X (nés entre 1963 et 1979). Et, les baby-boomers (nés entre 1945 et 1963) constituent le groupe d’âge qui affiche le plus haut taux d’adoption des médias sociaux au cours des dernières années (à ce sujet, lire mon billet sur @Locita : Génération C : Le moteur d’une nouvelle société)

Tous ces nouveaux consomm’acteurs attendent beaucoup plus de leur expérience d’achat. Ils exigent désormais que leur voix compte, et ils n’hésiteront pas à partager leur avis ou recommandations, bonnes ou mauvaises, pour faire valoir ce droit. En 2012, ce n’est plus l’entreprise qui contrôle son image de marque, mais le formidable pouvoir viral des recommandations de pairs-à-pairs (P2P) des utilisateurs.

L’utilisateur devient alors lui-même l’influenceur, influençant davantage la marque dans ses décisions qu’elle ne l’influence lui-même. En profitant de cette nouvelle influence, l’utilisateur prend un rôle plus important dans le processus. Dorénavant, le privilège de décider du niveau d’engagement lui revient.

À lire aussi :

·      Brian Solis : Meet Generation C : The Connected Consumer.

·      Mark McCrindle : The ABC of XYZ : Understanding the Global Generations

Influenceurs des médias sociaux : ambassadeurs ou commandités?

Aujourd’hui, les marques doivent donc susciter l’engagement des utilisateurs pour qu’ils deviennent finalement leurs ambassadeurs.  Dans un article publié à l’automne dernier dans Windmill Networking, Social Media Influencer Outreach Brand Ambassador : Case Study All Nippon Airways #Analax, Neal Schaffer présentait un très bon exemple avec son propre cas.  Plutôt que de se contenter d’une formule de «perks» ou de commandite, la compagnie aérienne japonaise lui avait plutôt proposé un plus haut niveau d’engagement. Une approche qui avait plu davantage à Neal qui préférait s’engager comme ambassadeur.

La notion d’influenceur dans les médias sociaux continue de soulever beaucoup de controverses. Dans le contexte des réseaux sociaux, ce n’est pas la définition de l’influence, comme celle de l’influenceur qui suscite un malaise. Ce n’est pourtant qu’une notion qui n’existe en réalité qu’en fonction de la confiance et de l’engagement que l’influencé lui accorde. L’influence dans les médias sociaux va toujours demeurer relative dans le temps, suivant le sujet traité et les canaux de diffusion utilisés. On doit donc aller au-delà du «score social» pour comprendre comment un influenceur se mérite la confiance de ses «followers».

Avec les nouveaux consomm’acteurs de la Génération C, la conversation doit être honnête et transparente. Pour accepter de se laisser influencer, l’utilisateur doit être réceptif  et se laisser communiquer la véritable passion qui doit animer l’influenceur pour qu’il devienne un ambassadeur. Il doit déjà avoir mérité la confiance de l’utilisateur, qui reconnaît alors sa crédibilité et son autorité. 

En optant pour la commandite, ou les programmes de «perks» des marques, les deux parties s’entendent alors sur un niveau d’engagements purement professionnels. L’influenceur accepte alors un rôle qui se rapproche davantage du mandat de porte-parole, d’amplificateur du message. Un rôle qui s’éloigne cependant de la conversation, et dont il doit aviser clairement ses «followers». Au risque de devenir lui-même l’influencé!

Lire aussi Michael Brito dans un récent article sur Edelman Digital : Shifting The Conversation From Influence to Advocacy

Le marketing d’influence, comme à l’époque du cinéma muet

J’adopte souvent cette métaphore de Mark Schaefer parce que je partage pleinement cette idée ; à l’heure actuelle, on ne peut que constater à quel point l’influence prend une importance considérable dans l’échiquier des médias sociaux. On ne peut qu’être fasciné devant ce qu’on découvre, et s’enthousiasmer face à ce que l’avenir nous réserve.

Cependant, la mesure et la compréhension de la nouvelle science du Web en sont encore à leurs premiers balbutiements. En ne mesurant que l’amplification et la résonance des messages d’un influenceur, les outils de mesure accessibles sur le Net n’évaluent qu’une partie de son capital social.

Mais, comme je l’écrivais dans un récent billet sur Virage 2.0 : «…ce n’est pas tant la valeur des métriques (de mesure) qui fait défaut, comme l’apprentissage des meilleures pratiques. Et, à ce niveau, tout reste encore à faire.» Comme à l’époque du cinéma muet, le meilleur (comme le pire) reste encore à venir!

