Pour entreprendre le virage des médias sociaux

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ENTREPRENDRE 2.0 : GENERATION C

posted by Raymond Morin on Jeudi, juillet 14th 2011

ENTREPRENDRE 2.0

GENERATION C : POUR REMETTRE LES PENDULES À L’HEURE !

   L’UTILISATEUR AU CENTRE DES ENJEUX DU WEB SOCIAL

Depuis l’avénement du World Wide Web dans le grand public, durant les années 90, le réseau Internet s’est très vite imposé dans toutes les facettes de notre vie quotidienne. Des loisirs à l’éducation, de la maison au travail, le Web et les nouveaux outils de la technologie se sont rapidement révélés incontournables à notre bon fonctionnement dans la société d’aujourd’hui. À l’aube de l’ère numérique et du nouveau millénaire, l’utilisateur a vite appris à maîtriser ces nouvelles technologies pour les mettre à son service.

Moins d’une décennie plus tard, l’émergence fulgurante des médias sociaux est venu confirmé le positionnement privilégié de l’utilisateur dans le nouvel échiquier. Profitant de l’abondance d’informations et de contenus qu’offre le réseau, l’utilisateur jusqu’alors passif est subitement devenu l’acteur principal d’une nouvelle économie non-marchande. Grâce à cette accessibilité, pratiquement sans limites, que lui apporte les médias sociaux, ce nouveau consomm’acteur peut désormais décider de tout ce qu’il consultera, consommera, commentera et recommandera à ses pairs.  Il se révèle en quelques sortes le créateur et le diffuseur de sa propre chaine de contenus. Des médias de masse (broadcasting), on est vite passé à l’égocasting (ou diffusion de niche) avec les médias sociaux. C’est l’ère de la Génération C qui s’amorce.

  THE RISE OF GENERATION C – STRATEGY+BUSINESS

Dans un excellent article de Strategy+Business, paru récemment : The Rise of Generation C, Roman Friedrich, Michael Peterson et Alan Koster, associés de Booz&Co. décrivent très bien le phénomène. Dans cet important dossier de près de 5 pages, (repris en français dans la récente édition du magazine Premium) les auteurs prennent l’exemple fictif d’un jeune de 20 ans, en 2020, pour décrire les principales tendances à observer au cours des prochaines années auprès des jeunes de sa génération.

À travers une série de statistiques projetées jusqu’en 2020, les auteurs font la démonstration de l’impact de ces nouveaux consommateurs connectés sur l’évolution du Web social. Et, comment ces nouveaux utilisateurs viendront bouleverser le monde du travail, et influencer des secteurs économiques majeurs tels les télécommunications, le commerce au détail et l’industrie du voyage.

En s’appuyant sur différentes études, ils avancent qu’en 2020, 6 milliards de personnes auront un cellulaire, soit près de 80% de la population mondiale, et 4,7 milliards auront accès à Internet, principalement au moyen d’appareils mobiles.  Que le Web, comme source d’informations, prendra une place encore plus importante, et que le trafic sur Internet sera multiplié par dix avant 2013.  En «visionnaires», les auteurs vont jusqu’à prédire que d’ici 2020, la moitié des employés des grandes sociétés travailleront en équipes virtuelles formées de personnes vivant un peu partout dans le monde. 

En somme, The Rise of Generation C reste un très bon article, dont je n’hésiterais pas à recommander la lecture pour quiconque veut se faire une meilleure idée de la nouvelle génération d’utilisateurs d’Internet et des médias sociaux. D’ailleurs, ce mois-ci, il est repris en français dans la nouvelle édition du magazine Premium : Tout sur la Génération C, et commenté par Yanick Bédard, directeur des opérations interactives chez Sid Lee.

  GENERATION C VS NATIFS NUMÉRIQUES

Cependant, même si leur article décrit bien les tendances observées auprès de la nouvelle génération, les auteurs semblent confondre  la notion de Génération C avec celle des natifs numériques, nés après 1990.

Au Québec, le CEFRIO (Centre francophone d’informatisation des organisations) semble adopter la même fausse piste en opposant sa vision de la Génération C à celle plus courante de la Génération Y. Pourtant, dans leur analyse, les responsables de l’organisme de recherches québécois associent les comportements de cette génération à ceux des natifs numériques (qu’ils désignent plutôt comme les enfants du millénaire, nés après 1999)… !!!??? 