 

 

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REUSSIR DANS LES RESEAUX SOCIAUX : LA CLE DE L’INFLUENCE

posted by Raymond Morin on Vendredi, mars 9th 2012

Après un an de recherches, d'expérimentations et de rédaction, je peux enfin vous parler de mon nouveau livre : Réussir dans les médias sociaux : la clé de l'influence! En près de 165 pages, ce nouvel ouvrage décrit clairement les enjeux et les avantages pour les professionnels de se positionner en tant qu’influenceurs dans les médias sociaux.

Rappelant la petite histoire des palmarès dans la société industrielle, j’établis le parallèle avec l’essor fulgurant du marché actuel du «web analytic» à l’ère numérique. J’explique comment la définition du ROI (retour sur l’investissement) pour les entreprises change avec les médias sociaux, et je présente les principaux avantages pour les professionnels.

En m’appuyant sur les fondements de l’influence et de l’engagement dans les réseaux sociaux, tels qu’observés par les plus éminents spécialistes, je décris les différents types d’utilisateurs et d’influenceurs qu’on retrouve sur le Web social. Dans un langage facile à comprendre, je décris les différentes étapes à suivre pour identifier et suivre les influenceurs dans son secteur, et devenir à son tour un leader dans les réseaux sociaux.

En vous décrivant mes expérimentations personnelles, je vous propose une sélection des meilleurs outils de mesure d’influence accessibles sur le Web. Je vous fais également part de mes premières impressions des nouveaux outils de curation de contenus et de graphe social qui émergent depuis quelques temps.

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Après avoir parcouru les sept chapitres du livre vous aurez une vision plus globale de la notion d’influence sur le Web. Vous saurez reconnaître les avantages, et éviter les écueils à travers chacune des étapes pour devenir vous-même un leader dans votre domaine. Vous aurez alors en main la clé de l'influence!

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Pour commander, écrivez-moi à : raymondmorin58@gmail.com 

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ENTREPRENDRE 2.0 : LE CHOC DES GÉNÉRATIONS

posted by Raymond Morin on Jeudi, août 18th 2011

ENTREPRENDRE 2.0

LE CHOC DES NOUVELLES GÉNÉRATIONS

 Dans un blogue précédent, Génération C : Pour remettre les pendules à l’heure, je dénonçais un certain imbroglio à propos de la Génération C et des natifs numériques. Comme ce blogue a suscité de très vives réactions, je me dois d’apporter certains détails supplémentaires. 

Encore aujourd’hui, on semble confondre trop souvent les deux notions, ce qui alimente une confusion au sein des entreprises et des organisations. Un malentendu qui tient possiblement au fait qu’on cherche encore à caser la nouvelle Génération C dans une tranche d’âge, alors qu’il s’agit d’une notion beaucoup plus complexe.

LES GÉNÉRATIONS : UNE NOTION QUI ÉVOLUE AVEC LA SOCIÉTÉ

  En 1928, le sociologue allemand Karl Mannheim soutenait que l’on peut déterminer la tranche d’âge d’une génération selon les changements de comportements sociaux qui la caractérise. À l’époque, on considérait qu’une génération se renouvelle à tous les 16 à 18 ans, soit l’intervalle nécessaire pour assurer la descendance.

Toutefois, à la fin des années 80, la française Claudine Attias-Donfut publiait un ouvrage qui venait contredire cette approche. Dans ce livre, intitulé «Sociologie des générations, l’empreinte du temps», elle avançait que la sociologie générationnelle telle qu’enseignée ne correspond plus à la complexité de la société, qui évolue toujours de plus en plus rapidement. 

En 2010, la fracture générationnelle s’élargit encore davantage. Les femmes ont leur premier bébé seulement qu’à la trentaine (29.6 ans), tandis que les générations de jeux vidéo se renouvellent aux 3-4 ans, et que les téléphones intelligents sont remplacés à tous les 2 ans. La société évolue tellement vite qu’une génération est révolue après une quinzaine d’années, tandis que les familles se créent davantage dans la trentaine. On ne peut donc plus considérer les générations seulement selon sa tranche d’âge.