Cependant, même s’il confond les natifs numériques avec la Génération C (ou Y ?), le CEFRIO a néanmoins le mérite de faire avancer la réflexion, et d’organiser un colloque annuel sur la nouvelle génération d’utilisateurs du web social, dont le premier avait lieu en octobre 2009. De plus, le CEFRIO a commencé à publier les résultats de son enquête sur la Génération C, sous forme de fascicule Web de 16 pages. Le premier fut publié en janvier 2011 : GENERATION C : Les «C» en tant que citoyens !.

Néanmoins, une certaine confusion semble s’être installée au sujet de la Génération C et des natifs numériques. Et, je réalise à mon grand dam, que j’y ai probablement contribué moi aussi, d’une certaine manière, en mêlant les deux notions dans les premières pages de mon livre Comment entreprendre le virage 2.0 (pp. 18-19). Alors, comme il n’est jamais trop tard pour faire amende honorable, et signaler ce qu’on croit sincèrement être une erreur (même de bonne foi), je vais tenter de remettre les pendules à l’heure.  

 GÉNÉRATION C ET NATIFS NUMÉRIQUES : UN PEU D’HISTOIRE

«No, this is not about a new niche generation of youngsters born between 1988 and 1993.»

En fait, la notion de Generation C est apparue en février 2004, puis en décembre 2006, dans une série de billets de l’équipe du webzine américain Trendwatching.com. Dès le départ, les rédacteurs du magazine ont insistés sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle génération sociologique, mais plutôt d’une nouvelle communauté d’intérêts ; celle des utilisateurs du Web 2.0 et des médias sociaux.

À travers ses observations, l’équipe du Trendwatching a vite relevé l’importance des contenus générés par les utilisateurs dans le nouvel écosystème des médias sociaux. On y soulignait le rapport entre les contenus diffusés sur le Net, et les principaux centres d’intérêts alors observés chez les utilisateurs ; créativité, contenus, contrôle, convivialité… mais aussi «cash» et célébrité. Cette nouvelle approche générationnelle fut aussi vite adoptée par l’ensemble de la communauté internationale du World Wide Web.

Aujourd’hui, grâce à leur connexion Internet, les nouveaux utilisateurs contrôlent désormais les contenus qu’ils consulteront, et choisiront de partager avec leur communauté. En pouvant diffuser de la sorte leurs propres contenus, dans une approche toujours plus facile et conviviale, ils expriment enfin librement, sans contraintes, leur propre créativité, et se rapprochent de leur moment de gloire et de célébrité. Dans ce contexte, la notion Génération C englobe l’ensemble des utilisateurs des nouveaux outils du Web 2.0 et des médias sociaux, de 15 à 75 ans. Aussi, on ne saurait la confondre plus longtemps avec les natifs numériques.

  LES NATIFS NUMÉRIQUES OU ENFANTS DU MILLÉNAIRE

C’est en octobre 2001, au tournant du siècle, que Mark Prensky a amené l’idée d’une nouvelle génération entièrement issue de l’ère numérique. C’est dans un article intitulé Digital Natives, Digital Immigrants , paru dans le journal On The Horizon (MCB University Press, Vol. 9 No. 5), qu’il a d’abord lancé son concept, en se basant sur sa propre expérience de professeur à l’université.

Dans son ouvrage, Digital Natives, Digital Immigrants, Prensky faisait allusion aux jeunes nés dans les années 90 (1994-…), tout de suite après la Génération Y (1979-1993). Ces enfants du millénaire qui auront grandis et évolués avec les supports numériques (CD/DVD), les jeux vidéo, le téléphone cellulaire et Internet. Une nouvelle génération multi-fonctionnelle que les américains appellent plutôt la Generation Z ou Net Generation, une génération qui aura vécu son adolescence durant les premières années du nouveau millénaire, avant d’aller à l’université ou d’opter pour le marché du travail.

Finalement, ce n'est que quelques années plus tard, que le magazine Trendwatching s’est penché sur le phénomène de la nouvelle génération d’utilisateurs du Web, pour déterminer que plusieurs traits de comportements similaires pouvaient néanmoins relier les natifs et les migrants numériques.  C’est cette observation qui a donné naissance au concept de Génération C, bien après celui des natifs numériques. En fait, les natifs ne représentent que la pointe de l’iceberg ; la Génération C regroupe un nombre toujours grandissant de migrants numériques qui proviennent des générations précédentes.

Or, si l’on souhaite continuer de faire avancer la réflexion sur la nouvelle génération, pour toujours mieux comprendre les nouveaux paradigmes qui l’animent, il faudra d’abord que l’on remette les pendules à l’heure. Et, que l’on cesse de confondre les notions…

Qu’en pensez-vous ? Exprimez votre opinion, et partagez vos commentaires. 

 

 

 

 

 

 

 

 

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TOP 100 WEB PRO

posted by Raymond Morin on Lundi, mai 9th 2011

TOP 100 WEB PRO

LES INFLUENCEURS DU WEB 

Trois listes publiques de professionnels du WEB à consulter régulièrement sur PeerIndex

 Depuis le début du mois de mai, mes listes PeerIndex ont beaucoup évoluées. Il y a d'abord eu la nouvelle application qui permet de créer des listes de groupes à partir de mes listes sur Twitter. J'ai d'abord monté deux premières listes à partir des marchés francophones du Québec, et de l'Europe, que j'ai publié sur mon profil PI, et sur ma page Facebook, en relayant continuellement la nouvelle via Twitter et LinkedIn. 

À chaque nouvelle publication, plusieurs professionnels des deux côtés de l'Atlantique se manifestent, et proposent leur propre entrée dans ces deux listes respectives. À chaque jour, je rajoute des dizaines de nouvelles entrées. Après quelques semaines, ces deux listes comprennent déjà plusieurs centaines de professionnels du Web. 

Parallèlement, j'ai aussi ouvert la liste des professionnels du Québec aux blogueurs et tweeteurs anglophones, pour mieux représenter la réalité québécoise. Ce faisant, j'ai aussi amorcé une liste d'influenceurs du WEB anglophones sur la scène internationale, en regroupant entres autres des personnalités comme Tim O'Reilly, Kevin Rose, Arianna Huffington, Jack Dorsey, Biz Stone, David Pogue, Chris Anderson et Gary Vaynerchuk qui affichent tous des scores PI de plus de 90. Et, j'ai complété ma liste en allant explorer les listes créées par Azeem Azhar et Ervin Strniski, le co-fondateur et le directeur du marketing de PeerIndex. 

LE JEU DES COMPARAISONS

À partir du moment où mes trois premières listes comprenaient suffisamment d'entrées pour être représentatives, j'ai commencé à m'amuser un peu au jeu des comparaisons. 

J'ai alors regroupé les deux premières listes francophones (Québec et Europe), pour créer une nouvelle liste de professionnels du WEB, de toute la francophonie internationale, comprenant plus de 400 entrées, à partir de deux listes regroupant près de 1000 professionnels. Une première liste «améliorée» de pros du WEB de la francophonie, dont le TOP 10 (avec des scores de 78 à 67) comprend notamment #1 @loic (Loic Le Meur, CEO Seesmic), #2 @michelleblanc #5 @bdescary #8 @Arnaud@Thurudev et #10 @valerialandivar. 

Une fois cette nouvelle liste de professionnels du WEB francophones créée, je l'ai fusionnée (manuellement, car les applications de PI ne permettent pas encore de le faire automatiquement) avec ma liste de professionnels du WEB anglophones (internationale). Ce qui a donné une liste de plus de 1000 (1055) entrées (reconnues (avec avatar ou non) par l'engin de recherche de PeerIndex), et qui continue, elle aussi, de grossir à chaque jour.

Dans ce TOP 10 WEB Influencers (tous avec des scores PI de 95), on retrouve #1 @padmasree #2 @timoreilly #4 @kevinrose #7 @ariannahuff (Arianna Huffington) #8 @jack (Jack Dorsey) et #10 @pogue (David Pogue). À titre de comparaison, @loic se retrouve en #48 (avec un score PI de 78), tandis que @michelleblanc (avec un score PI de 71) se classe #115. Les autres WEB influenceurs du Québec qui se trouvent sur cette liste : #134 @mitchjoel #142 @guglielminetti #150 @bdescary.

PEERINDEX : À L'ÉCOUTE DES UTILISATEURS DE PREMIÈRE LIGNE

Cependant, lorsque ces listes deviennent aussi importantes, les limites de l'algorithme de PeerIndex semblent se révéler davantage. Par exemple, dans cette dernière liste, avec un score PI de 61 je me retrouve en #451 parmi plus de 60 autres professionnels du WEB qui affichent le même score. Dans un tel contexte, les autres métriques de mesure (autorité, activité et audience) devraient, en principe établir un nouvel ordre logique. Or, cette logique ne semble pas exister, et le classement de ces entrées du même score ne semble pas en tenir compte.