GÉNÉRATION C ET NATIFS NUMÉRIQUES : À NE PAS CONFONDRE

 C’est au tournant du siècle que Mark Prensky a introduit la notion de natifs numériques, avec Digital Natives, Digital Immigrants. Avec les nouvelles technologies et Internet qui s’implantaient, il remarquait déjà des changements de comportements et de langage parmi sa nouvelle cohorte d’étudiants (de la génération Y). En 2001, il prévoyait déjà les nouveaux paradigmes générationnels qui allaient s’installer avec l’arrivée de ceux qu’on allait nommer la génération Z, ou les Enfants du Millénaire.  Née après 1994, avec l’avènement du World Wide Web, c’est la toute première génération entièrement issue de l’ère numérique, ayant grandie et évoluée avec les nouvelles technologies, les téléphones cellulaires, les jeux vidéo et Internet depuis le berceau.

Quelques années plus tard, c’est en tenant compte de ces nouveaux paradigmes sociaux, observés par Prensky, que le magazine Trendwatching a amené la notion de Génération C. En 2004, l’équipe du magazine américain a choisi d’axer sa recherche sur les traits de comportements communs observés à travers l’utilisation des nouveaux médias sociaux. Ils ont vite constaté que ces traits communs ne s’appliquaient pas seulement aux natifs numériques et aux utilisateurs de la génération Y, mais également aux early adopters de la génération X et des baby-boomers. Naturellement, l’équipe du Trendwatching a étendue son étude sur la Génération C à l’ensemble des utilisateurs du Web social, de 12 à 75 ans.

On doit donc cesser de ramener la notion de Génération C aux seuls utilisateurs de la génération Z, (ou les natifs numériques). Aujourd’hui, de plus en plus de baby-boomers adoptent les médias sociaux, et constituent même le plus important bassin de nouveaux utilisateurs. Il faut donc cesser de mêler les cartes, et plutôt considérer les nouvelles générations par rapport aux changements qu’elles peuvent apporter dans la société, plutôt que par leur tranche d’âge.

LA GÉNÉRATION Z, PORTEUSE DES GRANDS CHANGEMENTS

  Enfants des plus vieux de la génération Y et des plus jeunes de la génération X, ils sont nés après la chute du mur de Berlin, et ont vécus leur adolescence durant les premières années du millénaire. Ils ont connus la tragédie des attentats du 2001, les catastrophes naturelles à répétition, et la crise économique globale de 2008-2009.  Dans un contexte historique, la situation de la génération Z (ou natifs numériques) peut se comparer à celle de la génération silencieuse des années 30-40 (1929-1945). Une génération qui a évolué à travers les difficultés de la Grande Crise, et de la Deuxième Guerre Mondiale, mais qui fut en même temps porteuse des grands changements d’après-guerre.

Malgré les similitudes, la situation actuelle des jeunes de la génération Z n’est pas aussi dramatique. Elle diffère beaucoup de celles de nos aïeux du fait qu’ils bénéficient aujourd’hui d’outils qui leur permettent de mieux affronter les situations de crise. Aujourd’hui, les natifs numériques maîtrisent parfaitement les nouvelles technologies, et s’en servent abondamment pour se réaliser et améliorer leur quotidien. Selon une récente étude de la firme française Infolab, en collaboration avec Habbo Hotel, les jeunes emos (pour émotionnels) ne conçoivent plus que l’on puisse se passer de ces outils dans la vie de tous les jours, encore moins au travail.

Aussi appelés Echo-Boomers (pour les rapports étroits entretenus avec leurs grand-parents, les boomers), ces jeunes ont une approche multi-tâches naturelle, presqu’innée. Pour eux, le téléphone cellulaire est devenu une extension de leur personne, et Internet leur appartient. Leur vie réelle est pratiquement formatée à partir de leur vie digitale. Les entreprises et les organisations devront donc considérer très sérieusement ces nouveaux paradigmes, pour adopter leur gestion RH en conséquence.