J'ai demandé des explications à Ervin Strniski (@ervindex) et à Azeem Azhar (@azeem) à ce sujet, comme pour plusieurs autres aspects, et leurs réponses feront l'objet d'un autre billet. En attendant, je vous propose une entrevue réalisée avec @azeem par Rick Liebling (@rick_now) :« CEO Interview : Azeem Azhar from PeerIndex, on How Soon Is Now? » 

LES LISTES RÉPERTOIRES : UN INTÉRÊT COMMERCIAL POUR LES ENTREPRISES 2.0, ET POUR LES PROFESSIONNELS DU WEB

Depuis l'ère industrielle, les listes-répertoire, et les palmarès qui en  découlent, ont jalonnés l'évolution des plus importants secteurs. De l'industrie du livre, à celle du cinéma ou de la musique, les industries culturelles se sont toutes bâties sur des listes et des palmarès de réussites commerciales. Avec ces palmarès, ces industries sont parvenues à rejoindre efficacement leurs clientèles cible. 

À l'ère numérique, ces listes prennent une importance d'autant plus grande qu'elles permettent de répondre à un double besoin. Dans un premier temps, elles fournissent de nouvelles métriques de mesure aux pros du WEB pour déterminer leur propre valeur par rapport à leurs pairs. Dans le même sens, ces listes permettent aussi aux entreprises et aux organisations d'accéder plus facilement aux influenceurs du WEB, en fonction de leurs objectifs.

Dans un contexte où la curation de contenus se révèle déjà un enjeu majeur pour les entreprises et les organisations, les listes répertoires fournissent des balises intéressantes pour les décideurs. Dans le même optique, la monétisation des contenus demeure une préoccupation majeure pour les influenceurs, qui deviennent les principaux fournisseurs.

TOP WEB PRO : TROIS NOUVELLES LISTES À SUIVRE À CHAQUE SEMAINE

L'impact des listes PeerIndex est indéniable. En quelques jours, depuis le début du mois de mai, mes listes PI génèrent des résultats d'achalandage particulièrement intéressants. Elles attirent surtout l'attention de nombreux nouveaux followers qui viennent se joindre à ma timeline. Ce qui me donne accès à d'autant plus de bons contenus. Et, si je deviens en quelques sorties le hub d'une liste de followers, en revanche j'inscris la plupart d'entres eux dans ma liste d'abonnements.

À tous moments, vous pourrez donc consulter ces trois listes, mises à jour à partir de l'application de PeerIndex : TOP 100 Influenceurs Québec/NB (fr./eng.) + TOP WEB Influenceurs (francophonie) + TOP 100 WEB Influencers (world). Toutefois, pour consulter les listes complètes, vous devrez vous rendre sur mon profil PI à l'adresse suivante : http://www.peerindex.net/raymondmorinv2.

Voici donc ces trois listes, en commençant par le TOP 100 des WEB Influenceurs du Québec :

* TOP 100 WEB Influenceurs Québec/NB (fr./eng.) - à partir d'une liste de près de 600 professionnels du WEB (français/anglais) du Québec et du Nouveau-Brunswick. 

 

*TOP 100 WEB Influenceurs (francophonie) - à partir d'une liste de plus de 400 professionnels du WEB (du Québec, du Nouveau-Brunswick, de l'Ontario, de la France, de la Belgique, de la Suisse, et des autres pays de la francophonie internationale) 

*TOP 100 WEB Influencers (World) – (fr./eng.) - à partir d'une liste de plus de 1 000 professionnels du WEB de partout à travers le monde.

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TENDANCES 2011 – Reseaux sociaux et influenceurs du Web

posted by Raymond Morin on Dimanche, février 6th 2011




TENDANCES 2011 : RÉSEAUX SOCIAUX ET INFLUENCEURS DU WEB

LA QUÊTE IDENTITAIRE À TRAVERS LES RÉSEAUX SOCIAUX

Au cours des prochaines années, les réseaux sociaux, les téléphones intelligents, les tablettes numériques et les lecteurs portables s'imposeront définitivement dans notre quotidien. En nous permettant d’améliorer plusieurs aspects de notre vie, du travail à la maison, des loisirs à la connaissance (ou la formation), ces nouveaux outils technologiques deviendront très vite indispensables. À l'échelle mondiale, l'économie bascule vers le e-commerce et les nouvelles applications du Web 2.0 s'avèrent désormais des outils de révolutions sociales.

  Plus que jamais, l’influence du Web se fait sentir dans chacune des sphères de la société. À l’échelle mondiale, les rouages de l’économie capitaliste et marchande se trouvent confrontés à de nouveaux paradigmes qui changent les règles. Grâce aux nouvelles applications des médias sociaux, les utilisateurs d’Internet se révèlent désormais les nouveaux acteurs de la scène économique ; des consomm’acteurs qui ne se contentent plus seulement d’accéder à l’information, mais qui imposent dorénavant d'interagir avec les contenus, avec les marques et les produits. 