APRÈS LA GÉNÉRATION Z, VOICI VENIR LA GÉNÉRATION ALPHA

 Dans une quinzaine d’années, peut-être moins, on assistera à l’arrivée massive d’une nouvelle génération, issue d’un nouveau baby-boom ; la génération ALPHA (nés après 2010). Dans son ouvrage The ABC of XYZ : Understanding The Glogal Generations, co-écrit avec Emily Wolfinger, Mark McCrindle part des recherches de Strauss et Howe, qui avaient identifiés quatre cycles successifs, complétant le cycle entier d’une génération :

·      les artistes (la génération silencieuse): indécis et émotionnels, ils ont grandis en pleine crise, surprotégés par leurs parents

·      les prophètes (les baby-boomers) : moralisateurs, acharnés, ils vivent à travers leurs valeurs, et sont prêts à se battre pour défendre leurs idées,

·      les nomades (la génération X) : cyniques, ils sont plus pragmatiques, mais en même temps plus aventureux, ils ne craignent pas d’abandonner certains acquis en cours de route, pour vivre de nouvelles expériences plus enrichissantes,

·      les héros (la génération Y) : énergiques et curieux, ils ont toujours été le centre d’intérêt, et leur réussite actuelle leur apporte la reconnaissance qu’ils recherchent,

Or, dans son ouvrage McCrindle rappelle que la science de la sociologie a démontré que les crises surgissent lorsque les artistes tirent leur révérence, que les prophètes vieillissent, que les nomades deviennent adultes, et que les héros s’affirment dès leur jeunesse. Et, qu’après les crises surviennent aussi les grands changements sociaux…

UN NOUVEAU CHOC DES GÉNÉRATIONS À PRÉVOIR !

  Suivant la théorie de McCrindle, au cours des années à venir, on devra donc prévoir un nouveau choc générationnel majeur, qui viendra définitivement modifier l’ordre établi. Les nouveaux paradigmes vont continuer de se heurter, et de se confronter, au rythme accéléré des changements politiques, économiques et technologiques, entrainant de nouveaux chocs d’idéologies et de profondes mutations sociales. Évidemment, les nouvelles générations se trouveront au cœur de ces bouleversements sociaux.

Il faudra poursuivre les recherches et demeurer à l’écoute de leurs attentes, pour mieux comprendre ce qui anime et motive ces nouvelles générations. Pour y arriver, il faudra vite accorder une place plus importante à ce qu’il est dorénavant convenu d’appeler la science du Web, pour vraiment cerner l’impact qu’elles auront sur notre société, nos organisations et nos entreprises.

À travers les médias sociaux, Internet et les nouvelles technologies, la génération Z, et ALPHA après elle, continueront d’évoluer, et de se réaliser individuellement, et professionnellement. Car, ces deux nouvelles générations portent déjà en elles l’avenir de notre société. Les germes d’une prochaine révolution sociale… celle de la gouvernance 2.0 ! À nous d’y voir aussi !

Qu’en pensez-vous ? Exprimez votre opinion et partagez vos idées sur le sujet.

(NOTE: Ce texte est une adaption d’un extrait du livre ENTREPRENDRE 2.0, qui paraîtra à l’automne 2011. Il reprend certains sujets, et soulève certaines thématiques, qui peuvent avoir été traités et publiés sous forme de billets sur mon blogue-portfolio.)

 

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ENTREPRENDRE 2.0: L’INFLUENCE SUR LE WEB

posted by Raymond Morin on Vendredi, août 5th 2011

 

ENTREPRENDRE 2.0 :

L’INFLUENCE SUR LE WEB : UN FAUX DÉBAT!

(NOTE: Ce texte est un extrait du livre ENTREPRENDRE 2.0, qui paraîtra à l’automne 2011. Il reprend certains sujets, et soulève certaines thématiques, qui ont déjà été traités et publiés sous forme de billets sur mon blogue-portfolio. )

LA CONTROVERSE DES LISTES ET PALMARÈS

Depuis un certain temps, la notion d’influence sur le Web suscite un très vif intérêt dans la blogosphère. Après quelques mois seulement, de nouvelles plateformes sociales comme Klout et PeerIndex, qui proposent les premières applications de mesure d’influence, comptent déjà plusieurs millions d’inscriptions. Tant du côté des utilisateurs des médias sociaux, que des entrepreneurs et des agences de marketing, la nouvelle tendance de l’heure est au score Klout ou à l’indice PeerIndex.

Aux USA, certains hôtels de luxe réservent désormais leurs plus belles suites aux clients qui présentent les meilleurs scores d’influence. De nombreuses universités et agences de recrutement scrutent dorénavant le profil social des nouveaux candidats. Pour les professionnels ou pour les entreprises qui recherchent de nouveaux clients ou de nouveaux contrats à travers les médias sociaux, la question d’influence devient alors un enjeu important.