À travers les réseaux sociaux, les nouveaux utilisateurs de la Génération C (ne pas confondre avec la génération Z ou natifs numériques – Voir TrendWatchingdictent leurs propres préférences. Grâce aux nouveaux outils du Web 2.0, ils deviennent leur propre diffuseur ; c’est l’ère de l’égocasting, de l’autoexpression et de la quête identitaire.

LA NOTION DES INFLUENCEURS DU WEB

Avec l’émergence du mobile et des nouvelles applications, Internet passe d’un mode ludique à une utilisation pratique et stratégique qui s’inscrit dorénavant dans un cadre professionnel. Cependant, la surabondance d’informations freine encore trop souvent l’adoption des médias sociaux par les entreprises. C’est dans ce contexte qu’interviennent les influenceurs du Web, qui deviennent alors les nouveaux canaux par lequel les marketeurs et les responsables de marque (branding) tenteront de rejoindre leur clientèle.

Les nouveaux paradigmes qu’amènent les médias sociaux imposent aussi une révision en profondeur des stratégies de marketing. Désormais, pour espérer rejoindre leurs clientèles, les marketeurs devront adopter une approche plus conversationnelle, et proposer une expérience de marque de qualité avant de penser à vendre le produit. Il leur faudra oublier les techniques traditionnelles de marketing (push ou outbound marketing), et plutôt chercher à se positionner efficacement (inbound marketing) là où les nouveaux consomm’acteurs pourront les trouver, à savoir dans les médias sociaux. Pour les entreprises qui veulent se démarquer dans les réseaux sociaux les contenus deviennent alors un enjeu majeur.

 Aussi, au sujet de l'importance que vont prendre les réseaux sociaux et les contenus enrichis en 2011, je vous propose de lire le compte-rendu d'une récente étude du GlobalWebIndex, parue dans le site de SocialTimes.com : «2011 : Welcome to the Age of Social Entertainment».Dans la même veine, je vous suggère aussi de consulter deux excellentes analyses typologiques des internautes de @cdeniaud (Cedric Deniaud, de la firme The Persuaders) : Les typologies des interactions avec une marque sur les médias sociaux et Les six typologies d’internautes

L’IMPORTANCE D’ADOPTER UN OUTIL DE MESURE EFFICACE

Dans ce contexte, la mesure du degré d’influence des blogueurs et micro-blogueurs s’avère cruciale, tant pour les marketeurs et les responsables de marque que pour les influenceurs eux-mêmes. D’ailleurs, depuis quelques mois, le sujet alimente les discussions de plusieurs influenceurs, tandis que les start-ups se multiplient pour fournir aux entreprises des outils de mesure efficaces.

 Après Klout et Empire Avenuequi sont rapidement devenus très populaires, voilà Peerindex, TraackrTwitter Grader, Score.ly et TweetRank, pour n’en nommer que quelques-unes. Et, on attend toujours que Twitter Analytics soit enfin disponible. Bref, la notion d'influenceurs du Web prends définitivement de l'importance dans le contexte de la monétisation des contenus. Dans un prochain billet, je vous commenterai le résultat de mes expériences personnelles sur ces différentes plateformes. Pour le moment, mon attention se porte sur les améliorations à apporter au palmarès actuel. Alors, si vous avez des suggestions, je vous invite à nous les transmettre. J'attends vos suggestions sur ma page de groupe Facebook : Influenceurs Web au Québec

DES ALGORITHMES QUI RESTENT ENCORE À DÉVELOPPER

Chacune de ces start-ups, axées sur la mesure d’influence, propose un algorithme différent qui calcule à la fois le poids des réseaux de contacts (d’abonnés ou d’amis), l’amplification des messages, l’engagement et la fréquence des échanges sur les réseaux sociaux. Toutefois, aucun de ces outils de mesure ne fait l’unanimité car la réelle influence reste difficilement mesurable. À part quelques coefficients plus facilement quantifiables, les autres moyens de mesurer l’influence reposent davantage sur des aspects plus subjectifs, comme la proximité, l’expertise, la crédibilité, la confiance et le style.

Malgré tout, en novembre, j’ai eu l’idée de mettre en ligne un premier TOP 100 des influenceurs du Web au Québec. En choisissant de baser mon palmarès sur les résultats du Klout Scorej’ai opté pour l’outil de mesure qui m’apparaissait le plus fiable et le plus complet, tout en sachant très bien qu’il ne pouvait couvrir tous les aspects. Depuis quelques semaines, la compagnie californienne semble vouloir me donner raison de lui avoir fait confiance. Actuellement, Klout expérimente des algorithmes reliés à d’autres réseaux sociaux, dont Facebook, et bientôt LinkedIn, et elle vient de lever 8,5 millions de $US en financement pour développer une liste d'influenceurs. De toutes évidences, il y a donc un très grand intérêt du côté de ce nouvel outil de mesure. 

Ça me semblait donc un bon point de départ pour susciter un premier intérêt et amorcer la discussion. Effectivement, tout en animant le débat, cela m’aura permis de faire la connaissance de plusieurs blogueurs et blogueuses fort intéressant(e)s, et du coup, d’élargir mes sources d’informations pertinentes.

MATIÈRES À TWEETER – SPÉCIAL INFLUENCEURS

Alors, pour vous permettre de patienter jusqu'à la prochaine mise en ligne d'un TOP 100 des influenceurs du Web au Québec amélioré, en février, je vous propose quelques pistes de réflexions sur la notion d’influence à travers les médias sociaux. Plusieurs spécialistes se sont récemment penchés sur le sujet, et plus particulièrement la pertinence de l’outil de mesure de Klout.Tout d’abord, pour ceux qui ne sont pas encore familiers avec le Klout Score, voici quelques explications d’experts :Klout : Social Media Online Scoring and Brand Influencer Marketingsur le blogue du The Chris Voss Show (en anglais). Et, sur celui de Priximmo, en français : Klout : outil d’analyse d’influence sur Twitter, facebook… 

Globalement, la plupart de ces experts s’entendent pour dire qu’il s’agit d’un outil valable bien que partiel, et qu’il y a une dizaine de critères qu’on doit considérer pour établir la véritable influence des spécialistes sur le Web.  C’est le cas, notamment de Laurent Colin (@Laurentec) (merci à @JeanBoileau), qui dresse Les 10 piliers de l’influence sur Internet

 Au début, en novembre dernier, c’est l’américain Mark Schaefer qui m’a donné l’idée d’explorer davantage la notion des influenceurs du Web, et convaincu d’y aller avec Klout : Get Ready, Social scoring will change your life.  Dernièrement, le président de l’agence de marketing interactif d’Atlanta MLT Creative  Billy Mitchell, répliquait à son collègue avec un autre point de vue intéressant dans un article paru sur le site de B2Bbloggers.com : Who Cares About Your Klout? Do You? Par la suite, ça a donné des échanges sur Twitter très constructifs entre les deux spécialistes.

Et, pour terminer, dans la même veine critique, je vous suggère deux autres articles aussi très intéressants à lire à propos de Klout. Des retweets de @palalonde et @etiennechabot et @VeilleSMO : RT@palalonde : Can Klout Really Measure Influence ?, de Jason Keath, via @SocialFresh et RT @etiennechabot RT @VeilleSMO: Why Influencer Marketing Is a Dangerous Fad http://bit.ly/g3Gdmp de Gary Lee, /via @Mashable #influenceurs

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TOP 100 – Influenceurs du Web au Québec – édition spéciale 2010

posted by Raymond Morin on Mercredi, décembre 22nd 2010

 

TOP 100 – INFLUENCEURS DU WEB AU QUÉBEC 

VERSION SPÉCIALE 2010

À quelques jours du long congé du temps des Fêtes, je vous propose une nouvelle édition améliorée du TOP 100 des influenceurs du Web au Québec, avec plus d’une trentaine de nouvelles entrées. Toujours basé sur le Klout score, en attendant l’application de Twitter Analytics, ce nouveau palmarès des influenceurs des médias sociaux constitue une première liste des 100 micro-blogueurs les plus actifs au Québec. Y figurez-vous?

DES CRITÈRES AUSSI SIMPLES QU’ÉQUITABLES

Depuis la première mise en ligne à la fin novembre, on m’a beaucoup questionné sur mes critères de sélection.  En fait, je me suis arrêté à trois critères de base, très simples, qui me permettaient de dresser une liste plus ouverte :

·      Être actif sur Twitter et Facebook. et avoir un compte (gratuit) sur Klout

·      Tweeter en français, à partir du Québec, et proposer régulièrement des contenus (liens) pertinents concernant les médias sociaux, le commerce électronique et/ou la culture numérique,

·      Être identifié à une personne morale reconnue, ou à un entrepreneur indépendant. Les comptes uniquement identifiés à un pseudo ou un avatar ne sont pas acceptés.