Toutefois, malgré cette grande popularité auprès des utilisateurs et des entreprises, la mesure de l’influence dans les médias sociaux continue de soulever une certaine réserve chez les professionnels du Web. De publier des listes personnelles sur mon blogue, suivant ces indices, m’a moi-même valut ma part de commentaires négatifs. Les palmarès feront toujours des mécontents…

Quoiqu’il en soit, la plupart des utilisateurs les plus actifs, les early adopters dont je fais partie, se sont vite montrés insatisfaits de ces nouveaux outils. Tant du côté de Klout que de PeerIndex, on a dénoncé plusieurs incohérences, notamment dans les délais irréguliers de mises à jour des données, et de l’écart qui subsiste souvent dans les résultats d’une plateforme à l’autre.

Des thought leaders comme Mark Schaefer (Big Fat Klout Scores) et Gary Schirr (Why Klout is dangerous) soulèvent même certaines craintes pour l’avenir des médias sociaux. Ils craignent qu’on y accorde une trop grande importance, et que ça ne devienne plus qu’une course aux premières positions des palmarès. Sans partager leur approche alarmiste, je ne leur donne pas tort pour autant. À mon avis, tout est dans la pondération…

POURQUOI MESURER L’INFLUENCE SUR LE WEB ?

 La notion d’influence en elle-même demeurera toujours subjective, et difficilement cernable. L’influence d’un individu sur sa communauté relève davantage d’une approche qualitative que quantitative, et ne peut reposer uniquement sur une évaluation calculée de son activité et de son impact sur son entourage. Plusieurs facteurs circonstanciels, comme la visibilité médiatique, les relations personnelles et les moyens financiers peuvent faire augmenter ou diminuer la cote d’influence d’un individu.

Au risque de me répéter, je ne crois pas qu’aucun algorithme mathématique, aussi sophistiqué ou puissant soit-il, puisse un jour déterminer précisément, sans l’ombre d’un doute, le véritable niveau d’influence d’un individu sur son entourage. Par ailleurs, ces nouvelles plateformes présentent plusieurs avantages, et s’avèrent néanmoins des outils de mesure très valables et pertinents dans un contexte de personal branding et d’identité numérique.

De tous les temps de la civilisation moderne, l’homme a éprouvé le besoin de se positionner parmi ses pairs pour se valoriser aux yeux de sa communauté. Ça fait partie de la pyramide des besoins de Maslow. Des industries culturelles comme le cinéma, la musique et le livre ont permis d’érigier de véritables empires économiques sur la base de listes et de palmarès. Des magazines comme Billboard et Rolling Stones sont devenus des multinationales en publiant des analyses de palmarès.

Dans ce sens, l’univers des médias sociaux n’échappe pas à l’attrait des listes et des palmarès. Le succès de ces deux startups en témoigne bien. D’une poignée de programmeurs, l’équipe de Klout est vite passée à plus de 45 employés. Et, la startup de San Francisco a déjà annoncé des plans de développement pour les deux prochaines années, tout comme sa concurrente d’East London (PeerIndex).  Alors qu’elles viennent toutes les deux de lever d’importants financements, ces deux plateformes continueront d’attirer de nombreux utilisateurs.

Au début, tout ce que ces deux startups ont voulut proposer ce sont des outils d’analyse pouvant répondre aux nouveaux besoins des utilisateurs ; des métriques de mesure de leur influence directe, et quantifiable, dans les principaux réseaux sociaux. Et, même si chacun affirme proposer l’outil le plus complet, avec les applications les plus efficaces et pertinentes, aucun n’a jamais prétendu que ces applications pouvaient suffire à une analyse exhaustive de l’influence sur le Web.

À partir du moment où se dessinent des enjeux commerciaux entre les entreprises et les marques, le consommateur en bout de ligne doit se référer à des listes pour départager et se faire une opinion sur la valeur du produit. Jusqu’à présent, dans les médias sociaux, ça se traduisait par les recommandations de pair à pair. Aujourd’hui, les utilisateurs peuvent aussi compter sur une bonne quinzaine d’outils de mesure d’influence, dans la foulée de Klout et PeerIndex. Or, qu’on le veuille ou non, ces listes sont là pour y rester, alors autant s’y faire et apprendre à s’en servir efficacement.

UNE PANOPLIE DE MÉTRIQUES À CONSIDÉRER

 Même s’ils présentent plusieurs lacunes, tous ces nouveaux outils proposent des algorithmes complémentaires qui permettent de mieux comprendre la portée et l’impact de son activité dans les réseaux sociaux. Cependant, aucun de ces outils ne peut établir à lui seul le niveau d’influence des professionnels du Web.