Pour établir le classement, je me suis d’abord basé sur le Klout score qui établit une cote de 1 à 100 selon l’activité générale de l’influenceur sur Twitter, et sur Facebook, selon 35 variables différentes. En cas d’égalité, c’est le poids du réseau (Network score) qui détermine la position, puis finalement celui du True Reach si l’égalité persiste.

UNE LISTE PLUS COMPLÈTE, AVEC PLUS D’UNE TRENTAINE DE NOUVELLES ENTRÉES

On m’a aussi reproché de présenter des listes incomplètes. Alors, je profite donc de cette nouvelle publication du palmarès pour offrir toutes mes excuses aux blogueur(se)s et influenceur(e)s qui ne figuraient pas sur mes premières listes. Suite à vos commentaires, je me suis empressé de vous rajouter à la liste.

En fait, il faut se rappeler qu’avant le printemps 2010 (26 mars 2010), j’étais volontairement demeuré absent de la blogosphère, et par surcroît, de Twitter. (lire mon premier billet «Être sur Twitter pour y être, cela ne sert à rien»). Je ne pouvais alors avoir qu’une vague idée des intervenant(e)s les plus actif(ve)s dans les médias sociaux.

EN ATTENDANT TWITTER ANALYTICS

Évidemment, cette nouvelle liste des influenceurs du Web au Québec suscitera assurément encore beaucoup de commentaires. Certains vétérans des médias sociaux verront d’un mauvais œil l’arrivée de jeunes (ou plus ou moins jeunes) geeks sans expérience dans ce palmarès. Les absent(e)s s’en plaindront, tandis que les observateurs soulèveront l’omniprésence des personnalités des médias dans le TOP 10, alors qu’ils bénéficient au départ d’un bassin de followers plus important que la moyenne des professionnels.

En attendant le Twitter Analytics qui devrait nous fournir un outil de mesure faisant l’unanimité, cette nouvelle liste (améliorée) permettra aux blogueurs et blogueuses francophones du Québec de mieux se positionner parmi les influenceurs du Web et des médias sociaux.

UN NOUVEAU CLASSEMENT DES 100 PLUS IMPORTANTS INFLUENCEURS DU WEB

En ajoutant plus d’une trentaine de nouvelles entrées dans ce nouveau TOP 100, le classement général a subi de très grands changements..

Tout d’abord, il faut souligner la performance remarquable de la jeune entrepreneure Kim Auclair, qui est passée de la 20ième à la 5ième position, faisant ainsi son apparition dans le TOP 10. Mais, également, les nouvelles entrées de marianik1968 (3ième), FredFortin (6ième) et ThomaDaneau (9ième).

Dans le TOP 25, on remarque aussi l’entrée de trois nouveaux influenceurs ; Benoît Chamontin (19ième), ianGon (20ième) et karlpro (21ième). Tandis que dans le TOP 50, plusieurs nouvelles personnalités du Web et des médias sociaux s’ajoutent aussi à la liste, dont Lyne_Robichaud (29ième), KimVallee (33ième), VincentAbry (37ième), lintercom (Sophie Marchand) (44ième) et mdumais (48ième).

En tout, près de 35 nouvelles entrées figurent dans cette nouvelle liste, dont près d’une dizaine se trouvent dans l’anti-chambre (de 101 à 120). Ceux et celles qui se trouvaient sur les premières listes risquent fort de voir leur classement modifié avec ces nouvelles entrées. Assurément, ça fera jaser dans les chaumières…

Y FIGUREZ-VOUS? SINON, MANIFESTEZ-VOUS!

Alors, dans le but d’obtenir la liste la plus complète possible des plus importants influenceurs du Web au Québec, je lance l’invitation : si vous croyez devoir faire partie de cette liste, et que vous n’y êtes toujours pas, n’hésitez pas à communiquer avec moi. Manifestez-vous, et assurément, vous serez considérés.

Si vous répondez aux critères énoncés ci-haut, et que vous obtenez un Klout Score de plus de 45 points, vous devriez y être. Alors, n’hésitez pas à me le souligner. Il me fera plaisir de vous ajouter sur la liste.

De plus, si vous avez des commentaires à formuler, je vous encourage aussi fortement à nous les faire partager.

Bonne lecture! Et, une très belle période des Fêtes.

 

Position

Nom utilisateur (Twitter)

Klout score

True reach

Amplification

Network

1

guglielminetti

77

4K

82

97

2

michelleblanc

73

4K

58

86

3 (new)

Marianik1968

69

1K

54

85

4 (3)

PhillippeMartin

67

2K

48

82

5 (20)

KimAuclair

67

1K

51

73

6 (new)

FredFortin

67

516

51

70

7 (5)

ginades

66

2K

48

71

8 (4)

bdescary

65

13K

40

72

9 (new)

thomadaneau

64

894

45

87

10 (7)

laurentlasalle

64

415

45

71

11 (6)

patdion

64

2K

48

69

12 (17)

DominicArpin

64

19K

44

64

13 (8)

e_veilleur

63

334

45

70

14 (12)

martinlessard

63

503

42

69

15 (9)

fharper

63

436

43

69

16 (14)

Mariejugag

63

2K

50

68

17 (15)

DanyPaquin

63

941

50

68

18 (10)

NicolasRoberge

63

2K

49

66

19 (new)

BenoitChamontin

63

40

48

66

20 (new)

ianGon

62

543

42

77

21 (new)

karlpro

62

479

44

69

22 (13)

joplam

62

392

41

68

23 (11)

PierreLucLemay

62

2K

46

67

24 (21)

LucDupont

62

3K

40

66

25 (18)

guillaumebrunet

61

385

42

85

26 (new)

Mheleneb

61

144

41

69

27 (16)

MarioAsselin

60

1K

40

67

28 (23)

DominicDesbiens

60

279

45

64

29 (new)

Lyne_Robichaud

59

313

38

67

30 (25)

RaymondMorinV2

59

53

36

69

31 (19)

JeanBoileau

59

498

41

65

32 (22)

DianeBourque

58

261

35

84

33 (new)

KimVallee

58

2K

38

83

34 (27)

NathalieCollard

58

657

39

64

35 (28)

MindSix

58

138

41

64

36 (32)

Dboudreau

58

20

39

64

37 (new)

vincentabry

58

2K

37

63

38 (new)

dezjeff

58

580

41

58

39 (34)

palalonde

57

263

35

65

40 (26)

CindyRivard

57

767

38

64

41 (27)

sebprovencher

57

923

37

63

42 (new)

edithjolicoeur

57

114

40

63

43 (24)

AlexBoileau

57

14

36

62

44 (new)

Lintercom (Sophie Marchand)

56

142

33

62

45 (32)

carlcharest

56

464

36

60

46 (28)

marcan

56

144

34

59

47 (57)

amicalmant

55

527

33

64

48 (new)

mdumais

55

621

32

61

49 (38)

diane_berard

55

490

37

61

50 (36)

Steveproulx77

54

783

28

61

51 (38)

Philippefehmiu

54

2K

33

60

52 (37)

KarineMiron

54

465

32

60

53 (39)

francoischarron

54

1K

32

59

54 (45)

supergilbys

54

681

34

59

55 (35)

PierreBellerose

53

920

30

82

56 (new)

genevieveallard

53

721

32

60

57 (new)

LawrenceGary

53

506

30

60

58 (new)

roch (Roch Courcy)

53

326

32

60

59 (new)

ccamart

53

297

31

60

60 (44)

Orenoque (Louis Durocher)

53

1K

32

59

61 (82)

Titaninteractif (Samuel Parent)

53

48

31

57

62 (54)

zelaurent

53

1k

33

56

63 (42)

julie_horn

52

440

33

59

64 (33)

dioplr

52

606

31

58

65 (44)

sgrandmaison

52

923

35

55

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Nathalie101

52

111

33

54

67 (47)

Emergent007

51

2K

28

61

68 (new)

_sthibault

51

59

28

59

69 (56)

sylvaincarle

51

8

30

58

70 (64)

ChristianMasson

50

122

25

70

71 (40)

jfcodere

50

688

27

59

72 (new)

AlphonseHa

50

174

26

59

73 (53)

SusanneMartel

50

153

30

59

74 (50)

PatrickHamel25

50

127

28

59

75 (52)

yantheriault

50

167

28

57

76 (55)

mcken

50

480

26

55

77 (new)

suzlortie

49

82

28

59

78 (65)

missberlinger

49

114

29

57

79 (53)

annedarche

49

810

28

56

80 (61)

sdeclomesnil

49

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28

55

81 (new)

SophieLabelle

48

705

25

57

82 (54)

matyasgabor

48

530

24

57

83 (80)

AndresRestrepo

48

139

25

57

84 (59)

SaberTriki

48

127

25

56

85 (62)

intelegia

48

126

27

54

86 (81)

bouthotcom

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287

22

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87 (new)

everaymond

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112

26

55

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Marketinehoude

47

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26

54

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msullivan

47

305

25

54

90 (62)

Wuxia

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24

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fdlaramee

47

257

24

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KhaledElHage

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ericbaillargeon