Devant la panoplie de nouveaux outils qui s’offrent désormais à lui, l’utilisateur se trouve dorénavant devant l’obligation de faire un choix. Il doit s’interroger sur ses réels besoins, et se questionner sur ses objectifs professionnels. Plus sa sélection d’outils s’inscrira dans un contexte stratégique global de personal branding et d’identité numérique, plus son choix d’aller vers les réseaux sociaux s’avèrera judicieux et pertinent.

Comme je le mentionnais, il faut tenir compte de plusieurs aspects pour déterminer le véritable niveau d’influence dans les médias sociaux. Certains volets ne sont pas encore pris en considération par les algorithmes de ces nouveaux outils. Il faut donc savoir compléter soi-même sa propre grille d’analyse, à partir des applications sélectionnées.

Dans 9 Point Social Media Expert Evaluation. Chris Kieff, aussi connut sous le pseudonyme de Mr. Reasonable, propose une liste de points pour évaluer le réel niveau d’influence des professionnels du Web. Il souligne notamment l’importance de tenir un blogue actif qui suscite régulièrement des commentaires et des conversations, tout comme d’être aussi présent dans plus d’une plateforme sociale.

Personnellement, en plus de Klout et PeerIndex, j’utilise beaucoup les applications de la nouvelle plateforme Empire Avenue (basée à Edmonton). Je considère que son algorithme présente beaucoup d’avantages que n’offrent pas les autres plateformes, dont la possibilité de suivre en temps réel l’impact de ses actions dans les réseaux sociaux. De plus, en connectant les comptes Facebook (perso et page de fan), Twitter et LinkedIn avec le blogue de l’utilisateur et ses autres comptes sur YouTube et Flickr, l’algorithme d’Empire Avenue offre une meilleure vue d’ensemble de l’activité réelle dans les réseaux sociaux. J’y reviendrai plus loin.

En attendant, voici quelques-unes des autres plateformes de métriques qui m’apparaissent les plus efficaces :

TwentyFeet

Crowdbooster

Twitalyzer

TweetGrader

D’autres outils sont aussi accessibles en ligne :

WhoSay

PostRank

TweetRank

InfluenceExchange

Twitfluence

TweetLevel

Twitaholic

TwitterCounter

Si vous avez d'autres outils à proposer, n'hésitez pas à le faire partager. 

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À VENIR DANS «ENTREPRENDRE 2.0» :

EMPIRE AVENUE 

LE «HUB CLUB», OU L’INDICE BOURSIER DES INFLUENCEURS DU WEB


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Les influenceurs du Web : un enjeu majeur?

posted by Raymond Morin on Jeudi, février 10th 2011


Les influenceurs du Web : un enjeu majeur ?

 Depuis la parution du premier TOP 100 des influenceurs du Web au Québec (en novembre dernier), plusieurs utilisateurs professionnels d’Internet se sont manifestés, et se sont ajoutés au répertoire. Aujourd’hui, la liste de base, à partir de laquelle je continue de compiler les 100 premières positions du palmarès, comprends déjà près de 200 noms d’entrepreneur(e)s indépendant(e)s et de travailleurs autonomes francophones du Québec, qui tweetent dans un contexte professionnel. Face aux nombreuses réactions, il ne fait plus de doutes que les notions d’influenceurs du Web et la monétisation des contenus se trouvent au cœur des enjeux des professionnels des médias sociaux.

Les nouveaux évangélisateurs du web social

 

À travers leurs occupations quotidiennes, ces professionnel(le)s se servent des médias sociaux pour  améliorer leur qualité de vie, tant à la maison que dans les loisirs. Naturellement, ils transposent ces outils dans leur milieu de travail, et cherchent aussi à profiter des nouveaux réseaux sociaux pour faire avancer leur carrière, voire même leur propre business.

Dans leur milieu, ils font souvent figure d’évangélisateurs des vertus d’Internet. À travers le maelstrom de nouvelles applications et de nouveaux outils des médias sociaux qui émergent, ils deviennent, en quelques sortes, le hublot (hub) par lequel leurs abonnés (ou followers) vont désormais trouver les meilleurs contenus et les informations les plus pertinentes.

À leur tour, tels des apôtres, ces followers vont relayer ces nouvelles (tweets) émanant des influenceurs, à leur propre réseau, contribuant à l’effet viral escompté. Chacun va donc contribuer à alimenter l’effet d’entraînement du bouche-à-oreille en participant à la diffusion du message initial. Et, devenir à son tour le porte-voix de la nouvelle dans son propre réseau, l’influenceur de sa communauté.

Mais, comment identifie-t-on ces influenceurs, ces évangélisateurs du Web et des médias sociaux ? Et, comment mesure-t-on leur degré d’influence ?

Quel(s) outil(s) de mesure choisir ?

 Jusqu’à présent les applications que j’ai testé sur le Web ne m’ont permis d’obtenir qu’une estimation partielle de la véritable influence des intervenants (voir le billet précédent : Influenceurs du Web au Québec). Bien sûr, il s’agit encore de versions bêta, mais déjà la plupart des utilisateurs s’entendent pour dire qu’il y a encore beaucoup d’améliorations à apporter à ces différents outils de mesure. 

Comme je le mentionnais dans le billet précédent, plusieurs autres critères d’évaluation, non quantifiables mais plutôt qualifiables, doivent aussi être pris en considération dans le calcul de la mesure d’influence. Des paramètres plus difficiles à mesurer précisément comme la proximité, l’expertise, la crédibilité, la confiance et le style, qui demeurent tous beaucoup plus subjectifs. Des éléments de calculs plus complexes, mais qui restent néanmoins essentiels pour être en mesure d’évaluer plus précisément le niveau d’influence véritable d’un intervenant sur le Web.

À quel type d’influenceur vous identifiez-vous ?

La mesure de l’influence sur le Web se complexifie encore davantage si l’on considère aussi les différents types d’influenceurs. En effet, en tant qu’individu, chacun possède un parcours différent et une courbe d’adoption des médias sociaux unique, guidé par des objectifs spécifiques à ses aspirations professionnelles.

Dans cette optique, on peut déjà établir différentes typologies d’influenceurs :

Les précurseurs : Ils sont les pionniers, les blogueurs de la première heure, les premiers à avoir adopté les médias sociaux dans leur communauté. Ils bénéficient d’un très large réseau et leur notoriété n’est plus à faire. Leurs tweets, comme leurs retweets, sont régulièrement amplifiés par leurs nombreux abonnés, qui leur sont souvent très fidèles.  Ce qui augmente encore davantage l’importance de leur réseau.

Les explorateurs : Ils touchent à plusieurs secteurs d’intérêts, et n’hésitent pas à explorer de nouvelles avenues au gré de la sérendipité. Ils sont donc souvent actifs dans plusieurs catégories en même temps, selon leur humeur du moment. Ils font preuve de beaucoup de charisme et d’une forte autorité. Ils s’avèrent très convaincants, ce qui leur attire le respect d’une grande communauté de followers.  En revanche, ils comptent généralement autant de followings.

Les veilleurs : Souvent les premiers à réagir aux nouvelles, et à les retweeter dans leur réseau, ils s’aliment à plusieurs sources. Ils exercent une veille assidue dans leur secteur d’activités, et diffusent régulièrement de nouvelles infos à leurs abonnés. Ils se révèlent souvent le «hublot» de leur communauté, le canal privilégié par lequel leurs abonnés vont aller piger les contenus qu’ils retweeteront à leur tour.

Les penseurs : Leurs réflexions sur les médias sociaux en font les nouveaux penseurs du Web. Leur production de nouveaux contenus s’avère peut-être moins régulière, mais plus significative que la plupart des autres blogueurs. Ce sont les découvreurs de nouvelles tendances, ce qui leur vaut une très grande notoriété se répercutant souvent dans les médias spécialisés et traditionnels où ils interviennent plus régulièrement.

Les testeurs : Professionnels aguerris et expérimentateurs de première ligne des nouvelles technologies, leur expertise est largement reconnue. Leurs commentaires et leurs appréciations des nouveaux outils font référence, et ils deviennent souvent une source d’informations privilégiée pour les autres influenceurs. Ce qui leur confère un très grand respect de leurs pairs, et une très forte crédibilité dans leur réseau.

Les observateurs : Plutôt généralistes et touche-à-tout, ils se révèlent néanmoins des observateurs privilégiés, et leur influence s’étend à plusieurs niveaux. Ils s’avèrent des vulgarisateurs et évangélisateurs particulièrement convaincants, et retweetent régulièrement les contenus des autres influenceurs à leur réseau. Ils comptent généralement plus d’abonnements que d’abonnés.

Alors, à quelle catégorie d’influenceur vous identifiez-vous ? La question est lancée. Si vous avez des suggestions d’autre(s) type(s) d’influenceur(s), n’hésitez pas à nous faire partager vos commentaires.

Plus d’interactivités entre les influenceurs et les utilisateurs

Suite aux nombreuses suggestions des lecteurs, j’ai déjà envisagé plusieurs modifications au palmarès des influenceurs du Web. J’ai commencé à recruter quelques collaborateurs pour me seconder, mais la tâche s’annonce déjà beaucoup plus ardue que je ne l’imaginais au départ.  Comme tous projets de démarrage, ça demande un certain niveau d’implication bénévole pour mettre la machine sur les rails.

Aussi, je vous lance une nouvelle invitation ; si le défi de contribuer à l’amélioration du TOP 100 des influenceurs du Web au Québec vous intéresse, je reçois toutes les propositions. L’objectif étant d’apporter plus d’éléments d’interactivités au palmarès, de manière à susciter encore plus d’échanges et de collaboration entre les utilisateurs (les abonnés : entreprises et professionnels de chacun des secteurs) et les influenceurs.

Bientôt, des palmarès d'influenceurs dans 6 secteurs d’activités

Déjà, dans la prochaine publication du TOP 100 des influenceurs du Web au Québec, vous pourrez accéder directement au compte Twitter de chaque professionnel listé. Vous pourrez donc suivre (si ce n’est déjà fait) les micro-blogueurs que vous retrouverez sur le palmarès des influenceurs québécois du Web.

Au fur et à mesure qu’il évoluera, le palmarès continuera de prendre de l’ampleur, en listant les professionnels de six secteurs d’activités :

·      médias sociaux/e-marketing

·      techno/multimédia

·      médias/culture/société

·      éducation/pédagogie

·      santé/bien-être

·      mode/lifestyle/loisirs

Donc, si vous pensez à des professionnel(le)s de ces secteurs d’activités qui tweetent en français, et qui mériteraient de figurer sur la liste des influenceurs du Web au Québec, n’hésitez pas à nous faire vos suggestions, en devenant membre du groupe Facebook Influenceurs Web au Québec, et en laissant un message sur le babillard avec leur nom d’utilisateur Twitter et leur Klout score.  

D'importants mouvements à prévoir dans le prochain palmarès!

Dans la prochaine révision du palmarès, il faudra prévoir des modifications majeures dans le positionnement des influenceurs. Encore cette semaine, près d’une trentaine de nouvelles entrées (dont plus d’une douzaine dans le secteur de l’éducation) viennent complètement changer les cinquante premières positions. 

Avec près de 200 noms, il faut comprendre qu’un seul point d’écart du Klout Score peut signifier une différence d’une dizaine de positions dans le palmarès. Selon l’algorithme de la compagnie californienne, basé sur plus de 35 variables qui analysent l’activité sur Twitter, mais également sur Facebook et depuis peu sur LinkedIn, il suffit en effet d’un simple ralentissement des interventions sur les réseaux sociaux pour faire perdre de précieux points au classement. Il ne faudra donc pas se surprendre de voir certain(e)s professionnel(le)s qui semblaient bien installés parmi les leaders disparaître complètement du TOP 10.

PREMIER TOP 10 – INFLUENCEURS DU WEB AU QUÉBEC (Éducation)

Alors, pour vous permettre de patienter encore quelques jours avant la prochaine révision du TOP 100 des influenceurs du Web au Québec, je vous propose un premier palmarès sectoriel (selon le Klout Score) :

TOP 10 – INFLUENCEURS DU WEB AU QUÉBEC – ÉDUCATION/PÉDAGOGIE

1 – @JeanBoileau 71

2 – @rachellehoude 66 (nouveau)

3 – @Alex_Riopel 63 (nouveau)

4 – @MarioAsselin 61

5 – @profnoel 61 (nouveau)

6 – @slyberu 61 (nouveau)

7 – @AlexBoileau 60

8 – @LucDupont 58

9 – @mariellepotvin 55 (nouveau)

10 – @françoisGuite 53 (nouveau)


11 – @ppoulin 53 (nouveau)

12 – @sstasse 50 (nouveau)

13 – @educations 49 (nouveau)

14 – @cyberprofesseur 36 (nouveau)

15 – @michel_20_100 (nouveau)